Chronique du carême : le Carême … un temps privilégié de conversion !

Dès l’entame du carême, depuis le 14 février dernier, le ton qui lui est donné en fait un temps de conversion et de préparation spirituelle. Comme chaque année, l’Eglise nous invite à nous mettre en marche pour préparer notre cœur à accueillir pleinement la grâce du Mystère Pascal, commémoré pendant la Semaine Sainte. Et dans cette perspective elle propose à ses fidèles d’accentuer l’accomplissement de « bonnes œuvres » : la charité (par l’aumône), la pénitence (le jeûne), et la prière.

Mas en réalité, ces œuvres ne seront bonnes que si elles sont faites avec générosité. Le Père veut un culte « en esprit et en vérité ». Dieu bénit les œuvres qui sont le fruit d’un véritable esprit chrétien et d’un cœur sincère. Les « bonnes œuvres » faites pour paraître vertueux aux yeux des autres ne plaisent pas à Dieu. Il ne bénit pas les œuvres faites par hypocrisie ou par vanité. Seules les œuvres accomplies par amour de Dieu et pour sa gloire lui plaisent. L’évangile de saint Mathieu (6, 1-6 ; 16-18) précise bien le sens mais surtout la manière d’utiliser les moyens que l’Eglise met à notre disposition pour nous aider dans notre démarche de conversion.

Si le Carême est un temps de conversion profonde, c’est l’occasion d’un changement de cœur. Le chrétien est appelé à se renouveler intérieurement en rejetant le mensonge, l’hypocrisie, et la vanité. Le chrétien ne se contente pas de connaitre la vérité ; il s’efforce de vivre en accord avec sa condition de disciple de Jésus. Il fait appel à sa volonté pour agir mais il le fait par amour. En cela, l’authenticité chrétienne de toute œuvre consiste dans l’esprit de charité qui l’anime. Saint Paul s’en fait le chantre de fort belle manière dans sa lettre aux Corinthiens : 1 Co 12, 31- 13,13. La primauté de l’amour sur les autres charismes est tel qu’il soutient : ‘‘ On pourrait donner toutes ses possessions pour nourrir les pauvres, et livrer son corps pour être brûlé, si l’on n’avait pas l’amour, cela servirait à rien.’’ (13,2-3). Comme nous le dit le saint pape Jean Paul II, « l’amour chrétien n’est pas un simple acte de charité, mais aussi une rencontre avec le Christ », une rencontre personnelle qui transforme tout notre être.

Un tel amour est bien loin d’être un sentiment. C’est un don où le croyant découvre l’action de Dieu en lui. Depuis quelques temps circule de façon abondante sur les réseaux sociaux ce texte attribué au pape François et qui dit ceci : « Mangez ce que vous voulez pendant la Semaine Sainte, le sacrifice n’est pas dans l’estomac mais dans le cœur. Les gens s’abstiennent de manger de la viande, mais ils ne parlent pas à leurs frères et sœurs et/ou à leurs proches, ils ne rendent pas visite à leurs parents et ne s’occupent pas de leurs enfants. Ils ne partagent pas leur nourriture avec ceux qui en ont le plus besoin, ils éloignent leurs enfants de leur père/mère et/ou de leurs grands-parents, ils critiquent la vie des autres, maltraitent leur partenaire, etc. La viande ne fait pas de vous une mauvaise personne, tout comme un filet de poisson ne fera pas de vous un saint. Mieux vaut chercher à avoir une bonne relation avec Dieu en faisant du bien aux autres. Soyons moins arrogants et plus humbles de cœur ».

Il ne faut pas s’y tromper. Ce n’est pas pour changer les dispositions classiques du carême que le pape dirait cela ! Il appelle à vivre en esprit et en vérité ce temps de conversion, de telle sorte que nos actes et tous nos efforts fournis nous ouvrent davantage à Dieu et aux autres. Ainsi, « jeûner, c’est apprendre à changer d’attitude à l’égard des autres et des créatures », tandis que la prière, permet «de savoir renoncer à l’idolâtrie et à l’autosuffisance de notre moi, et reconnaître qu’on a besoin du Seigneur et de sa miséricorde ». Quant à l’aumône c’est, selon le pape, un moyen de « se libérer de la sottise de vivre en accumulant toute chose pour soi dans l’illusion de s’assurer un avenir qui ne nous appartient pas ». Partant, il est bien clair que le carême n’est pas à réduire à un temps de jeûne ou de quelque privation. C’est bien plus un temps privilégié qui nous est donné pour redécouvrir notre foi et cette puissance d’amour qui y est enfouie. Alors, qu’allons-nous faire comme Carême pour justement libérer en nous cette puissance de vie, d’amour qui nous élève au niveau de Celui qui a tout donné, jusqu’à sa vie pour que vive l’Homme ? Chacun devrait se poser la question, avec en ligne de mire que le temps du Carême est un temps pour se convertir ; c’est le temps de changer réellement quelque chose pour me rapprocher de moi-même, mais aussi des autres autour de moi, et surtout du Seigneur ! Si nous voulons que la fête de Pâques ait un sens, il faut donner un sens au Carême : En acceptant de s’exposer un tant soit peu à la lumière du Seigneur, on trouve toujours une part sombre ou d’ombre de soi qui a besoin d’en être éclairée pour que notre vie soit plus nette. Et ce n’est jamais un acquis une fois pour toutes, notre conversion …

Abbé Paul DAH

Salam du Ramadan : les relations interreligieuses 1/2

Louanges à Allah comme il sied à la majesté de Sa face ainsi qu’à la grandeur de Son trône. Louanges infinies à Lui pour Ses innombrables bienfaits. Que Sa paix et Ses bénédictions se déversent abondamment sur Son noble Prophète Mouhammad ainsi que sur ceux qui le suivent. L’un des cadeaux les plus précieux de Dieu à l’homme est la liberté. Une liberté qui s’étend sur la croyance, lui permettant de croire ou de ne pas croire. Et dans la liberté de croire, l’homme, dans la conscience éclairée, a moult choix à opérer. Et chacun doit pouvoir opérer son choix sans aucune contrainte quelconque. A cet effet, Allah est clair quand Il nous affirme : « Point de contrainte en matière de religion » S02 V256. Ce verset implique que nul ne peut être contraint de suivre une religion et nul ne peut, non plus, être empêché de la pratiquer.

La religion n’est-elle pas croyance et soumission volontaire et par amour à la divinité ? Dans une situation pareille, nul, en dehors de Dieu, ne détient le monopole de la vérité car Il S’appelle Lui-même Al Haqq (La Vérité). Il nous enseigne que la diversité de croyances et de religions est de l’ordre de Sa volonté. En effet, dans Son omniscience et Son omnipotence, Dieu aurait pu faire de nous une seule communauté de foi mais Il a décidé autrement : « Si Dieu l’avait voulu, Il aurait fait de vous une seule communauté mais il en est ainsi afin de vous éprouver en ce qu’Il vous a donné. Rivalisez donc de bonté » S05 V48. La diversité apparait, alors, pour chaque croyant comme un défi. Elle est notre épreuve de tous les jours, de tous les temps.

Il en est ainsi parce que la diversité nécessite d’aller au-delà de nos coreligionnaires pour dialoguer avec les autres, accepter la différence, nous libérer des préjugés et « à édifier non pas des murs, mais des ponts, pour que les personnes puissent se rencontrer et se construire ensemble les uns avec les autres ». Telle est la volonté d’Allah exprimée en ce sens : « Ô gens ! Nous vous avons créé d’un mâle et d’une femelle, et nous avons fait de vous des peuples et des tributs, pour que vous vous entre-connaissiez » S 49 V13. Même en temps de guerre, la diversité religieuse doit être maintenue et respectée. Abu Bakr, lorsqu’il envoya Usâma en expédition en Syrie, lui indiqua les enseignements du Prophète en lui donnant les directives suivantes : « Fais confiance à Dieu ; tu ne toucheras pas les personnes âgées, ni les enfants, ni les femmes. Tu ne les attaqueras pas et ne leur feras rien. Tu n’arracheras pas les arbres fruitiers. Quant à ceux qui se sont protégés dans un lieu de culte, tu les laisseras.

Il y a un ennemi : cet ennemi est armé. Les femmes, les enfants, les personnes âgées et les hommes de religion, tu les laisseras ». En outre, le Prophète appelle, clairement, au respect des autres croyances et affirme que : « Quiconque fait du mal à un Chrétien ou à un Juif sera mon ennemi le jour du Jugement ». Il l’illustre dans le pacte sur les relations entre les musulmans et les autres communautés religieuses établies à Médine, les juifs et les chrétiens. Clairement, le pacte stipulait que « Ils ont les mêmes droits et les mêmes devoirs ». Il faudrait, alors, rappeler à chaque Burkinabè que l’une des précieuses richesses du Burkina Faso demeure, non ses ressources naturelles, mais sa diversité ethnique, linguistique, religieuse… Travaillons à nous appuyer dessus pour construire une ‘‘Nation’’ prospère et laisser un meilleur Burkina Faso pour nos enfants. Seigneur Allah, permets-nous de voir, en chaque homme, Ta face. NB : La foi musulmane est une foi active qui impose un devoir de présence.

