Etalons: 20 joueurs présents ce matin à l’entraînement

Les Étalons ont débuté ce matin 19 mars leur stage à Casablanca au Maroc en vue de leurs rencontres amicales face à la Libye le 22 mars et le Niger le 26. Un groupe de 20 joueurs présents a effectué le premier entraînement du stage. Adamo Nagalo, Issa Kabore, Blati Touré, Kader Ouattara et Steeve Yago, absents, rejoindront l’équipe au cours de la journée.

 

Sidwaya.info

Société agroalimentaire NanAlim : De l’attiéké à la qualité certifiée NBF

 

Dans l’univers des entreprises formelles au Burkina Faso, l’on compte la société agroalimentaire spécialisée dans la transformation de la pâte de manioc en « attiéké » dénommée « NanAlim ». Ce « géant », dans la transformation du manioc et conforme à la Norme de qualité burkinabè (NBF), en attendant d’autres niveaux de qualité supérieure, se situe dans la commune de Pabré, à quelques encablures de la ville de Ouagadougou. Sa promotrice et directrice générale, Sabine Zoumbara/Nana, dont le chiffre d’affaires s’élève à plus de 200 millions FCFA et qui emploie 20 permanents et 50 contractuels, force l’admiration dans le concert des entreprises agroalimentaires au pays des Hommes intègres.

La DG et promotrice de l’entreprise NanAlim, Sabine Zoumbara/Nana, est détentrice de plusieurs distinctions pour ses prouesses dans la transformation agro-alimentaire.

« Au début, c’est l’Association féminine Teg-Taaba pour la survie des rapatriées de Côte d’Ivoire (ATETASR) que j’ai connue à Kilwin. J’ai cheminé avec elle en collaboration avec la Fédération des industries agroalimentaires du Burkina (FIAB) pour des questions de qualité dans leurs productions. Aujourd’hui, c’est une unité de transformation qui répond aux normes de qualité ».

L’entreprise NanAlim emploie plusieurs permanents et contractuels et reçoit des stagiaires.

Ces propos émanent de l’ingénieure agroalimentaire spécialisée en qualité-environnement, Fatima Segda/Sabo, en rapport avec la société agroalimentaire NanAlim, un « géant » dans la transformation de la pâte de manioc en « attiéké », dans la commune rurale de Pabré, à quelques encablures de la ville de Ouagadougou. Cette unité industrielle dont la Directrice générale (DG) et promotrice est Sabine Zoumbara/Nana, répond à toutes les directives de la Norme de qualité burkinabè (NBF).

Employant 20 permanents et 50 contractuels et recevant des stagiaires issus des universités du Burkina Faso, l’entreprise NanAlim, avec un chiffre d’affaires de plus de 200 millions F CFA, force l’admiration dans l’univers des sociétés agroalimentaires au Burkina Faso. C’est une véritable industrie qui se dresse « majestueusement » dans cette localité de la capitale burkinabè composée d’un service administratif où est affiché un règlement pour le personnel et d’un complexe de transformation de la pâte de manioc en « attiéké ».

La section de tamisage permet d’obtenir de l’attiéké de grains divers.

Dans l’enceinte de l’usine, avec l’aide du Directeur général adjoint (DGA), l’ingénieur en industrie agro-alimentaire, Kiswendsida David Armel Ouédraogo, nous découvrons, habillés de blouse et de bonnets blancs, les consignes suivantes : « port de tenue obligatoire, interdit de bavarder, de manger, de fumer dans l’unité ».

Des sacs de pâte de manioc de l’Ouest-Burkina et de la Côte d’Ivoire

La zone de production comporte plusieurs compartiments ouverts, à savoir la salle de réception de la matière première (pâte de manioc) contenue dans des sacs de 100 kilogrammes (kg) provenant du grand Ouest (Orodara, Banfora, Bobo-Dioulasso), de la Côte d’Ivoire et conservables jusqu’à trois mois. Selon la cheffe de production, Mamina Paré, grâce à l’ingéniosité de la promotrice de la société, autrefois, l’« attiéké » qui était obtenu en écrasant les tubercules est maintenant fait à base de la pâte de manioc qui peut atteindre deux tonnes par jour pour produire l’attiéké frais et déshydraté.

La société NanAlim produit de l’attiéké enrichi.

« Du magasin, on entre dans la deuxième salle de délayage où il y a de la pâte diluée dans l’eau contenue dans des récipients pour diminuer ou augmenter son acidité et débarrasser la pâte de ses impuretés. Ensuite, la matière est renversée dans des sacs placés sous presse manuelle consistant à en réduire considérablement l’eau et recueillir l’amidon pour la salle de tamisage en vue de faire passer la pâte à travers les mailles des différents tamis. Du tamisage, l’on obtient l’attiéké agbodjama (grains uniformisés) en gros grains et petits grains, l’attiéké président, premier ministre, l’attiéké simple (grains non uniformisés) », explique en partie le responsable de la  qualité, Paul  Bamogo. Il poursuit en disant que le produit est, par la suite, étalé sur des tables sous ventilation dans la salle de pré-séchage dans l’optique de réduire l’eau, sous l’influence des rayons solaires, avant l’étuvage pour le passage à la vapeur.

