Dans quelques heures, les fidèles chrétiens vont célébrer la fête de Noël. A l’orée de la célébration, le Cardinal Philippe Ouédraogo invite les fidèles à fêter dans la sobriété tout en s’exprimant sa solidarité aux personnes vulnérables.Chers fils et filles de l’Eglise Famille de Dieu à Ouagadougou. Dans la perspective des fêtes de Noël et du Nouvel An, je voudrais souhaiter à tous et à chacun d’heureuses et saintes fêtes et vous communiquer des consignes utiles. Tout d’abord, durant la période des fêtes à venir, nous sommes invités à tenir compte de la situation difficile que traverse notre pays, et à rester en communion avec la Nation toute entière actuellement éprouvée au double plan sécuritaire et sanitaire.
Ensuite, nous sommes invités à rester vigilants, aussi bien au niveau sécuritaire que sanitaire. En effet, c’est la période où le grand banditisme sévit à travers les braquages : prenons donc les précautions nécessaires. Ensuite, la pandémie de la Covid/19 n’est pas encore derrière nous : alors restons mobilisés. En outre, concernant les horaires de nos célébrations liturgiques et autres rencontres spirituelles, des dispositions nécessaires doivent être prises pour qu’elles se terminent à temps afin que les uns et les autres puissent rentrer chez eux avant minuit.
Ainsi donc, il est recommandé de commencer les célébrations au plus tard à 20 heures pour être sûrs de finir à temps. Enfin, mettons l’accent sur la prière et l’attention avec tous ceux qui souffrent plutôt que les réjouissances populaires. Chaque communauté ou mouvement/association, chaque famille, chaque personne est invitée à faire preuve de sobriété, compassion et solidarité envers les frères et sœurs souffrants : les déplacés internes, les familles endeuillées, les personnes blessées, les prisonniers, les malades…
En nature ou en espèces, individuellement ou communautairement, prenons quelque chose de nos réjouissances des fêtes pour manifester notre solidarité et notre amour ! Tout en appelant à rester vigilants et à observer les précautions d’usages recommandées, je vous invite à rester en union de prières avec et pour la Nation.
Frères et sœurs bien-aimés,
Instituée depuis le 4e siècle, la fête de Noël que nous célébrons chaque année nous renvoie au mystère de l’incarnation de Dieu.
Jésus est vrai Dieu et vrai homme, « il est Dieu, né de Dieu, Lumière née de la Lumière vrai Dieu, né du vrai Dieu engendré non pas créé » selon la formule de notre Credo symbole de Nicée. Jésus est le Sauveur des hommes, le Messie attendu, le seul Seigneur. À la naissance du Sauveur à Bethléem, une troupe céleste innombrable, louait Dieu en chantant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime. » (Luc 2, 14).
Ce chant des anges nous interpelle à double titre : En premier lieu, la paix auquel aspire l’humanité tout entière est d’abord un don de Dieu. Alors, c’est une grâce à demander instamment par tous les croyants. Dans notre situation tragique d’insécurité due aux forces du mal, n’ayons de cesse de prier et d’invoquer le Prince de la paix. En second lieu, la paix est également le fruit des efforts des hommes. Demandons au Seigneur de faire de nous tous des artisans de paix dans nos familles, au lieu du travail, dans nos quartiers, dans notre pays.
Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu. (Mt 5, 9)
Demandons pour notre nation la grâce des grâces « la conversion des cœurs et des habitudes » pour pouvoir aimer réellement la paix et aimer faire la paix, nous impliquer concrètement pour qu’advienne la paix. Ainsi, pourrions-nous, promouvoir une société plus saine, un monde plus digne, sans faim, sans pauvreté, sans violences et sans guerres.
À tous et à toutes, fructueuses célébrations!
Bonnes et Saintes Fêtes de Noël et du Nouvel An.
Philippe Cardinal OUEDRAOGOArchevêque Métropolitain de Ouagadougou
Avec des jeux de ballon militaire, la garnison de Dédougou a refermé ses activités organisées en prélude à la commémoration du 66e anniversaire de la création des Forces armées nationales, le jeudi 29 octobre 2026, à Dédougou.
Au complexe sportif du 51e Régiment d’infanterie commando (RIC) de Dédougou, s’est jouée dans l’après-midi du jeudi, 29 octobre 2026, la finale du ballon militaire qui a opposé l’équipe « Gnatamou » à celle dite « Gondal ». La première est composée des Eaux et forêts, du 4e Groupement d’intervention rapide (GIR) et de la Direction provinciale de la police du Mouhoun tandis que son adversaire, elle, s’est structurée de la 16e Compagnie d’incendie et de secours (CIS) de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers (BNSP), de la Brigade anti criminalité (BAC) et de la douane. L’issue de la rencontre a été favorable à Gnatamou qui a triomphé de Gondal par neuf buts à huit.
