Le capitaine Ibrahim Traoré, Président de la Transition : « merci au peuple qui a compris notre mission »

A l’occasion de la 21e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC), le Président de la Transition, le capitaine Ibrahim Traoré, a accordé une interview à nos confrères de la RTB, le vendredi 26 avril 2024, dans la cité de Sya. Plus d’une heure durant, le chef de l’Etat a abordé, sans langue de bois, la conduite de la Transition, les questions de la culture, la sécurité, l’économie, l’agriculture, des infrastructures routières et la diplomatie. Sidwaya vous propose l’interview en intégralité.

Monsieur le Président, sous votre magistère, nous avons assisté à la relance de la Semaine nationale de la culture (SNC) en 2023. L’édition 2024 s’ouvre samedi 27 avril. Peut-on dire que vous êtes un adepte de la culture ?

Bien sûr. Nous sommes très heureux d’être à Bobo-Dioulasso encore une fois de plus, pour cet événement majeur qui est très important pour nous. Comme vous l’avez signifié, la culture c’est l’âme du peuple. Donc, c’est notre âme. Et je pense qu’en créant la SNC en 1983, le Président Sankara avait une grande longueur d’avance sur le temps. Aujourd’hui, nous sommes très heureux de donner une place prépondérante à la culture dans nos actions. Parce que vous l’aurez remarqué que lorsque certains cherchent à coloniser des peuples, la première des choses à faire, c’est de tout faire pour qu’ils abandonnent leur culture. Et donc, aujourd’hui nous sommes en train de redonner une place importante à la culture pour que notre peuple puisse vivre. Parce que pour nous la culture, c’est tout ce qui fait de nous des Burkinabè. La crise sécuritaire impacte sérieusement les secteurs de la culture, de l’hôtellerie et du tourisme. Qu’est-ce que votre gouvernement a fait dans ce sens pour donner de la valeur à ces différents secteurs ? Effectivement, la crise sécuritaire avait d’abord fait que la SNC ne pouvait pas se tenir. L’année passée, nous avons donc pu relever le défi. Ce qui a fait que certains lieux d’hôtellerie ont pu accueillir du monde et nous continuons dans ce sens. C’est un secteur qui a été beaucoup fragilisé par cette crise sécuritaire. Mais nous avons beaucoup de choses en perspective pour pouvoir redémarrer l’hôtellerie et le tourisme, surtout. Je pense que si vous suivez les décisions que l’on prend en conseil des ministres, nous faisons tout pour réorganiser carrément le secteur du tourisme, de la culture. Le ministère a assez bien bossé pendant tout ce temps. Nous avons pu adopter tous les textes à cet effet. Et là maintenant, ils sont en train de lancer les activités à travers plusieurs journées qui doivent permettre aux Burkinabè de visiter certains sites.

Ils vont donc participer à la vie des différents hôtels qui doivent accueillir ces Burkinabè. Dans votre vision pour le Burkina, quelle place occupe la culture ?

La culture occupe une place très importante pour mon gouvernement. Lorsqu’on prend les valeurs de cohésion sociale, nous aimons à le dire que c’est à travers la culture que nous pouvons cultiver cette cohésion sociale. Voilà aujourd’hui, les artistes vont quitter de partout, du sud au Sahel, de l’est à l’ouest, pour se retrouver et communier. Ce sera l’occasion pour la plupart d’entre eux, de voir comment les autres vivent, quelles sont leurs valeurs à partager. Deuxième chose, nous avons beaucoup de valeurs telles que la solidarité, etc. Le patriotisme même se trouve dans la culture. Le conseil des ministres du 6 mars dernier a institué le 15 mai de chaque année comme Journée des cultures et traditions.

Quelle est la pertinence de cette journée qui fait couler beaucoup d’encre et de salive ?

Il y a beaucoup d’objectifs derrière cette décision. Premièrement, il faut repartir aux sources parce que, comme diraient certains, nous ne sommes pas tombés du ciel. Il y a beaucoup de confessions religieuses au Burkina Faso. Il y en a qui sont de confession chrétienne, que ce soit catholique ou protestante. Il y a la confession musulmane. Mais, il y en a aussi qui ont la confession d’adorer les ancêtres. Donc, il n’y a pas d’athée au Burkina. Cela, je ne le pense pas. Tout le monde croit en Dieu d’une manière ou d’une autre. Donc, c’est une occasion aussi de donner aux traditionalistes de pouvoir fêter, s’exprimer, être en contact direct avec les ancêtres et pouvoir prier pour le Burkina Faso.

Donc, il y a beaucoup d’objectifs derrière cette décision. Mais, nous pensons que c’est une très bonne chose qui doit permettre aux Burkinabè de connaître leur tradition, leur culture et de cultiver les bonnes valeurs. Mais pourquoi le 15 mai ?

Y a-t-il une symbolique concernant cette date ? Il n’y a pas de symbolique particulière. Culturellement et dans tous les groupes ethniques, avant le début de la saison des pluies, les gens font des rites pour prier Dieu et les ancêtres afin de les aider à avoir une bonne saison pluvieuse. A la fin de la saison aussi, il y a des rites pour remercier Dieu et les ancêtres pour avoir donné une bonne saison pluvieuse, d’avoir permis de cultiver et de bien récolter. Donc, nous avons proposé ces dates aux traditionalistes qui ont réfléchi. A l’unanimité, ils se sont mis d’accord sur la date du 15 mai qui consacre le début de la saison des pluies.

Est-ce que cette journée des coutumes et des traditions est une sorte de réparation pour mettre les religions dites révélées au même niveau que les religions traditionnelles ?

Quelque part, cela fait partie des objectifs de cette décision. Parce que toutes les autres confessions ont des journées dédiées. Chez les catholiques et les musulmans, il y a plusieurs fêtes fériées. Donc, c’était pour que les gens puissent communier et avoir une date pour fêter aussi.

Qu’est-ce que vous attendiez concrètement des Burkinabè par rapport à cette journée du 15 mai ?

Il s’agit pour nous de donner un espace, prendre une journée pour marquer une halte, afin que les Burkinabè puissent repartir vers les fondamentaux, prier les ancêtres, prier Dieu à travers les ancêtres pour qu’ensemble, nous puissions avoir cette harmonie que nous cherchons. C’est cela le plus important parce qu’à travers ces journées, je pense qu’on peut mieux se rapprocher. C’est l’objectif recherché pour que les gens puissent vraiment communier. Certains y voient une journée chômée et payée de plus.

Qu’est-ce que vous en dites ?

Oui. C’est vrai, il y a beaucoup de journées chômées et payées au Burkina. C’est un sujet qui est en discussion en conseil des ministres. Nous allons proposer bientôt une formule pour diminuer le nombre de journées chômées et payées. Je ne vais pas devancer la chose, mais la proposition sera faite à l’Assemblée législative de Transition. En plus de la SNC, il y a le mois du patrimoine burkinabè qui se tient du 18 avril au 18 mai de cette année. Finalement, est-ce que cet ensemble d’événements culturels est un moyen pour per

mettre aux Burkinabè de s’intéresser à nouveau à leurs valeurs culturelles ?

Oui. C’est très important. Il y a certaines sociétés qui se sont développées en se basant sur leur culture parce qu’il y a beaucoup de richesses dans leur culture. La Chine et le Japon sont des exemples. C’est en se basant sur leur culture qu’ils arrivent à le faire. Beaucoup de gens ne connaissent pas notre patrimoine. Personnellement, j’ai découvert beaucoup de choses avec le ministre en charge de la culture, en conseil des ministres, lorsque nous préparions ces journées. Nous ne sommes pas venus du néant. Je me souviens, quand je visitais les forges. Cela existe toujours dans certaines contrées, où à travers la culture, les gens peuvent extraire un minerai ferralitique pour venir extraire le fer, faire de l’acier pour fabriquer tous les outils d’agriculture et autres. C’est le développement de la sidérurgie ainsi.

Est-ce que nous nous sommes basés sur les connaissances de nos ancêtres sur ce volet et développer notre industrie sidérurgique?

Je ne pense pas. Est-ce qu’il faut aller forcément apprendre la métallurgie chez les autres ? Mais nous avons déjà un fondement aussi. Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Nous pouvons puiser beaucoup de choses dans notre culture que nos ancêtres faisaient déjà et développer notre société. Sous votre leadership, l’armée a acquis et continue d’acquérir des équipements et matériel de guerre de pointe.

Peut-on dire que nos forces combattantes sont maintenant équipées pour anéantir l’ennemi ?

Nous allons continuer à nous équiper. Nous ne sommes même pas à 15% de ce que nous souhaitons. Dans ce mois de mai, vous verrez beaucoup de choses qui seront là et cela va continuer. Parce que nous venons de très loin. Donc, il faut prévoir les choses de sorte que les générations à venir ne connaissent pas cette situation. J’ai eu à le dire le 17 février dernier, les gens ont peut-être maintenant compris comment l’impérialisme a préparé nos armées pour pouvoir maintenant envoyer le terrorisme, déstructurer nos Etats et nous exploiter. Je vous prends un exemple. En 2019, dans la zone de Pensa, Kelbo, Taouremba et autres, on déployait 300 à 350 militaires avec une centaine de kalachnikov, peut-être, une dizaine, une vingtaine de gilets. Ils sont là, beaucoup sont vivants. Lorsqu’ils sont attaqués, les 200 sont obligés de courir et cela fait que les militaires même avaient surnommé les terroristes les monos, c’est-à-dire les moniteurs. C’est comme à l’école où les moniteurs venaient à 5 heures vous réveiller pour faire le sport, courir. Donc quand ils venaient attaquer à 5 heures, c’était la course. Et lorsque vous perdez confiance comme cela, pour la reprendre, ce n’est pas évident. Donc l’équipement avait fait que l’armée avait perdu un peu la face. Vous voyez que les terroristes se plaisaient à filmer les militaires en train de courir. Ils partaient galvaniser leurs combattants avec, les recruter et les mettre moralement au top pour combattre. Aujourd’hui, nous voulons équiper l’armée pour que les soldats reprennent confiance en eux. Déjà avec le minimum que nous avons, vous voyez l’exploit qu’ils font. Ils n’ont pas peur d’aller vers l’ennemi. Cela veut dire que les soldats n’ont pas peur. Nous allons continuer de fournir des efforts pour mieux nous équiper et faire face. En plus des équipements et du matériel, beaucoup d’efforts sont également faits pour le recrutement des hommes pour combattre sur le terrain … Bien sûr. Cela va de pair.Vous avez remarqué que nous nous trompions énormément. Ce que nous constatons, ce n’est pas ce qu’on imaginait. Ils sont nombreux et aujourd’hui, il faut le reconnaître, il y a beaucoup qui viennent de l’étranger pour combattre au Burkina dans les rangs des terroristes, donc des mercenaires.

Il faut qu’on recrute conséquemment pour mailler notre territoire aussi. Vous êtes dans une dynamique de réorganisation de l’armée. A quel stade en êtes-vous avec cette réorganisation ?