Enfin, explique Paul Bamogo, c’est le conditionnement des produits finis dont les prix sont de 1 000 F CFA et plus. Aux dires de Mme Zoumbara, sa production d’attiéké remonte au temps de « l’Opération Bayiri », qui était un retour forcé des Burkinabè au Burkina Faso, en 2002, à la faveur de la crise ivoirienne. Elle s’est donc initiée, en 2004, à la transformation des tubercules de manioc en attiéké en se confrontant à un problème de qualité. La promotrice de NanAlim se réjouit, par ailleurs, du fait qu’elle ait découvert la transformation du manioc en pâte de placali qui est le même que celle de l’attiéké. « Cette innovation a permis en 2008, le financement d’installation des femmes dans les quartiers de Ouagadougou en mini groupes. Aujourd’hui, il y a des centaines de femmes actives dans ce secteur », soutient-elle.

De l’attiéké agbodjama (grains uniformisés) en gros grains et petits grains, « l’attiéké président », « premier ministre », l’attiéké simple (grains non uniformisés) sont produits à NanAlim.

Sabine Zoumbara/ Nana se souvient aussi de l’obtention d’unités de production et la découverte de la variété V5 par l’INERA au Burkina Faso, fruits de son innovation. L’expérience amère qu’elle a vécue remonte en 2008 avec la production de trois tonnes (t) d’attiéké frais sur commande et qui n’ont pas été prises. Dans cette aventure, son partenaire, la GIZ a bien apprécié la transformation de l’attiéké frais en attiéké déshydraté après étalage au soleil. Ce qui la conduit à Berlin pour aller préparer la dégustation après que la GIZ ait commandé 100 t d’attiéké pour la semaine verte de Berlin en 2009. Fier également de cette trouvaille, le ministère en charge de l’éducation, à l’époque, s’engage.

En 2016, la DG de NanAlim se rappelle, en outre, des 57 millions FCFA contractés en prêt pour installer son unité de transformation, sur plus de 3 000 m2, fonctionnelle à partir de 2017. Très vite, elle signifie que l’idée aussi est venue d’enrichir de l’attiéké séché à la carotte, au haricot vert, au moringa, aux feuilles de manioc, aux épices (l’ail, persil, céleri), au poisson sec et au soumbala et de mettre au point la farine infantile à base d’attiéké disponible de nos jours.

Le Cabinet Sodia-Qualité, un appui à NanAlim

Le Cabinet Sodia-Qualité accompagne les entreprises à la certification qualité et sécurité sanitaire des aliments, créé en 2006 après avoir acquis une expertise avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) de 2001 à 2006. Sa première responsable, Fatima Segda/Sabo, confie qu’elle appuie l’entreprise NanAlim depuis 2008 dans le domaine de la qualité en partenariat avec la FIAB et la GIZ. « En 2012, j’ai pu acquérir avec la Maison de l’entreprise, un financement de près de 50 millions FCFA pour former les différentes régions du Burkina Faso », rappelle-t-elle. Mme Segda affirme que la société NanAlim a pu satisfaire aux exigences de la Norme burkinabè de qualité (NBF), la base de toute démarche en sécurité sanitaire des aliments.

L’ingénieure agroalimentaire spécialisée en Qualité-environnement, Fatima Segda/Sabo, a assuré que NanAlim a pu satisfaire aux exigences de la norme NBF.

« Ce qui nous reste à faire, c’est atteindre la norme iso 22000 pour allier sécurité sanitaire des aliments et management de production d’aliments avec le soutien du Fonds agro-industrie financé par le Royaume du Danemark », assure-t-elle. Pour le chargé du projet au Cabinet CGF Afrique, Ben Youssef Dembélé, NanAlim, à travers sa volonté d’étendre sa capacité de transformation, tout en fournissant des produits de bonne qualité, a bénéficié du Fonds agro-industrie, dans le cadre du projet d’appui-conseils aux Petites et moyennes entreprises (PME) de transformations agro-industrielles.

« L’objectif est de permettre aux opérateurs économiques du secteur agro-industriel de connaître une croissance inclusive », fait comprendre M. Dembélé. Quant au DGA de NanAlim, ancien stagiaire en 2020, il relève que l’entreprise est caractérisée par le leadership de sa promotrice qui est salutaire. Le secret de la réussite est la volonté de Dieu, selon Mme Zoumbara, dans un climat convivial. Elle a plusieurs responsabilités à savoir les fonctions de présidente de l’ATETASR, de présidente de l’Union nationale des sociétés coopératives de transformatrices de manioc, présidente de l’Interprofession filière manioc, avec à la clé, la participation à plusieurs foires nationales et sous régionales.

Mme Zoumbara est également titulaire de plusieurs distinctions à l’image de la meilleure entreprise dans le cadre du championnat des PME et industries agroalimentaires nationales, Faso agroalimentaire Award 2019, du prix burkinabè de la qualité en 2018 et 2021, du grand prix du président du Faso en 2019. « Je demande à l’Etat d’intensifier la production de manioc par l’irrigation pour réguler les prix », lance-t-elle. Le contexte sécuritaire explique qu’en 2022, l’entreprise offre deux tonnes d’attiéké aux Personnes déplacées internes (PDI) et des formations à leur endroit ainsi que d’autres œuvres caritatives à des organisations de femmes. La promotrice déplore cependant, les difficultés de commercialisation que la société entend résorber.

