Justice militaire : qui est le nouveau directeur ?

Le directeur de cabinet du ministre de la Défense et des Anciens combattants, Alain Ollo Palé, a officiellement installé le nouveau directeur de la justice militaire, le magistrat commandant, San Polycarpe Traoré, dans ses fonctions, jeudi 11 avril 2024, à Ouagadougou.

Sur proposition du ministre de la Défense et des Anciens combattants, le magistrat commandant, San Polycarpe Traoré, a été nommé directeur de la justice militaire par décret présidentiel, le 27 février 2024. Il a officiellement été installé dans ses fonctions par le directeur de cabinet du ministre en charge de la Défense, le colonel-major Alain Ollo Palé, dans la matinée du jeudi 11 avril 2024, à Ouagadougou.

Après l’avoir installé, le colonel Palé a insisté sur la lourdeur de la tâche qui lui est confiée. « Nous sommes dans un contexte de prolongation de la mobilisation générale et de la mise en garde où la justice militaire est appelée en cas de besoin à jouer un rôle primordial », a-t-il indiqué. Par conséquent, il a appelé le nouveau directeur à prendre rapidement ses marques pour un fonctionnement efficace et efficient de la justice militaire.

Il l’a rassuré de la pleine disponibilité de la hiérarchie militaire à l’accompagner. Le directeur de cabinet a, par ailleurs, invité l’ensemble du personnel à faire confiance et à apporter son soutien au nouveau directeur dans l’accomplissement de ses missions qui consistent essentiellement à assurer le bon fonctionnement des services et des autres entités de la justice militaire.

Du soutien de la hiérarchie et de ses collaborateurs, le commandant San Polycarpe Traoré a dit en avoir besoin, au regard du poids de la tâche qui vient de lui être confiée. Il a traduit toute sa reconnaissance au chef de l’Etat, chef suprême des armées, le capitaine Ibrahim Traoré et au ministre d’Etat, ministre en charge de la défense, le général de brigade Kassoum Coulibaly qui ont cru en lui en le portant à la tête de la direction de la justice militaire. Il a affirmé ne pas douter de la compétence et de l’engagement de son équipe à conduire la destinée de la direction.

San Polycarpe Traoré a dit être conscient du rôle de la justice militaire dans cette période de crise que traverse le pays où les forces de défense et de sécurité sont au premier plan de la lutte. Il a annoncé que des réformes seront opérées dans tous les secteurs
de l’institution afin de la rendre plus performante pour répondre aux attentes des administrés. Le commandant Traoré a remplacé à ce poste le magistrat lieutenant-colonel François Yaméogo, admis à la retraite. Il a promis d’inscrire ses actions dans la continuité de celles entreprises par son prédécesseur à qui il a rendu un hommage.

Nadège YAMEOGO


Qui est le nouveau directeur de la justice militaire ?

San Polycarpe Traoré est né le 13 janvier 1988 à Soubaka dans la Comoé. Diplômé de l’académie militaire Georges Namoano de Pô en 2011, il rejoint l’Ecole nationale d’administration et de magistrature d’où il est sorti magistrat en 2016. Il est d’abord nommé juge d’instruction au Tribunal militaire de Ouagadougou puis instructeur non permanent dans les écoles et centres de formation militaires du Burkina dans les matières Code de justice militaire, Droit international humanitaire, Droit du travail, Droit administratif et contentieux administratif. San Polycarpe Traoré a également occupé les fonctions de conseiller juridique du bataillon du Burkina Faso à Tombouctou et de l’Etat-major multinational de l’exercice Flintlock. Le nouveau directeur de la justice militaire a en outre été régisseur de la Maison d’arrêt et de correction des armées cumulativement à ses fonctions de juge d’instruction. Avant d’être nommé directeur de la justice militaire, il était conseiller juridique du groupement des forces de sécurisation du centre cumulativement à ses fonctions de doyen des juges d’instruction au Tribunal militaire. Il est marié et père de deux enfants.

N.Y

Il y a des monstres parmi nous !

Un jour, j’ai croisé le regard imbibé de l’enfant d’une mendiante aux feux tricolores du carrefour. Au dos de sa mère, il sanglotait en me fixant à bout portant. Il tremblait de froid et d’effroi, à peine sevré, il porte déjà sa croix. La croix de l’innocence perdue et de l’avenir confisqué, la croix de toutes ces proies qui ploient sous le poids du malin destin. Il avait peut-être mal à la tête ; peut-être mal au ventre ; il avait mal quelque part, sans savoir exprimer son douloureux malaise.

Il était triste et visiblement excédé ; excédé de sa petite vie de misère. Sa mère sans être amère, lui donnait des tapes tendres aux fesses en fredonnant un air solitaire. En fait, elle n’était pas qu’une mendiante. Sa tête était couronnée d’une tignasse qui serpentait le long de ses frêles épaules. Tantôt, elle souriait, tantôt, elle riait aux éclats en lançant aux usagers de la route quelques invectives de la dérive. Elle portait une jupe en loques qui laissait transparaître ses reliefs et même « l’unité centrale » de son intimité. Son torse n’était couvert que d’un bout de banderole de tissu blanc sale.

