Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a officiellement lancé l’empoissonnement du nouveau barrage de Pô-Kapro, dans la région du Nazinon, vendredi 18 septembre 2026.
Deux mois après la mise en eau du barrage de Pô-Kapro dans la province du Nahouri dans le Nazinon, l’heure est à sa valorisation. En effet, le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a officiellement lancé l’empoissonnement du cours d’eau, vendredi 18 septembre 2026. « Aujourd’hui, c’est la concrétisation de cet engagement du chef de l’Etat qui se matérialise par l’empoissonnement de 20 cages flottantes de 75 m³ chacune, auxquelles vont s’ajouter dix autres cages flottantes plus grandes de 200 m³ chacune », s’est-il réjoui.
Pour lui, la particularité de cet empoissonnement réside dans l’apport à ces cages d’une nouvelle variété de poisson dénommée « pangasius » récemment introduite au Burkina Faso. « Il s’agissait d’introduire, aux côtés des tilapias, une espèce à croissance beaucoup plus rapide et à coût plus réduit pour permettre à toutes les couches de la population d’avoir accès aux poissons. C’est donc un sentiment de satisfaction et de devoir rempli qui nous anime », a confié le commandant Sombié.
S’engager avec dévouement et rigueur
Il a exhorté les acteurs, intéressés par l’exploitation piscicole dans les cages flottantes dans la commune de Pô à être dévoués et rigoureux. « Il ne s’agit pas d’empoissonner les cages et les laisser à elles-mêmes mais d’en prendre soin, de nourrir convenablement les poissons et de s’organiser pour assurer la sécurité de l’ensemble des investissements réalisés au niveau du barrage. Nous espérons revenir dans quatre ou cinq mois pour non seulement la récolte de pangasius, mais aussi de tilapias », a-t-il déclaré.
Pour cette première opération d’empoissonnement, 3 000 alevins de pangasius ont été introduits dans les cages flottantes, en plus de 180 000 alevins de tilapia. 10 tonnes d’aliments pour poissons ont été mises également à la disposition des promoteurs. Le barrage de Pô-Kapro, d’une longueur de 620 m, avec une capacité de plus d’1 million de m³, a été financé par l’Etat sur fonds propres et réalisé par l’Office national des barrages et des aménagements hydroagricoles (ONBAH).
Par la suite, le commandant Sombié a mis le cap sur la commune de Tiébélé, pour toucher du doigt les réalités de la nouvelle agence de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA). Il a découvert que la structure est bâtie sur une superficie de 3 000 m² et possède six forages plus un réservoir de 300 m³. Les techniciens ont expliqué que le besoin en eau potable est estimé à 1 000 m³ pour une production de 990 m³ par jour. Le ministre d’Etat chargé de l’Eau a apprécié les efforts réalisés pour l’accès à l’eau potable à Tiébélé. Cependant, il a déploré le déficit criant dans la ville de Pô malgré l’existence de cinq forages. Comme solution, les ingénieurs ont proposé de diversifier les forages à Pô au lieu du raccordement de la localité avec Tiébélé, qui occasionnerait des dépenses « faramineuses ».
Le commandant Sombié a également mis à profit sa présence dans le Nazinon, précisément dans le village de Tiakané pour visiter le champ du producteur modèle de maïs Abdou Razac Bouliou. Ce dernier a emblavé les variétés « Massongo » et « Bondofa », respectivement sur 5 ha et 10 ha. Neuf personnes travaillent dans le champ dont la production attendue est de 52,5 tonnes par ha. Le ministre d’Etat chargé de l’Agriculture a traduit sa satisfaction au producteur exemplaire de Tiakané. Il a instruit les techniciens d’agriculture de la localité à prendre soin d’un champ d’école de Vigna unguiculata (niébé), afin de garantir une bonne appropriation des connaissances par les apprenants.
Boukary BONKOUNGOU






