Usine de transformation de la tomate de Bobo-Dioulasso : Le gouvernement va injecter 225 millions FCFA pour améliorer l’accès à la route

Le gouvernement du Burkina Faso entend améliorer l’accès à l’usine de transformation de la tomate de Bobo-Dioulasso. Pour ce faire, les autorités de Transition ont décidé d’injecter 225 millions FCFA dans la réalisation des travaux.

Le délai d’exécution est de 5 mois et la distance totale de la voie est estimée à 7,5 km.
L’usine de transformation de tomate de Bobo-Dioulasso est bâtie sur une superficie de 3 hectares et va générer, à terme, au moins 150 emplois directs et plus de 10 000 emplois indirects.

Sidwaya.info

Source : Agence d’Information du Burkina

Parti communiste chinois : 100 ans de lutte et de gestion du pouvoir

Les journalistes africains de l’édition 2024 du programme du centre international chinois de la presse et de la communication ont visité le musée du Parti communiste chinois (PCC), le mardi 26 mars 2024 à Pékin.

Ouvert officiellement le 15 juillet 2021, marquant le centenaire du Parti communiste chinois (PCC), le musée à lui dédié est situé dans le district de Chaoyang, à Beijing (Pékin) en République populaire de Chine. Il est bâti sur une superficie de 147 000 m2 en R+3. Le premier niveau évoque la conquête du pouvoir par le PCC de 1921 à 1949. Le deuxième étage présente les années 1949 à 2007, soit de la prise du pouvoir par Mao Zedong à l’entrée de Xi Jinping au sein du comité permanent du bureau politique du PCC. Quant au troisième niveau, il est exclusivement réservé à la vie et aux réalisations de Xi Jinping, l’actuel Président de la Chine.

Le musée offre ainsi une vue d’ensemble du parcours centenaire du PCC et de son « inébranlable » esprit de lutte. A travers une visite guidée, les journalistes, en deux heures , ont pu, par le biais de plus de 2 600 images et 3 500 objets exposés dans le musée, comprendre la création et l’histoire du PCC ainsi que les réalisations socio-économiques atteintes sous la direction du parti. En effet, c’est le 23 juillet 1921, soit 10 ans après la création de la République de Chine, que le PCC naît dans la clandestinité à Shanghai. Parmi les 13 pères fondateurs, figurent Mao Zedong.

A la création du parti, il a fait savoir que « la fondation du PCC était un événement marquant de l’histoire de la Chine ». Quelques années plus tard, Xi Jinping a souligné que cet événement marquant a profondément changé la direction et les progrès du développement de la nation chinoise depuis l’époque moderne, ainsi que les perspectives et le destin du peuple chinois et de la nation chinoise. En outre, il a révélé que la fondation du PCC a profondément modifié la tendance et le modèle du développement mondial.
Ainsi, de 1921 à 1949, le PCC a mené le peuple chinois dans une lutte armée ardue et a finalement réussi à renverser « la domination de l’impérialisme » et à établir la République populaire de Chine (RPC).

C’est le 1er octobre 1949 à Pékin que Mao Zedong a proclamé la naissance de la RPC, 28 ans après la fondation du PCC. Sur la place Tian’anmen, il déclarait que « les Chinois se sont levés ». Après la fondation de la RPC, le PCC a conduit le peuple chinois de tous les groupes ethniques « à défendre l’indépendance et la sécurité du pays, à achever avec succès la transition de la nouvelle révolution démocratique à la révolution socialiste, à mener à bien une construction socialiste systématique à grande échelle et à réaliser un progrès économique et culturel sans précédent dans l’histoire de la Chine ». Principal artisan de la révolution chinoise et de l’édification du communisme, Mao Zedong a profondément influencé l’évolution de son pays. Il décède le 9 septembre 1976 à l’âge de 82 ans.