Boukary BONKOUNGOU

Viviane BOKOUM

(Stagiaire)

 

 

Réélection de Vladimir Poutine : le capitaine Traoré, félicitations son homologue

« J’adresse mes félicitations au président Vladimir POUTINE pour sa réélection, ce dimanche 17 mars, à la tête de la Fédération de Russie. En mon nom propre et en celui du peuple burkinabè, je lui formule des vœux de plein succès’’ a écrit le chef de l’Etat du Burkina, le capitaine Ibrahim Traoré sur son compte X.

Dans son message  le capitaine a également  souhaité que ce nouveau mandat contribue au renforcement des relations déjà excellentes entre le Burkina Faso et la Russie.

 

Sidwaya.info

Source : Présidence du Faso

RDC : trouver les voies de pacification

La guerre civile qui ravage l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) est loin de s’estomper, au regard des faits observables sur le terrain des hostilités. Faut-il le rappeler, après quelques années d’accalmie, le Mouvement du 23 mars(M23), rébellion majoritairement tutsie, a repris les armes fin 2021. Avec l’appui de l’armée rwandaise, il s’est emparé des larges pans du Nord-Kivu, province de près de 60 000 km² frontalière du Rwanda et de l’Ouganda. Le regain de violence a provoqué de nouveaux déplacements de populations.

Pour ce qui est connu des supposés mobiles de cette guerre meurtrière, c’est que les rebelles exigent du pouvoir de Kinshasa un dialogue « direct » en l’accusant de n’avoir pas respecté les accords de paix conclus en 2013, après leur mise en déroute par l’armée avec l’appui des Casques bleus. Ce qu’il faut regretter au-delà de tout cela, ce sont les conséquences de cette guerre sur les populations du Nord-Kivu, martyrisées depuis des lustres et qui ne savent à quel saint se vouer. En effet, les données des Nations unies font déjà cas de plus de 100 000 nouveaux déplacés enregistrés ces derniers mois, du fait de la résurgence des combats.

Bien plus, fin 2023, l’ONU estimait que près de sept millions de personnes étaient déplacées en RDC, dont 2,5 millions uniquement dans le Nord-Kivu avec des centaines de milliers dans des camps à la périphérie de Goma, chef-lieu de la province. Des chiffres qui interpellent sur la nécessité de trouver, au plus vite, des voies de pacification. Malheureusement, en dépit des supplices que vivent les populations de la région, les événements semblent n’émouvoir personne, notamment la communauté internationale. S’il faut saluer les récentes tractations diplomatiques pour mettre un terme à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), conduites par le Président angolais, Joao Lourenço, dont il faut saluer le courage, force est de constater que les hostilités s’intensifient au même rythme que les affrontements entre le M23 soutenu par le Rwanda.

Toutefois, l’on peut déjà se féliciter de la décision des Président Paul Kagamé et Félix Tshisekedi de se rencontrer, selon la médiation angolaise, afin de jeter les bases d’une désescalade des combats. Même si des rencontres entre ces deux chefs d’Etat ont déjà eu lieu tout comme d’autres tentatives de médiation sans réel impact, il faut tout de même saluer cette nouvelle initiative de l’Angola et souhaiter qu’elle puisse parvenir à un modus vivendi entre les parties au conflit. Pour atteindre cet objectif, il importe que la communauté internationale s’investisse très sincèrement afin d’aider la RDC à sortir de ce bourbier qui n’a que trop duré. Cela, pour éviter que le conflit ne s’étende vers d’autres régions du Congo et compliquer davantage sa résolution.

Dans cette dynamique, ce sont les principaux protagonistes que sont les responsables du M23, leur soutien Paul Kagamé et Félix Tshisekedi de montrer aux yeux du monde leur bonne volonté à aller vers la résolution de la crise. Ce n’est que par cela que l’on peut permettre aux initiatives de médiation de pouvoir rabibocher les protagonistes au grand bonheur de la population du Nord-Kivu qui ne souhaite que la paix dans leur région. En attendant, gageons que la rencontre annoncée entre les deux présidents puisse se tenir sous de bons auspices afin de jeter les bases de la pacification intégrale du pays.

Soumaïla BONKOUNGOU

Gestion foncière à Pô : Ces terres ancestrales qui « secouent » la grande famille Gomgnimbou

A Pô, chef-lieu de la province du Nahouri, la grande famille Gomgnimbou, comprenant les composantes « Kanzono », « Kolo » et « Mora » est propriétaire terrien. Ses terres situées aux secteurs 6, 7 et dans le village de Katchéli, dans un processus de lotissement, font cependant l’objet de discorde depuis plusieurs années entre les trois entités de la famille. Constat.

A la faveur de la commémoration de la fête nationale, le 11-Décembre, dans la région du Centre-Sud (Pô), en 2018, l’Etat avait décidé, à travers la direction régionale de l’urbanisme, des affaires foncières et de l’habitat du Centre-Sud, de réaliser une cité des forces vives à Pô. Pour la réalisation du projet, la famille Gomgnimbou a cédé 3 hectares (ha) de ses terres situées au secteur 6 de Pô, à la sortie nord, route de Ouagadougou, à la société immobilière GELPAZ IMMO S.A qui avait obtenu auprès de l’Etat, le marché pour la réalisation de la cité des forces vives.