Perché à bord de la mère sans repère, le pauvre bambin sans lendemain pleurait de manque de pain. En vérité, il criait sa faim et sa soif, mais personne ne daignait lui jeter un regard de compassion. Chacun détournait ses yeux de l’insupportable, sans être un tant soit peu charitable et serviable. Les uns baissaient les yeux quand les autres montaient les vitres de leur voiture pour être à l’abri de la peine et de la gêne.

La mendiante sans tête passait en revue les usagers, la main droite sur le cœur, l’autre tendue comme un leurre. Mais aucune pièce, aucun don, point de broutille. Je n’ai jamais donné 500 francs à un mendiant. Hier, je n’avais que 6 900 francs en poche ; j’ai donné le billet de 5 000 francs à l’infortuné duo en transhumance. Une dame sortit de son véhicule, s’empressa à ôter son seul pagne et le noua à la taille du malheureux semblable. Elle rejoignit sa voiture en jupon sous une pluie d’invectives des autres usagers.

Certains klaxonnaient en hélant, d’autres insultaient même la généreuse dame de cœur. Son seul péché était de bloquer la circulation, pendant que le feu était au vert. Son seul défaut était d’être plus sensible, plus humaine.
Nous rencontrons tous, tous les jours cet enfant au dos de sa mère. Nous croisons tous, le regard de la pauvreté et de l’abandon. Mais combien cèdent à la tentation du bien ? Combien succombent à la souffrance des autres au point de partager leur peine ?

Ce jour-là, parmi les « insulteurs de mère », il y en a qui venaient de la messe ou de la mosquée, la croix en bandoulière, le boubou immaculé ; la Bible ou le Coran sous l’aisselle. Parmi les « spectateurs » de l’horreur, tous étaient issus d’une femme, très peu ont eu la chair de poule. Il y a des hommes qui n’ont jamais frissonné de froid ou soupiré d’ennui. Leur cœur est bâti en dur, barricadé de parechocs anti- émotions. Leur vie est pleine d’hommes et de femmes acquis à leur cause. Mais leur cœur est vide d’humain.

Nous ne sommes pas obligés de donner à tout le monde, en tout temps et en tout lieu. Nous ne pouvons pas tout faire pour tout le monde en même temps. Nous devons juste être humain, et l’humain n’a pas de prix, parce qu’il coûte plus que tout.
Ce jour-là, j’ai pensé à l’inconnu géniteur de l’enfant solitaire. Qui peut-il bien être. Pourquoi a-t-il fait ça ? Faire la bête à deux dos avec une malade mentale, juste pour le fantasme ; juste pour l’argent et le pouvoir.

C’est inacceptable, mais combien ont déjà consommé l’acte du pacte, sans tact, sans le moindre trac ? Combien ont ensemencé les entrailles de l’innocente démente sans abri pour émerger des débris d’une société hérétique ? Combien ont abusé de la bohémienne affamée et sans défense, pour satisfaire à une bassesse existentielle, sans sens ? Combien êtes-vous ? La pire des folies, c’est celle des « sains d’esprit et de corps » qui n’en font qu’à leur tête. Haro ! Il y a des monstres parmi nous ; des âmes souillées au corps soyeux et soigneux ; d’honorables êtres déplorables sans respect. C’est dommage pour notre espèce. Mais ils sont parmi nous quand même !

Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr

Fonds de soutien patriotique: des collégiennes reversent leur recette de mars

Trois donateurs ont renfloué le Fonds de soutien patriotique d’un montant total de 71 millions 82 mille 500 FCFA, jeudi 11 avril 2024, à Ouagadougou.

L’appel à la mobilisation des ressources endogènes pour le financement de la lutte contre le terrorisme a été entendu par les auditeurs et téléspectateurs du groupe Savane médias. Ils ont contribué à hauteur de 70 millions 50mille FCFA au Fonds de soutien patriotique (FSP). Le chèque matérialisant le versement de cette somme au Trésor public a été remis, dans la soirée du jeudi 11 avril 2024, par le Président directeur général (PDG) du groupe, Aboubacar Zida dit Sidnaba.

« Les contributeurs semblent essoufflés et je voudrais leur demander de consentir encore des efforts car le monstre c’est-à-dire le terrorisme qui nous pourchasse n’est pas fatigué », a-t-il commenté. Le responsable de la collecte au profit du Fonds de soutien patriotique du groupe Savane médias, Yacouba Jacob Barry a souligné que le montant reversé est le fruit de la contribution des burkinabè de l’intérieur et de la diaspora. « Le groupe Savane médias est un VDP dans la collecte des fonds et il le restera jusqu’à ce que la paix revienne », a-t-il poursuivi.

Les commerçants de la commune rurale de Rambo de la province du Yatenga dans la région du Nord ont fait le déplacement à Ouagadougou pour remettre un chèque d’un montant de 1 million FCFA. Selon leur représentant, Lassané Sana, cette contribution est le

Les commerçants de la commune rurale de Rambo manifestent ainsi leur engagement
pour le retour de la paix.

signe de leur gratitude pour les efforts consentis par le gouvernement en vue du retour de la paix et de leur disponibilité à accompagner le processus de la reconquête du territoire. Il a saisi l’occasion pour faire le plaidoyer pour la dotation des VDP de sa commune en matériels militaires et aussi la réhabilitation de la voie Ouagadougou-Bokin-Rambo.

