Musique : Burning Tagara revient avec son album  Arkiyoma

Le chanteur Burning Tagara signe son retour avec un nouvel album « Arkiyoma ».

Après un long silence, l’artiste reggae-man burkinabè Burming Boy, désormais baptisé Burning Tagara, refait surface sur la scène musicale avec son album Arkiyoma. Composé de 5 titres, l’album Arkiyoma est composé des titres chantés en dioula dans un style reggae tels que « Laban », « Arkiyoma », « Mamawo », « politique ».  A entendre l’artiste reggae-man Burning Tagara, « Arkiyoma », qui signifie Au-delà, dénonce l’hypocrisie de l’homme. Dans l’au-delà, il y a point d’injustice ni de business, ni de complot, ni de terrorisme, dit-il. Le 2e titre « Laban » en langue dioula qui signifie « destinée », la finitude de l’homme.

Burning Tagara retrouve ses fans avec son nouvel album

Dans ce morceau l’artiste dépeint la destinée de l’homme. Car selon lui, personne ne peut définir l’avenir de son prochain sauf Dieu.  Le morceau « Mamanwo » en dioula ou « M’mayé » en mooré vient exprimer le cri de douleur et de détresse en cas de problème et vient aussi exprimer un besoin de pardon et de vivre ensemble. A travers le morceau « Politique », le reggae-man fustige les conséquences de la politique sur l’homme et la société. Le dernier morceau « Arkiyoma instrumentale » est un remix pour faire voyager le mélomane dans l’au-delà. Pour lui, le reggae est une arme puissante pour dénoncer l’injustice dans le monde entier. En ce qui concerne l’enregistrement des titres, l’artiste a confié qu’il a été fait à Paris en France avec l’arrangeur principal de l’artiste reggae-man ivoirien Ismaël Isaac, Mokhtar Oury. Il a précisé que tout l’album a été joué en live par des professionnels de renom. Ce sont, entre autres, à la batterie Sam Koné, batteur d’Alpha Blondy, à la basse Vallès Valéry, à la guitare Solo Eugène Kounker, prise de son l’ingénieur de Tiken Jah Fakoly, au mastering Peaceman et les choristes Julie Brou et Wonda Wendy toutes jouant avec Tiken Jah Fakoly. Pour réaliser cette œuvre, il a fallu, révèle-t-il, attendre 35 ans. Les chansons sont disponibles sur sa page YouTube et en clé USB.  Pour la promotion de l’œuvre, l’artiste a confié la réalisation du clip « Laban » à la maison Berger Africa de Aly Vérité au Burkina Faso. Il dit compter aussi sur la bonne volonté de ses amis qui sont dans le milieu de la musique et de la presse pour faire voyager sa création. Natif de Bobo Dioulasso dans la Région du Guiriko au Burkina Faso, l’artiste reggae-man Burning Tagara s’appelle Tagara Lassina Traoré à l’état civil. Il a été baptisé « Burning Boy », confie-t-il, par le grand reggae-man jamaïcain Burning Spear lors de son passage à Ouagadougou en juin 1989.

 

 

                                      Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE

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