L’opération de cession a été conduite par Michel Adoubé Gomgnimbou, le patriarche des « Kanzono », une des trois composantes de la famille, (en plus des « Kolo » et des « Mora »). En retour, la société immobilière a remis à la famille 9 parcelles de 240 m2 chacune. Michel Adoubé Gomgnimbou et deux de ses neveux, Marc Salazar et Claude Gomgnimbou qui ont conduit le processus ont pris chacun une parcelle. Ils ont remis deux parcelles à la famille royale de Pô et deux parcelles à la mairie. Les deux dernières parcelles ont été remises à deux frères résidant à Ouagadougou Alain et Joël Gomgnimbou.

Une alternative avec GELPAZ IMMO S.A

La cession des 3 ha et le partage des 9 parcelles se sont déroulés à l’insu des deux autres composantes de la famille que sont les « Kolo » dont le chef est Apékira Gomgnimbou et les « Mora » qui ont pour chef, Kounipoa Pouabidjié. Ces derniers ont élevé la voix pour exiger leur part du « gâteau ».

Les logements de la cité des forces vives ont été réalisés par GELPAZ IMMO S.A dans le cadre des festivités
du 11-Décembre en 2018 à Manga.

Pour satisfaire les plaignants, le chef de la composante « Kanzono », toujours avec l’aval de ses neveux, a cédé plus de 85 hectares de nouvelles terres à la société immobilière GELPAZ IMMO S.A pour des travaux de lotissement. « Lorsque notre oncle nous a proposé de travailler avec GELPAZ IMMO S.A pour un aménagement, nous avons trouvé l’initiative très louable et nous l’avons accompagnée », a corroboré Claude Gomgnimbou. Qu’à cela ne tienne, lui et son frère Marc Salazar ont émis une réserve de dénoncer le projet si toutefois, ils constatent des problèmes tels que le retard et le manque de transparence.

Le protocole d’accord signé entre les deux parties, le 20 octobre 2018 à Pô, stipule que la société immobilière s’engage à attribuer 510 parcelles de superficies variables à la famille, soit 6 parcelles par hectare. Dans le protocole, la famille Gomgnimbou s’engage à assister, faciliter et accompagner et ce, « sans aucun frais, ni rétribution » la société GELPAZ IMMO S.A dans les procédures pour la délivrance des documents administratifs afférents au terrain. Le protocole d’accord a été signé d’une part, par le patriarche Michel Adoubé Gomgnimbou au nom de la famille et d’autre part, par le Directeur général (DG) de la société immobilière GELPAZ IMMO S.A, Alain Zoungrana. Les témoins du patriarche étaient ses deux neveux, plus un autre membre de la famille et le témoin du DG de la société immobilière était Martin Sawadogo.

Trouver une solution à l’amiable

Informé de l’opération de lotissement, le chef de la composante « Kolo », Apékira Gomgnimbou s’est de nouveau plaint, estimant que Michel Adoubé Gomgnimbou et ses neveux ont piloté cette nouvelle opération sans concertation avec les deux autres composantes de la famille Gomgnimbou. « A maintes reprises, Michel et ses deux neveux ont décliné les rencontres convoquées pour discuter du problème chez le défunt chef de quartier Zenian, regroupant les secteurs 6 et 7 », a-t-il regretté. Le chef Apékira Gomgnimbou a donc fait arracher par des jeunes de sa composante, les bornes installées par la société immobilière GELPAZ IMMO S.A.

L’ainé de la composante « Kanzono », Michel Adoubé Gomgnimbou indiquant le terrain attribué à la société immobilière GELPAZ IMMO S.A.

Une action qui sera suivie par une série de défiance entre les deux chefs des deux composantes. Michel Adoubé Gomgnimbou dépose une plainte à la gendarmerie de Pô pour destruction de biens privés et les jeunes qui ont posé l’acte ont été convoqués pour être entendus et mis en arrestation. En réponse à ces interpellations, Apékira Gomgnimbou dépose également une plainte à la gendarmerie contre Michel Adoubé Gomgnimbou pour usurpation de biens communautaires et ancestraux. En réponse à cette nouvelle plainte, la gendarmerie relâche les jeunes interpellés et a demandé aux deux parties de trouver une solution à l’amiable, a fait savoir l’ancien 1er adjoint au maire de Pô, Assane Gomgnimbou, par ailleurs membre de la composante « Kolo ».

Renvoyés dos à dos par la gendarmerie, les deux composantes plus la troisième ont tenu une rencontre de conciliation à la préfecture de Pô dans l’après-midi du 14 mai 2021. La rencontre a été présidée par le préfet de l’époque, Adama Diallo, par ailleurs président du Tribunal départemental de Pô qui était assisté par le chef de service des affaires foncières de la mairie de Pô. La rencontre s’est déroulée en présence du secrétaire général de la province du Nahouri (proche parent de la famille), de deux représentants de la société immobilière, d’un huissier de justice et de l’ancien 1er adjoint au maire de Pô, Assane Gomgnimbou. Un procès-verbal de conciliation a été dressé et signé par les chefs des trois composantes de la grande famille Gomgnimbou. Ledit procès-verbal précise que les trois composantes ont marqué leur accord pour céder les 85 hectares à la société GELPAZ IMMO S.A pour l’opération de lotissement. Il est en outre mentionné qu’ils sont convenus de se rallier au porteur du projet (Michel Adoubé Gomgnimbou) en lui permettant de poursuivre les autres modalités de l’opération avec la municipalité et la société, tout en tenant compte des préoccupations de l’ensemble des membres des familles Gomgnimbou.

