Axe Ouaga-Bobo : 2 morts dans un grave accident de la route
Un accident s’est produit, le mercredi 13 mars 2024, sur l’axe Ouaga-Bobo, à hauteur du village de Makognadougou. Le bilan fait état de deux morts et un blessé.
Un véhicule de type Toyota 4X4 ayant quitté Ouagadougou, hier mercredi 13 mars 2024, pour Bobo-Dioulasso, a fait un accident qui a causé deux morts et un blessé. Le blessé a été transporté d’urgence dans un centre de santé pour des soins. L’accident s’est produit à hauteur du village de Makognadougou, à une vingtaine de kilomètres du nouveau péage moderne en construction. Des témoignages recueillis sur place, il est ressorti que le véhicule a complètement quitté le bitume et s’est retrouvé dans la nature. Tout porte à croire qu’il roulait à vive allure et le chauffeur aurait perdu son contrôle. Au moment où nous quittions les lieux aux environs de 15h30, les riverains étaient toujours sous le choc et attendaient des instructions avant de procéder à l’enlèvement des corps pour l’inhumation.
Ouamtinga Michel ILBOUDO omichel20@gmail.com
Culture de contre-saison : un tremplin pour les PDI de Solenzo
Fuyant leurs localités pour cause d’insécurité, plusieurs Personnes déplacées internes (PDI), pour subvenir à leurs besoins alimentaires, ont sollicité et obtenu des portions de terre pour les cultures de contre-saison. Pour éviter de tendre la sébile, ces PDI, en dépit des conditions climatiques et le manque de matériels adéquats, s’investissent pendant la saison sèche pour sortir des terres plusieurs spéculations.
Des Personnes déplacées internes (PDI) vivant dans la commune de Solenzo gagnent leur vie dans la culture de contre-saison. Contraintes d’abandonner leurs villages pour cause d’insécurité, elles ont bénéficié de leurs hôtes, des portions de terre dans les encablures de la ville de Solenzo pour faire du jardinage. Sur quelques sites, ce 19 février 2024, la volonté de réussir se lit sur les visages de certains occupants, mais également la peur à cause du manque d’eau. Les motopompes ont vite fait de tarir la rivière. Pour y remédier, les producteurs creusent des puits pour espérer sauver leurs cultures de la sécheresse. Du maïs, du haricot, des tomates, des oignons et diverses autres spéculations se laissent voir sur les parcelles aménagées. Parmi les occupants des lieux, Issiaka Traoré (nom d’emprunt). M. Traoré dit tirer son épingle du jeu dans la commune de Solenzo. « Depuis deux ans, je suis ici. Je rends grâce à Dieu. Je suis en bonne santé et j’arrive à gérer les dépenses de ma famille », se réjouit-il. Un peu plus loin de lui, A.K., venu de Kanadougou dans la Kossi, exploite une superficie d’un demi-hectare. Il cultive du maïs, de la tomate et des oignons. « Je suis à Solenzo depuis août 2023. A notre arrivée, je n’ai pas eu de champs pour cultiver pendant la saison des pluies. Avec ce maïs, je compte nourrir ma famille, car je n’ai pas les moyens pour acheter des vivres », précise-t-il.
Des légumes déjà sur le marché
Certaines personnes ont déjà mis sur le marché, leur production de tomates et de feuilles d’oignons. C’est le cas de A.S., une PDI venue d’un village à 12 kilomètres de Solenzo. « Nous avons commencé à vendre la tomate. J’ai investi près de 100 000 F CFA. A l’issue de la campagne, je peux m’en sortir avec au moins un million F CFA », laisse-t-il entendre. Avec cette somme, il entend acquérir un terrain hors lotissement et construire une maison pour loger sa famille. C’est jour de marché, L.C., propriétaire terrien, s’est joint aux PDI dans la maraicherculture. Ce 19 février, sa charrette pleine de tomates, il ralliait le marché de Solenzo pour écouler les produits de son dur labeur. « Au marché, le petit seau (outil de mesure) se vend à 1 000 F CFA. Les acheteurs de Bobo-Dioulasso se procurent la caisse à 5 000 F CFA », confie-t-il. Avec sa charge, L.C. compte rentrer chez lui avec 12 500 F CFA. Au lieu de se réjouir, il dit avoir un pincement au cœur. « C’est à cause de l’insécurité. Sinon, auparavant, je pouvais m’en sortir avec 75 000 F CFA, la charrette remplie de tomate, surtout pendant le mois de mai », indique-t-il.
