Election présidentielle sénégalaise : Bassirou Diomaye Diakhar Faye a prêté serment

Le nouveau président élu du Sénégal à l’issue de l’élection présidentielle du 24 mars dernier, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a prêté serment devant le Conseil constitutionnel, le mardi 2 avril 2024, en présence d’imminentes personnalités, près de Dakar. Le Sénégal a un nouveau président. Il s’agit de l’ex-opposant politique, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, élu 5e président de la république, le 25 mars dernier. Il a prêté serment, hier mardi 2 avril 2024, succédant ainsi à Macky Sall. La cérémonie d’investiture qui a eu lieu au Centre international de conférence Abdou Diouf de Diamniadio près de Dakar a connu, la présence de nombreuses personnalités dont des chefs d’Etats africains, des présidents d’institutions et bien d’autres de marque. Lors de sa prestation de serment, le candidat de l’ex-Pastef, parti d’Ousmane Sonko, a juré devant Dieu et devant la Nation sénégalaise, « de remplir fidèlement la charge de président de la République du Sénégal, d’observer comme de faire observer scrupuleusement les dispositions de la Constitution et des lois, de consacrer toutes ses forces à défendre les institutions constitutionnelles, l’intégrité du territoire, l’indépendance nationale et de ne ménager enfin aucun effort pour la réalisation de l’unité africaine». Dans sa toute première allocution, le Président Bassirou Diomaye Faye s’est engagé à éradiquer la corruption, à réduire le coût de la vie, mais également pour plus de démocratie et de justice. Il devra aussi s’atteler à résoudre la difficile équation du chômage des jeunes. Le Président Faye compte instaurer un partenariat économique « gagnant-gagnant » avec les entreprises étrangères tout en rassurant les partenaires extérieurs que son pays maintiendra son rang sur l’échiquier international dans le respect de sa souveraineté.

L’opposant sénégalais Bassirou Diomaye Diakhar Faye, faut-il le rappelé, a largement remporté au premier tour, la présidentielle du 24 mars avec 54,28% des voix, selon les résultats définitifs proclamés, le vendredi 29 mars dernier par le Conseil constitutionnel.

 

Synthèse de Soumaïla BONKOUNGOU (Source : BBC Afrique)

Thème central / Les relations interpersonnelles : La Zakat al fitr : petite action, grand impact

Toutes nos louanges sont à Allah, le Maître incontesté et incontestable de l’univers. Nous lui demandons de déverser sa Grâce et sa Miséricorde sur le Dernier des messagers pour toute l’humanité ainsi que sur l’ensemble des musulmans. La magnificence de l’Islam réside dans son expression horizontale et verticale. Son expression verticale nous connecte au créateur par essence. Cette relation verticale permet au croyant de manifester son amour grandiose pour son créateur par tous les actes et paroles permis. La pureté de cette relation verticale impacte celle horizontale, c’est-à-dire la relation du croyant aux créatures en ce sens que l’amour d’Allah implique la bienveillance envers ses créatures. D’ailleurs, elle est un acte de foi et suscite la miséricorde du Seigneur. Allah dit : « La miséricorde d’Allah est proche des bienfaisants » (S7V56). Cette bienfaisance doit naturellement se manifester à travers nos attitudes et paroles dans nos relations envers les créatures. Il sied de réaliser à quel point l’Autre est important dans notre cheminement spirituel. L’islam a fait de l’Autre un « sabab » d’exaucement et de purification.

Fondements et obligation

Parmi les occasions offertes au croyant d’exprimer sa foi et de purifier ses actes, se trouve la Zakat al fitr, l’aumône de la rupture du jeûne de Ramadan. Elle est instituée par le Messager d’Allah : « Le messager d’Allah a rendu obligatoire l’aumône de la rupture du jeûne en versant un saa’ de date ou un saa’ d’orge à chaque esclave ou personne libre, mâle ou femelle, petit et grand parmi les musulmans ». Son prélèvement est, à cet effet, une obligation pour tout musulman qui a de quoi se nourrir, lui et sa famille pour au moins un jour et une nuit et qui dispose d’un surplus. Il doit s’en acquitter pour toutes les personnes musulmanes à sa charge. Aussi, elle est donnée au musulman car c’est lui qui est concerné par la fête. Il ne faut pas confondre la Zakat al Mal et la Zakat al fitr. La première fait partie des cinq piliers de l’islam et se prélève sur les biens épargnés sur la période minimale d’une année.