Souaibou NOMBRE
Depuis Pékin (Chine)
Snombre29@yahoo.fr

Journées nationales d’engagement patriotique : la mission diplomatique burkinabè à Pékin a sacrifié au rituel

L’ambassade du Burkina Faso en République populaire de Chine a procédé à la montée des couleurs, le vendredi 29 mars 2024 dans l’enceinte de la mission diplomatique, marquant ainsi le lancement des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne.

Les Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne sont prévues pour se tenir le 26 mars et le 2 octobre de chaque année et ce pendant 15 jours. C’est dans ce cadre que l’ambassade du Burkina Faso en République populaire de Chine a organisé une cérémonie de montée des couleurs en présence de son personnel et de certains ressortissants burkinabè, le vendredi 29 mars 2024, à Pékin. Cette cérémonie a marqué du coup le lancement desdites journées de la mission diplomatique dans ce pays d’accueil.

A l’issue de la montée des couleurs, l’ambassadeur du Burkina Faso en Chine, Daouda Bitié, a procédé à la lecture du message du chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré. De son avis, ce message invite chaque Burkinabè à s’engager pour la cause de son pays. « Comme le chef de l’Etat l’a si bien dit, cet engagement peut être de divers ordres. Cela peut se traduire par la contribution à l’effort de guerre, à l’engagement comme VDP et au payement des impôts en vue de renflouer les caisses de l’Etat. En plus, le message exhorte à une participation citoyenne en nettoyant son quartier et à planter un arbre à chaque évènement heureux, entre autres », a expliqué le diplomate.

A l’adresse des compatriotes vivant en Chine, il a estimé que le premier engagement de ces derniers consiste à être d’abord des Burkinabè « intègres », en représentant « fièrement » leur patrie au pays de Mao Zedong, en ayant un comportement « exemplaire » et de dignité. Pour le deuxième engagement, M. Bitié a invité la diaspora burkinabè en Chine à s’organiser pour contribuer au développement du pays. Et de préciser que cette contribution peut être financière ou toute autre opportunité qui puisse participer à la bonne marche des efforts entrepris par les plus hautes autorités. « Tout Burkinabè qui vit en Chine doit se comporter comme un ambassadeur en saisissant toute opportunité qui peut accompagner l’évolution du Burkina Faso.

Ça sera l’apport personnel à l’édification de la patrie », a fait savoir Daouda Bitié. Pour atteindre cet objectif, il envisage les jours à venir, aller à la rencontre des Burkinabè installés dans les zones à forte concentration telles que Guangzhou dans le Sud et Yiwu dans le Sud-Est de la Chine. Selon lui, c’est une activité qui peut aller au-delà de la période des Journées nationales d’engagement patriotique dans la mesure où la Chine est très vaste et les compatriotes vivent un peu partout. Qu’à cela ne tienne, il a saisi l’occasion pour lancer un appel aux Burkinabè vivant en Chine à venir se faire enrôler au niveau de l’ambassade afin que celle-ci puisse les connaitre et savoir où ils vivent pour mieux les assister en cas de besoin.

Souaibou NOMBRE
Depuis Pékin (Chine)
Snombre29@yahoo.fr

Construction du pont Changtai de Yangtsé : compétences, technologies et normes chinoises valorisées

Dans la province du Jiangsu, des journalistes africains ont visité le chantier de construction du pont de Changtai sur le fleuve Yangtsé qui devra à terme relier les villes de Changzhou et Taizhou en facilitant la mobilité et les échanges commerciaux.

Débutés en septembre 2019, les travaux de construction du pont de Changtai sur le fleuve Yangtsé, le plus long de Chine et le troisième au monde avec ses 6 380 km, s’achèveront en fin 2025. L’ouvrage en chantier est situé dans la province du Jiangsu, dans l’Est de la Chine et devra à terme relier les localités de Changzhou et Taizhou. Les travaux sont exécutés par la Société chinoise de communication et de construction.