Des femmes battantes
Si des hommes, surtout déplacés internes sont motivés dans la culture de contre-saison pour subvenir aux besoins de leurs familles, des femmes battantes, on en trouve parmi eux. Après avoir fui la menace terroriste de son village situé à une vingtaine de kilomètres du chef-lieu de la province des Banwa, J.C. ne compte pas s’apitoyer sur son sort. Sa situation de déplacée, fait-elle savoir, ne doit pas être un obstacle. Dans son jardin d’un demi-hectare, elle a repiqué des oignons. Elle a pu acheter de l’engrais pour son exploitation, mais son seul souci, c’est le manque d’eau. « Mon époux m’a appuyé avec 5 000 F CFA. Avec cette somme, j’ai dû faire recours à un puisatier qui m’a creusé mon puits. Je compte beaucoup sur le rendement de ce jardin qui va servir à nourrir ma famille. Mon mari était aide-maçon, mais ici le travail se fait rare », confie-t-elle. Au marché de la ville Solenzo, Alima Paré est revendeuse de légumes. Elle confie acheter la tomate à 12 500 F, la charge de charrette. « Pour les choux, on négocie le tricycle à 50 000F CFA. A la fin de la journée, je peux m’en sortir avec un bénéfice allant de 3 000 à 5 000 F CFA », précise-t-elle. Elle souligne que n’ayant pas eu de terres pour cultiver pendant la saison écoulée, plusieurs personnes notamment les PDI ont rejoint le bas-fond.
Un exemple de vivre-ensemble
Populations hôtes et PDI se sont donné la main pour travailler dans ce bas-fond. Et les regards sont tournés vers les structures en charge de l’agriculture pour la solution au manque d’eau. « A l’issue d’une rencontre, nous avons mis en place une coopérative qui regroupe tous les producteurs sans distinction. Ceci était une recommandation des agents de l’agriculture », fait savoir Issa Ouédraogo, un exploitant. Mais son souhait est que la rivière soit désensablée. « Si cette rivière est désensablée, Solenzo pourrait alimenter les autres villages en eau et en légumes », pense-t-il. Pour accompagner ces PDI, la direction provinciale en charge de l’agriculture a mis à leur disposition de l’engrais subventionné au prix de 12 000 F CFA, le sac. « Nous avons bénéficié de 7 motopompes et une motopompe solaire pour les PDI. 330 tubes pour l’irrigation ont été acquis également pour les producteurs », ajoute-t-il. S’agissant de l’ensablement de la rivière, la direction provinciale est conscient du problème. Le directeur provincial indique qu’un projet d’aménagement du bas-fond avait été monté pour être réalisé par le Projet d’appui à la promotion des filières agricoles (PAPFA). « Mais, avec l’insécurité, les choses ont dû trainées », renseigne-t-il en rassurant que deux autres projets d’aménagement sont prévus. Une fois ces projets réalisés, à en croire M. Coulibaly, vont accroitre la culture de contre-saison dans la province des Banwa.
Salifou OUEDRAOGO (AIB Banwa)
Conseil des ministres : le gouvernement entérine la baisse significative des tarifs des examens de scanners, d’IRM et d’actes d’hémodialyse
Le Président de la Transition, chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, a présidé, ce mercredi, l’hebdomadaire Conseil des ministres. Plusieurs dossiers inscrits à l’ordre du jour ont été examinés et adoptés selon le ministre d’Etat, Porte-parole du gouvernement, Jean Emmanuel Ouédraogo.
Au titre du ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, le Conseil a adopté trois rapports. Il s’agit du décret portant modification de la fiche n°6 de l’annexe du décret du 15 novembre 2019 relatif au Répertoire interministériel des métiers de l’Etat (RIME), d’une autorisation spéciale de recrutement sur concours direct de médecins généralistes pour des formations spécialisées en chirurgie générale et en chirurgie pédiatrique au titre des années 2024 et 2025, et d’une autorisation de recrutement sur concours direct au titre de l’année 2024. « Le Conseil a autorisé l’ouverture de 5 364 postes à pourvoir pour débuter (…). Au fur et à mesure que nous avançons, en fonction des priorités dégagées par le gouvernement, on peut décider d’un recrutement spécifique dans un secteur donné pour compléter », a indiqué le ministre d’Etat, Bassolma Bazié. « En plus des concours (…), l’Etat est disposé à recenser l’ensemble des étudiants qui sont sur les sites de production agricole pour leur permettre de s’installer à leur propre compte. L’Etat va également envisager le recrutement d’un certain nombre de jeunes pour les former en entrepreneuriat dans des domaines bien précis et les accompagner dans leur installation », a ajouté Bassolma Bazié.