Impact spirituel et social

Le mois de Ramadan étant l’occasion de se rapprocher de son Seigneur par le jeûne et les autres actes d’adoration, tout musulman a le souci de voir sa pénitence être acceptée par son Seigneur. Mais, il nous arrive, dans nos interactions avec les autres, de commettre des propos ou des actes qui salissent la pureté de notre jeûne. Alors, ce prélèvement a la particularité de purification du jeûne. La Zakat al fitr permet d’expier les fautes et de rendre les actions dans le mois de Ramadan davantage nobles. En plus de son caractère expiatoire, elle est la manifestation de l’obéissance du croyant à Allah et à son Messager. Mais son impact ne se limite pas à la personne du jeûneur. La zakat al fitr joue aussi un rôle fondamental dans la vie du frère musulman. Parmi les objectifs de la Zakat al fitr, il y a le fait de permettre aux pauvres de faire la fête dans l’allégresse totale sans sentir le fardeau du manque. Ainsi, la Zakat al fitr renforce la fraternité, la solidarité et apprend au donneur la miséricorde envers ses semblables. Au-delà de tout, c’est la beauté de l’islam qui est magnifiée. Son importance spirituelle et sociale est mentionnée dans ce hadith rapporté par Ibn Abbas : « Le messager d’Allah a imposé l’aumône de la rupture du jeûne, car elle purifie le jeûneur des paroles futiles et indécentes, de même qu’elle est une nourriture pour les pauvres. Celui qui l’accomplit avant la prière, elle sera une zakat acceptée. Quant à celui qui la donne après la prière, elle ne sera qu’une aumône ordinaire ». C’est une petite action aux grands impacts.

La période valide de la Zakat al fitr

Le hadith susmentionné donne les limites temporelles du prélèvement de la Zakat al fitr. En effet, elle possède son caractère purificatoire du jeûne à condition de la prélever avant la célébration de la prière. Mais elle perd cette caractéristique, une fois prélevée en dehors des limites temporelles prescrites. Dans ce cas, l’intéressé n’a fait qu’effectuer une aumône ordinaire. Par conséquent, le musulman est tenu de la prélever selon le hadith rapporté par ibn Omar : « Le messager a ordonné de verser la zakat al fitr avant de se rendre à la prière ». Par ailleurs, il y a la possibilité de la prélever un ou deux jours avant la fête, considérant les propos d’Ibn Omar : « Les gens la versaient un ou deux jours avant la rupture du jeûne » (Boukhari).

La nature du bien à prélever.

Il est rapporté que la zakat al fitr se prélevait en nourriture. Abou Saïd Al Khoudri rapporte : « Au temps du messager, nous versions la zakat al fitr avec un saa’ de nourriture, ou un saa’ d’orge, ou un saa’ de dattes, ou un saa’ de fromage séché, ou un saa’ de raisins secs ». Nonobstant, le contexte n’étant pas le même, il est possible de prélever la zakat al fitr sur les types de nourritures consommés dans sa localité. S’agissant de la possibilité de la prélever en argent, les savants sont divergents. Toutefois, il sied de considérer le but de cette prescription contenu dans ce hadith : « Epargne-leur la mendicité ce jour-là ». NB : La zakat al fitr est recevable à la mosquée du siège national de l’A.E.E.M.B. Sise à Wemtenga à côté de la pharmacie Wendkuuni et au siège national du CERFI sise aux 1200 logements tous les jours de 08h à 21h. Seigneur Allah, permets-nous de faire le choix de l’unicité. Accorde-nous Ton pardon, fais-nous davantage miséricorde et agrée-nous. Seigneur Allah, élève-nous au degré de ceux que Tu aimes véritablement. Ô Allah, Tu es l’Indulgent et Tu aimes faire preuve d’indulgence. Alors, sois indulgent à notre égard. NB : La foi musulmane est une foi active qui nous impose un devoir de présence.

Dr Inoussa COMPAORE Imam à l’AEEMB et au CERFI


Mahamadou Konaté, ingénieur en exploitation de machines à sous : « Il y a nécessité de réorganiser le secteur »

