Soudan : ruines et désolation !

Au Soudan, le conflit pour le contrôle du pouvoir, qui oppose les généraux Abdel Fattah Al-Burhane et Mohamed Hamdane Daglo, respectivement Président et vice-président de la Transition, est entré dans sa première année. C’est le 15 avril 2023, que le premier haut gradé cité, chef d’Etat-major de l’armée et le second, commandant des forces paramilitaires ont déclenché les hostilités. Depuis lors, ils font parler la poudre, avec les conséquences y relatives et c’est à qui pourra prendre le dessus sur l’autre. Parce qu’il a échoué à avoir l’intégration sans condition dans l’armée, des forces paramilitaires (la plupart d’entre eux ont fait la guerre au Darfour), le général Hamdane Daglo s’est braqué contre son désormais ex-allié.

S’ils n’en font qu’à leur tête, les deux frères d’armes, qui étaient censés travailler à sortir le Soudan de l’instabilité chronique dans laquelle il est plongé, ont davantage compromis son avenir. Un an après le déclenchement de leur déplorable guerre d’ego, Al-Burhane et Hamdane Daglo ont engendré, ruines et désolation dans leurs pays, qui ne tenait déjà pas debout à cause de l’insécurité. Selon des chiffres de l’Organisation de Nation unies (ONU), le conflit a déjà fait 15 000 morts et environ 8 millions de déplacés et de nombreux affamés.

La famine est une triste réalité, avec près de 18 millions de Soudanais confrontés à une faim aiguë, d’après la même source. Les affrontements entre les deux factions rivales ont provoqué une inflation vertigineuse de l’ordre de plus de 80%, selon la Banque africaine de développement (BAD).

Les prix des denrées alimentaires ont atteint des niveaux très
élevés, tandis que la monnaie, la livre soudanaise a perdu la moitié de sa valeur. La guerre des généraux a mis l’économie du Soudan à genou. Cette situation a d’ailleurs créé une chaine de solidarité hors des frontières du pays.

A l’occasion du premier anniversaire de la guerre, la France a organisé, hier lundi, une conférence humanitaire internationale pour le Soudan et les pays voisins. Plus de 840 millions d’euros ont été promis au Soudan, à l’ouverture de la rencontre, censée coordonner les initiatives de médiation en vue de mettre fin à la guerre dans ce pays.

L’idéal est que ce soutien se concrétise au plus vite, car, il y a une urgence à secourir les nombreuses personnes en détresse. C’est une véritable tragédie humaine qui s’observe dans cet Etat d’Afrique du Nord-Est, dont on avait espéré un avenir meilleur après le coup d’Etat contre, Omar El-Bechir en 2019.

Dirigée par les civils, le gouvernement de transition qui lui a
succédé, n’a tenu que deux ans, puisque les deux généraux, à couteaux tirés actuellement, s’étaient ligués pour le renverser. Les tensions avec l’armée et la crise économique ont fini par causer la perte de ce régime de transition. Alors que Al-Burhane et Hamdane Daglo devaient se donner la main pour sortir le pays de l’impasse, dans le cadre de la nouvelle transition qu’ils étaient censés conduire, les deux généraux semblent s’être érigés en vrais bourreaux du pays.

Si ces deux officiers généraux étaient allés au-delà de leurs intérêts égoïstes, ils n’allaient pas prendre le Soudan en otage, au point de le détruire totalement. Ils doivent pourtant se
ressaisir et donner une chance aux initiatives de médiation qui
piétinent jusque-là. Le Soudan n’est pas leur propriété privée !

 Kader Patrick KARANTAO

Conseil constitutionnel: trois nouveaux membres prêtent serment pour un mandat de 9 ans

Le Président de la Transition, chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, garant de l’indépendance du pouvoir judiciaire, a présidé le lundi 15 décembre 2024 dans la matinée, l’audience solennelle de prestation de serment de trois nouveaux membres du Conseil constitutionnel, nommés pour un mandat de neuf ans.