La première phase, c’était la mise en place des unités organiques combattantes, les Bataillons d’intervention rapide (BIR). Parce que lorsque nous avons fait l’évaluation, il fallait ces genres de forces pour contenir la menace. Là-bas, nous pouvons dire Dieu merci. Nous avons fait un exploit au-delà de ce que nous imaginions. Nous avons pu former nous-mêmes ces BIR, les équiper entièrement grâce au peuple. Donc, c’est la première phase. Les autres phases sont en train de suivre actuellement. Parce que les phases de terrain et de réorganisation doivent se suivre. Donc, les forces seront bientôt relocalisées pour répondre à la situation présente. La réorganisation va se poursuivre. D’autres types d’unités vont se créer. Et dans le cadre de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) aussi, il y a des forces qui vont être mises en place pour répondre à ces besoins. Justement, vous étiez à Banfora. Vous avez dit aux forces combattantes de se préparer à la guerre de haute intensité.

Alors, faut-il s’attendre à d’autres réformes au sein des forces combattantes ?

Oui. Des réformes, nous pouvons le dire, c’est dans le centre de la réorganisation. Comme je l’ai dit là-bas, le terrorisme sera vaincu. Ces criminels qui se baladent à moto seront vaincus. Mais, il faut se préparer à d’autres types de guerre.Il y a la menace partout, que ce soit autour de nous, ou qui peut venir de loin. Dans ce cadre, c’est une guerre conventionnelle qui peut durer. Il faut se préparer à une guerre de haute intensité. Il faut pouvoir combattre dans le temps et tenir sur le terrain pendant très longtemps. C’est un autre mode de combat. Il faut se préparer à cela. Et les forces, les différents corps vont avoir un programme d’entraînement et commencer ces entraînements. Des résultats tangibles sont quotidiennement engrangés sur le terrain. Mais le phénomène du terrorisme semble avoir la peau dure dans certaines localités.

Comment peut-on expliquer cet état de fait ?

C’est le terrorisme, comme vous le dites. Après les combats, les gens se rendent compte qu’il y a beaucoup d’étrangers dans les rangs. Le Burkina, comme je le disais aux enfants, c’est le cœur. Donc, on cherche à broyer le cœur pour faire peur aux autres. Nous sommes ceux-là qui devons accueillir le maximum. Voilà pourquoi, nous nous préparons conséquemment. Ce n’est pas que c’est un phénomène nouveau. Nous nous attendons à cela et à pire que cela. Mais pour l’instant, je pense qu’on ne peut pas être en même temps partout. Comme vous l’avez remarqué, nous ne communiquons pas beaucoup sur certaines choses. Mais ce sera zone par zone. Il y a des zones où nous avons mis beaucoup d’efforts qui sont presque à 100% conquises. Il y a des zones aussi encore où nous sommes en train de remettre l’effort. C’est petit à petit. Nous allons reconquérir toutes les portions du territoire parce qu’en les regardant faire, il faut conquérir et savoir comment consolider. Beaucoup de Burkinabè ne comprennent pas pourquoi nous sommes équipés, nous avons des drones de dernière génération, mais le terrorisme persiste. Rien que ce 23 avril dernier, il y a eu des attaques. Comment est-ce qu’on peut expliquer cet état de fait ? Nous avons acquis beaucoup de moyens. C’est une chose. Les vecteurs aériens, nous avons pu réussir à former déjà la plupart des pilotes. Parce que nous avons anticipé leur formation avant d’acquérir les drones. Sinon, tout moyen que nous acquérons, il faut former ensuite. Donc, il y a un temps mort. Mais actuellement, avec les vecteurs aériens, nous avons cette chance d’avoir déjà des pilotes.

Ils sont en activité. Mais pourquoi, il y a des attaques souvent ?

Il faut reconnaître qu’il y a certaines positions où les chefs d’éléments ne sont toujours pas au sérieux. Ils ne sont pas concentrés. Et je disais la dernière fois, c’est comme l’effet de savoir qu’il y a quelque chose dans les airs, cela fait que certains ne sont pas concentrés. De toute façon, nous pourrons le développer en long et en large. Ce sont des moments où certains ont laissé de la fragilité et l’ennemi a observé et il frappe un coup qui peut être dur. Sinon, pendant que l’attaque du 23 avril se passait, une opération importante venait de finir dans la zone de Gayeri, Bogandé, où les bataillons ont fait du bon travail. Mais, c’est pendant cette phase que d’autres ont prêté le flanc. Ce n’est pas parce qu’il y a des drones dans l’air qu’il faut dormir. Ce que nous voulons, c’est que nous puissions être alertés. Parce qu’actuellement, en permanence, il y a des drones dans le ciel. Nous voulons juste que les positions puissent dire, nous les voyons venir. Et beaucoup arrivent à le faire. Vous avez suivi Djibo. Ce sont les observateurs qui ont vu venir l’ennemi et ont alerté le drone qui est venu participer au combat. Vous avez suivi Toéni, Gaoua … beaucoup de positions arrivent à le faire.

Mais, il y a certaines positions où, malheureusement, lorsque vous entendez qu’elles sont attaquées, nous sommes sous le feu. Comment est-ce que vous avez pu être surpris ?

Il y a un problème. Ce n’est pas parce qu’il y a des drones qu’ils n’ont plus de guetteurs. Ce sont des choses qu’il faut corriger et nous sommes en train de le faire. Cela entache la lutte et il faille le corriger. Il ne faut pas que les gens baissent la garde, croient que c’est fini. Il faut rester concentré. Est-ce que ces terroristes bénéficient de complicité interne? Bien sûr, beaucoup. Pour le cas du 23 avril par exemple, ceux-là qui ont été neutralisés, qui sont venus de l’étranger et qui partaient vers Mansila, sont passés par l’aéroport avec la complicité de quelqu’un. Parce qu’ils ont fourni tout le renseignement et les enquêtes ont démarré, rien qu’hier. Nous allons retrouver ces individus. Il y a des villages aussi qui sont complices, mais qui commencent à comprendre un peu un peu. Dans l’armée, il y a des complicités. Sans la complicité, c’est difficile que l’ennemi soit renseigné. Même dans nos villes, il y en a qui renseignent les terroristes sur tous les mouvements. Des complicités aussi concernant la velléité de déstabilisation de la Transition ? Oui. Mais cela est logique et sera permanent. Nous avons décidé de prendre nos responsabilités pour engager une lutte. Il va de soi que certains qui ont perdu leurs privilèges et leurs avantages se dressent contre nous. Maintenant, c’est à nous d’être vigilants. C’est ce qu’on fait. Ces velléités de déstabilisation sont courantes. Nous constatons également une certaine forme de campagnes de diabolisation des Forces de défense et de sécurité à travers la presse internationale, par exemple … C’est logique. Ces presses internationales se battent pour leur pays. Tout ce que les médias qu’on a fermés divulguent comme information, c’est pour les intérêts de leur pays. Ce qui nous écœure, c’est souvent même les presses locales qui relaient cela. C’est ce qui est dangereux. Est-ce que cela veut dire qu’ils n’ont pas l’intelligence de comprendre que ceux-là sont en train de travailler pour l’intérêt de leur pays et qu’ici, on se met à le faire. Les FDS sont en train de monter en puissance. Il y a beaucoup de victoires. Aujourd’hui, nous ne nous asseyons pas qu’on vienne nous attaquer. Nous sommes à l’offensive. L’armement que nous sommes en train d’acquérir et tous ces équipements ne leur plaisent pas parce que nous allons réussir à vaincre le terrorisme. Pourtant, ils ont créé cela pour continuer à exploiter nos Etats, nos ressources. Si vous avez une armée, ils ne peuvent pas se permettre certaines choses. C’est normal que leurs presses diabolisent, inventent des mensonges, racontent tout ce qu’elles veulent avec des complicités internes. Malheureusement, il y a des individus ici pour 2 000, 3 000 euros, ils sont prêts à écrire n’importe quoi pour l’envoyer là-bas, puis vendent leur patrie. Et ce sont ces gens aussi qu’on combat parce que ce sont des ennemis de la Nation. Il ne faut pas aussi que nos presses se prêtent à certains jeux.

Quelle est votre partition dans cette lutte ?

Eux, ils se battent pour les intérêts de leur pays. Pourquoi vous aussi, vous allez les suivre ? Même s’ils vous financent, ce n’est pas logique. Beaucoup de zones ont été reconquises grâce aux forces combattantes. Des PDI ont été réinstallées.

Aujourd’hui, est-ce qu’on a des statistiques sur les zones qui ont été réinstallées ?

Chaque semaine, le ministère de l’Action humanitaire publie des chiffres. Il nous les envoie à travers le CONASUR et en rapport aussi. Nous pouvons aussi constater que certains organismes qui refusaient de voir la situation évoluer, ont commencé à reconnaître effectivement qu’il y a du travail qui est fait. Beaucoup de villages ont rejoint et nous sommes en train de vouloir les accompagner pour qu’ils s’installent et puissent travailler efficacement. Les écoles aussi ont ouvert dans la plupart des cas. Beaucoup de routes qui n’étaient pas empruntables le sont aujourd’hui. Il y a une avancée significative. Mais, ce sont des choses sur lesquelles, personnellement, nous ne souhaitons pas communiquer d’abord parce que tout le pays n’est pas en sécurité. Et lorsque vous dites qu’ici, c’est stabilisé, d’autres là-bas vont dire mais pourquoi vous ne venez pas chez nous faire le même travail. Pourtant, c’est par étape en fonction de la complexité des terrains qu’on s’engage.

Des zones ont été reconquises certes, mais comment comptez-vous les consolider ?

C’est un peu secret. Je ne pourrai pas vous dire exactement ce qui est en train d’être fait. Mais il y a beaucoup de choses qui sont en train d’être faites sur le terrain. Dans la même lancée, nous avons exhorté les populations à participer activement à la défense. Parce que vous voyez, des gens partent souvent regarder la muraille de Chine, mais cela a été construit dans la guerre.

Pourquoi ici, on ne peut pas faire des obstacles pour empêcher l’ennemi de pénétrer dans nos villes, dans nos villages?

Donc, avec les chefs de circonscription administrative partout où je passe, je leur dis de mettre les populations au travail avec l’appui des FDS pour définir des périmètres que l’ennemi ne doit pas franchir. C’est à eux de créer les types d’obstacles qu’il faut, d’organiser le terrain et d’être aux aguets. Parce que ce sont des comportements que nous devons adopter, même si le terrorisme finit, nous devons nous mettre toujours en position de guerre pour toute éventualité. Les autres leviers de consolidation, je ne peux pas vous les détailler ici. Des officiers et sous-officiers de l’armée ont été radiés pour « faute lourde ». Peut-on savoir davantage sur ces fautes? Depuis un temps, il y a eu des cas. Lorsque vous êtes en guerre, un officier, on lui confie des hommes. La vie des hommes est entre ses mains. Vous devez les commander et prendre toutes les mesures pour qu’ils puissent combattre et vaincre. Il peut arriver que vous combattiez jusqu’à épuisement de vos moyens. Là, vous êtes mort en héros. Mais lorsque l’officier ne prend pas toutes les mesures pour que ces hommes puissent combattre, les hommes ne répondent pas d’eux-mêmes. Ils ont été formés pour exécuter des ordres. Je vais vous donner quelques exemples. Lorsqu’on a le renseignement de probables attaques, c’est diffusé. On peut avoir une zone, si on a plusieurs positions, on va leur dire qu’il est possible qu’il y ait des attaques. Nous serons à côté. Il y a les drones qui ne seront pas loin, en tout cas, équidistants des différentes positions. Mettez-vous en alerte. Cela veut dire qu’il faut guetter. Ce sont des cours que les officiers apprennent à l’école. Le poste d’observation, le poste de guet, tout le monde l’apprend. C’est toi qui dois placer tes hommes à une bonne distance de base pour t’alerter. L’ennemi pousse souvent ses motos, il ne va pas rouler. C’est rare qu’il roule pour venir. Donc, tu dois avoir un dispositif qui te permet de te renseigner. Et c’est à partir de ce moment que vous alertez à l’arrière. Aujourd’hui, toutes les positions ont au minimum deux moyens de communication, sinon trois. Et on a fait en sorte que toutes les positions soient en liaison directe avec le pilote des drones. Donc, ils n’ont pas besoin de passer par leur chef pour appeler les drones. Donc tout est réuni. Et autour, on a fait quand même une organisation du terrain pour permettre aux gens de combattre. On veut juste l’alerte. Si les guetteurs ont signalé cela, les avions vont intervenir. Et lorsque le renseignement est diffusé et qu’on prend souvent le soin d’envoyer des missions, pour aller voir les dispositifs, vous dire d’aménager cela, de faire ceci, d’organiser le terrain, vous ne faites rien. Tout officier fait le cours OTC (Organisation du terrain, camouflage). On vous alerte qu’il y a une attaque probable dans la zone, vous ne faites rien. Et subitement vous dites que vous êtes sous le feu.