De l’avis de ses experts, avec une longueur totale de 10,03 kilomètres, le tronçon combiné route-rail mesure 5,3 kilomètres, et est le premier passage au monde à combiner autoroute, chemin de fer interurbain et route normale. D’une portée principale de 388 mètres, ont-ils confié, c’est le plus grand pont en arc en acier à double usage route et rail du monde. Ils ont en outre révélé que le pont est composé de deux tours principales d’une hauteur de 350 mètres chacune, faisant du coup d’elles, les plus hautes tours de pont à haubans en construction dans le monde actuellement.

Les responsables de la Société chinoise de communication et de construction ont affirmé que la réalisation du pont s’inscrit dans le cadre de la modernisation de la Chine. C’est dans cette optique qu’ils ont précisé que les compétences, les technologies et les normes chinoises ont été combinés pour réaliser cet immense projet en vue de faciliter la mobilité des populations de part et d’autre en réduisant la durée du trajet entre Changzhou et Taizhou. En effet, sans cet ouvrage de franchement, il faut deux heures de route en véhicule et 40 minutes en bateau pour aller d’une ville à l’autre. Selon les experts de la société chinoise de communication et de construction, avec ce pont, il faudra seulement une dizaine de minutes pour rejoindre les villes portuaires de Changzhou et Taizhou qui possèdent chacune une zone économique spéciale.

La Société chinoise de communication et de construction est présente en Afrique et elle y a déjà réalisé un certain nombre d’infrastructures. Il s’agit entre autres du chemin de fer reliant la capitale kényane, Nairobi, à la ville portuaire de Mombasa dans le Sud du pays, du port de Lekki au Nigeria, de l’autoroute Addis-Abeba-Djibouti en Ethiopie et le pont de Maputo au Mozambique.

Souaibou NOMBRE
Depuis Changzhou (Chine)
Snombre29@yahoo.fr

Medias : Sidwaya a 40 ans d’existence

5 avril 1984 – 5 avril 2024, cela fait 40 ans, jour pour jour que « Le journal de tous les Burkinabè », Les Éditions Sidwaya, évolue dans l’univers médiatique au Burkina Faso. En attendant la célébration officielle le 27 mai prochain qui coïncide avec les 60 ans de l’Agence d’information du Burkian (AIB), les agents et les responsables de toutes les directions se sont réunis ce vendredi 5 avril au siège du média à cette occasion, à travers la montée des couleurs.

La cérémonie a été présidée par directrice générale, Assetou Badoh qui a saisi l’occasion pour rendre hommage aux devanciers. Mme Badoh a également félicité et encouragé l’ensemble du personnel, l’appelant à poursuivre ses efforts afin de porter encore plus haut le flambeau. « Je voudrais vous exprimer toute mon admiration et vous féliciter pour le combat que vous menez pour maintenir très haut ce journal qui est un héritage.

C’est un patrimoine national ! », a déclaré la directrice. La fin de la cérémonie a été marquée par la plantation d’un arbre au sein de la Direction générale du journal.
Le quotidien a été créé le 5 avril 1984 par le régime révolutionnaire du président Thomas Sankara.
Augustin Sogoh SANOU

Sidwaya.info

 

Relance de la production du blé au Burkina Faso: un pari gagné!

Bientôt, les Burkinabè consommeront du pain fabriqué à base de farine du blé « made in Burkina ».

Sous l’impulsion du Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré, le Burkina Faso s’est engagé dans la production à grande échelle du blé. Atteindre l’autosuffisance en farine de blé pour répondre à la demande de plus en plus croissante des consommateurs, tel est l’objectif visé par le gouvernement.

Pour ce faire, un accompagnement structuré (semences, matériels agricoles, aménagements des terrains, etc.) est apporté aux différents acteurs qui rivalisent d’ardeur sur le terrain.