Trois nouvelles sociétés immobilières à la rescousse

Malgré la signature du compromis, la grande famille Gomgnimbou ne recevra pas les 510 parcelles promises. Et pour cause, la société GELPAZ IMMO S.A n’a pas reçu à ce jour, l’autorisation du ministère de l’Urbanisme pour réaliser le lotissement. Selon le responsable juridique de GELPAZ IMMO S.A, Armand Sow, la demande déposée le 23 décembre 2019 et relancée par lettre le 17 mars 2023 est restée sans suite. Comme pour ne rien arranger, la société a enregistré le décès de son directeur général en 2022. Le chef de la composante

Cet acte matérialise l’engagement entre Michel Adoubé Gomgnimbou
et ses deux neveux ainsi que la société immobilière GELPAZ IMMO S.A.

« Kanzono » va donc prendre attache avec d’autres sociétés. Il a affirmé que c’est en accord avec les deux autres composantes qu’il a approché trois nouvelles sociétés pour des opérations de lotissement. Interrogées, les composantes « Kolo » et « Mora » ont reconnu avoir été impliquées dans les accords avec les trois sociétés. Il s’agit de l’Agence de gestion immobilière Tapsoba et frères (AGIT) intervenant au secteur 6 et dans le village de Katchéli, de la société ZOTIMSON Sarl au secteur 7 et enfin de la société Immobilière Haeven Gate en partenariat avec la Maison internationale de commerce (M.INT. CO) qui doit intervenir dans le village de Katchéli.

L’acte de cession de 25 hectares dans la commune de Pô à cette dernière société citée a été signé entre le patriarche de la composante « Mora » Kounipoa Pouabidjié et le DG de M.INT. CO, feu Ousmane Koanda. L’acte de cession octroie aux propriétaires terriens cinq parcelles par hectare.

« Il a géré seul »

Si le choix des trois nouvelles sociétés immobilières s’est fait avec l’accord des patriarches des trois composantes, la discorde s’est exprimée cette fois au sein même de la composante « Kanzono ». Le patriarche Michel Adoubé Gomgnimbou est accusé par ses deux neveux d’avoir agi cette fois sans aviser la famille. Selon Marc Salazar Gomgnimbou, son oncle a géré seul la cession des parcelles sans les associer. « Au regard de la situation, une grande rencontre familiale a été convoquée à laquelle tous nos sœurs et frères vivant à Ouagadougou ont assisté.

La rencontre a été d’ailleurs présidée par l’oncle lui-même », a fait savoir le neveu. Marc Salazar Gomgnimbou a expliqué qu’au cours de la rencontre familiale, il a été décidé de la suspension de toutes les opérations de lotissement sur les terres de la famille aux secteurs 6 et 7 et dans le village de Katchéli. « L’oncle Michel était d’avis et a même signé le procès-verbal qui a été établi.

Cependant, force est de constater que le lendemain, c’est lui-même qui se rend sur le terrain. Son objectif était d’avancer sans en parler à aucun membre de la famille. Lorsque nous l’avons interpellé, il nous a fait comprendre que c’est lui le chef de famille », a relaté Marc Salazar Gomgnimbou.

Pour résoudre les incompréhensions sur les opérations de lotissement entre le patriarche Michel Gomgnimbou et ses deux neveux, les derniers cités ont saisi l’ancien Président de la délégation spéciale (PDS) de Pô, le chef coutumier de Pô et le responsable de la radio communautaire Goulou de Pô. Nous évoquerons ces médiations dans le prochain article.

 Souaibou NOMBRE

snombre29@yahoo.fr

Salam du Ramadan / Thème central : les relations interpersonnelles: les relations interreligieuses 2/2

Louanges à Allah comme il sied à la majesté de Sa face ainsi qu’à la grandeur de Son trône. Louanges infinies à Lui pour Ses innombrables bienfaits. Que Sa paix et Ses bénédictions se déversent abondamment sur Son noble Prophète Mouhammad ainsi que sur ceux qui le suivent.

Rappelons que la diversité religieuse est de l’ordre de la volonté divine conformément à la parole d’Allah : « Si Dieu l’avait voulu, Il aurait fait de vous une seule communauté mais il en est ainsi afin de vous éprouver en ce qu’Il vous a donné. Rivalisez donc de bonté » (S05 V48). Cette diversité pose véritablement le défi du vivre-ensemble. Et pour le relever, la connaissance est indispensable. Il s’agit de la connaissance de soi, de sa propre religion, de ses principes et exigences ainsi que celle de l’autre.