Dr Inoussa COMPAORE Imam à l’AEEMB et au CERFI

Conseil des ministres du mercredi 13 mars 2024

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 13 mars 2024, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 14 H 16 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la Transition, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

𝐈. 𝐃𝐄𝐋𝐈𝐁𝐄𝐑𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍𝐒 𝐈.𝟏. 𝐀𝐔 𝐓𝐈𝐓𝐑𝐄 𝐃𝐔 𝐌𝐈𝐍𝐈𝐒𝐓𝐄𝐑𝐄 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐅𝐎𝐍𝐂𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐏𝐔𝐁𝐋𝐈𝐐𝐔𝐄, 𝐃𝐔 𝐓𝐑𝐀𝐕𝐀𝐈𝐋 𝐄𝐓 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐏𝐑𝐎𝐓𝐄𝐂𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐒𝐎𝐂𝐈𝐀𝐋𝐄 Le Conseil a adopté trois (03) rapports. 𝐋𝐞 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐫𝐚𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭 est relatif à un projet de décret portant modification du décret n°2019-1111/PRES/PM/MFPTPS/MINEFID du 15 novembre 2019 portant Répertoire interministériel des métiers de l’Etat (RIME). Le Répertoire interministériel des métiers de l’Etat tire son fondement juridique de la loi n°081/CNT du 24 novembre 2015 portant statut général de la fonction publique d’Etat. Le RIME repose sur le métier qui est un ensemble d’emplois-types liés entre eux par une même technicité, présentant un noyau d’activités communes et requérant des compétences proches et similaires. Au regard des préoccupations du moment liées aux questions foncières, la modification du décret de 2019 relatif au RIME, vise à créer les emplois de la famille d’emplois Cadastre dans ledit répertoire. Il s’agit de : – l’emploi d’agent technique du cadastre ; – l’emploi de technicien supérieur du cadastre ; – l’emploi d’inspecteur du cadastre. L’adoption de ce décret permet de prendre en compte la famille d’emplois Cadastre dans le Répertoire interministériel des métiers de l’Etat. 𝐋𝐞 𝐝𝐞𝐮𝐱𝐢𝐞̀𝐦𝐞 𝐫𝐚𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭 est relatif à une autorisation spéciale pour le recrutement sur concours directs de Médecins généralistes pour des formations spécialisées en chirurgie générale et en chirurgie pédiatrique, au titre des années 2024 et 2025. Les spécialistes en chirurgie générale et en chirurgie pédiatrique assurent la prise en charge des patients dans plusieurs domaines, tels que l’orthopédie-traumatologie, l’uro-génital, la gynécologie et l’obstétrique, la chirurgie maxillo-faciale, vasculaire et thoracique ainsi que la chirurgie viscérale. Ces recrutements permettront de répondre au déficit de chirurgiens généralistes et de chirurgiens pédiatres dans les différents hôpitaux du Burkina Faso et d’améliorer la qualité des soins chirurgicaux au profit des patients. Le Conseil a marqué son accord pour les recrutements de 30 chirurgiens généralistes et 20 chirurgiens pédiatres, au titre de l’année 2024, et de 30 chirurgiens généralistes et 20 chirurgiens pédiatres, au titre de l’année 2025. 𝐋𝐞 𝐭𝐫𝐨𝐢𝐬𝐢𝐞̀𝐦𝐞 𝐫𝐚𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭 est relatif à une autorisation de recrutements sur concours directs, au titre de l’année 2024. Ces recrutements sur concours directs visent à combler les besoins essentiels en ressources humaines des ministères et institutions, pour l’accomplissement de leurs missions de service public. Le Conseil a marqué son accord pour le recrutement de 5 364 agents sur concours directs, au titre de l’année 2024.

𝐈.𝟐. 𝐀𝐔 𝐓𝐈𝐓𝐑𝐄 𝐃𝐔 𝐌𝐈𝐍𝐈𝐒𝐓𝐄𝐑𝐄 𝐃𝐄 𝐋’𝐄𝐂𝐎𝐍𝐎𝐌𝐈𝐄, 𝐃𝐄𝐒 𝐅𝐈𝐍𝐀𝐍𝐂𝐄𝐒 𝐄𝐓 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐏𝐑𝐎𝐒𝐏𝐄𝐂𝐓𝐈𝐕𝐄 Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

𝐋𝐞 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐝𝐞́𝐜𝐫𝐞𝐭 porte adoption du Référentiel d’évaluation des dispositifs de contrôle interne dans l’Administration publique au Burkina Faso. L’implémentation du budget programme a conduit à une modulation de base du contrôle a priori qui a été accordé à tous les ordonnateurs pour l’exécution des opérations financières relevant de leurs compétences. Une modulation de second degré doit être faite et est fonction de la qualité du contrôle interne et du contrôle de gestion mis en place au sein des programmes budgétaires et/ou de leurs unités opérationnelles. Ce référentiel qui s’inspire des standards internationaux et bonnes pratiques en matière d’évaluation des dispositifs de contrôle interne, instaure une méthode d’évaluation cohérente et harmonisée devant contribuer à la mise en œuvre de la modulation de second degré du contrôle a priori. L’adoption de ce décret permet aux corps de contrôle de l’ordre administratif de disposer d’un référentiel d’évaluation des dispositifs de contrôle interne dans l’Administration publique burkinabè.

𝐋𝐞 𝐝𝐞𝐮𝐱𝐢𝐞̀𝐦𝐞 𝐝𝐞́𝐜𝐫𝐞𝐭 porte nomination de trois (03) membres indépendants du Conseil de surveillance de la Caisse des dépôts et d’investissements du Burkina Faso (CDI-BF). Ce décret vise l’application de la loi n°049-2023/ALT du 05 octobre 2023 portant création, organisation, attributions et fonctionnement de la Caisse des dépôts et d’investissements du Burkina Faso. L’adoption de ce décret permet la nomination de 03 membres indépendants du Conseil de surveillance de la Caisse des dépôts et d’investissements du Burkina Faso, conformément aux dispositions de la loi n°049-2023/ALT du 05 octobre 2023 portant création, organisation, attributions et fonctionnement de la Caisse des dépôts et d’investissements du Burkina Faso. 𝐋𝐞 𝐭𝐫𝐨𝐢𝐬𝐢𝐞̀𝐦𝐞 𝐝𝐞́𝐜𝐫𝐞𝐭 porte nomination de huit (08) membres du Conseil de surveillance de la Caisse des dépôts et d’investissements du Burkina Faso. L’adoption de ce décret permet la nomination de 08 membres du Conseil de surveillance de la Caisse des dépôts et d’investissements du Burkina Faso, conformément aux dispositions de la loi n°049-2023/ALT du 05 octobre 2023 portant création, organisation, attributions et fonctionnement de la Caisse des dépôts et d’investissements du Burkina Faso.

𝐈.𝟑. 𝐀𝐔 𝐓𝐈𝐓𝐑𝐄 𝐃𝐔 𝐌𝐈𝐍𝐈𝐒𝐓𝐄𝐑𝐄 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐉𝐔𝐒𝐓𝐈𝐂𝐄 𝐄𝐓 𝐃𝐄𝐒 𝐃𝐑𝐎𝐈𝐓𝐒 𝐇𝐔𝐌𝐀𝐈𝐍𝐒, 𝐂𝐇𝐀𝐑𝐆𝐄 𝐃𝐄𝐒 𝐑𝐄𝐋𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍𝐒 𝐀𝐕𝐄𝐂 𝐋𝐄𝐒 𝐈𝐍𝐒𝐓𝐈𝐓𝐔𝐓𝐈𝐎𝐍𝐒

Le Conseil a adopté deux (02) rapports.

𝐋𝐞 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐫𝐚𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭 est relatif à un projet de loi portant modification de la loi organique n°050-2015/CNT du 25 août 2015 portant statut de la magistrature. Ce projet de loi vise à prendre en compte les modifications induites par la révision constitutionnelle intervenue le 30 décembre 2023 en ce qui concerne le statut de la magistrature. Les principales innovations portent entre autres sur : – l’élargissement du concours de la magistrature à tout fonctionnaire de l’administration publique titulaire au moins du diplôme de maîtrise en Droit ou de Master II en Droit, reconnu par le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES) ou de tout autre diplôme reconnu équivalent, sous réserve de certaines conditions notamment d’âge et d’ancienneté ; – l’exclusion des magistrats des pôles judiciaires spécialisés de la limitation de la durée à leur poste ; – la compétence des chambres disciplinaires pour connaître des manquements à la déontologie et à l’éthique des magistrats ; – la limitation à cinq (05) ans du mandat des Premiers Présidents des Hautes juridictions, des Cours d’appel et des Cours administratives d’appel ; – la réduction de la période des vacances judiciaires à 02 mois au lieu de 03 mois et corrélativement la durée du congé annuel qui est désormais de 30 jours calendaires au lieu de 45 jours. Cette relecture permettra de répondre aux aspirations profondes du peuple burkinabè en matière de justice et d’impulser une nouvelle dynamique dans le secteur de la justice. Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

𝐋𝐞 𝐬𝐞𝐜𝐨𝐧𝐝 𝐫𝐚𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭 est relatif à un projet de loi portant relecture de la loi organique n°049-2015/CNT du 25 août 2015 portant composition, attributions, organisation et fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature (CSM). Cette relecture vise à prendre en compte les modifications induites par la révision constitutionnelle du 30 décembre 2023 concernant le Conseil supérieur de la magistrature qui est l’organe de régulation du corps de la magistrature. Les principales innovations portent entre autres sur : – la composition du Conseil supérieur de la magistrature qui compte pour moitié des personnes non magistrats comme le prévoit la Constitution ; – l’élection du Président du CSM par ses membres ; – l’exclusion du CSM des personnes siégeant dans l’organe dirigeant d’une organisation syndicale ou associative de magistrats ainsi que de celles qui militent dans l’organe dirigeant d’un parti ou formation politique ; – la nomination des magistrats du parquet sur proposition du ministre chargé de la Justice. La relecture de cette loi va permettre de se conformer à la Constitution et d’impulser une nouvelle dynamique pour l’instauration d’une justice indépendante et crédible. Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

𝐈.𝟒. 𝐀𝐔 𝐓𝐈𝐓𝐑𝐄 𝐃𝐔 𝐌𝐈𝐍𝐈𝐒𝐓𝐄𝐑𝐄 𝐃𝐔 𝐃𝐄𝐕𝐄𝐋𝐎𝐏𝐏𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓 𝐈𝐍𝐃𝐔𝐒𝐓𝐑𝐈𝐄𝐋, 𝐃𝐔 𝐂𝐎𝐌𝐌𝐄𝐑𝐂𝐄, 𝐃𝐄 𝐋’𝐀𝐑𝐓𝐈𝐒𝐀𝐍𝐀𝐓 𝐄𝐓 𝐃𝐄𝐒 𝐏𝐄𝐓𝐈𝐓𝐄𝐒 𝐄𝐓 𝐌𝐎𝐘𝐄𝐍𝐍𝐄𝐒 𝐄𝐍𝐓𝐑𝐄𝐏𝐑𝐈𝐒𝐄𝐒 Le Conseil a adopté un rapport relatif aux projets spécifiques 2024 du ministère du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises. Ces projets, au nombre de treize (13), visent l’application des dispositions du décret n°2023-0966/PRES-TRANS/PM/MEFP du 09 août 2023 portant modalités de passation des marchés publics dans le cadre de la mise en œuvre de projets spécifiques. Le Conseil a marqué son accord pour la mise en œuvre de ces projets spécifiques, au titre de l’année 2024. Le coût global de ces projets par source de financement est le suivant :

𝟏. 𝐅𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐬𝐮𝐫 𝐟𝐨𝐧𝐝𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐞𝐬 𝐝’𝐮𝐧 𝐢𝐧𝐯𝐞𝐬𝐭𝐢𝐬𝐬𝐞𝐮𝐫 : trente-neuf milliards neuf cent soixante-deux millions trois cent vingt-cinq mille trois cent dix-neuf (39 962 325 319) F CFA, pour la sécurisation et la traçabilité des labels burkinabè.

