Des jalons pour l’absorption du chômage

Le Président de la Transition, le capitaine Ibrahim Traoré, a posé, vendredi dernier, la première pierre de l’usine de transformation de coton dénommée IRO-TEXBURKINA. Il s’agit d’une unité industrielle qui sera érigée sur une superficie de 42 hectares à Sourgou (Centre-Ouest) et une autre de 50 hectares à Boromo (Boucle du Mouhoun). L’investissement total annoncé est de 165 milliards F CFA en vue de transformer, sur place, le coton burkinabè. Au-delà du développement endogène et de la relance économique dans les zones concernées, il s’agit d’un acte concret de création d’emplois. Autrement dit, les autorités de la Transition viennent ainsi de poser un pas vers l’absorption du chômage des jeunes. En effet, il ressort qu’à terme, ce complexe textile va créer plus de 4 000 emplois directs et 15 000 emplois indirects pour les deux sites. Le chef de l’Etat a rappelé, à l’occasion, que le Burkina Faso s’est lancé dans un processus d’industrialisation. « Dans toutes les zones du Burkina qui ont des spécificités, nous mettrons tout en œuvre pour transformer nos produits sur place. C’est à travers l’industrialisation que nous pouvons créer assez d’emplois pour que la jeunesse puisse s’épanouir », avait-il lancé. Il est clair qu’avec le nombre croissant de diplômés qui sortent de nos universités, instituts et écoles, la problématique de l’emploi se pose avec acuité. Il serait illusoire de penser que la fonction publique pourrait absorber les nombreux chômeurs. Par ailleurs, tandis que le nombre de candidats augmente chaque année (atteignant presque 2 millions en 2023), l’on constate que le nombre de postes à pourvoir à la Fonction publique baisse, passant par exemple de 7 218 (pour 1 969 736 candidats) en 2023, à 5 364 postes cette année. L’option de création d’emplois parallèlement au recrutement de la fonction publique se présente comme l’une des meilleures alternatives. Pour absorber les milliers de chômeurs et de jeunes sans emploi, il convenait de changer de paradigme. Les premières autorités l’ont compris. Au cours d’une de ces récentes sorties, le ministre en charge du Travail et de la Promotion sociale a expliqué que l’on ne devrait plus faire de la fonction publique une fixation. Pour lui, il faut plutôt prospecter d’autres niches. Les initiatives comme les exploitations agricoles à Bagré où, des étudiants sont en immersion dans le secteur de l’agriculture s’inscrivent dans cette dynamique. Il s’agit d’un projet incubateur de technologies dans le domaine agro-sylvo-pastoral et connexes de l’Agence nationale de valorisation des résultats de la recherche et des innovations (ANVAR). Le 7 mars dernier, en marge de la célébration de la journée internationale de la femme, le Président Ibrahim Traoré a effectué une visite sur le site et a encouragé les étudiants. On le voit, après l’usine de tomate à Bobo-Dioulasso, la raffinerie d’or et l’usine de traitement des résidus miniers à Ouagadougou, les autorités de la Transition joignent l’acte à la parole en ce qui concerne la recherche de solution à l’emploi des jeunes. Certes, les défis sont énormes. Mais les initiatives pour juguler la problématique telle l’implantation d’unités de production sont sources d’espoir. Vivement que d’autres usines voient le jour dans d’autres localités du Burkina Faso.

Alban KINI alban-kini@yahoo.fr

Thème central / Les relations interpersonnelles : les relations avec les orphelins

