
Le Ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi a échangé, le vendredi 13 février 2026 à Ouagadougou, avec les présidents des différentes fédérations sportives. La ministre, Annick Pikbougoum, a présenté à ses interlocuteurs des réformes parmi lesquelles figure l’instauration d’une immersion patriotique pour les équipes nationales.
Assainissement de la gouvernance des fédérations, leur catégorisation, le renforcement du lien entre clubs et collectivités territoriales, digitalisation des procédures administratives. Ce sont là, entre autres, les réformes annoncées par la ministre chargée des Sports, Annick Pikbougoum, lors de la rencontre avec les responsables des fédérations sportives le vendredi 13 février. S’inscrivant dans la dynamique de la Révolution progressiste et populaire, la ministre a invité les fédérations à plus de responsabilité, de discipline et d’engagement patriotique.
Dans cette dynamique, elle a annoncé la mise en place prochaine d’une immersion patriotique au profit des sélections nationales. Cette initiative vise, à l’en croire, à renforcer la fibre citoyenne des sportifs et à faire rayonner le Burkina Faso sur le plan international. « Chaque sportif est appelé à devenir un acteur engagé, prêt à porter haut les couleurs du Burkina Faso et à faire briller la Nation sur toutes les scènes sportives », a précisé la cheffe du département chargée des sports. Annick Pikbougoum a également insisté sur la nécessité du développement du sport à la base, notamment dans les écoles primaires et la redynamisation des sports scolaires et universitaires.
Sur le plan administratif, elle a rappelé l’importance de déposer les rapports justificatifs liés aux subventions, soulignant que le retard de certaines fédérations pénalise l’ensemble des structures et freine le déblocage groupé des financements.Tout en saluant l’initiative du dialogue, les interlocuteurs de la ministre ont formulé des doléances et fait des propositions. Le président de la fédération burkinabè des sports pour personnes handicapées, Guy Yameogo, a proposé d’étudier l’intégration des blessés de guerre au sein du sport pour personnes handicapées, mettant en avant leur discipline et leur potentiel sportif.
Pour sa part, William Ouédraogo, président de la fédération burkinabè de Taekwondo, a souhaité un accompagnement renforcé pour les athlètes de haut niveau, notamment en vue du Championnat d’Afrique prévu en avril de cette année et des qualifications aux Jeux olympiques. Il a aussi plaidé pour la dotation de la fédération en infrastructures propres, levier essentiel pour le développement et la performance du taekwondo burkinabè.
Moumouni BARRY
(Stagiaire)