«Je jure de bien et fidèlement remplir mes fonctions, de les exercer en toute impartialité dans le respect de la Constitution, de garder le secret des délibérations et des votes, de ne prendre aucune position publique et de ne donner aucune consultation sur les questions relevant de la compétence du Conseil ». C’est par cette formule que les nouveaux membres du Conseil constitutionnel, François-Xavier Konseibo, conseiller des affaires économiques à la retraite, Fatimata Sanou née Touré et Bessolé René Bagoro, tous deux magistrats, ont à tour de rôle prêté serment devant le Président de la Transition, le capitaine Ibrahim Traoré.

« Je vous donne acte de votre serment et vous renvoie à l’exercice de vos fonctions », a indiqué le chef de l’Etat, président de l’audience solennelle, aux trois nouveaux membres

Les membres du Conseil constitutionnel ont reçu les félicitations du Président de la
Transition, Ibrahim Traoré.

du Conseil constitutionnel. « Chers nouveaux collègues, vous venez de prêter serment pour rejoindre la plus haute juridiction de l’Etat. C’est l’engagement le plus sacré envers la Constitution. Ce n’est pas seulement un acte formel, mais une affirmation solennelle de votre détermination à préserver l’ordre constitutionnel et à servir le droit »,
a signifié le Président du Conseil constitutionnel, Me Barthélémy Keré, à ses nouveaux collègues qui ont reçu les félicitations du chef de l’Etat.

Selon Me Keré, en recevant le serment des nouveaux membres, le Président de la Transition a marqué ainsi son attachement au respect du principe du renouvellement triennal au tiers des membres du Conseil constitutionnel et partant, à la continuité du fonctionnement régulier de l’institution. Il a traduit toute sa gratitude et ses remerciements au Président de la Transition pour sa disponibilité et son attachement au bon fonctionnement des institutions et au renforcement de l’Etat de droit.

Des attestations de reconnaissance ont été décernées aux trois membres sortis du Conseil constitutionnel pour service rendu à la Nation ; il s’agit de Madame Haridiata Dakouré/Seré et de Messieurs Bouraïma Cissé et Victor Kafando.
L’audience solennelle de prestation de serment a connu la présence du Président de l’Assemblée législative de Transition (ALT), Dr Ousmane Bougouma.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Energie solaire : « Bientôt » une nouvelle centrale photovoltaïque

Le chef du gouvernement Apollinaire Joachimson Kyélem de
Tambela a reçu en audience, ce lundi 15 avril 2024 à Ouagadougou, une délégation composée de représentants de la Fondation internationale pour l’éducation, la santé et l’hydraulique au Burkina (FINESHAB) et du groupe financier Global Eden. Au cœur des échanges, un projet de construction d’une centrale photovoltaïque au Burkina Faso.

Le Burkina Faso aura dans les jours à venir, une centrale photovoltaïque de plus de 1,2 milliard de dollars américains soit plus de 850 milliards FCFA. L’annonce a été faite en fin de journée du 15 avril 2024 par le représentant de Global Eden, partenaire financier du projet, Hervé Kiteba, à sa sortie d’audience avec le chef du gouvernement burkinabè. Prévue pour être réalisée sur une superficie de 850 hectares, cette centrale solaire qui a été conçue par la Fondation internationale pour l’éducation, la santé et l’hydraulique au Burkina (FINESHAB) vise à mettre fin aux délestages que connait le Burkina Faso, a laissé entendre son président, Dr Issa Ouédraogo.

« C’est un projet public-privé dont la construction sera financée par le groupe Global Eden en partenariat avec la fondation et l’Etat Burkinabé », a indiqué le concepteur. A en croire Hervé Kiteba, le groupe financier Global Eden a décidé d’accompagner les autorités burkinabè dans la réalisation de la centrale, car il participera au développement des communautés, un des volets des 17 objectifs de développement durable de l’ONU. « La pérennité et la constance de l’énergie améliorent fortement les conditions de vie des personnes. Au-delà de la lumière, les commerçants, notamment des denrées périssables et les hôpitaux, ont besoin de l’énergie », a-t-il expliqué. Global Eden est un groupe multinational basé à Texas aux Etats-Unis et qui fait des travaux et projets socio-humanitaires qui entrent dans le cadre du développement des communautés.

