Bogandé : 64 cartons de boissons frelatées détruits

C’est en présence des autorités en charge de la sécurité, que le groupe d’auto-défense kolgweogo de Bogandé, province de la Gnagna, a détruit le 21 avril 2024, 64 cartons de Pastis, informe l’AIB.

Ces 64 cartons soit environ 768 litres de pastis ont été saisis courant 2023 au cours de plusieurs sorties de contrôle dans certaines boutiques dans la ville de Bogandé. « C’est sur la base des renseignements fournis par les populations que nous sommes arrivés à mettre la main sur ces boissons frelatées » a précisé le président des groupes d’auto-défense de Bogandé, Djingri Lankoandé.

Sidwaya.info

 

Djibo : La SONAGESS rouvre ses portes

La SONAGESS de Djibo, fermée depuis un bon moment à cause de l’insécurité, a  rouvert ses portes ce lundi 22 avril 2024, constaté l’AIB. C’est le président de la délégation spéciale de la commune Marou Ilboudo, qui a procédé à la réouverture ce matin.

Sidwaya.info

Coopération sino-burkinabè : Des étudiants se familiarisent à la culture chinoise

Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la langue chinoise, l’Université Aube nouvelle en collaboration avec l’Institut Confucius de Bobo Dioulasso a organisé une journée d’immersion dans la culture chinoise au profit de ses étudiants le vendredi 19 avril 2024 à Ouagadougou.

La langue est un pont d’échanges entre les civilisations. C’est pourquoi, dans le but de renforcer la compréhension mutuelle entre les peuples burkinabè et chinois, l’Université Aube nouvelle a saisi l’opportunité de la célébration de la Journée internationale de la langue chinoise le vendredi 19 avril pour offrir une immersion dans la culture chinoise à ses étudiants.

Pour Zhang Wei, Directeur l’Institut Confucius, la langue est un pont entre les civilisations.

Organisée en collaboration avec l’Institut Confucius de Bobo Dioulasso, cette initiative avait pour objectif, aux dires du Directeur l’Institut Confucius Zhang Wei, d’inciter les étudiants à s’intéresser davantage à la langue et la culture chinoises. Pour ce faire, l’occasion leurs a été offerte de s’essayer à la calligraphie, à l’art martial et au thé chinois. Les participants ont également eu l’opportunité de revêtir des tenues traditionnelles chinoises le temps d’une journée.

Lors de la journée, l’occasion a été donnée aux participants d’arborer les tenues traditionnelles chinoises.

Le Directeur de l’Institut Confucius s’est dit satisfait de l’engouement que les différentes activités ont suscité auprès des étudiants. En effet, le stand consacré au thé chinois grouillait d’étudiants, contents de le déguster pour la première fois. Le thé, aux dires de Zhang Wei, est une partie constituante de la culture chinoise. Pour lui, la nation chinoise a écrit une page brillante de sa culture de thé dans l’histoire de la civilisation mondiale. La Chine, a-t-il rappelé, est réputée pour ses compétences en plantation et préparation du thé. Il s’est dit convaincu que pendant la cérémonie de préparation du thé offerte à l’occasion de la journée internationale de la langue chinoise, l’amitié est augmentée, la vertu cultivée et les valeurs traditionnelles apprises.

Sarah Tiemtoré, étudiante en anglais a géré un stand spécialisé dans l’apprentissage des caractères chinois.

Zara Yé, étudiante en Anglais a quant à elle manifesté un grand intérêt pour les costumes chinois qui ont toujours égaillé sa curiosité depuis l’enfance. Elle n’a donc pas hésité à enfiler plusieurs afin de se faire photographier par ses amies. « La culture chinoise est très belle et riche », a-t-elle apprécié. Pour la jeune étudiante, la Chine est un partenaire privilégié et fiable qui peut aider le Burkina Faso à faire face aux défis auxquels il est confronté actuellement. Elle a donc souhaité que la coopération sino-burkinabè se développe davantage.

L’art martial chinois a aussi été présenté aux étudiants lors de la célébration de la journée de la langue chinoise.

Sarah Tiemtoré, étudiante en anglais voit également d’un bon œil les relations diplomatiques entre la Chine et le Burkina Faso. Passionnée de la culture chinoise, elle est plus attirée par les caractères chinois. C’est pourquoi, elle s’est inscrite pour apprendre le Mandarin dès que l’opportunité lui a été offerte au sein de son institut. Gérante d’un stand spécialisé dans l’apprentissage des caractères chinois à l’occasion de la Journée internationale de la langue chinoise, elle était heureuse d’aider ses camarades à réaliser leurs premiers caractères chinois.

