
Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié et le ministre délégué chargé des Ressources animales et halieutiques, Amadou Dicko, ont lancé les campagnes de déparasitage, de vaccination, d’insémination artificielle et de digitalisation de l’identification des animaux, samedi 19 septembre 2026, à Kombissiri, dans la région du Nazinon.
Le feu vert a été donné par le ministère de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques pour le démarrage de la campagne nationale de déparasitage, de vaccination, d’insémination artificielle et de digitalisation de l’identification des animaux. En effet, le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, et le ministre délégué chargé des Ressources animales et halieutiques, Amadou Dicko, ont lancé ces campagnes, samedi 19 septembre 2026, à Kombissiri, dans la région du Nazinon.
D’un coût de plus de 2 milliards F CFA, ces campagnes devraient profiter à plus de 18 millions de volailles, 5 millions de bovins et plus de 5 millions de petits ruminants. Pour ce qui concerne l’insémination artificielle, 100 000 bovins et 15 000 truies sont concernés, selon le ministre délégué chargé des Ressources animales et halieutiques. Il a ajouté que les campagnes de vaccination qui sont menées depuis trois ans couvrent plusieurs maladies animales (une dizaine), contrairement aux campagnes précédentes qui prenaient en compte quatre pathologies. « Ces vaccinations sont fortement subventionnées depuis 2023. Les subventions vont de 80% à des vaccinations totalement gratuites », a-t-il indiqué. Amadou Dicko a également souligné que l’objectif de ces vaccinations est d’améliorer la santé animale.
Une unité de fabrication de vaccins en vue

Dans cette dynamique, il a assuré que le Burkina Faso va ériger très prochainement une unité de fabrication de vaccins destinés aux animaux. « Nous avons également mis en place la Centrale d’achat des médicaments vétérinaires (CAMVET) qui permet actuellement de fournir aux éleveurs les médicaments à des prix subventionnés », a-t-il confié. Amadou Dicko a affirmé que pour l’insémination artificielle, l’année 2026 marque le lancement d’une campagne d’envergure. « Nous allons inséminer plus de 100 000 bovins, et également inséminer plus de 15 000 truies afin d’augmenter la productivité de notre cheptel », a-t-il fait comprendre. Sur le plan de la digitalisation de l’identification du cheptel, il a soutenu que 300 000 bovins vont être identifiés.
« Avec des outils électroniques nous allons pouvoir reconnaître tous les animaux volés et troupeaux perdus, afin de limiter les questions liées au vol de bétail », a-t-il rassuré. Un dispositif électronique, à cet effet, va être implanté dans la panse de l’animal dans le but de permettre, à l’aide d’un lecteur électronique, de l’identifier et d’accéder aux informations relatives à son propriétaire, a précisé le ministre chargé des Ressources animales.
Le Président de la délégation spéciale (PDS) de la commune de Kombissiri, Boukary Porgo, a salué le choix de son ressort territorial pour le lancement des différentes campagnes. A son avis, cela témoigne de l’importance accordée à l’élevage, en particulier, à Kombissiri et au Burkina Faso, en général.
« Le dépistage garantit la santé des animaux, la vaccination prévient les maladies et l’insémination artificielle contribue à l’amélioration génétique du cheptel »,
a-t-il expliqué. Boukary Porgo a invité les éleveurs burkinabè à faire vacciner leurs animaux et à redoubler d’effort pour faire de la région du Nazinon, un pôle de développement de l’élevage et de l’agriculture.
Quant au directeur général des services vétérinaires, le capitaine vétérinaire Aboubacar Nacro, il a rappelé que l’Etat a intensifié les campagnes de dépistage, de vaccination et d’insémination artificielle depuis 2018. « Le succès de l’élevage ne dépend pas uniquement des efforts de l’Etat mais de l’engagement de tous les acteurs », a-t-il conclu.
Boukary BONKOUNGOU