Comment vous pouvez comprendre ?

Et regardez, depuis un bout de temps, c’est la journée.Djibo a été attaquée en pleine journée. Heureusement, ils ont vu venir. Nous avons pu intervenir à temps. Sollé, c’est la journée. On n’a pas été alerté pendant que le drone était à côté. Tankoualou, en pleine journée. Pas d’alerte. C’est le drone qui a vu lui-même. Taouri, en pleine journée. L’autre jour, le 23 avril dernier, à Sangha, c’était en pleine journée. Il y a des choses qui font mal. Donc quand les pilotes apprennent qu’ils sont à côté, à 15, 20 km, et on ne les alerte pas, peut-être qu’ils sont en train de chercher ailleurs, parce qu’ils ont beaucoup de positions en même temps, et vous vous faites surprendre en pleine journée.

Comment est-ce qu’on peut expliquer cela ?

C’est une faute grave. Vous avez sacrifié vos hommes. Un officier ne dort pas. Il se repose. Il n’a pas le droit de dormir. Et tout ce que vous commandez aux hommes de faire, ils vont le faire. Si les hommes n’exécutent pas, vous les punissez. Jusqu’à la radiation aussi. Donc, il y a des responsabilités, et c’est lourd. Et les gens doivent se réveiller. On a eu des cas où des gens signalent l’arrivée d’ennemis. Les drones arrivent et ils demandent c’est quel côté. On observe, on ne voit pas. Presque dans toutes les communes, il y a des pylônes. On dit aux gens même de monter là-bas et guetter de loin. Cela vous permet de voir en profondeur. Ils ne le font pas.

Le pilote demande est-ce que tu as mis quelqu’un dans l’antenne pour observer au loin pour nous guider ?

Il dit oui. Le pilote répond, vous mentez ? Je suis à votre vertical, il n’y a personne sur l’antenne. Il se rend compte maintenant que c’est la réalité. Mais vous mentez à qui ? Cela n’est pas un comportement d’officier. Nous avons connu beaucoup de ces cas. Nous ne pouvons pas être soucieux de la vie de vos hommes plus que vous-mêmes officier sur le terrain. Voilà pourquoi, l’année passée, en juillet, on avait dit que ceux qui voulaient quitter l’armée n’ont qu’à quitter. Il y a une note du ministère de la Défense. Si vous ne quittez pas, vous allez assumer si vous fautez. Et pour moi, c’est une trahison. Lorsqu’un officier ne fait pas travailler, ces hommes ne prennent pas toutes les mesures. Si vous prenez toutes les mesures et que vous combattez et qu’il y a des pertes, on peut comprendre. Lorsque les mesures ne sont pas prises, on va vous radier. Ce sera sans appel parce que vous n’allez pas sacrifier les enfants des gens inutilement.

Ces radiations n’ont-elles pas un impact sur la cohésion du groupe?

Et la mort des pauvres soldats ? Le soldat est fait pour exécuter. Et c’est à vous l’officier, de lui dire, va te poster ici. Tu observes et tu me rends compte. Et l’officier, à son poste, écoute en permanence. C’est à vous, officier, de dire le matin, faites des obstacles ici. Si vous ne commandez pas, le soldat meurt. Cela entache plus la cohésion. Il faut assumer. Et, c’est ce que nous avons reproché d’ailleurs aux gens dans le passé. Il faut être ferme souvent. La guerre ne se fait pas dans le laxisme parce que cela se paye cash. J’ai été sur le terrain. Les hommes qui ont été sur le terrain me connaissent. On peut me trouver dur là-bas, mais on s’entend très bien. On va combattre, mais on va revenir vivants. Il n’y a pas de cohésion dans cette hypocrisie. Non. On préfère que les hommes puissent combattre, venir raconter leur bataille.

C’est cela le plus important. Quelles sont les actions concrètes qui ont été entreprises depuis la création de l’AES pour combattre le terrorisme sur le terrain?

Il y a eu beaucoup d’actions concrètes et c’est très réjouissant ce qui se passe sur le terrain. C’est devenu les mêmes armées. Il y a beaucoup d’actions au point qu’on ne peut même pas finir de citer. L’armée sœur du Niger se retrouve à exécuter des missions de l’armée malienne ou de l’armée burkinabè. L’armée burkinabè exécute des missions de l’armée malienne et de l’armée nigérienne. L’armée malienne exécute des missions qu’on leur confie. Ça, ce n’est pas donné. Deuxième chose, la coopération sur le terrain. Les forces combattent ensemble très souvent. Nous réussissons cela, surtout dans la bande frontalière avec le Niger. Nos forces combattent côte à côte actuellement. Dans le domaine des appuis aériens, c’est fréquent. Lorsque nous avons beaucoup d’opérations et que nous sommes submergés, on peut faire appel aux vecteurs nigériens, maliens qui viennent nous appuyer. Lorsqu’ils ont besoin de nous, on va les appuyer. En termes de frontières, il n’y a pas de frontières actuellement. Les vecteurs burkinabè rentrent où ils veulent. S’ils sont en fin d’autonomie ou autres, ils peuvent passer la main aux vecteurs maliens ou nigériens. Pareillement, ils rentrent aussi sur notre sol, ils font la recherche. Vraiment, cela se passe très bien. Il y a beaucoup de choses qui se passent actuellement entre nos trois armées. L’objectif étant de créer dans un futur proche une brigade expéditionnaire pour le compte de l’AES, qui pourra faire des manœuvres en toute autonomie partout dans l’espace AES. Nous l’avons annoncé, mais maintenant le travail se fait pour faire germer la force. A chaque étape, on ne va pas forcément sortir dire que nous sommes à tels effectifs, mais chacun a reçu ses instructions et est en train de travailler à mettre en place ce qu’il doit mettre en place. Vous le saurez au moment venu. Est-ce que le pays aura les moyens financiers et matériels nécessaires pour mettre en place une telle force? C’est ce qu’on nous a toujours fait croire. Nous n’avons pas les moyens. Il faut aller chercher les moyens ailleurs.

Regardez aujourd’hui, ce que nous avons au Burkina. Quelqu’un nous a prêté un franc ?

Quelqu’un nous a donné quelque chose ? Mais, nous avons combien de bataillons équipés? En 2022, on avait combien de bataillons équipés ? On avait un bataillon opérationnel, parce qu’il y avait au moins quatre ou cinq compagnies opérationnelles qui étaient équipées, qui pouvaient sortir de façon autonome. C’est une réalité. En plus de cela, c’était l’effort spécial, l’UIGN peut-être qui avait les moyens d’être projetée en même temps. Le reste, ils n’ont pas les moyens. On s’assoit et lorsqu’il y a opération, il faut rassembler les données. Parce que c’est dur d’équiper, c’est compliqué. Ce n’est pas vrai. Si on gère bien, il y a la possibilité d’équiper. C’est tout cela qui nous a révolté. Mais on nous avait aussi mis des choses en tête, que c’est difficile d’acquérir l’armement, c’est cher. Nous avons pris notre courage à deux mains. Nous nous sommes mis face à la réalité. On nous a mis des bâtons dans les roues pour ne pas nous permettre de nous équiper. Mais aujourd’hui, nous avons plus d’une vingtaine de bataillons équipés qu’on peut projeter d’une minute à l’autre. Cela veut dire, lorsqu’on dit aux 20 bataillons de démarrer pour telle direction, ils n’ont pas besoin que quelqu’un vienne leur donner quelque chose, ils démarrent. Donc cette force, on peut l’équiper. Regardez les armées malienne et nigérienne. La dernière fois, vous voyez l’équipement du Niger qui passait par là pour rentrer au Niger.

Nous pouvons nous équiper. Nous n’avons pas besoin d’un appui. Aujourd’hui, quel bilan faites-vous de la guerre contre le terrorisme ?

Le bilan est long à faire. Je viens de vous expliquer d’où est-ce que nous venons. Je ne dirais pas de zéro. Mais en tout cas, il n’y avait pas quelque chose de substantiel pour faire la guerre. Aujourd’hui, nous pouvons contenir la menace. C’est une chose, l’armée a retrouvé plus ou moins sa capacité de combattre. Aucun soldat ne va aller aujourd’hui sur le front sans arme. Il ne va aller sans moyen de protection, sans gilet, sans casque, sans munitions, etc. Le maillage a changé et cela fait qu’on a occupé plus le terrain. Il y a beaucoup de zones où, on n’avait pas de présence de force, où il y a aujourd’hui de la présence. Et cela fait que dès qu’il y a notre présence, les populations aussi rejoignent. C’est une avancée majeure. Et maintenant, la réorganisation de l’armée pour l’adapter aux réalités actuelles, c’est aussi une avancée majeure. C’est tout cela qui permet d’avoir des résultats sur le terrain. Mais on n’a pas peut-être le temps de détailler point par point au risque de revenir sur des choses qu’on avait déjà dites. Il y a beaucoup quand même de choses qui sont faites. Nous sommes en guerre, mais il faut préparer également l’après-guerre. Comment comptez-vous réorganiser l’armée après la guerre ? Dès qu’on est en guerre, c’est pour préparer l’après-guerre aussi. L’armée doit participer, pour nous, activement à la vie de la Nation. Rien qu’aujourd’hui (26 avril 2024, ndlr), en conseil des ministres, nous avons parlé d’un certain nombre de domaines où l’armée doit intervenir. Il faut que l’armée puisse occuper un rang de sorte que la crise que nous avons connue ne puisse pas revenir à l’avenir. Et on ne peut pas avoir ces prédispositions sans donner une place à l’armée. Donc, en termes de maillage, de présence dans certaines structures stratégiques, l’armée sera importante. C’est-à-dire notamment là où il y a beaucoup de personnel d’une certaine qualité pour les renseignements. Dans la vie active du pays, notamment l’agriculture, nous avons commencé à préparer le terrain aussi. Actuellement, dans beaucoup de casernes, on a fait des forages à gros débit. On veut initier les militaires à la production, à l’élevage et l’agriculture. Et cela a déjà commencé avec l’initiative présidentielle. Donc, il y a plusieurs casernes… Suite Sidwaya du 29-04-2024

SNC2024 : La compétition en art culinaire début demain

Ce lundi 29 avril 2024 débutera à Bobo-Dioulasso une compétition culinaire. Cette activité qui s’inscrit dans le cadre de la 21e Édition de la Semaine Nationale de la Culture (SNC), met en lumière l’importance de la gastronomie dans la préservation et la promotion de l’identité culturelle du pays.