Au nom d’Allah, Clément et Miséricordieux. Louanges à Allah, qui n’éprouve jamais le croyant pour le rabaisser mais pour lui permettre de gravir les échelons de la foi et d’avoir une proximité étroite avec Lui. Allah est Omniscient et Sage. Que Sa paix et Ses bénédictions soient en abondance sur le Messager de miséricorde, envoyé à l’univers comme tel et sur l’ensemble des croyants de tous les temps. Le statut d’orphelin est un statut spécifique en Islam. Est orphelin, en principe, cet enfant légitime dont le père est décédé. Dans le modèle familial de l’Islam, il appartient aux hommes de prendre en charge, en fonction de leurs capacités, l’ensemble des besoins de la famille. C’est, aussi, la raison pour laquelle le statut d’orphelin est lié au décès de celui qui subvenait aux besoins de l’enfant. Cependant, il appartient aux savants de nos pays d’analyser les textes à la lumière de nos contextes pour voir s’il n’y a pas lieu de revoir ce statut. Dans nos pays, en effet, et contrairement au modèle islamique, de nombreuses familles ne tiennent que par les efforts des femmes. La responsabilité de certains hommes ne se limite qu’à la procréation. Il appartiendra, alors, à leurs femmes de s’occuper entièrement des enfants à tel point que, souvent, en termes de satisfaction de leurs besoins, la présence des pères équivaudrait à leur absence. L’orphelin, avec la perte de son géniteur, est, naturellement, dans une situation délicate nécessitant de la compassion, de la miséricorde afin qu’il puisse faire face à cette épreuve, garde espoir dans la vie et se battre pour un avenir radieux. Et Allah lie le traitement à réserver à cette personne vulnérable à la foi. En effet, Il dit, dans Son noble Coran, : « Vois-tu celui qui traite de mensonge la Rétribution ? C’est bien lui qui repousse l’orphelin » (S107 V1-2). Par ce verset, nous comprenons que celui qui maltraite l’orphelin est celui qui n’a pas pris conscience qu’il retournera à son Seigneur et rendra compte de ses actes pour la bonne (Paradis) ou la mauvaise (Enfer) Rétribution. Dans cette même dynamique, Allah nous dit : « Venez, je vais réciter ce que votre Seigneur vous a interdit : ne Lui associez rien ; (…) Et ne vous approchez des biens de l’orphelin que de la belle manière, jusqu’à ce qu’il ait atteint sa majorité » (S9 V151-152). Il est important que chacun travaille à connaitre Dieu, à L’aimer, à Le craindre en toute circonstance et à vivre pleinement sa foi. Mais il serait encore mieux que cela soit généralisé dans nos familles. Aujourd’hui, certes, la peur de la mort est une réalité, mais la question du devenir des enfants dans la famille, derrière soi, est, souvent, une plus grande préoccupation pour certains. Ils n’ont pas du tout tort quand on sait que, suite à des décès, des membres de certaines familles, très souvent, les frères, sœurs, géniteurs et oncles des défunts, avant même l’élaboration d’un programme des obsèques, ne sont préoccupés que par la sécurisation, à leurs seuls profits, des biens de ces derniers. L’état des orphelins et des veuves n’est guère une préoccupation pour eux. Pire, c’est dans cette situation qu’ils brutalisent la femme pour obtenir les documents des parcelles, de la voiture et des autres biens. Après l’enterrement, les enfants sont, comme les différents biens de leur parent défunt, partagés entre ces derniers comme s’ils allaient bien s’occuper d’eux. Le plus chanceux sera celui qui continuera l’école sinon, il sera déscolarisé, envoyé au village pour cultiver et garder les animaux. La veuve, quant à elle, sera purement et simplement, renvoyée dans sa famille biologique. Venue comme une étrangère, selon eux, elle repartira comme telle. Je profite demander aux lecteurs de protéger leurs familles en faisant, en plus du mariage religieux, le mariage civil pour qu’au cas où la foi des membres de la famille ne les amène pas à respecter les normes divines, que le juge les oblige au respect des droits des héritiers. Aussi, demande est faite aux veuves, dans ces circonstances difficiles, de ne pas hésiter à saisir les autorités religieuses pour un règlement à l’amiable, spirituel de ces cas. En cas d’échec, saisissez les autorités étatiques qui ont le monopole de la contrainte publique. Allah recommande la bienveillance à l’égard de l’orphelin. Le tuteur doit éduquer l’orphelin comme son propre enfant. Au mieux, il ne doit faire aucune discrimination entre lui et les siens. S’occuper convenablement d’un orphelin a beaucoup de mérites auprès d’Allah. Rappelons-nous cette parole : « Quand l’orphelin pleure, le Trône du Créateur frémit. Alors, Allah, Gloire à Lui, dit à Ses Anges : « Ô Mes Anges ! Quel est celui qui a fait pleurer cet orphelin dont j’ai enseveli le père dans la Poussière ? » Les Anges répondent : « Ô Allah ! Tu es l’Omniscient ». Allah leur dit alors : « Je vous prends à témoin, Ô Mes Anges, que celui qui le consolera et le satisfera, Je lui donnerai satisfaction le Jour du Jugement Dernier ». En dehors du fait qu’on redonne l’espoir à un enfant dans sa bonne éducation, bien s’occuper de l’orphelin, c’est se garantir, soi-même, une place de choix, une place considérable au Paradis d’Allah. Le Prophète a dit : « Nous serons au Paradis, moi et celui qui s’occupe de l’orphelin comme cela » et il montra deux de ses doigts côte à côte. Dans un autre propos, il ajoute : « Celui qui subvient aux besoins de trois orphelins est semblable à celui qui passe la nuit en prières, qui jeûne le jour et brandit son épée pour la cause d’Allah. Nous serons, lui et moi, au Paradis tels des frères, tout comme ceux-ci » et il joignit l’index et le majeur. La qualité du musulman réside, également, dans sa capacité à exprimer de la bonté, de la bienveillance et la miséricorde à cette vulnérable personne, souvent de qui on ne s’attend rien, l’orphelin. « La meilleure des maisons musulmanes, nous dit le Prophète, est celle où l’on héberge un orphelin et où on le traite avec bonté. En revanche, la pire des maisons musulmanes est celle où on héberge un orphelin et on le maltraite ». Effectivement, il nous est mis en garde contre la maltraitance de l’orphelin ainsi que de la dilapidation de ses biens acquis de l’héritage. En nous disant : « Éloignez-vous des sept grands péchés destructeurs », le Prophète cite, en bonne place, la dilapidation des biens de l’orphelin. Allah, pour ce qui est des biens de l’orphelin, ordonne au tuteur leur remise dans la totalité lorsque ce dernier atteindra un âge mûr. Il interdit, ainsi, au tuteur, d’en disposer de manière injuste. Il dit, à ce sujet, : « Et donnez aux orphelins leurs biens ; n’y substituez pas le mauvais au bon. Ne mangez pas leurs biens avec les vôtres : c’est vraiment un grand péché » (S04 V02). Certains sont étonnés malgré tous leurs efforts d’investissements sur leurs propres enfants. C’est souvent du fait de l’injustice causée aux faibles sous vos responsabilités. Il est faite obligation, au tuteur, de bien gérer les biens de l’orphelin, de le préparer à cette bonne gestion et de les lui remettre quand il sera prêt et à sa majorité. C’est ce que nous fait savoir Allah dans ce verset : « Et éprouvez (la capacité) des orphelins jusqu’à ce qu’ils atteignent (l’aptitude) au mariage ; et si vous ressentez en eux une bonne conduite, remettez-leur leurs biens. Ne les utilisez pas (dans votre intérêt) avec gaspillage et dissipation, avant qu’ils ne grandissent. Quiconque est aisé, qu’il s’abstienne d’en prendre lui-même. S’il est pauvre, alors qu’il en utilise raisonnablement ; et lorsque vous leur remettez leurs biens, prenez des témoins à leur encontre » (S04 V06). Allah nous prévient de la gravité de disposer injustement des biens de l’orphelin quand Il dit : « Ceux qui mangent (disposent) injustement des biens des orphelins ne font que manger du feu dans leur ventre. Ils brûleront bientôt dans les flammes de l’Enfer » (S04 V10). Seigneur Allah, fais-nous bienveillants et bienfaisants à l’égard des orphelins, des pauvres et autres indigents. Seigneur Allah, donne-nous la clairvoyance de mettre la quête de Ton amour au-dessus de tout autre. NB : La foi musulmane est une foi active qui impose un devoir de présence.

