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Fête de Noël: Le Cardinal appelle à la solidarité envers ceux qui souffrent  

Dans quelques heures, les fidèles chrétiens vont célébrer la fête de Noël. A l’orée de la célébration, le Cardinal Philippe Ouédraogo invite les fidèles à fêter dans la sobriété tout en s’exprimant sa solidarité aux personnes vulnérables.  Chers fils et filles de l’Eglise Famille de Dieu à Ouagadougou. Dans la perspective des fêtes de Noël et du Nouvel An, je voudrais souhaiter à tous et à chacun d’heureuses et saintes fêtes et vous communiquer des consignes utiles. Tout d’abord, durant la période des fêtes à venir, nous sommes invités à tenir compte de la situation difficile que traverse notre pays, et à rester en communion avec la Nation toute entière actuellement éprouvée au double plan sécuritaire et sanitaire. Ensuite, nous sommes invités à rester vigilants, aussi bien au niveau sécuritaire que sanitaire. En effet, c’est la période où le grand banditisme sévit à travers les braquages : prenons donc les précautions nécessaires. Ensuite, la pandémie de la Covid/19 n’est pas encore derrière nous : alors restons mobilisés. En outre, concernant les horaires de nos célébrations liturgiques et autres rencontres spirituelles, des dispositions nécessaires doivent être prises pour qu’elles se terminent à temps afin que les uns et les autres puissent rentrer chez eux avant minuit. Ainsi donc, il est recommandé de commencer les célébrations au plus tard à 20 heures pour être sûrs de finir à temps.  Enfin, mettons l’accent sur la prière et l’attention avec tous ceux qui souffrent plutôt que les réjouissances populaires. Chaque communauté ou mouvement/association, chaque famille, chaque personne est invitée à faire preuve de sobriété, compassion et solidarité envers les frères et sœurs souffrants : les déplacés internes, les familles endeuillées, les personnes blessées, les prisonniers, les malades… En nature ou en espèces, individuellement ou communautairement, prenons quelque chose de nos réjouissances des fêtes pour manifester notre solidarité et notre amour ! Tout en appelant à rester vigilants et à observer les précautions d’usages recommandées, je vous invite à rester en union de prières avec et pour la Nation. Frères et sœurs bien-aimés, Instituée depuis le 4e siècle, la fête de Noël que nous célébrons chaque année nous renvoie au mystère de l’incarnation de Dieu. Jésus est vrai Dieu et vrai homme, « il est Dieu, né de Dieu, Lumière née de la Lumière vrai Dieu, né du vrai Dieu engendré non pas créé » selon la formule de notre Credo symbole de Nicée. Jésus est le Sauveur des hommes, le Messie attendu, le seul Seigneur. À la naissance du Sauveur à Bethléem, une troupe céleste innombrable, louait Dieu en chantant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime. »  (Luc 2, 14). Ce chant des anges nous interpelle à double titre : En premier lieu, la paix auquel aspire l’humanité tout entière est d’abord un don de Dieu. Alors, c’est une grâce à demander instamment par tous les croyants. Dans notre situation tragique d’insécurité due aux forces du mal, n’ayons de cesse de prier et d’invoquer le Prince de la paix. En second lieu, la paix est également le fruit des efforts des hommes. Demandons au Seigneur de faire de nous tous des artisans de paix dans nos familles, au lieu du travail, dans nos quartiers, dans notre pays. Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu. (Mt 5, 9) Demandons pour notre nation la grâce des grâces « la conversion des cœurs et des habitudes » pour pouvoir aimer réellement la paix et aimer faire la paix, nous impliquer concrètement pour qu’advienne la paix. Ainsi, pourrions-nous, promouvoir une société plus saine, un monde plus digne, sans faim, sans pauvreté, sans violences et sans guerres. À tous et à toutes, fructueuses célébrations! Bonnes et Saintes Fêtes de Noël et du Nouvel An. Philippe Cardinal OUEDRAOGO Archevêque Métropolitain de Ouagadougou