L’équipe victorieuse a remporté le trophée plus la somme de 50 000 FCFA. Gondal, qui n’a pas démérité, s’est vu récompenser avec une enveloppe financière de 40 000 FCFA. Au total quatre équipes étaient sur la liste au départ. Le quatrième et le troisième au classement ont respectivement reçu 20 000 FCFA et 30 000 FCFA. L’équipe fair-play et les meilleurs buteur et gardien ont été également récompensés.
Cette finale a marqué la fin des activités préparatoires de la commémoration du 66e anniversaire de la création des Forces armées burkinabè, prévue pour le 1er novembre 2026, dans la garnison de Dédougou. Elle a été précédée d’un match de gala qui a mis aux prises les femmes et les officiers de la garnison. La rencontre s’est terminée en faveur des officiers qui l’emportent par quatre buts à deux.
Parrain de la présente commémoration, le commandant de la 5e Légion de gendarmerie, le lieutenant-colonel Hamado Kafandao, a magnifié la beauté du jeu que les différents acteurs ont démontré à l’occasion des compétitions. Selon lui, le meilleur a gagné, mais personne n’a perdu. « Ce sont les différentes unités de la garnison qui sortent plus unies et solidaires avec une cohésion plus renforcée », a-t-il confié.
Ces activités préparatoires qui se sont refermées ce jeudi 29 octobre 2026 avaient été lancées le 20 octobre dernier à travers un cross populaire. Le parrain a invité les populations régionales à participer à la cérémonie commémorative des 66 années d’existence de l’Armée qui va se dérouler sous forme de cérémonie de prise d’armes suivie de décoration le dimanche 1er novembre 2026 à Dédougou sous la présidence du commandant de la 5e Région militaire, le lieutenant-colonel Idrissa Sosthène Coulibaly.
Yacouba BELEM
Le Néerlandais Tom Wijfje a frappé le premier au 37e Tour cycliste international du Faso. Vainqueur de la première étape, courue le 30 octobre 2026 entre Ouagadougou et Kaya, le coureur de Universe Cycling Team s’empare du maillot jaune et du maillot vert. Il devance le Burkinabè Souleymane Koné et le Sud-Africain Gustav Basson.
Tom Wijfje donne le ton sur les routes du Tour du Faso 2026. Au terme des 152,15 km reliant Ouagadougou à Kaya, le sociétaire de Universe Cycling Team des Pays-Bas s’est imposé en 3 h 29 min 10 s, à la vitesse moyenne de 43,644 km/h. Il décroche ainsi la première victoire d’étape de cette 37e édition et endosse le premier maillot jaune de la compétition.
Pour cette étape inaugurale, 80 coureurs issus de 14 équipes étaient au départ. Trois sprints intermédiaires figuraient au programme. Au premier point chaud, situé au km 46,26, le Marocain Youssef Bdadou s’est montré le plus rapide, devant son compatriote Yacine Hamza et le Sud-Africain Siyanda Gumede, de Tshenolo Pro Cycling Team. Au km 84,31, le Burkinabè Bamassi Soulama, de l’équipe régionale de l’Ouest, a pris le dessus sur Youssef Bdadou et le Sud-Africain Gustav Basson.
Le dernier sprint intermédiaire, au km 120,98, est revenu à Tom Wijfje, qui a devancé le Burkinabè Paul Daumont et le Malien Yaya Diallo. Après cette bataille des points chauds, place à l’explication finale. Dans les derniers kilomètres, le Néerlandais a su faire la différence pour rallier Kaya en vainqueur. Il devance Souleymane Koné, meilleur Burkinabè de l’étape, et Gustav Basson.
Au classement des maillots distinctifs, Tom Wijfje s’empare du jaune, récompensant le leader du classement général, et du vert, attribué au classement par points. Youssef Bdadou hérite du maillot des points chauds, tandis que Souleymane Koné porte celui de premier Burkinabè.
La deuxième étape conduira le peloton de Ouagadougou à Koudougou sur une distance de 129,75 km. Deux sprints intermédiaires sont inscrits au programme.
Ollo Aimé Césaire HIEN
Le Chef de l’État a salué le talent et la créativité des artisans qui sont venus des quatre coins du continent africainLe Président du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a présidé dans la matinée de ce vendredi 30 octobre 2026, à Ouagadougou, la cérémonie d’ouverture de la 18e édition du Salon international de l’Artisanat de Ouagadougou (SIAO), qui se tient jusqu’au 8 novembre 2026, sous le thème : « Artisanat africain et industrialisation : quelle synergie pour une meilleure organisation et valorisation des produits locaux comme patrimoine culturel ? ».