 

Sidwaya.info

 

Source : SIG

SIAO 2024 : 4 000 exposants attendus

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La direction générale du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) a initié une rencontre d’informations et de mobilisation des artisans de la région du Centre, le jeudi 4 avril 2024 à Ouagadougou, sur l’organisation de la 17e édition du SIAO, prévue du 25 octobre au 3 novembre prochain.

La 17e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) se tiendra, du 25 octobre au 03 novembre 2024 sur le thème : « Artisanat africain, entrepreneuriat des jeunes et autonomisation ». Pour une organisation réussie, à six mois de l’évènement, la direction générale du SIAO mobilise les artisans, à travers des
rencontres d’informations et de sensibilisation.

Ainsi, après les rencontres d’échanges dans 12 régions, tenues entre le 14 et 28 mars dernier, ce fut le tour de celle du Centre d’échanger avec les organisateurs de la fête de l’artisanat africain. « La rencontre d’aujourd’hui marque le couronnement de cette tournée régionale d’informations et s’inscrit dans cette même dynamique de vous présenter la 17e édition du SIAO à l’effet de recueillir vos contributions pour améliorer l’organisation du Salon pour notre bonheur à tous », a indiqué la Directrice générale (DG) du SIAO, Mariam Traoré.

Comme les éditions précédentes, en plus des cérémonies d’ouverture et de clôture, il est prévu des expositions-ventes des produits de l’artisanat africain, des expositions du pavillon de la créativité. A cela s’ajoutent les séminaires et ateliers autour du thème central, des rencontres d’affaires sur l’espace B to B (entre professionnels du métier) et l’organisation de compétitions en vue de primer les meilleurs artisans du Salon.

La journée du pays invité d’honneur, les animations culturelles et artistiques, la gastronomie et la Nuit des artisans méritants (NAM) pour récompenser les lauréats sont aussi au programme de l’édition 2024. Des innovations majeures seront au rendez-vous de cette 17e biennale de l’artisanat africain. Il s’agit de l’opérationnalisation de plusieurs portes d’entrée et de sortie du site, de la mise en place des « points i » dans les pavillons pour centraliser les préoccupations des exposants et orienter les visiteurs, a fait savoir Mme Traoré.

Le e-SIAO (réservation, paiement et attribution des stands en ligne), la création d’un espace dénommé : « Village du pays invité d’honneur » figurent également sur la liste des innovations.

Mobilisation des artisans

… les artisans du Centre que son institution ne ménagera aucun effort pour une organisation réussie de cette importante manifestation, gage de la résilience du monde de l’artisanat face au contexte socio-économique actuel du pays.

Autre nouveauté annoncée, la réalisation d’ateliers vivants en vue d’une meilleure vulgarisation des métiers de l’artisanat. 700 stands, 4 000 exposants, 50 acheteurs et visiteurs professionnels venant des cinq continents, 30 pays participants, 350 000 visiteurs grand public venant de tous les horizons sont les statistiques attendues du SIAO 2024. Pour ce qui est du coût des stands, les exposants individuels de la zone Afrique vont débourser 700 000 F CFA pour les stands climatisés, contre 300 000 F CFA pour les ventilés. Quant aux exposants du reste du monde, les coûts sont de
1 500 000 F CFA et 1 000 000 F CFA respectivement pour les climatisés et les ventilés.

Et pour une meilleure visibilité du Salon, les organisateurs comptent sur la couverture médiatique par au moins 350 journalistes de 50 médias nationaux et internationaux.
Tout en saluant la tenue de ces rencontres d’échanges, le président de la Chambre des métiers et de l’artisanat (CMA) de la région du Centre, Paulin Kaboré, est revenu sur les inscriptions tardives de ses membres. Il a également évoqué la cherté des coûts des stands.

A son tour, la présidente des CMA, Germaine Compaoré, a invité les
artisans à se mobiliser comme les autres années pour la réussite de l’édition 2024.
La DG a expliqué que la région du Centre a toujours été la plus représentée aux éditions du SIAO. Pour elle, cela témoigne de la vitalité de son artisanat animé par des acteurs expérimentés et réguliers aux éditions du SIAO.

