Gouvernement Rimtalba II: quatre départs, deux arrivées, des changements notables dans les dénominations des ministères

Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, sur proposition du Premier ministre, a procédé à un remaniement du gouvernement, hier lundi 12 janvier 2026. De 24, l’Exécutif est revenu à 22 membres avec quatre départs et deux arrivées, mais aussi des changements notables de dénomination des départements, synonyme d’une volonté politique de reconquête du territoire et de développement endogène.

Le gouvernement Rimtalba Jean Emmanuel II passe de 24 à 22 membres. Ainsi en a décidé le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, sur proposition du chef de l’Exécutif. La décision a été rendue officielle, hier lundi 12 janvier 2026. Ce « resserrement » a acté le départ de quatre ministres. Il s’agit de Roger Barro, jusque-là ministre de l’Environnement, de Luc Adama Sorgho, ministre des Infrastructures, de Dr Boubakar Savadogo, de l’Enseignement secondaire et de Roland Somda, ministre des Sports.
Les deux derniers cités cèdent leurs fauteuils à Moumouni Zoungrana (Enseignement secondaire) et à Annick Lydie Djouma Pikbougoum (Sports).

Figure très connue du monde sportif burkinabè, Annick Pikbougoum née Zingué est athlète, encadreur puis dirigeante qui s’investit depuis plusieurs décennies maintenant dans ses obligations professionnelles que sportives ou associatives. Jusque-là, elle était la directrice exécutive de Special Olympics Burkina Faso (depuis 2002), une association qui œuvre pour l’inclusion totale de la personne déficiente intellectuelle par la pratique du sport.

Depuis 2021, elle est la seule représentante de l’Afrique francophone comme membre du Conseil de leadership africain de Special Olympics. Le remaniement a aussi connu la fusion du ministère de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques avec celui de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement pour donner le ministère de
l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques du ministre d’Etat, le commandant Ismaël Sombié, engagé à fond dans la souveraineté alimentaire, chère au chef de l’Etat.

Servir le peuple et construire la patrie

Ce remaniement, c’est aussi des changements notables dans les dénominations des ministères. Ainsi, autrefois ministère de la Défense et des Anciens combattants, le département dirigé par le ministère d’Etat, le général de division Célestin Simporé devient ministère de la Guerre et de la Défense patriotique pour marquer le contexte de guerre sans merci contre le terrorisme et de reconquête totale du territoire national.
Un autre changement majeur s’est opéré dans la dénomination du ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, devenu le ministère des Serviteurs du peuple, toujours dirigé par Mathias Traoré.

Cette « évolution » incarne la vision du chef de l’Etat selon laquelle, le « fonctionnaire » n’est rien d’autre qu’un serviteur de l’Etat, des populations et doit désormais se consi-dérer comme tel. De plus, les ex-ministères en charge des infrastructures (Luc Sorgho) et de l’urbanisme (Mikaïlou Sidibé) ont fusionné pour donner le ministère de la Construction de la Patrie, dirigé par l’ancien ministre de l’Urbanisme. Dans un pays en plein chantier, fédérer les ressources et les énergies était plus qu’une nécessité pour permettre aux Burkinabè de mieux contribuer à la construction de leur pays avec notamment, l’Initiative présidentielle Faso Mêbo qui a été accueilli avec un grand engouement des Burkinabè de l’intérieur et de la diaspora.

Le ministère de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale s’appelle désormais ministère de la Famille et de la Solidarité, toujours dirigé par Passowendé Pélagie Kabré qui évolue en grade (de commandant à lieutenant-colonel). Pilier essentiel de la Révolution progressiste populaire (RPP), les questions des Personnes déplacées internes, de leur réinstallation dans les zones reconquises et de la solidarité nationale conservent donc leur place stratégique dans le gouvernement.

Enfin, le ministère de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les Institutions, Garde des Sceaux de Edasso Rodrigue Bayala devient simplement ministère de la Justice. C’est aussi le cas du ministère des Affaires étrangères de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur de Karamako Jean Marie Traoré qui devient ministère des Affaires étrangères.

La rédaction

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