La démocratie populaire intégrale, un modèle réussi de gouvernance

La démocratie est une valeur commune à toute l’humanité. Alors que de nombreux pays explorent des voies démocratiques adaptées à leurs conditions nationales, la Chine propose une nouvelle approche : la démocratie populaire intégrale.

 

Ce modèle permet à la Chine de se développer à une vitesse exponentielle et demeure une piste à explorer pour de nombreux Etats en développement.  A la lumière de ce concept, tout le peuple chinois participe aux élections, aux consultations, à la prise de décisions, à l’administration et à la supervision démocratique en vertu de la loi, et gère les affaires de l’État ainsi que les affaires économiques, culturelles et sociales par divers moyens et sous diverses formes conformément à la loi.

 

La démocratie populaire intégrale promeut une participation directe et active des citoyens dans le processus de prise de décision. Fondée sur le système de l’assemblée populaire, elle permet au peuple chinois de participer largement et en permanence aux activités politiques à tous les niveaux.

 

En Chine, les membres des assemblées populaires à tous les échelons sont élus démocratiquement. Ils assument leurs responsabilités devant le peuple et se soumettent à son contrôle. Les représentants des assemblées populaires au niveau des cantons et des districts sont élus directement par le peuple, tandis que les représentants aux niveaux supérieurs sont élus parmi les candidats du niveau immédiatement inférieur.

 

En 2023, il y avait environ 2,8 millions de représentants des assemblées populaires à tous les niveaux. 95 % d’entre eux ont été élus directement par les électeurs.  La Chine compte plus d’un milliard d’électeurs.  D’autres formes d’élections ont également lieu. Les résidents ruraux et urbains élisent des membres de comités communautaires pour gérer leurs propres affaires.  En 2020, tous les villages et communautés urbaines de Chine avaient élu de tels comités, soit plus de 600 000 membres.

 

Les sessions annuelles de l’Assemblée populaire nationale (APN) et du Comité national de la Conférence consultative politique du peuple chinois (CCPPC) constituent une importante vitrine pour observer et comprendre la démocratie populaire intégrale de la Chine. Chaque printemps, les députés de l’APN et les membres du Comité national de la CCPPC se rassemblent à Beijing lors des sessions annuelles, pour faire entendre la voix du peuple et formuler des suggestions ou propositions pour le développement et le progrès du pays.

 

Au nom de plus de 1,4 milliard de Chinois, les députés de l’APN exercent le droit de délibération, le droit de faire des propositions, le droit de vote et le droit d’élire. Les membres du Comité national de la CCPPC, issus des divers partis politiques, couches sociales et milieux sociaux, participent à la gouvernance du pays par le biais de la supervision démocratique et de la délibération des affaires de l’État.

 

Il convient de noter la large représentativité des députés à l’APN et des membres du Comité national de la CCPPC, ce qui leur permet de prendre le pouls du développement socio-économique. Par conséquent, les motions et les propositions soumises se concentrent sur les questions phénoménales et prospectives du développement économique et social de la Chine, qu’il s’agisse de la protection des droits et des intérêts des travailleurs dans les nouveaux secteurs d’activités, des services aux personnes âgées, des soins médicaux ou de l’éducation, du développement vert et bas carbone ou de l’autonomie scientifique et technologique.

 

La démocratie n’est pas un ornement ou une décoration, mais doit servir à solutionner les problèmes de la population. L’année dernière, les départements du Conseil des Affaires d’État, gouvernement central chinois, ont traité plus de 12 000 suggestions et propositions formulées par les députés et les conseillers politiques nationaux. Près de 4 700 suggestions et propositions formulées ont été adoptées et plus de 2 000 politiques et mesures pertinentes ont été mises en place, ce qui a fortement favorisé le développement de haute qualité de l’économie chinoise et l’amélioration du bien-être de la population.

 

De 2018 à 2023, le gouvernement central a adopté un total de 18 000 suggestions et propositions présentées par les députés et les conseillers politiques nationaux. 40 % d’entre elles sont devenues des mesures politiques. En somme, la « démocratie populaire intégrale » vise à mettre le pouvoir entre les mains des citoyens, afin de garantir une gouvernance plus juste, transparente et équitable.

 

De nombreux observateurs estiment que le développement et le progrès de la Chine d’aujourd’hui ne sont pas seulement une réussite économique, mais aussi une réussite du système démocratique. Nadia Helmy, professeure en sciences politiques à l’université égyptienne de Beni Suef, a attribué les grandes réalisations du développement social et économique de la Chine à la démocratie populaire intégrale.

 

Le monde est multicolore et le modèle occidental n’est en aucun cas la seule voie de développement démocratique. La démocratie populaire intégrale est une approche novatrice pour donner le pouvoir au peuple en permettant une participation citoyenne active, une transparence accrue et une responsabilité politique. Cette approche pourrait offrir des avantages significatifs en termes d’inclusion et de participation citoyenne. Pour reprendre l’experte française Léa Bessis, « si nous voulons bâtir un avenir plus juste et plus équitable, il est temps de considérer la démocratie populaire intégrale. Et c’est précisément cela que la Chine propose ».

 

Source : CGTN Français

 

Sénégal : Diomaye Faye, maitre des urnes

Le monde entier a les yeux rivés sur le Sénégal où les populations sont dans
l’attente des résultats du premier tour de la présidentielle du 24 mars 2024. Le vote s’est déroulé dans le calme, un peu partout dans le pays, alors que certains observateurs redoutaient des incidents majeurs, tant le Sénégal a connu des tensions politiques. Le Dieu de la paix a accompagné le scrutin, dont aucun résultat officiel n’a encore été annoncé. La commission électorale nationale a jusqu’à vendredi pour livrer le verdict des urnes. Mais plusieurs médias locaux ont publié des résultats bruts issus des bureaux de vote qui donnent le candidat de l’opposition, Bassirou Diomaye Faye, 44 ans, en tête devant l’ancien Premier ministre et dauphin du chef de l’Etat sortant, Amadou Ba.

Le candidat du parti, les Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (PASTEF), obtiendrait entre 53 et 57 % des votes exprimés, contre
32 % pour son principal rival, Amadou Ba, selon les mêmes sources. Les résultats diffusés dans la presse ne sont certes pas officiels, mais ils reflètent la réalité des urnes, selon la plupart des autres candidats (17/18) qui ont déjà félicité Diomaye Faye, bras droit de l’opposant populaire, Ousmane Sonko, empêché de se présenter pour des questions judiciaires. Seul à se démarquer du lot, le candidat de la coalition au pouvoir, Amadou Ba qui semblait croire dur comme fer à un second tour, a fini par décrocher son téléphone, le lundi 25 mars 2024, pour appeler Diomaye Faye et le féliciter.

Cette posture illustre à nouveau, que la démocratie fonctionne au Sénégal, malgré le recul enregistré ces dernières années sous le régime de Macky Sall. Si la quasi-totalité des prétendants au trône ont congratulé par anticipation Diomaye Faye, c’est qu’ils disposent d’informations qui les confortent dans ce sens. On pourrait penser à raison que le choix des Sénégalais s’est porté sur Diomaye Faye, et que le scrutin s’est manifestement joué au premier tour. Le verdict tant attendu de la Commission nationale électorale devrait confirmer la victoire par un « coup KO » de Diomaye Faye.