Pour le compte du ministère de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les institutions, le Conseil a adopté deux projets de loi dont l’un concerne la relecture de la loi portant attributions, organisation, composition et fonctionnement du Conseil supérieur de la Magistrature, et l’autre est relatif à la modification de la loi n°050 portant statut de la Magistrature. Selon le ministre Edasso Rodrigue Bayala, ces deux textes qui seront transmis à l’Assemblée législative de Transition, permettront d’opérationnaliser la réforme consacrée au niveau de la Constitution et de donner plus de célérité dans le traitement des dossiers. En ce qui concerne le ministère en charge de la santé, le ministre Robert Lucien Jean Claude Kargougou a fait une communication orale relative à une nouvelle tarification des examens de scanners, d’IRM et d’actes d’hémodialyse.
« Le Conseil a entériné une baisse significative des tarifs des examens de scanners, d’IRM et d’hémodialyse. Pour ce qui concerne les examens de scanners actuellement, le tarif moyen s’établit à 50 000 F CFA dans les hôpitaux publics. A partir de fin avril, la tarification sera de 25 000 F CFA, soit une réduction de 50% quelles que soient la localisation, les coûts et la technique. Pour les examens d’IRM, le tarif moyen au niveau de nos hôpitaux publics s’établit à 100 000 F CFA. A partir de fin avril, cette tarification va s’établir à 40 000 F CFA, soit une réduction de 60% », a indiqué le Dr Kargougou. Il a précisé que pour les actes d’hémodialyse, « actuellement au Burkina, si vous voulez être intégrés dans la file active pour bénéficier d’hémodialyse, vous devez payer une caution à vie de 500 000 F CFA. Le Conseil a décidé de supprimer purement et simplement cette caution ». Selon le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, cette baisse drastique entre en droite ligne de la vision du chef de l’Etat qui est de permettre à tous les Burkinabè d’avoir un accès équitable à des services et soins de santé de qualité.
Direction de la Communication de la Présidence du Faso
Publicité : Des réflexions pour assainir le secteur
La mairie de Ouagadougou a organisé, le 13 mars 2024, en partenariat avec l’Agence de développement économique urbain et Publicitaires associés un atelier de réflexion sur la publicité.
Cet atelier fait suite à une étude organisée par la mairie de Ouagadougou sur la gestion et l’exploitation de l’espace publicitaire. Elle a permis de mettre en lumière certains problèmes et difficultés, à savoir, entre autres, l’occupation anarchique des espaces publicitaires ;l’implantation non autorisée des panneaux publicitaires ; le non-respect de l’obligation d’identification des panneaux ;le manque d’entretien des panneaux ;la prolifération anarchique des pré-enseignes et signalétiques ; le non-respect des distances minimales entre les panneaux.
Pour lee président de la délégation spéciale de Ouagadougou, Maurice Konaté, l’objectif de l’atelier est de mener des réflexions permettant d’assainir l’espace publicitaire dans la commune pour plus de transparence, lutter contre la concurrence déloyale et maitriser le potentiel pour plus de recettes de la taxe sur la publicité.
M.Konaté a invité les acteurs de la publicité à travailler en synergie avec la mairie de Ouagadougou pour protéger la population des publicités mensongères. Du côté de Publicitaires associés, le président Salif Sanfo a explqué que les enjeux sont vraiment énormes dans ce secteur économiquement et socialement.
Arsène Millogo
Fédération Burkinabè de Football (FBF) : réception des textes relus
La Fédération Burkinabè de Football (FBF) a réceptionné ses textes relus par sa commission, ce mercredi 13 mars 2024.
Les élections de la FBF se tiennent en août 2024 selon les textes. Lazare Banssé sera-t-il candidat à sa propre succession ? Le président a répondu à cette question ce mercredi 13 mars 2024. « Si je vais me présenter, il est très tôt pour répondre à la question. Dans tous les cas, nous avons tout le temps et on verra bien ce qui va se passer dans les prochains mois », a déclaré Lazare Banssé. Mais il a appelé au respect des textes une fois adoptés à l’Assemblée générale prochaine, au risque de voir le football burkinabè confronté à la FIFA.
Sidwaya.info
Ouagadougou : une jeune dame arrêtée pour avoir tué sa tante de plus 70 ans à Dédougou
La police nationale a arrêté au secteur n°16 de Ouagadougou une jeune dame qui aurait assassiné sa tante dans la ville de Dédougou, province du Mouhoun, avant de prendre la fuite en direction de Ouagadougou.