Au total 42 compétiteurs, venus des 13 régions du Burkina Faso, participent à ladite compétition culinaire. Ils proposeront 47 mets délicieux, chacun reflétant la diversité des traditions culinaires du Burkina Faso.
Parmi les participants, on compte des femmes qui ont fait preuve de leur talent en proposant deux plats chacune, portant ainsi le nombre total de créations à découvrir à 47.
Chaque compétiteur apportera sa propre interprétation de la cuisine burkinabè, mettant en valeur les ingrédients locaux et les techniques de cuisson ancestrales.
Le jury, composé de cinq chefs éminents et de personnalités culinaires renommées, aura la tâche difficile de déterminer les lauréats.
Au-delà de la compétition, cet événement culinaire offre une occasion précieuse de célébrer et de promouvoir la richesse de la gastronomie burkinabè, en mettant en lumière les talents des chefs locaux et en encourageant l’exploration et l’appréciation de la cuisine traditionnelle.

Augustin Sogoh SANOU 

 

Sidwya.info

« Surcapacité », une étiquette fallacieuse collée à la Chine

 Depuis un certain temps, les États-Unis multiplient des pattages médiatiques au sujet de la théorie de la « surcapacité de la Chine ». Cherchant à coller cette étiquette à la Chine, l’Oncle Sam tente de l’utiliser comme le dernier outil de leur « guerre cognitive » contre la Chine dans le domaine économique.

Un dernier exemple en date. Avant le départ du secrétaire d’État américain Antony Blinken pour sa visite en Chine, la partie américaine a laissé entendre qu’au cours de sa visite, M. Blinken exprimerait son inquiétude quant à la « surcapacité » de la Chine en matière de nouvelles énergies.

Quiconque a le bon sens économique pourra voir les inepties de cette théorie fallacieuse : égaler les exportations de produits à une « surcapacité ». Certains Américains associent la capacité de production au commerce international. Pour eux, exporter plus de produits signifie l’existence d’une surcapacité. Un argument qui n’est pas conforme au bon sens économique et va à l’encontre de la tendance à la mondialisation.

Dans une économie mondiale caractérisée par une forte division du travail, la production et la demande ne peuvent être limitées à un pays ou à une région en particulier. D’après la pratique de divers pays, il est courant que la capacité de production d’une certaine industrie soit supérieure à la demande intérieure, et les exportations sont donc normales. Les 80 % des puces américaines et les 80 % des voitures allemandes sont exportées, de même qu’un grand nombre d’avions de passagers produits par Boeing et Airbus.

Peut-être pour combler les lacunes logiques, certaines personnes aux États-Unis ont lancé un autre argument, à savoir que la capacité de production d’énergie nouvelle de la Chine dépasse la demande mondiale. Est-ce vraiment le cas ? Les données sont éloquentes. Selon la prévision de l’Agence internationale de l’énergie, pour atteindre la neutralité carbone, en 2030, la demande mondiale de véhicules à énergie nouvelle atteindra 45 millions, et celle de nouvelles installations photovoltaïques atteindra 820 gigawatts, soit 4,5 fois et 4 fois plus qu’en 2022, respectivement.

Facile de constater que la capacité de production actuelle est loin de répondre à la demande du marché, en particulier à l’énorme demande potentielle de produits à énergie nouvelle dans les nombreux pays en développement. Dans ce sens, la capacité de production de haute qualité de la Chine en la matière n’est pas excédentaire, mais elle est demandée de toute urgence par le monde.

Ironiquement, l’argument américain va à l’encontre de la théorie des avantages comparatifs dans l’économie occidentale. Selon cette théorie, si un pays fabrique un certain produit à un coût inférieur, les autres pays ne devraient pas mettre en place de barrières tarifaires, mais devraient importer ce produit et exporter le produit pour lequel ils disposent d’un avantage comparatif. L’avantage comparatif des produits chinois à énergie nouvelle ne découle pas des subventions gouvernementales. C’est le fruit de l’innovation des entreprises, des chaînes industrielles et d’approvisionnement complètes, d’un énorme marché et de la richesse des ressources humaines. Les États-Unis devraient élargir leur propre avantage comparatif, plutôt que de coller l’étiquette de « distorsion du marché mondial » aux produits chinois à énergie nouvelle.

En outre, certaines personnes du côté américain ont également accusé l’industrie chinoise des nouvelles énergies d’avoir un impact sur les entreprises et l’emploi des travailleurs américains. Un sophisme qui consiste à rejeter la responsabilité sur autrui.

Citant un rapport du Conseil mondial de l’énergie éolienne (GWEC), un récent article paru sur le site Web de Bloomberg a révélé qu’aux États-Unis, la chaîne d’approvisionnement locale pour presque tous les composants complexes des parcs éoliens s’est heurtée à des goulets d’étranglement ; en Europe, les mêmes pénuries commenceront à se répandre cette année et l’année prochaine. Un exemple qui touche au point. Le développement de l’industrie des nouvelles énergies aux États-Unis et en Occident a son talon d’Achille.

De toute évidence, l’argument de la « surcapacité » ne tient pas. Alors, pourquoi toujours un battage effréné à ce sujet ? « Intérêts » « votes » « hégémonie », trois mots clés qui viennent justifier la motivation de l’Oncle Sam de coller cette étiquette de « surcapacité » à la Chine.

Dans son récent article, l’économiste britannique John Ross a écrit que les États-Unis s’inquiètent du fait que, dans le commerce international, de plus en plus leurs propres produits ne peuvent pas maintenir la position haut de gamme de la chaîne de valeur. Cela expose au grand jour les intentions économiques des États-Unis, à savoir contenir le développement des industries émergentes de la Chine, afin de rechercher une position concurrentielle plus favorable et un avantage sur le marché.

Sur le plan politique, cette année est une année présidentielle aux États-Unis. Le locataire actuel de la Maison Blanche a récemment déclaré dans le Michigan, l’un des États clés de l’élection présidentielle, où l’automobile est l’industrie dominante, que des mesures seraient prises contre les véhicules électriques chinois. Rien d’étonnant que les États-Unis prônent la théorie de la « surcapacité » en ce moment. C’est rien d’autre qu’un prétexte pour le protectionnisme, mais aussi d’un outil pour solliciter des votes et rechercher des gains personnels.

Plus profondément, de l’industrie manufacturière traditionnelle à l’industrie des nouvelles énergies, les États-Unis ne cessent de spéculer sur la « surcapacité de la Chine ». Ce geste reflète la pensée à somme nulle profondément enracinée et la logique hégémonique.

Certaines personnes en Amérique devraient se rendre compte que le fait d’empêcher l’entrée de produits chinois à énergie nouvelle, de bonne qualité et à bon prix, sur le marché américain ne nuira pas seulement aux intérêts des consommateurs américains, mais freinera également la transition verte et le développement des industries émergentes dans le monde. Un conseil à ces personnes qui se complaisent à concocter de faux récits : travaillez à améliorer votre compétitivité, plutôt que de coller une étiquette à autrui.

 

Source : CGTN Français

 

21e édition SNC Bobo 2024 : à quelques heures de l’ouverture officielle la maison de la Culture est au rythme des derniers réglages

Des troupes se prépare pour la compétion

Des troupes retenues pour la Semaine nationale de la culture (SNC) se préparent activement à  la maison de la Culture Monseigneur Anselme Titianma Sanon pour être au top de l’évènement dont le lancement est prévu à 14h GMT.

Sidwaya.info

 

 

 

 

 

 

Communauté nigérienne au Burkina Faso: Un modèle d’intégration réussie

Ce samedi 27 avril marque l’ouverture de la 21e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC) avec le Niger comme pays invité d’honneur. En marge de ces festivités, nous avons rencontré des membres, parfaitement intégrés, de la communauté nigérienne au Burkina Faso.

L’intégration des Nigériens au sein de la société burkinabè est en constante évolution. Que ce soit par le biais des échanges commerciaux, des mariages mixtes ou simplement par le partage quotidien dans les quartiers et les marchés, les liens entre le Burkina Faso et le Niger se renforcent. « Les ressortissants nigériens vivant au Burkina Faso sont chiffrés à environ 30 000 et vivent en parfaite symbiose avec les populations locales. Les Nigériens s’intègrent facilement au Burkina Faso parce que nous avons les mêmes réalités socio- culturelles, szlon le Consul général du Niger, madame Ibrahim SAA Sayadi.

Selon le président du Haut conseil des Nigériens au Burkina Faso (HCN.BF), El hadji Moussa Mounkaila, ses compatriotes sont essentiellement dans le secteur informel

Pour faciliter leur ancrage dans la société burkinabè, les Nigériens vivant au Burkina Faso ont mis sur pied, depuis plusieurs décennies, un Haut conseil des Nigériens au Burkina Faso (HCN.BF) présidé par El hadji Moussa Mounkaila. Selon M. Mounkaila, la plupart des Nigériens au Burkina Faso ont, d’une manière ou d’une autre, réussi leur intégration économique. Ils sont beaucoup plus dans le secteur informel, notamment dans des secteurs d’activités tels que le commerce, la couture, la boucherie, mais aussi l’orpaillage. Sur le volet social, cette intégration se manifeste par des mariages.

– Venu travailler à Ouagadougou, Momadou Tondi a aussi rencontré l’amour

Momadou Tondi, en est un exemple, il totalise plus de 28 ans au Burkina Faso où il a croisé son âme sœur. « Je suis venu au Burkina Faso le 10 mai 1996. Je suis dans le domaine de la couture, c’est mon patron qui a ouvert un atelier ici et m’a demandé de venir. Peu après, il m’a demandé de retourner au pays mais, j’avais déjà commencé à aimer ce pays. J’ai décidé de rester afin d’ouvrir mon atelier. Je me suis marié en 2001 à une Burkinabè, nous avons deux enfants », a-t-il raconté avec fierté.

 

Parfaitement intégré, Abou Alassane Cissé se sent chez lui au Burkina Faso

Abou Alassane Cissé s’est également marié au Burkina Faso, il comptabilise 34 ans de vie dans ce pays et depuis 2015, il est Nigéro-burkinabè. « Je n’ai eu aucun mal à m’intégrer. Juste une année après mon arrivée, j’ai commencé à parler le mooré. Le seul couac était sans doute les habitudes alimentaires mais ma femme a fini par apprendre les mets du Niger. Tout va bien grâce à Dieu, je suis chez moi », a-t-il affirmé sourire aux lèvres. Cette parfaite entente existe aussi entre les deux pays, le Burkina Faso et le Niger.

La preuve, le Niger est le pays invité d’honneur de cette 21e Edition de la Semaine nationale de la culture (SNC). « La vision de nos plus hautes autorités dans la dynamique de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) renforce les liens de fraternité, de solidarité et de bon voisinage existant entre les deux peuples. La communauté nigérienne, par ma voix, remercie de tout cœur nos frères du Burkina Faso pour cette marque d’estime et de considération », a fait savoir madame Sayadi, la diplomate nigérienne en poste au Burkina Faso. Pour matérialiser les liens fraternels entre les deux nations, une Maison du Niger est en construction à Ouagadougou.