A moins d’un revirement spectaculaire. Si le candidat du PATEF a selon toute vraisemblance surclassé ses adversaires, c’est que le peuple sénégalais a fait le choix de la rupture au détriment de la continuité avec le clan Sall, dont la gouvernance a été fortement décriée. Le Sénégal s‘apprête donc à prendre un autre chemin, en fonction des ambitions de Diomaye Faye, dont l’élection est presque une certitude. Une fois sa victoire confirmée par l’organisme habilité et son investiture actée, ce panafricaniste, sorti de prison il y a peu, pourra se mettre à l’épreuve du pouvoir.

Il aura surtout la latitude d’expérimenter son programme qui n’a pas laissé indifférents ses compatriotes pendant la courte campagne. Si l’on s‘en tient à ses promesses, Diomaye Faye entend, entre autres, rétablir la souveraineté du Sénégal bradée par le clan Sall à son avis, renégocié les contrats miniers, gaziers et pétroliers et lutter sans état d’âme contre la corruption. Mais au-delà de la victoire presque acquise de Diomaye Faye, la tenue de ce scrutin est une victoire du Conseil constitutionnel sénégalais, voire de la démocratie.

Si, cette institution ne s’était pas montré forte, le président Macky Sall allait plonger le pays dans une aventure à l’issue incertaine, tant sa volonté de quitter le pouvoir n’était pas vraiment affirmée. N’a-t-il pas tenté de s’offrir un bonus de 10 mois avant de se raviser face à l’intransigeance des sages ? Fort heureusement, tout est rentré dans l’ordre et le Sénégal va envisager l’avenir avec un nouveau dirigeant, qui on l’espère, comblera ses nombreuses attentes.

Kader Patrick KARANTAO

Le symbole

Le ton était suffisamment solennel. Le chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, dans un message, s’est adressé à ses compatriotes lors de la cérémonie de montée des couleurs, le 25 mars 2024 au Palais présidentiel. Ce message marquait également le lancement officiel de la première édition des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne, instituées en vue de consolider les bases de la Nation burkinabè, raffermir la cohésion sociale et le vivre-ensemble.

En résumé, le président de la Transition explique que le choix des dates de ces journées (les 26 mars et 2 octobre de chaque année et ce, pour 15 jours) n’est pas fortuit. Ainsi, a-t-il détaillé, la première date fait référence à l’engagement politique du Héros de la Nation, le Président Thomas Sankara, alors Premier ministre, lorsqu’il a prononcé l’un de ses discours historiques, « Qui sont les ennemis du peuple ? », le 26 mars 1983. Quant à la deuxième, le 2 octobre 1983, c’est le jour où il a prononcé le Discours d’orientation politique (DOP) de la Révolution démocratique et populaire.

Pour susciter un engagement patriotique et la participation citoyenne des Burkinabè à l’élan qu’on veut commun de reconquête du territoire national et de développement endogène, le symbole y est. Modèle d’engagement patriotique, référence de plusieurs générations de Burkinabè et de la jeunesse africaine en particulier, le capitaine Thomas Sankara ne peut qu’inspirer.

A son actif, les exemples sont à profusion, allant de la consommation des produits locaux, l’émancipation de la femme, des travaux d’intérêt commun, des opérations manamana, l’effort populaire d’investissement pour lequel les agents publics ont cédé 05 à 12% de leur salaire pour permettre à l’Etat de construire des centres de santé, des écoles, des forages, des logements sociaux et de doter d’ambulances certaines localités éloignées.

Le produit « Thom Sank » se vend bien et même très bien. Sauf que tout dépend de la personne qui vend l’image. Au regard de l’engouement suscité par les actions engagées depuis plus d’un an, en vue de l’indépendance véritable, la souveraineté et par conséquent, la dignité, le gouvernement de la Transition peut compter sur une bonne partie des Burkinabè pour adhérer aux idéaux de ces journées.

L’adhésion est une chose, mais l’élan patriotique doit se sentir dans les actes. Maintenant lancées, ces journées d’engagement patriotique et de participation citoyenne n’ont de chance de réussir que si les Burkinabè de tous bords décident de changer véritablement dans les actes qu’ils posent au quotidien.

Et ce, au-delà de l’invite du chef de l’Etat à planter un arbre à chaque évènement heureux, contribuer à l’effort de paix, s’engager comme VDP, accomplir consciencieusement ses tâches d’agent public, protéger et respecter les biens publics, payer ses impôts, respecter le code de la route et consommer des mets et produits locaux.

En d’autres termes, c’est d’un Burkinabè nouveau, conscient que la Nation a besoin de lui pour se relever de cette crise sécuritaire et se construire dont on a besoin. L’histoire retient que seul le sursaut patriotique peut sauver les Nations en péril. Cette génération de Burkinabè ne doit pas faillir à ce devoir.

Jean-Marie TOE

Lancement des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC) : Message du chef de l’Etat

Je voudrais d’emblée saluer votre mobilisation à la présente cérémonie de montée des couleurs marquant également le lancement officiel de la première édition des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC).

Chers compatriotes,
Le Gouvernement a institué ces Journées en vue de consolider les bases de la Nation burkinabè, raffermir la cohésion sociale et le vivre-ensemble. Elles se tiennent les 26 mars et 02 octobre de chaque année pendant quinze jours.
Le choix de la première date fait référence à l’engagement politique de notre héros de la nation, le Président Thomas Sankara, alors Premier ministre, lorsqu’il prononça l’un de ses discours historiques, « Qui sont les ennemis du peuple? », le 26 mars 1983. Quant à la deuxième, le 2 octobre 1983, c’est le jour où il prononça le Discours d’orientation politique (DOP) de la Révolution démocratique et populaire.

Cette période nous rappelle de nombreux acquis en termes d’exemples d’engagement patriotique. A titre illustratif, je cite « la bataille du rail, la promotion de la consommation des produits locaux, l’émancipation de la femme, les travaux d’intérêt commun, les opérations manamana, l’Effort populaire d’investissement (EPI 86) » pour lequel les agents publics ont cédé 05 à 12% de leur salaire pour permettre à l’Etat de construire des centres de santé, des écoles, des forages, des logements sociaux et de doter d’ambulances certaines localités éloignées.

Ce sont là quelques exemples qui magnifient l’élan patriotique dont nous héritons. En lançant ces journées d’engagement patriotique et de participation citoyenne, j’invite chaque Burkinabè à poser des actes simples tels que:
– planter un arbre à chaque évènement heureux;
– contribuer à l’effort de paix;
– s’engager comme VDP;
– accomplir consciencieusement ses tâches d’agent public;
– protéger et respecter les biens publics;
– payer ses impôts;
– respecter le code de la route;
– consommer des mets et produits locaux, etc.

Chers compatriotes,
L’institution des journées d’engagement patriotique intervient dans un contexte sécuritaire et humanitaire préoccupant, caractérisé par des attaques terroristes qui endeuillent nos populations. C’est le lieu pour moi de témoigner ma reconnaissance à nos vaillantes forces de défense et de sécurité et à nos braves volontaires pour la défense de la patrie pour les victoires engrangées dans le combat pour la reconquête de notre dignité
et de l’intégrité de notre territoire.
Ces journées nous offrent l’occasion d’encourager les Burkinabè au don de soi pour leur patrie.

Je vous invite à porter fièrement ces journées, à promouvoir les valeurs de patriotisme et de citoyenneté.
Sur ce, je déclare officiellement lancées les Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne.