Nadège YAMEOGO

Caisse d’épargne et de financement du secteur informel : Les activités lancées

Le Syndicat national des commerçants du Burkina (SYNATCOMB) a lancé officiellement, les activités de la Caisse d’épargne et de financement du secteur informel (CEF-SI), le samedi 20 avril 2024, à Sankariaré (Ouagadougou).

La Caisse d’épargne et de financement du secteur informel (CEF-SI) est désormais opérationnelle. Mise en place par le Syndicat national des commerçants du Burkina (SYNATCOMB), les activités ont été officiellement lancées, le samedi 20 avril 2024, à Sankariaré (Ouagadougou). Selon le Secrétaire général(SG) du SYNATCOMB, Roch Donatien Nagalo, la mise en place de cette micro-finance vise à répondre aux préoccupations des acteurs de la chaine de l’économie qui peinent à trouver des moyens de financement de leurs projets.

Selon le SG du SYNATCOMB, Roch Donatien Nagalo : « le syndicat est engagé à apporter sa part contributive à l’atteinte des objectifs de la Transition ».

Aussi, M. Nagalo a expliqué que le SYNATCOMB en partenariat avec d’autres acteurs privés a eu l’initiative de mettre en place une structure de micro-finance dans le but d’accompagner ses membres du secteur informel et contribuer au développement économique du Burkina pays. «Nous mettons ainsi à la disposition de nos membres et tous ceux qui le souhaitent adhérer à la vision que nous entendons incarner, un outil de financement pensé pour répondre au mieux à leurs besoins », a précisé le SG du SYNATCOMB. C’est pourquoi, la CEF-SI, a-t-il dit va tendre la main à tous ceux qui se sentent exclus du système de financement jusque-là proposé.

Le CEF-SI se veut une réponse aux préoccupations des exclus du système classique de financement.

« Dans une première phase, nous procédons à l’ouverture des agences de Sankariaré et Tanghin/marché à bétail. Nous envisageons une extension dans les chefs-lieux de régions et de provinces », a indiqué M. Nagalo. Pour le secrétaire administratif du SYNATCOMB, El Hadj Inoussa Kaboré, avec l’ouverture de la CEF-SI, c’est la concrétisation d’un rêve de 2015 qui devenu une réalité. « Chers camarades, réjouissez-vous et félicitez-vous. Car, la révolution économique que vous avez souhaité mettre en place depuis 2015 commence à porter ses fruits avec le lancement du CEF-SI », a-t-il lancé. Commerçant au grand marché de Ouagadougou, Salifo Guinko, représentant des commerçants, n’a pas caché son satisfecit.

Salifo Guinko, représentant des commerçants, n’a pas caché son satisfecit. « cette caisse pourra aider nous les petits commerçants du secteur informel à développer nos activités ».

«Nous l’attendons depuis des années pour mener nos petites activités. De nos jours, avec la crise sécuritaire, il est difficile d’avoir des prêts bancaires. Mais, cette caisse pourra aider nous les petits commerçants du secteur informel à développer nos activités », est convaincu M. Guinko. «J’invite l’ensemble des acteurs du secteur informel  à venir ouvrir leur compte au sein de cette organisation qui contribuera d’une manière ou d’une autre pour tous les petits commerçants de faire fructifier leurs affaires », a -t-il recommandé.

Le SG du SYNATCOMB, Roch Donatien Nagalo a invité tous les membres du SYNATCOMB surtout les acteurs du secteur informel qui se sentent en marge du système de financement classique, à une adhésion massive à cette micro-finance et d’en faire l’outil de financement de leurs projets. Mais surtout d’œuvrer à sa gestion efficiente et responsable pour aider aussi les autorités de la Transition sous le leadership du Président Ibrahim Traoré dans l’atteinte des leurs objectifs de prospérité économique du Burkina.

Donald NIKIEMA

Viviane Wend-daabo BOKOUM

(Stagiaire)

 

Journées de la confrérie dozo de la Léraba: sous le signe de la reconquête du territoire national

La confrérie dozo de la Léraba a organisé, les 19 et 20 avril 2024 à Sindou, des journées provinciales pour réaffirmer aux autorités du Burkina Faso, leur engagement pour la reconquête du territoire national. Plusieurs activités ont ponctué ces journées. La cérémonie officielle a connu la présence du général de brigade Kassoum Coulibaly, ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens combattants, invité d’honneur de l’édition et du commandant Ismaël Sombié, ministre en charge de l’agriculture. Les délégations des confréries sœurs de la Côte d’Ivoire et du Mali ont répondu à l’invitation de leurs homologues du Burkina.