Youssouf SEOGO

Déguerpissement des mendiantes : la carotte en attendant le bâton

Le président de la délégation spéciale de la commune de Bobo-Dioulasso, Laurent Koutougou Kontogom, en compagnie des agents de la sécurité et de l’action sociale a échangé avec des femmes mendiantes ressortissantes d’un pays étranger, le samedi 13 avril 2024 à Bobo-Dioulasso.

Après le décès d’un enfant de nationalité étrangère noyé dans un puits aux abords du marigot Houet, le mardi 9 avril dernier, la commune de Bobo-Dioulasso a décidé de déguerpir les mendiantes des rues de la ville. Un ultimatum de trois jours qui s’expire aujourd’hui leur a été donné de libérer les grands carrefours pour éviter qu’un tel évènement malheureux ne se reproduise. Passé ce délai, l’autorité communale a confié que des mesures « fortes » seront engagées pour faire respecter la décision. Mais avant la fin de cet ultimatum, le Président de la délégation spéciale (PDS) de la commune de Bobo-Dioulasso, Laurent Koutougou Kontogom, en collaboration avec les responsables de cette communauté étrangère résidant à Bobo-Dioulasso, a échangé avec les premiers concernés, le samedi 13 avril 2024 pour leur expliquer l’importance de cette décision. Selon le PDS, le phénomène de la mendicité est devenu très préoccupant dans la ville de Bobo-Dioulasso, car la présence de ces indigents dans les rues perturbe la circulation et crée parfois des accidents.

A l’écouter, c’est après une concertation avec l’ensemble des structures de Bobo-Dioulasso, les Forces de défense et de sécurité (FDS) et les services de l’action sociale que la décision a été prise de cesser toute activité de mendicité dans la ville de Bobo-Dioulasso. Pour le directeur régional de la solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille des Hauts-Bassins, Wendkuni Benjamin Ouédraogo, cette pratique met leur vie ainsi que celle de leurs enfants en danger. A l’en croire, ses services œuvrent pour que ces femmes puissent mener d’autres activités plus valorisantes et dignes que la mendicité. M. Ouédraogo a regretté qu’aucune femme de cette communauté, malgré ses efforts d’accompagnement, ne se soit inscrite à part les femmes déplacées internes. Le vice-président de ladite communauté de la région des Hauts-Bassins, Gabo Djibo, a traduit sa reconnaissance aux autorités pour ces efforts. Le président de la délégation spéciale a souhaité que le message passe, car une mesure forte sera appliquée à la fin de ce délai qui prend fin ce mardi 16 avril 2024.

Estelle KOUTOU
(Stagiaire)

Médecine traditionnelle chinoise : Des patients soignés  au CHU Yalgado Ouedraogo

La sixième équipe médicale chinoise a remis de consommables et médicaments de la médecine traditionnelle chinoise au Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouedraogo, jeudi 11 avril 2024, à Ouagadougou. A l’occasion, ils ont administré des soins à des patients à l’aide de l’aiguille sous-cutanée de Fu, une nouvelle technique d’aiguilletage.

A seulement un mois après leur arrivé au Burkina Faso, la sixième équipe médicale chinoise est à pied d’œuvre pour faire en sorte que la « santé pour tous » soit une réalité. A cet effet, ils se sont rendus, le jeudi 11 avril 2024, au Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouedraogo (CHU-YO), pour apporter un appui technique au service de Médecine traditionnelle chinoise (MTC), dirigé par Louis Baziemo. Cette visite, conduite par le chef de la sixième mission médicale chinoise, le chirurgien cardiaque, Daohu Chen,  a été riche en termes de partage d’expériences dans le traitement des  différentes maladies par la MTC.

Le chef de la mission médicale chinoise, par le chirurgien cardiaque, Daohu Chen a témoigné la disponibilité de son équipe à travailler pour la prise en charge des patientes dans les hôpitaux.