Vive les Journées d’engagement patriotique pour que vive le Faso digne, libre et prospère !

La patrie où la mort, nous vaincrons !

Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne: le chef de l’Etat appelle ses compatriotes à consolider la cohésion sociale

Le Président de la Transition, chef de l’Etat le capitaine Ibrahim Traoré, a pris part, ce lundi 25 mars 2024, au Palais de Koulouba, à la montée des couleurs marquant le lancement officiel des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne.

Adoptées en novembre 2023 par le gouvernement, les Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne célébrées, le 26 mars et le 2 octobre de chaque année durant 15 jours, se veulent une occasion de renforcement de la conscience patriotique et de promotion de l’engagement citoyen.

Selon le chef de l’Etat, qui s’est adressé aux Burkinabè à l’issue de la cérémonie, les dates du 26 mars et du 2 octobre ont été choisies pour rendre hommage au père de la Révolution, le capitaine Thomas Sankara. « On se souvient, le 26 mars 1983, lorsque Thomas Sankara alors Premier ministre de la Haute-Volta prononçait ce discours où il se posait la question de savoir, qui sont les ennemis du peuple », a souligné le capitaine Ibrahim Traoré qui a également évoqué le Discours d’orientation politique (DOP) prononcé par feu Thomas Sankara, le 2 octobre 1983.

« Ces dates ont été choisies pour que durant 15 jours, les Burkinabè puissent d’une part, faire une introspection, et d’autre part, poser des actes patriotiques parce que le combat qu’a mené le capitaine Thomas Sankara est un combat qui devrait permettre au Burkina Faso d’être libre, d’être souverain, d’être respecté, d’être indépendant », a soutenu le président de la Transition.

A cette occasion, le chef de l’Etat a rappelé à la mémoire collective des Burkinabè, les combats menés par le capitaine Thomas Sankara durant la Révolution. Il s’agit entre autres de la bataille du rail, de la lutte pour l’émancipation de la femme, de la lutte pour la préservation de l’environnement et des Efforts populaires d’investissement (EPI) qui ont permis de retenir 5 à 12% des salaires des fonctionnaires pour construire
des infrastructures socio-économiques de base.

« Aujourd’hui, nous poursuivons le même combat, ce combat de la souveraineté et de l’indépendance », a déclaré le chef de l’Etat.
Par conséquent, le capitaine Ibrahim Traoré a souhaité que durant ces Journées, l’engagement des Burkinabè pour leur pays « soit au paroxysme » et que des réflexions soient menées par chaque Burkinabè sur tout acte qu’il pourrait entreprendre pour que le Burkina Faso puisse être un pays indépendant, libre, souverain et respecté.

« C’est aussi le moment de pouvoir s’acquitter de ses devoirs, de payer ses impôts, de pouvoir participer activement à la vie citoyenne », a indiqué le Président Ibrahim Traoré.
Selon le capitaine Ibrahim Traoré, à travers ces Journées, il s’agit également de rendre hommage à toutes les Forces combattantes (FDS, VDP) qui tous les jours, prouvent leur patriotisme au front en défendant nos terres.

Direction de la communication de la présidence du Faso

Construction d’une centrale nucléaire au Burkina Faso : bientôt la signature de la feuille de route

Le ministre burkinabè en charge de l’énergie, Yacouba Zabré Gouba, va signer bientôt en Sotchi (Russie), avec ROSATOM, la feuille de route de la construction d’une centrale nucléaire dans son pays, a appris l’AIB lundi.

Le ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, à la tête d’une délégation, participe depuis la matinée du lundi 25 mars 2024 à Sotchi en Russie, au Forum international sur l’énergie nucléaire ATOMEXPO 2024, indique son service de communication.

Selon la même source, durant son séjour de deux jours, le ministre va signer avec le directeur général de ROSATOM, Alexey Likhachev, la feuille de route relative à la construction d’une centrale nucléaire au Burkina Faso.

Avant la feuille de route, le Burkina Faso et la Fédérale de Russie ont signé le 13 octobre 2023 à Moscou, un mémorandum d’entente pour la coopération dans le domaine de l’utilisation de l’énergie atomique à des fins pacifiques.

Plus tôt en juillet à Moscou, le président burkinabè, Ibrahim Traoré, a dit à son homologue russe, Vladimir Poutine, l’importance pour lui d’avoir si possible dans les plus brefs délais, une centrale nucléaire, à même de couvrir les besoins énergétiques de la sous-région.

Agence d’information du Burkina

Burkina Faso vs Niger: le match du rachat pour les Etalons

Le Burkina Faso, pour son deuxième match amical en cette journée FIFA de ce mois, sera opposé au Niger ce soir à 22h TU au stade municipal de Berrechid, à quelques encablures de Casablanca au Maroc. Les Etalons, qui ont été défaits lors de leur première rencontre face à la Libye, veulent cette fois-ci une victoire pour couronner une semaine de regroupement.

Se racheter de leur défaite (1-2) vendredi dernier face à la Libye et se faire le plein de confiance pour la suite. C’est cette volonté qui animera les Etalons, ce soir 26 mars dans le match amical qui les opposera au Mena du Niger, à Berrechid au stade municipal, à environ 40 km de Casablanca, au Maroc.

En plus de la victoire, le nouveau sélectionneur, Brama Traoré et son staff souhaitent voir moins de lacunes constatées lors du match face aux Chevaliers de la méditerranée. Certes ce jour-là, Franck Lassina Traoré et ses coéquipiers ont été volontaires tout au long de la rencontre, mais ont manqué d’automatisme, de justesse et d’efficacité devant les buts. Les joueurs en sont conscients. Ils doivent s’améliorer au fil des matchs pour devenir une équipe forte. Pour le défenseur Adamo Nagalo, la cohésion et la solidarité entre eux ont été travaillées les jours qui ont suivi la défaite contre la libye.

«Nous devons améliorer notre collectif et la communication entre nous sur le terrain », a-t-il ajouté. Le jeune défenseur burkinabè assure que ses camarades et lui n’auront en tête ce soir que la victoire et pour ce faire, ils devront effectuer le même début de match que vendredi dernier. « Nous devons faire la même entame de match que contre la Libye, c’est-à-dire être concentrés et solidaires. Nous sommes un nouveau groupe donc nous avons besoin de tout le monde, les anciens doivent communiquer plus avec les nouveaux pour pouvoir gagner le match face au Niger », a-t-il souligné.

Brama Traoré a déclaré qu’il donnera encore la chance à de nombreux jeunes joueurs ce soir pour les voir à l’œuvre sur le rectangle vert. En tout cas, il y a une place à prendre en défense centrale puisque Edmond Tapsoba a quitté l’écurie des Etalons pour regagner son club, le Bayer Leverkusen, de commun accord entre sa formation et la FBF. Concernant l’absence de la tour de contrôle de la défense, son compère Adamo Nagalo ne s’inquiète pas outre mesure. « On va s’aider. Edmond était avec nous pendant quelques jours et nous avons bénéficié de son expérience pour nous en sortir ce soir », a-t-il assuré.

Des réaménagements

Le sélectionneur Brama Traoré, pour ce dernier match, compte effectuer
de petits réaménagements. « Trois nouveaux joueurs effectueront leur entrée et après nous verrons. Nous espérons pouvoir utiliser cinq remplaçants si le match tourne bien. On aurait voulu voir tout le monde, mais ce match est un peu décisif pour nous. Nous n’allons pas prendre trop de risques », a indiqué « Chercheur ». Le jeune portier Sébastien Tou pourrait honorer sa première titularisation dans les perches et Nasser Djiga est pressenti pour prendre la place de Edmond Tapsoba en défense aux côtés de Adamo Nagalo.