Après la coupure officielle du ruban de ce grand rendez-vous continental, le Président du Faso a réaffirmé son engagement à propulser l’artisanat africain au-delà du cadre traditionnel en l’orientant résolument vers la modernisation et l’industrialisation. « La vision, c’est de faire en sorte que notre artisanat progresse petit à petit vers une industrialisation. On ne peut pas avoir de métallurgie, de sidérurgie qui permettent de faire tout ce que vous faites, sans maîtriser la matière, sans avoir de l’art », a indiqué le Chef de l’État.
« Nous ne voulons pas seulement que le monde admire ce que nos mains produisent ; nous voulons que nos peuples puissent vivre dignement de ce que leurs mains créent », a soutenu le Ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, le camarade Serge Gnaniodem PODA« Le Président Mahama, votre frère, m’a chargée de vous transmettre ses chaleureuses salutations et de vous faire part de l’importance capitale que le Ghana accorde à cette invitation ainsi qu’aux liens qui unissent nos deux nations », a indiqué la Ministre du Commerce, de l’Agroalimentaire et de l’Industrie du Ghana, pays invité d’honneur, Mme Elizabeth OFOSU-ADJARE au Chef de l’État
Le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ a invité les artisans africains à être plus créatifs, à se perfectionner et « ne jamais baisser les bras, ne jamais penser que ce que les autres font est au-delà de ce qu’ils font ».
Prononçant le discours d’ouverture du Président du Faso, le Ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem PODA, a souligné que la vision de la Révolution Progressiste Populaire est de faire de l’artisanat un outil de souveraineté et surtout d’épanouissement des acteurs du secteur. « La véritable indépendance se construit aussi dans nos ateliers, dans nos champs, dans nos usines et dans le choix quotidien de nos consommateurs », a précisé le Ministre PODA.
La Ministre du Commerce, de l’Agroalimentaire et de l’Industrie du Ghana, pays invité d’honneur, Mme Elizabeth OFOSU-ADJARE, a apprécié l’honneur fait à son pays en l’associant à cette 18e édition du SIAO.
Direction de la communication de la Présidence du Faso
Le Camarade Premier ministre, Chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, en compagnie de la délégation nigérienne, a été reçu en audience, dans la soirée du 29 octobre 2026, par le Président de la Transition du Mali, le Général d’Armée Assimi Goïta, à sa résidence de séjour à Moscou. Cette rencontre, tenue en marge du troisième Sommet Russie–Afrique, traduit l’esprit de fraternité et de concertation qui anime les relations entre les États membres de la Confédération des États du Sahel (AES).
À cette occasion, les représentants burkinabè et nigériens ont transmis au Chef de l’État malien les salutations fraternelles du Président du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim Traoré, et du Président de la République du Niger, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani. Une démarche qui témoigne de la proximité et de la confiance unissant les dirigeants des trois pays.
« C’était l’occasion pour nous de lui traduire toutes nos civilités et toute notre admiration », a déclaré le Premier ministre à l’issue de l’audience. Au-delà des civilités, ces échanges ont permis de prolonger, dans la capitale russe, le dialogue entre les responsables de la Confédération autour de leurs engagements communs.
La rencontre a ainsi été consacrée à un premier bilan de la participation au sommet. Les délégations ont fait le point avec le Président Assimi Goïta et recueilli ses orientations pour consolider les engagements pris avec la Russie, aussi bien dans les cadres bilatéraux qu’à l’échelle confédérale.
Cette concertation illustre la volonté des trois États d’inscrire leurs démarches respectives dans une ambition partagée. Elle permet d’articuler les perspectives de coopération propres à chaque pays avec le renforcement du partenariat stratégique entre la Confédération AES et la Fédération de Russie.
« Nous avons bénéficié de ses orientations, nous avons bénéficié de ses conseils », a souligné le Chef du Gouvernement burkinabè. Il a exprimé la détermination des délégations à poursuivre, avec une énergie renouvelée, les actions engagées pour consolider cette relation stratégique.
À Moscou, la fraternité entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger trouve ainsi une traduction concrète dans le dialogue, la concertation et la volonté d’avancer ensemble au service des intérêts de leurs peuples.
Du 19 au 22 novembre 2026, Ouagadougou accueillera la 11e édition de la Grande conférence de l’abondance et de la prospérité (GCAP). Pour la première fois, le Coach Simon Ouédraogo enseignera la métaphysique pure pendant 96 heures, avec un public cible élargi aux décideurs et aux entrepreneurs. Dans cet entretien, avec Sidwaya, il nous apporte des éclaircissements sur cet évènement.Sidwaya (S) : Quel est le fil conducteur de la 11e édition de la GCAP et qu’apporte-t-elle de fondamentalement nouveau par rapport aux dix précédentes ?Simon Ouédraogo (S.O) : Ce qui est fondamental et nouveau, c’est d’abord le format de la GCAP. Pour la toute première fois, je vais enseigner la métaphysique pure sur 96 heures. Les GCAP précédentes, je les faisais souvent en une journée. Deuxièmement, il faut noter le standing, le lieu et le public cible. C’est la toute première fois que je permettrai à des collègues, des amis, des gens qui ont du contenu, de donner également des master class. Voilà ce qui différencie la GCAP 11 des autres.