« Je souhaite donc que vos expériences respectives en termes de participation à ce salon nous soient partagées afin que nous puissions endiguer les difficultés qui ont pu entacher votre pleine participation à ces différentes éditions et surtout de permettre d’insister sur les bonnes pratiques pour un salon à la hauteur de nos attentes », a-t-elle lancé aux participants.

La 16e édition du SIAO a eu lieu du 27 janvier au 5 février 2023 sur le thème : « Artisanat africain, levier de développement et facteur de résilience des populations ». L’événement a mobilisé 3 679 exposants venus de 20 pays d’Afrique, d’Europe, d’Amérique et d’Asie et 35 acheteurs professionnels venus de 8 pays d’Afrique, d’Amérique, d’Asie et d’Europe. 360 223 visiteurs grand public venus de 34 pays d’Afrique, d’Amérique, d’Asie et d’Europe ont été enregistrés. Aussi, 702 stands ont été attribués aux exposants. 697 journalistes relevant de 76 médias nationaux et internationaux venus de 8 pays d’Afrique et d’Europe ont été témoins de l’édition passée.

 Mariam OUEDRAOGO
mesmira14@gmail.com

 

Salam du Ramadan/Thème central : Les relations interpersonnelles: les relations d’apprentissage

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Au nom d’Allah, Clément et Miséricordieux.
Louanges à Allah, l’Omniscient, le Sage, qui a enseigné à l’homme ce qu’il ne connaissait pas. Il a fait, également, de l’Islam, la religion de la connaissance. Que Sa paix et Ses bénédictions soient en abondance sur le Messager de miséricorde, envoyé à l’univers comme tel et sur l’ensemble des croyants de tous les temps.

« Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l’homme d’une adhérence. Lis ! Ton Seigneur est le Très Noble, qui a enseigné par la plume, a
enseigné à l’homme ce qu’il ne savait pas » (S96 V1-5). Telle fut la toute première révélation du noble Coran par laquelle Allah enjoint, à l’homme, la quête de la science. Le musulman est, alors, appelé, du berceau à la tombe, à être dans cette dynamique de l’éducation, du savoir, du livre, du déchiffrement, de la quête de l’esprit critique. C’est la raison pour laquelle, le Coran, dans maints versets, parle à ceux qui sont doués d’intelligence.

« Ceux qui savent et ceux qui ne savent pas, sont-ils égaux ? Seuls réfléchissent ceux qui se remémorent, ceux doués d’esprit » (S39 V8-9) nous dit Allah. La réalité est que, conformément à la parole du Prophète : « La recherche de la science est une obligation pour tout musulman », l’homme, pour être un bon musulman doit avoir la connaissance au risque d’être dans un suivisme naïf. Cette obligation s’impose à tous, homme comme femme, riche ou pauvre, jeune ou vieux de quelle que couleur ou race que ce soit.

La connaissance du musulman doit lui permettre d’avoir une vie épanouie ici-bas et réussir dans l’au-delà surtout que son souci majeur se résume dans l’invocation suivante :
« Seigneur Allah, accorde-nous une belle part dans ce monde, une belle part dans l’au-delà et préserve-nous de l’Enfer ». C’est pourquoi, la quête de la connaissance doit concerner les sciences religieuses pour bien adorer son Seigneur mais, également, les sciences
profanes afin de vivre dignement.

Le musulman se met, donc, quel que soit le domaine, dans une posture d’apprentissage. Entre l’apprenant et l’Enseignant, l’apprenti et le Maître, une certaine éthique doit être respectée afin d’avoir la baraka d’Allah.
La première des choses, pour l’apprenant comme l’Enseignant, est de savoir que c’est Allah, l’Omniscient, qui éduque, qui enseigne. Il faut, alors, l’invoquer afin qu’il accorde la connaissance comme Il l’enseigne dans le noble Coran : « Et dis : « Ô mon Seigneur, accrois mes connaissances » » (S20 V114).