Le nouveau sélectionneur a promis un match nettement mieux que celui de vendredi parce que les erreurs commises ont été analysées et réglées aux entrainements. Quid des buts encaissés sur coups de pied arrêtés et les occasions manquées face à la Libye ?
« Nous avons effectué des répétitions sur nos stratégies défensives et offensives. Dans l’animation offensive par exemple, lors du dernier match, certains centres n’arrivaient pas jusqu’aux attaquants.

Nous avons travaillé les centres pour que nos attaquants puissent se créer des occasions », a affirmé Brama Traoré. Les deux dernières confrontations entre les deux équipes remontent à septembre et décembre 2021, à Marrakech au Maroc, en éliminatoires de la Coupe du monde 2022 et s’étaient soldées respectivement par une victoire des Etalons (2-0) et un score nul (1-1). Le Mena se trouve dans la même situation que son adversaire du jour : une équipe en reconstruction avec un nouveau sélectionneur (le Marocain Babou Zaki en poste en décembre 2023) et une défaite (1-2) vendredi dernier en match amical contre le Togo. C’est dire que les deux staffs techniques voudront voir ce soir
au stade municipal de Berrechid deux équipes en progression par rapport à leur sortie de vendredi.

Sié Simplice HIEN
depuis Casablanca

Hyperhidrose : « Ce trouble augmente le risque d’infection cutanée », Dr Angèle Ouangré, dermatologue

L’hyperhidrose est un nom médical qui désigne une transpiration excessive. Dans cette affection, les personnes atteintes transpirent de façon très importante au niveau de certaines zones du corps ou sur tout le corps. Cette affection, quelle que soit son origine, peut avoir un impact particulièrement important sur la vie sociale et professionnelle. Dr Angèle Ouangré, dermatologue au Centre hospitalier universitaire Yalgado-Ouédraogo explique son origine, ses manifestations et ses complications.

Sidwaya (S) : Qu’est-ce que hyperhidrose ?
Angèle Ouangré (A.O.) : L’hyper-hidrose est la production de la sueur qui est supérieur à la normale. Cette norme est propre à chaque individu et en fonction aussi d’un certain nombre de facteurs qui restent à définir. Cette hyperhidrose peut être primaire ou secondaire.

Avant de parler de hyperhidrose, je vais vous parler du rôle de la sueur dans l’organisme. La physiologie de la transpiration, de la sécrétion de sueur qui se fait par des glandes. Il y’a deux types de glandes qu’on appelle les glandes sudoripares écrines et apocrines. La sueur participe à la thermorégulation du corps. Elle lui permet de lutter contre les élévations de température interne et externe.

En s’évaporant, elle refroidit la température interne du corps : chaque gramme de sueur évacue 2,4 Kj (Kilojoules). La sueur (écrine) possède une forte teneur en acide lactique, urée, acides aminés et chlorure de sodium qui sont les constituants principaux du Facteur d’hydratation naturelle ou NMF.

Elle participe donc à l’élaboration du film hydro-lipidique de surface et maintient la moiteur de la couche cornée. La sueur possède des propriétés antiseptiques et antifongiques, attribuées à son pH acide. L’acide urocanique jouerait un rôle dans la protection solaire. La sécrétion permanente de sueur au niveau palmo-plantaire améliore la préhension des objets ainsi que la marche et la course en évitant le glissement

S : Quand dit-on que la sueur est à la norme ?
A.O. : C’est une norme qui dépend de plusieurs facteurs par exemple si vous êtes exposés à la chaleur, si vous êtes dans une atmosphère qui ne fait pas chaud, ou bien si vous faites un effort physique et donc ce sont les circonstances qui déterminent la norme.

S : Quelles sont les différents types d’hyperhidrose ?
A.O. : On distingue deux types d’hyperhidrose. Il y a les hyperhidroses généralisées qui touchent tout le corps et les hyperhidroses localisées qui concernent une partie du corps (mains, aisselles ou le visage).

S : Quelles sont les causes de l’hyperhidrose ?
A.O. : Les hyperhidroses généralisées sont toujours secondaires à un dérèglement interne. L’hyperhidrose constitue une réponse physiologique à la fièvre. La sueur participe à la thermorégulation (régulation de la température) du corps. Elle lui permet de lutter contre les élévations de température interne et externe.

En s’évaporant, elle refroidit la température interne du corps. Les hyperhidroses généralisées se rencontrent dans de nombreuses maladies : maladies neurologiques, maladies psychiatriques (anxiété, dépression), maladies générales (palu-disme, la tuberculose, l’hyperthyroïdie, hypoglycémie, intoxica- tion au mercure, ménopause …..).

La recherche d’une cause médicamenteuse doit être systématique afin d’éviter des examens inutiles. Quant aux hyperhidroses localisées, elles sont le plus souvent symétriques, atteignant les paumes et les plantes, les aisselles et la face. Les hyperhidroses localisées axillaires et palmoplantaires sont les plus fréquentes. Elles débutent vers la puberté et tendent à diminuer après 40 ans, disparaissent habituellement chez le sujet âgé. Elle est caractérisée par des hypersudations axillaires
et palmoplantaires bilatérales, symétriques, permanentes, majorées par l’émotion et le stress indépendamment des phénomènes de thermorégulation.

Elles traduisent une perturbation de la régulation sécrétoire. Les hyperhidroses faciales font ressortir l’hyperhidrose gustative qui est peu fréquente, peut être associée à une encéphalite, une parotidite, un abcès de la parotide. Il y a la conséquence d’un zona, d’une neuropathie diabétique, d’une sympathectomie thoracique. Le siège : -médio ou latérofacial, déclenchée par la vue d’un aliment désiré, ou par la mastication.

S : Quelles sont les conséquences de l’hyperhidrose ?
A.O. : Les conséquences sont diverses en fonction du siège de l’hyperhidrose. L’hyperhidrose augmente le risque d’infections cutanées (dermatophytes, intertrigo, verrues). L’hyperhidrose axillaire est généralement mal vécue à cause de son retentissement vestimentaire, esthétique et olfactif. Quant à hyperhidrose palmaire, elle a un retentissement sur les études (cahiers et copies tachés) la vie professionnelle (métier nécessitant une préhension fine, la manipulation d’objets sensible à l’humidité ou en contact avec l’électricité…) la vie sociale et affective en générale (poignée de main désagréable car mains moites)…l’hyperhidrose plantaire est responsable de macération, source d’infection bactériennes et mycosiques. Parfois allergie de contact aux constituants des chaussures.

S : Quand consulter pour une hyperhidrose ?
A.O. : L’hyperhidrose est souvent un problème chronique, on peut consulter un médecin au moment voulu en cas de transpiration anormale.

S. : Lorsqu’il fait frais et que vous transpirez, il faut consulter ?
A.O. : Normalement. Ils sont toujours dus à un dérèglement interne. Hyperhidrose est une réponse à la fièvre. La sueur participe donc à la régulation de la température. Elle permet en fait au corps de lutter contre l’élévation de température interne et externe du corps. Il y a des maladies neurologiques qui peuvent causer des transpirations, des maladies psychiatriques telles que l’anxiété, la dépression, le stress.