La pose de la première pierre a eu lieu en décembre 2023 sur une parcelle attribuée en 1986 par l’ancien Président du Faso, le capitaine Thomas Sankara.

Augustin Sogoh SANOU
Légende :

2- Selon le président du Haut conseil des Nigériens au Burkina Faso (HCN.BF), El hadji Moussa Mounkaila, ses compatriotes sont essentiellement dans le secteur informel
3- Venu travailler à Ouagadougou, Momadou Tondi a aussi rencontré l’amour
4- Parfaitement intégré, Abou Alassane Cissé se sent chez lui au Burkina Faso

Conduite de la Transition : la ligue islamique du Faso réitère son soutien

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE a accordé, ce vendredi, une audience à une délégation de la ligue islamique du Faso qui regroupe des Imams, des prêcheurs et des leaders religieux.

Les échanges entre le Chef de l’Etat et la ligue islamique du Faso ont tourné autour de la culture de la solidarité au sein de la population et de la cohésion sociale. « Nous sommes venus au nom de tous les Imams du Faso pour exprimer notre solidarité avec la Transition et continuer à prier pour le pays et prêcher pour la paix, la cohésion sociale », a déclaré l’Imam Amadou SANOGO, le chef de la délégation.

La délégation a également assuré de la poursuite de leurs actions pour le retour de la paix. « L’arme des Imams, c’est la prière. Donc nous allons continuer à prier pour le pays », a rappelé l’Imam Amadou SANOGO.

Il a aussi félicité le Président de la Transition pour les actions déjà menées dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. « Nous saluons le courage des autorités et nous prions beaucoup pour les forces combattantes qui sont au front. Nous sommes de cœur avec elles et nous les soutenons avec la prière » a-t-il conclu.

Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Conseil des ministres s’est tenu à Bobo-Dioulasso, le jeudi 25 avril 2024

Le Conseil des ministres s’est tenu à Bobo-Dioulasso, le jeudi 25 avril 2024, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 13 H 59 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la Transition, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

𝐈. 𝐃𝐄𝐋𝐈𝐁𝐄𝐑𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍𝐒 I.

1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE Le Conseil a adopté deux (02) rapports. Le premier rapport est relatif à un projet de décret portant approbation des statuts particuliers de l’Office national de sécurisation des sites miniers (ONASSIM). Ce décret est une relecture du décret n°2014-068/PRES/PM /MATS/MEF du 07 février 2014 portant approbation des statuts particuliers de l’Office national de sécurisation des sites miniers. L’adoption de ce décret permet à l’ONASSIM de se doter de statuts particuliers en vue d’accomplir efficacement ses missions, conformément aux dispositions du décret n°2014-613/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des établissements publics de l’Etat à caractère administratif. Le second rapport est relatif à l’approbation de la passation d’un marché en mode Partenariat public-privé (PPP) par la procédure d’entente directe, pour le financement, la construction et la maintenance d’un système d’émission de passeports biométriques en polycarbonate munis de puce électronique et d’archivage des dossiers. Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution du marché à l’entreprise SHENZHEN EMPEROR TECHNOLOGY CO, LDT, pour un montant de trente-deux millions six cent quatre-vingt-cinq mille sept cent cinquante (32 685 750) Dollars américains, soit dix-neuf milliards sept cent vingt-cinq millions trois cent un mille cinq (19 725 301 005) F CFA sur une durée de cinq (05) ans.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR Le Conseil a adopté deux (02) rapports. Le premier rapport est relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la Fédération de Russie auprès du Burkina Faso. Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Monsieur Igor MARTYNOV, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la Fédération de Russie auprès du Burkina Faso, avec résidence à Ouagadougou. Le second rapport est relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la Confédération suisse auprès du Burkina Faso. Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Monsieur Dominique FAVRE, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la Confédération suisse auprès du Burkina Faso, avec résidence à Abidjan, en République de Côte d’Ivoire.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE Le Conseil a adopté un décret portant création d’un établissement public de l’Etat à caractère administratif dénommé Centre de promotion de l’aviculture et de multiplication des animaux performants, en abrégé CPAMAP. L’Etat burkinabè avait mis en place le Centre pour la promotion de l’aviculture (CPAVI) et le Centre de multiplication des animaux performants (CMAP) afin d’apporter une solution appropriée aux difficultés inhérentes au développement du secteur de l’élevage. Cependant, ces deux structures ont des missions complémentaires dans le développement des chaînes de valeurs des filières animales. Le présent décret vise à fusionner le Centre pour la promotion de l’aviculture et le Centre de multiplication des animaux performants en une seule entité dénommée Centre de promotion de l’aviculture et de multiplication des animaux performants (CPAMAP) en vue de l’amélioration du potentiel génétique des animaux d’élevage et du développement de l’aviculture. L’adoption de ce décret permet de créer le Centre de promotion de l’aviculture et de multiplication des animaux performants et de disposer d’un instrument unique et adéquat pour améliorer à moyen et long terme les chaînes de valeurs des filières animales au Burkina Faso.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL, DU COMMERCE, DE L’ARTISANAT ET DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES Le Conseil a adopté trois (03) rapports. Le premier rapport est relatif à un projet de décret portant attributions, composition et fonctionnement de la Commission nationale des Petites et moyennes entreprises (CN-PME). Ce décret est une relecture du décret n°2018-0034/PRES/PM/MCIA/MINEFID du 30 janvier 2018 portant attributions, composition et fonctionnement de la Commission nationale des petites et moyennes entreprises. Les innovations majeures du décret sont : – la prise en compte de l’examen des dossiers de demande d’exonérations fiscales et douanières dans les attributions de la Commission nationale des petites et moyennes entreprises ; – le transfert du secrétariat de la CN-PME de la Direction générale du Développement industriel à la Direction générale de la promotion de l’entreprise. L’adoption de ce décret permet l’application de la loi n°010-2023/ALT du 18 juillet 2023 portant institution des mesures d’incitations fiscales et douanières au profit des Petites et moyennes entreprises. Le second rapport est relatif à un projet de loi portant modification de la loi n°022-2010/AN du 11 mai 2010 portant modification de la loi n°015-2001/AN du 04 juillet 2001 portant autorisation de privatisation d’entreprises à participation de fonds publics. Malgré la précaution du législateur de préserver les entreprises dont la privatisation résultant des mesures du Programme d’ajustement structurel (PAS) pouvait constituer une menace à l’équilibre sociale, plusieurs entreprises stratégiques de notre pays ont fait l’objet d’autorisation de privatisation. Le Gouvernement de Transition, dans le cadre de la réfondation de l’Etat et du contrôle des secteurs stratégiques dans un contexte de double crise sécuritaire et humanitaire, a décidé du retrait du Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB), du Centre de contrôle des véhicules automobiles (CCVA) et de la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY) du processus de privatisation. Cette mesure sera renforcée par la modification de la loi n°022-2010/AN du 11 mai 2010 portant modification de la loi n°015-2001/AN du 04 juillet 2001 portant autorisation de privatisation d’entreprises à participation de fonds publics. Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES Le Conseil a adopté un rapport relatif aux mesures pour la mise en œuvre diligente des cantines scolaires ainsi que l’acquisition du cartable minimum sur les ressources transférées de l’Etat aux communes. En application du principe de gratuité et d’obligation scolaire au primaire, ainsi que du principe d’équité et d’égalité d’accès pour tous à l’école, l’Etat burkinabè a décidé de la dotation gratuite des élèves du primaire public en kits scolaires. Le kit scolaire ou cartable minimum est un paquet de fournitures scolaires à la charge de l’Etat, destiné à l’utilisation des élèves des écoles primaires publiques du Burkina Faso. A la date du 31 décembre 2023, sur les 336 communes bénéficiaires des ressources transférées, seulement 36 ont effectivement acquis les vivres. Sur ces 36 communes, 06 ont pu réceptionner les vivres avant la rentrée des classes mais aucune d’entre elles n’a pu mettre ces vivres à la disposition des écoles. En ce qui concerne le cartable minimum, à la date du 31 décembre 2023 un total de 250 communes sur les 351 l’ont effectivement acquis au titre de l’année scolaire 2023-2024 dont 149 avant la rentrée. Le constat fait ressortir une récurrence de ces dysfonctionnements depuis des années. Au regard des difficultés rencontrées, le Conseil a décidé de la suspension du processus de transfert des ressources des cantines et du cartable minimum aux communes. Cette option permettra au département en charge de l’Education nationale d’améliorer la gouvernance des ressources précédemment transférées du cartable minimum et des cantines scolaires au profit des élèves et des structures éducatives.

I.6. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION Le Conseil a adopté six (06) rapports. Le premier rapport est relatif à deux (02) projets de décret portant respectivement création d’emplois et nomination d’enseignants-chercheurs dans l’emploi de Maître de conférences à l’Université Norbert ZONGO. L’adoption de ces décrets permet la création de deux (02) emplois de Maître de conférences agrégés et la nomination de deux (02) enseignants-chercheurs dans les emplois de Maître de conférences agrégés à l’Université Norbert ZONGO. Le deuxième rapport est relatif à deux (02) projets de décret portant respectivement création d’un emploi et la nomination d’un enseignant-chercheur dans l’emploi de Maître de conférences au Centre universitaire de Kaya rattaché à l’Université Joseph KI-ZERBO. L’adoption de ces décrets permet la création d’un emploi et la nomination d’un enseignant-chercheur dans l’emploi de Maître de conférences au Centre universitaire de Kaya. Le troisième rapport est relatif à deux (02) projets de décret portant respectivement création d’emplois et nomination d’enseignants-chercheurs dans l’emploi de Maître de conférences à l’Université Nazi BONI. L’adoption de ces décrets permet la création de deux (02) emplois de Maître de conférences et la nomination de deux (02) enseignants-chercheurs dans l’emploi de Maître de conférences à l’Université Nazi BONI. Le quatrième rapport est relatif à deux (02) projets de décret portant respectivement création d’emplois et nomination d’enseignants-chercheurs dans l’emploi de Maître de conférences à l’Université Thomas SANKARA. L’adoption de ces décrets permet la création de huit (08) emplois et la nomination de huit (08) enseignants-chercheurs dans l’emploi de Maître de conférences à l’Université Thomas SANKARA. Le cinquième rapport est relatif à un projet de décret portant licenciement d’un enseignant-chercheur de l’Université Norbert ZONGO. Monsieur Moussa DIALLO, Assistant en philosophie, affecté au Centre universitaire de Manga rattaché à l’Université Norbert ZONGO, est en situation d’absence irrégulière de son poste de travail depuis le 08 décembre 2023. Malgré le communiqué de mise en demeure radiodiffusé, l’intéressé ne s’est pas présenté jusqu’à expiration du délai. L’adoption de ce décret permet le licenciement de la Fonction publique de Monsieur Moussa DIALLO, Mle 105 092 R, enseignant-chercheur, pour abandon de poste à compter du 02 mars 2024. Le sixième rapport est relatif à un projet de décret portant licenciement de deux (02) enseignants-chercheurs de l’Université Thomas SANKARA. Ces deux enseignants-chercheurs sont en situation d’abandon de poste constaté par leurs supérieurs hiérarchiques. Il s’agit de : – Madame Aminata Boapoundi TOE/TOGUYENI, Assistante en Droit international public, précédemment en service à l’Institut universitaire de formations initiale et continue, bénéficiaire d’un renouvellement de sa disponibilité en date du 22 novembre 2022 et qui n’a pas repris service après expiration des délais prescrits. Cette absence a été constatée par lettre le 18 janvier 2024 ; – Monsieur Relwendé Appolinaire NIKIEMA, Assistant en Sciences de l’Economie agricole et des ressources en service au Centre universitaire de Dori rattaché à l’Université Thomas SANKARA, en absence irrégulière de son poste de travail depuis le 1er octobre 2022. Malgré les communiqués de mise en demeure, ces enseignants-chercheurs ne se sont pas présentés pour reprendre service. L’adoption de ce décret permet le licenciement de la Fonction publique de Madame Aminata Boapoundi TOE/TOGUYENI, Mle 262 207 S et de Monsieur Relwendé Appolinaire NIKIEMA, Mle 391 933 F, pour abandon de poste à compter du 17 février 2024.

