Mortalité maternelle: la SOGOB mobilise les médias contre l’hémorragie du post-partum

Une trentaine de journalistes, communicateurs et influenceurs mobilisés contre l’hémorragie du post-partum.

La Société des gynécologues et obstétriciens du Burkina (SOGOB) a organisé un atelier de formation et de plaidoyer au profit des journalistes, communicateurs et influenceurs les 13 et 14 janvier 2026 à Ziniaré.

La mortalité maternelle demeure une préoccupation ma-jeure de santé publique au Burkina Faso, avec une cause particulièrement alarmante : les Hémorragies du post-partum (HPP). Ces saignements qui surviennent après l’accouchement sont responsables d’environ
30 % des décès maternels dans le pays. Selon les statistiques, 198 femmes meurent pour 100 000 naissances vivantes.

Un chiffre qui compromet sérieusement l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon 2030, lesquels visent un taux inférieur à 70 décès pour 100 000 naissances.

Face à ce constat préoccupant, la Société des gynécologues et obstétriciens du Burkina (SOGOB) a organisé un atelier de formation et de plaidoyer au profit des journalistes, communicateurs et influenceurs. La rencontre s’est tenue les 13 et 14 janvier 2026 à Ziniaré. L’objectif principal était de renforcer les capacités des acteurs des médias afin qu’ils portent haut la voix du plaidoyer auprès des pouvoirs publics et contribuent à accélérer la lutte contre les HPP.

Pour le Pr Charlemagne Ouédraogo, gynécologue-obstétricien et président de la SOGOB, l’enjeu est crucial. « Il faut que le Burkina Faso puisse respecter son engagement de ramener le taux de mortalité maternelle en dessous de 70 pour 100 000 naissances vivantes », a-t-il déclaré. Selon lui, les causes des hémorragies du post-partum sont multiples : un utérus fragilisé par des accouchements répétés, la naissance d’un bébé de gros poids, les déchirures des parties génitales ou encore une mauvaise délivrance du placenta, entraînant des saignements importants.

Participant à l’atelier, Aboubacar Cissé a salué une formation enrichissante. « J’ai beaucoup appris, aussi bien sur les termes techniques que sur la réalité de l’hémorragie post-partum », a-t-il confié. Il a retenu surtout que ces décès sont largement évitables grâce à un suivi rigoureux des consultations prénatales, une prise en charge rapide après l’accouchement et l’utilisation de médicaments capables de stopper efficacement les saignements.

Les échanges ont également mis en lumière des outils simples mais essentiels, comme les sacs de collecte de sang qui permettent d’évaluer rapidement les pertes sanguines et d’alerter les agents de santé à temps. Pour la SOGOB, l’implication des médias est désormais indispensable, afin de sensibiliser les populations et d’influencer les décideurs, dans l’espoir de sauver davantage de vies maternelles.

Hubert BADO

 

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