Prix spéciaux du SIAO 2026 : Le Niger, le Mali et le Burkina Faso à l’honneur

En attendant la remise officielle des trophées, les lauréats des prix de la 18eédition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) sont désormais connus. Au total, 42 distinctions, dont 15 prix officiels et 27 prix spéciaux, d’une valeur globale de 36,5 millions de FCFA, récompensent la créativité, l’innovation et le savoir-faire des artisans et exposants. Les résultats ont été proclamés, vendredi 6 novembre 2026, dans l’enceinte du SIAO, à Ouagadougou. Les artisans et exposants de la 18eédition du SIAO connaissent désormais le verdict des différents jurys. Au total, 18 jurys ont procédé à l’évaluation des œuvres et des stands en compétition pour 42 distinctions, dont 15 prix officiels et 27 prix spéciaux. L’ensemble est doté d’une enveloppe de 36,5 millions FCFA. À l’occasion de la proclamation des résultats, la présidente de la commission rrécompenses et créativité, Agarba Patricia Badolo, a salué l’engagement des membres des jurys, des donateurs et des artisans. « Je voudrais remercier les talentueux artisans qui ont passé des nuits à polir, teindre, tisser, sculpter, modeler et coudre », a-t-elle souligné. Elle a également exprimé sa reconnaissance aux partenaires qui ont contribué à doter cette édition de prix. Parmi les distinctions majeures figure le Grand Prix du Président du Faso, dans la catégorie des meilleurs stands pays. Le Niger décroche la première place et empoche 3 millions FCFA, un trophée et une attestation. Le Mali occupe la deuxième position, avec une récompense de 2 millions FCFA et une attestation. Le Burkina Faso complète le podium avec 1,5 million FCFA et une attestation. Cette catégorie est dotée d’une enveloppe totale de 6,5 millions de FCFA. Dans la catégorie des stands des régions du Burkina Faso, au titre du prix de l’Assemblée législative du peuple (ALP), la région de Yaadga remporte la première place, avec 1,5 million FCFA, un trophée et une attestation. Elle est suivie du Guiriko, qui reçoit 1 million FCFA et une attestation. Les Tannounyan occupent la troisième place, avec 750 000 FCFA et une attestation. Le prix Thomas Sankara de la créativité de l’ALP, qui distingue les œuvres exposées au pavillon de la créativité récompense également trois créations. Le Burkinabè Yempabou Tankouano décroche le premier prix, doté de 1,5 million FCFA, d’un trophée et d’une attestation, pour son « métier à tisser automatique Findi ». Aboubacar Tapsoba, également du Burkina Faso, se classe deuxième avec son « cartable en cuir avec technologie Vision ». Il reçoit 1 million de FCFA et une attestation. L’Atelier Ndomo du Mali occupe la troisième place grâce à son tapis de sol en cotonnade « Maliwatt-bogolan », récompensé à hauteur de 500 000 FCFA et d’une attestation. La créativité et l’innovation récompensées   Le prix SIAO de la créativité, institué par le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, distingue également plusieurs innovations. Yempabou Tankouano conserve la première place avec son métier à tisser automatique « Findi ». Il reçoit 2,5 millions FCFA, un trophée et une attestation.YAM FASHION du Burkina Faso décroche le deuxième prix pour sa chaussure « Tinga Mocassin », confectionnée en cuir et en Faso Dan Fani, et a recoit une récompense de 1,5 million FCFA et une attestation. Le troisième prix revient à Patrice Bazongo pour sa « Crème et savon Complexe LAFINAT », récompensée à hauteur de 1 million FCFA et d’une attestation. Dans les catégories professionnelles, Malado Waigald est distinguée comme meilleure transformatrice de produits agroalimentaires pour sa farine infantile « DEN NUTRI PLUS ». Elle reçoit 750 000 FCFA, un trophée et une attestation. Tenimpagba Yonli remporte le prix du meilleur transformateur dans le domaine du textile pour son pagne tissé en Faso Dan Fani, 100 % coton. Aboubacar Tapsoba est, quant à lui, récompensé dans la catégorie des produits du cuir et de la peau pour son ensemble sac, pochette et babouches pour dame « Souveraineté ». Chacun reçoit 750 000 FCFA, un trophée et une attestation. Le prix du Président Assimi Goïta, qui récompense la meilleure œuvre artisanale d’un artisan ressortissant des pays membres de l’ODEPA, revient au Malien Mahamadou Elmihidi Traore. Son œuvre « Niama Minan/Poubelle intelligente » lui vaut 3 millions FCFA, un trophée et une attestation. D’autres distinctions ont été attribuées par des structures publiques et privées, notamment la Commune de Ouagadougou, la SN-BRAFASO, la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso, la Chambre des métiers de l’artisanat du Burkina Faso, le Réseau des chambres des métiers de l’artisanat de l’UEMOA, l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle, le FBDES Tôogo, Ecobank, l’ODEPA, la LONAB, FILSAH, Eau Idéale, la région du Nando et le Conseil national de l’économie informelle du Burkina Faso. Adama SAWADOGO Crédit photo : Adama SAWADOGO    