I.7. AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MOBILITE URBAINE ET DE LA SECURITE ROUTIERE Le Conseil a adopté un décret portant reprise par l’Etat, des actions de Burkina contrôle S.A dans le capital du Centre de contrôle des véhicules automobiles (CCVA). L’adoption de ce décret permet à l’Etat burkinabè de reprendre à son compte les 21 738 actions du CCVA détenues par la Société Burkina contrôle S.A.

I.8. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT Le Conseil a adopté un rapport relatif à des projets spécifiques 2024 du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement. La crise sécuritaire a favorisé une forte demande de ressources en eau dans les zones de repli avec le déplacement des populations des zones à fort défis sécuritaires. Cet accroissement de la demande en eau a été constaté dans plusieurs régions plus particulièrement les Hauts-Bassins et la Boucle du Mouhoun. Au regard de cette situation, le ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement entend mettre en œuvre des actions en vue de satisfaire les besoins urgents des populations dans ces régions. Il s’agit notamment de la mise à disposition d’ouvrages hydrauliques essentiellement des barrages et système d’approvisionnement en eau potable multi localités pour la résilience des populations. Dans le cadre de l’offensive pour la reconquête du territoire, le ministère en charge de l’Environnement entend également acquérir des effets d’habillement au bénéfice des corps paramilitaires des eaux et forêts afin de renforcer leurs capacités opérationnelles sur les théâtres d’opérations et de faciliter la formation des nouvelles recrues. Le coût global de ces projets spécifiques est de treize milliards trois cent cinquante un millions sept-cent quarante-huit mille sept cent soixante-huit (13 351 748 768) F CFA. Le financement est assuré par le Budget de l’Etat, exercice 2024 et la coopération danoise (DANIDA).

𝐈𝐈. 𝐂𝐎𝐌𝐌𝐔𝐍𝐈𝐂𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍𝐒 𝐎𝐑𝐀𝐋𝐄𝐒

II.1. Le ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale a fait au Conseil une communication relative à la commémoration de la Journée mondiale de la sécurité et santé au travail (JMSST) et de la Journée africaine de prévention des risques professionnels (JAPRP) 2024. Les thèmes retenus pour ces commémorations sont : Pour la Journée mondiale de la sécurité et santé au travail : « impact du changement climatique sur la sécurité et santé au travail » ; Pour la Journée africaine de prévention des risques professionnels : « la sécurité et santé au travail dans les secteurs d’activité à fort potentiel de risque : défis et stratégies d’intervention ». La cérémonie officielle de commémoration de ces journées se tiendra le 30 avril 2024 à Ouagadougou. Au cours de ces journées, une série d’activités permettra de raviver la mobilisation sociale autour de la question de la sécurité et santé au travail. L’objectif global de cette commémoration est de promouvoir une culture de prévention des risques professionnels sur les lieux de travail.

II.2. Le ministre de l’Economie, des finances et de la prospective a fait au Conseil une communication relative à la participation du Burkina Faso aux réunions « face-à-face » du Groupe d’action financière (GAFI), à Cape Town, en Afrique du Sud, du 06 au 16 mai 2024. Le GAFI est un organisme intergouvernemental de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destructions massives. Il évalue périodiquement les dispositifs nationaux de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) afin de s’assurer que tous les pays appliquent les normes internationales y relatives. En février 2021, le Burkina Faso a été placé sur la liste des juridictions soumises à une surveillance renforcée. Cette liste est communément désignée sous le nom de « Liste grise ». Un plan d’actions a été élaboré pour remédier aux lacunes du dispositif LBC/FT du pays avec comme date butoir de mise en œuvre le 31 décembre 2022. Dans le cadre de ce processus, des rapports de progrès périodiques doivent être soumis aux évaluateurs du Groupe conjoint Afrique/Moyen-Orient. Ces rapports font l’objet d’échanges lors de rencontres « face-à-face » avec les évaluateurs de l’International cooperation review group (ICRG)/GAFI. Le huitième rapport qui sera présenté lors de cette rencontre, permettra au Burkina Faso de réaffirmer sa ferme volonté de respecter ses engagements notamment celui relatif à la mise en œuvre intégrale du plan d’actions de l’ICRG devant permettre la sortie de notre pays de la « Liste grise » du GAFI.

II.3. Le ministre des Infrastructures et du désenclavement a fait au Conseil une communication relative au lancement des travaux d’aménagement et de bitumage de voiries dans les villes de Ouagadougou et Bobo Dioulasso-Phase II et des travaux de réhabilitation et de bitumage de la route nationale n°08, section Moami-Orodora-Koloko-frontière du Mali. Placée sous le très haut patronage de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la Transition, Chef de l’Etat, la cérémonie de lancement des travaux aura lieu le 26 avril 2024 à Bobo-Dioulasso. Le financement de l’ensemble de ces projets est assuré par le Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B) et VISTA BANK. Le coût global de réalisation de ces deux (02) projets est de quatre-vingt-dix milliards cinq cent quarante-huit millions cent onze mille cent vingt-trois (90 548 111 123) F CFA TTC.

II.4. Le ministre de l’Urbanisme, des affaires foncières et de l’habitat a fait au Conseil une communication relative au plafonnement des prix des parcelles à usage d’habitation. Le droit au logement des populations implique un certain niveau de qualité de l’habitat mais aussi une insertion dans l’espace urbain. Malgré de nombreuses opérations de grands lotissements, le déficit de logement et le coût élevé des parcelles demeurent un problème crucial. Face à cette situation, le ministère a commandité une étude de faisabilité sur le plafonnement des prix des parcelles à usage d’habitation. Les conclusions de cette étude font ressortir des propositions au nombre desquelles : – l’adoption d’une politique de mobilisation du foncier urbain d’habitation à travers un apurement du passif d’habitation issu des opérations sur le foncier de 2016 ; – le repositionnement central de l’Etat dans la production du foncier urbain d’habitation ; – la digitalisation et la dématérialisation du cadastre. Ces mesures vont permettre d’assurer le droit au logement à un grand nombre de ménages en tenant compte des capacités financières réelles des populations.

𝐈𝐈𝐈. 𝐍𝐎𝐌𝐈𝐍𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍𝐒

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO – Madame Mireille Adeline SAMA/BICABA, Mle 92 325 R, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 11ème échelon, est nommée Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Burkina Faso auprès du Royaume du Danemark ; – Madame Sabine BAKYONO/KANZIE, Mle 59 726 X, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 12ème échelon, est nommée Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire auprès de la Suisse et Représentant permanent du Burkina Faso auprès des Organisations internationales basées à Genève.

B. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME – Monsieur Mahamadi GANSONRE, Officier, est nommé Conseiller technique chargé des questions sécuritaires ; – Monsieur Alban KINI, Mle 109 987 Y, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur général adjoint de la communication et des médias ; – Madame Christine BATIONO/NABALOUM, Mle 250 571 Y, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe, 3ème échelon, est nommée Directrice du développement des médias ; – Monsieur Mohamed SOMBIE, Mle 81 028 Z, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances du Centre régional pour les arts vivants en Afrique (CERAV/Afrique) ; – Madame Noëlle Octavie NEYA/OUEDRAOGO, Mle 117 386 P, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe, 5ème échelon, est nommée Directrice régionale de la communication du Centre.

C. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE – Monsieur Tuandaba Marcel COULIBALY, Officier, est nommé Conseiller technique ; – Monsieur Wenkouni Barthélémy YANOGO, Mle 111 487 C, Commissaire de police, catégorie 1, 3ème grade, 4ème échelon, est nommé Chargé de mission à la Direction générale de la police nationale ; – Monsieur Lassana BARGO, Mle 111 495 E, Commissaire divisionnaire de police, catégorie 1, 3ème grade, 3ème échelon, est nommé Chargé de mission à la Direction générale de la police nationale ; – Monsieur Barké Ibrahima TALL, Mle 111 486 E, Commissaire divisionnaire de police, catégorie 1, 3ème grade, 2ème échelon, est nommé Chargé de mission à la Direction générale de la police nationale ; – Monsieur Lacina OUEDRAOGO, Mle 111 496 R, Commissaire divisionnaire de police, catégorie 1, 3ème classe, 3ème échelon, est nommé Chargé de mission à la Direction générale de la police nationale ; – Monsieur Seydou SANFO, Mle 211 705 Z, Commissaire divisionnaire de police, catégorie 1, 2ème échelon, est nommé Directeur du matériel et du budget à la Direction générale de la police nationale ; – Monsieur Saidou OUOBA, Mle 46 843 H, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème grade, 1er échelon, est nommé Contrôleur de service à la Direction générale de la police nationale ; – Monsieur Dagnidoma Alphonse YODA, Mle 217 558 C, Commissaire divisionnaire de police, catégorie 1, 3ème grade, 1er échelon, est nommé Contrôleur de service à la Direction générale de la police nationale ; – Monsieur Marc DAKUYO, Mle 211 708 X, Commissaire divisionnaire de police, catégorie 1, 3ème grade, 2ème échelon, est nommé Contrôleur de service à la Direction générale de la police nationale ; – Monsieur Cébastien SAWADOGO, Mle 227 567 N, Commissaire divisionnaire de police, catégorie 1, 3ème grade, 1er échelon, est nommé Contrôleur de service à la Direction générale de la police nationale ; – Monsieur Voubi ZIBA, Mle 227 564 W, Commissaire divisionnaire de police, catégorie 1, 3ème grade, 1er échelon, est nommé Directeur régional de la police nationale des Cascades ; – Monsieur Yacouba OUATTARA, Mle 29 064 T, Commissaire divisionnaire de police, catégorie 1, 3ème classe, 1er échelon, est nommé Directeur régional de la police nationale de l’Est ; – Monsieur François SAWADOGO, Mle 227 557 C, Commissaire divisionnaire de police, catégorie 1, 3ème grade, 1er échelon, est nommé Directeur régional de la police nationale du Centre-Est ; – Monsieur Larba SALAMBANGA, Mle 46 674 M, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème grade, 1er échelon, est nommé Directeur régional de la police nationale du Centre-Nord ; – Monsieur Oumar SOULAMA, Mle 24 453 H, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème grade, 3ème échelon, est nommé Directeur régional de la police nationale du Nord ; – Monsieur Valentin KABORE, Mle 239 815 N, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème grade, 3ème échelon, est nommé Directeur régional de la police nationale du Sud-Ouest ; – Monsieur Sié Narcisse POODA, Mle 227 560 E, Commissaire divisionnaire de police, catégorie 1, 3ème classe, 1er échelon, est nommé Directeur provincial de la police nationale du Kadiogo ; – Monsieur Yssoufou BELEMOU, Mle 46 802 B, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème classe, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial de la police nationale de la Kompienga ; – Monsieur Baré Kawendé Luc KABORE, Mle 91 032 K, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème classe, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial de la police nationale du Nahouri ; – Monsieur Olivier BAGUIMZANRE, Mle 46 767 C, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème classe, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial de la police nationale du Namentenga ; – Monsieur Domècilènyuru Pascal Ghislain SOME, Mle 283 341 M, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème grade, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial de la police nationale du Passoré ; – Monsieur Windlassida S. Richard BELEM, Mle 111 435 P, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème grade, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial de la police nationale du Séno ; – Monsieur Parfait KADEBA, Mle 57 545 T, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème grade, 1er échelon, est nommé Directeur provincial de la police nationale du Zoundwéogo. Les personnes dont les noms suivent sont nommées Préfet de département : – Monsieur Ouigou TIENDREBEOGO, Mle 200 373 E, Administrateur civil, Préfet du département de Tougan, province du Sourou ; – Madame Assiata TIENDREBEOGO/NANA, Mle 260 534 C, Secrétaire administratif, département de Békuy, province du Tuy ; – Monsieur Kader Théodore Kiswensida ZOUNGRANA, Mle 312 228 R, Secrétaire administratif, département de Boudry, province du Ganzourgou ; – Monsieur Sibiri NEYA, Mle 112 019 V, Officier de police, département de Gorom-Gorom, province de l’Oudalan ; – Monsieur Losséni 2ème jumeau WONI, Mle 304 136 L, Administrateur civil, département de Djibo, province du Soum.

D. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE – Monsieur Mathieu NANA, Mle 112 421 K, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Comptable principal des matières du ministère du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises.

E. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES – Monsieur Marcel DA, Mle 95 843 E, Ingénieur d’élevage, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Responsable du Programme budgétaire 082 « Productivité et compétitivité des productions animales », cumulativement avec ses fonctions de Directeur général des productions animales.

F. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SOLIDARITE, DE L’ACTION HUMANITAIRE, DE LA RECONCILIATION NATIONALE, DU GENRE ET DE LA FAMILLE – Monsieur Rahitaba Désiré Romain COMPAORE, Mle 53 480 G, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Secrétaire général ; – Madame Lidy COMPAORE, Mle 105 322 R, Conseiller en promotion du genre, 1ère classe, 3ème échelon, est nommée Inspecteur technique des services ; – Monsieur Rélwendé Donald Parfait OUEDRAOGO, Mle 55 821 G, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur général de la Solidarité et de l’action humanitaire ; – Monsieur Moïse BADO, Mle 116 770 D, Inspecteur d’éducation spécialisée, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur régional de la Solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille du Centre-Nord ; – Monsieur Jean-Paul OUEDRAOGO, Mle 109 118 S, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur régional de la Solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille de l’Est ; – Madame Zoénabou OUEDRAOGO, Mle 358 956 S, Conseiller en promotion du genre, 1ère classe, 3ème échelon, est nommée Directrice provinciale de la Solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille du Bam ; – Monsieur Paul YARA, Mle 325 043 R, Inspecteur d’éducation spécialisée, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur provincial de la Solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille du Gourma.

G. AU TITRE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL, DU COMMERCE, DE L’ARTISANAT ET DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES – Monsieur Siébou SOU, Mle 119 824 W, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur régional du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises du Centre-Ouest.

H. AU TITRE DU MINISTERE DES INFRASTRUCTURES ET DU DESENCLAVEMENT – Monsieur Moumouni ILBOUDO, Mle 216 124 W, Ingénieur en génie civil, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur général des pistes rurales.

I. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES – Monsieur Guy OUANGO, Mle 35 106 Z, Inspecteur général de l’enseignement primaire et de l’éducation non formelle, 2ème classe, 10ème échelon, est nommé Conseiller technique ; – Monsieur Tiambè DIOMA, Mle 20 808 N, Inspecteur général de l’enseignement primaire et de l’éducation non formelle, 1ère classe, 16ème échelon, est nommé Chargé de mission ; – Monsieur Moumounou KONATE, Mle 35 087 A, Inspecteur de l’enseignement primaire et de l’éducation non formelle, 2ème classe, 10ème échelon, est nommé Chargé de mission ; – Monsieur Moussa NIKIEMA, Mle 38 814 Y, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Chargé de mission.

J. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION – Monsieur Samou Achille SENI, Mle 48 654 N, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances de l’Agence nationale de biosécurité ; – Monsieur Windinkonté SEOGO, Mle 356 368 V, Maître-assistant en Economie du développement, est nommé Maître de conférences agrégé en Sciences économiques au Centre universitaire de Kaya (CUK) rattaché à l’Université Joseph KI-ZERBO, pour compter du 18 novembre 2023. Les personnes dont les noms suivent sont nommées Maître de conférences agrégés à l’Université Norbert ZONGO, pour compter du 18 novembre 2023 : – Monsieur Robert YOUGBARE, Mle 117 406 L, Maître-assistant en Droit public, est nommé Maître de conférences agrégé en Droit public à l’Institut universitaire de technologie (IUT) de l’Université Norbert ZONGO ; – Monsieur Oumarou ZALLE, Mle 257 190 V, Maître-assistant en Economie du développement, est nommé Maître de conférences agrégé en sciences économiques à l’Unité de formation et de recherche en sciences économiques et de gestion (UFR/SEG) de l’Université Norbert ZONGO. Les personnes dont les noms suivent sont nommées Maître de conférences agrégé à l’Université Nazi BONI, pour compter du 18 novembre 2023. – Monsieur Elvis Flavien SAWADOGO, Mle 334 007 M, Maître-assistant en Droit public, est nommé Maître de conférences agrégé en Droit public à l’Unité de formation et de recherche en sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion (UFR/SJPEG) de l’Université Nazi BONI ; – Madame Wendgloumdé Agnès ZABSONRE, Mle 334 008 Y, Maître-assistant en Sciences économiques, est nommée Maître de conférences agrégé en Sciences économiques à l’Unité de formation et de recherche en sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion (UFR/SJPEG) de l’Université Nazi BONI. Les personnes dont les suivent sont nommées Maître de conférences à l’Université Thomas SANKARA, pour compter du 18 novembre 2023 : – Monsieur Babikigalaga Dénis AKOUWERABOU, Mle 245 742 V, Maître-assistant en Économie, est nommé Maître de conférences agrégé en Sciences économiques à l’Unité de formation et de recherche en sciences économiques et de gestion (UFR/SEG) de l’Université Thomas SANKARA ; – Monsieur Somlanaré Romuald KINDA, Mle 262 204 S, Maître-assistant en Économie du développement, est nommé Maître de conférences agrégé en Sciences économiques à l’Unité de formation et de recherche en sciences économiques et de gestion (UFR/SEG) de l’Université Thomas SANKARA ; – Monsieur Salifou OUEDRAOGO, Mle 245 751 Z, Maître-assistant en Sciences économiques, est nommé Maître de conférences agrégé en Sciences économiques à l’Unité de formation et de recherche en sciences économiques et de gestion (UFR/SEG) de l’Université Thomas SANKARA ; – Monsieur Idrissa Kirsyamba OUIMINGA, Mle 241 753 Y, Maître-assistant en Économie, est nommé Maître de conférences agrégé en Sciences économiques à l’Unité de formation et de recherche en sciences économiques et de gestion (UFR/SEG) de l’Université Thomas SANKARA ; – Monsieur Ousmane TRAORE, Mle 245 759 R, Maître-assistant en Économie du Travail et des Ressources humaines, est nommé Maître de conférences agrégé en Sciences économiques à l’Unité de formation et de recherche en sciences économiques et de gestion (UFR/SEG) de l’Université Thomas SANKARA ; – Monsieur Gnidouba Roger LANOU, Mle 271 353 F, Maître-assistant en Droit fiscal, commercial et industriel, est nommé Maître de conférences agrégé en Droit privé à l’Unité de formation et de recherche en sciences juridiques et politiques (UFR/SJP) de l’Université Thomas SANKARA ; – Monsieur Relwendé Louis Martial ZONGO, Mle 348 112 C, Maître-assistant en Droit public, est nommé Maître de conférences agrégé en Droit public à l’Unité de formation et de recherche en sciences juridiques et politiques (UFR/SJP) de l’Université Thomas SANKARA ; – Madame Wendinkonté Sylvie ZONGO, Mle 231 942 C, Maître-assistant en Droit privé, est nommée Maître de conférences agrégé en Droit privé à l’Unité de formation et de recherche en sciences juridiques et politiques (UFR/SJP) de l’Université Thomas SANKARA. K. AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DES AFFAIRES FONCIERES ET DE L’HABITAT – Monsieur Sidiki SANOU, Mle 59 691 L, Gestionnaire des ressources humaines, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services, en remplacement de Monsieur Jean-Paul KABORE ; – Monsieur Monhouo KAMBIRE, Mle 52 857 U, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ; – Monsieur Tégawendé Alfred SIMPORE, Mle 52 964 T, Conseiller en gestion des ressources humaines et management des administrations, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur du développement institutionnel et de l’innovation. L. AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI – Monsieur Rasmané SAWADOGO, Mle 34 298 U, Professeur certifié des lycées et collèges, 1ère classe, 16ème échelon, est nommé Conseiller technique ; – Monsieur Amadou Tidiani YINYIN, Mle 112 498 B, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Responsable du Programme budgétaire 144 « Compte d’affectation spéciale du trésor/Appui à la politique sectorielle d’enseignement et de formation techniques et professionnelles », cumulativement avec ses fonctions de Directeur de la gestion des finances ; – Madame Wendguété Valérie BADOLO/TAPSOBA, Mle 208 171 J, Professeur d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 9ème échelon, est nommée Directrice générale des sports ; – Monsieur Ibrahim SERE, Mle 300 510 W, Médecin du sport, catégorie P, grade C, 3ème échelon, est nommé Directeur du Centre national médico-sportif ; – Monsieur Patoinsamba Vivien TIENDREBEOGO, Mle 55 729 P, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur administratif et financier du Programme national de Volontariat au Burkina Faso ; – Madame Soh Aminata ZERBO/SANOU, Mle 272 938 H, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 5ème échelon, est nommée Directrice de l’administration et des finances de l’Observatoire national de l’emploi et de la formation ; – Monsieur Idrissa BOLLY, Mle 58 672 X, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances de Burkina Yîn-Wisgr Meta (B.Y.M) ; – Monsieur Djakalia OUATTARA, Mle 226 247 S, Conseiller en gestion des ressources humaines et management des administrations, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur des ressources humaines de Burkina Yîn-Wisgr Meta. M. AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MOBILITE URBAINE ET DE LA SECURITE ROUTIERE – Madame Anicha Adelaïde Alimatou BANKA/KADIOGO, Mle 265 870 A, Ingénieur en transports, 1ère classe, 4ème échelon, est nommée Directrice des transports maritime, rural, fluvial et de la facilitation du transit ; – Monsieur Nicodème OUEDRAOGO, Mle 208 068 W, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur des marchés publics ; – Madame Lucie DIALLA/ZONGO, Mle 229 959 N, Administrateur civil, 1ère classe, 4ème échelon, est nommée Directrice régionale des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière du Centre-Est. III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration : – de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale ; – de l’Office national d’identification (ONI) au titre du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité ; – de la Centrale d’achats des médicaments essentiels génériques et des consommables médicaux (CAMEG) au titre du ministère de la Santé et de l’hygiène publique ; – du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) au titre du ministère du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises ; – du Centre national des manuels et fournitures scolaires (CENAMAFS) au titre du ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales ; – de l’Agence de conseil et de maîtrise d’ouvrage déléguée en bâtiment et aménagement urbain du Burkina (ACOMOD-BURKINA) au titre du ministère de l’Urbanisme, des affaires foncières et de l’habitat ; – de Burkina Suudu Bawdè (BSB) au titre du ministère des Sports, de la jeunesse et de l’emploi. Le Conseil a également procédé à la nomination du Président au Conseil d’administration du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO). Il a en outre procédé à la nomination du Président du Conseil de surveillance de la Caisse des dépôts et d’investissements du Burkina Faso (CDI-BF) au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective. A. MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE Le Conseil a adopté un décret portant renouvellement du mandat de Monsieur Vieux Abdoul Rachid SOULAMA, Mle 58 436 H, Administrateur des services financiers, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective au Conseil d’administration de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) pour une dernière période de trois (03) ans. B. MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Porzanga Saïbou TRAORE, Mle 238 007 H, Administrateur civil, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité au Conseil d’administration de l’Office national d’identification (ONI) pour un premier mandat de trois (03) ans. C. MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Kounbelara Innocent HIEN, Analyste financier, Membre indépendant, Président du Conseil de surveillance de la Caisse des dépôts et d’investissements du Burkina Faso (CDI-BF) pour un premier mandat de trois (03) ans. D. MINISTERE DE LA SANTE ET DE L’HYGIENE PUBLIQUE Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de la Centrale d’achats des médicaments essentiels génériques et des consommables médicaux (CAMEG) pour un premier mandat de trois (03) ans. ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT Au titre de la Présidence du Faso : – Monsieur Ragnang-newindé Isidore TIEMTORE, Mle 56 719 C, Inspecteur du trésor. Au titre de la Primature : – Madame Marthe Sandrine SANON/LOMPO, Mle 97 468 K, Maître de conférences agrégé hospitalo-universitaire. Au titre du ministère de la Santé et de l’hygiène publique : – Monsieur Zakariya YABRE, Mle 108 954 P, Pharmacien spécialiste ; – Monsieur Zérome dit Nateguewindé NANA, Mle 56 550 E, Médecin gynécologue-obstétricien. Au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective : – Monsieur Saidou B. DIALLO, Mle 228 312 W, Administrateur des services financiers. Au titre du ministère du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises : – Monsieur Siébou SOU, Mle 119 824 W, Conseiller des affaires économiques. Au titre du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité : – Madame Noubéa-I-Mwin Nina Augustine SOMDA, Mle 229 880 A, Administrateur civil. Au titre du ministère de la Défense et des anciens combattants : – Monsieur Jean Aimé Désiré BAKYONO, Officier, Médecin militaire. ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DE LA CAMEG – Madame Annie Carole SIRY/BENON, Mle 00 71, Responsable commerciale. E. MINISTERE DU DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL, DU COMMERCE, DE L’ARTISANAT ET DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES Le Conseil a adopté deux (02) décrets. Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) pour un premier mandat de trois (03) ans. ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT Au titre du ministère du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises : – Monsieur Alassane OUEDRAOGO, Mle 111 319 H, Conseiller des affaires économiques, en remplacement de Monsieur Mahamady TASSEMBEDO. Au titre du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme : – Monsieur Bernard KABORE, Mle 216 782 V, Administrateur des services touristiques. Au titre du ministère des Sports, de la jeunesse et de l’emploi : – Madame Laurencia NAPON/SANOU, Mle 117 344 B, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente. ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’AGENCE POUR LA PROMOTION DES EXPORTATIONS DU BURKINA (APEX-BURKINA) – Madame Assétou YAMEOGO/TRAORE, Mle 90 118, Economiste. Le second décret nomme Monsieur Alassane OUEDRAOGO, Mle 111 319 H, Conseiller des affaires économiques, Président du Conseil d’administration du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Mahamady TASSEMBEDO. F. MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES Le Conseil a adopté deux (02) décrets. Le premier décret nomme Madame Ragida-Amal NAPON, Mle 23 24 272 F, Comptable, Administrateur représentant le personnel au Conseil d’administration du Centre national des manuels et fournitures scolaires (CENAMAFS) pour un premier mandat de trois (03) ans. Le second décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration du Centre national des manuels et fournitures scolaires (CENAMAFS) pour une dernière période de trois (03) ans. Au titre du ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales : – Monsieur Evariste Marie Wend-Yam GUIBRE, Mle 36 120 J, Inspecteur général de l’enseignement secondaire. Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation : – Monsieur Hilaire SOMDA, Mle 45 069 H, Professeur certifié des lycées et collèges. G. MINISTERE DE L’URBANISME, DES AFFAIRES FONCIERES ET DE L’HABITAT Le Conseil a adopté un décret portant renouvellement du mandat de Monsieur Simon OUEDRAOGO, Mle 45 543 H, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales au Conseil d’administration de l’Agence de conseil et de maîtrise d’ouvrage déléguée en bâtiment et aménagement urbain du Burkina (ACOMOD-BURKINA) pour une dernière période de trois (03) ans. H. MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de Burkina Suudu Bawdè (BSB) pour un premier mandat de trois (03) ans. ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CONSEIL NATIONAL DU PATRONAT BURKINABE – Monsieur Seydou TRAORE, Economiste planificateur. ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’UNITE D’ACTION SYNDICALE (UAS)/BURKINA FASO – Monsieur Barnabé BAYANMA, Mle 79 98 B (SONABEL), Ingénieur électricien.

