Classe préparatoire d’entrée dans les grandes écoles : les élèves de Bobo-Dioulasso dans la tourmente

Les élèves se disent inquiets de l’échéance pour les concours d’admission dans les grandes écoles.

Les élèves en Classe préparatoire d’entrée dans les grandes écoles (CPGE) de Bobo-Dioulasso ne savent pas à quel saint se vouer. Rencontrés le lundi 28 novembre 2022, ils dénoncent l’absence des enseignants et d’autres problèmes qui mettent en mal leur apprentissage.

Les élèves en Classe préparatoire d’entrée dans les grandes écoles (CPGE) de Bobo-Dioulasso craignent pour leur avenir. En effet, depuis le mois de février 2022, selon le délégué de classe de la deuxième année, Wenkouni Hamed Bonkoungou, leurs professeurs ne sont pas disponibles.

« Nous avons constaté une irrégularité des cours, semaine après semaine. Nos responsables nous avaient rassurés que cette situation serait passagère, mais à notre grande surprise, elle se dégradait de jour en jour entrainant l’achèvement tardif de l’année académique 2021-2022, plus précisément le 25 août 2021 », a-t-il laissé entendre. Malheureusement, cette situation persiste en cette nouvelle année académique 2022-2023 qui a débuté le 26 Septembre 2022, foi du chef de classe.

Le bilan de ces deux mois est « lamentable », a-t-il ajouté. En effet, jusqu’à la date du 28 novembre 2022, les élèves en deuxième année n’ont achevé que deux modules et deux devoirs, soit un total de 62 heures. Un bilan identique a celui des plus jeunes (la première année), ont-il soutenu, à tel point que bon nombre d’entre eux ont préféré changer d’établissement. Avec un total de 77 élèves admis pour la deuxième promotion, 57 élèves ont dû abandonner pour aller s’inscrire dans d’autres écoles supérieures, a regretté M. Bonkoungou.

Les élèves se disent inquiets car l’échéance pour les concours d’admission dans les grandes écoles se rapprochent de plus en plus (le mois de mars de chaque année), alors que les choses n’évoluent pas. « Le projet semble caduc », a lâché un élève. De plus, les apprenants disent peiner à satisfaire leurs besoins substantiels. « Nous nous attendions à bénéficier d’un restaurant universitaire, à défaut d’une subvention », se désole le délégué de la 2e année qui estime qu’ils sont abandonnés à leur propre sort.

Wenkouni Hamed Bonkoungou a appelé le gouvernement au respect de son engagement en les mettant dans de meilleures conditions de travail et en les octroyant des bourses, comme promis à l’ouverture de cette école. Dans nos efforts d’avoir la version de l’administration de l’école, nous n’avons pas eu de répondant chez les premiers responsables de l’école à Bobo-Dioulasso. En rappel, les CPGE-MENAPLN créées au Burkina Faso au cours de l’année académique 2021-2022, ont pour vocation de doter davantage le pays d’expertises qualifiées à travers une formation de pointe, surtout dans le domaine des sciences et de la technologie.

Boudayinga J-M THIENON

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