Dr Inoussa COMPAORE Imam à l’AEEMB et au CERFI

Prise en charge des adolescents infectés du VIH: un nouveau souffle pour des « oubliés »

Toujours prise en charge en pédiatrie au lieu d’être dans le fil actif adulte, les adolescents infectés du Virus de l’immunodéficience humaine (VIH), âgés de 15 à 24 ans, peinent à faire face à leur situation. Les pédiatres, de leur côté, assurant jusque-là leur prise en charge par manque de formation adaptée pour leur accompagnement psychosociale, ne savent plus à quel saint se vouer. Face à ces difficultés, certaines structures ont décidé de prendre à bras-le-corps la problématique. Nous sommes allés à leur rencontre. Nafi, Moussa et Alizéta (noms d’emprunt) font partie des 400 jeunes adolescents et adultes qui ont eu la chance d’être pris en charge par l’Association espoir pour demain (AED) dans le quartier Bolibanna, au secteur 18 de Bobo-Dioulasso. Suivis depuis la petite enfance par les médiatrices de l’association, dans les centres pédiatriques de la ville de Sya, ils ont été transférés à l’AED dès l’âge de 15 ans, afin de bénéficier d’une prise en charge adéquate du fait de leur passage de l’enfance à l’adolescence. « Ici, nous avons créé un cadre qui leur permet de se sentir en famille grâce à l’accompagnement des médiatrices, des psychologues et des médecins », indique le secrétaire général de l’AED, Jacques Sanogo. Malheureusement, tous n’ont pas cette chance de transition dans leur prise en charge. Estimés à environ 3 300 jeunes adolescents et adultes encore en pédiatrie, selon le Réseau pour une plus grande implication des personnes infectées et affectées par le VIH/SIDA dans la lutte contre le VIH/SIDA au Burkina (REGIPIV-BF), leur transition semble ne pas encore à l’ordre du jour. « De nos jours, on retrouve encore des jeunes de 15 à 24 ans et parfois plus qui sont dans les fils actifs pédiatriques alors qu’ils n’ont plus les mêmes problèmes que les enfants », fait marquer le coordonnateur du REGIPIV-BF, Adama Ouédraogo. Ainsi, pour leur apporter l’appui nécessaire, un projet pilote de transition a vu le jour en 2019 et exécuté au Burkina Faso et au Sénégal avec le soutien d’Expertise France. « Mais, c’est le Burkina qui a la plus grosse cohorte avec 130 adolescents pour la première phase et 30 autres pour la deuxième phase », précise M. Ouédraogo.
Le SG de l’Association espoir pour demain, Jacques Sanogo : « Aujourd’hui, les partenaires ont tendance à se désengager de la lutte ».
Piloté par le REGIPIV-BF, ce projet dont l’objectif est de permettre aux jeunes toujours en pédiatrie, de transiter sans grande difficulté vers les sites adultes, a défini trois volets pour y parvenir. Il s’agit des volets clinique, recherche et communautaire. Dans le premier volet, les adolescents infectés passent des mains des pédiatres à celles des médecins. Mais avant, ils suivent une préparation spécifique. « Nous informons trois à six mois avant ce passage l’ensemble des parties que sont les jeunes, les parents et les médecins des sites adultes, afin qu’ils s’impliquent dans le processus pour faciliter la transition », explique Dr Arthur Sawadogo, moniteur du projet. Une préparation nécessaire, selon lui, car avant la mise en place de ce système, le constat était que le jeune, une fois sur le site adulte, s’il n’a pas été bien accueilli, « soit il a tendance à vouloir revenir en pédiatrie, soit il ne revient même plus aux consultations au niveau du site adulte ».