Le secteur des machines à sous ou à jeux d’argent au Burkina Faso intéresse beaucoup de personnes. Cependant, il semble exister dans l’ombre avec à la clé des avantages et des inconvénients. L’ingénieur en exploitation des machines à sous, Mahamadou Konaté que Sidwaya a interviewé revient, entre autres, sur sa propre expérience dans le domaine, ses péripéties et les enjeux liés à ce secteur. Sidwaya (S) : Vous êtes spécialiste et ingénieur dans l’exploitation des machines à sous ou machines des jeux et loisirs. Dites-nous ce qu’est une machine à sous. Mahamadou Konaté (M.K.) : Une machine de jeux d’argent (machine à sous) est une arme économique pour celui qui dispose de la technologie de fabrication, de programmation et qui sait mettre en place une politique commerciale judicieusement légale et orientée pour en vendre et en exploiter pour se faire énormément de l’argent. Ces machines sont actuellement dans nos Etats africains en si grand nombre, tenues et exploitées majoritairement pour ce que je sais de mon expérience, par des expatriés qui sont très fortunés, leurs pays étant des fournisseurs. S : Que savez-vous de ce domaine ? M.K. : Dans le domaine de l’exploitation des machines à sous, la minorité africaine est généralement sous la coupe des « magnats » souvent sous le couvert de nos politiques. C’est pour dire que le milieu est tout simplement verrouillé et considéré même comme mafieux. Nous pouvons dans ce secteur d’activité reprendre les choses en main avec ce vent nouveau de prise de conscience de nos populations et de leur adhésion aux changements véritables que nous apportent les nouveaux régimes anti-impérialistes. Je pense en âme et conscience que c’est un domaine qui a besoin d’être réformé et assaini pour un développement socio-économique harmonieux. Ce domaine qui touche le social doit vraiment amener l’Etat à prendre véritablement les choses en mains, à l’image de la Loterie nationale burkinabè (LONAB) qui est bien organisée. S : Quelle est votre qualification en matière de machines à sous ? M.K. : Dans cet univers de machines de jeux d’argent et d’intelligence artificielle, j’ai débuté il y a de cela 20 ans donc, en 2004. Au Burkina Faso, j’ai intégré la première société de jeux en tant que technicien spécialisé dans la réparation des téléphones portables de la société. Au fur et à mesure, le directeur technique avec qui j’ai évolué a vu que mes compétences étaient énormes et j’ai fait valoir par la suite mon diplôme de BEP en électronique. S : Parlez-nous concrètement de votre expérience professionnelle ? M.K. : Concrètement, je peux dire qu’aujourd’hui, je suis aguerri dans ce domaine. Je peux également dire que l’expertise que je cherchais à mes débuts, en 2004, pour être technicien complet, est accomplie. La machine à sous n’a aucun secret pour moi, car je connais son fonctionnement, son montage et son assemblage. En outre, je peux apporter de la créativité dans ce domaine en aidant l’Etat à réorganiser le secteur. S : Donc, votre BEP électronique est tout pour vous ? M.K. : Evidemment. Je suis rentré dans ce milieu avec mon BEP électronique pour devenir aujourd’hui, ingénieur des machines en sous. Mais, en 2004, quand j’ai fini de travailler avec la première société où je suis sorti en 2007, j’ai pratiquement travaillé avec le peu d’expérience créatrice, parce que je n’étais pas encore mature. Après le Burkina Faso, j’ai connu un peu l’aventure au Mali et en Belgique pour revenir ensuite au Tchad. Mais, je tiens à rappeler qu’en quittant le Burkina Faso, certes, je n’étais qu’un simple technicien, mais j’avais atteint un niveau où j’avais la responsabilité des grosses machines. C’est ainsi que j’ai été rappelé de la Belgique pour occuper au Tchad, le poste de directeur technique dans une entreprise pendant neuf mois. Malheureusement, les termes de contrat n’ont pas été respectés concernant, entre autres, la prise en charge de la scolarité de mes enfants. S : Parlez-nous un peu de l’importation des machines à sous au Burkina M.K. : Au Burkina Faso, à ma connaissance, on peut dénombrer en moyenne plus de dix mille machines de jeux d’argent (machines à sous) disposées dans les salles de jeux des différentes sociétés d’exploitation dites légalement implantées. Il n’y a jusqu’à présent ni une entreprise de fabrication ou d’assemblage de machines de jeux d’argent au Burkina Faso, ni dans aucun pays dans la sous-région. Toutes ces machines ont donc été importées d’Europe et sont supposées être dédouanées. Ce qui allait permettre à l’Etat d’avoir des numéros de séries par machine pour les paiements des taxes par machine par an. S : Quels sont les avantages et les inconvénients de ces machines à sous ? M.K. : Comme avantages, nous pouvons dire avec certitude que les machines à sous permettent aux employés de gagner leur vie même si c’est de l’exploitation de l’homme par l’homme de la part des employeurs. Nous autres qui avons pu travailler dans ce secteur et qui avons gagné nos vies, ne pouvons pas dire le contraire. Ce qui m’a le plus marqué, c’est que j’ai acquis de grandes connaissances dans ce domaine à travers mes expériences et mes formations diverses. Le domaine des machines à sous permet de créer des emplois et de développer l’économie même si le recouvrement des taxes à ce niveau laisse à désirer. Cependant, l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Car, l’univers des machines à sous a ruiné beaucoup de gens parce que ces derniers jouent mais ils n’ont pas gain de cause ? S : C’est parce que ces clients n’ont pas la chance ? M.K. : (Rires). Non, il n’y a pas une histoire de chance ou de hasard dans la machine à sous. Il faut oublier cela. Pour moi, personnellement, avec mon expérience, je dis toujours que la chance ou le hasard n’a rien à voir dans les machines à sous car c’est une intelligence artificielle qui est programmée. Et l’on ne peut pas programmer un appareil qui va te permettre de venir gagner selon la chance. La machine est programmée, elle attend de prendre son pourcentage et de redistribuer l’autre partie du gain. Donc, les machines à sous enregistrent plus de perdants que de gagnants. S : Quelles sont vos recommandations pour une réorganisation saine de ce secteur ? M.K. : Je suis prêt aujourd’hui, en tant qu’ingénieur du domaine, à mettre tous les moyens pour aider à assainir le secteur. J’envisage mettre en place un cabinet de consultation ou une structure associative pour accompagner l’Etat en faisant valoir mon expertise.