« Les VDP de la commune abattent nuit et jour un travail acharné, mais l’équipement de ces derniers en matériels de combat reste toujours faible depuis la date de leur installation. Aussi, face à l’insécurité les voies reliant la commune au chef-lieu de la province ont été bloquées par les HANI, empêchant ainsi le ravitaillement de notre localité à partir de Ouahigouya. La seule voie de ravitaillement est Ouagadougou-Bokin-Rambo, cependant l’état de cette route rend le trajet difficile surtout en saison des pluies », a-t-il fait savoir.
Noéla et Toussiane Zabré, toutes deux élèves en classe de 5e au complexe scolaire MonSeigneur André Dupont ont décidé de reverser la totalité de leur recette du mois de mars issue de la vente de bonbons, qu’elles confectionnent au profit du FSP.

« Nous avons commencé à vendre des bonbons à partir de février car nous comptions nous acheter une moto, mais avec les conseils de nos parents nous avons décidé de reverser la recette de mars soit 32 500FCFA pour répondre à l’appel du président capitaine Ibrahim Traoré ». Ces élèves ont, par ailleurs, annoncé leur engagement à reverser désormais 30% des ventes au Fonds de soutien patriotique et leur volonté de mobiliser leurs camarades pour rendre visite aux blessés de guerre.

Le PDG du groupe Savane médias, Aboubacar Zida dit Sidnaba (gauche) a remis un chèque de 70 050 000 FCFA récolté auprès des auditeurs et téléspectateurs.

« Avec l’accord de nos parents nous allons demander une audience au président afin de lui demander l’autorisation de faire une immersion au front. Pour nous, cette guerre doit prendre fin maintenant et le pays a besoin de tout le monde, grands comme petits. C’est pourquoi, nous lançons un appel à tous les élèves de se mobiliser », a-t-elle ajouté.

Les 3 chèques ont été réceptionnés par le Secrétaire général du ministère de l’Economie, des Finances et de la Prospective, Vieux Abdoul Rachid Soulama, représentant le ministre Aboubakar Nacanabo. Au nom du gouvernement, il a remercié tous les donateurs pour leur réponse favorable à l’appel du chef de l’Etat. « Ces actes, s’ils permettent d’ajouter de la terre à la terre pour bâtir l’édifice de paix, sont surtout des gestes de solidarité agissante et d’union nécessaires pour transcender le courage et la volonté de notre peuple de se dresser comme un seul homme pour la marche victorieuse sur la lâcheté et la barbarie.

En outre, ils sonnent comme un signal fort pour un hommage à l’ensemble des Forces de défense et de sécurité et des Volontaires pour la défense de la patrie », a-t-il déclaré. M. Soulama a relevé que la situation sécuritaire actuelle et l’évolution du contexte économique et politique sous régional et international interpellent les Burkinabè à la nécessité de développer des initiatives endogènes pour trouver les moyens nécessaires à la lutte contre le terrorisme et au financement des priorités de développement.

Nadège YE
Raynatou BARRY
(Stagiaire)

Sécurité des patients : « Beaucoup de dommages dans les milieux de santé peuvent être évités », Joséphine Zoungrana, pharmacienne hygiéniste

Une simple dénonciation peut contribuer à éviter les erreurs liées à la prise en charge des patients. Malheureusement, la méconnaissance de leurs droits par de nombreux personnes rend difficile le changement de comportement en milieu sanitaire. Dans cette interview, Dr Joséphine Zoungrana, pharmacienne hygiéniste et présidente de l’Association burkinabè pour l’amélioration de la sécurité des patients et le droit à la santé (ABASEP), revient sur les actions de sa structure pour la conscientisation des acteurs et des soins plus sûrs.

Sidwaya (S) : Pouvez-vous nous présenter votre structure ?
Joséphine Zoungrana (J.Z.) : Notre association travaille dans le domaine de l’amélioration de la sécurité des patients. C’est un regroupement de personnes expérimentées qui ont été témoins des situations dommageables subies par des patients et qui ont décidé de mettre en place en 2009, une association pour contri-buer à la construction d’un système de santé plus sûr.

S : Quels sont vos domaines d’intervention ?
J.Z. : Nous intervenons surtout dans le domaine de la formation, de la sensi-bilisation, mais aussi, de la recherche opérationnelle en vue de l’amélioration de la sécurité des patients. Nos cadres d’actions sont essentiellement les établissements de santé, mais aussi, auprès des malades et leurs familles. Parce que lorsque l’on parle de sécurité des patients, chacun a son rôle à jouer pour que les soins de santé soient moins à risque.

S : Quelles sont les réali-sations majeures de l’ABASEP depuis sa création ?
J.Z. : Nous avons contribué à l’organisation du Diplô-me universitaire « Hygiène hospitalière/sécurité des patients (DU HHSP) » qui était une première en Afrique francophone et plusieurs nationalités y ont pris part. La plupart des diplômés sont aujour-d’hui dans des institutions internationales ou occupent des postes de responsabilité dans les hôpitaux. L’ABASEP a également contribué aux côtés de Expertise France à travers le projet PRISMS à former un pool d’experts natio-naux en Prévention contrôle des infections (PCI) et sécurité des patients. Nous participons également à l’élaboration des documents normatifs et règlementaires sur les questions de santé lorsque le ministère de la Santé nous sollicite.

