
La cérémonie officielle de lancement des travaux de construction de la station de traitement des boues de vidange dans la commune rurale de Komsilga s’est tenue, vendredi 28 novembre 2025.
Les stations de traitement des boues de vidange se renforcent davantage à Ouagadougou. Après les sites de Kossodo, Zagtouli et Gonsin, c’est le tour de la commune rurale de Komsilga. Les travaux de construction de la station ont été lancés, vendredi 28 novembre 2025 à Kalzi, un village de ladite commune. Selon le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Mathias Traoré, représentant le Premier ministre, la station de Komsilga représente « une réponse urgente et stratégique » à l’insuffisance actuelle des capacités de traitement des boues de vidange à Ouagadougou. Cette nouvelle infrastructure doit permettre de soulager les stations de Kossodo et Zagtouli, aujourd’hui saturées. Prévue pour être livrée, le 30 septembre 2026, la station de Komsilga a un coût global de 4,5 milliards FCFA entièrement financé par l’Etat, a soutenu le représentant du Premier ministre.
Sa capacité initiale est de 40 m³ par jour, extensible à 800 m³/jour. Les travaux de construction comprennent des zones de réception, des lits de séchage, des voiries et réseaux divers, ainsi que des bâtiments administratifs et des clôtures. « C’est un symbole fort de notre capacité à mettre en œuvre des solutions durables. Cette station transformera les déchets que sont les boues de vidange en une ressource, notamment pour l’amendement des sols, contribuant ainsi à une économie circulaire », a-t-il signifié. Le ministre chargé de la Fonction publique a exhorté les entreprises de vidange à utiliser « correctement la future station » et à faire preuve d’un professionnalisme irréprochable. Tout manquement, a-t-il averti, fera l’objet d’une fermeté particulière. Quant aux entreprises chargées de la construction, elles ont été appelées à respecter scrupuleusement les exigences techniques et les délais, avec la promesse d’un suivi rigoureux du chantier.
Des infrastructures modernes, durables et adaptées
Le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Roger Baro, a réaffirmé l’engagement du gouvernement à améliorer durablement la gestion des boues de vidange. Selon lui, le lancement des travaux constitue une étape majeure dans la volonté du Burkina Faso de résoudre efficacement cette problématique qui touche directement la salubrité et la santé publique. Pour le ministre Baro, la station, en termes d’innovation, va intégrer des systèmes hybrides, combinant énergie solaire et équipements manuels performants. Il a insisté sur la nécessité de construire des infrastructures durables.
Le Directeur général (DG) de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA), Flandion Idrissa Sourabié, a souligné que les travaux, témoignent de la volonté de l’Etat et de sa structure avec le soutien des partenaires techniques, de livrer une infrastructure moderne au service des vidangeurs et des populations. Conçus pour assurer un traitement optimal des boues, les équipements de la station, a-t-il souligné, comprennent deux postes de dépotage en parallèle, deux épaississeurs dotés chacun de deux bassins de 200 m², 22 lits de séchage, etc. « Chaque élément de l’infrastructure a été pensé pour satisfaire les normes environnementales et garantir une amélioration durable des conditions de vie. Ce chantier représente bien plus qu’une infrastructure technique. Il incarne une vision nationale tournée vers l’avenir où les services essentiels sont accessibles à tous », a fait savoir M. Sourabié.
Oumarou RABO





