Le 7 janvier 2026, le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, a annoncé qu’un coup d’Etat visant à déstabiliser les institutions de la République avait été déjoué, confirmant ainsi les rumeurs qui couraient déjà sur les réseaux sociaux.
Depuis cette annonce, les révélations issues des aveux des acteurs impliqués s’enchaînent, les unes plus glaçantes que les autres. Elles mettent en lumière l’ampleur et la gravité d’un complot impliquant aussi bien des civils que des militaires et des policiers.
Ces faits surviennent dans un contexte particulièrement exigeant pour le Burkina Faso qui mène une lutte acharnée contre le terrorisme, tout en s’engageant résolument sur la voie du développement endogène. Cette double bataille mobilise des ressources immenses et exige une cohésion nationale sans faille.
En effet, chaque avancée enregistrée est le fruit de sacrifices consentis, souvent au prix du sang, par les Forces combattantes et par des populations civiles résilientes, déterminées à rester debout malgré toutes sortes d’adversités.
Dans un tel contexte, toute tentative de briser l’élan collectif relève d’une trahison morale et historique.
Le Burkina Faso n’a pas besoin de manœuvres subversives ni de calculs égoïstes qui affaiblissent le front intérieur. Il a besoin de l’union sacrée de ses filles et de ses fils, d’une mobilisation consciente et responsable autour de la défense de la souveraineté nationale et la construction d’un avenir fondé sur ses propres forces.
L’heure est donc au sursaut patriotique. Les Burkinabè, d’où qu’ils se trouvent, sont appelés à faire preuve de vigilance et de discernement, à refuser toute instrumentalisation par l’impérialisme et ses relais locaux et internationaux. L’histoire récente de notre pays rappelle que les tentatives de domination et d’exploitation prennent souvent les visages
trompeurs de la manipulation, de la corruption et de la division. Y céder, c’est compromettre les efforts collectifs consentis pour sortir durablement de la dépendance.
Aux Forces combattantes, gardiennes de l’intégrité territoriale et des institutions, il revient de rester fidèles à leur serment : défendre la patrie avec honneur, loyauté, discipline et patriotisme. La cohésion au sein des Forces de défense et de sécurité
demeure un pilier essentiel de la résilience et de la résistance nationale. Toute déviance, toute compromission, affaiblit l’édifice commun et sert les desseins de ceux qui souhaitent voir le Burkina Faso sombrer.
Enfin, chaque citoyen a un rôle primordial à jouer. Veiller au grain, dénoncer toute concussion, signaler toute tentative de déstabilisation du pays relève du devoir civique.
La sécurité, la défense nationale et la souveraineté sont l’affaire de tous. Dans l’unité, la vigilance et le patriotisme, le Burkina Faso continuera d’avancer, fidèle à la mémoire de ses martyrs et résolument tourné vers un avenir de dignité et de liberté.
Par Assétou BADOH