En vérité, c’est Allah qui vous instruit. Il est, toutefois, de notre responsabilité de bien choisir les établissements dans lesquels nos enfants doivent être formés. Allah nous dit « Instruisez-vous auprès des gens de science, si vous n’en êtes pas » (S16 V43). Par cette injonction, les parents ont la responsabilité de choisir, pour leurs enfants, un établissement, un formateur, un instructeur de qualité. Ainsi, ils auront une meilleure formation, que ce soit en formation théorique ou en formation pratique ou de métier, pour compter parmi les meilleurs.

Un élément assez essentiel est que cette formation doit lui permettre d’atteindre ses deux objectifs précités de vie en tant que musulman. Il doit pouvoir vivre pleinement sa foi et continuer de la belle manière son apprentissage.
Aussi, il sied de rappeler que l’apprenant ou l’apprenti doit une certaine révérence à l’Enseignant, au Maître. Il est celui par qui tu quittes le niveau de l’ignorance à celui de la connaissance dans un domaine donné. Il est ton Père « scientifique ». Il faut, alors, se montrer très attentionné et prévenant à son égard.

A travers son comportement, il doit faire preuve de ce respect. Il n’appartient, donc, pas, à celui qui apprend, de manquer de respect à celui qui l’enseigne. Jamais, il ne doit hausser le ton devant lui encore moins lui proférer des paroles blessantes ou des injures.
Malheureusement, il est assez récurrent, de voir certains élèves, étudiants ou apprentis, manquer, de manière notoire, de respect aux Enseignants.

Quand nous étions étudiants, dans nos amphis, mêlés à la masse, certains, effectivement, insultaient les Professeurs qui avaient peut-être l’âge de leurs pères. C’est dire qu’ils étaient capables d’insulter leurs propres géniteurs s’ils en étaient arrivés là. Comment voulez-vous que Dieu bénisse votre savoir quand vous insulter ceux-ci par qui vous les avez ? A la fin, on acquiert un diplôme dépourvu de toute bénédiction à moins qu’on se rappelle ce comportement inapproprié et demander pardon et revenir repentants au Seigneur. On s’étonne après d’avoir la connaissance mais de ne pouvoir l’exploiter. Nous devons nous réinterroger.

Également, dans notre pays, ici, des Enseignants ont été frappés par ceux qu’ils sont sensés former. C’est une
aberration contre laquelle les autorités doivent prendre toutes les mesures appropriées.
Il faut, en outre, souligner que l’Enseignant, doit, aussi, se comporter en bon Père de famille. Il doit rester digne de son statut pour mériter tout le respect. Aucun Enseignant ne doit s’attendre à ce respect s’il passe du temps, avec ses apprenants, en boite de nuit, à
festoyer, s’il descend les culottes de ses apprenantes, s’il monnaie ses notes que ce soit par de l’argent ou par des rendez-vous tard dans les nuits, dans son bureau ou ailleurs. Le bruit court vite et comme il est dit « les murs ont des oreilles ». Il s’agit, là, d’un sacrilège.
En outre, à côté du respect, il faut une relation de loyauté entre les deux, surtout entre l’apprenti et le Maître.

Le premier doit se concentrer pour apprendre. Il doit faire preuve d’une assiduité remarquable tout au long de son processus d’apprentissage. Il doit supporter tous les calvaires normaux de sa formation. Bref, la patience et l’endurance sont nécessaires dans tout processus de formation. L’apprenant doit éviter de sauter les étapes parce que se croyant intelligent.
Dans nos ateliers, certains apprentis sont trop pressés. Sans finir convenablement la formation, ils décident de s’installer pour leur propre compte alors qu’ils n’ont pas toute la maitrise du métier.

