
Le réseau panafricain Women in Law and développement in Africa (WiLDAF)-Afrique de l’Ouest a organisé un atelier de capitalisation des expériences des jeunes dans la filière lait local au Burkina Faso, les 17 et 18 septembre 2026, à Ouagadougou.
Le projet « Promouvoir l’emploi des jeunes femmes et des jeunes hommes dans la filière lait local au Burkina Faso », lancé en juin 2025, dans la région du Kadiogo,
a pris fin. Il a été mis en œuvre, conjointement, par le réseau panafricain Women in Law and dévelop-pement in Africa (WiLDAF)-Afrique de l’Ouest et l’Union des mini-laiteries et producteurs de lait au Burkina Faso (UMPLB). Pour capitaliser les expériences des acteurs dans le cadre de ce projet, WiLDAF a organisé un atelier, les 17 et 18 septembre 2026, à Ouaga-dougou.
Selon les orga-nisateurs, le projet visait à répondre aux défis des jeunes dans la filière lait local et réduire le chômage. Les participants ont passé en revue les principales réalisations du projet, les difficultés rencontrées. Ils ont également identifié et mis en exergue le savoir acquis pour la postérité.
La présidente de WiLDAF Burkina Faso, Maimouna Doussa, a déclaré que le projet « Promouvoir l’emploi des jeunes femmes et des jeunes hommes dans
la filière lait local au Burkina Faso » a été bien mis en œuvre grâce à une synergie d’actions avec les différents partenaires. Elle a salué le renforcement structurant des capacités et l’engagement des bénéficiaires pour la durabilité des acquis du projet. « Je suis fière des résultats engrangés et des impacts sur les acteurs concernés. Quand on parle d’impact, il y a celui immédiat, mais aussi ce qui va rester à la fin du projet, personne ne peut enlever ces acquis aux bénéficiaires », a-t-elle expliqué.
L’auto-emploi des jeunes, l’un des acquis
Le président de l’UMPLB, Adama Ibrahim Diallo, a confié que ce projet a renforcé les capacités des jeunes dans la filière lait local pour qu’ils puissent s’auto-employer en créant leurs entreprises. « Aujourd’hui, je suis satisfait car, on a vu parmi les jeunes formés, ceux qui ont créé leurs unités de transformation et de production de fourrage », a-t-il indiqué. Adama Ibrahim Diallo a ajouté que le volet plaidoyer a été conduit de main de maître par WILDAF-Burkina Faso et les bénéficiaires auprès des représentants de ministères pour faciliter l’accès des jeunes à la terre.
Il a indiqué que des séances de sensibilisation radiophonique ont également été animées par les jeunes pour parler de leurs difficultés et de leurs besoins. La représentante des bénéficiaires, Leila Gaiko, s’est dit désormais mieux outillée pour relever les défis
du secteur agro-alimentaire.
« Nous avons appris à valoriser la matière première locale, garantir des normes de qualité rigoureuse et bâtir des initiatives porteuses d’avenir pour nos communauté »,
a-t-elle assuré. Aussi, Leila Gaiko a annoncé qu’elle va mettre en pratique l’ensemble des connaissances acquises, afin de faire rayonner la filière lait local au Burkina Faso.
Egalement bénéficiaire du projet, Neimatou Fadila Diallo a bénéficié d’équi-pements et d’un lopin de terre.
Elle a exprimé sa fierté d’avoir été formée pour mieux gérer une laiterie. « Ce projet m’a permis d’améliorer mes connaissances et de mieux comprendre les techniques de transformation, de conservation et de commercialisation du fourrage », a témoigné Neimatou Fadila Diallo. Quant au représentant du directeur chargé de la promotion des productions animales, Abdramane Zougmoré, il a salué WiLDAF et ses partenaires et félicité les participants. Selon lui, la capitalisation des expé-riences va servir de tremplin pour mettre en œuvre de nouveaux projets. Abdramane Zougmoré a encouragé les jeunes à créer leurs entreprises, afin de réduire la question du chômage au Burkina Faso.
Mariama Claire MANDOMBA LOMPO
Rasmatou OUEDRAOGO
(Stagiaire)





