ASCE/LC : des promoteurs immobiliers mécontents

Salamata Ouédraogo (milieu) affirme que sa maison a été perquisitionnée à 5h45mn du matin par l’ASCE/LC.

L’Union des promoteurs immobiliers a rencontré, le lundi 28 novembre 2022 à Ouagadougou, la presse pour dénoncer le harcèlement de certains de ses membres par l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de Lutte contre la corruption (ASCE/LC).

L’Union des promoteurs immobiliers n’est pas contente de la tournure que prend son partenariat avec le Programme national de construction de logements (PNCL) et le Centre de gestion des cités (CEGECI) dans le cadre de la construction des 40 000 logements. Ils l’ont fait savoir à travers une rencontre avec la presse, le lundi 28 novembre 2022. Selon la porte-parole de la structure, Safiatou Ouédraogo, depuis quelques mois, ils assistent à une remise en cause, par la nouvelle direction du CEGECI, des conventions, des traites et des avances de paiement accordées aux promoteurs par l’équipe sortante.

De plus, a-t-elle poursuivi, c’est l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de Lutte contre la corruption (ASCE/LC) qui « s’acharne » de manière incompréhensible sur certains de ses membres. De quoi êtes-vous accusés ? « Sous prétexte que nous avons reçu des paiements d’avance ou des traites de la part du CEGECI, nous sommes accusés de corruption, de blanchiment d’argent et détournement de fonds », a expliqué Mme Ouédraogo. Elle a dénoncé le fait que certains d’entre eux font l’objet de mandat de dépôt et de perquisition à domicile et au bureau.

Mme Ouédraogo estime que ces procédures engagées par l’ASCE-LC sont des agissements “arbitraires, rétrogrades ’’ qui s’apparentent à des règlements de compte qu’à la recherche de la manifestation de la vérité. Mais qu’est-ce qui s’est passé pour qu’on en soit là ? Des explications de la porte-parole de l’Union des promoteurs immobiliers, il ressort que contrairement à l’esprit du partenariat public-privé qui veut que le promoteur mobilise de l’argent pour réaliser les logements, et que l’autorité publique ne paie qu’une fois les logements livrés, le CEGECI a consenti le paiement d’avance à certains promoteurs et l’octroi de traite de paiement à d’autres.

Convaincue qu’une solution à l’amiable peut être trouvée dans cette affaire, l’union a lancé un appel aux plus hautes autorités administratives et judiciaires à se pencher sur le dossier. Dans le cadre du projet 40 000 logements sociaux, il était prévu la construction de 5 000 logements dans les chefs-lieux de région, la construction de logements dans les chefs-lieux de province et des logements dans les communes rurales.

Donald Wendpouiré NIKIEMA

tousunis.do@gmail.com

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