𝟐. 𝐅𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐬𝐮𝐫 𝐛𝐮𝐝𝐠𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥’𝐄𝐭𝐚𝐭, 𝐞𝐱𝐞𝐫𝐜𝐢𝐜𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟒 : un milliard quatre-vingt-quatorze millions six cent dix mille cinq cent quatorze (1 094 610 514) F CFA TTC, pour la réhabilitation des infrastructures du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) et de l’immeuble de l’ex-UREBA (Union révolutionnaire des banques).

𝟑. 𝐅𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐒𝐎𝐍𝐀𝐁𝐇𝐘 : soixante-dix milliards deux cent quatre-vingt-cinq millions huit cent trente-cinq mille trois cent quarante-six (70 285 835 346) F CFA TTC, pour la construction du nouveau siège (R+10) de la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY), du dépôt Ouaga-Est, du dépôt pétrolier de Pô, du centre de transit de Bingo ainsi que pour l’audit complet du système de dépotage de la SONABHY et l’acquisition d’équipements spécifiques. Ce financement est également destiné à la réalisation de travaux de transformation de deux bacs en réservoir de carburant, à la sécurisation des sites de la SONABHY, à la réhabilitation des bâtiments du siège actuel, et à l’acquisition de 06 centres emplisseurs en conteneurs.

𝟒. 𝐅𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐬𝐮𝐫 𝐛𝐮𝐝𝐠𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐒𝐎𝐅𝐈𝐓𝐄𝐗 : quatre milliards sept cent cinquante-six millions quatre cent quatre-vingt-neuf mille six cents (4 756 489 600) F CFA TTC, pour le renouvellement du parc automobile de la Société burkinabè des fibres textiles (SOFITEX).

𝐈.𝟓. 𝐀𝐔 𝐓𝐈𝐓𝐑𝐄 𝐃𝐔 𝐌𝐈𝐍𝐈𝐒𝐓𝐄𝐑𝐄 𝐃𝐄 𝐋’𝐄𝐍𝐕𝐈𝐑𝐎𝐍𝐍𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓, 𝐃𝐄 𝐋’𝐄𝐀𝐔 𝐄𝐓 𝐃𝐄 𝐋’𝐀𝐒𝐒𝐀𝐈𝐍𝐈𝐒𝐒𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓 Le Conseil a adopté un décret portant mise en place du système national de Mesure, Rapportage et Vérification pour la transparence climatique « MRV/BF ». Le Burkina Faso, engagé en faveur du développement durable, s’investit dans la lutte contre les effets néfastes des changements climatiques à la suite de la ratification de la Convention-cadre des Nations-unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et de l’Accord de Paris sur le climat. Cette Convention-cadre et ses textes d’application exigent des Etats membres, la soumission périodique de rapports faisant état de leur mise en œuvre. Ainsi, le système de Mesure, Rapportage et Vérification pour la transparence climatique a été établi pour suivre les progrès des différents pays sur toutes les mesures prises pour la mise en œuvre desdits engagements. Ce décret vise la mise en place d’un cadre national de transparence climatique pour permettre à notre pays de respecter ses engagements en matière de lutte contre les changements climatiques et d’engranger des financements pour y faire face. L’adoption de ce décret permet au Burkina Faso de se doter d’un cadre juridique de transparence climatique à travers la mise en place d’un système national de Mesure, Rapportage et Vérification pour la transparence climatique.

𝐈𝐈. 𝐂𝐎𝐌𝐌𝐔𝐍𝐈𝐂𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍𝐒 𝐎𝐑𝐀𝐋𝐄𝐒

𝐈𝐈.𝟏. Le ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale a fait au Conseil une communication relative à la participation du Burkina Faso au Sommet Afrique/Chine de la gouvernance, prévue du 19 au 24 mars 2024 à Beijing, en République populaire de Chine. Ce sommet est organisé par le Centre africain de formation et de recherche administratives pour le développement (CAFRAD) en partenariat avec le Gouvernement de la République populaire de Chine et la société Africa Mulatako holding. La rencontre est placée sous le thème : « la transformation de la gouvernance et le relèvement du niveau de vie des populations : comment rendre plus pertinente la gouvernance à travers la valorisation du potentiel économique et humain des pays d’Afrique ? ». L’objectif de ce sommet est de permettre aux décideurs africains des pays membres de la CAFRAD ou non, de réfléchir sur les moyens et les stratégies innovantes et adaptées en vue d’améliorer la qualité de la gouvernance tout en garantissant aux populations une meilleure qualité de vie.

𝐈𝐈.𝟐. Le ministre de l’Economie, des finances et de la prospective a fait au Conseil le compte rendu de l’organisation de la première revue du programme économique et financier 2023-2027 soutenu par la Facilité élargie de crédit du Fonds monétaire international (FMI), tenue du 26 février au 07 mars 2024 à Ouagadougou. La première revue du programme économique et financier 2023-2027 a permis d’évaluer la performance de l’économie par rapport aux objectifs retenus dans le cadre dudit programme. Il s’est agi d’une part, d’examiner la situation d’exécution des repères structurels et critères quantitatifs, et d’autre part, d’évaluer l’évolution de la situation économique à fin décembre 2023, les perspectives à fin mars 2024 et les estimations pour le reste de l’année 2024 ainsi que les prévisions à court et moyen terme. Ce programme économique et financier 2023-2027 vise à créer un espace budgétaire pour les dépenses prioritaires et la réduction des vulnérabilités de la dette. Il ambitionne par ailleurs de renforcer la résilience aux chocs tout en réduisant la pauvreté et les inégalités. Il s’agit aussi de renforcer la discipline budgétaire, la gouvernance et la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Il s’inscrit en droite ligne des engagements communautaires pris par le Burkina Faso notamment celui de ramener le déficit budgétaire à un niveau compatible, tout en préservant les dépenses critiques en services sociaux et en investissements publics prioritaires. Le programme économique et financier 2023-2027, d’un montant équivalent à 228,76 millions de Droits de tirages spéciaux (DTS), soit environ 187 milliards F CFA (302 millions Dollars US) a fait l’objet de négociations entre le Burkina Faso et le Fonds monétaire international. Il a été approuvé par le Conseil d’administration du FMI le 21 septembre 2023. 𝐈𝐈.𝟑. Le ministre de la Santé et de l’hygiène publique a fait au Conseil une communication relative aux nouveaux tarifs harmonisés de facturation des actes de scanners, d’Imagerie par résonnance magnétique (IRM) et de dialyse dans les hôpitaux publics du Burkina Faso. Les examens de scanners et d’Imagerie par résonnance magnétique sont des examens spécifiques qui entrent dans la prise en charge des patients dans les hôpitaux publics au Burkina Faso. La dialyse quant à elle, fait partie des soins curatifs offerts aux patients atteints d’insuffisance rénale chronique ou aiguë. Du fait du niveau élevé de tarification des actes de scanner, d’IRM et de dialyse, beaucoup de Burkinabè sont exclus de ces prestations dans les hôpitaux publics par manque de moyens financiers. La vision du Chef de l’Etat est de garantir l’accès aux soins et services de santé pour tous les Burkinabè quelle que soit leur classe sociale. Conformément à cette vision, le Gouvernement de Transition a décidé d’une baisse substantielle des tarifs d’accès aux examens de scanner, d’IRM et aux séances de dialyse. Ainsi : – 𝐥𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐚𝐮 𝐭𝐚𝐫𝐢𝐟 𝐬𝐮𝐛𝐯𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞́ 𝐝𝐮 𝐬𝐜𝐚𝐧𝐧𝐞𝐫 𝐞𝐬𝐭 𝐝𝐞 𝟐𝟓 𝟎𝟎𝟎 𝐅 𝐂𝐅𝐀, 𝐬𝐨𝐢𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐫𝐞́𝐝𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝟓𝟎% 𝐩𝐚𝐫 𝐫𝐚𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭 𝐚̀ 𝐥’𝐚𝐧𝐜𝐢𝐞𝐧 𝐭𝐚𝐫𝐢𝐟 𝐬𝐮𝐛𝐯𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞́ 𝐪𝐮𝐢 𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝟓𝟎 𝟎𝟎𝟎 𝐅 𝐂𝐅𝐀. 𝐂𝐞 𝐭𝐚𝐫𝐢𝐟 𝐞𝐬𝐭 𝐚𝐩𝐩𝐥𝐢𝐜𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐪𝐮𝐞𝐥 𝐪𝐮𝐞 𝐬𝐨𝐢𝐭 𝐥𝐚 𝐥𝐨𝐜𝐚𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧, 𝐥𝐞 𝐧𝐨𝐦𝐛𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐮𝐩𝐞 𝐨𝐮 𝐥𝐚 𝐭𝐞𝐜𝐡𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐮𝐭𝐢𝐥𝐢𝐬𝐞́𝐞 ; – 𝐥𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐚𝐮 𝐭𝐚𝐫𝐢𝐟 𝐬𝐮𝐛𝐯𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞́ 𝐝𝐞 𝐥’𝐈𝐑𝐌 𝐞𝐬𝐭 𝐝𝐞 𝟒𝟎 𝟎𝟎𝟎 𝐅 𝐂𝐅𝐀, 𝐬𝐨𝐢𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐫𝐞́𝐝𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝟔𝟎% 𝐩𝐚𝐫 𝐫𝐚𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭 𝐚̀ 𝐥’𝐚𝐧𝐜𝐢𝐞𝐧 𝐭𝐚𝐫𝐢𝐟 𝐬𝐮𝐛𝐯𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞́ 𝐪𝐮𝐢 𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝟏𝟎𝟎 𝟎𝟎𝟎 𝐅 𝐂𝐅𝐀. 𝐂𝐞 𝐭𝐚𝐫𝐢𝐟 𝐞𝐬𝐭 𝐚𝐩𝐩𝐥𝐢𝐜𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐪𝐮𝐞𝐥 𝐪𝐮𝐞 𝐬𝐨𝐢𝐭 𝐥𝐚 𝐥𝐨𝐜𝐚𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧, 𝐥𝐞 𝐧𝐨𝐦𝐛𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐮𝐩𝐞 𝐨𝐮 𝐥𝐚 𝐭𝐞𝐜𝐡𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐮𝐭𝐢𝐥𝐢𝐬𝐞́𝐞 ; – 𝐥𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐚𝐮 𝐭𝐚𝐫𝐢𝐟 𝐬𝐮𝐛𝐯𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞́ 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐚𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐝𝐢𝐚𝐥𝐲𝐬𝐞 𝐚̀ 𝐯𝐢𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐝𝐞 𝟎 𝐅 𝐂𝐅𝐀, 𝐬𝐨𝐢𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐫𝐞́𝐝𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝟏𝟎𝟎% 𝐩𝐚𝐫 𝐫𝐚𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭 𝐚̀ 𝐥’𝐚𝐧𝐜𝐢𝐞𝐧 𝐭𝐚𝐫𝐢𝐟 𝐬𝐮𝐛𝐯𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞́ 𝐪𝐮𝐢 𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝟓𝟎𝟎 𝟎𝟎𝟎 𝐅 𝐂𝐅𝐀 ; – 𝐥𝐞 𝐭𝐚𝐫𝐢𝐟 𝐬𝐮𝐛𝐯𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞́ 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐬𝐞́𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐝𝐢𝐚𝐥𝐲𝐬𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐝𝐞 𝟐 𝟓𝟎𝟎 𝐅 𝐂𝐅𝐀 𝐬𝐨𝐢𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐫𝐞́𝐝𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝟖𝟎% 𝐩𝐚𝐫 𝐫𝐚𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭 𝐚̀ 𝐥’𝐚𝐧𝐜𝐢𝐞𝐧 𝐭𝐚𝐫𝐢𝐟 𝐬𝐮𝐛𝐯𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞́ 𝐪𝐮𝐢 𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝟏𝟓 𝟎𝟎𝟎 𝐅 𝐂𝐅𝐀. 𝐂𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐠𝐫𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐭𝐚𝐫𝐢𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐚𝐩𝐩𝐥𝐢𝐜𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐭𝐨𝐮𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐡𝐨̂𝐩𝐢𝐭𝐚𝐮𝐱 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐜𝐬 𝐚𝐮 𝐁𝐮𝐫𝐤𝐢𝐧𝐚 𝐅𝐚𝐬𝐨 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐞𝐧 𝐯𝐢𝐠𝐮𝐞𝐮𝐫 𝐞𝐧 𝐚𝐯𝐫𝐢𝐥 𝟐𝟎𝟐𝟒.