S : Qui peut bénéficier de votre expertise ?
J.Z. : Notre action bénéficie à tout le monde, au personnel de santé, comme aux malades. Parce que, quand on parle de sécurité des patients, un jour, notre pair peut être appelé à être patient. Donc cela bénéficie d’abord à nous en tant qu’humains et donc à tout le monde.

S : Disposez-vous de démembrements dans toutes les régions ?
J.Z. : Non, la plupart de nos membres sont à Ouaga-dougou, mais nous avons une cellule très dynamique à Bobo-Dioulasso. Pour le moment, nous sommes dans ces deux grandes villes.

S : Avez-vous les moyens de vos actions ?
J.Z : Notre atout majeur, c’est l’engagement de chaque membre de l’association. Sinon, du point de vue financier, nous fonctionnons jusque-là sur la cotisation de nos membres. Mais dans le cadre de certaines grandes activités comme certaines formations, nous avons eu quelques partenaires qui nous ont accompagnés pour leur réalisation.

S : Quelles sont les formes de collaboration que l’ABASEP entretient avec les structures de santé ?
J.Z . : Nous apportons un appui-conseil aux structures de santé qui le désirent pour l’amélioration de leur stratégie de prévention des risques infectieux liés aux soins
et de la sécurité des patients. Pour l’analyse des évènements indésirables, l’ABASEP peut accompa-gner les structures qui le souhaitent pour renforcer les capacités des acteurs en la matière. Bien entendu, cela se fait à travers des conventions de partenariat bien structurées.

L’ABASEP vient aussi en aide aux structures de santé en mobilisant les communautés pour la dotation en produits d’hygiène, les activités de salubrité, etc.
Les partenariats en cours avec d’autres associations permettront de renforcer notre présence et appui aux établissements de santé et aux usagers.

S : Quel est le plus grand risque en milieu de soins et comment le prévenir ?
J.Z : Le milieu du soin, bien qu’apportant d’énormes bénéfices aux malades, comporte également des risques et nous avons répertorié plusieurs types. On a par exemple, les erreurs liées aux médicaments et aux procédures chirurgicales. Nous avons parfois la survenue d’escarre, ce sont des plaies qui interviennent lorsque le patient est couché sur une seule position. Et nous avons des risques liés souvent à des erreurs de diagnostic. Il arrive que l’on fasse un mauvais diagnostic et on vous donne
un traitement qui ne convient pas.

Il y a aussi des risques liés à l’identification du patient. On peut se tromper de patient et on prend le traitement d’un patient A, pour donner à un patient B. On a des risques qui peuvent être liés aussi à la transfusion sanguine.
Mais le plus grand risque, ce sont les infections associées aux soins. Ces infections associées aux soins, ce sont des maladies qui sont dues à des germes que le patient attrape à l’hôpital, alors qu’il n’avait pas cette maladie en entrant dans l’établissement de santé. La liste des risques n’est pas exhaustive. Mais parmi tous les risques, ce sont les infections associées aux soins qui viennent en tête dans la plupart des pays en développement.

S : Le patient peut-il venir se plaindre en cas d’évènements indésirables ?
J.Z : Il existe un système de notification des évènements indésirables au Burkina. Mais le système a des insuffisances parce qu’il ne prend pas en compte tous les risques. Par exemple pour les médicaments, la transfusion sanguine, la vaccination et même les infections, il y a un circuit de notification qui existe. Donc, le patient qui se dit victime d’un évènement indésirable peut notifier ce qui lui est arrivé via ce système. Mais comme je le dis, le système n’est pas complet. Donc, il y a beaucoup de domaines de risques où le patient n’a pas de possibilité de déclarer ce qu’il
a subi dans l’hôpital.

S : Dans ce cas, que peut faire le patient ?
J.Z : C’est de se plaindre, mais de manière informelle. Au niveau de l’association, nous incitons tous ceux qui croient avoir subi un préjudice en milieu de soins à le rapporter ou à le notifier, si le système de notification existe. Pourquoi nous incitons les gens à ne pas se taire ? Parce que le fait de rapporter l’évènement qu’on a subi va permettre à l’autorité d’avoir une meilleure évaluation de l’ampleur du problème.

Et cela va pousser à analyser le phénomène. En analysant le phénomène, les défaillances qui ont concouru à la survenue de l’évènement, on va finir par tirer des leçons, mettre en place un plan d’action pour corriger ces défaillances afin que cela n’arrive pas. Donc au niveau de l’association, nous incitons vraiment tous ceux qui pensent avoir subi un préjudice quelconque à le notifier, ne serait-ce qu’au sein du service, auprès du surveillant d’unité du soin. En tout cas à rapporter l’évènement qu’ils ont subi à quelqu’un dans la formation sanitaire.

C’est ainsi qu’on va arriver à mettre en place des actions correctrices pour que cela n’arrive pas à un autre malade. Mais tant que les gens se tairont, le feront de manière informelle dans les familles, cela ne permettra pas de corriger les défaillances du système. Parce qu’en fait, quand une erreur arrive, généralement ce n’est pas la responsabilité individuelle du soignant qui est engagée. C’est un ensemble de facteurs, un ensemble de défaillances qui amènent le soignant à commettre l’erreur. C’est vrai qu’à priori, on veut dire que c’est telle personne qui est le responsable. Mais lorsqu’on fait l’analyse, on se rend compte que c’est plusieurs facteurs qui ont concouru à ce qu’il fasse l’erreur. Voilà pourquoi, il ne faut pas se taire. Il faut rapporter ce qu’on a subi.