S : Quel est le public cible de la GCAP et quels résultats concrets attendez-vous de leur participation ?S.O : La GCAP s’adresse à tout le monde, les personnes morales, ensuite les institutions, les décideurs, les grandes organisations, les grands chefs d’entreprises. Cette édition de la GCAP, s’adresse à 80 % aux grands décideurs, aux grands entrepreneurs, à des gens qui sont à un certain niveau. Ce que j’attends de ces participants, c’est qu’ils aillent appliquer les lois universelles que je vais enseigner.
S : Après dix éditions, quels résultats pouvez-vous présenter pour démontrer l’impact de la GCAP sur les parcours professionnels, les initiatives entrepreneuriales et les conditions de vie des participants ?S.O : Mes vidéos et conférences ont permis à des millions de jeunes en Afrique francophone de changer de paradigme et de commencer à avoir confiance en eux. Rien que pour cela, je reçois énormément de remerciements tous les jours. Quant à ceux qui ont participé aux différentes GCAP, aujourd’hui, ils sont des entrepreneurs et mieux, ils impactent leurs entourages. Ils sont tellement nombreux qu’aujourd’hui, on se croise souvent dans des aéroports, les hauts lieux et ils viennent me dire « coach merci ».
S : Quelles sont les grandes articulations de la 11e édition de la GCAP ?S.O : Je vais tabler sur la connaissance de soi et la haute spiritualité. J’aime taquiner les gens en leur disant que la religion est la classe préparatoire de la spiritualité, alors que malheureusement 99 % des Africains ont redoublé en classe préparatoire. Pourtant, il faut qu’on devienne des spirituels, qu’on vibre à la fréquence universelle. C’est pourquoi, au cours de la rencontre, je vais donner aux participants les clés spirituels et métaphysiques qui permettent à l’Homme de se connecter avec son âme, son esprit, de s’harmoniser avec ses propres pensées créatrices.
S : Quelle place accordez-vous à la métaphysique dans la compréhension de l’être humain et de son potentiel ?S.O : La place que j’accorde à la métaphysique dans la compréhension de l’être humain, c’est la toute première place. Je ne donne pas des définitions issues des dictionnaires, mais en tant que métaphysicien, je définis la métaphysique comme la science de l’invisible. Parce que lorsque vous écrivez le mot visible, vous allez voir le préfixe « in ». Donc, ça veut dire que tout ce qui est visible a été invisible à quelque part, soit dans la pensée ou l’imagination de quelqu’un. D’ailleurs, nous les êtres humains, on était des invisibles. Qui est capable de percevoir une cellule fœtale ? Qui est capable de percevoir des spermatozoïdes ? Mais, nous sommes passés de l’invisible au visible. D’une cellule fœtale à un bébé, regardez le processus. Et tout ce que nous pouvons toucher comme matériel a été invisible dans l’esprit. Et quand vous écrivez le mot métaphysique, vous avez le « méta » et vous avez la partie physique. Donc, c’est la science de l’esprit, de l’âme, de la pensée, la science de l’imagination. Comme l’a si bien dit le professeur Albert Einstein : « la logique vous conduit d’un point A à un point B, mais l’imagination vous conduit partout ». C’est pour dire que lorsque l’Homme commence à devenir un scientifique de l’imagination, il est capable de beaucoup de choses.
S : Quelles réformes vous paraissent prioritaires pour que l’école africaine forme désormais à l’autonomie intellectuelle, l’esprit critique, l’entrepreneuriat et la capacité de créer des richesses ?S.O : Concernant les réformes, je salue un grand esprit que j’ai nommé, le camarade capitaine Ibrahim Traoré. Car, il arrive en un temps record à faire ce que j’ai tant rêvé, c’est-à-dire révolutionner l’éducation. Une éducation qui ne permet pas à l’Homme d’être heureux, de créer et d’aider les autres, n’est pas une éducation. Les Africains étaient tombés dans le piège colonial. Les impérialistes veulent contrôler l’Afrique à des milliers de kilomètres du continent et pour cela, ils ont déposé un labyrinthe d’éducation qui ne mène nulle part. Le Burkina est en train de se mettre sur la bonne voie en matière d’éducation. C’est vrai, les racines de la mauvaise éducation étaient très profondes. Mais aujourd’hui, voir les décideurs en parler, des écoles qui commencent à changer de forme, ce sont déjà des prémices qui annoncent qu’on peut y arriver.
