Accréditation SOAC dans l’espace UEMOA : contribuer à la mise œuvre des programmes de développement

Aux termes des échanges, les participants vont formuler des recommandations relatives à la question de l’accréditation.

L’Agence burkinabè de normalisation, de la métrologie et de la qualité a organisé un atelier national de réflexion et de sensibilisation sur le thème « Contribution de l’accréditation SOAC au plan national de développement (PND) 2026-2030 (RELANCE) du Burkina Faso et à l’Agenda Impact 2030 de la commission de l’UEMOA », jeudi 13 aout 2026, à Ouagadougou.

Les résolutions de VIe assemblée générale du Système Ouest-africain d’Accréditation (SOAC) tenue, le 6 décembre 2024, à Cotonou recommandent l’organisation de sessions d’information et de sensibilisation sur les activités du SOAC dans les Etats membres de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA). C’est dans ce sens que l’Agence burkinabè de normalisation, de la métrologie et de la qualité (ABNORM) a organisé un atelier national de réflexion et de sensibilisation sur le thème : « Contribution de l’accréditation SOAC au plan national de développement (PND) 2026-2030 (RELANCE) du Burkina Faso et à l’Agenda Impact 2030 de la commission de l’UEMOA », jeudi 13 aout 2026, à Ouagadougou.

Le Président du conseil d’administration (PCA) du SOAC, Aboubacry Baro, a indiqué que l’objectif de cette rencontre est d’informer et sensibiliser les parties
prenantes nationales sur l’accréditation en général et les acquis du SOAC en particulier et créer un cadre d’échanges pour renforcer la contribution de l’accréditation à la mise en œuvre du PND du Burkina Faso et de l’Agenda Impact 2030 de l’UEMOA. « Il va s’agir de faire le bilan des 20 ans du SOAC sur le plan institutionnel et réglementaire, des résultats engrangés et de définir des perspectives », a-t-il ajouté.

Aboubacry Baro a souligné que le SOAC, créé par règlement de l’UEMOA, est l’organisme régional en charge de l’accréditation des Organismes d’Evaluation de la Conformité (OEC) dans les huit Etats membres. « Il compte à ce jour plus de 130 OEC accrédités et bénéficie d’une reconnaissance internationale et africaine. Il est membre signataire de la Coopération africaine d’Accréditation, des accords de reconnaissance mutuelle de l’ILAC, une organisation mondiale de coopération pour l’accréditation des laboratoires d’essais international et de l’IAF (Forum international de l’accréditation). Il est aussi membre signataire de GLOBAL AC, depuis le 16 mai 2026 », a-t-il relevé.

Renforcer la compétitivité des économies

Il a soutenu que le SOAC élargit continuellement ses programmes d’accréditation, à travers l’inspection ISO/IEC 17020, la certification de personnes ISO/IEC 17024, les
essais d’aptitude ISO/IEC 17043, la vérification/validation ISO/IEC 17029, pour répondre aux besoins évolutifs des Etats membres en matière de santé, d’environnement et de commerce.

« L’accréditation détermine la compétence technique et l’intégrité des organismes,
offrant des services d’évaluation de la conformité (essais, certification, inspection, vérification, étalonnage) sur la base de normes internationales. Elle garantit des résultats crédibles et dignes de confiance et concerne tous les secteurs de la vie socioéconomique. Elle contribue à l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) et, de façon
spécifique, aux objectifs des politiques nationales de développement en garantissant la compétitivité des économies, l’utilisation efficace des ressources, la sécurité sanitaire des aliments, la protection de la santé et de l’environnement, information sûre et crédible », a-t-il insisté.

Le représentant du ministère de l’Economie et des Finances, Issaka Yaméogo, a déclaré que l’accréditation est importante pour le développement de l’industrie et le commerce.
« Ce sont deux secteurs stratégiques du plan RELANCE. La normalisation dans domaine de la santé est également nécessaire, parce qu’elle contribue au développement du capital humain », a-t-il affirmé.

Issaka Yaméogo a dit espérer qu’au sortir de cet atelier, les acteurs présents seront davantage sensibilisés sur les questions d’accréditation de telle sorte qu’ils puissent renforcer la compétitivité de leurs économies. Après le lancement des travaux, une attestation de reconnaissance a été remise un organisme burkinabè d’évaluation de conformité accréditées, en l’occurrence le Laboratoire national de référence mycobactéries (LNR-MB).

Adama SAWADOGO
Inoussa SONDE
(Stagiaire)

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