En présence des responsables du CHU-YO, la praticienne de MTC, Jiangxia Yang, a partagé son expérience du traitement des différentes maladies par la médecine traditionnelle chinoise basée sur des cas cliniques. Au cours de la séance de partage, elle a démontré comment insérer et balancer les aiguilles sous-cutanée de Fu. Mme Yang a expliqué à son homologue Louis Baziemo en détail l’indication et l’application de cette technique. Des patients ont bénéficié de ces soins.

Balguissa Maiga, une patiente, souffrante des douleurs au dos, a témoigné sa gratitude aux médecins chinois. « J’avais des douleurs au dos, à la hanche et aux genoux. Quand je me prosterne, j’avais des difficultés pour se relever. Avec la nouvelle technique d’aiguilletage, l’effet  de soulagement est presque immédiat comparativement aux séances d’acupuncture traditionnelle », a-t-elle avoué.

Outre les soins, l’équipe médicale chinoise a remis   certains matériaux visant au traitement d’acupuncture, de moxibustion et par des ventouses, composées de tensiomètres, de ventouses en verre, des aiguilles fines d’acupuncture, des emplâtres, des aiguilles sous-cutanée de Fu,… d’une valeur de 400 mille FCFA.

Tout en témoignant sa satisfaction, le Directeur général (DG) du CHU-YO, Ousmane Néré, a salué l’arrivée de l’équipe médicale chinoise. Il a exprimé sa joie à l’équipe médicale d’avoir partagé la technique des aiguilles sous-cutanée de Fu, inventée par le Docteur Zhonghua Fu. Pour lui, l’hôpital prévoyait d’élargir l’échelle de la clinique de MTC. Il a souhaité que la collaboration entre le CHU-YO et la mission médicale chinoise soit perpétuelle.

 

Dans le domaine médical, a-t-il indiqué, la coopération entre la Chine et le Burkina Faso a obtenu des résultats remarquables, notamment au CHU de Tengandogo  et l’assistance à la construction de l’hôpital de Bobo Dioulasso.

Oumarou RABO

 

Conseil constitutionnel : trois nouveaux membres prêtent serment pour un mandat de neuf ans

(Ouagadougou, 15 avril 2024). Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE, garant de l’indépendance du pouvoir judiciaire, a présidé ce lundi dans la matinée, l’audience solennelle de prestation de serment de trois nouveaux membres du Conseil constitutionnel, nommés pour un mandat de neuf ans.

« Je jure de bien et fidèlement remplir mes fonctions, de les exercer en toute impartialité dans le respect de la Constitution, de garder le secret des délibérations et des votes, de ne prendre aucune position publique et de ne donner aucune consultation sur les questions relevant de la compétence du Conseil ».

C’est par cette formule que les nouveaux membres du Conseil constitutionnel, François-Xavier KONSEIBO, conseiller des affaires économiques à la retraite, Fatimata SANOU née TOURE et Bessolé René BAGORO, tous deux magistrats, ont à tour de rôle prêté serment devant le Président de la Transition, le Capitaine Ibrahim TRAORE.

« Je vous donne acte de votre serment et vous renvoie à l’exercice de vos fonctions », a indiqué le Chef de l’Etat, président de l’audience solennelle, aux trois nouveaux membres du Conseil constitutionnel.

« Chers nouveaux collègues, vous venez de prêter serment pour rejoindre la plus haute juridiction de l’Etat. C’est l’engagement le plus sacré envers la Constitution. Ce n’est pas seulement un acte formel, mais une affirmation solennelle de votre détermination à préserver l’ordre constitutionnel et à servir le droit », a signifié le Président du Conseil constitutionnel Me Barthélémy KERE à ses nouveaux collègues, qui ont reçu les félicitations du Chef de l’Etat.

Selon Me KERE, en recevant le serment des nouveaux membres, le Président de la Transition a marqué ainsi son attachement au respect du principe du renouvellement triennal au tiers des membres du Conseil constitutionnel et partant, à la continuité du fonctionnement régulier de l’institution.

Il a traduit toute sa gratitude et ses remerciements au Président de la Transition pour sa disponibilité et son attachement au bon fonctionnement des institutions et au renforcement de l’Etat de droit.
Des attestations de reconnaissance ont été décernées aux trois membres sortants du Conseil constitutionnel pour service rendu à la Nation ; il s’agit de Madame Haridiata DAKOURE/SERE et de Messieurs Bouraïma CISSE et Victor KAFANDO.