Le Porc au piqué : L’innovation culinaire d’Augustin Nikiéma

De nombreux visiteurs de la 18ᵉ édition du SIAO sont attirés par l’espace gastronomique surtout par le Porc au piqué, une spécialité culinaire d’Augustin Nikiéma. Le SIAO, ce sont aussi des mets délicieux proposés aux visiteurs à l’espace gastronomique. Cette année, plusieurs recettes attirent l’attention notamment le Porc au piqué de Augustin Nikiéma, un ingénieur géomètre-topographe. Il n’a pas hésité à stopper temporairement ses chantiers pour s’installer au SIAO pour faire connaitre sa technique de cuisiner le porc. La préparation du Porc au piqué consiste, a-t-il expliqué, à embrocher l’animal sur une broche rotative automatisée.
Selon Augustin Nikiéma, le SIAO est un carrefour d’opportunités propice aux rencontres d’affaires et au partage d’expériences
Cuit lentement pendant au moins deux heures sur un charbon ardent, le porc subit une transformation. « La graisse fond entièrement et la peau devient aussi croustillante qu’un biscuit. Il s’agit d’une véritable alternative saine et savoureuse qui élimine l’excès de gras souvent reproché aux autres modes de cuisson », a-t-il affirmé. Julien Zoungrana Crédit photo : Julien ZOUNGRANA    

Régions : Le Guiriko expose le Kôkô Donda, et Liptako des bijoux de prestige

Au cœur de la 18e édition du SIAO, les stands des régions du Guiriko et du Liptako mettent en lumière la richesse et la diversité des produits du terroir burkinabè. La région du Guiriko mise sur la valorisation de son potentiel agricole, agroalimentaire et textile. Les étagères regorgent de produits forestiers non ligneux transformés, notamment des mangues séchées, des infusions de kinkeliba, du miel et des huiles locales conditionnées. Côté vestimentaire, l’accent est mis sur le patrimoine textile avec des tenues confectionnées en pagne traditionnel et en Kôkô Dunda aux motifs colorés.
La bijouterie de la région du Liptako séduit de nombreux visiteurs
Au Liptako, la région se distingue dans le domaine de l’artisanat d’art et de la bijouterie. Les vitrines exposent une grande variété de bijoux de prestige finement travaillés. Les visiteurs y découvrent des colliers, des bagues, des boucles d’oreilles et des bracelets massifs étincelants, conçus essentiellement en argent et des parures ornées de perles traditionnelles. Cette proximité géographique dans les pavillons du salon donne lieu à des échanges animés entre les exposants des deux localités. Derrière cette saine émulation commerciale se cache en réalité une longue tradition de parenté à plaisanterie qui permet aux représentants du Guiriko et du Liptako de se lancer des joutes verbales humoristiques. Julien ZOUNGRANA Crédit photos : Julien ZOUNGRANA Légende :

