La finale de la 35e Coupe d’Afrique des nations mettra aux prises, dimanche 18 janvier 2026 (19h GMT), les Lions de la Teranga du Sénégal et les Lions de l’Atlas du Maroc. Les deux Lions ont eu respectivement raison des Pharaons d’Egypte et les Super Eagles du Nigéria au cours des deux demi-finales intenses disputées mercredi dernier.
Il n’est pas prétentieux d’affirmer que le niveau de la 35e Coupe d’Afrique des nations (CAN) est très relevé. Car, depuis son entame le 21 décembre dernier, toutes les équipes participantes ont laissé voir de productions d’ensemble, dignes d’une compétition continentale. Et les matchs des demi-finales n’ont pas été en reste. La première, entre le Sénégal et l’Egypte, très cadenassée a mis du temps à se décider. L’enjeu a pris le pas sur le jeu en le rendant moins spectaculaire.
A ce jeu, ce sont les Lions du Sénégal qui ont eu plus d’ascendance, en témoigne leurs bonnes initiatives tout au long de la rencontre. Ils ont maitrisé l’ensemble de la partie mais, ils ont peiné à se créer des occasions nettes de buts. Les Pharaons, eux, se sont recroquevillés en défense, abandonnant quasiment toute ambition offensive. Cela jusqu’à la 74e mn où la frappe d’une précision chirurgicale de Sadio Mané a scellé le sort de la rencontre. L’autre demi-finale qui s’est jouée au Stade Prince Moulay-Abdellah de Rabat n’a certes pas enregistré le moindre but, mais, a été plus intéressante et âprement disputée que celui de Tanger entre Sénégalais et Egyptiens.
Au cours de cette partie qui est allée jusqu’à l’épreuve de nerfs (tirs au but), ce sont les Lions de l’Atlas qui ont été les plus entreprenants face à une formation parfois dangereuse contre les Super Eagles du Nigeria. Le fait notable de cette opposition, intense et serrée est que les stars attendues (surtout côté nigérian) ont plus brillé par leurs braises que leurs étincelles. Ce sont par exemples les cas de Victor Osimhen et Ademola Lookman. Toute chose qui a failli dessiner très vite l’issue du match n’eut été la présence de l’intraitable et omniprésent axial Calvin Bassey qui a été le bourreau des attaquants marocains. Il a fallu la séance des tirs au but et les arrêts de Yassine Bounou sur les frappes de Samuel Chukwueze et Bruno Onyemaechi pour que le Maroc valide son ticket.
Une finale de rêve
Ce choc au sommet pour une 2e étoile continentale aura lieu dimanche 18 janvier, à 19h GMT, 20h heure locale, à Rabat. Ce sera l’opposition entre deux formations au style approximativement similaire. Côté sénégalais, cette finale ravive l’espoir d’un nouveau sacre continental, quatre ans après son triomphe historique de 2021 au Cameroun face à l’Egypte. Certes, deux éléments dont son capitaine Kalidou Koulibaly et Habib Diarra (tous suspendus) manqueront à l’appel, mais, le coach Pape Thiaw pourra compter sur la profondeur de son banc où des jeunes peuvent faire la différence à tout moment. Surtout que son feu follet Sadio Mané a annoncé vouloir offrir un 2e sacre à son pays avant de ranger sa carrière internationale.
Le Maroc, lui, disputera sa deuxième finale après celle perdue en 2004 contre la Tunisie (2-1). En 1976, le Maroc avait remporté sa seule CAN en terminant premier d’une poule finale à quatre. Avec dans ses rangs, le joueur africain de l’année 2025, Achraf Hakimi et l’actuel meilleur buteur de la compétition, Brahim Diaz (5 buts), de même que la meilleure défense du tournoi avec un seul but encaissé, les Lions de l’Atlas pourront aussi faire prévaloir leur discipline tactique. Des atouts non négligeables pour une rencontre finale qui s’annonce serrée et palpitante au Complexe sportif Prince Moulay-Abdellah de Rabat.
Yves OUEDRAOGO