S : Etes-vous disposé à soumettre vos méthodes à des évaluations indépendantes afin d’en mesurer les effets et d’en renforcer la crédibilité scientifique ?S.O : Mon approche c’est qu’on échange.Qu’ils le sachent, il n’y a pas de point final dans la connaissance, il n’y a que des points de suspension. J’invite mes doyens universitaires, mes oncles, mes tantes, à actualiser permanemment leurs connaissances, afin qu’ensemble on puisse donner un nouveau souffle à nos petits frères et enfants. Je suis donc prêt pour n’importe quelle forme de collaboration, mais j’ai mon chemin, mon canevas et mon style d’enseignement. Et toute personne ou institution qui juge vraiment qu’on peut faire quelque chose ensemble, je suis partant. D’ailleurs, j’ai donné des conférences dans plusieurs universités. Au Burkina, je salue le docteur Lamoussa Thiao de l’université Joseph-Ki-Zerbo, un spécialiste des lettres, qui en 2020 m’a invité pour échanger avec plus de 500 étudiants.
S : Où en êtes-vous avec le projet du centre de formation et de conférences à Koubri et que va -t-il apporter à la formation d’une nouvelle élite africaine ? S.O : Le centre qui a été nommé « Hope Givers Conference Center » vise à transmettre des savoirs de façon efficiente à la jeunesse africaine. Il est un épicentre du savoir transmis à l’époque de nos ancêtres. Le savoir était transmis de façon efficiente. Quand on parle d’efficience, l’efficacité s’invite elle-même. J’ai fait l’égyptologie, étudié beaucoup de matières et je sais comment transmettre un savoir de façon efficiente. C’est-à-dire, ce que les autres vont faire en 5 ans, je suis capable de le rendre en un an. Notre méthode est 1 % théorie, 99 % pratique. Mais cette théorie doit être une théorie applicable.
Pour la construction du centre, nous avons eu les autorisations. Le mois de novembre va être consacré à la construction de la salle de 1200 places, y compris les appartements. On a également prévu plus de quatre salles de formation d’une capacité de 200 places. Donc c’est un centre de compréhension intégrée qui est en construction avec la présence de l’obélisque, qui capitalise les grandes énergies cosmiques. C’est un rêve qui est devenu une réalité tangible et nous comptons faire l’inauguration au plus tôt en 2027 et au plus tard en 2028. Et pour adhérer à ce projet, vous devez juste simplement acheter mon livre « La puissance de l’auto-éducation ».
S : Quel est votre message à l’endroit de ceux qui restent sceptiques à l’égard de votre démarche, pour les convaincre de venir à la GCAP 11 ?S.O : Lorsqu’on est intellectuel, lorsqu’on est à un certain niveau, il faut écouter. Il faut observer. La GCAP 11 s’adresse vraiment à tout le monde. Tous ceux qui aimeraient contribuer un jour à l’évolution de ce continent peuvent venir recevoir les codes spirituels, métaphysiques, les lois universelles, les principes hermétiques du précurseur Médicis, pour qu’ensemble on puisse y arriver. Je vais leur démontrer ce qu’il faut faire, du 19 au 22 novembre 2026.
Le ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi a lancé, dans la soirée du mercredi 28 octobre 2026 à Kaya, la saison 2026-2027 de l’Union des sports scolaires et universitaires du Burkina Faso.
Placée sous le thème : « Acteurs des ordres d’enseignement et du sport, construisons ensemble un sport scolaire et universitaire fort et durable pour un Burkina résilient », la saison 2026-2027 de l’Union des sports scolaires et universitaires du Burkina Faso (USSU-BF) touchera 550 à 600 établissements scolaires et universitaires contre 515 pour la saison écoulée, selon la Secrétaire générale (SG) du ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Colette Ouédraogo. Sept catégories sont concernées, à savoir le football, le volleyball, le handball, le basketball, la lutte traditionnelle, le judo et l’athlétisme. Selon elle, en termes de particularité pour cette saison, les licences ne seront plus physiques. « Nous voulons savoir le nombre exact d’élèves qui ont participé à nos compétitions pour une meilleure formation à la base. Pour les années passées, on peut avoir un élève qui a participé à plus de deux compétitions différentes.