𝐈𝐈𝐈. 𝐍𝐎𝐌𝐈𝐍𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍𝐒

𝐈𝐈𝐈.𝟏. 𝐍𝐎𝐌𝐈𝐍𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍𝐒 𝐃𝐀𝐍𝐒 𝐋𝐄𝐒 𝐅𝐎𝐍𝐂𝐓𝐈𝐎𝐍𝐒 𝐈𝐍𝐃𝐈𝐕𝐈𝐃𝐔𝐄𝐋𝐋𝐄𝐒 𝐀. 𝐀𝐔 𝐓𝐈𝐓𝐑𝐄 𝐃𝐔 𝐌𝐈𝐍𝐈𝐒𝐓𝐄𝐑𝐄 𝐃𝐄 𝐋’𝐀𝐃𝐌𝐈𝐍𝐈𝐒𝐓𝐑𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐓𝐄𝐑𝐑𝐈𝐓𝐎𝐑𝐈𝐀𝐋𝐄, 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐃𝐄𝐂𝐄𝐍𝐓𝐑𝐀𝐋𝐈𝐒𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐄𝐓 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐒𝐄𝐂𝐔𝐑𝐈𝐓𝐄 – Monsieur Boukaré OUEDRAOGO, Mle 23 047 V, Commissaire divisionnaire de police, 3ème classe, 3ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ; – Monsieur Koffi Alexis HIEN, Mle 22 836 G, Commissaire divisionnaire de police, catégorie 1, 3ème classe, 3ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ; – Monsieur Emile KABRE, Mle 24 576 X, Commissaire divisionnaire de police, catégorie 1, 3ème grade, 1er échelon, est nommé Inspecteur technique des services ; – Monsieur Bazambouè BADO, Mle 46 686 T, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème classe, 1er échelon, est nommé Inspecteur technique des services ; – Monsieur Boudassida Roger TARBAGDO, Mle 46 752 X, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème classe, 1er échelon, est nommé Inspecteur technique des services. 𝐁. 𝐀𝐔 𝐓𝐈𝐓𝐑𝐄 𝐃𝐔 𝐌𝐈𝐍𝐈𝐒𝐓𝐄𝐑𝐄 𝐃𝐄 𝐋’𝐄𝐂𝐎𝐍𝐎𝐌𝐈𝐄, 𝐃𝐄𝐒 𝐅𝐈𝐍𝐀𝐍𝐂𝐄𝐒 𝐄𝐓 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐏𝐑𝐎𝐒𝐏𝐄𝐂𝐓𝐈𝐕𝐄 – Madame Jeanne DJIE/TOE, Mle 29 778 W, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 9ème échelon, est nommée Inspecteur technique des impôts ; – Madame Fati TAMINY/BAGAYOGO, Mle 37 256 K, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 10ème échelon, est nommée Directrice du Centre des impôts de Ouaga IV ; – Monsieur Moussa SANOU, Mle 56 730 A, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Directeur du Centre des impôts de Ouaga VI ; – Monsieur Pierre ZIDA, Mle 35 916 E, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur du Centre des impôts de Ouaga VIII ; – Monsieur Sanlé Patrice SORI, Mle 216 205 A, Inspecteur des impôts, *1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur du Centre des impôts Bobo I ; – Monsieur Yacouba BADO, Mle 119 325 L, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur du Centre départemental des impôts de Koubri ; – Monsieur Anastase PACODE, Mle 96 901 Z, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur du Centre des impôts de Tanghin-Dassouri ; – Monsieur Sana François DEGTOUMDA, Mle 245 161 T, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur du Centre départemental des impôts de Pabré ; – Monsieur Hamidou MAIGA, Mle 334 245 K, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Comptable principal des matières du ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales. Les personnes dont les noms suivent sont nommées membres indépendants du Conseil de surveillance de la Caisse des dépôts et d’investissements du Burkina Faso : – Monsieur Kounbelara Innocent HIEN, Analyste financier ; – Monsieur Cheik SAWADOGO, Gestionnaire ; – Monsieur Touswindé Justin OUADEBA, Auditeur interne. Les personnes dont les noms suivent sont nommées membres du Conseil de surveillance de la Caisse des dépôts et d’investissements du Burkina Faso : Au titre de la Présidence du Faso : – Monsieur Jean Abel TRAORE, Mle 333 983 R, Enseignant-chercheur, catégorie P, 3ème classe, 1er échelon. Au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective : – Madame Edwige Marie Eveline YAMEOGO, Mle 56 710 D, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 12ème échelon ; – Monsieur Philippe ZANE, Mle 96 919 B, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 10ème échelon. Au titre des membres ès qualité : – Monsieur Raymond Bruno BAMOUNI, Mle 52 199 S, Directeur général du Trésor et de la comptabilité publique ; – Monsieur Hyacinthe TAMALGO, Mle 59 896 G, Directeur général de la Caisse autonome de retraite des fonctionnaires (CARFO) ; – Monsieur Nabonswindé Yacouba Herman NACAMBO, Mle 130 484 P, Directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) ; – Monsieur Ibrahim SABA, Mle 32 99, Directeur général de La Poste Burkina.

𝐂. 𝐀𝐔 𝐓𝐈𝐓𝐑𝐄 𝐃𝐔 𝐌𝐈𝐍𝐈𝐒𝐓𝐄𝐑𝐄 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐒𝐀𝐍𝐓𝐄 𝐄𝐓 𝐃𝐄 𝐋’𝐇𝐘𝐆𝐈𝐄𝐍𝐄 𝐏𝐔𝐁𝐋𝐈𝐐𝐔𝐄 – Monsieur Kouesyandé Joseph SOUBEIGA, Mle 119 724 M, Médecin épidémiologiste et biostatisticien, catégorie U1, 7ème échelon, est nommé Responsable du Programme budgétaire 056 « Santé publique », cumulativement avec ses fonctions de Directeur général de la Santé et de l’hygiène publique ; – Madame Alice Marie Nadine OUEDRAOGO, Mle 273 051 T, Pharmacien, spécialiste en pharmacie hospitalière, catégorie U, 1ère classe, 4ème échelon, est nommée Directrice de la pharmacie hospitalière ; – Monsieur Edouard COMPAORE, Mle 41 834 S, Démographe, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur des statistiques sectorielles et de l’évaluation ; – Madame Aminata NANA/BOUNDAONE, Mle 58 195 L, Administrateur des services de santé, 1ère classe, 12ème échelon, est nommée Directrice générale du Centre hospitalier régional de Manga.

