La majorité de parasomnies : le manque de sommeil est la 1re cause

Les troubles du sommeil ont parfois une composante génétique

Les parasomnies désignent une catégorie spécifique des troubles du sommeil. Elles sont caractérisées par un ensemble d’événements comportementaux ou psychiques anormaux et indésirables survenant pendant le sommeil ou à la lisière entre l’éveil et le sommeil. Dans la majorité des cas, les personnes sujettes aux parasomnies ne sont pas conscientes de leurs actes.

La parasomnie désigne des troubles du sommeil. Plus précisément, elle se réfère à des comportements moteurs anormaux dont la personne ne conserve aucun souvenir à son réveil. Selon la phase du sommeil qui est affectée, cela se manifeste notamment par du somnambulisme, des terreurs nocturnes, des cauchemars ou un éveil confusionnel. Les parasomnies peuvent être liées au stress, à la fièvre, ou à l’alcool. Il existe divers types de parasomnies, dont certains sont plus fréquents pendant l’enfance et d’autres plus fréquents à l’âge adulte.

La parasomnie du sommeil profond : Elle est la phase au cours de laquelle il est difficile de se réveiller. Un temps pendant lequel le corps se régénère. On distingue essentiellement trois formes de parasomnie du sommeil profond :
Les terreurs nocturnes : il s’agit d’angoisses paroxystiques qui suscitent des cris et des larmes au cours du sommeil. On les observe surtout chez les enfants.

Le somnambulisme : il s’agit de déplacements effectués pendant la phase de sommeil lent profond, sans en avoir conscience. Cela se produit souvent 1 à 3 heures après l’endormissement. Ce phénomène affecte essentiellement les enfants et davantage les garçons que les filles. Il existe une forme particulière de troubles alimentaires du sommeil : le somnambulisme alimentaire. Il se produit généralement quand la personne a une alimentation caloriquement pauvre.

Les éveils confusionnels : ils se réfèrent à des comportements inappropriés ou à une confusion lors du passage du sommeil lent profond au réveil. Ils sont observés surtout chez les enfants.

La parasomnie du sommeil paradoxal (cauchemars, paralysie du sommeil, TSCP). Le sommeil paradoxal correspond à la phase du sommeil au cours de laquelle l’activité du cerveau est proche de celle observée en phase d’éveil. On distingue trois formes de parasomnies du sommeil paradoxal principalement :

Les cauchemars : il s’agit de rêves qui occasionnent souvent un sentiment de peur ou de terreur à la personne. Ils surviennent en phase de sommeil paradoxal. Les paralysies du sommeil : ce phénomène se traduit par la conscience d’être éveillé, associé à l’incapacité de bouger son corps et de parler. Cela dure de quelques secondes à quelques minutes et peut être particulièrement anxiogène.

Les conséquences

Les Troubles du comportement en sommeil paradoxal (TCSP) : ils se traduisent par des gestes brusques (coups de pied, de poing) et parfois par des verbalisations. On les rencontre surtout chez les personnes âgées atteintes de troubles neurodégénératifs.
Les troubles du sommeil ont parfois une composante génétique, à l’instar de l’énurésie, mais ils sont le plus souvent favorisés par des éléments extérieurs qui perturbent l’intensité, la durée et l’articulation des phases du sommeil. Les formes chroniques du trouble comportemental en sommeil paradoxal peuvent être révélatrices d’une pathologie neurodégénérative à l’image de la maladie de Parkinson.

Les parasomnies peuvent avoir des conséquences sur la perturbation du sommeil du patient et celui de ses proches. Le patient peut être dans un état de fatigue, de somnolence, de honte et d’anxiété.
Les parasomnies deviennent problématiques quand elles sont récurrentes ou qu’elles se poursuivent à l’âge adulte. Elles peuvent alors avoir un retentissement psychosocial sérieux et perturber la vie sociale.

La majorité des parasomnies résultent d’un manque de sommeil. Il s’agit donc dans un premier temps de ne pas se priver de sommeil, voire de s’octroyer des siestes.
Pour limiter la fréquence des paralysies du sommeil, avec ou sans hallucinations, il est recommandé de dormir sur le ventre ou sur le côté plutôt que sur le dos. Lors de l’événement, essayer de bouger les yeux sous les paupières ou les orteils, seules parties du corps non soumises à l’atonie musculaire du sommeil paradoxal.
Pour les cas de somnambulisme, il est conseillé d’allumer une petite veilleuse ; bien fermer les volets et la porte de la chambre ; se rafraîchir après le sport intense ; et ne pas dormir en hauteur (lit superposé).

Pour le trouble du comportement en sommeil paradoxal : éviter de placer des objets cassants à proximité du lit ; placer un traversin au milieu du lit, ou bien dormir séparément.

Abdoulaye BALBONE

Source : https://www.passeportsante.net/fr
Légende : crédit photo : internet

 

 

 

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