Même si, dès les premiers moments, ils peuvent avoir de nombreux clients, leurs carences finiront par avoir raison d’eux puisque ces derniers repartiront comme ils sont venus. Et les voilà en train de traiter Dieu de tous les noms. Au lieu de se remettre en cause et repartir à la formation, certains d’entre eux risquent la dépression, d’autres courront d’Imams en Imams, de Prêtres en Prêtres, de Pasteurs en Pasteurs, de Féticheurs en Féticheurs. Et en fin de compte, ils deviennent une perte pour eux, pour leur famille, pour la société.

Le manque de loyauté dans nos ateliers pousse certains apprenants à créer des ateliers clandestins chez eux à la maison et à détourner les clients du Patron. Ils mettent une certaine concurrence déloyale entre eux et le Patron, d’autant plus que ce dernier n’est au courant de rien. Après, on se plaint d’avoir l’argent et de ne savoir où il rentre. C’est juste parce qu’il n’est pas propre, il est dépourvu de baraka.

En revanche, le Maître doit faire preuve, à l’égard de l’apprenti, d’une sincérité dans sa formation. Il doit le traiter comme son enfant. Il doit, à son égard, être professionnel. Il doit lui apprendre tous les rouages du métier. Et quand il le sentira prêt, il pourra si
l’apprenant le veut, le libérer avec toutes ses bénédictions de Maître. Certains de ceux d’avant ont prospérer parce qu’ils ont été sincères envers leurs apprentis et ces derniers, fidèles aux Maîtres.

Les apprentis sont restés apprendre pendant des années. Et même quand ils ont maitrisé le travail, ils sont restés quand même aider le Patron avant de sortir ouvrir, avec les bénédictions de ce dernier, leurs propres ateliers. Malheureusement, aujourd’hui, tout le monde est pressé alors que la patience est un chemin d’or.
Seigneur Allah, donne-nous la clairvoyance de mettre la quête de Ton amour au-dessus de tout autre.

NB : La foi musulmane est une foi active qui impose un devoir de présence.

Dr Inoussa COMPAORE
Imam à l’AEEMB et au CERFI

Lettre de l’éditeur: l’aventure continue

5 avril 1984 – 5 avril 2024. Il y a quarante (40) ans que la Haute-Volta, actuel Burkina Faso, créait son quotidien d’Etat, « Sidwaya », c’est-à-dire « la vérité est venue » en langue nationale mooré, en pleine ferveur de la Révolution démocratique et populaire (RDP), sous le leadership du capitaine Isidore Noël Thomas Sankara, Président du Conseil national de la Révolution (CNR) et chef de l’Etat. Ce nouveau-né va être auréolé d’une place et d’un rôle de « quotidien voltaïque d’information et de mobilisation du peuple ».
Voilà donc quarante ans que l’aventure continue !

L’éditorial du N°00 de ce nouveau support de presse écrite, signé du ministre de l’Information de l’époque, Adama Touré, figure charismatique du Parti africain de l’indépendance (PAI), donnait d’emblée le ton : « Sidwaya doit être en même temps la voix du peuple voltaïque et de toutes ses organisations révolutionnaires pour exprimer chaque jour ses préoccupations, ses aspirations et magnifier ses luttes contre ses ennemis pour la construction d’une Haute-Volta nouvelle débarrassée de la domination et de l’exploitation impérialiste ».

Quarante longues années sont passées, mais aujourd’hui plus que jamais, cette vision reste d’actualité au regard des défis auxquels le Burkina Faso est confronté. En effet, au même titre que la Révolution d’août 1983 avait besoin d’une « mobilisation permanente du peuple pour le développement et sa consolidation », la guerre sans merci engagée, depuis plusieurs années par le peuple burkinabè contre le terrorisme, a besoin d’un « engagement patriotique et d’une participation citoyenne » qui s’impose, hier, aujourd’hui et demain, comme une quête permanente.

