
Le ministère des Affaires étrangères, l’ambassade de Belgique au Burkina Faso et l’Agence belge de coopération (Enabel), se sont entretenus, le jeudi 26 mars 2026, à Ouagadougou, dans le cadre du comité paritaire mixte entre le Burkina Faso et le Royaume de Belgique.
Les relations de coopération entre le Burkina Faso et le Royaume de Belgique sont au beau fixe. Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de consolider une coopération bilatérale solide et durable, lors du comité paritaire mixte de concertation belgo-burkinabè, tenu le jeudi 26 mars 2026, à Ouagadougou. Cette rencontre a été l’occasion de présenter le bilan de l’exécution des programmes de coopération bilatérale Burkina Faso-Belgique des années antérieures (2019-2023) et en cours (2023-2027). Et par la suite, préparer l’amorce du nouveau programme à partir de 2027.
Selon le directeur général adjoint de la coopération belge au développement et diplomatie, Bart Pennewaert, cette rencontre est une étape stratégique permettant d’assurer le suivi des objectifs de la coopération dans un esprit de redevabilité. « Elle nous donne l’occasion de faire le bilan du chemin parcouru ensemble, d’échanger et de réaffirmer le cap que nous souhaitons donner à notre partenariat dans un contexte régional et international exigeant », a-t-il dit. Aussi, il a insisté sur la nécessité de maintenir une coopération fondée sur la confiance, la redevabilité et les résultats concrets au bénéfice des populations.
En foi de quoi, le royaume de Belgique prévoit, a-t-il indiqué, de lancer un nouveau programme de coopération bilatérale à partir de 2027. Bart Pennewaert a également félicité l’ensemble des acteurs des programmes pour la qualité de leur travail et indiqué qu’au vu de la multiplication des crises et conflits internationaux, les budgets consacrés à la coopération au développement ont connu une réduction globale de 25%. Mais, il a signifié que l’impact sur le Burkina Faso sera limité 8,5%, et que cela ne remet pas en cause les objectifs et l’engagement pris par la Belgique.
Au-delà des projets institutionnels, le diplomate belge a souligné le rôle déterminant des acteurs non gouvernementaux, des universités et du secteur privé dans le renforcement des liens entre les deux pays. Il a salué les acquis de 50 ans de coopération universitaire entre la Belgique et le Burkina Faso, ainsi que les appuis au secteur privé à travers des mécanismes de financement visant à renforcer la résilience économique et la création d’emplois. M. Pennewaert a conclu en réaffirmant la solidité des partenariats entre les deux Etats, fondé sur la solidarité et une ambition commune, appelant à poursuivre les efforts conjoints pour bâtir un avenir plus résilient au profit des Burkinabè.

Hermann Yirgoin Toé, cette rencontre réaffirme le choix du gouvernement
de fonder un partenariat sur les aspirations profondes des
Burkinabè.
Le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Hermann Yirgoin Toé, a salué la présence de la délégation belge à Ouagadougou, qu’il qualifie de « signal fort », malgré les nombreuses mutations. Selon lui, cette rencontre réaffirme le choix du gouvernement de fonder un partenariat sur les aspirations profondes des populations. Il a expliqué que dans la dynamique adoptée par le gouvernement, les partenariats sont appelés à évoluer, s’alignant sur la vision et les priorités nationales. Le comité mixte paritaire est selon lui, un outil stratégique de cette ambition.
Par ailleurs, le SG du ministère des Affaires étrangères a rappelé que les acquis engrangés sur le terrain lors des programmes de 2019-2023, ont permis à la population d’être autonome. « Mais cette réalité nous impose une exigence », a-t-il poursuivi. M. Toé a appelé les acteurs à plus de rigueur dans les résultats, à plus d’efficacité et de redevabilité, car chaque ressource engagée doit produire un impact réel, chaque action doit répondre à un besoin concret et chaque programme doit s’inscrire dans la vision nationale du Burkina Faso.
Wanlé Gérard COULIBALY
Ahmed Abdoul Aziz HEBIE
(Stagiaire)