S : Alors, comment prévenir les infections associées aux soins ?
J.Z : Les infections associées aux soins sont des maladies dues à des germes que l’on contracte en milieu de soins. Donc, la prévention va consister à mettre une barrière entre ces germes et le patient pour qu’il ne soit pas contaminé. Mais cela repose essentiellement sur le respect des règles d’hygiène hospitalières, non seulement par le personnel de soins, mais aussi par les visiteurs. La plupart des microbes à l’hôpital passent d’un patient à un autre, ou bien des surfaces à un autre patient via les mains. Si vous avez des germes sur le mur et quelqu’un va le toucher et toucher un patient, il va véhiculer le germe du mur sur le patient. Voilà pourquoi, la meilleure manière de prévenir les infections associées aux soins, c’est toujours l’hygiène des mains. Se laver les mains entre deux patients, se laver les mains quand on a touché une surface sale. Il faut toujours se laver les mains. C’est la meilleure mesure pour prévenir les infections.

S : Le port des gants ne peut-il pas remplacer le lavage des mains ?
J.Z : Le port des gants fait partie des mesures de prévention. Mais cela ne peut pas remplacer le lavage des mains parce que ce n’est pas à toutes les situations qu’on doit porter les gants. On porte les gants au fur et à mesure que vous travaillez. Surtout dans le contexte où les gants sont en latex et le latex est très poreux. Et plus vous travaillez avec vos mains, plus les pores du gant s’élargissent. Et par ces pores, si vous n’avez pas lavé les mains, les germes peuvent passer de votre main sur le patient, bien que vous ayez les gants, parce que les gants sont pourris.

S : Les gels hydro-alcooliques ne sont-ils pas une alternative ?
J.Z : En l’absence d’eau, on peut utiliser le gel. Mais c’est limite, car quand on a des souillures visibles, une projection de saleté sur les mains que l’œil peut voir, le gel n’est plus efficace. Il faut forcément aller laver à l’eau avant de faire la friction hydro-alcoolique.

S : Etant dans les formations sanitaires, constatez-vous que ces gestes simples sont respectés par les agents ?
J.Z : Se laver les mains est un acte simple. C’est un acte aussi qui ne coûte pas. Mais, c’est un acte très faiblement respecté par les professionnels de santé. Et, c’est pourquoi, au niveau de l’association, nous ne cessons de faire la promotion de l’hygiène des mains.
Parce que c’est par les mains que l’on prend le microbe du patient A pour aller le donner au patient B en milieu de soins. Mais ce faible taux d’observation de l’hygiène des mains, ce n’est pas seulement dans nos pays, même dans les pays dits développés, ils continuent à faire la promotion du lavage des mains.

Donc, c’est un travail de longue haleine. Dans notre contexte, par exemple, la famille du malade est utilisée comme un auxiliaire de soins, parce qu’on n’a pas souvent des auxiliaires de soins. Donc, il n’est pas rare que vous voyez des accompagnateurs en train de manipuler la voie veineuse ou être en train de vider les poches urinaires pleines. Etant donné qu’on les associe aux soins, il est important que le patient et sa famille aient des notions de comment prévenir les infections.

C’est en cela que les règles d’hygiène qui s’appliquent au personnel doivent s’appliquer au patient et à sa famille. Puisque la famille est utilisée comme auxiliaire de soins. Et, le personnel doit intervenir à ce niveau pour sensibiliser le malade et sa famille par rapport aux risques infectieux. En dehors de cela, les accompagnateurs, la famille, les visiteurs doivent tous être regardants quant à l’hygiène de la chambre d’hospitalisation. Ils doivent éviter les nuisances sonores, coopérer et respecter le règlement de l’établissement. Pour votre malade, lorsqu’on vous dit que les visites sont interdites, c’est pour sa sécurité. Et, il faut que la famille, les accompagnants acceptent que les visites soient interdites. Mais j’insiste surtout pour le respect des règles d’hygiène des mains, parce qu’ils interviennent
souvent comme auxiliaires de soins.

S : Est-ce possible que l’on arrive un jour à un milieu hospitalier sans préjudices ?
J.Z : Les préjudices évitables qui surviennent en milieu de soins ne sont pas une fatalité. Ils peuvent être évités et nous appelons tout le monde à collaborer afin que l’on puisse faire de nos soins, des soins sûrs. Nous appelons les malades, leurs familles et également les autorités sanitaires et le personnel soignant à collaborer. Si, nous nous donnons la main, je pense que l’on arrivera à avoir des soins plus sûrs.

 Interview réalisée par :
Donald Wendpouiré NIKIEMA

Coopération Chine-Burkina : des hommes et femmes de médias burkinabè découvrent l’Empire du milieu

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Le Centre d’études internationales et de formation du Groupe de communication internationale de Chine (CICG IISAT), en collaboration avec le ministère en charge de la communication du Burkina Faso organise, du 10 au 23 avril 2024, à Pékin, en République populaire de Chine, un séminaire de formation au profit d’une quarantaine de responsables de médias et de journalistes burkinabè.