SIAO 2026 : Authenticités artisanales dans les régions du Soum et des Bankui

Au pavillon de la présence régionale de la 18e édition du SIAO, les stands des régions du Soum et des Bankui rivalisent d’originalité. Le stand de la région du Soum met à l’honneur les objets utilitaires traditionnels et l’art de la vannerie. L’espace d’exposition se distingue par une importante collection de calebasses suspendues, empilées et imbriquées, servant de récipients domestiques. Le stand valorise également des nattes de paille tressée aux motifs géométriques colorés, des chapeaux de berger en paille, des textiles aux couleurs vives ainsi que des tableaux de peinture célébrant les figures locales et le patrimoine sahélien. Juste à côté, la vitrine de la région des Bankui célèbre l’art de la poterie.
L’espace d’exposition de la région des Bankui comporte une impressionnante collection de poteries traditionnelles noires et de jarres en terre cuite
L’univers exposé met en relief une impressionnante collection de poteries traditionnelles noires et de jarres en terre cuite de tailles diverses accumulées au sol. La délégation y présente également des parures de perles, des objets d’art, des masques traditionnels en fibres et des vêtements traditionnels en Faso Dan fani. L’alignement de ces espaces permet d’apprécier la complémentarité des métiers de l’artisanat africain. En associant la finesse du tressage de la paille du Soum à la robustesse de la poterie en terre cuite des Bankui, ces deux vitrines illustrent parfaitement la richesse des savoir-faire endogènes du Burkina Faso. Julien ZOUNGRANA Crédit photos : Julien ZOUNGRANA  

Visite du chef de l’État de la République du Mali : le Communiqué conjoint

1- Le Jeudi 05 novembre 2026, Son Excellence Le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat de la République du Mali, a effectué une visite au Burkina Faso.
2- A sa descente d’avion à l’Aéroport international de Ouagadougou, Son Excellence Le Général d’Armée Assimi GOITA a été accueilli par Son Homologue burkinabè, Le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Chef de l’Etat, Président en exercice de la Confédération des Etats du Sahel(AES).
3- La visite du Général d’Armée Assimi GOITA, s’inscrit dans le cadre du renforcement des liens spéciaux de fraternité, d’amitié et de coopération agissante existant entre le Burkina Faso et la République du Mali.
4- A cette occasion, les deux Présidents ont, dans une ambiance fraternelle et dans un climat empreint de parfaite compréhension, échangé sur des questions d’intérêts communs, notamment bilatérales, confédérales, sous régionales et internationales.
5- Sur le plan bilatéral, les Chefs d’Etat ont réaffirmé leur engagement à poursuivre la consolidation de la coopération entre les deux pays en vue d’apporter, ensemble, des réponses adéquates aux défis communs, particulièrement la lutte contre le terrorisme et le renforcement des relations dans des secteurs d’intérêts partagés au profit des deux Peuples.
6- A cet effet, ils ont instruit les Ministères en charge des Affaires Etrangères des deux pays, de prendre les dispositions nécessaires en vue de la tenue effective à Ouagadougou, de la 11ᵉ Session de la Grande Commission Mixte de Coopération Burkina – Mali.
7- Sur le plan sous-régional, les deux Chefs d’Etat ont souligné la nécessité de renforcer la solidarité et leur partenariat pragmatique et mutuellement bénéfique, au service de la paix, de la stabilité et du développement durable dans la sous-région.
8- Les Chefs d’Etat se sont félicités des mesures d’hospitalité et de sécurité dont jouissent leurs ressortissants résidant sur le territoire confédéral et ont encouragé leurs communautés respectives à continuer à vivre en bonne harmonie.
9- Le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORE a exprimé sa gratitude et celle du Peuple burkinabè à Son Excellence Le Général d’Armée Assimi GOITA et au Peuple frère de la République du Mali pour l’accueil fraternel et chaleureux qui a été réservé aux ressortissants burkinabè, refoulés de la République de Guinée.
10- Les Présidents ont réitéré leur appréciation des avancées considérables réalisées par la Confédération des Etats du Sahel(AES), particulièrement en ce qui concerne la promotion de la souveraineté pleine et entière des trois pays qui la composent dans les domaines de la défense et de la Sécurité, de la diplomatie, du développement, de la santé et de l’éducation, entre autres.
11- Sur le plan international, les Chefs d’Etat du Mali et du Burkina ont fait un tour d’horizon des dossiers majeurs à l’échelle continentale et internationale et se sont félicités de leur convergence de vue sur ces questions.
12- Au terme de cette visite, Son Excellence Le Général d’Armée Assimi GOITA a exprimé toute sa gratitude et ses vifs remerciements à son Homologue, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORE, au Gouvernement et au peuple frère du Burkina Faso pour l’accueil chaleureux et l’hospitalité qui lui ont été réservés, ainsi qu’à la délégation qui l’accompagne.
13- Le Général d’Armée Assimi GOITA a salué la vision imprimée par le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la Confédération des Etats du Sahel(AES) et félicité ses efforts constants en vue de la mise en œuvre des idéaux, principes et objectifs confédéraux.
14- Le Général d’Armée Assimi GOITA a invité le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORE à effectuer une visite officielle en République du Mali.
15- Le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORE a accepté cette invitation dont la date sera fixée de commun accord par voie diplomatique.
Fait à Ouagadougou, le 05 novembre 2026
Pour le Gouvernement du Burkina Faso
Karamoko Jean Marie TRAORE
Pour le Gouvernement de la République du Mali
Abdoulaye DIOP