𝐃. 𝐀𝐔 𝐓𝐈𝐓𝐑𝐄 𝐃𝐔 𝐌𝐈𝐍𝐈𝐒𝐓𝐄𝐑𝐄 𝐃𝐄𝐒 𝐈𝐍𝐅𝐑𝐀𝐒𝐓𝐑𝐔𝐂𝐓𝐔𝐑𝐄𝐒 𝐄𝐓 𝐃𝐔 𝐃𝐄𝐒𝐄𝐍𝐂𝐋𝐀𝐕𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓 – Monsieur Mamadou OUATTARA, Mle 52 178 U, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 15ème échelon, est nommé Directeur général du Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics (LNBTP) ; – Madame Laure Flavie BOUDA/ZOETGNANDE, Mle 231 815 X, Ingénieur en génie civil, 1ère classe, 6ème échelon, est nommée Directrice des études techniques à la Direction générale de la normalisation et des études techniques.

𝐄. 𝐀𝐔 𝐓𝐈𝐓𝐑𝐄 𝐃𝐔 𝐌𝐈𝐍𝐈𝐒𝐓𝐄𝐑𝐄 𝐃𝐄 𝐋’𝐄𝐃𝐔𝐂𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐍𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍𝐀𝐋𝐄, 𝐃𝐄 𝐋’𝐀𝐋𝐏𝐇𝐀𝐁𝐄𝐓𝐈𝐒𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐄𝐓 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐏𝐑𝐎𝐌𝐎𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐃𝐄𝐒 𝐋𝐀𝐍𝐆𝐔𝐄𝐒 𝐍𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍𝐀𝐋𝐄𝐒 – Monsieur Sidzabda Emmanuel YAMEOGO, Mle 84 859 Z, Professeur certifié des lycées et collèges d’enseignement technique, 1ère classe, 13ème échelon, est nommé Chargé de missions ; – Monsieur D. Ouédan Jean-Noel TAGNABOU, Mle 32 554 X, Inspecteur de l’enseignement du premier degré, 1ère classe, 14ème échelon, est nommé Directeur de la recherche en éducation non formelle ; – Monsieur Jean BOUGMA, Mle 111 115 S, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur de la gestion des finances ; – Madame W. Agnès SARAMBE, Mle 38 375 D, Inspecteur de l’enseignement primaire et de l’éducation non formelle, est nommée Chef de Département de l’éducation non formelle au Secrétariat permanent du Plan stratégique de développement de l’éducation de base et de l’enseignement secondaire (SP/PSDBS) ; – Monsieur Elie SEIHON, Mle 38 969 F, Inspecteur de l’enseignement primaire et de l’éducation non formelle, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur de l’enseignement privé.

𝐅. 𝐀𝐔 𝐓𝐈𝐓𝐑𝐄 𝐃𝐔 𝐌𝐈𝐍𝐈𝐒𝐓𝐄𝐑𝐄 𝐃𝐄𝐒 𝐓𝐑𝐀𝐍𝐒𝐏𝐎𝐑𝐓𝐒, 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐌𝐎𝐁𝐈𝐋𝐈𝐓𝐄 𝐔𝐑𝐁𝐀𝐈𝐍𝐄 𝐄𝐓 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐒𝐄𝐂𝐔𝐑𝐈𝐓𝐄 𝐑𝐎𝐔𝐓𝐈𝐄𝐑𝐄 – Monsieur Mwinmalo Conrad SOME, Mle 117 483 P, Sociologue, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur général de la mobilité urbaine.

𝐆. 𝐀𝐔 𝐓𝐈𝐓𝐑𝐄 𝐃𝐔 𝐒𝐄𝐂𝐑𝐄𝐓𝐀𝐑𝐈𝐀𝐓 𝐆𝐄𝐍𝐄𝐑𝐀𝐋 𝐃𝐔 𝐆𝐎𝐔𝐕𝐄𝐑𝐍𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓 𝐄𝐓 𝐃𝐔 𝐂𝐎𝐍𝐒𝐄𝐈𝐋 𝐃𝐄𝐒 𝐌𝐈𝐍𝐈𝐒𝐓𝐑𝐄𝐒 – Monsieur Kouakou Makoua DA, Mle 111 105 F, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur de la gestion des finances.

𝐈𝐈𝐈.𝟐. 𝐍𝐎𝐌𝐈𝐍𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍𝐒 𝐃𝐀𝐍𝐒 𝐋𝐄𝐒 𝐂𝐎𝐍𝐒𝐄𝐈𝐋𝐒 𝐃’𝐀𝐃𝐌𝐈𝐍𝐈𝐒𝐓𝐑𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍 Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration : – de l’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou (ISLO) au titre du ministère de la Défense et des anciens combattants ; – de la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY) et de la Minoterie du Faso (MINOFA) au titre du ministère du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises ; – de l’Agence de l’eau du Gourma (AEG) et de l’Agence nationale des évaluations environnementales (ANEVE) au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement. Le Conseil a également procédé à la nomination de Présidents aux Conseils d’administration de l’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou (ISLO), de la Minoterie du Faso (MINOFA) et de l’Agence de l’eau du Gourma (AEG).

𝐀. 𝐌𝐈𝐍𝐈𝐒𝐓𝐄𝐑𝐄 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐃𝐄𝐅𝐄𝐍𝐒𝐄 𝐄𝐓 𝐃𝐄𝐒 𝐀𝐍𝐂𝐈𝐄𝐍𝐒 𝐂𝐎𝐌𝐁𝐀𝐓𝐓𝐀𝐍𝐓𝐒 Le Conseil a adopté deux (02) décrets. 𝐋𝐞 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐝𝐞́𝐜𝐫𝐞𝐭 nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de l’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou (ISLO) pour un premier mandat de trois (03) ans. Au titre du ministère de la Défense et des anciens combattants : – Monsieur Yamba OUOBA, Officier des Forces armées nationales, en remplacement de Monsieur Antoine Emmanuel KY ; – Monsieur Bakiéné Aboubacar HEMA, Officier des Forces armées nationales, en remplacement de Monsieur Issa SARRE. 𝐋𝐞 𝐬𝐞𝐜𝐨𝐧𝐝 𝐝𝐞́𝐜𝐫𝐞𝐭 nomme Monsieur Yamba OUOBA, Officier des Forces armées nationales, Président du Conseil d’administration de l’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou (ISLO) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Antoine Emmanuel KY.

𝐁. 𝐌𝐈𝐍𝐈𝐒𝐓𝐄𝐑𝐄 𝐃𝐔 𝐃𝐄𝐕𝐄𝐋𝐎𝐏𝐏𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓 𝐈𝐍𝐃𝐔𝐒𝐓𝐑𝐈𝐄𝐋, 𝐃𝐔 𝐂𝐎𝐌𝐌𝐄𝐑𝐂𝐄, 𝐃𝐄 𝐋’𝐀𝐑𝐓𝐈𝐒𝐀𝐍𝐀𝐓 𝐄𝐓 𝐃𝐄𝐒 𝐏𝐄𝐓𝐈𝐓𝐄𝐒 𝐄𝐓 𝐌𝐎𝐘𝐄𝐍𝐍𝐄𝐒 𝐄𝐍𝐓𝐑𝐄𝐏𝐑𝐈𝐒𝐄𝐒 Le Conseil a adopté trois (03) décrets. 𝐋𝐞 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐝𝐞́𝐜𝐫𝐞𝐭 renouvelle le mandat de Madame Aïcha Hafçatou NABARE/TOURE, Mle 216 123 K, Ingénieur de conception en génie civil, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère des Infrastructures et du désenclavement au Conseil d’administration de la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY) pour une dernière période de trois (03) ans, pour compter de la fin du premier mandat. 𝐋𝐞 𝐝𝐞𝐮𝐱𝐢𝐞̀𝐦𝐞 𝐝𝐞́𝐜𝐫𝐞𝐭 nomme Monsieur Habraham SOMDA, Mle 212 611 H, Conseiller des affaires économiques, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises au Conseil d’administration de la Minoterie du Faso (MINOFA) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Sogh-Kélo SOME. 𝐋𝐞 𝐭𝐫𝐨𝐢𝐬𝐢𝐞̀𝐦𝐞 𝐝𝐞́𝐜𝐫𝐞𝐭 nomme Monsieur Habraham SOMDA, Mle 212 611 H, Conseiller des affaires économiques, Président du Conseil d’administration de la Minoterie du Faso (MINOFA) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Sogh-Kélo SOME.

𝐂. 𝐌𝐈𝐍𝐈𝐒𝐓𝐄𝐑𝐄 𝐃𝐄 𝐋’𝐄𝐍𝐕𝐈𝐑𝐎𝐍𝐍𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓, 𝐃𝐄 𝐋’𝐄𝐀𝐔 𝐄𝐓 𝐃𝐄 𝐋’𝐀𝐒𝐒𝐀𝐈𝐍𝐈𝐒𝐒𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓 Le Conseil a adopté deux (02) décrets. 𝐋𝐞 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐝𝐞́𝐜𝐫𝐞𝐭 nomme Monsieur Ratamogho Evariste ZONGO,Mle 263 792 E, Ingénieur du génie rural, Président du Conseil d’administration de l’Agence de l’eau du Gourma (AEG) pour un premier mandat de trois (03) ans. 𝐋𝐞 𝐬𝐞𝐜𝐨𝐧𝐝 𝐝𝐞́𝐜𝐫𝐞𝐭 nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de l’Agence nationale des évaluations environnementales (ANEVE) pour un premier mandat de trois (03) ans. Au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement : – Monsieur Windgoudi Jacques BONKOUNGOU, Mle 213 864 M, Inspecteur de l’environnement, en remplacement de Monsieur K. Jean Marie SOURWEMA. Au titre du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques : – Monsieur Oumarou OUEDRAOGO, Mle 245 261 S, Conseiller en études et analyses, en remplacement de Monsieur Adama TOURE.

Salam du Ramadan : les relations conjugales 2/2

Au nom d’Allah, Clément et Miséricordieux. Louanges infinies à Allah qui a fait du mariage un de Ses signes nécessitant la réflexion pour les doués d’intelligence. Il dit, en effet, « Et parmi Ses signes, Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent » (S30 V21). Que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur Son bien-aimé Messager Mouhammad ainsi que sur tous les croyants de tous les temps et lieux. Pour rappel, Allah utilise la parabole du vêtement pour nous parler de la vie conjugale conformément à Sa parole : « Elles sont pour vous un vêtement et vous un vêtement pour elles » (S2 V 187).