Les maladies telles le paludisme, quand la fièvre s’élève il y a une hyperhidrose qui fait baisser la température. Il y a des malades qui suent la nuit donc cela peut rentrer dans le diagnostic d’un certain nombre de maladies. Ce sont les maladies telles que l’hypoglycémie. Il y a aussi le cas de la ménopause où il y a des bouffées de chaleur qui provoque aussi une transpiration mais ce n’est
pas une transpiration permanente. La recherche d’une cause médicamenteuse doit être faite. On a un certain nombre de médicaments aussi qui peuvent entrainer une hyperhidrose.

S : Comment se manifeste l’hyperhidrose ?
A.O. : L’hyperhidrose se manifeste de plusieurs manières. Elle se manifeste soit par une transpiration permanente, crises sudorales intenses, parfois sévères, accompagnés d’érythème, d’oedème, parfois de douleur avec une cyanose froide des extrémités (par évaporation). Entre les crises, la sudation peut être majorée par la chaleur (saison, profession). Elle peut se manifester aussi par une transpiration intermittente favorisée par certains facteurs : stimulus psycho affectif, émotion, stress, simple effort de concentration intellectuelle (calcul mental) ou physique.

S : Est-ce qu’il peut y avoir des complications ?
A.O. : Les complications sont surtout d’ordre psychologique car elle altère la qualité de vie de la personne. Elles ont un retentissement sur le travail professionnel. Il est donc conseiller de prendre suffisamment d’eau lorsque vous transpirez beaucoup.

S : Qui sont les personnes susceptibles d’avoir une hyperhidrose ?
A.O. : Je n’ai pas de chiffre par rapport à cela. Mais elle concerne majoritairement les personnes entre 25 et 75 ans. Les enfants peuvent avoir une hyperhidrose. Sur le plan physiologie, plus l’âge augmente, plus ça diminue. Et sur le plan génétique ou familial, quand il y a une personne qui a une hyperhidrose et que vous l’interrogiez, dans la même famille, il y a d’autres personnes qui transpirent beaucoup.

S. : Comment prévenir l’hyperhidrose ?
A.O. : Pour prevenir l’hyperhidrose, il faut porter de vêtements adaptés, éviter les vêtements en matière synthétique au profit de matières naturelles (coton lin ou la laine). Eviter les chaussures en matière plastique. Eviter les aliments qui augmentent la transpiration tels les épices. Contrôler ou maitriser son stress.

S. : Comment traiter l’hyperhidrose ?
A.O. : Il existe plusieurs types de traitement, et en particulier pour l’hyperhidrose localisée. Le traitement est à adapter au cas par cas. L’on peut utiliser les Anti transpirants de contact: à base de sels d’aluminium, sans sel d’aluminium, l’Ionophorèse, les injections de toxines botuliniques. Et aussi des traitements chirurgicaux de l’hyperhidrose idiopathique : sympathectomie endoscopique trans-thoracique (SET).

S. : Quels sont vos conseils ?
A.O. : Adopter une hygiène quotidienne, prendre le temps de sécher correctement le corps après la douche surtout les plis. Il faut boire suffisamment d’eau pour compenser la transpiration excessive afin d’éviter de se déshydrater. Il faut choisir des vêtements adaptés, pour ceux qui transpirent des mains, il faut avoir des pochettes sur soi pour sécher les mains. Pour ceux qui transpirent des pieds, il faut changer les chaussettes quotidiennement, il faut porter des chaussettes en coton, cela permet d’aspirer l’eau, il faut sécher les chaussures avant de les reporter.

 Entretien réalisée par Wamini Micheline OUEDRAOGO

Thème central /es relations interpersonnelles: les relations entre coépouses

Au nom d’Allah, Clément et Miséricordieux.

Louanges à Allah, qui a enseigné à l’homme ce qu’il ne savait pas. Gloire et pureté à Allah, nous n’avons de science que qu’Il nous a permis d’en avoir. En vérité, seul Allah cerne toute chose par Sa science, Il est le Sage. Que Sa paix et Ses bénédictions soient en abondance sur le Messager de miséricorde, envoyé à l’univers comme tel et sur l’ensemble des croyants de tous les temps.

L’une des formes du mariage en Islam est la polygamie. Allah autorise le musulman à contracter le mariage avec un maximum de quatre femmes à la condition qu’il observe la justice entre elles car Allah, Lui-même, est juste, aime la justice et nous enjoint à la justice :
« Et si vous craignez de n’être pas justes envers les orphelins … Epousez deux, trois ou quatre parmi les femmes qui vous plaisent, mais si vous craignez de n’être pas justes avec celles-ci, alors une seule (…) Cela afin de ne pas faire d’injustice » (S04 V03).
La polygamie, au-delà de mettre un homme en relation avec plusieurs épouses, crée un lien entre ces dernières. Elles deviennent des coépouses avec, entre elles, des droits et des devoirs. Même si, avec chaque épouse, le mari forme un ménage, dans certains cas,
la cohabitation entre les coépouses suscite beaucoup d’interrogations.

Les coépouses sont dans l’obligation de tenir compte les unes des autres dans tous les aspects de leurs vies communes. C’est dans ce sens que, dans nos contrées et pour beaucoup de foyers polygames, le mari partage son temps en fonction du nombre de ses épouses. De commun accord, ils peuvent décider qu’il séjournera dans la maison de chaque épouse deux ou trois nuits dans la semaine. Et il fera le tour de chaque maison avant de revenir à la première.

Les situations dans lesquelles, ils habitent tous dans la même concession, la cuisine est confiée à celle qui reçoit le mari dans sa maison et ce, durant tout son séjour avant qu’elle ne passe la main à la coépouse suivante. Cette situation de partage met, dans d’autres cas, les coépouses dans une dynamique de concurrence entre elles afin de s’attirer l’attention et les faveurs du mari ; chacune faisant de son mieux pour lui réserver un meilleur séjour lors de son passage chez elle. Il y en a, pour ce jeu de séduction, qui jouent franc jeu. Elles mettent, pour cela, en exergue leurs savoir et savoir-faire dans l’entretien de leur ménage, dans la prise en charge de leur mari et de leurs enfants.

Elles s’entretiennent et prennent bien soin d’elles-mêmes pour le bonheur de leur petite famille. Elles excellent dans la cuisine par les mets délicieux qu’elles préparent. Bref, elles sont bien formées pour de telles circonstances. D’autres, par contre, sont moins bien formées et préparées pour de telles situations. Comparativement à leurs coépouses, elles se délaissent, ne s’entretiennent pas comme il se doit, laissent leurs enfants toujours dans une certaine situation peu désirable, ne font pas preuve d’initiatives pour améliorer la situation quel que soit ce que donne le mari.

D’autres femmes encore, parce qu’elles ont les moyens, en plus de ce que donne le mari, injectent beaucoup d’argent dans le fonctionnement de la famille ou viennent même en aide financièrement et matériellement au mari en cas de difficulté. Elles marquent une plus grande différence par les précieux cadeaux à leurs enfants, par les établissements qu’ils fréquentent …

Cette situation peut susciter une jalousie entre coépouses indépendamment des agissements du mari. Cette jalousie peut être cause de tensions permanentes entre épouses dans la concession. Certaines vont jusqu’à se crier les unes sur les autres, se porter les mains, se détester et détester les innocents enfants en créant entre ces derniers une animosité. Le pire des cas est que d’autres coépouses vendent leur foi à vil prix par la pratique de la sorcellerie, qui est un acte de mécréance, contre leurs coépouses et leurs enfants. Toutes ces situations, nous les rencontrons dans la vie pratique de tous les jours alors que l’Islam recommande une vie harmonieuse et paisible au sein des familles « Et fais de nos familles des modèles pour les croyants ».