Entretien réalisé par Boukary BONKOUNGOU

Afrique du Sud : la présidente du Parlement risque une arrestation pour corruption

La présidente du Parlement sud-africain, Nosiviwe Mapisa-Nqakula, pourrait être arrêtée pour corruption dans les jours  à venir. Ce mardi sa demande d’empêcher la police et les procureurs de procéder à son arrestation a été rejeté par le tribunal. Nosiviwe Mapisa-Nqakula, est accusée d’avoir reçu des pots-de-vin de la part d’une entreprise du secteur de la défense, alors qu’elle était ministre de la Défense. Selon les procureurs, elle a reçu 11 paiements d’un montant total de 135 000 dollars entre décembre 2016 et juillet 2019. Les législateurs de l’opposition ont demandé qu’elle démissionne de son poste de présidente du Parlement en raison de ces allégations. Sidwaya.info Source : africanews

Centre médical avec antenne chirurgicale de Sindou :L’urgence écologique des déchets médicaux interpelle

Dans le vaste débat sur la protection de l’environnement, un sujet souvent négligé, mais pourtant crucial émerge : la gestion des déchets médicaux. Bien que souvent relégués aux marges des préoccupations environnementales, ces déchets posent un problème sérieux, exacerbé dans des régions où les infrastructures de traitement sont insuffisantes. Un exemple frappant est celui du Centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) de Sindou dans la région des Cascades, où l’absence d’un incinérateur adéquat a des conséquences dévastatrices sur l’environnement. Sindou, une commune de la province de la Léraba dans la région des Cascades, bénéficie d’un Centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) crucial pour la santé de sa population. Cependant, ce centre est confronté à un défi de taille : la gestion inadéquate des déchets médicaux. Cet état de fait a été mis à nu, à l’occasion de la tournée du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou les 23 et 24 février 2024, afin de prendre le pouls de l’état de fonctionnement des formations sanitaires dans la région. Au CMA de Sindou,  les déchets produits lors des soins et des interventions chirurgicales posent un risque grave pour l’environnement local et la santé publique par manque de moyens de traitement appropriés. Ces déchets se composent entre autres de gants en latex, de seringues utilisées, de compresses, d’emballages de médicaments vides, des médicaments périmés, de solutions de nettoyage, de désinfectants, d’aiguilles et de lames. Faute d’incinérateur, ces déchets médicaux sont jetés dans un coin de l’hôpital. Toute chose qui entraine la contamination des sols et des cours d’eau environnants par des produits chimiques et des agents pathogènes, présents dans ces ordures. Les substances libérées dans l’air et les sols peuvent affecter la biodiversité, mettant en danger la faune et la flore locale.
2- … parce que l’incinérateur du CMA de Sindou est hors d’usage depuis plus de sept ans.
De plus, en l’absence d’autres options, ces déchets sont brûlés à l’air libre et dégagent des substances toxiques dans l’atmosphère. Ceci contribue également à la pollution de l’air et aux effets du changement climatique. Outre les dommages environnementaux, la mauvaise gestion des déchets médicaux présente aussi des risques pour la santé publique. Les agents pathogènes contenus dans ces déchets peuvent propager des maladies infectieuses, exposant ainsi non seulement le personnel médical, mais aussi la population locale à des risques sanitaires graves. De plus, l’exposition à long terme à des substances toxiques provenant de la combustion des déchets médicaux peut aggraver non seulement la santé des malades de l’hôpital, mais aussi provoquer des maladies chez les habitants vivant à proximité. Face à cette problématique pressante, il est impératif de mettre en place des solutions durables pour la gestion des déchets médicaux au CMA de Sindou. Tout d’abord, l’installation d’un incinérateur moderne et conforme aux normes environnementales est une priorité. En effet, le CMA de Sindou ne dispose plus d’incinérateur depuis sept ans. L’incinérateur est utilisé pour éliminer ces déchets de manière sécurisée. Cet équipement permet de traiter les déchets de manière sûre et efficace, réduisant ainsi les risques pour l’environnement et la santé publique. De plus, des programmes de sensibilisation et de formation devraient être mis en œuvre pour promouvoir des pratiques de gestion des déchets plus responsables au sein du personnel médical et de la population locale.   Paténéma Oumar OUEDRAOGO pathnema@gmail.com Légende