Créer un environnement familial

En charge des enfants à la pédiatrie du Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo (CHU-YO), le professeur Caroline Yonaba, pour avoir travaillé durant plusieurs années avec eux, justifie ce refus par la peur de se confier à un visage étranger mais aussi, par le fait qu’à ce niveau, les bilans de santé sont financièrement pris en charge par le malade. « Pourtant, malgré leur âge, lorsqu’ils tombent malades en pédiatrie, ils sont entièrement pris en charge, car nous avons des partenaires qui nous accompagnent. C’est pourquoi au début de ce projet, il était d’abord question à notre niveau, de travailler à ce qu’ils acceptent d’aller dans les services adultes malgré les charges que cela va entrainer », appuie-t-elle. Pair éducateur dans le processus, Ahmed Congo qui est passé par la même situation confirme que cela est compréhensible. « Pour un jeune qui s’est vu suivre depuis son enfance par un personnel qui a su créer un environnement familial où, il se sent à l’aise, aimé, protégé, en sécurité et un jour, on lui dit qu’il n’est plus habilité à bénéficier des services de cette famille et que par conséquent, il doit aller dans une autre famille, cela n’est pas facile », fait-il observer. Médiatrice à l’Association espoir pour demain, Adja Tounkara, qui joue l’interface entre les formations sanitaires et l’association rassure que tant que cette confiance n’est pas établie, aucune transition ne peut s’effectuer. « Nous avons perdu un adolescent parce qu’il a refusé de se confier au médecin et ne prenait pas les produits », se souvient-elle. Aussi, pour faciliter cette intégration qui est la priorité dans le projet, plusieurs approches furent développées dans le volet clinique. Il s’agit de la visite du site adulte, de la prise de langue avec les médecins qui les auront désormais en charge, mais aussi, des services annexes. « Tout cela, pour leur permettre de s’habituer au fil adulte et de se familiariser avec le personnel soignant », soutient Dr Arthur Sawadogo. Il y a également les groupes de parole organisés chaque trimestre pour leur donner l’occasion de se côtoyer, d’apprendre avec d’autres jeunes et de se soutenir mutuellement.
Pour Pr Caroline Yonaba du CHU-YO, leurs services pédiatriques ne sont pas toujours adaptés à suivre les adolescents.
« Là, ils sont soutenus par des jeunes modèles appelés pairs éducateurs que nous avons choisis sur le site adulte dont le rôle est d’abord de rassurer les adolescents qu’ils ne seront pas seuls mais aussi, leur faciliter le contact avec les agents soignants dans leur nouveau centre de suivi », précise le moniteur. Pour Ahmed Congo, pair éducateur dans le cadre du projet transition, l’accompagnement des jeunes se fait sur tous les plans de sorte à faciliter leur intégration et leur maintien dans les centres adultes. Cette phase préparatoire dure douze mois, selon M. Sawadogo, à l’issue de laquelle, les jeunes passent dans les mains des médecins du site adulte. Dans le second volet (volet recherche, ndlr), Dr Sawadogo rassure qu’il est consacré à la collecte des données qui seront valorisées à la fin du projet.

Deux associations pour mieux porter la voix

Mis en place pour permettre aux jeunes concernés de pouvoir se mettre en association pour porter le plaidoyer auprès des décideurs, le volet communautaire a permis la création de deux associations. Il s’agit de l’association des Jeunes pour la lutte contre le VIH (JLV) et l’association des Jeunes orphelins infectés et affectés par le VIH (JOIA). « Dans l’environnement des associations, nous avons constaté qu’il n’y a pas d’association de jeunes infectés dans la lutte contre le VIH. Or, nous avons besoin d’eux pour prendre la parole devant des décideurs pour décliner leurs besoins », remarque le moniteur. Après trois ans d’exécution, l’ensemble des parties sont unanimes quant aux résultats. Dr Arthur Sawadogo relève qu’au plan clinique, les preuves sont palpables car à 12 mois de suivi, 94% des jeunes ont éliminé leur charge virale. Au plan communautaire, il affirme que les deux associations vont contribuer à l’animation de la vie collective et à l’organisation de cadres permettant aux différents membres de pouvoir s’exprimer, de renforcer leur estime de soi et de se redonner confiance. « Déjà, celle qui a pris la parole lors de la commémoration de la journée du SIDA 2023 est un pur produit d’une de nos associations », relève-t-il (voir encadré, ndlr). Pour le Pr Yonaba du CHU-YO, ce projet fut un soulagement au regard des difficultés qu’ils éprouvaient quant à la prise en charge des adolescents. « Nous n’avons pas reçu de formation pour la prise en charge des adultes. Aussi, tout ce qui concerne la santé reproductive, les pathologies des adultes et beaucoup d’autres aspects, nous n’arrivons pas à gérer. Malheureusement, il n’y a pas non plus de documents formels qui nous expliquent comment on doit préparer nos jeunes pour la transition», déplore Pr Caroline Yonaba. Abou Yéré, l’un des bénéfi-ciaires, se réjouit du fait que le
Grâce aux anti-rétro-viraux, ces jeunes voient leur vie s’améliorer.
projet ait pris en compte plusieurs aspects de leur vie. « Avant, je partais juste à l’hôpital pour mes médicaments. Mais aujourd’hui, je peux échanger avec vous. Je sais désormais comment vivre en société, en famille …