Il est du devoir des coépouses de savoir qu’elles sont des sœurs en humanité et des sœurs dans la foi aspirant toutes à entrer au Paradis d’Allah. Elles doivent se comporter entre elles en tant que telles. Elles ont l’obligation d’aimer pour les autres ce qu’elles aiment pour elles afin d’être digne de la foi et de la miséricorde d’Allah car le Prophète nous : « Aucun de vous ne sera croyant jusqu’à ce qu’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui même ». Cheikh Otheimine ajoute ceci : « Si tu n’aimes pas pour ton frère ce que tu aimes pour toi, alors, certes, ceci fait partie des grands péchés car le Prophète a nié la foi concernant celui qui n’aime pas pour son frère ce qu’il aime pour lui-même ».

Sur ce point, il faut saluer l’attitude de beaucoup de coépouses qui ont pu aller au-delà du partage et vivent en parfaite harmonie. Elles sont comme de véritables sœurs de sang, toujours ensemble à l’intérieur comme à l’extérieur, portant les mêmes types de vêtements, s’occupant des enfants sans discrimination par rapport à la mère, heureuses les unes pour le bonheur des autres. Elles se donnent mutuellement de bons et sincères conseils, s’attristant pour le malheur de l’une d’elles, priant les unes pour les autres, se faisant d’énormes cadeaux, … Ceci est, également, une réalité dans nos contrées. Beaucoup ont réussi la vie commune dans les familles polygames.

En outre, pour le musulman en général et pour les coépouses en particulier, il n’est nul besoin d’exprimer de la jalousie par rapport aux bienfaits d’Allah sur les autres. « La grâce d’Allah est immense et Il la donne à qui Il veut ». Il suffit de se mettre dans de bonnes postures et d’en faire la demande surtout en cette période d’abondance (Ramadan) car Allah répond à l’appel de celui qui L’appelle quand il L’appelle. Aussi, en plus d’être une manière de remise en cause de l’ordre divin, « la jalousie consume les bonnes actions comme le feu consume le bois », aux dires du Prophète.

Egalement, la quête de l’amour d’une personne chère, fusse le mari, ne doit conduire à ignorer et à franchir les limites d’Allah. Les pratiques sataniques, la sorcellerie sont des actes de mécréance qui ne donneront jamais satisfaction et éloignent du Seigneur. Personne ne doit oublier qu’il y a des comptes à rendre demain : « La mort que vous fuyez va, certes, vous rencontrer. Ensuite, vous serez ramenés à Celui qui connaît parfaitement le monde Invisible et le monde visible et qui vous informera alors de ce que vous faisiez » (S62 V08).

Le Prophète nous fait savoir que « quiconque se rend auprès d’un devin et croit à ses prédictions ne croit plus à ce qui a été révélé à Muhammad ». Dans une autre version, il dira : « quiconque se rend auprès d’un devin et l’interroge sur quoi que ce soit, ses prières ne seront pas exaucées pendant 40 nuits ». Enfin, la coépouse que l’on ne choisit pas apparait comme une épreuve, un test de notre foi. Par elle, l’élévation et la proximité avec Allah en cas de réussite de la vie commune. Ou par elle, l’échec, l’éloignement, la malédiction. A chacune de choisir.

Seigneur Allah, montre-nous la vérité, fais-nous aimer la vérité et fais-nous suivre la vérité car Tu es la Vérité.
Seigneur Allah, donne-nous la clairvoyance de mettre la quête de Ton amour au-dessus de tout autre.

NB : La foi musulmane est une foi active qui impose un devoir de présence.

Dr Inoussa COMPAORE
Imam à l’AEEMB et au CERFI

Lutte contre les maladies sexuellement transmissibles : le Centre-Ouest, une niche pour le VIH/SIDA

Le Centre-Ouest est la quatrième région qui enregistre un taux élevé de séroprévalence au VIH/SIDA avec 0,8% après le Centre, les Hauts-Bassins et le Sud-Ouest, selon les chiffres de 2023. La « maladie du siècle » continue de s’y développer, à l’abri du matraquage médiatique. La proximité de son chef-lieu, Koudougou, avec la capitale Ouagadougou et les nombreux événements culturels et autres ateliers et séminaires qu’il accueille, les pratiques culturelles (lévirat …), l’orpaillage, la précarité et bien d’autres sont des conditions propices au développement du SIDA.

Mercredi 10 octobre 2023, il est 9h. Nous sommes à Réo au siège de l’Association pour la promotion de la jeunesse du Sanguié (APROJES). En face de nous, deux femmes porteuses du virus. Rien ne laisse deviner en elles, le mal dont elles souffrent.
« Cela fait 30 ans que je vis avec le SIDA », révèle l’une d’elles. Au début, dit-elle, c’était difficile, car, il n’y avait pas de traitement, notamment les Antirétroviraux (ARV). Aussi, elle a dû faire face à la stigmatisation de sa communauté. Aujourd’hui, la cinquantenaire est sous traitement ARV. Elle s’est remariée à un séropositif et consacre sa vie aux actions communautaires. La seconde, également séropositive, assiste la première dans les activités de sensibilisation sur le VIH/SIDA. Comme ces deux femmes, elles sont nombreuses les Personnes vivant avec le VIH/SIDA (PV/VIH) dans la région du Centre-Ouest.

En effet, selon les statistiques de la direction régionale du Secrétariat permanent du Conseil national de lutte contre le SIDA et les maladies sexuellement transmissibles (SP/CNLS-IST) du Centre-Ouest, la région compte plus de 8 000 PV/VIH, soit un taux de prévalence de 0,8 % contre 0,6% sur le plan national en 2022. Ce chiffre a connu une légère baisse lors du dernier bilan du Plan régional multisectoriel (PRM) de lutte contre le VIH, le SIDA et les IST de 2023 t à Koudougou, le 21 février 2024. Il passe ainsi à 5 416 PV/VIH réparties entre les neuf files actives que compte la région.

Selon le chef d’antenne du SP/CNLS-IST du Centre-Ouest, Moussa Kaboré, ce chiffre peu reluisant classe la région au rang de 4e après le Centre, les Hauts-Bassins et le Sud-Ouest. Cela est d’autant plus inquiétant, soutient-il, que de nouveaux enrôlés sont régulièrement enregistrés au cours des activités de campagne de dépistage. Ce chiffre, poursuit-il, reste encore plus élevé au sein des populations clefs avec un taux de 7,1%. Il s’agit notamment des prisonniers, des travailleuses du sexe, des personnes déplacées internes, des personnes handicapées, des consommateurs de drogue, etc. «Quand on suit l’évolution du nombre de personnes enrôlées, on se dit qu’il y a un danger et il faut que quelque chose soit fait », insiste-t-il.

Koudougou, ville-carrefour

Pour le chef d’antenne régionale du Centre-Ouest du SP/CNLS-IST, Moussa Kaboré, la situation sérologique de la région reste préoccupante.