L’audience solennelle de prestation de serment a connu la présence du Président de l’Assemblée législative de Transition (ALT), Dr Ousmane BOUGOUMA.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Bundesliga : Edmond Tapsoba et le Bayer Leverkusen champions d’Allemagne

Le defenseur burkinabè Edmond TAPSOBA est champion de la Bundesliga avec le Bayer Leverkusen. Le club du Burkinabè, le Bayer Leverkusen s’est imposé 5 à 0 face à Brême.

Edmond TAPSOBA est le premier Burkinabè à devenir champion d’Allemagne. Tapsoba est le Burkinabè « à gagner un titre de champion dans le top 5 européen, après Charles KABORE avec Marseille ».

Sidwaya.info

Ambassade du Burkina Faso à Pékin: Victorine Aminata Poda fait ses adieux au personnel

Le personnel de l’ambassade du Burkina Faso à Pékin en République populaire de Chine a organisé, le lundi 8 avril 2024, une cérémonie de témoignage et de reconnai-ssance à l’endroit de Victorine Aminata Poda née Thiombiano qui a fait valoir ses droits à la retraite.

Après près de 25 ans passés dans l’administration publique burkinabè notamment dans le domaine de la diplomatie dont trois ans à l’ambassade du Burkina Faso à Pékin en République populaire de Chine, Victorine Aminata Poda née Thiombiano rentre définitivement au bercail pour faire valoir ses droits à la retraite. Dans l’objectif de lui rendre hommage et lui témoigner sa gratitude et sa reconnaissance, le personnel de la mission diplomatique a organisé, à son honneur, une cérémonie dans l’après-midi du lundi 8 avril 2024.

« En mars 2021, lorsque vous avez foulé le sol de Pékin, suite à votre nomination en qualité d’attaché près l’ambassade du Burkina Faso en Chine, vous avez apporté cette touche féminine au fonctionnement de notre représentation », a d’emblée déclaré le premier responsable de la mission diplomatique Daouda Bitié. De son avis, en dehors des bureaux, Mme Poda a pleinement joué son rôle de grande sœur, voire de mère. En effet, il a révélé que les joies et les pleurs des autres ont toujours été les siennes. C’est pourquoi, l’ambassadeur du Burkina Faso en Chine a fait savoir que son dévouement, sa gentillesse, son don de soi ont eu un impact positif sur chacun de ses collaborateurs.

Abondant dans le même sens, la représentante des étudiants burkinabè en Chine Awa Traoré a affirmé que Mme Poda est une personne adorable dans la mesure où, elle considère les étudiants comme ses propres enfants. « Certes, nous sommes loin de nos familles respectives mais vous nous avez soutenus durant nos problèmes, peines et souffrances. Autrement dit, vous avez été là pour nous. Au nom de tous les étudiants, nous vous disons merci pour tous vos efforts, soutiens et votre disponibilité », a-t-elle témoigné.

Pour sa part, l’attaché de défense, le colonel-major Serge Alain Ouédraogo a estimé que Mme Poda est une collaboratrice et une femme attentionnée en ce sens que chaque matin, elle fait le tour des bureaux pour saluer et s’enquérir des nouvelles des autres collaborateurs. « Au détour de nos échanges un matin de novembre 2023, elle me présente ses félicitations. Surpris, je lui pose la question à savoir c’est à quelle occasion ?

Elle me dira que nous avons été nommés en faisant allusion à la nomination de M Bitié comme ambassadeur. Elle a considéré cette nomination comme celle du personnel qui doit se serrer les coudes pour bien accomplir la mission », a-t-il décrit une autre qualité de Mme Poda. En retour, Victorine Aminata Poda née Thiombiano a également remercié ses anciens collaborateurs pour l’accueil à elle réservé.