Mobiliser plus de fonds

Et le plus important, j’ai compris que même avec la maladie, je peux fonder une famille », déballe le jeune Yéré. Il salue également l’accent mis sur l’auto-emploi en vue de leur permettre de créer leurs entreprises. D’un coût de plus de 111 millions F CFA (environ 172 000 euros), cette phase pilote a été exécutée dans cinq centres de santé, à savoir les pédiatries Charles de Gaulle, de Tengandogo, de Bogodogo, de Pissy et de Kossodo. Malgré les difficultés organisationnelles, la circonscription du projet dans la région du Centre, la limitation des ressources, le déplacement des parents d’enfants infectés et l’affectation des médecins soignants, notamment, le coordonnateur du projet, Adama Ouédraogo, pense qu’au regard des résultats qu’il trouve satisfaisants, la vulgarisation du projet sur toute l’étendue du territoire va permettre de réduire encore plus la séroprévalence qui est actuellement de 0,6% au Burkina Faso. « D’ores et déjà, quelques bases sont jetées car la situation est urgente et plusieurs enfants sont toujours en attente d’accompagnement. Avec les bailleurs, nous essayons de mobiliser des fonds pour les accompagner. Nous serons à N’Djamena les jours à venir avec le réseau d’enfants VIH en Afrique, pour faire le point sur la transition avec les bailleurs et voir dans quelle mesure on peut poursuivre le plaidoyer pour davantage mobiliser les ressources », confie M. Ouédraogo. Et pour ceux qui n’auront pas la prise en charge complète à l’issue de la phase pilote, le coordonnateur préconise qu’au moins deux pairs éducateurs formés soient installés dans les différentes régions par l’Etat pour les accompagner. Donald Wendpouiré NIKIEMA touunis.do@gmail.com
Prendre en compte le besoin des jeunes Depuis longtemps, la lutte contre le VIH a eu un visage adulte et féminin. Les enfants sont oubliés. Aujourd’hui, ces enfants sont des adolescents ou de jeunes adultes qui n’ont pas reçu tout l’accompagnement nécessaire. Laissés à eux-mêmes, ils peuvent être des sources d’augmentation de la séroprévalence. C’est pourquoi, il est temps que les autorités et les partenaires aient un regard sur cette cible car le besoin est énorme. D.W.N
Le message de la jeune Sandrine Nanga aux décideurs à l’occasion de la Journée mondiale du SIDA 2023 « Malgré les efforts fournis, le VIH a fait et continue de faire des victimes dans la société, nous en sommes la preuve. Suite à cette maladie, nombreux sont les enfants qui ont perdu la vie. Quant à nous les survivants, ce sont nos parents que nous avons perdus, faisant de nous des orphelins depuis le bas âge. Chers parents, tout enfant a besoin de chaleur maternelle et paternelle, de compassion, de soutien moral mais nous, à cause du VIH, nous avons été privés de tout cela. Naitre avec le VIH n’a pas été un choix, ce lourd fardeau, nous le savons puisque nous sommes confrontés à la stigmatisation, la discrimination et le jugement de la société. La lourdeur du traitement, le découragement, la tristesse, le poids du secret font que nous avons souvent envie d’abandonner. Vous imaginez ! Nous portons le VIH depuis notre tendre enfance, nous avons grandi avec, il nous a submergé dans chaque étape de notre vie. L’adolescence qui est la période où l’homme pose les fondations de son identité, nous l’avons traversée avec un esprit de victime, de faiblesse, de manque d’estime et de lamentations. Nous nous posons des questions. Qui sommes-nous et pourquoi nous ? Ces questions sans réponses ne cessent de nous hanter et nous poussent dans nos plus profonds retranchements. Aujourd’hui, à notre âge, elles sont liées à la gestion de notre sérologie, au partage du statut et à notre envie de fonder une famille. Vous pensez comprendre ce que nous vivons mais la réalité est un peu plus différente. Il faudra porter nos sandales de père et de mères du VIH pour le savoir. Nos sandales d’enfants où on nous submergeait déjà de produits sans que nous sachions exactement les raisons. Nos sandales d’adultes où nous aspirons à une réussite professionnelle, à fonder une famille et à vivre heureux, mais nous avons peur. Toutes les étapes de nos vies sont déviées de leur cours normal à cause du VIH. Je suis devant vous en tant que représentante d’adolescents et de jeunes adultes infectés et affectés par le VIH avec le message que m’ont confié mes pairs. Ils me chargent de vous dire qu’ils existent. Ils ne sont pas simplement des codes ou des chiffres qu’on attribue à des dossiers. Ils sont des êtres humains avec des droits. Ils sont fatigués de se cacher comme s’ils avaient commis un crime. Ils sont fatigués d’avoir peur, ils ont besoin d’un regard et d’une attention particulière. Chers parents, le VIH, nous ne l’avons pas invité dans nos vies, il s’y est installé tout seul faisant de nous ses hôtes. Jusqu’à quand devons-nous souffrir, porter ce lourd fardeau, nous inquiéter de notre lendemain ? Si être infecté n’est pas notre choix, alors il serait temps qu’ensemble nous ayons un nouveau regard sur les enfants et adolescents infectés et affectés par le VIH qui ont besoin d’être à l’abri et protégés. Cela doit se faire avec nous, car personne d’autres n’est mieux placé que nous pour dire ce qui ne va pas et comment améliorer. Il s’agira comme action, de lever les dispositions discriminatoires qui pourraient empêcher l’accès à certains types d’emplois, d’accentuer l’appui à la formation au profit des jeunes infectés par le VIH, de renforcer la prise en charge médicale en accélérant l’application du décret portant gratuité des examens de suivi biologiques, de renforcer les capacités des acteurs de la chaine de prise en charge médicale pour une meilleure préparation de la transition dans les soins entre le fil actif pédiatrique et adulte ». D.W.N