L’ignorance de sa propre religion et celle de l’autre donnent l’impression que toute relation est une occasion de conversion de l’autre à sa propre religion. Ce qui, du coup, nous plonge dans une sorte de concurrence, de course à la conversion avec souvent des intentions inavouées, déguisées à travers des actions pourtant louables. Ce qui devrait amener à interroger la sincérité des intentions.

Il n’appartient, donc, à personne de profiter de la pauvreté, de la souffrance, de la maladie, de la naïveté des enfants pour conditionner de l’aide à une quelconque conversion à une religion. Chacun doit être sincère dans ses rapports avec l’autre. Dans tous les cas, en matière de guidance, Allah est clair : « Toi (Mouhammad) ne diriges pas celui que tu aimes ; mais c’est Allah qui guide qui Il veut. Il connaît mieux cependant les bien-guidés » (S28 V56).

Parce que nous vivons et partageons le même environnement, nous sommes tous confrontés, sans aucune référence à une quelconque religion, aux réalités de la vie face auxquelles nous devons mutualiser les forces. C’est le cas de la maladie comme de l’ignorance qui n’ont pas de religion. Nous saluons, ici, la hauteur d’esprit des Burkinabè, qui, sans discrimination, font des offres en matière de santé et d’éducation afin de soulager les malades et les apprenants.

Pouvons-nous oublier l’insécurité, le terrorisme qui secoue notre pays depuis près d’une dizaine d’année ? Avec ses préjudices indescriptibles en vies humaines et en biens matériels, le terrorisme n’a, également, pas de connotation religieuse. Il fait des victimes dans tous les rangs. Que dire de la pauvreté, du chômage surtout des jeunes, de la préservation et de la promotion de l’environnement, de la prise en charge des couches vulnérables que sont les veuves, les orphelins, les personnes déplacées internes, … ?

La conscience humaine à la lumière de la foi nous commande, mains dans les mains, que chacun apporte sa contribution afin de relever ces différents défis. C’est évidemment ensemble que nous viendrons à bout de la corruption et des autres formes d’incivisme qui minent et handicapent le développement de nos sociétés. L’exemple du Prophète est très illustratif en la matière. Il reçut les Chrétiens de Najran pour des échanges sur des sujets d’intérêts communs. Il leur permit, non pas parce qu’il partage leur foi, de prier dans sa mosquée à Médine quand il fut l’heure de leur prière.

Toutefois, il est important de préciser que la cohabitation et le vivre-ensemble ne signifient pas syncrétisme religieux parce qu’en matière de religion, « A vous, votre religion et à nous, notre religion » (S106 V06). C’est pourquoi, la sincérité nous amène à faire deux précisions sur deux situations qui créent souvent des polémiques inutiles dans nos contrées.

Il s’agit, d’abord, de la question de la nourriture. A ce sujet, le Maître suprême est clair. En effet, Allah dit : « Vous sont permises, aujourd’hui, les bonnes nourritures. Vous est permise la nourriture des gens du Livre, et votre propre nourriture leur est permise » (S05 V05).

La mise en œuvre de ce verset du saint Coran fait l’objet de controverses même s’il faut retenir qu’on ne saurait être plus royaliste que le Roi. Il précise, de leurs nourritures, ce qu’on ne doit consommer. Il dit : « Certes, Il vous interdit la chair d’une bête morte, le sang, la viande de porc et ce sur quoi on a invoqué un autre qu’Allah » (S02 V173). Les Savants musulmans précisent que les gens du Livre dont il est question, ici, sont les Chrétiens et les Juifs.

Il s’agit, ensuite, du mariage mixte. Il y a deux situations distinctes à clarifier. Aux musulmans (hommes), Allah leur dit : « Vous sont permises les femmes vertueuses d’entre les croyantes, et les femmes vertueuses d’entre les gens qui ont reçu le Livre avant vous » (S05 V05). Par ce verset, on comprend que le musulman peut marier une musulmane, une chrétienne ou une juive. S’il marie une chrétienne ou une juive, il doit savoir qu’il n’a aucun droit à la contrainte à abandonner sa religion pour le rejoindre dans sa foi. Mais, il doit, aussi, savoir qu’il est de son devoir d’éduquer tous ses enfants conformément à la foi musulmane parce que c’est une responsabilité pour laquelle il devra rendre compte devant son Seigneur Allah. En plus, il est important qu’il sache, que selon les Savants, aucun des deux conjoints, du fait de la différence de religions, ne pourra hériter de l’autre en cas de décès.

Pour la femme musulmane, la quasi-unanimité des savants est d’accord qu’il lui est fait interdiction de se marier à autre qu’un musulman. Et cela nous conduit, dans beaucoup de cas, à des conversions masquées juste pour le mariage. Des hommes se voient imposer cette conversion pour pouvoir marier la musulmane. Et nous sommes comme dans un jeu. Attention, on ne se convertit pas à une religion pour un mariage. Il faut que les non musulmans refusent cette imposition de la part de la famille de la femme juste pour le mariage. Aussi, les parents des musulmans doivent faire attention pour ne pas se faire duper.

Seigneur Allah, permets-nous de voir, en chaque homme, Ta face.

NB : La foi musulmane est une foi active qui impose un devoir de présence.