Sur le « front » de l’information et de la communication, « Sidwaya » s’est toujours adapté aux différents contextes pour accomplir avec abnégation et professionnalisme sa mission. De la RDP à la Transition politique actuelle en passant par la Rectification, le retour à l’Etat de droit, l’Insurrection populaire d’octobre 2014, la Transition de 2015 et le pouvoir civil qui a suivi, le quotidien d’Etat a connu des fortunes diverses.

Des rédacteurs des articles du n°00 du 5 avril 1984, que sont le ministre Adama Touré, Marcel Belem, Ahmed Koné, Sita Tarbagdo, Béatrice Damiba, Luc Adolphe Tiao, Jean Paul Konseibo, Salia Zerbo, Feu Babou Paulin Bamouni, sans oublier le dynamique personnel de l’imprimerie, chapeauté par Ousseini Diallo, la direction générale et le service commercial, à la génération présente, la relève a toujours gagné le pari avec pleine conscience.
Parce qu’il est du devoir de chacun d’ajouter de la pierre à l’édifice tout en honorant les pères fondateurs et les devanciers avec l’obligation d’apporter une touche particulière pour marquer son époque.

Parfois critiqué à juste titre comme toute autre œuvre humaine, « Sidwaya » a toujours su jouer sa partition, celle de donner l’information juste et vraie aux populations.
Sous la houlette de femmes et d’hommes, hautement qualifiés et professionnellement rompus aux différentes tâches de la fabrication, de la gestion et de la distribution d’un journal, il a constamment ouvert ses colonnes aux Burkinabè des villes et des campagnes d’où son slogan « Le journal de tous les Burkinabè ».

Quarante ans après être porté sur les fonts baptismaux, le support du 5 avril 1984 s’est renforcé de ses acquis et s’est enrichi de ses insuffisances.
« Sidwaya » s’affiche et s’affirme chaque jour comme un « quotidien d’Etat » au service de la Nation toute entière. Son existence transcende le temps d’autant qu’il s’agit d’un « patrimoine national ».

Sans distinction aucune, chaque Burkinabè doit se sentir propriétaire de ce journal et ne pas hésiter à apporter sa contribution pour son plein essor, son plein épanouissement dans un élan mutuel d’asseoir un progrès socioéconomique et politique national durable. Des efforts ont été aussi consentis pour se rapprocher de la population.

Les moyens rudimentaires de l’époque se sont peu à peu modernisés. A cela s’ajoutent la création de plusieurs services et directions régionaux et la mise en place d’une imprimerie à Bobo-Dioulasso, pour servir au plus près les lecteurs du grand Ouest. L’idéal étant de fournir « l’information juste et vraie », en tout lieu et à temps, tout en s’adaptant à l’évolution technologique à travers des plateformes numériques.

Quarante ans plus tard, l’enthousiasme de servir la mère patrie demeure. En dépit des bouleversements intervenus dans le paysage informationnel à cause de la prééminence des réseaux sociaux, « Sidwaya » tient toujours debout grâce au soutien indéfectible des pouvoirs publics et des partenaires, à l’accompagnement de la population lectrice et au dévouement de ses animateurs dans tous les compartiments.

Tenaillé entre le grand défi sécuritaire dû au terrorisme et l’épineuse conjoncture économique, tout comme en 1984, « Le journal de tous les Burkinabè » s’arroge encore le devoir de mobiliser le peuple burkinabè contre la menace nationale, l’ennemi commun. La mobilisation de toute la Nation autour de la lutte contre l’hydre terroriste voire
l’impérialisme est incarnée dans ses colonnes. Il s’agit
d’essaimer les graines d’une prise de conscience collective qu’il y a vraiment péril en la demeure.

En tandem avec l’Agence d’information du Burkina (AIB) qui commémore aussi ses soixante (60) ans d’existence le 27 mai prochain, « Sidwaya » entend tracer davantage les sillons d’un Burkina Faso prospère, dont les fondements reposent sur l’unité nationale et la cohésion sociale.

Assétou BADOH