Et quand on comptabilise, nous avons beaucoup d’élèves, mais en réalité, ce n’est pas exactement le nombre », a-t-elle indiqué. Mme Ouédraogo a invité les ministères mettant en œuvre le projet de l’USSU-BF à accompagner les élèves et étudiants désirant se frotter, se rencontrer et se mesurer. Quant à la population, la SG du ministère en charge des Sports a souhaité qu’elle adhère à ce projet sportif pour soutenir les élèves. « Nous voulons également que les élèves, les sportifs eux-mêmes, s’engagent réellement vers les meilleures perfor-mances. Nous avons l’éducation physique dans les établissements et à l’école primaire. L’USSU-BF est un cadre d’expression des
talents, et nous pouvons détecter ces talents pour les clubs et les ligues de souveraineté », a souligné Colette Ouédraogo.
Détection des futurs champions
Pour le patron de la cérémonie et représentant le gouverneur par intérim, le haut-commissaire de Sandbondtenga, Idrissa Gamsonré, l’organisation saisonnière de l’USSU-BF est une réaffirmation de la place du sport dans la formation de la jeunesse, la détection des futurs champions et la construction d’une Nation forte, disciplinée et solidaire. « Cette cérémonie est un moment d’ambition et de responsabilité collective permettant de faire de nos écoles et universités de véritables espaces d’apprentissage, d’épanouissement et de développement du sport », a-t-il poursuivi. Le haut-commissaire Gamsonré a aussi adressé sa reconnaissance à tous les acteurs qui œuvrent au développement du sport scolaire et universitaire et contribuent au maintien des activités éducatives et sportives, y compris dans les zones confrontées à d’importants défis sécuritaires.
A l’entendre, la saison de l’USSU-BF écoulée a enregistré la participation de 470 établissements scolaires, de 44 universités et grandes écoles, ainsi que de 20 752 licenciés. Même si le travail a été jugé accompli, il a exhorté les acteurs de l’éducation et du sport à œuvrer pour une grande participation des élèves et des étudiants. Le lancement de la saison 2026-2027 de l’USSU-BF a été marqué par une séance d’aérobic et un match gala entre l’équipe du lycée provincial Moussa-Kargougou qui s’est inclinée sur un score de 1-0 face à l’équipe du lycée privée Phenix (ex-ADK). Chacune des deux équipes a reçu trois ballons pour la préparation de la saison.
A l’initiative de ses étudiants, l’université Thomas-Sankara, l’université Aube-Nouvelle et le Centre d’études et de recherche sur l’intégration économique en Afrique organisent un colloque international en hommage à l’œuvre du Pr Idrissa Mohamed Ouédraogo, du 29 au 31 octobre 2026, à Ouagadougou.
47 thèses de doctorats encadrées, des milieux d’étudiants formés dont des centaines devenues des cadres dans l’administration publique et privée, dans les banques, les assurances, les organisations régionales et internationales, plusieurs travaux de recherches sur
le secteur formel, sur le développement socioécono-mique, c’est entre autres, ce qui résume le parcours universitaire de l’ensei-gnant-chercheur Pr Idrissa Mohamed Ouédraogo. En reconnaissance à cette œuvre utile, la communauté scientifique et universitaire a décidé de rendre hommage à l’homme qui a consacré plus de trois décennies à la recherche, à la formation, à la transmission du savoir aux jeunes générations, à travers un colloque international du 29 au 31 octobre 2026, à Ouagadougou, sur le thème :
« Secteur informel et dévelop-pement en Afrique : enjeux théoriques et perspectives d’actions ».
Cette rencontre scientifique d’hommage est organisée par l’université Thomas-Sankara, l’université Aube-Nouvelle et le Centre d’études et de recherche sur l’intégration économique en Afrique (CERIEA), sous le haut patronage du Premier mi-nistre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo et le parrainage du ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré et du président-directeur fondateur de l’université Aube-Nouvelle, Isidore Kini. Durant ces trois jours, outre la conférence inaugurale et les témoignages sur la contribution de Pr
Ouédraogo à la science, à la formation, les chercheurs et praticiens venus du Mali, du Niger, du Sénégal et du Canada vont échanger autour des panels et communications scientifiques sur plu-sieurs sous-thèmes.
La communauté universitaire et scientifique burkinabè et africaine a rendu un hommage au Pr Idrissa Mohamed Ouédraogo pour son parcours d’impact.
Il s’agit, entre autres, de la formalisation de l’informel, « Mobile money et pauvreté monétaire dans les pays de l’UEMOA », « Effet du secteur informel sur la mobilisation des recettes fiscales : rôle de la monnaie mobile », « Effet de l’aide extérieure sur l’informalité des économies africaines », « Emprunt pu-blic et accès au crédit du secteur informel dans l’UEMOA : effet d’éviction ou d’entrainement financier ». Le président de l’université Thomas-Sankara, Pr Didier Zoungrana, a salué cette initiative de reconnaitre le mérite de celui qui a consacré sa vie à la nation, à la formation du capital humain, à la production et à la transmission du savoir.