Depuis quelques années, la République populaire de Chine affiche une volonté réelle de renforcer sa coopération dans le secteur des médias avec les pays africains en général et le Burkina en particulier. A cet effet, l’Empire du milieu, en collaboration avec le
ministère en charge de la communication du Burkina, a initié, du 10 au 23 avril 2024, à Pékin, un séminaire de formation, au profit d’une quarantaine de responsables de médias et de journalistes burkinabè issus des secteurs public et privé.

Un séminaire qui va durer 10 jours pour les responsables de médias et deux semaines pour les journalistes. La cérémonie d’ouverture a eu lieu, le mercredi 10 avril 2024, dans l’après-midi, heure locale. Financé par le ministère du Commerce de la Chine et piloté par le Centre d’études internationales et de formation du Groupe de communication internationale de Chine (CICG IISAT), ce séminaire permettra à la quarantaine d’hommes de médias de découvrir, notamment la culture chinoise, la politique sociale de la Chine en Afrique et, surtout, les pratiques journalistiques au pays de Mao Tsé-Toung.

Ils auront droit, en effet, à plusieurs communications sur diverses thématiques. Ce sont :
« Responsabilité sociale des grands médias à l’ère de l’omni-média », « Pratique du Groupe média chinois sur la communication en Afrique », « Situation nationale et pratique traditionnelle de la Chine », «Modernisation à la chinoise », « Importance mondiale de la lutte contre la pauvreté et de la réduction de la pauvreté en Chine », « L’aide de la Chine à l’Afrique »…

Aussi, conformément à l’agenda, les participants iront à la découverte de quelques monuments emblématiques et autres symboles historiques de la Chine. Durant leur séjour, ils vont visiter, également, la station de radio et de télévision du Hunan, une province méridionale et montagneuse de la Chine, située à plus de 1 300 kilomètres de Pékin.

« Resserrer les liens d’amitié et de coopération »

Une quarantaine de journalistes et de responsables de médias burkinabè prennent part
au séminaire.

Pour le directeur adjoint du CICG IISAT, Han Liqiang, qui a présidé la cérémonie inaugurale des travaux, il s’agit, à travers cette immersion dans l’Empire du milieu, de favoriser une meilleure compréhension de la Chine plurielle et pluridimensionnelle dans cette nouvelle ère. L’idée, a-t-il ajouté, est de resserrer les liens d’amitié et de coopération entre les peuples du Burkina et de la République populaire de Chine.

« Bien que les deux pays soient à des milliers de kilomètres l’un de l’autre, ils entretiennent des relations bilatérales plus étroites. Nous sommes devenus de vrais amis qui peuvent compter l’un sur l’autre et se faire confiance », a fait remarquer Han Liqiang. A sa suite, la responsable du département des études internationales du Centre, Feng Yujuan, a soutenu que cette opportunité « fructueuse » va participer, pour les deux parties, à renforcer la compréhension mutuelle des réalités de part et d’autre et à raffermir la coopération.

Sur ce point, le représentant des responsables des médias du Burkina, Valentin Kambiré, a indiqué que la nouvelle trajectoire politique du Burkina, depuis l’arrivée du président de la Transition, le capitaine Ibrahim Traoré, est favorable à la diversification des partenariats. « Le nouveau régime s’est résolument tourné vers des partenariats plus structurants avec des pays qui ont compris notre modèle de société et qui veulent bâtir avec nous un monde plus juste et plus équitable », a-t-il dit.

Vu l’enjeu, a noté le représentant des journalistes, Sebastien Moné, son groupe tâchera de suivre attentivement les déférentes communications qui seront déroulées, mais aussi de participer activement aux échanges.
« Nous allons saisir pleinement cette opportunité et retourner au pays des Hommes intègres avec de nouvelles idées, de nouvelles compétences et des perspectives qui apporteront, sans nul doute, une plus-value au paysage médiatique burkinabè », a-t-il déclaré avant de remercier, de vive voix, le président chinois et son gouvernement pour l’initiative et l’accueil « chaleureux ».

Joanny SOW
(Depuis Pékin en Chine)

 

IIe édition du mois du patrimoine burkinabè : Le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme a organisé une conférence de presse, le jeudi 11 avril 2024 à Ouagadougou, pour annoncer la IIe édition du mois du patrimoine burkinabè.

Le Burkina dispose de potentialités culturelles et touristiques diversifiées. Pour les valoriser davantage, le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme a lancé la IIe édition du mois du patrimoine burkinabè, à travers une conférence de presse, le jeudi 11 avril 2024 à Ouagadougou.

Selon le directeur général de la culture et des arts, Moctar Sanfo, le gouvernement burkinabè a lancé plusieurs chantiers majeurs en vue de réhabiliter les espaces patrimoniaux et de revitaliser les valeurs cardinales des communautés. Il a poursuivi que ces initiatives sont accompagnées par une volonté forte de travailler à l’appropriation par les Burkinabè de leur histoire et de leur culture.

« C’est fort de ce constat et dans le souci de faire des lieux de mémoire des espaces de convergence par excellence des populations que le gouvernement a lancé en 2023, pour la première fois, le mois du patrimoine burkinabè », a rappelé le directeur général. A l’entendre, la tenue de l’édition pilote a permis d’augmenter le nombre de visites dans les musées et les espaces de diffusion culturelle. Comme résultats acquis, il a cité l’augmentation de 64% des visites du Musée national du Burkina en 2023 par rapport à 2022.