L’information a été donnée ce mercredi 13 mars 2024 par le service de la communication de la police nationale via un poste sur les réseaux sociaux.
La présumée criminelle a confié aux enquêteurs qu’elle s’est rendue à Dédougou pour la commission de l’infraction en vue de se venger de sa défunte tante qui l’aurait maudite.
Par ailleurs, la police dans son poste précise que la jeune dame aurait commis ledit crime courant le mois de février dernier.
Augustin Sogoh SANOU
Sidwaya.info
Source : Police nationale
Assemblée populaire nationale chinoise : des résolutions pour la modernisation du pays
La 2e session de la 14e Assemblée populaire nationale (APN) chinoise s’est achevée à Beijinp (Pékin) en République populaire de Chine, le lundi 11 mars 2024, par l’approbation de différentes résolutions en vue de poursuivre la modernisation du pays.
La 14e Assemblée populaire nationale (APN), l’organe législatif suprême de la Chine, a tenu la réunion de clôture de sa 2e session, le lundi 11 mars 2024 à Beijinp (Pékin) en République populaire de Chine, marquant ainsi la fin des deux sessions de l’année. A l’issue d’une semaine de travail, les législateurs nationaux ont approuvé une résolution sur le rapport de travail du gouvernement, du comité permanent de l’APN, de la Cour populaire suprême, du Parquet populaire suprême. Hormis cela, ils ont adopté une loi organique révisée du Conseil des affaires d’Etat et approuvé le plan 2024 pour le développement économique et social national et le budget central pour 2024. Le président du comité permanent de l’APN, Leji Zhao, a affirmé que « lutter dans l’unité » est la voie que le peuple chinois doit emprunter pour faire de grandes réalisations historiques. Il a rappelé que 2024 marque le 75e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine et, est une année critique pour la réalisation des objectifs et des tâches du 14e plan quinquennal (2021-2025).

C’est la raison pour laquelle, il a souligné que la mise en œuvre des tâches fixées par la session de l’APN et la réalisation des objectifs de développement économique et social de cette année sont d’une grande importance. Pour atteindre ces objectifs, M. Zhao a insisté sur la mise en œuvre d’une philosophie de développement centrée sur le peuple et sur le développement de la démocratie populaire dans son ensemble. Pour ce faire, il a demandé de respecter les souhaits exprimés par le peuple, l’expérience qu’il a accumulée, les droits qu’il possède et le rôle qu’il joue. Aussi, a-t-il exprimé la nécessité de stimuler l’enthousiasme et la vitalité de l’esprit d’entreprise, l’innovation et la créativité de l’ensemble de la société. C’est pourquoi, le président du comité permanent de l’APN a souhaité l’adoption d’une approche réaliste et pragmatique pour répondre aux aspirations de la population à une vie meilleure grâce à un travail acharné et à l’unité. L’organe législatif suprême de la Chine a également appelé à des efforts inlassables pour faire de la Chine, un pays plus fort et rajeunir la nation chinoise sur tous les fronts en poursuivant la modernisation de la nation.
Souaibou NOMBRE Depuis Pékin (Chine) Snombre29@yahoo.fr
ARCEP : les membres consultent le Premier ministre
Le Premier ministre, Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambela, a reçu en audience une délégation de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) conduite par son président, Pasteur Poda.
La Primature est l’institution de tutelle administrative de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes(ARCEP). De ce fait, une délégation de l’institution conduite par son président, Pasteur Poda s’est rendue chez le chef du gouvernement, Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambela, hier mardi 12 mars 2024. « Nous sommes venus pour une visite de courtoisie au Premier ministre », a expliqué Pasteur Poda à sa sortie d’audience. Il a indiqué que les échanges avec le chef du gouvernement ont porté notamment sur les missions qui sont dévolues au conseil de régulation. « Nous avons reçu ses conseils, ses encouragements et des orientations qui nous permettront d’aller de l’avant », a-t-il signifié.
L’hôte de la Primature a fait savoir que l’ARCEP a élaboré et mis en place un Plan stratégique de développement contenant un certain nombre d’innovations avec au centre la régulation par les données et la digitalisation. Pour lui, cette initiative est de nature à impulser la mission de régulation et d’appui au développement du secteur de communication électronique des postes au Burkina. L’ARCEP a, entre autres, pour missions la définition de la réglementation applicable à tout ou partie des opérateurs… Elle veille également à ce que les principes de protection des consommateurs de réseaux internet, fixes, mobiles et postaux soient respectés.
Aly SAWADOGO