Dr Inoussa COMPAORE

Imam à l’AEEMB et au CERFI

Iara Vidal, journaliste brésilienne : « Thomas Sankara est une référence pour la lutte des pays du Sud »

La journaliste brésilienne Iara Vidal est une admiratrice de l’ancien Président et père de la Révolution burkinabè, le capitaine Thomas Isidore Noël Sankara. Rencontrée le 8 mars 2024 à Béijing (Pékin) en République populaire de Chine, elle évoque, dans les lignes qui suivent, son admiration ainsi que les actes héroïques posés par l’homme politique.

Présente à Pékin en République populaire de Chine dans le cadre de l’édition 2024 du programme du centre international chinois de la presse et de la communication, la journaliste brésilienne, Iara Vidal, ne cache pas son admiration pour l’ancien Président et père de la Révolution burkinabè, le capitaine Thomas Isidore Noël Sankara.

A peine avoir entendu « Burkina Faso » lors de notre présentation, elle s’est aussitôt exprimée en ces termes « le pays de Thomas Sankara ». A l’issue des civilités, nous avons cherché à comprendre son enthousiasme pour l’ancien président burkinabè. Iara Vidal est une journaliste travaillant pour le media en ligne brésilien, « Revista Forum » traitant de la politique, des droits humains et de la culture, en donnant la parole à la classe ouvrière.

A l’en croire, elle s’intéresse au père de la Révolution burkinabè du simple fait qu’elle est elle-même une militante du mouvement marxiste. Par conséquent, a soutenu notre interlocutrice, elle se fait le devoir de connaitre la vie et les actions posées par les leaders africains comme Thomas Sankara et bien d’autres. Pour elle, le Président Sankara est spécial parce qu’il est une référence pour la lutte des pays du Sud.

« Il a su laisser une trace profonde durant son mandat. Il a donné du pouvoir aux femmes en les nommant dans son gouvernement et à d’autres postes de responsabilité. Il a su relancer l’industrie textile en donnant l’exemple de la souveraineté et de la fierté nationales. Il a vacciné massivement les enfants », se souvient-elle.

Selon la journaliste brésilienne, l’acte le plus important et héroïque posé par Thomas Sankara est d’avoir eu le courage d’affronter « les puissants du Nord, les colonisateurs qui perpétuent l’asservissement des pays pauvres grâce aux revenus financiers néocoloniaux du néolibéralisme ». Sa voix était si puissante qu’elle a été étouffée par la violence des seigneurs de la guerre, a regretté Iara Vidal.

Personnellement, elle dit n’avoir jamais rencontré l’homme politique mais l’a connu à travers un livre intitulé « Révolution africaine », traitant de trois décennies de lutte révolutionnaire en Afrique. De son avis, les articles de cette anthologie donnent un aperçu non seulement des diverses expériences politiques, mais aussi de toute la richesse et de la variété de la pensée marxiste africaine présentée par les textes et les discours de ses représentants les plus convaincus. Parmi ceux-ci, elle a cité Frantz Fanon, Kwame Nkrumah, Amilcar

Cabral, Eduardo Mondlane, Samora Machel, Agostinho Neto, Thomas Sankara et Samir Amin. De cette œuvre, elle rappelle les thèmes qui y sont abordés tels que le racisme dans la société de classe, la mentalité coloniale, l’idéalisation du passé africain et l’oppression patriarcale sur le continent, ainsi que des questions de tactique et d’organisation politique. A l’entendre, cette anthologie offre au public des perspectives théoriques qui concernent la révolution africaine.

Souaibou NOMBRE

Depuis Pékin (Chine)

snombre29@ yahoo.fr

Consommation du lait : Ce qu’il faut savoir

Le lait est un produit omniprésent dans nos réfrigérateurs mais les techniques de conservation de cette denrée ne sont pas toujours appropriées au caractère intrinsèquement fragile du lait. La méthode de conservation du lait dépend en grande partie de sa nature, de son type.

Excellente source de calcium, riche en lactose, bonne source de protéines, le lait favoriserait la santé cardiovasculaire et contient plusieurs vitamines et minéraux, dont le calcium et la vitamine D, essentiels au maintien de la santé osseuse. De plus, le calcium laitier pourrait jouer un rôle dans la prévention de diverses maladies telles les maladies cardiovasculaires, l’hypertension artérielle et l’obésité. D’autres composés bioactifs sont présents dans le lait et auraient eux aussi des effets positifs sur la santé. C’est le cas de la lactoferrine, une protéine qui joue un rôle dans la lutte contre les infections et protégerait aussi contre certains types de cancers.

Pendant longtemps le lait a été soupçonné de causer des maladies cardiovasculaires, du fait du calcium qu’il contient, de plus en plus d’études confirment le contraire. Elles relèvent que la consommation de lait et de calcium ne serait pas associée aux maladies cardiovasculaires et à l’infarctus du myocarde. Une faible consommation de lait a même été reliée, dans certaines études, à une augmentation du risque de maladies cardiovasculaires. La quantité de lait à consommer pour prévenir les maladies cardiovasculaires n’est pas déterminée pour l’instant, bien que les risques semblent augmenter pour les individus qui consomment moins de deux portions de lait par jour.

Comment bien choisir le lait ?