« Le musée communal Sogossira Sanon a enregistré 26 304 visiteurs en 2023. Ce qui correspond à une augmentation de 159% par rapport à l’année 2022 », a-t-il indiqué. Au regard de ces résultats fort appréciables, le département en charge de la culture, s’appuyant sur les expériences acquises, entend organiser la IIe édition du mois du patrimoine burkinabè, du 18 avril au 18 mai 2024 sur le thème : « L’éducation au patrimoine, facteur de cohésion sociale au Burkina Faso ». Initiative citoyenne, M. Sanfo a fait savoir que la célébration de la IIe édition se déroulera sous la houlette du chef de l’Etat.

Il a soutenu que ladite édition prendra en compte la découverte de l’histoire et du riche patrimoine burkinabè à travers diverses activités. Il s’agit de campagnes de sensibilisation, l’animation de plateaux d’émissions directes et interactives qui entrent dans le cadre de la valorisation du patrimoine burkinabè.

« Cette année, nous envisageons installer des ambassadeurs pour le mois du patrimoine burkinabè », a informé Moctar Sanfo.
Il a expliqué que ces ambassadeurs auront pour rôle principal de donner davantage de visibilité à cette activité dans leurs réseaux professionnels à travers des actions qu’ils pourront initier en faveur de la protection et la promotion du patrimoine culturel.

A la question des journalistes de savoir qu’est-ce qui sera fait concrètement dans les sites touristiques au-delà des émissions, le directeur général de l’Office national du tourisme burkinabè (ONTB), Sulaïman Kagoné, a avoué que les détenteurs du patrimoine vont sensibiliser les populations à s’approprier leur patrimoine et à le transmettre aux générations futures.

Nadège YAMEOGO
Jacqueline Wêndengûudi OUEDRAOGO
(Stagiaire)

Agence de presse vidéo chinoise : la CCTV+ arrose le monde en sept langues

Les journalistes africains de l’édition 2024 du programme du Centre international chinois de la presse et de la communication ont visité la CCTV+, première agence de presse vidéo de Chine, le lundi 1er avril 2024 à Pékin. Elle est diffusée dans plus de 151 pays grâce à ses sept langues de travail.

C’est dans l’après-midi du lundi 1er avril 2024 que la trentaine de journalistes africains de l’édition 2024 du programme du Centre international chinois de la presse et de la communication ont visité la CCTV+ à Beijing, en République populaire de Chine. L’agence de presse vidéo, première du genre de la Chine, a été créée en décembre 2010. Pour son directeur général, Wei Gao, la CCTV+ travaille en collaboration avec plus de 700 médias dans plus de 151 pays et régions du monde, couvrant plus de 4 800 chaînes de télévision et plateformes de médias sociaux.

En Afrique, a ajouté M. Gao, elle a plus de 79 médias partenaires dans plus de 38 pays. Il a également précisé que les reportages de CCTV+ sont diffusés en 7 langues, à savoir l’anglais, le français, l’arabe, l’espagnol, le russe, le japonais et l’allemand et ce, 24 heures sur 24. Ces reportages, a-t-il informé, proviennent de Chine et du monde entier et couvrent un large éventail de sujets tels que la politique, la finance, la société, l’humanité, la nature et la science. Toute chose qui, selon lui, permet de partager en moyenne une centaine de nouvelles vidéos par jour.

Les journalistes ont constaté le travail fait par CCTV à travers ses langues de diffusion.

La CCTV+ présente deux programmes spéciaux : « today » qui traite essentiellement des nouvelles de la Chine et du monde entier et « biztoday » qui évoque spécifiquement l’actualité économique. La CCTV+ a conclu des partenariats avec un certain nombre d’organismes de presse internationaux afin de mettre en place des canaux de coopérations régionales. A ce jour, elle dispose de 8 mécanismes de partenariat à travers le monde avec 46 médias de 30 pays d’Afrique. A en croire le directeur général de la CCTV+, son média en collaboration avec la chaine de télévision internationale en continu chinoise CGTN, tous deux membres du China media group (CMG), lancera bientôt la tournée mondiale des médias « Explorons la Chine ensemble ».

Pour ce faire, il a indiqué qu’une centaine de médias étrangers, de célébrités, d’experts et d’universitaires seront invités à découvrir divers endroits de la Chine pour collecter des informations, participer à des expositions et bien d’autres activités. « Nous attendons avec impatience la participation active de nos collègues des médias africains pour promouvoir conjointement le mécanisme de partenariat médiatique sino-africain afin qu’il devienne plus grand et plus fort. Notre objectif est de promouvoir conjointement l’amitié traditionnelle et le développement économique et social des peuple chinois et africains », a conclu M. Gao.

Souaibou NOMBRE
Depuis Pékin (Chine)
Snombre29@yahoo.fr

Ouagadougou : La Police municipale saisit un camion-citerne aménagé pour le transport de marchandises

Dans la nuit du 06 au 07 avril 2024, les services de la police municipale de Ouagadougou ont interpellé un camion-citerne pour des pratiques douteuses.

Après vérification, il s’est avéré que le camion-citerne a été aménagé pour le transport de marchandises, les articles sont chargés dans la citerne en vue de tromper la vigilance des forces de l’ordre pendant le transport à l’intérieur du pays.

