15e conférence annuelle de la DGI : une administration fiscale numérique, intelligente et performante pour l’avenir

Le ministre chargé des Finances, Aboubakar Nacanabo : « la DGI de demain devra être une administration agile, capable d’anticiper les mutations économiques, technologiques et sociales ».

Après deux jours de réflexion autour du thème : « Construire la DGI de demain : quels leviers pour une administration fiscale plus performante au service de la souveraineté nationale ? », la 15e conférence annuelle de la Direction générale des impôts (DGI) a pris fin, jeudi 24 septembre 2026, à Ouagadougou.

La 15e conférence annuelle de la Direction générale des impôts (DGI) s’est tenue les 23 et 24 septembre 2026, à Ouagadougou, sur le thème central : Construire la DGI de demain : quels leviers pour une administration fiscale plus performante au service de la souveraineté nationale ? ». Elle a permis d’identifier les leviers stratégiques, orga-nisationnels, technologiques et humains à actionner pour bâtir une administration fiscale futuriste moderne, performante et résiliente.

Il s’agit de la nécessité d’accorder un statut dérogatoire à la DGI pour lui conférer une capacité de réaction interne rapide et de clarifier et harmoniser les procédures de la chaîne foncière, domaniales et cadastrales. Pour rester performante, la DGI doit également adopter une démarche prospective d’identification des métiers et compétences critiques, intégrant l’inci-dence et l’intelligence artifi-cielle sur les postes de travail et mettre en place une direction technique dédiée à la gouvernance de la donnée structurée en services spécia-lisés.

Par ailleurs, l’administration fiscale est tenue d’élaborer et mettre en œuvre une chaîne de gouvernance de la donnée, si elle veut rester performante. Les participants de la 15e conférence annuelle de la DGI ont préconisé, en plus, de concevoir et mettre en place progressivement une solution mutualisée d’intel-ligence artificielle endogène, adaptée aux besoins des métiers de la DGI, exploitant de manière sécurisée les données dont elles disposent.

Les participants à cette 15e conférence annuelle de la DGI ont pris trois résolutions. La première consiste à engager une revue ciblée de l’organisation des procédures, afin d’identifier ce qui doit être simplifié, déconcentré, digitalisé ou réajusté pour améliorer durablement la performance. La seconde résolution est relative à la formalisation d’un dispositif de développement du leader-ship, de responsabilisation et de valorisation des compé-tences. La dernière résolution porte sur l’adoption d’une feuille de gouvernance de
la donnée et d’intégration progressive de l’intelligence artificielle dans le pilotage, l’analyse des risques, le contrôle et la sécurisation des recettes.

Une intégration progressive de l’IA

Les panélistes et participants ont été félicités pour la qualité des travaux et les recommandations formulées.

Le ministre de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, a salué les panélistes et le personnel de la DGI pour la qualité des recommandations et résolutions. « Le thème de cette conférence n’est pas seulement une interrogation sur l’avenir de l’adminis-tration fiscale. Il est une réflexion sur la place que doit occuper la fiscalité dans la construction du Burkina Faso nouveau. Dans la dynamique de la Révolution progressiste populaire, la mobilisation optimale des ressources internes n’est pas une simple exigence budgétaire. Elle constitue un acte de souveraineté », a-t-il soutenu.

Pour Aboubakar Nacanabo, la DGI de demain devra être bien plus qu’une administration de recou-vrement. Elle devra, selon lui, être une administration moderne, dont l’organisation, les cadres normatifs et les procédures évolueront au rythme des défis contem-porains.
Le ministre chargé des Finances s’est dit persuadé que la DGI de demain sera numérique, intelligente et performante. « Mais elle devra également demeurer profondément humaine, car derrière les technologies les plus avancées, ce sont toujours les femmes et les hommes qui portent la transformation la plus décisive », a-t-il souhaité.

La directrice générale des impôts, Eliane T. Djiguimdé, a relevé que la rencontre a permis de se rendre compte qu’en réalité, le capital humain est le socle de toute performance. « Le capital humain et la technologie vont ensemble. Nous avons parlé de l’organisation, la culture de la performance, la gestion de la donnée, le recours
à l’intelligence artificielle. Ces dimensions vont de pair », a-t- elle confié.

Adama SAWADOGO
Rasmata OUEDRAOGO
(Stagiaire)

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