Le lait le plus consommé est celui de la vache, bien qu’il existe une multitude de laits qui proviennent de diverses espèces : chèvre, brebis, ânesse, etc. Reconnaissable à sa couleur blanche et à sa saveur très subtile, le lait est un ingrédient presque incontournable dans la préparation de certains plats. Cependant sa bonne conservation est nécessaire dans le maintien de sa qualité. En effet, le lait cru est un milieu propice à la prolifération des micro-organismes pathogènes dangereux pour la santé humaine. Santé Canada a rapporté récemment, en Ontario, des cas de contaminations par E coli pouvant être liés à la consommation de lait cru.

Même si certaines personnes prétendent que la consommation de lait cru par les agriculteurs et leur famille immédiate n’a pas d’impact négatif sur la santé, il n’y a pas d’étude scientifique pour confirmer ce fait. Il faut spécifier que depuis 1991, la vente de lait cru est strictement interdite dans certains pays comme le Canada par le règlement sur les aliments et drogues. Ainsi pour vous procurer votre lait, il est toujours conseillé de vérifier la date de péremption sur l’emballage. Le lait cru dispose d’une durée de consommation réduite, n’excédant pas 48 heures. Au-delà, il « tourne » et peut contenir des bactéries dangereuses pour la santé.

Il est permis d’utiliser le lait cru pour la production fromagère, car le lait cru conserve sa flore naturelle et permet de fabriquer des produits variés de haut de gamme. Il faut toutefois que ce produit dérivé soit conservé à une certaine température pendant une période de 60 jours minimum avant d’être consommé.

Au fil des siècles, les hommes ont donc cherché comment conserver cet aliment précieux, inventant plusieurs techniques parmi lesquelles figure… la pasteurisation ! Celle-ci permet en chauffant le lait, de détruire certains micro-organismes indésirables et de prolonger sa durée de conservation. Concrètement, le lait est chauffé 15 à 20 secondes à une température comprise entre 72 et 85 °C, ce qui préserve en grande partie ses qualités gustatives et bactériologiques.

Il est vendu en bouteille, entier ou demi-écrémé, au rayon frais des supermarchés, généralement sous la dénomination de « lait frais ». Pour une conservation optimale il est conseillé de le mettre au réfrigérateur car le lait pasteurisé peut se conserver une semaine. Le lait stérilisé ou Ultra haute température (UHT) quant à lui peut aller jusqu’à trois mois tant qu’il n’est pas entamé. Mais une fois entamé, il faut le consommer dans les jours qui suivent. La peau du lait, elle se conserve 48 heures. Vous pouvez aussi en cas de besoin, le garder au congélateur pendant six mois.

Quant aux laits stérilisés, ils se conservent encore plus longtemps pour des périodes pouvant aller jusque 150 jours soit environ 5 mois. Les laits UHT et stérilisés peuvent se conserver encore plus longtemps car les dates indiquées sur l’emballage sont des DLUO (Date limite utilisation optimale) maintenant qualifiées de DDM (Date de durabilité minimum). En d’autres termes, ils vont simplement présenter des caractéristiques organoleptiques différentes une fois la date dépassée, mais leur consommation est sans danger.

Quelques inconvénients du lait

Il convient de rappeler que le lait contient du lactose, un sucre relativement mal toléré au niveau digestif. En effet, la production de lactase, enzyme permettant de digérer le lactose, a tendance à diminuer drastiquement avec l’âge. C’est pourquoi la consommation de lait est souvent à l’origine de troubles digestifs chez l’adulte : nausées, diarrhées, ballonnements, etc. L’allergie aux protéines contenues dans le lait est également un vrai problème chez certains individus. Ses manifestations classiques sont des troubles digestifs (diarrhée, vomissement, crampe et douleur), des troubles respiratoires (bronchite, asthme) et des problèmes cutanés (eczéma).

Avec les arachides, les œufs et les fruits de mer, le lait constitue l’une des principales causes d’allergies alimentaires. L’allergie au lait de vache est l’un des syndromes cliniques les plus fréquemment rencontrés chez les jeunes enfants, soit de 1% à 5% selon les études. Cette fréquence élevée serait liée aux enfants ayant des antécédents familiaux d’allergie, ainsi qu’à l’introduction trop rapide du lait de vache dans l’alimentation des nouveau-nés. Cependant, les allergies au lait diminuent après l’âge de trois ans et disparaissent pratiquement à l’adolescence. Ce sont surtout les protéines présentes dans le lait qui sont responsables des réactions allergiques, principalement les caséines et la bêta-lactoglobuline.

Toutefois, le lait maternel, quant à lui, ne contient pas de bêta lactoglobuline. Si, en Occident, le lait est aujourd’hui considéré comme un aliment de base, ce n’est toutefois pas le cas en Asie, en Afrique et en Europe de l’Est, où l’on estime que de 20% à 100% des populations souffrent d’intolérance au lactose (le sucre du lait). Chez ces populations, l’organisme, une fois sevré, cesse de produire de la lactase, l’enzyme qui dégrade le lactose et le rend digeste. Plusieurs hypothèses ont été avancées pour expliquer cette intolérance, les unes d’ordre génétique, les autres climatiques. Mais on dit toujours que prudence est mère de sureté, donc sachons prendre nos précautions lorsqu’il s’agit des denrées alimentaires d’origine animal.

Donald Wendpouiré NIKIEMA

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