« Ce colloque est né d’une dette. Une dette que l’on ne rembourse jamais tout à fait : celle de l’étudiant envers son Maître. Nous avons choisi de nous en acquitter non pas par une simple cérémonie, mais par ce qui compte le plus pour un chercheur : la science en débat », a confié le président du comité d’organisation du colloque, Pr Mahamadou Diarra, par ailleurs premier docteur encadré Pr Idrissa Ouédraogo. Au nom de ses anciens étudiants, Jean Erdjouman Sanou, actuellement cadre à la BCEAO, a rendu un hommage à celui qu’il a qua-lifié de baobab multi-casquettes et qui a su façonner des vies. « L’enseignant transmet le savoir ; le pédagogue le rend intelligible et accessible à tous ; l’encadreur guide, soutient et accompagne jusqu’à l’autonomie ; le Maître, enfin, va au-delà de la transmission :
il inspire par sa conduite, éclaire par sa sagesse et trace, par l’exemple, un chemin à suivre.
Au-delà des anciens, l’hommage du gouvernement
Le Professeur Idrissa Ouédraogo a traduit sa reconnaissance à ses anciens étudiants pour ce grand hommage rendu à sa personne.
Réunir ces quatre dimensions en une seule personne est une qualité rare. Le Professeur Idrissa M. Ouédraogo appartient à cette catégorie d’hommes qui ne se contentent pas de transmettre des connaissances, mais qui contribuent à former des esprits, à façonner des destins et à susciter des vocations », a-t-il confié.
Le représentant des parrains, Dr Lancina Ki, manager général de l’université Aube-Nouvelle, a traduit sa reconnaissance à l’enseignant qui a consacré ses travaux à un secteur longtemps resté en marge de la recherche. Dès sa thèse de 1996 sur le secteur informel urbain, il l’a placée au centre de l’analyse écono-mique. Il a montré qu’ils sont des agents économiques rationnels, capables de choix optimaux adaptés à leur environnement », a-t-il relevé. La représentante du directeur national de la BCEAO, Judith Kaboré, est revenu sur la contribution de celui qui est en l’honneur au développement du secteur financier bancaire, à travers la formation, ses recherches et sa contribution aux cadres de réflexions stratégiques.
Pr Ouédraogo n’a pas pu cacher les sentiments de surprise et de joie qui l’animent en ce jour inoubliable. « Il y a des biens qui n’ont pas de prix sur le marché. L’estime des autres ne se vend pas, ne s’achète pas ; elle se donne, se reçoit. Le bonheur que vous me faites vivre en ces instants, aucune somme d’argent ne permet de l’avoir », a-t-il fait savoir. Au nom du Premier ministre, le ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré, a rendu l’hommage du gouvernement burkinabè à un de ses bâtisseurs. « Je voudrais, à l’entame de
mon propos, vous transmettre d’abord les salutations patriotiques du camarade capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, chef de l’Etat. Il m’a chargé de vous faire part de l’importance qu’il accorde à toute initiative qui met le savoir au service de la refondation de notre Nation », a-t-il confié.
Pour lui, l’homme appartient à cette génération d’univer-sitaires qui ont bâti, souvent avec très peu de moyens,
l’enseignement supérieur burkinabè. « Le Professeur Ouédraogo, personnellement, a surtout fait un choix de conviction. A une époqueoù beaucoup d’hommes consi-déraient le secteur informel comme une anomalie appelée à disparaître, il en a fait l’objet de toute une vie de recherche », a poursuivi le ministre Traoré. La remise de cadeaux de ses anciens étudiants et collègues a marqué la fin de la cérémonie d’ouverture de ce colloque international.
En marge des travaux et discussions du troisième forum Russie-Afrique, le Premier ministre burkinabè Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a été reçu en audience par le Président du Mali, le général Assimi Goïta, dans la soirée du jeudi 29 octobre 2026 dans la capitale moscovite.
Quelques heures après la fin de l’édition 2026 du Sommet Russie-Afrique, le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo s’est entre-tenu avec le Président du Mali, le général Assimi Goïta le 29 octobre 2026. A sa sortie d’audience, le chef du gouvernement burkinabè a confié que l’entretien lui a permis de présenter ses civilités et son admiration au Président malien.
« Au-delà, cette audience a été l’occasion de lui transmettre les fraternelles salutations de ses frères, notamment le camarade capitaine Ibrahim Traoré et son excellence le Président de la république du Niger, le général Abdourahamane Tiani »,
a-t-il dit. Le chef du gouvernement a confié qu’au cours de l’audience, il a fait le point à chaud du sommet Russie-Afrique auquel, le Burkina et la Mali ont participé. « Nous avons recueilli ses hautes orientations dans le sens de la consolidation de tous les engagements qui ont été pris dans le cadre bilatéral pour chacun de nos Etats et celui de la Confédération de l’AES », a-t-il assuré.