Ainsi, les nouvelles infections en milieu de soins s’établissent à 517 personnes et en milieu communautaire, à 120 personnes en 2023, selon les dernières statistiques du SP/CNLS-IST du Centre-Ouest établies.
En raison de sa proximité (environ 100 km) avec la capitale Ouagadougou, la ville de Koudougou est constamment ralliée par des fonctionnaires et autres ONG pour les différents ateliers et séminaires. « Pour trouver une chambre dans les auberges ici, il faut s’y prendre tôt », révèle un client d’une auberge au quartier Burkina qui a requis l’anonymat.

Le manque de logements est plus criant pendant le dernier trimestre de l’année, ajoute-t-il. Un autre client, Salam Ouédraogo, relate sa mésaventure pendant une de ses missions à Koudougou. «Nous sommes arrivés à Koudougou autour de 19h. Nous avons parcouru pratiquement toutes les auberges de la ville, sans trouver de chambre. C’est finalement autour de 21 h que nous avons eu un logement dans une villa de trois pièces, à 5 000 F CFA, la nuitée par chambre », révèle M. Ouédraogo.

Cette floraison de l’hôtellerie accompagnée par le développement de la prostitution inquiète Moussa Kaboré. « Koudougou est un carrefour avec un complexe hôtelier florissant. Donc, c’est un milieu de jeunes qui viennent travailler ici et qui veulent aussi prendre du plaisir », rappelle-t-il. Pour lui, il n’est pas rare de voir dans des hôtels des photos de filles qui proposent leurs services aux différents clients. Koudougou est également un carrefour à destination de plusieurs villes et pays frontaliers.

« De là, on peut rejoindre rapidement les frontières à moins de 150, 200 km, tout au plus », renseigne le chargé de suivi de l’Association active plus (ACTI +), Opio Bayili. Selon M. Bayili, cette proximité avec les différentes frontières fait que la ville accueille de nombreux transporteurs en transit. « Nos actions actuelles et futures sont orientées vers la cible, car, on enregistre beaucoup de contaminations au sein des transporteurs », ajoute M. Kaboré.

La région du Centre-Ouest abrite également de nombreuses manifestations culturelles. On dénombre plus d’une dizaine de festivals pour la seule ville de Koudougou. En effet, la situation géographique de la région a favorisé la naissance de grandes manifestations socio-culturelles à l’image des Nuits atypiques de Koudougou (NAK), du 21 de Réo (lorsque le jour du marché coïncide avec un dimanche), de la fête de l’igname à Léo. A cela, il faut ajouter la forte concentration des grandes écoles, l’université de Koudougou qui drainent du monde venu d’horizons divers avec des mœurs différentes.

« Tous ces évènements sont des moments de rencontres de jeunes et adultes pouvant

L’étudiant en fin de cycle en mathématiques, Coulibaly Yacouba, natif de Banfora, accuse
les conditions de vie difficiles.

engendrer des escapades sexuelles à risques », révèle le chef d’antenne du SP/CNLS-IST du Centre-Ouest, Moussa Kaboré. L’étudiante en 1re année de Mathématiques-physique-chimie-informatique (MPCI), Zénabo Ouédraogo, abonde dans le même sens. Pour elle, la plupart des étudiants inscrits à l’université à Koudougou sont venus d’ailleurs.

« Lorsqu’il n’y a personne pour dire ne fait pas ceci ou cela, certains se croient libres et veulent expérimenter tout ce qu’ils ne faisaient pas avant. Du coup, ils tombent dans le vagabondage sexuel et ne font plus attention à rien », déplore-t-elle.L’étudiant en fin de cycle en mathématiques, Yacouba Coulibaly, natif de Banfora, accuse les conditions de vie difficiles.

« A cause du manque de moyens financiers, certains trouvent qu’enlever 200 F CFA pour acheter un préservatif, c’est du gâchis. Donc, ils préfèrent passer directement à l’acte », déplore-t-il. Pour lui, l’absence de petits boulots pour les étudiantes surtout peut conduire certaines d’entre elles à la prostitution.

L’or et le sexe

Le chargé de suivi de ACTI +, Opio Bayili, ne dit pas le contraire, estimant que la « précarité économique » de la ville de Koudougou jette beaucoup de filles dans la prostitution. « Il faut reconnaître que c’est une ville économiquement morte. Il n’y avait qu’une seule unité industrielle, Faso Fani qui, malheureusement, est fermée », dénonce-t-il. Selon lui, la fermeture de cette unité de production industrielle à créer le désarroi auprès des parents d’élèves qui n’arrivaient plus à inscrire leurs enfants dans les écoles. D’où la naissance des ‘’cours du soir’’ pour accueillir les élèves déscolarisés. Pour lui, l’absence de perspectives économiques des parents à entrainer beaucoup de filles dans la prostitution.

« A partir de là, Koudougou est devenue une ville où tout se vend, s’achète et le sexe n’y échappe pas », ajoute-t-il. Pour lui, cette situation s’est davantage aggravée avec l’arrivée massive des personnes déplacées internes. Pour le chef d’antenne du SP/CNLS-IST, Moussa Kaboré, la pauvreté a aussi poussé beaucoup de jeunes dans l’orpaillage, avec le boom de l’or. « Or, la pratique de l’orpaillage est liée au sexe. Il y a une conception véhiculée dans le milieu qui veut que quand vous sortez du trou et que vous avez des rapports sexuels sans protection avec une fille, cela vous donne plus de chance d’avoir de l’or. Cela, en
faisant fi des maladies sexuellement transmissibles comme le SIDA », précise M. Kaboré.

Les plans « Bizi »

Selon la coordinatrice de l’AVO du Centre-Ouest, Ester Yaméogo, l’absence de perspectives économiques pour les femmes peut être l’une des causes de la situation sérologique de la région.

La conséquence de cette conception est que les sites d’orpaillage sont devenus des lieux de débauche et de propagation de la maladie, avec des filles de joie qui viennent de partout pour se faire de l’argent. « Les orpailleurs dépensent sans compter dans le sexe pour se donner le maximum de chance d’avoir l’or », confie-t-il. A cela, Moussa Kaboré ajoute la dépravation des mœurs. En effet, soutient-il, le relâchement des mœurs fait que le sexe est devenu accessible de telle sorte que les jeunes veulent s’essayer.

M. Bayili accuse l’éducation des enfants. Il regrette que le sexe soit devenu tellement banal à Koudougou du fait que les parents ont démissionné de leur rôle d’éducateur. « Aujourd’hui, les parents ont démissionné de l’éducation des enfants où tout simplement l’ont confiée à l’école. Ce qui n’est pas évident », s’insurge-t-il.

De l’avis de M. Kaboré, ce relâchement des mœurs s’est accéléré avec les pratiques de nouvelles relations sexuelles, encouragées par Internet. « La prostitution a pris également une nouvelle forme avec les Technologies de l’information et de la communication (TIC)», indique-t-il. Il cite les plans « Bizi » qui consistent pour les filles à proposer leurs services en ligne ou encore les partouzes, où des filles louent des chambres d’hôtels « pour proposer le sexe », le temps de rentabiliser leurs « investissements ».

Ces pratiques, fait-il savoir, « se moquent bien des moyens de protection, notamment les préservatifs ». Il faut aussi ajouter les pratiques sexuelles intergénérationnelles qui se développent de plus en plus dans la région. Il y a aussi la prolifération des maquis avec les serveuses, classées parmi « les travailleuses du sexe ». « Il y a des débits de boissons ici à Koudougou qui comptent plus de serveuses que de clients », ironise M. Bayili.

