
La Faitière des caisses populaires du Burkina (FCPB) a tenu, mardi 29 septembre 2026, à Ouagadougou, une Assemblée générale constitutive de régularisation. Les délégués ont examiné et adopté à l’unanimité 14 résolutions visant à mettre l’institution en conformité avec les exigences de la loi n°001 portant réglementation de la microfinance au Burkina Faso.
La nouvelle réglementation impose aux institutions du Système financier décentralisé (SFD) des transformations institutionnelles ainsi que des exigences de conformité pour l’exercice légal de leurs activités. C’est dans ce sens que la Faitière des caisses populaires du Burkina (FCPB) a une Assemblée générale constitutive de régularisation, mardi 29 septembre 2026, à Ouagadougou. Au total, 14 résolutions et décisions requises ont été examinées et adoptées à l’unanimité par les délégués mandatés des 31 caisses populaires présentes. Les travaux ont été dirigés par le Président du conseil d’administration (PCA) de la Caisse populaire de Cissin, Rémy Taïta.
A l’issue de la rencontre, il a salué les efforts accomplis par les caisses populaires de base qui ont déjà régulariser leurs statuts et se sont constituées sous la forme de sociétés coopératives avec conseil d’administration. « Cela a permis à la Faitière de se conformer aux nouvelles exigences dans les délais prescrits », s’est-il félicité. Pour le PCA de la FCPB, Augustin Sawadogo, la plus importante des résolutions sur la création de la Faitière des caisses populaires du Burkina sous la forme d’une union de sociétés coopératives avec conseil d’administration, exerçant dans le domaine de la microfinance.
Augustin Sawadogo a rappelé qu’au regard de la nouvelle loi encadrant le secteur de la microfinance deux formes juridiques sont désormais possibles : la société anonyme et la société coopérative avec conseil d’administration.
« Pour nous, le choix s’est naturellement porté sur la société coopérative avec conseil d’administration, parce que notre identité repose, depuis l’origine, sur le modèle coopératif. Nos règles de fonctionnement et notre organisation nous permettent donc de nous inscrire dans cette nouvelle forme juridique », a-t-il précisé.
Les caisses populaires deviennent des sociétés coopératives
Pour le secrétaire général du comité national de relecture des textes, Oumarou Yaro, les caisses populaires étaient, dans les faits, des sociétés coopératives, mais elles ne bénéficiaient pas encore de cette reconnaissance juridique. Avec la nouvelle réglementation, cette forme juridique doit désormais être consacrée par un enregistrement. Il a indiqué que l’Assemblée générale constitutive a également entériné les statuts et règlements intérieurs et confirmé les organes de gestion de la faitière, notamment le conseil d’administration et le conseil de surveillance.
« La prochaine étape consistera à procéder à l’enregistrement de la faitière au registre des sociétés coopératives, comme cela a été fait pour les caisses de base », a-t-il annoncé.
Le secrétaire général du comité national de relecture des textes a souligné que certaines dispositions de la nouvelle loi sont d’application immédiate tandis que d’autres nécessitent des précisions ou des instructions de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).
« Nous attendons des précisions sur le nombre minimum de coopérateurs, le capital social minimum ainsi que les exigences relatives aux administrateurs, notamment en matière de compétences. Au fur et à mesure, s’il y a des éléments à modifier ou à régulariser, l’institution procédera aux ajustements nécessaires, conformément aux nouvelles exigences », a-t-il assuré.
Adama SAWADOGO
Aïssatou DIARRA
(Stagiaire)