Le chef du gouvernent a annoncé qu’il repart avec beaucoup d’énergie pour poursuivre les actions, en vue de la consolidation des relations straté-giques entre la Confédération des Etats du Sahel et la Fédération de Russie. Le chef du gouvernement était accompagné à l’audience des ministres chargés de l’Energie, Yacouba Zabré Gouba, de la Transition digitale, Aminata Zerbo, de l’Economie, Aboubakar Nacanabo et des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré. Les proches collaborateurs des chefs de dépar-tements ministériels ont aussi pris part à la rencontre avec le Président Assimi Goïta. Le ministre des Affaires étrangères du Niger a lui aussi participé au debriefing à chaud du sommet par les pays de la Confédération des Etats du Sahel.
Les évènements de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 demeurent, de loin, indélébiles dans les mémoires des Burkinabè car, ayant constitué un tournant majeur de l’histoire politique récente du pays. En deux journées décisives, des milliers de citoyens ont contraint Blaise Compaoré à quitter le pouvoir après vingt-sept années de règne. A l’ori-gine de cette mobilisation historique, une volonté de modifier la Constitution pour permettre au chef de l’Etat de briguer un nouveau mandat, malgré les aspirations grandissantes à l’alternance. Elu en 1991, puis réélu en 1998, 2005 et 2010, Blaise Compaoré était à la fin de son dernier mandat autorisé par la Constitution.
La limitation des mandats présidentiels, rétablie en 2000 après une première modification en 1997, lui interdisait de se représenter en 2015. Cependant, son camp entreprend de modifier à nouveau l’article 37 de la Constitution afin de lui permettre de briguer un autre mandat. Cette initiative a provoqué le courroux de l’opposition. Les partis politiques, les syndicats et les organisations de la société civile ont ainsi dénoncé une tentative de prolongation du pouvoir au mépris de l’alternance démocratique. La contestation est également portée par de nouveaux mouvements citoyens, notamment le Balai citoyen, créé en 2013 autour de figures comme Sams’K Le Jah
et Smockey.
A ces revendications politiques se sont ajoutées les difficultés socioéconomiques, le chômage des jeunes et les frustrations liées à la gouvernance. La modification constitutionnelle devient ainsi le catalyseur d’un mécontentement longtemps contenu. Le 30 octobre 2014, alors que l’Assemblée nationale doit examiner le projet de révision constitutionnelle, des milliers de manifestants investissent les rues de Ouagadougou et d’autres villes du pays. La mobilisation prend une ampleur exceptionnelle.
L’Assemblée nationale et le siège du CDP sont notamment incendiés ou saccagés, tandis que les affrontements font des victimes. Face à cette pression populaire, le processus de révision est interrompu. Toutefois, cette décision ne suffit plus à apaiser la colère des manifestants qui réclament désormais le départ du chef de l’Etat. Le 31 octobre, la mobilisation se poursuit et s’intensifie. Confronté à une contestation devenue incontrôlable, Blaise Compaoré annonce sa démission. Après vingt-sept années au pouvoir, il quitte le Burkina Faso pour la Côte d’Ivoire. Son départ marque la fin d’un long règne et ouvre une période d’incertitude politique.
La succession donne lieu à des tensions entre militaires et acteurs civils et politiques. Le lieutenant-colonel Isaac Zida assume provisoirement les responsabilités de chef de l’Etat, avant la mise en place d’une Transition dirigée par Michel Kafando, avec Isaac Zida comme Premier ministre. L’insurrection populaire de 2014 a démontré la capacité des citoyens à défendre leurs aspirations et à s’opposer à la confiscation du pouvoir. Elle a rappelé qu’aucun dirigeant ne peut durablement ignorer la volonté populaire ni considérer les institutions comme des instruments au service de ses intérêts personnels. Toutefois, le départ de Blaise Compaoré n’a pas suffi à résoudre les difficultés structurelles du pays.
La consolidation des institutions, la lutte contre l’impunité et la satisfaction des attentes écono-miques et sociales sont demeurées des défis majeurs. Le coup d’Etat manqué de septembre 2015 a d’ailleurs révélé la fragilité du processus de transition. Cela dit, les 30 et 31 octobre 2014 constituent une page décisive de l’histoire du Burkina Faso. En faisant barrage à la modification constitutionnelle, les Burkinabè ont affirmé leur volonté dans la détermination de leur avenir. Et le véritable héritage de cette insurrection réside dans la nécessité de promouvoir une gouvernance responsable, des institutions au service de l’intérêt général et une justice accessible à tous. C’est dans cette dynamique que s’inscrivent les idéaux de la Révolution populaire progressiste dont les actions
porteuses sont visibles pour le bien-être des Burkinabè.