37e Tour du Faso/8e étape : Paul Daumont s’empare du maillot jaune à Koupèla

L’Algérien Anes Riahi a remporté la 8e étape du 37e Tour du Faso courue entre Ouagadougou et Koupèla le vendredi 6 novembre 2026.  Longue de 152,64 km la distance a été couverte en 3h23’54 » avec une vitesse  moyenne de 44,916 km/h. Paul Daumont du Burkina Faso, 3e à l’arrivée s’empare du maillot jaune de leader. Très attendu, Paul Daumont, vainqueur de l’édition 2025 remet la main sur la tunique de leader à deux étapes du terme. Le Burkinabè  parti dans une échappée avec trois autres coureurs à une trentaine de km de l’arrivée a réussi à déjoué la vigilance  du porteur du maillot jaune pour la lui arracher  à Koupèla grâce à sa 3e place sur le podium du jour. La victoire est revenue à l’Algérien Anes Riahi qui signe le 5e succès d’étape de l’Algérie. Le Marocain Youssef Bdadou est arrivé (2e). Après l’abandon de Yacine Hamza pour cause de blessure, ils étaient 69 au départ de cette 8e étape. Le premier point chaud à Koulbila a été enlevé par  l’Algérien Anes Riahi suivi du  Marocain Youssef Bdadou et de  Emile Van Niekerk de l’Afrique du Sud. Le cycliste algérien va comme la veille s’adjuger les deux autres sprints intermédiaires à Mogtédo puis à Zogho avant de s’imposer sur la ligne finale. Au classement général, hormis le jaune, le maillot vert change d’épaules et est désormais porté par Youssef Bdadou qui garde le maillot des points chauds. Le Burkinabè Soumaïla Ilboudo conserve la tunique du meilleur jeune. Voro KORAHIRE

𝗔𝗟𝗘𝗥𝗧𝗘 𝗦𝗔𝗡𝗜𝗧𝗔𝗜𝗥𝗘 : 𝗟𝗔 𝗩𝗘𝗡𝗧𝗘 𝗘𝗧 𝗟’𝗨𝗧𝗜𝗟𝗜𝗦𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗗𝗨 𝗣𝗥𝗢𝗗𝗨𝗜𝗧 « 𝗗𝗘𝗡𝗚𝗨𝗘𝗠𝗘𝗗 » 𝗜𝗡𝗧𝗘𝗥𝗗𝗜𝗧𝗘𝗦 𝗔𝗨 𝗕𝗨𝗥𝗞𝗜𝗡𝗔 𝗙𝗔𝗦𝗢