Arrivée en 2021 en plein COVID-19, s’est-elle souvenue, elle dit avoir trouvé une famille au sein de l’ambassade qui l’a immédiatement adoptée. « Je rend grâce à Dieu d’avoir eu une famille comme vous. Cela a beaucoup contribué à travailler en synergie pour le rayonnement du Burkina Faso en Chine. Je vous souhaite le meilleur également à vous Excellence et à votre équipe. Soyez toujours unis comme nous l’avons été pour la bonne marche du travail pour le développement de la patrie », a conclu Mme Poda.

Souaibou NOMBRE
Depuis Pékin (Chine)

Concours professionnels 2024: chaque résultat attendu 72 heures après la composition

Le ministre d’Eta, ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Bassolma Bazié a donné le top départ des concours professionnels, hier dimanche 14 avril 2024 à Ouagadougou.

Les concours professionnels session 2024 ont officiellement demarré, hier dimanche 14 avril 2024. Pour cette session, 80 concours seront composés en ligne dans le centre unique de Ouagadougou et 80 autres sur table dans les 13 chefs-lieux de région.

C’est le ministre en charge de la Fonction publique, Bassolma Bazié qui l’a fait savoir, lors du lancement officiel des épreuves écrites de la session 2024, à l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) à Ouagadougou. Le choix de limiter la composition en ligne à 80 concours s’explique, selon le ministre Bazié, par la volonté de « maîtriser la question de la connectivité ». Il a ajouté que ce sont 4 534 postes qui ont été répartis en 160 concours.

Au total, 42 189 candidatures ont été enregistrées à l’issue des inscriptions sur la plateforme e-concours, dont 69 candidats en situation de handicap visuel. Ce nombre élevé de candidatures s’explique par le fait que les candidats avaient la possibilité de s’inscrire à plusieurs concours à cause des passerelles, a indiqué le ministre.

« Je tiens à dire à tous les candidats, de composer dans la sérénité et dans l’assurance parce que nous avons déployé l’ensemble des moyens nécessaires pour que le recrutement de la ressource humaine qui doit servir l’Etat soit de qualité», a-t-il argué. L’une des innovations majeures de cette session est la célérité dans la publication des résultats. « Nous nous donnons un délai de 72 heures, après la composition pour la publication des résultats des concours en ligne, si des aléas techniques ne surviennent pas », a affirmé
le ministre. Il a encouragé les candidats qui sont déjà des professionnels et qui se sont donnés corps et âme pour le pays.

« Je félicite tous ceux qui composent les concours professionnels parce que ce sont déjà des agents de l’Etat qui servent l’Etat, malgré la pénibilité de la situation », a-t-il notifié. Il a également rassuré les candidats sur la transparence et l’équité des chances. «Toutes les
dispositions sont prises pour garantir la transparence et l’égalité de chance à l’ensemble des candidats », a déclaré le ministre Bazié. A cet effet, 5 000 personnes sont mobi-lisées pour l’administration et la correction des concours professionnels dans les différents centres de composition. Selon le directeur général de l’Agence générale de recrutement de l’Etat (AGRE), Samson Traoré, les domaines les plus sollicités par les candidats, cette année sont l’éducation nationale, la santé et le secteur gouvernance économique et financier.

Gustave KONATE
(Collaborateur)

SNC Bobo 2024 : les petits plats dans les grands pour réussir l’ouverture

Le ministre d’Etat, ministre de la Communication, de la Culture, des Arts, et du Tourisme, Rimtalba Jean Emanuel Ouédraogo, a séjourné le samedi 13 avril 2024 à Bobo-Dioulasso pour prendre le pool des préparatifs de la cérémonie d’ouverture de la 21e Semaine nationale de la culture (SNC). A l’issue de son constat des séances d’entrainement
à l’espace jeunesse de Dafra, le ministre d’Etat s’est dit confiant.

La 21e Semaine nationale de de culture prévue dans une dizaine de jours (du 27 avril au 4 mai prochain), s’annonce « très exceptionnelle ». C’est la conviction du ministre d’Etat, ministre de la Communication, de la Culture, des Arts, et du Tourisme, Rimtalba Jean Emanuel Ouédraogo, au regard de l’engouement à l’approche de l’évènement. Pour se rassurer de l’état d’avancement des préparatifs de cette biennale de la grande messe culturelle, le ministre d’Etat a rendu une visite à l’ensemble artistique chargé de la cérémonie d’ouverture.