Le manège est de faire croire aux forces de l’ordre que le camion-citerne transporte du carburant pour ainsi échapper aux fouilles.

Les présumés auteurs ont été pris sur les lieux. Le camion-citerne et les articles ont été remis aux services compétents pour la suite de la procédure.

Sidwaya.info

Coopération Chine-Burkina Faso : Une quarantaine de responsables de médias et de journalistes burkinabè découvrent l’Empire du milieu

 

Le Centre d’études internationales et de formation du Groupe de communication internationale de Chine (CICG IISAT), en collaboration avec le ministère en charge de la communication du Burkina Faso, organise, du 10 au 23 avril 2024, à Pékin, en République populaire de Chine, un séminaire de formation, au profit d’une quarantaine de responsables de médias et de journalistes burkinabè.

Depuis quelques années, la République populaire de Chine affiche une volonté réelle de renforcer sa coopération dans le secteur des médias avec les pays africains en général et le Burkina Faso en particulier. A cet effet, l’Empire du milieu, en collaboration avec le ministère en charge de la communication du Burkina Faso, a initié, du 10 au 23 avril 2024, à Pékin, un séminaire de formation, au profit d’une quarantaine de responsables de médias et de journalistes burkinabè issus des secteurs public et privé.

Pour le Directeur adjoint du CICG IISAT, Han Liqiang, il s’agit de favoriser une meilleure compréhension de la Chine pluridimensionnelle dans cette nouvelle ère.

Un séminaire qui va durer dix jours pour les responsables de médias et deux semaines pour les journalistes. La cérémonie d’ouverture a eu lieu, dans l’après-midi du mercredi 10 avril 2024. Financé par le Ministère du Commerce de la Chine et Piloté par le Centre d’études internationales et de formation du Groupe de communication internationale de Chine (CICG IISAT), ce séminaire permettra à la quarantaine d’hommes de médias de découvrir, notamment, la culture chinoise, la politique sociale de la Chine en Afrique et, surtout, les pratiques journalistiques au pays de Mao Tsé-Toung. Ils auront droit, en effet, à plusieurs communications sur diverses thématiques.

La cérémonie d’ouverture des travaux a été marquée par une remise symbolique du livre « La gouvernance de la Chine » aux responsables des deux groupes.

Ce sont : « Responsabilité sociale des grands médias à l’ère de l’omni-média », « Pratique du Groupe média chinois sur la communication en Afrique », « Situation nationale et pratique traditionnelle de la Chine », « Modernisation à la chinoise », « Importance mondiale de la lutte contre la pauvreté et de la réduction de la pauvreté en Chine », « L’aide de la Chine à l’Afrique » … Aussi, conformément à l’agenda, les participants iront à la découverte de quelques monuments emblématiques et autres symboles historiques de la Chine. Durant leur séjour, ils vont visiter, également, la station de radio et de télévision du Hunan, une province méridionale et montagneuse de la Chine, située à plus de 1300 kilomètres de Pékin.

« Resserrer les liens d’amitié et de coopération »

Pour le Directeur adjoint du CICG IISAT, Han Liqiang, qui a présidé la cérémonie inaugurale des travaux, il s’agit, à travers cette immersion dans l’Empire du milieu, de favoriser une meilleure compréhension de la Chine plurielle et pluridimensionnelle dans cette nouvelle ère. L’idée, a-t-il ajouté, est de resserrer les liens d’amitié et de coopération entre les peuples du Burkina Faso et de la République populaire de Chine. « Bien que les deux pays soient à des milliers de kilomètres l’un de l’autre, ils entretiennent des relations bilatérales plus étroites. Nous sommes devenus de vrais amis qui peuvent compter l’un sur l’autre et se faire confiance », a fait remarquer Han Liqiang.

La responsable du département des études internationales du Centre, Feng Yujuan, a soutenu que cette opportunité « fructueuse » va participer, pour les deux parties, à renforcer la compréhension mutuelle des réalités de part et d’autre.

A sa suite, la responsable du département des études internationales du Centre, Feng Yujuan, a soutenu que cette opportunité « fructueuse » va participer, pour les deux parties, à renforcer la compréhension mutuelle des réalités de part et d’autre et à raffermir la coopération. Sur ce point, le représentant des responsables des médias du Burkina Faso, Valentin Kambiré, a indiqué que la nouvelle trajectoire politique du Burkina Faso, depuis l’arrivée du président de la Transition, le capitaine Ibrahim Traoré, est favorable à la diversification des partenariats.

« Le nouveau régime s’est résolument tourné vers des partenariats plus structurants avec des pays qui ont compris notre modèle de société et qui veulent bâtir avec nous un monde plus juste et plus équitable », a-t-il dit. Vu l’enjeu, a noté le représentant des journalistes, Sebastien Moné, son groupe tâchera de suivre attentivement les déférentes communications qui seront déroulées, mais aussi de participer activement aux échanges. « Nous allons saisir pleinement cette opportunité et retourner au pays des hommes intègres avec de nouvelles idées, de nouvelles compétences et de perspectives qui apporteront, sans nul doute, une plus-value au paysage médiatique burkinabè », a-t-il déclaré avant de remercier, de vives voix, le président chinois et son gouvernement pour l’initiative et l’accueil « chaleureux ».

Joanny SOW

(Depuis Pékin en Chine)