Conseil des ministres : la SONABHY, le BUMIGEB et le CCVA retirés de l’assiette de privatisation

Le Président de la Transition, chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, a présidé, jeudi 25 avril 2024, le Conseil des ministres délocalisé à Bobo-Dioulasso dans les Hauts-Bassins. Selon le ministre d’Etat, Porte-parole du gouvernement, Jean Emmanuel Ouédraogo, le Conseil a examiné des dossiers et adopté plusieurs rapports importants pour la bonne marche de la Nation.

Pour le compte du Ministère de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales (MENAPLN), le Conseil a adopté un rapport portant suspension du transfert des ressour-ces aux communes pour l’acquisition de vivres et du cartable minimum. Selon le ministre en charge de l’éducation, Jacques Sosthène Dingara, cette décision fait suite aux difficultés constatées dans l’acquisition et aux retards dans la distribution des vivres pour les cantines scolaires et du cartable minimum au profit des élèves. Ainsi, en prenant cette décision, l’Etat veut procéder à une meilleure allocation des vivres et du cartable minimum. « De façon souveraine, le gouvernement a pris ses responsabilités en décidant de suspendre le transfert des ressources financières à l’ensemble des communes et de procéder à une acquisition directe », a expliqué M. Dingara. Le Conseil a également adopté un projet de loi portant modification de l’autorisation de privatisation d’entreprises à participation de fonds publics pour le compte du ministère du Développement industriel, du Commerce, de l’Artisanat et des Petites et moyennes entreprises.

Le ministre en charge des transports, Roland Somda, a expliqué que le Conseil a proposé le retrait de trois structures de l’assiette de privatisation. Il s’agit de la Société nationale burki-nabè d’hydrocarbures (SONABHY), du Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB) et du Centre de contrôle de véhicules automobiles (CCVA). Dans cette optique, le Conseil a adopté au titre du ministère des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière, un rapport portant reprise de propriété d’actions de Burkina Contrôle SA, dans le capital du CCVA. « Partant de la nouvelle vision du gouvernement à refonder l’Etat et à réorganiser les secteurs stratégiques en vue d’une économie prospère et souveraine, le Conseil a décidé de la reprise des actions qui étaient jadis confiées à Burkina Contrôle », a précisé Roland Somda. Au titre du ministère de l’Economie, des Finances et de la Prospective, le Conseil des ministres a décidé de la création d’un Centre de promotion de l’aviculture et de multiplication des animaux performants (CPAMAP). Le ministre délégué en charge des ressources animales, Amadou Dicko, a expliqué que le CPAMAP a pour mission d’améliorer le potentiel génétique des animaux d’élevage et le développement de l’aviculture sur le plan national.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Région de l’Est : une soixantaine de terroristes neutralisés par les 19e et 20e BIR

Les 19e et 20e Bataillons d’intervention rapide (BIR) ont mené ces derniers jours, deux opérations dans la région de l’Est qui leur ont permis de neutraliser une soixantaine de terroristes et de saisir de la logistique, a appris l’AIB auprès de sources sécuritaires.

Les 19e et 20e BIR ont mené avec succès les opérations « Kalari » et « Yilguemdé », les 22 et 23 avril 2024 dans la région de l’Est. Ainsi, le 22 avril dernier sur la base de renseignements, les vecteurs aériens vont découvrir une base en constitution dans la zone de Boungou. Les observations montrent deux groupes sous des arbres en plein entraînement de maniement aux armes. Toute la soirée, ils seront soigneusement surveillés jusqu’à à 1h du matin, le 23 avril. Les opérateurs aériens envoient un missile qui anéantit le premier groupe.

Des rescapés essaient de fuir, mais s’écroulent plus loin. Pendant ce temps, le deuxième groupe cherche refuge ailleurs. Mais, c’est peine perdue. Un deuxième missile les réduit en cendres. Selon nos sources, une soixantaine d’assassins ont rejoint l’enfer. Dans la même journée du 23 avril 2024, des criminels ont lancé une attaque sur une position des GUMI à Yourkoudguin dans la région du Centre-Est. Très vite, les vecteurs aériens arrivent dans la zone et rattrapent les assassins qui se sont scindés en deux groupes pour s’échapper. Un groupe croit être en sécurité dans un hameau abandonné au niveau de la forêt de Tiourel. Mais, ils seront foudroyés efficacement par plusieurs frappes. Le deuxième groupe de malfaiteurs se niche sous des arbres et près d’une rivière dans la forêt de Kabonga. Une puissante bombe va définitivement régler le sort d’un grand nombre d’entre eux. Leurs acolytes essaient de s’engouffrer en profondeur mais les frappes se multiplient jusqu’à leur anéantissement. Outre ces opérations de succès, les forces combattantes ont puni des terroristes qui interceptaient régulièrement les usagers de la route Douroula-Yé dans la région de la Boucle du Mouhoun.

Ainsi, ce 25 avril 2024 aux environs de 11h, un terroriste a stoppé un mini car pendant que son groupe était installé sous un arbre non loin de la route, ignorant qu’ils étaient observés depuis un moment. Ces malfaiteurs n’auront ni le temps de se reposer ni le temps de voir un missile s’abattre sur eux. Pendant qu’ils brûlaient avec leur logistique, le mini car a continué son chemin. Après la Boucle du Mouhoun, les opérations se sont poursuivies à Kéréboulé dans la région du Sahel. Les vecteurs aériens vont découvrir un important groupe de terroristes en train d’entreposer des explosifs et du carburant. Leur planification va tourner court avec la pluie de bombes qui va s’abattre sur eux. La base terroriste naissante est réduite à néant pendant que les opérations se poursuivent dans d’autres zones.

Agence d’information du Burkina