Nous conviendrons que le vêtement est porté en fonction des évènements. Nous ne portons pas les mêmes vêtements les jours ordinaires et pour des occasions spécifiques comme les fêtes et autres cérémonies. En plus, le vêtement est fonction du temps qu’il fait. Pendant les temps de chaleur, nous avons tendance à porter des vêtements légers. Et pendant les temps de fraîcheur, nous portons des vêtements plus lourds. De cette même manière, il nous appartient de savoir que, pour la réussite de la vie conjugale, nous devons nous adapter en fonction des circonstances. Nous ne devons pas adopter une seule posture pour toujours. Nous ne devons pas seulement et toujours être mari et femme. Il y a, par exemple, des situations dans lesquelles, le mari doit jouer le rôle de père pour son épouse ou que cette dernière joue le rôle de mère pour son époux. Rappelons-nous la première fois quand le Prophète vit l’ange Djibril. Il prit vraiment peur et se dirigea directement vers son épouse Khadidja. Cette dernière se comporta véritablement envers le Prophète, son mari, comme une mère. Elle le prit dans ses bras, le fit asseoir à ses côtés et lui adressa comme à un enfant des paroles qui rassurent : « n’aie pas peur. Tu es quelqu’un de bien. Tu aides le besogneux, tu … rien de mal ne va t’arriver ».

De cette même manière, lorsqu’un des conjoints rentre à la maison, tout chargé par les fardeaux du dehors, il doit pouvoir trouver auprès de son partenaire un apaisement conformément à « pour que vous viviez en tranquillité ». Il y a certaines situations dans lesquelles on doit trouver, en son conjoint, un camarade, un ami avec qui on joue dans le sens plein du mot. On doit pouvoir se taquiner, en rire, s’éclater. La vie conjugale ne saurait se limiter à ce qui se passe entre les quatre murs de la chambre. Prenons l’exemple du Prophète. Avec son épouse, ils font une compétition d’athlétisme. Il se laisse battre par son épouse et ils en rient. Il porte son épouse sur les épaules afin qu’elle puisse observer un spectacle. Aujourd’hui, dans certaines de nos familles, on a l’impression qu’en Islam, la distraction est illicite ‘‘haram’’ alors que le Prophète a même dit « Il faut vous distraire afin qu’on ne dise que notre religion est rude ».

Dans d’autre situation, la vie conjugale commande qu’on se comporte en ami, en confident, celui à qui on peut entièrement s’ouvrir sans la moindre inquiété d’être trahi ultérieurement. On a souvent besoin de parler, de se confier, d’être écouté sans être jugé, d’être compris et conseillé sans faire l’objet de réprobations. Il n’y a, en principe, pas mieux que la personne en face de qui on se présente tel que nous sommes, sans le moindre habit sur nous. Il n’y a pas mieux que le conjoint pour jouer cet autre rôle du « vêtement ». C’est en cela que « le cœur du croyant est le cimetière des secrets ». Au regard de tout ce qui précède, nous comprenons davantage qu’en Islam, la vie conjugale doit reposer sur la connaissance et la pratique de la religion.

Mari comme femme doivent connaitre les règles et les différents principes qui régissent la vie conjugale. Tous doivent s’y conformer pour une vie harmonieuse et heureuse dans ce monde et surtout en vue de la face de leur Seigneur, en vue de Sa miséricorde éternelle, Son Paradis. C’est dans ce sens que chacun doit connaitre son rôle et le jouer pleinement. En guise d’illustration, tout mari musulman doit savoir qu’il a la responsabilité des dépenses de la famille et cela quelle que soit la richesse de son épouse. Il ne s’agit pas, dans le fonctionnement de la famille musulmane, d’un partage équitable des dépenses. Il doit savoir et comprendre que la meilleure dépense qu’il puisse faire et plaise plus à son Seigneur, c’est la dépense pour sa famille. Le Prophète dit à ce sujet que : « Entre un dinar que tu dépenses dans la voie d’Allah, un dinar que tu dépenses pour l’affranchissement d’un esclave, un dinar que tu donnes en aumône à un nécessiteux et un dinar que tu dépenses pour ta famille, c’est celui que tu dépenses pour ta famille qui t’apportera le plus de récompenses ». Nous comprenons alors difficilement comment, dans une pareille situation, des gens fuient leurs responsabilités par rapport à la prise en charge de la famille alors qu’ils dépensent des milliers au dehors pour d’autres personnes qui sont moins sous leur autorité et responsabilité. Allah nous aide vraiment.

Aussi, le Prophète nous enseigne que « Le croyant qui a la foi la plus parfaite est celui qui a le meilleur comportement et les meilleurs d’entre vous sont les meilleurs avec leurs femmes ». Nul besoin, après ses père et mère, d’avoir plus d’égards par rapport à une autre personne si ce n’est le conjoint. La femme également doit connaitre ses devoirs pour le bon fonctionnement de la famille. A ce sujet, Allah dit « Les femmes vertueuses sont obéissantes [à leurs maris], et protègent [ce qui doit être protégé], pendant l’absence [de leurs époux], avec la protection d’Allah » et le Prophète d’ajouter que « Si la femme observe ses cinq prières quotidiennes, jeûne le mois de Ramadan, préserve sa chasteté et obéit à son mari, on lui dira : “ Entre au paradis par la porte que tu veux. ” » Il s’agit de rappeler que la famille doit vivre. Et un des obstacles, aujourd’hui, de cette vie conjugale est l’absence de vie commune, de projet commun.

Dans certaines familles, on a l’impression d’avoir plus à faire à des colocataires. Et même à ce niveau, il n’y a de vie commune que ce qui se passe dans le lit conjugal. Les conjoints sont devenus des étrangers les uns pour les autres. Les réseaux sociaux sont arrivés à bout de ce qui restait de cette vie commune. Pendant les repas, dans le lit, à toute heure de la journée ou de la journée, chacun est plus concentré sur son téléphone ou sa tablette, préférant les relations fictives, virtuelles, distantes que celles qui sont réelles et si proches. Dans d’autres cas, on a l’impression que les conjoints se comportent comme des concurrents. Comme s’il s’agissait de travailler à rabaisser l’autre surtout en présence d’étrangers ou à ce qu’il n’ait rien de plus que soi. Allah nous en préserve. La conclusion est qu’on ne se marie pas à tout le monde et quand il faut le faire, il faut bien se former. Puisse Allah nous pardonner, nous faire davantage miséricorde et nous agréer. Seigneur Allah, fais de nous de véritables vêtements pour nos vies conjugales. Seigneur Allah, accorde-nous, en nos épouses, en nos époux et en nos enfants, la joie des yeux et des cœurs et fais de nos familles des modèles pour les croyants. NB : La foi musulmane est une foi active qui impose un devoir de présence.

Dr Inoussa COMPAORE Imam à l’AEEMB et au CERFI

Considération pour des « héroïnes de l’ombre »

Des femmes de la Brigade verte de Ouagadougou ont bénéficié d’une visite surprise, avant le lever du jour, mardi 5 mars 2024. Le président de la Transition, le capitaine Ibrahim Traoré, est allé les encourager sur leur lieu de travail. A regarder les images diffusées par certains médias et propagées par des réseaux sociaux, l’on pouvait lire la joie sur les visages de ces femmes. Elles n’avaient certainement jamais imaginé recevoir la visite de la plus haute personnalité du pays, surtout à pareille heure. Au regard de ce qu’elles déploient comme effort pour la lutte contre l’insalubrité et partant, le rayonnement environnemental de la capitale burkinabè, ces dames méritent respect et considération. Encore appelées « femmes de Simon » du nom de l’ancien maire de Ouagadougou, Simon Compaoré, ces dames, avec si peu de moyens, s’échinent à ce que Ouagadougou soit propre, vivable et viable, en débarrassant nos rues des ordures quotidiennes.

En effet, l’apport de la Brigade verte (créée en 1995) consiste pour ses quelques 3 000 membres, entre autres, au balayage par jour d’intervention de plus d’une centaine de voies, le désherbage des accotements de plus de 100 rues bitumées, le désherbage des enceintes de dizaines d’infrastructures communales, le désherbage d’espaces et lieux publics ainsi que la collecte des déchets solides urbains. Outre ces travaux courants réalisés par la Brigade verte, s’ajoute le nettoyage 6 jours sur 7 des voies situées au cœur de la ville. Et dire que le gros de ce boulot hautement considérable se déroule, la nuit ou au petit matin, au moment où beaucoup de Ouagavillois sont encore au lit. Autant dire que c’est une tâche immense qu’elles abattent dans l’ombre. C’est pourquoi le geste du chef de l’Etat à leur endroit est plus que symbolique.

Ces braves dames ont besoin d’encouragements et de considération de ce genre. Au-delà de cet échantillon de femmes de la Brigade verte, le président Traoré a voulu faire passer un message fort. Celui de montrer que ces amazones, en particulier et la femme burkinabè en général, a droit à plus que de la considération. A en croire le compte rendu de la visite inopinée fait par le service de communication de la présidence, les femmes de la Brigade verte ont traduit leur gratitude au président de la Transition et salué les multiples initiatives pour la reconquête du territoire national. La même source précise qu’elles ont sollicité l’accompagnement du capitaine Ibrahim Traoré pour l’amélioration de leurs conditions de travail. Même si ces dames n’ont pas eu le temps d’énumérer ce qu’elles considèrent comme amélioration de leurs conditions de travail (le compte rendu n’en fait pas cas), l’on peut aisément deviner ce à quoi cela renvoie. Il s’agit de les doter de moyens adéquats de travail et de les protéger des agressions dont certaines sont victimes. En outre, elles méritent un traitement salarial mensuel atteignant au moins le SMIG (Salaire minimum interprofessionnel garanti) qui se situe de nos jours à 45 000 CFA au Burkina Faso. En plus de cela, il leur faut des formations, des couvertures sociales et sanitaires, etc. A l’issue de sa visite, le chef de l’Etat a déjà fait parler son cœur en leur offrant symboliquement 15 tonnes de vivres. Il reste à espérer que cette attention des plus hautes autorités soit renforcée pour permettre à ces braves femmes de la Brigade verte de s’adonner à cœur joie à leur activité.