A ce « cocktail », Moussa Kaboré greffe la consommation des stupéfiants également répandue dans le milieu juvénile. «Aujourd’hui, l’alcool et la drogue sont répandus dans le

Pour le coordonnateur de l’AFW de Koudougou, Stéphane Kaboré, il faut un changement de mentalité par rapport au VIH/SIDA dans la région.

milieu des jeunes. Et quand on utilise la drogue ou l’alcool à un certain niveau, on est obligé de pratiquer des rapports sexuels non contrôlés. Conséquences, soit ce sont des grossesses non désirées, soit ce sont les maladies », mentionne le chef d’antenne régionale du SP/CNLS-IST.

Lévirat-stigmatisation-religion

Les pesanteurs socio-culturelles sont toujours vivaces dans la région du Centre-Ouest, selon les acteurs qui font savoir que le premier réflexe de bon nombre de malades n’est pas d’aller vers un centre de santé pour se faire consulter. « Ces malades ont tendance à privilégier d’autres voies comme le recours aux féticheurs et aux charlatans. Beaucoup de nos parents qui revenaient malades de l’étranger pensaient qu’on leur a jeté un sort. Donc, ils privilégient d’autres solutions au détriment des centres de santé », déplore le coordonnateur de l’Association pour la promotion de la jeunesse du Sanguié (APROJES), Ousmane Bationo.

Pour lui, cela peut expliquer en partie la situation sérologique de la région. Il ajoute que le phénomène du lévirat est aussi un facteur dans la persistance du VIH/SIDA. « Nous avons une forte communauté en Côte d’Ivoire. Lorsque certains décèdent, leurs femmes de retour au pays se remariaient avec un membre de la famille sans faire d’ examens médicaux pour s’assurer de son état de santé », relève M. Bationo. Ce comportement, renchérit-il, est à l’origine à la propagation du VIH/SIDA au sein de la communauté.

Le chargé du programme transmission mère-enfant du VIH/SIDA à l’Association fraternité Wendbenedo (AFW), Louis Bago, pointe également du doigt la stigmatisation, le rejet et le bannissement par la société des personnes vivant avec le VIH. A son avis, cela fait que certains malades sous ARV se découragent et abandonnent les traitements.
« Cela constitue un danger pour lui, pour sa communauté et ne permet pas
également l’élimination rapide de la transmission mère-enfant », se désole M. Bago. Selon lui, le facteur religieux contribue également dans ce désistement. « La religion est beaucoup ancrée à Koudougou. Il y en a qui disent qu’avec la prière on peut guérir du VIH », poursuit-il.

« Le SIDA se nourrit de l’ignorance »

Le chargé du programme transmission mère-enfant du VIH/SIDA à l’AFW, Louis Bago, regrette le fait qu’il y a toujours des gens qui disent qu’avec la prière, on peut guérir du SIDA.

La médecine a beaucoup évolué dans le traitement du SIDA, rassure le major du Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) de la maison d’arrêt et de correction de Koudougou et responsable de l’Association de lutte contre le VIH (ADAPMI), Adama Congo. Il confie que le test du VIH/SIDA est aujourd’hui disponible partout et de même que les ARV. « Le VIH/SIDA se nourrit toujours de l’ignorance. Sinon on a atteint un niveau où personne ne devrait encore transmettre ou mourir de la maladie », insiste le chef d’antenne régionale du SP/CNLS-IST.

L’abandon du matraquage médiatique autour du VIH/SIDA contribue aussi à nourrir cette ignorance, croit savoir M. Bayili. Il y a aussi cette représentation sociale du préservatif au sujet duquel des personnes continuent de véhiculer des fausses informations, foi de M. Kaboré. « Ils disent que le virus du VIH/SIDA a été inoculé dans les préservatifs », regrette le chef d’antenne du SP/CNLS-IST du Centre-Ouest. A cela, il faut ajouter la faible connaissance de l’utilisation des préservatifs.

«Il y a également des gens qui n’ont pas cette compétence de vie courante. C’est-à-dire la capacité de dire oui ou non lorsque son partenaire ne veut pas utiliser les préservatifs », poursuit le SP/CNLS-IST. Pour lui, le manque d’informations justes peut constituer un frein à l’éradication de la pandémie, car, « avec l’évolution de la science dans le traitement du VIH/SIDA, une PV/VIH qui suit correctement son traitement développe au bout de six mois une charge virale indétectable. En d’autres termes, elle ne peut plus transmettre le virus à une autre personne ». Il appelle donc à la poursuite de la lutte, au risque de plomber les efforts déjà consentis et de voir le VIH/SIDA reprendre du terrain.

Désiré NIKIEMA


Des initiatives locales pour contrer la pandémie

Face à la situation sérologique de la région du Centre-ouest, des acteurs au niveau local se sont constitués en associations pour lutter contre le VIH/SIDA. Parmi elles, figurent l’association des personnes vivant avec le VIH/SIDA de Réo dénommée « Yija ». Pour aider à la sensibilisation, à la conscientisation, deux personnes ont mis en place l’association « Yija ». La première est coordonnatrice et la deuxième, animatrice. Les jeunes ne sont pas en reste dans la lutte contre le VIH/SIDA à Réo.

De l’avis du coordonnateur de l’APROJES, Ousmane Bationo, une jeunesse en bonne santé est un gage pour un bon développement humain durable. Pour atteindre sa cible, l’association exploite les avantages des nouvelles technologies. L’association ACTI + a été aussi créée en 2022 pour faire face aux difficultés d’approvisionnement en médicaments à Koudougou et celles liées à la prise en charge des maladies opportunistes dans les années 2000. Selon son chargé de suivi, Opio Bayili, les premiers fondateurs de l’association sont des personnes vivant avec le VIH/SIDA. L’AVO de la région du Centre-Ouest mise sur les Activités génératrices de revenus (AGR) pour accompagner les veuves dans leur autonomisation. La présidente de l’AVO est Ester Yaméogo.

L’AFW de Koudougou a été créée en 2006 par une infirmière. Elle mène des actions de sensibilisation pour un changement de mentalité vis-à-vis du VIH/SIDA. Le coordonnateur de AFW est Stéphane Kaboré. L’association « Songnam » du chef coutumier de Isouka de Koudougou a décidé d’agir depuis la base pour un changement de comportement. Elle a orienté ses actions en direction des chefs coutumiers et traditionnels et compte en son sein plus de 400 chefs traditionnels. Pour la plupart de ces associations, c’est surtout le désir d’être utiles à leur communauté qui les anime.

Selon le chef d’antenne régionale du SP/CNLS-IST du Centre-Ouest, Moussa Kaboré, l’on dénombre plus d’une centaine d’associations actives dans le domaine de la lutte contre le VIH/SIDA dans la région. A l’entendre, cet engagement communautaire a permis d’infléchir la courbe au niveau de la région. Cependant, le manque de financement des différentes structures peut plomber les efforts et provoquer un regain de la pandémie, regrette-t-il. Le principal bailleur de fonds reste l’Etat à travers le SP/CNLS-IST, confie-t-il. Mais, les subventions se réduisent car les priorités de l’Etat ces dernières années sont plus orientées vers la crise sécuritaire et humanitaire, regrettent les associations de lutte contre le VIH/SIDA.

D.N.