C’est dans la dynamique d’une réplique citoyenne à l’appel à la mobilisation générale lancé par le capitaine Ibrahim Traoré, Président de la Transition, que la confrérie dozo de la Léraba a entrepris de mobiliser ses membres afin de participer à la synergie d’actions pour la libération totale du Burkina Faso.

Et ces journées provinciales, aux dires du président du comité d’organisation de la 1re édition de la confrérie dozo de la Léraba, Braima Traoré, se présentent comme une tribune de manifestation de l’engagement des dozos aux côtés des autorités de la Transition pour une mise en œuvre réussie des initiatives de reconquête de l’intégrité du territoire, de promotion de la paix et de la cohésion sociale.

Selon le ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général Kassoum Coulibaly, les dozos abattent « un grand travail » et ils sont en harmonie avec les Forces de défense et de sécurité (FDS) dans cette partie du pays. Ces journées, a-t-il dit, sont une opportunité pour remercier la confrérie dozo au nom du chef suprême des armées. A en croire le patron de la défense nationale, les goulots d’étranglement pour la participation des dozos à la lutte contre ces forces du mal ont été levés. « Les dozos ont accepté volontairement se faire former comme des VDP, mais ils gardent une certaine autonomie pour leur activité », a fait savoir le général Kassoum Coulibaly.

L’essentiel, a poursuivi le ministre d’Etat, est que chaque Burkinabè, à quelque niveau qu’il soit, soit engagé pour mener à bien cette lutte contre le terrorisme. Les journées provinciales, a expliqué les organisateurs, visent à créer un cadre périodique d’expression et de mobilisation des composantes de la confrérie dozo afin d’optimiser une meilleure participation de ces acteurs à l’œuvre de développement. C’est pourquoi le parrain de l’édition, Lamine Coulibaly, par ailleurs administrateur général de l’Agence africaine du bâtiment et des travaux publics, a rassuré le comité d’organisation de sa disponibilité pour « jouer à fond » sa partition pour que l’événement se perpétue et grandisse.

La participation des confréries sœurs de la Côte d’Ivoire et du Mali a été saluée par le ministre d’Etat, ministre de la Défense nationale. « Cela démontre que dans la région, elles coopèrent ensemble et il y a une symbiose caractérisée entre elles », a-t-il déclaré. Et d’ajouter qu’il faut mettre cela à l’actif des populations qui ont été divisées par les frontières coloniales. Durant ces 48 heures, plusieurs activités ont été mises en œuvre.

Il s’agit entre autres de la conférence inaugurale sur le thème des journées, des rites d’adoration et d’intercession pour la protection des forces engagées dans le combat contre les forces du mal, l’engagement et du soutien à l’œuvre de restauration de la sécurité et de la cohésion sociale. Aussi, des activités de sensibilisation des membres de la confrérie sur des thématiques en lien avec leur rôle dans la dynamique de sécurisation du territoire et sur la législation en matière de détention d’armes à feu et les dispositions relatives à la lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre ont été menées
à l’occasion de cette première édition.

Mamadou YERE
Massadiami KARAMA
(AIB/Léraba)

Burkina Faso/Côte d’Ivoire : « Un nouveau départ » à la coopération

Le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire ont donné, le vendredi 19 avril 2024 à Niangoloko (Burkina), un nouveau départ à leurs relations de coopération qui ont été mises à mal ces derniers mois, par des incompréhensions.

« Nous quittons Niangoloko avec les cœurs remplis de joie. Nous avons passé en revue tous les points des relations entre les deux pays et je peux vous assurer que cette réunion de Niangoloko donnera un nouveau départ aux relations entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire. On ne peut que se féliciter pour ce qui vient de se passer ce jour et je n’en dirai pas plus », a affirmé, le vendredi 19 avril 2024, le ministre d’Etat ivoirien de la Défense, Téné Birahima Ouattara.

Le ministre ivoirien s’exprimait au terme d’une rencontre sollicitée par lui auprès de son homologue burkinabè, le général de brigade Kassoum Coulibaly.
« Nous espérons que nous reprendrons un nouveau départ dans le cadre du renforcement des relations entre nos deux pays pour lutter contre le terrorisme dans notre sous-région et les différents trafics qui ont lieu à la frontière commune entre nos deux pays », a estimé le général Coulibaly.