Alban KINI

Insuffisance rénale au Centre-Est : ces statistiques qui inquiètent !

L’insuffisance rénale, l’altération des fonctions du rein, fait trembler plus d’un dans la région du Centre-Est. Rien qu’en 2023, près de 1000 cas dont 59 décès ont été enregistrés dans le seul centre hospitalier régional de Tenkodogo. A ce jour, personne, même pas la direction régionale en charge de la santé, ne sait les causes de cette flambée qui suscite moult interrogations. Reportage !

Tout commence en 2001, lorsque Sarah (nom d’emprunt) fait le diabète. A cette époque, la sexagénaire est suivie par des médecins généralistes au Centre hospitalier régional de Tenkodogo. A chaque fois qu’elle se rend à l’hôpital pour le contrôle, son médecin soignant prend sa tension et lui prescrit des médicaments contre le diabète. En 2021, elle constate l’apparition d’œdèmes aux pieds. Après être hospitali-sée pour cause du palu-disme, le mal rénal est dia-gnostiqué chez elle à l’issue d’un bilan de santé. A l’ins-tar de Sarah, de nombreuses personnes souffrent de cette pathologie. C’est le cas de S.K., ressortissante de Dialgaye dans le Kourittenga qui traine l’insuffisance rénale depuis 2018. « Je suis sous dialyse deux fois par semaine, notamment les jeudi et dimanche », confie-t-elle. Agée de 25 ans, S.K. explique avoir eu des œdèmes aux pieds depuis 2016. « Au début, je réalisais que la vie n’avait plus de sens. Mais aujourd’hui, j’ai réussi à tout surmonter », laisse-t-elle entendre. Cette jeune célibataire ignore exactement l’origine de son mal. Toutefois, elle croit savoir que son échec au Baccalauréat y est pour quelque chose.

« Ma maladie est peut-être due au stress après mon échec au Baccalauréat en 2016, suivi de l’hypertension dont je souffrais », estime-elle. Affaiblie, la dialysée résiste difficilement au moindre problème de santé. « Comme je n’ai plus les deux reins qui fonctionnent normalement, même le paludisme est une épreuve pour moi, si bien qu’il faut à chaque fois aller voir un néphrologue », se désole-t-elle. Si pour le commun des mortels, les patients qui se rendent au service de néphrologie souffrent forcément d’insuffisance rénale, force est de constater que ce n’est pas toujours le cas chez tous les malades. C’est l’exemple de Safi (nom d’emprunt) qui était à son rendez-vous de contrôle, ce 20 décembre 2023 au Centre hospitalier régional (CHR) de Tenkodogo. Agée de 12 ans, elle débute sa maladie en 2020 avec un gonflement au visage, au ventre et aux pieds. Ce sont des symptômes néphrologiques, selon le jargon des spécialistes de la maladie rénale. Pour le moment, Safi est dans l’antichambre de l’insuffisance rénale. Si elle n’est pas bien prise en charge, cette mala-die peut survenir d’un jour à l’autre, précise la néphrologue, Dr Arlette Palm. « Ma fille a bénéficié d’un traitement ayant montré son efficacité. Après, elle a fait plusieurs rechutes. Depuis trois mois que l’enfant prend ses médicaments, l’on constate que son corps ne s’enfle plus », nous confie sa mère.

L’eau des forages pointée du doigt

Le directeur régional en charge de l’eau du Centre-Est, Albert Koumsongo, soutient que les causes des maladies rénales liées à la qualité de l’eau ne sont pas avérées.

Certains pointent du doigt la qualité des eaux de forages d’être à l’origine du taux élevé de l’insuffisance rénale dans le Centre-Est. En effet, on dénombre plus de 7 300 forages privés et 72 unités de production d’eau préemballée dans la région, d’après les statistiques de la direction régionale de l’Eau et de l’Assainissement.

Mais de l’avis de son premier responsable, Albert Koumsongo, les causes des maladies rénales dans sa circons- cription administrative qui seraient liées à la qualité de l’eau ne sont pas avérées. Du reste, il précise que dans la région, l’eau « potable » fournie à la population est assurée par l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) dans les grands centres, notamment Tenkodogo, Pouytenga, Koupèla, Zabré, Garango, Ouargaye et Bittou. « La qualité de l’eau dans ces localités est suivie rigoureusement par l’ONEA à travers des analyses dans des laboratoires », relève-t-il. Au niveau rural, à écouter M. Koumsongo, les populations de la région s’approvisionnent aux fora-ges équipés de pompes manuelles, des Adductions d’eau potable simplifiées (AEPS) et des Postes d’eau autonomes (PEA) qui sont suivis par sa structure. « La qualité de l’eau suivant les normes de l’Organisation mondiale de la santé pour l’eau potable est vérifiée par des analyses de laboratoires agréés », détaille-t-il. Néanmoins, Albert Koumsongo reconnait qu’il y a, ces derniers temps, des réalisations anarchiques de PEA à domicile par des particuliers sans suivre les cahiers des charges. A ce niveau, laisse-t-il entendre, la police de l’eau de la région sensibilise inlassablement les promoteurs à se conformer à la réglementation. « Toute analyse d’eau non conforme constatée est sanctionnée par la fermeture du PEA par la police de l’eau », prévient le directeur régional. Par ailleurs, la police de l’eau contrôle régulièrement les unités d’eau préemballée en vue de s’assurer du respect de la règlementation, indique M. Koumsongo.

L’heure des hypothèses

Le nouveau centre d’hémodialyse de Tenkodogo a une capacité d’accueil de 60 patients.

Pour autant, la piste de l’eau n’est pas à écarter. Selon Dr Saidou Mady Bagaya, de la direction régionale de la Santé du Centre-Est, l’important nombre de malades rénaux dans la région qui serait dû à l’eau de boisson consommée par les populations est une hypothèse. Car, dit-il, la ville de Tenkodogo a un « sérieux problème » en matière d’adduction d’eau potable, l’ONEA n’arrivant pas à satisfaire la demande. Ce déficit a amené des populations à faire des forages à titre privé dans les concessions ou dans certains lieux plus ou moins publics. « Nous ne sommes pas sûr que cette eau qu’elles consomment a bénéficié de toute la rigueur en terme de qualification technique pour s’assurer de sa potabilité », soupçonne-t-il. Il promet que des actions « imminentes » seront menées pour clarifier cette question du taux élevé d’insuffisance rénale dans la région. Et ce d’autant plus qu’il confie que près de 1000 cas d’insuffisances rénales dont 59 décès, tout âge confondu, ont été répertoriés uniquement par le CHR de Tenkodogo. Parmi ces chiffres, la frange jeune est la plus concernée par cette maladie avec environ 600 cas répertoriés pour 47 décès, ajoute Dr Bagaya. « La logique voudrait que nous menions des investigations préliminaires pour comprendre l’origine des cas élevés dans la région », estime Dr Bayaya. Même le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Robert Lucien Kargougou, à qui nous avons posé la question le 29 janvier dernier pour savoir les raisons de ce taux élevé de cas dans la région, n’a pas souhaité répondre. « C’est une question technique. Adressez-vous aux techniciens », nous a-t-il dit, malgré notre insistance sur la responsabilité du politique de diligenter des investigations pour en déterminer les causes. En attendant, place aux explications des spécialistes.

Une seconde chance pour la vie

Selon Dr Arlette Palm, néphrologue au CHR de Tenkodogo, plusieurs facteurs sont à l’origine de l’insuffisance rénale. De son avis, l’hypertension artérielle et le diabète occupent la grande place qui conduit à une maladie rénale chronique. D’après elle, il y a aussi d’autres facteurs viraux, notamment l’hépatite B et le VIH qui peuvent entrainer un problème rénal. La néphrologue a également cité, entre autres, la phytothérapie, les décoctions, l’automédication et même le paludisme grave mal traité. « Toute pathologie qui n’est pas traitée de façon adéquate peut aboutir à une perte de la fonction rénale », prévient-elle. Selon notre interlocutrice, lorsqu’une personne souffre de cette pathologie, les reins ne jouent plus leur rôle de régulateurs et par conséquent, n’éliminent plus les toxines. « Celles-ci se stockent dans le sang », indique- t-elle. La néphrologue précise qu’il y a deux types d’insuffisances rénales : celle dite chronique où les reins ne récupèrent plus et évoluant depuis plus de trois mois et l’insuffisance rénale aiguë qui apparait brutalement et qui, avec un traitement adéquat, peut permettre aux reins de retrouver leurs fonctions normales. Dr Palm souligne également que l’hémodialyse, qui sert à assurer les fonctions que les reins ont perdues, est le moyen de traitement actuel pour soigner l’insuffisance rénale.

S.K. dit être tombée dans le découragement lorsqu’elle a appris qu’elle souffrait d’une insuffisance rénale.

« Le malade est connecté à une machine qui sert à débarrasser son corps de tous les déchets, de l’excès d’eau et à réguler tout le sang comme ce que faisaient les reins », mentionne-t-elle. La spécialiste précise par ailleurs qu’il y a plusieurs autres types de procédés médicaux pour soigner les maladies rénales. « La dia-lyse permet aux insuffisants rénaux de vivre et d’avoir une qualité de vie. Vous pouvez toujours vaquer à vos occupations. C’est une seconde chance que la vie vous accorde », se convainc-t-elle. A en croire Arlette Palm, son service reçoit tous types de malades en dialyse : des hommes, des femmes et des enfants. « 500 000 F CFA pour la dialyse » Malheureusement, fait-elle savoir, sa structure ne disposant pas pour l’instant d’appareils adaptés, elle ne peut pas faire de dialyse pour les enfants. Il n’y a pas de traitement pour guérir de l’insuffisance rénale chronique, lâche Dr Palm. Et d’ajouter que la thérapie que le service de néphrologie administre consiste à ralentir la progression de la mala-die.

