Traitement du diabète : Adjaratou Souratié soutient sa thèse sur le potentiel thérapeutique de certaines plantes

Les membres du jury ont salué la pertinence du thème de l’impétrante.

Adjaratou Souratié a défendu sa thèse de doctorat unique en science des aliments et nutrition, Spécialité biochimie alimentaire, mardi 22 septembre 2026, à Ouagadougou.

L’étude des feuilles des plantes nutritionnelles et anti-diabétiques a été au cœur des recherches de la docto-rante Adjaratou Souratié de l’université Joseph-Ki-Zerbo. Elle a défendu sa thèse de doctorat unique en science des aliments et nutrition, spécialité : bio-chimie alimentaire, mardi 22 septembre 2026, à Ouagadougou. « Evaluation des potentialités nutritionnelles et antidiabétiques des feuilles de Leptadenia hastata (Lelongo en mooré) et Maerua angolensis (Zilogo) du Burkina Faso » a été le thème de ses recherches. Le jury a été présidé par le Pr Cheikna Zongo de l’université Joseph-Ki- Zerbo.

Après avoir présenté la synthèse de ces travaux durant 45 mn et répondu aux préoccupations des membres du jury, Adjaratou Souratié a été sanctionnée de la
« Mention très honorable ». Elle est devient officiellement docteure en bio-chimie alimentaire. En félicitant l’impétrante, le jury a salué la pertinence du thème qui évalue l’apport des plantes traditionnelles dans les soins diabétiques et nutritionnels. La désormais Dr Adjaratou Souratié a expliqué que son travail contribue à la connaissance et à la valorisation scientifique du Leptadenia hastata et du Maerua ango-lensis.

Aussi elle met en évidence leur intérêt potentiel comme ressources alimentaires locales dans une perspective de diversification alimentaire, de sécurité nutritionnelle et de prévention nutritionnelle des maladies métabo-liques, comme le cardiovasculaire et le diabète. Ces feuilles ont été cueillies dans 5 localités du Burkina Faso pour voir
si le lieu où pousse la plante change sa richesse nutritionnelle. Dr Souratié a souligné que Leptadenia hastata s’impose comme une excellente source de protéines, d’acides aminés essentiels, de minéraux tels que le calcium, le potassium, le fer et le zinc, ainsi que
de caroténoïdes. Quant au Maerua angolensis, elle se distingue par sa richesse en fibres alimentaires et sa teneur appréciable en vitamine C.

Elle a souligné que les plantes agissent surtout en aidant à mieux contrôler le taux de sucre dans le sang d’un patient diabétique. Elles ralentissent la digestion des sucres après le repas et évitent que la glycémie ne monte trop vite. Grâce à leurs antio-xydants, elles protègent aussi l’organisme des dégâts liés au diabète. En résumé elle a relevé que ces deux plantes sont de véritables aliments-santé. Dans ces expérimentations, elle a précisé que les effets étaient comparables à ceux des médicaments de référence.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE
( Collaborateur)

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