Ces derniers mois, les relations entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso ont connu des tensions liées aux arrestations de deux gendarmes ivoiriens et de deux éléments des forces combattantes burkinabè, accusés d’avoir franchi la frontière avec leurs armes de service. De l’avis du ministre d’Etat Ouattara, s’il existe « des points d’achoppement », il faut les régler pour « aller de l’avant». « Cette rencontre que nous avons souhaitée, nous partie ivoirienne, était très utile pour nous permettre de nous parler.

Les peuples qui sont de part et d’autre de ces frontières ont pratiquement beaucoup de choses en commun. (….) Et pour ce faire, ces deux peuples doivent tout faire pour rester ensemble », a-t-il expliqué.
Pour le ministre d’Etat Kassoum Coulibaly, il sied que les deux nations voisines se parlent toujours et fassent en sorte qu’il n’y ait pas de rupture de dialogue. « Nous souhaitons vivre dans un espace commun de sécurité dans la fraternité et la cordialité.

Chers frères, vous êtes chez vous. Il n’y a peut-être qu’une bande imaginaire qui nous sépare, (mais) on est ensemble », avait déclaré le général de brigade Kassoum Coulibaly à l’ouverture des travaux. Le ministre d’Etat Téné Birahima Ouattara a saisi l’occasion pour féliciter le Burkina Faso pour les victoires engrangées dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Il a fait part du soutien du Gouvernement ivoirien et affiché sa compassion face aux pertes subies dans le cadre de cette guerre.

Agence d’information du Burkina

« Epouse de soldat, cœur de soldat » : un concept pour « armer » les époux au front

Le directeur de cabinet du ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel major Pale Ollo Alain, a présidé la cérémonie d’ouverture de la première édition du concept « Epouse de soldat, cœur de soldat », vendredi 19 avril 2024,
à Ouagadougou.

Pour résoudre le problème du terrorisme, il faut que les épouses des soldats les rendent heureux au retour dans leurs différentes familles. C’est ce qui sous-tend l’initiation du concept « Epouse de soldat, cœur de soldat » par Yolande Kalwoulé. La cérémonie d’ouverture de la première édition de ce nouveau concept a été présidée par le directeur de cabinet du ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel major Palé Ollo Alain, vendredi 19 avril 2024, à Ouagadougou.

Mme Kalwoulé, l’initiatrice, a expliqué que les femmes des soldats sont confrontées à des difficultés telles que le stress, les soucis, les insomnies etc., lorsque leurs époux sont au front. Alors qu’elles ont un rôle capital dans l’épanouissement de leurs maris et la réussite de leur mission. Selon elle, l’épouse du militaire doit avoir un cœur capable d’accompagner son mari et faire en sorte qu’il soit heureux étant sur le terrain de combat. De plus, elle a ajouté que la femme du militaire est aussi celle qui fait face à des responsabilités dans la gestion financière en l’absence de son conjoint.

A cet effet, lors de cette première édition du concept « Epouse de soldat, cœur de soldat », des communications ont été présentées sur la gestion du stress, la gestion financière et l’utilisation responsable des réseaux sociaux. Le colonel major Palé Ollo Alain a salué l’initiative et a promis que les autorités sont prêtes à accompagner de telles idées pour que les résultats escomptés soient atteints dans de meilleurs délais.

Pour la coordonnatrice de l’association des épouses des militaires, Djamilatou Sanou, cette rencontre a été un grand bonheur pour les épouses des soldats. Elle a remercié Mme Kalwoulé pour l’initiative. « Nous sommes une association et nos moyens sont limités et nous demandons aux autorités de nous accompagner avec des formations pour que nous soyons plus autonomes », a sollicité Mme Sanou.

Aly SAWADOGO
Zocobède TAMINI
(Stagiaire)

Commande publique au Burkina Faso : une loi plus conforme aux standards internationaux adoptée

L’Assemblée législative de Transition a adopté le projet de loi portant règlementation générale de la commande publique au cours de la plénière, du samedi 20 octobre 2024, à Ouagadougou.

La loi 039/2016 qui régissait la commande publique au Burkina Faso n’est plus d’actualité. En effet lors d’une séance plénière de l’Assemblée législative de Transition, samedi 20 avril 2024, les 59 députés présents ont voté à l’unanimité la nouvelle loi qui encadre dorénavant la commande publique au pays des Hommes intègres.