« Si le patient fait la tension ou le diabète, on lui prescrit des médicaments pour ralentir au maximum l’entrée de la personne en dialyse », explique le médecin qui soutient que la majorité des malades viennent au stade où il faut dia-lyser. Si l’Etat consent des efforts dans la prise en charge des dialysés à travers une subvention, 500 000 F CFA comme forfait revient aux malades pour dialyser toute la vie. Une somme énorme pour le citoyen moyen. C’est le cas de Sarah qui a vu son sommeil perturbé depuis que son médecin traitant lui a annoncé qu’elle doit entrer bientôt en dialyse. « Qui va me donner l’argent pour que je fasse la dialyse ? Qui va me prêter ? Je n’ai pas de bœufs que je peux vendre pour me soigner. J’avais deux chèvres, mais elles sont toutes mortes », marmonne-t-elle avec un air pitoyable. Cette veuve qui se débrouille avec la pension de 55 000 F CFA de son défunt mari et ayant perdu tout espoir de vivre, estime qu’elle est déjà à la porte de la mort. Contrairement à Sarah, S.K. a bénéficié du soutien financier de ses parents pour être sous dialyse. Pour S. K., à chaque rendez-vous, il y a l’achat des médicaments contre la tension, pour les calciums afin de solidifier les os, le fer pour augmenter la quantité du sang. Ce qui n’est pas facile, selon elle, à supporter.

La première unité d’hémodialyse du Centre-Est

Pour Dr Arlette Palm, néphrologue au CHR de Tenkodogo, l’hypertension artérielle et le diabète occupent une grande place qui conduit à une maladie rénale chronique.

Etant donné qu’il n’existe pas de traitement pour guérir de l’insuffisance rénale, la néphrologue, Arlette Palm, invite les personnes bien portantes à la prévention de la maladie en prenant leur santé en main. « Si vous souffrez d’hypertension artérielle, allez dans les centres de santé, prenez les médicaments, équilibrez votre tension. Si vous faites le diabète, traitez votre pathologie, si vous prenez les décoctions, il faudra arrêter », conseille-t-elle. Aux malades, la spécialiste en néphrologie pense qu’ils ont besoin de soutien psychologique. Car, poursuit-elle, ce n’est pas facile d’être branché à un appareil pendant 4 heures deux fois par semaine. Aujourd’hui, la détresse des malades de la région est entendue par les premiers responsables de la santé. Le 29 janvier 2024, la première unité d’hémo dialyse du Centre-Est, d’une capacité d’accueil de 60 patients pour deux séances de dialyse par malade et par semaine, est inaugurée au CHR de Tenkodogo. Un centre qui va certainement soulager, un tant soit peu, les patients et mettre fin à leurs multiples déplacements vers Ouagadougou.

Noufou SAWADOGO

Axe Ouaga-Bobo : 2 morts dans un grave accident de la route

Un accident s’est produit, le mercredi 13 mars 2024, sur l’axe Ouaga-Bobo, à hauteur du village de Makognadougou. Le bilan fait état de deux morts et un blessé.

Un véhicule de type Toyota 4X4 ayant quitté Ouagadougou, hier mercredi 13 mars 2024, pour Bobo-Dioulasso, a fait un accident qui a causé deux morts et un blessé. Le blessé a été transporté d’urgence dans un centre de santé pour des soins. L’accident s’est produit à hauteur du village de Makognadougou, à une vingtaine de kilomètres du nouveau péage moderne en construction. Des témoignages recueillis sur place, il est ressorti que le véhicule a complètement quitté le bitume et s’est retrouvé dans la nature. Tout porte à croire qu’il roulait à vive allure et le chauffeur aurait perdu son contrôle. Au moment où nous quittions les lieux aux environs de 15h30, les riverains étaient toujours sous le choc et attendaient des instructions avant de procéder à l’enlèvement des corps pour l’inhumation.

Ouamtinga Michel ILBOUDO omichel20@gmail.com

Culture de contre-saison : un tremplin pour les PDI de Solenzo

Fuyant leurs localités pour cause d’insécurité, plusieurs Personnes déplacées internes (PDI), pour subvenir à leurs besoins alimentaires, ont sollicité et obtenu des portions de terre pour les cultures de contre-saison. Pour éviter de tendre la sébile, ces PDI, en dépit des conditions climatiques et le manque de matériels adéquats, s’investissent pendant la saison sèche pour sortir des terres plusieurs spéculations.

Des Personnes déplacées internes (PDI) vivant dans la commune de Solenzo gagnent leur vie dans la culture de contre-saison. Contraintes d’abandonner leurs villages pour cause d’insécurité, elles ont bénéficié de leurs hôtes, des portions de terre dans les encablures de la ville de Solenzo pour faire du jardinage. Sur quelques sites, ce 19 février 2024, la volonté de réussir se lit sur les visages de certains occupants, mais également la peur à cause du manque d’eau. Les motopompes ont vite fait de tarir la rivière. Pour y remédier, les producteurs creusent des puits pour espérer sauver leurs cultures de la sécheresse. Du maïs, du haricot, des tomates, des oignons et diverses autres spéculations se laissent voir sur les parcelles aménagées. Parmi les occupants des lieux, Issiaka Traoré (nom d’emprunt). M. Traoré dit tirer son épingle du jeu dans la commune de Solenzo. « Depuis deux ans, je suis ici. Je rends grâce à Dieu. Je suis en bonne santé et j’arrive à gérer les dépenses de ma famille », se réjouit-il. Un peu plus loin de lui, A.K., venu de Kanadougou dans la Kossi, exploite une superficie d’un demi-hectare. Il cultive du maïs, de la tomate et des oignons. « Je suis à Solenzo depuis août 2023. A notre arrivée, je n’ai pas eu de champs pour cultiver pendant la saison des pluies. Avec ce maïs, je compte nourrir ma famille, car je n’ai pas les moyens pour acheter des vivres », précise-t-il.

Des légumes déjà sur le marché

Certaines personnes ont déjà mis sur le marché, leur production de tomates et de feuilles d’oignons. C’est le cas de A.S., une PDI venue d’un village à 12 kilomètres de Solenzo. « Nous avons commencé à vendre la tomate. J’ai investi près de 100 000 F CFA. A l’issue de la campagne, je peux m’en sortir avec au moins un million F CFA », laisse-t-il entendre. Avec cette somme, il entend acquérir un terrain hors lotissement et construire une maison pour loger sa famille. C’est jour de marché, L.C., propriétaire terrien, s’est joint aux PDI dans la maraicherculture. Ce 19 février, sa charrette pleine de tomates, il ralliait le marché de Solenzo pour écouler les produits de son dur labeur. « Au marché, le petit seau (outil de mesure) se vend à 1 000 F CFA. Les acheteurs de Bobo-Dioulasso se procurent la caisse à 5 000 F CFA », confie-t-il. Avec sa charge, L.C. compte rentrer chez lui avec 12 500 F CFA. Au lieu de se réjouir, il dit avoir un pincement au cœur. « C’est à cause de l’insécurité. Sinon, auparavant, je pouvais m’en sortir avec 75 000 F CFA, la charrette remplie de tomate, surtout pendant le mois de mai », indique-t-il.

Des femmes battantes

Si des hommes, surtout déplacés internes sont motivés dans la culture de contre-saison pour subvenir aux besoins de leurs familles, des femmes battantes, on en trouve parmi eux. Après avoir fui la menace terroriste de son village situé à une vingtaine de kilomètres du chef-lieu de la province des Banwa, J.C. ne compte pas s’apitoyer sur son sort. Sa situation de déplacée, fait-elle savoir, ne doit pas être un obstacle. Dans son jardin d’un demi-hectare, elle a repiqué des oignons. Elle a pu acheter de l’engrais pour son exploitation, mais son seul souci, c’est le manque d’eau. « Mon époux m’a appuyé avec 5 000 F CFA. Avec cette somme, j’ai dû faire recours à un puisatier qui m’a creusé mon puits. Je compte beaucoup sur le rendement de ce jardin qui va servir à nourrir ma famille. Mon mari était aide-maçon, mais ici le travail se fait rare », confie-t-elle. Au marché de la ville Solenzo, Alima Paré est revendeuse de légumes. Elle confie acheter la tomate à 12 500 F, la charge de charrette. « Pour les choux, on négocie le tricycle à 50 000F CFA. A la fin de la journée, je peux m’en sortir avec un bénéfice allant de 3 000 à 5 000 F CFA », précise-t-elle. Elle souligne que n’ayant pas eu de terres pour cultiver pendant la saison écoulée, plusieurs personnes notamment les PDI ont rejoint le bas-fond.

Un exemple de vivre-ensemble

Populations hôtes et PDI se sont donné la main pour travailler dans ce bas-fond. Et les regards sont tournés vers les structures en charge de l’agriculture pour la solution au manque d’eau. « A l’issue d’une rencontre, nous avons mis en place une coopérative qui regroupe tous les producteurs sans distinction. Ceci était une recommandation des agents de l’agriculture », fait savoir Issa Ouédraogo, un exploitant. Mais son souhait est que la rivière soit désensablée. « Si cette rivière est désensablée, Solenzo pourrait alimenter les autres villages en eau et en légumes », pense-t-il. Pour accompagner ces PDI, la direction provinciale en charge de l’agriculture a mis à leur disposition de l’engrais subventionné au prix de 12 000 F CFA, le sac. « Nous avons bénéficié de 7 motopompes et une motopompe solaire pour les PDI. 330 tubes pour l’irrigation ont été acquis également pour les producteurs », ajoute-t-il. S’agissant de l’ensablement de la rivière, la direction provinciale est conscient du problème. Le directeur provincial indique qu’un projet d’aménagement du bas-fond avait été monté pour être réalisé par le Projet d’appui à la promotion des filières agricoles (PAPFA). « Mais, avec l’insécurité, les choses ont dû trainées », renseigne-t-il en rassurant que deux autres projets d’aménagement sont prévus. Une fois ces projets réalisés, à en croire M. Coulibaly, vont accroitre la culture de contre-saison dans la province des Banwa.

Salifou OUEDRAOGO (AIB Banwa)