Candidature pour la direction générale de l’ASECNA : le Tchad sollicite le soutien du Burkina

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré a accordé une audience ce matin, à une délégation tchadienne conduite par le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération internationale, Mahamat Assouyouti Abakar. Le Tchad est candidat pour la direction générale de l’Agence pour la Sécurité et la Navigation aérienne en Afrique (ASECNA). Le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération internationale, Mahamat Assouyouti ABAKAR a donc indiqué être venu solliciter le soutien du Burkina Faso à la candidature du Tchad au poste de directeur général de l’ASECNA. Pour M. Abakar, « la candidature du Tchad à l’ASECNA, c’est avant tout une candidature pour la région du Sahel. Je tiens à remercier le Président pour son soutien sans équivoque ». Mahamat Assouyouti Abakar a également transmis au Chef de l’Etat le message de fraternité et d’amitié du président tchadien. « Le Tchad a toujours été aux côtés du peuple burkinabè dans la poursuite de cette aspiration légitime du peuple burkinabè pour le développement économique et social », a t-il indiqué. Les relations bilatérales ont aussi été évoquées au cours des échanges entre le Capitaine Ibrahim Traoré et la délégation tchadienne. Mahamat Assouyouti ABAKAR a rassuré que les relations entre le Burkina Faso et le Tchad sont séculaires et au beau fixe. Direction de la communication de la Présidence du Faso

Vente de terres à Pô: Plusieurs médiations au milieu des incompréhensions et des accusations

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A Pô, chef-lieu de la province du Nahouri, la famille Gomgnimbou qui comprend trois composantes (les « Kolo »,les « Kanzono » et les « Mora »), est propriétaire terrien. Le patriarche de la composante « Kanzono » et ses deux neveux, Marc Salazar et Claude, sont à couteaux tirés, sur fond d’accusations de vente illégale de terre. Malgré les médiations de l’ancien Président de la délégation spéciale (PDS), du chef coutumier et du responsable de la radio communautaire Goulou de Pô, les incompréhensions demeurent, les accusations aussi. Plus rien ne va entre le patriarche de la composante « Kanzono », Michel Adoubé Gomgnimbou de la grande famille Gomgnimbou de Pô et ses deux neveux, Marc Salazar et Claude Gomgnimbou. Et pour cause, le patriarche et ses deux neveux s’accusent mutuellement de la vente illégale des terres familiales. Pour Marc Salazar Gomgnimbou, le problème avec son oncle (frère cadet de son père) remonte à cinq ou six ans avec le bornage des terrains sur leurs terres aux secteurs 6 et 7 de la ville, ainsi que dans le village de Katchéli. Il a indiqué que celui-ci fait de la vente de terre son fonds de commerce. « Nous lui avons dit d’arrêter la vente des terres, en vain. Dès qu’il a une opportunité, il n’hésite pas à le faire. Etant l’aîné de la famille, nous avons cru qu’il mettra fin aux ventes, jusqu’à ce que l’affaire de lotissement soit la goutte d’eau qui fasse déborder le vase », a souligné Marc Salazar Gomgnimbou. Pour sa part, l’oncle Michel Adoubé Gomgnimbou, a signifié que l’objectif des opérations de lotissement est d’empêcher ses deux neveux de mettre en œuvre leur stratégie de conservation et de vente des terres à des particuliers. « Nous avons compris que si nous les laissons faire, à la longue, nous n’aurons plus de terre », a insisté Michel Gomgnimbou. A ce sujet, Marc Salazar Gomgnimbou a déclaré que chez eux, on ne vend pas la terre, mais on peut la prêter pour une exploitation agricole ou pour y bâtir un logement en respectant la tradition qui consiste à prendre avec l’intéressé 4 poulets, du tabac et une daba. Partant de ce principe, il dit avoir cédé des terres en sa qualité de chef de terre à plusieurs personnes. Quant à son frère Claude Gomgnimbou, il a également admis avoir cédé la terre à plusieurs personnes en tenant compte de la tradition. « J’ai donné 4 hectares au secteur 7 à quelqu’un pour la réalisation d’un projet agro￾sylvo-pastoral. Ce dernier a borné la superficie et a fait établir tous les documents. J’ai pris soin d’informer la famille. Je précise que je n’ai pas pris de l’argent avec la personne », a-t-il renseigné. De son côté, leur oncle a avoué avoir « installé » une vingtaine de personnes en respectant la tradition. « En retour, quand la personne installée est satisfaite, elle me donne juste du carburant à hauteur de 10 000 F CFA pour couvrir mes frais de déplacement », a justifié Michel Adoubé Gomgnimbou.

