Usage du numérique: un projet pour une connectivité responsable des jeunes

La PCO, Rebecca Sankara (milieu), a expliqué que plusieurs activités ont déjà été menées et que le point d'orgue

L’Equipe de recherche en éducation aux médias et au numérique (EREMN) a animé une conférence de presse pour lancer son projet de sensibilisation « Off Day », le jeudi 23 juin 2026, à Ouagadougou.

Le numérique occupe aujourd’hui une place centrale dans le quotidien des jeunes : information, réseaux sociaux, divertissement, échanges avec les proches. Cette présence continue des écrans, si elle offre de réelles opportunités, tend aussi à réduire les temps de repos, de concentration et de développement des jeunes. C’est dans cet esprit que l’Equipe de recherche en éducation aux médias et au numérique (EREMN) avec l’appui du Laboratoire de recherche sur les médias et la communication organisationnelle (LAMCO) ont mis en œuvre le projet de sensibilisation « Off Day 24h sans écran, 24h pour moi ! ».

Le projet a été lancé, le jeudi 23 juin 2026, à Ouagadougou au cours d’une conférence de presse. Selon la Présidente du comité d’organisation (PCO) du projet, Rebecca Sankara, le projet « Off Day : 24h sans écran, 24h pour moi » vise à tirer la sonnette d’alarme sociale sur l’hyper connectivité et ses conséquences. Il a pour objectif immédiat, a-t-elle poursuivi, de proposer aux jeunes une expérience de déconnexion volontaire d’une demi-journée ponctuée d’activités éducatives, culturelles, ludiques et citoyennes favorisant le dialogue, la créativité, le vivre-ensemble et la réflexion critique sur les usages du numérique.

La PCO a relevé que l’hyper connexion favorise une dépendance aux écrans, une diminution de la concentration, une baisse des interactions sociales en présentiel, des troubles du sommeil, du stress ainsi qu’une fatigue mentale pouvant affecter le bien-être et les performances académiques des jeunes. De son avis, elle entraîne aussi l’anxiété sociale liée à la crainte constante des jeunes de manquer une information ou une opportunité s’il leur arrivait de ne pas être connecté. « Ce que traduit l’anglicisme FOMO pour « Fear Of Missing Out » qui désigne la peur de rater quelque chose.

Au FOMO, nous voulons opposer fermement le JOMO, c’est-à-dire la joie de rater ou de manquer quelque chose », a-t-elle indiqué. Pour ce faire, la présidente du comité d’organisation a expliqué en réponse aux questions des journalistes que plusieurs activités ont déjà été menées et que le point d’orgue du projet se tiendra le 31 juillet 2026. A cette occasion, les jeunes seront invités à relever un défi citoyen consistant à vivre 12 heures de déconnexion volontaire. Cette expérience sera rythmée par des activités éducatives, culturelles, ludiques et citoyennes, destinées à encourager les échanges, la créativité, l’esprit critique et une utilisation plus responsable des outils numériques.

Abdoulaye BALBONE

Gloria Innocentia BEOGO (Stagiaire)

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