Construction d’un espace AES souverain : la jeunesse de la confédération invitée à s’engager

La jeunesse a été invitée à développer ses compétences techniques pour être une véritable force de transformation sociale.

La Journée internationale de la jeunesse (JIJ), a été célébrée, mercredi 12 août 2026, à Manga, dans la province du Zoundwéogo. Elle a été marquée par un panel autour du thème : « Une vie de révolutionnaire » et une marche de soutien à la Révolution progressiste populaire (RPP).

La province du Zoundwéogo, dans le Nazinon, n’est pas restée en marge de la Journée internationale de la jeunesse, célébrée le 12 août de chaque année par la communauté internationale. Elle l’a commémorée à travers un panel autour du thème :
« Une vie de révolutionnaire » et une marche de soutien à la Révolution progressiste populaire (RPP). Présidée par le haut-commissaire du Zoundwéogo, Julien Ouédraogo, cette célébration, tenue le mercredi 12 août 2026, à Manga, a réuni un parterre de jeunes venus de plusieurs localités de la province.

La journée, débutée par le panel, a permis de mettre en lumière les fondements d’une vie de révolutionnaire, la jeunesse face à sa responsabilité et le rôle que doit jouer les jeunes dans la consolidation de la souveraineté nationale et de l’espace confédéral de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Dans son exposé, Dominique Dipama, inspecteur de l’enseignement primaire et de l’éducation non formelle, a défini la révolution comme étant un changement profond dans la conduite des affaires de l’Etat. Selon lui, un révolutionnaire doit avoir le sens du sacrifice et incarner les valeurs d’intégrité, de patriotisme, de solidarité et d’intransigeance lorsqu’il s’agit de défendre les intérêts de sa nation.

Il a également ajouté que le révolutionnaire doit respecter les règles édictées par les autorités de son pays, participer aux activités, contribuer volontairement pour la construction de sa patrie, encourager les forces combattantes et s’engager dans les organisations de veilles citoyennes. M. Dipama a par ailleurs invité la jeunesse à se positionner comme acteur de premier plan pour accompagner le chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, car, à son avis, celui-ci est venu pour redonner une véritable indépendance au pays des Hommes intègres.

A son tour, Miguel Kouama, écrivain et enseignant de philosophie, a abordé le sujet sur le rôle que doit jouer les jeunes dans la consolidation de la souveraineté nationale et de l’espace confédéral de l’AES. A cet effet, il a précisé que la jeunesse doit s’occuper de la mobilisation. Il a aussi indiqué qu’elle doit être à l’avant-garde et une force de proposition et de réflexion. Selon M. Kouama, pour que le pays soit indépendant et souverain, il faut que la jeunesse se forme et conquière l’univers technologique. Elle doit bannir, d’après lui, un certain nombre de comportements tels que la lâcheté et développer ses compétences techniques pour être une véritable force de transformation sociale.

« Garantir la cohésion sociale »

Emmanuel Gnoumou, participant, a salué l’initiative du panel. « J’ai été édifié à travers les échanges », s’est-il réjoui avant d’être persuadé que la jeunesse sortira grandi de ce rendez-vous. M. Gnoumou a appelé ses concitoyens à participer à écrire l’histoire du pays en apportant leur soutien à la RPP. Le haut-commissaire du Zoundwéogo, Julien Ouédraogo, a rappelé que la JIJ, instituée en 1999, vise à marquer un arrêt pour magnifier la jeunesse et organiser des activités promotionnelles et d’appels de fonds pour soutenir les initiatives en faveur des jeunes.

A l’écouter, cette année, l’esprit de la journée tranche avec les précédentes. Il est empreint, a-t-il dit, d’espoir, de positivité et d’assurance en la RPP, au regard de l’engagement des jeunes et des victoires d’étapes engrangées sur les plans économique, sécuritaire et humanitaire. M. Ouédraogo a également fait savoir que la célébration de la JIJ cadre avec les grandes orientations révolutionnaires. A ce titre, il a soutenu qu’elle magnifie l’engagement de toute une jeunesse pour la consolidation d’un
espace confédéral.

La journée a aussi été mise à profit pour une marche de soutien à la RPP en hommage aux héros de la révolution du Burkina Faso. Pour le directeur provincial chargé de la jeunesse du Zoundwéogo, Sékou Sabo, cette marche qui a impliqué toutes les couches socioprofessionnelles vise à garantir la cohésion sociale et le vivre-ensemble. Toute chose, selon lui, qui concourt à bâtir un pays prospère. La JIJ est célébrée cette année sur le thème : « Rôle, responsabilité et engagement de la jeunesse burkinabè dans la construction d’un espace confédéral souverain ».

Noufou SAWADOGO

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