La Faso Food and Drug Administration (Faso FDA) porte à la connaissance des pharmaciens d’officine, des responsables de dépôts pharmaceutiques, des établissements de distribution en gros, des formations sanitaires publiques et privées ainsi que de l’ensemble de la population que le produit dénommé « DengueMed », présenté comme un traitement contre la dengue, circule actuellement au Burkina Faso.
Après vérification, il ressort que ce produit ne dispose d’aucune autorisation de mise sur le marché au Burkina Faso et ne figure pas dans la nomenclature nationale des spécialités pharmaceutiques et médicaments génériques autorisés (édition 2026). Sa qualité, son efficacité et son innocuité n’ont fait l’objet d’aucune évaluation par une autorité compétente.
En conséquence, et conformément à la loi n° 23/94/ADP du 19 mai 1994 portant Code de la santé publique, la vente, la dispensation, la prescription, la détention en vue de la vente et l’utilisation du produit « DengueMed » sont interdites sur toute l’étendue du territoire national, quelle que soit sa présentation, son lot ou son fournisseur.
1. AUX PHARMACIENS, GROSSISTES ET RESPONSABLES DES FORMATIONS SANITAIRES
Toutes les structures concernées sont invitées, dès la publication du présent communiqué, à :
– retirer immédiatement le produit « DengueMed » de leurs rayons et de leurs stocks ;
– le mettre en quarantaine ;
– déclarer les quantités détenues ainsi que l’identité de leur fournisseur à la Faso FDA ou à la direction régionale de la santé de leur ressort ;
– s’abstenir de prescrire, de dispenser ou de recommander ce produit.
Les stocks concernés seront récupérés par les équipes d’inspection. Les prescripteurs sont également invités à signaler tout effet indésirable observé chez un patient ayant utilisé ce produit.
Des inspections seront conduites dans les officines, les dépôts pharmaceutiques et les formations sanitaires. Toute personne trouvée en possession du produit en vue de sa vente ou de son utilisation après la publication du présent communiqué s’expose aux sanctions administratives et pénales prévues par la réglementation en vigueur.
2. À L’ATTENTION DES POPULATIONS
La Faso FDA invite les populations à ne pas acheter et à ne pas utiliser le produit « DengueMed ».
En cas de fièvre, de maux de tête, de douleurs articulaires ou musculaires, il est recommandé de se rendre dans un centre de santé afin de bénéficier d’une prise en charge conforme aux directives nationales.
En cas de suspicion de dengue, l’aspirine et les anti-inflammatoires tels que l’ibuprofène sont à éviter, en raison du risque accru de saignement.
Certains signes nécessitent une consultation en urgence, notamment les douleurs abdominales intenses, les vomissements répétés, les saignements du nez ou des gencives, une grande fatigue ou une agitation.
3. SIGNALEMENT ET INFORMATIONS
Pour toute information complémentaire ou pour signaler la présence du produit « DengueMed », les populations et les professionnels de santé peuvent contacter la Faso FDA à travers les canaux suivants :
– Numéro vert CORUS : 3535
– WhatsApp : 52 25 30 30
– Pages Facebook : « Faso FDA » et « Laafiako »
– Plateforme numérique : www.laafiako.minsante.bf
– Courriel : vigilances@fasofda.bf
La Faso FDA compte sur la collaboration et la vigilance de l’ensemble des professionnels de santé et des populations pour assurer l’application stricte de cette mesure et contribuer à la protection de la santé publique.
#Communiqué signé par : Le Directeur général de Faso FDA, Dr Arsène OUEDRAOGO

Coopération : « Nous voulons un partenariat basé sur la sincérité », dixit le Chef de la diplomatie aux responsables de l’Union européenne