Faire preuve de maturité

Marc Salazar Gomgnimbou a laissé entendre qu’il est inconcevable que son oncle soit propriétaire terrien et employé d’une agence immobilière sur ses propres terres.
C’est dans ce branlebas de mécontentements et d’accusations réciproques, que les neveux ont adressé une correspondance à l’ancien Président de la délégation spéciale (PDS) de Pô, avec ampliation au haut￾commissaire du Nahouri, au directeur régional en charge de l’urbanisme du Centre-Sud et aux agences immobilières concernées, pour demander l’arrêt des opérations de lotissement sur ces terres. Le préfet et PDS de Pô de l’époque, Valérie Bama, a affirmé que lorsqu’il a été sollicité, il a tenté de mener une médiation. Il a indiqué que sa mission a consisté à inviter les protagonistes à faire preuve de maturité et à éviter d’autres conflits au pays qui pourraient mettre à mal la paix et la cohésion sociale à Pô et particulièrement au sein de la famille Gomgnimbou. « Chaque partie doit faire preuve de maturité et  accepter de dialoguer pour trouver une solution au problème. Avec les discussions, ils pourront s’entendre sur le minimum. Nous sommes convaincus de cette démarche et nous les encourageons à aller dans ce sens », a souhaité l’ancien PDS de Pô. Durant tout le long de sa médiation, M. Bama dit avoir rendu compte à sa hiérarchie. Il dit avoir aussi décidé de la suspension de toutes les activités d’aménagement sur le terrain par les promoteurs immobiliers, le temps de résoudre le problème afin de pouvoir poursuivre dans la sérénité.

« Pas de coup d’Etat dans nos coutumes »

Marc Salazar et Claude Gomgnimbou ont aussi sollicité le chef coutumier de Pô, le Pôpê pour interpeller leur oncle. Selon eux, leurs démarches ont été infructueuses. De son côté, le chef coutumier de Pô, le Pôpê dit avoir invité les deux neveux à respecter la tradition en mettant fin à leur différend avec le patriarche qui, selon lui, est la personne habilitée en tant que le plus ancien de la famille, à avoir le dernier mot sur les décisions concernant les terres familiales. Il dit avoir aussi invité tous les membres de la famille Gomgnimbou résidant à Pô et ailleurs, à se respecter et à respecter la famille en restant disciplinés et en respectant la hiérarchie.
Le chef de la composante « Kanzono », Michel Adoubé Gomgnimbou dit être dans ses droits pour autoriser des opérations de lotissement.
« Qu’ils se contentent de se respecter parce que chez nous, il n’y pas de coup d’Etat. Chez nous, on ne remplace pas un notable de son vivant. C’est après sa mort qu’on le remplace. Tant qu’il est vivant, il est à son poste.Que les membres de la famille Gomgnimbou le sache. Il n’y a pas de coup d’Etat dans nos familles coutumières », a averti le chef coutumier de Pô. Le Pôpê a également relevé que le chef de terre n’est pas « n’importe qui », parce qu’il s’occupe d’un biencommun. « La terre est un bien commun à tout le village. La terre n’appartient pas à une famille encore moins à un individu », a-t-il renchéri. Le chef coutumier dit être intervenu dans le différend, non pas dans le cadre de la contestation de Marc Salazar et Claude Gomgnimbou, mais plutôt dans la dynamique de faire respecter la hiérarchie traditionnelle et coutumière. « Je suis intervenu pour leur faire comprendre que même dans la coutume, on a besoin de discipline et de respect. Michel Gomgnimbou est chef de terre aujourd’hui parce que son père est décédé et il lui a succédé. (…). Quand il vient me consulter pour avoir mon avis sur des sujets, s’il n’y a rien à redire, je dis ok », a décrit le Pôpê.

L’homme de média, neveu et cousin médiateur

Outre le PDS et le Popê, le directeur de la radio communautaire Goulou de Pô, Donald Tagnabou a également joué un rôle de facilitateur dans ce conflit foncier. M. Tagnabou est le cousin de Claude Gomgnimbou et le neveu de Michel Adoubé Gomgnimbou. Ce dernier, a expliqué M. Tagnabou, a été le premier à venir faire passer un communiqué à la radio pour le compte de la société immobilière ZOTIMSON dont il est le représentant à Pô. Donald Tagnabou dit avoir profité du passage de son oncle à la radio pour lui donner des conseils en l’invitant surtout à apaiser la tension avec ses neveux.
A écouter le chef coutumier de Pô, le Pôpê, c’est une situation qui ne devrait pas arriver parce que dans la coutume, il n’y a pas deux ou trois chefs de terre, mais un seul.
Quelques jours plus tard, indique Donald Tagnabou, c’est son cousin Claude Gomgnimbou qui est venu à la radio avec un communiqué « belliqueux » pour diffusion. « Il était très en colère et remonté contre son oncle Michel Aboubé Gomgnimbou », a-t-il affirmé. M. Tagnabou lui a suggéré de garder son calme, de dépassionner les choses et de revoir le contenu de son communiqué. Après une semaine d’attente, Claude Gomgnimbou est revenu avec un autre communiqué « moins belliqueux » qui a finalement été diffusé. En sa qualité d’homme de média, de neveu et de cousin, Donald Tagnabou a opté pour la facilitation entre les protagonistes afin d’éviter d’envenimer la situation. Il a précisé que la radio est un outil de communication très puissant donc qu’il ne peut pas l’utiliser pour valoriser une partie et dénigrer l’autre. Les médiations successives de l’administration, de la chefferie coutumière et de la radio Goulou de Pô, n’ont pas permis de mettre fin aux incompréhensions et aux accusations entre les uns et les autres. Pire, ce problème de vente de terre a montré les divergences des trois composantes que sont les « Kolo », les « Kanzono » et les « Mora » sur l’organisation sociale de leur grande famille Gomgnimbou : chaque composante accuse les autres de ne pas jouer le rôle qui leur est dévolu par la tradition. Il serait souhaitable que les membres de la grande famille Gomgnimbou s’accordent sur l’essentiel en vue de préserver la cohésion familiale.