Pour la ministre déléguée chargée du budget, Fatimata Bako/Traoré, la nouvelle loi va permettre de garantir l’indépendance de l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP), d’assurer la cohérence du système de sanctions, en le rendant plus efficace et de respecter les normes sociales et environnementales par rapport à l’acquisition des biens et services. Et pour cause, les dépenses publiques constituent un élément central dans le dispositif de gestion des collectivités publiques.

Elles s’exécutent pour la plupart, par le biais des marchés publics. Au regard de leur importance en volume et en valeur, les marchés publics ont une influence considérable sur la bonne gestion des affaires publiques et participent significativement au développement économique et social du pays. « Cela justifie la nécessité de mettre en place un système solide pour leur gestion, qui soit conforme aux standards internationaux et communautaires et qui repose sur des textes réglementaires clairs et compréhensibles », a poursuivi la ministre.

La nouvelle loi sur la commande publique introduit plusieurs innovations. Il s’agit de l’inscription de l’intégrité des acteurs comme un des principes de base de la commande publique. Désormais aux termes de la loi, les achats publics durables prennent en compte non seulement l’aspect économique mais également la prise en charge sociale et environnementale. Par ailleurs, elle renforce les attributions de l’ARCOP qui peut désormais sanctionner directement les agents publics indélicats.

Avec la nouvelle réglementation, il n’est plus possible de suspendre l’ensemble d’une commande publique à la suite d’un recours, car le référé-suspension a été retiré. « Cette disposition législative était mal appliquée, parce que de nombreux abus étaient constatés, avec pour conséquence, des difficultés pour l’Etat, de rendre disponibles très rapidement, les infrastructures pour lesquelles des commandes publiques étaient passées », a expliqué la ministre déléguée chargée du budget.

Evariste YODA

Une leçon de bon voisinage

Les ministres d’Etat en charge de la défense burkinabè, le général de brigade, Kassoum Coulibaly et ivoirien, Téné Birahima Ouattara, se sont rencontrés, le jeudi 18 avril 2024 à Niangoloko, à la frontière ivoiro-burkinabè. « Nous quittons Niangoloko avec les cœurs remplis de joie.

Nous avons passé en revue tous les points des relations entre les deux pays et je peux vous assurer que cette réunion de Niangoloko donnera un nouveau départ aux relations entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire.

On ne peut que se féliciter pour ce qui vient de se passer ce jour et je n’en dirai pas plus », a affirmé Téné Birahima Ouattara au terme de la rencontre. Pour sa part, le ministre d’Etat, Kassoum Coulibaly, a fait savoir « qu’il sied que les deux nations voisines se parlent toujours et fassent en sorte qu’il n’y ait pas de rupture de dialogue ».

Cette rencontre porte un symbole fort eu égard au fait que les relations entre les deux voisins ont été marquées par des incompréhensions depuis quelque temps. Si le Burkina l’a acceptée, à la demande de la Côte d’Ivoire, c’est qu’il a accueilli favorablement cette main tendue, dans un contexte sécuritaire difficile avec des attaques terroristes qui
n’épargnent personne. De plus Ouagadougou et Abidjan savent également que l’insécurité et développement ne font pas bon ménage.

Le plus important c’était donc ce contact direct de Niangoloko où Burkinabè et Ivoiriens ont donné une leçon de realpolitik. Les temps ont changé, il faut faire avec, en prenant ses responsabilités.

Ces deux pays, à travers « l’Opération Comoé » menée en 2020, avaient mobilisé des soldats pour traquer les bandits armés qui écument leur frontière commune. La Côte d’Ivoire et le Burkina Faso ont fait de la paix un socle, de sorte à pouvoir trouver solution à tout différend ou problème commun.

Vu l’actualité des deux pays, d’autres questions pourraient s’inviter comme celle liée au tracé frontalier entre deux pays qui, il n’y a pas 100 ans, constituaient une seule et même entité.

Le général Kassoum Coulibaly et son homologue ivoirien Birahima Ouattara ont-ils pu aborder toutes ces questions, en une seule journée ? Le temps compte et il ne faut pas le perdre.

Ils se sont refusé à divulguer le contenu des discussions, réservant l’exclusivité aux présidents Ibrahim Traoré du Burkina et Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire. Cela veut certainement dire que cette première rencontre pourra engendrer d’autres. Quoi que l’on dise, cette rencontre était plus que nécessaire, et bien de patriotes ivoiriens et burkinabè n’en espèrent pas mieux.

Assétou BADOH