En marge de la visite d’amitié et de travail qu’il effectue dans la capitale belge, le Camarade ministre des Affaires étrangères a rencontré des responsables de la Commission de l’Union européenne les 03 et 04 novembre dernier.
Il s’agit de S.E. Madame Birgitte Nygaard Markussen, nouvelle représentante spéciale de l’Union européenne pour le Sahel et de S.E Madame Kaja Kallas, Vice-Présidente, Haute représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité. Principal sujet sur la table des échanges, le type de partenariat à développer entre l’Union européenne et le Burkina Faso, tirant leçon des incidents qui avaient suscité des tensions entre les deux parties, avec notamment la résolution prise par le Parlement européen suite au propos mensongers de l’eurodéputé français Christophe Gomart, sur la situation sécuritaire au Burkina Faso.
Au cours des échanges, l’Union européenne a parlé d’une ‘’approche renouvelée’’ de sa part vis-à-vis du Burkina Faso et du Sahel, et dit être disposée à renforcer le dialogue politique avec le pays des Hommes intègres en tenant compte des intérêts partagés.
« C’est une visite très importante pour le renforcement du dialogue, surtout dans une approche franche et équilibrée », dira la représentante spéciale de l’UE pour le Sahel.
Le Chef de la diplomatie burkinabè a salué ces cadres qui permettent d’avoir des échanges directs et a reconnu que l’Union européenne demeure un partenaire important, tout en l’appelant à intégrer la nouvelle vision du Burkina Faso dans ce partenariat. Il a de ce fait réaffirmé la position constante du Burkina Faso, à développer des relations saines et d’égal à égal, fondées sur le respect de la souveraineté, le respect mutuel et l’alignement des interventions sur les priorités nationales de développement définies par le gouvernement burkinabè.
Le Camarade Karamoko Jean Marie TRAORE a par ailleurs souligné que contrairement à une certaine opinion, le Burkina Faso n’est pas dans une posture d’isolement, mais demeure disposé à coopérer avec tout partenaire, bilatéral ou multilatéral, réceptif et respectueux de sa souveraineté et de ses choix stratégiques, le tout dans la sincérité et le dialogue permanent.
« Nous avons eu des échanges riches et francs qui ont fait ressortir la nécessité que nous puissions bâtir désormais une coopération de sincérité et d’ouverture. Ma présence ici est la preuve que nous ne sommes pas fermés. Ce que nous cherchons c’est juste reconstruire la paix et la dignité pour nos populations. Nous voulons des discours sincères fondés sur des faits justes, tirés sur la réalité du terrain et non sur la base de pressions politiques de certains pays », a laissé entendre le ministre TRAORE.
Au sujet de la résolution du Parlement européen, le ministre des Affaires étrangères dit déplorer que l’auteur de fausses déclarations ait pu embarquer d’autres députés et que le parlement ait accordé du crédit à cet eurodéputé qui ignore tout de la réalité au Burkina Faso.
« Ce ne sont pas les députés européens qui peuvent éclairer sur la situation au Sahel, ils peuvent le faire lorsque ça concerne les pays européens. Pour un partenariat de qualité, il faut éviter de porter des lunettes européennes pour lire le contexte sahélien », soutient le Chef de la diplomatie burkinabè.
Il a aussi relevé la nécessité de revoir le narratif et montrer que nos pays, toujours présentés comme des espaces à problèmes, ont des potentialités. Répondant à une question sur la situation du pays, le Chef de la diplomatie burkinabè dira ceci: « nous revenons de très loin et il y’a une reprise en main grâce à nos potentialités et au leadership du Président du Faso le Capitaine Ibrahim TRAORE. Aujourd’hui, les indicateurs montrent une tendance positive, avec des performances sur la croissance qui sont reconnues par des institutions financières telles que la Banque mondiale le FMI et l’UEMOA».
Les responsables de l’Union européenne ont d’ailleurs confirmé avoir pris connaissance de ces performances impressionnantes auprès des mêmes institutions financières et ont salué les autres efforts en termes de sécurisation du pays, avec comme preuve la tenue effective d’évènements de grande envergure tels que le FESPACO, le SIAO ou encore le Tour cycliste du Faso. En perspective, les deux parties se sont engagées à maintenir le dialogue permanent, mais le Chef de la diplomatie burkinabè a insisté que ce dialogue se poursuive dans la sincérité.
DCRP/MAE