Souaibou NOMBRE snombre29@yahoo.fr

Parti communiste chinois : 100 ans de lutte et de gestion du pouvoir

Les journalistes africains de l’édition 2024 du programme du centre international chinois de la presse et de la communication ont visité le musée du Parti communiste chinois (PCC), le mardi 26 mars 2024 à Pékin. Ouvert officiellement le 15 juillet 2021, marquant le centenaire du Parti communiste chinois (PCC), le musée à lui dédié est situé dans le district de Chaoyang, à Beijing (Pékin) en République populaire de Chine. Il est bâti sur une superficie de 147 000 m2 en R+3. Le premier niveau évoque la conquête du pouvoir par le PCC de 1921 à 1949. Le deuxième étage présente les années 1949 à 2007, soit de la prise du pouvoir par Mao Zedong à l’entrée de Xi Jinping au sein du comité permanent du bureau politique du PCC. Quant au troisième niveau, il est exclusivement réservé à la vie et aux réalisations de Xi Jinping, l’actuel Président de la Chine. Le musée offre ainsi une vue d’ensemble du parcours centenaire du PCC et de son « inébranlable » esprit de lutte. A travers une visite guidée, les journalistes, en deux heures , ont pu, par le biais de plus de 2 600 images et 3 500 objets exposés dans le musée, comprendre la création et l’histoire du PCC ainsi que les réalisations socio-économiques atteintes sous la direction du parti. En effet, c’est le 23 juillet 1921, soit 10 ans après la création de la République de Chine, que le PCC naît dans la clandestinité à Shanghai. Parmi les 13 pères fondateurs, figurent Mao Zedong. A la création du parti, il a fait savoir que « la fondation du PCC était un événement marquant de l’histoire de la Chine ». Quelques années plus tard, Xi Jinping a souligné que cet événement marquant a profondément changé la direction et les progrès du développement de la nation chinoise depuis l’époque moderne, ainsi que les perspectives et le destin du peuple chinois et de la nation chinoise. En outre, il a révélé que la fondation du PCC a profondément modifié la tendance et le modèle du développement mondial. Ainsi, de 1921 à 1949, le PCC a mené le peuple chinois dans une lutte armée ardue et a finalement réussi à renverser « la domination de l’impérialisme » et à établir la République populaire de Chine (RPC). C’est le 1er octobre 1949 à Pékin que Mao Zedong a proclamé la naissance de la RPC, 28 ans après la fondation du PCC. Sur la place Tian’anmen, il déclarait que « les Chinois se sont levés ». Après la fondation de la RPC, le PCC a conduit le peuple chinois de tous les groupes ethniques « à défendre l’indépendance et la sécurité du pays, à achever avec succès la transition de la nouvelle révolution démocratique à la révolution socialiste, à mener à bien une construction socialiste systématique à grande échelle et à réaliser un progrès économique et culturel sans précédent dans l’histoire de la Chine ». Principal artisan de la révolution chinoise et de l’édification du communisme, Mao Zedong a profondément influencé l’évolution de son pays. Il décède le 9 septembre 1976 à l’âge de 82 ans.

Souaibou NOMBRE Depuis Pékin (Chine) Snombre29@yahoo.fr

Investiture du nouveau président sénégalais : Le capitaine Ibrahim Traoré formule des vœux de succès à Bassirou Diomaye Faye

“J’’adresse mes vives félicitations et celles du vaillant peuple burkinabè au nouveau Président de la République du Sénégal, S.E.M. Bassirou Diomaye Faye. A l’entame de son mandat plein d’espoir pour le peuple sénégalais et symbole d’une nouvelle ère pour une Afrique décomplexée, libre et souveraine, je lui formule mes vœux de succès. D’ores et déjà, je lui donne l’assurance de ma disponibilité et de mon engagement à œuvrer avec lui, non seulement au renforcement des relations bilatérales entre nos deux pays, mais également à la rénovation de la coopération sous régionale et internationale pour le bonheur et l’intérêt supérieur de nos peuples respectifs.

 

Capitaine Ibrahim Traoré Président de la Transition, chef de l’Etat