« Nous sommes là ce matin juste pour vous encourager et réaffirmer notre intérêt à la Semaine nationale de la culture. Nous comptons sur vous pour une belle cérémonie », s’est adressé Rimtalba Jean Emanuel Ouédrago aux troupes en entrainement en fin de matinée à l’espace jeunesse de Dafra de Bobo-Dioulasso. Aux quelques 300 chorégraphes, percussionnistes, danseurs, musiciens, acrobates, le ministre a dit compter sur l’investissement de chacun d’eux pour « un spectacle jamais vu dans l’histoire de la SNC ». Au plus haut sommet de l’Etat, l’on tient, selon ses confidences, à la bonne tenue de cette 21e SNC malgré le contexte sécuritaire difficile.

Les retombées de la SNC,
a-t-il dit, vont au-delà de l’aspect financier. « Les retombées de la SNC sont énormes. Ce n’est pas seulement en termes d’argent mais surtout en termes d’impact sur le moral des populations burkinabè. C’est pourquoi le Président de la Transition, le capitaine Ibrahim Traoré a insisté à la tenue de cette 21e édition après celle de rattrapage de l’année dernière », a fait savoir le ministre Ouédraogo. C’est un ministre rassuré et satisfait qui s’est dit confiant quant à la réussite de la cérémonie d’ouverture au regard de ce qu’il a constaté après cette visite.

Le responsable de l’ensemble artistique de la cérémonie d’ouverture, Oumar Demé (gauche) expliquant au ministre d’Etat et à sa délégation, les préparatifs de la cérémonie d’ouverture.

« Nous sommes rassurés que nous aurons un spectacle d’ouverture de très haute qualité. Les acteurs mettent leurs énergies et prennent du plaisir au travail. Nous encourageons et félicitons les chorégraphes, les musiciens et l’ensemble des personnes qui sont à la tâche pour nous offrir une belle cérémonie », a soutenu Rimtalba Jean Emanuel Ouédraogo.
Pour le chorégraphe-danseur, responsable de l’ensemble artistique chargé de la cérémonie d’ouverture, Oumar Demé, la visite du ministre va être un apport pour sa troupe qui travaille d’arrache-pied pour une ouverture de belle facture de la SNC, Bobo 2024.

« La présence du ministre ce matin à nos côtés va galvaniser davantage les troupes et apporter beaucoup de motivation aux artistes », s’est convaincu Oumar Demé. M. Demé rassure que le spectacle d’ouverture de la 21e édition va marquer l’histoire. Ce spectacle, a-t-il indiqué, constitué en plusieurs tableaux, va parler de l’insécurité et de l’union des pays de l’Alliances des Etats du Sahel (AES). « 100 figurants seront chargés de faire des formes d’écriture sur la pelouse du stade Sangoulé-Lamizana.

Ensuite, des tableaux historiques vont mettre en avant les personnalités révolutionnaires anti-impérialistes, qui ont lutté pour la cause africaine dans les trois pays de l’AES, à l’image de Modibo Keita du Mali, de Seyni Kountché du Niger et de Thomas Sankara du Burkina Faso », a décrit Oumar Demé. Des tableaux, a poursuivi le chorégraphe-danseur, seront dédiés aux Forces de défense et de sécurité (FDS) ainsi qu’aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) pour les soutenir dans leur sacrifice de libération du territoire.

La cohésion sociale, la solidarité entre les pays du Sahel, la lutte contre le terrorisme, les Personnes déplacées internes (PDI) sont prises en compte, à en croire M. Demé, dans les différents tableaux de ce spectacle d’ouverture. A moins de deux semaines de la date du début de cette SNC, Oumar Demé est confiant malgré la perturbation des préparatifs due au mois de carême musulman qui a bouleversé leur calendrier.
« D’ici le 20 avril 2024, nous serons au stade pour la mise en commun des différents spectacles », a rassuré le responsable de l’ensemble artistique de la cérémonie d’ouverture de la SNC, Bobo 2024.

Kamélé FAYAMA