Lutte contre la cybercriminalité : la BCLCC appréhende deux présumés cybers délinquants

La Brigade Centrale de Lutte Contre la Cybercriminalité (BCLCC) a mis fin aux activités d’un groupe de présumés cybers délinquants impliqué dans des cas d’usurpation d’identité suivie de vols de numéraire via les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC), a informé la BCLCC ce mardi 2 avril 2024. Selon la brigade, les présumés délinquants utilisaient des numéros préalablement obtenus à partir de Cartes Nationales d’Identité Burkinabé (CNIB) égarées. Ces numéros étaient ensuite utilisés pour recevoir frauduleusement des transactions financières découlant de leurs activités illégales. Le groupe, composé de deux membres ciblait principalement des boutiques de transfert d’argent dans la capitale. À l’intérieur de ces boutiques, ils procédaient à des simulations d’achat d’unités en introduisant délibérément un numéro à 9 chiffres lors de la saisie du numéro du bénéficiaire, sachant que l’opération serait vouée à l’échec. Ceci leur permettait de mémoriser de par l’observation des gestes du doigt, le code secret du gérant. Après l’échec de la transaction simulée, les gérants demandaient aux présumés cybers délinquants de réintroduire le numéro du bénéficiaire. C’est à ces instants qu’ils en profitent effectuer des transactions vers d’autres numéros complices.   Sidwaya.info Source : BCLCC

Investiture du président sénégalais : Le chef du Parlement burkinabè est arrivé à Dakar

Le président de l’Assemblée législative de transition, Dr Ousmane Bougma, à la tête d’une délégation burkinabè, a foulé le sol sénégalais dans l’après-midi du lundi 1er avril 2024. Il va représenter ce 2 avril 2024, le président du Faso, Ibrahim Traoré, à l’investiture du nouveau président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, élu président de la République du Sénégal dès le premier tour à l’issue du scrutin du 24 mars 2024. Sidwaya.info Source : Assemblée_legislative_de_transition

L’armée burkinabè teste de nouveaux missiles au Centre-Nord

L’armée burkinabè a largué, le vendredi 29 mars 2024, de nouveaux missiles d’une puissance « terrifiante » sur des terroristes qui se croyaient en sécurité dans une forêt dense du Centre-Nord, selon des sources sécuritaires. Les vecteurs aériens de l’armée burkinabè surveillaient depuis quelques jours des mouvements dans une importante base terroriste à Kalamba, dans le Centre-Nord. Les pilotes hésitaient à passer à l’action, car les missiles habituellement utilisés risquaient de ne pas toucher les cibles en raison du caractère très touffu de cette petite forêt. Après avoir effectué les derniers réglages, ils ont décidé d’utiliser les nouveaux types de missiles d’une « puissance terrifiante » fraîchement arrivés. Ainsi, le vendredi 29 mars 2024 à 11h18 précises, pendant que les terroristes se croyaient à l’abri, une grosse boule de feu a déchiré les cieux pour les exterminer. Pour avoir le cœur net, un commando des forces spéciales a été héliporté sur les lieux. Le constat est sans appel : la base est complètement détruite, preuve de l’efficacité des nouveaux missiles. Selon nos sources, l’armée continuera à traquer les terroristes dans leurs derniers retranchements, qu’il s’agisse de forêts extrêmement touffues ou non.

Agence d’information du Burkina

Une nouvelle ère pour le Sénégal

A moins d’un changement de dernière minute, le nouveau Président sénégalais, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, 44 ans, élu au premier tour avec 54,28 % des voix, entre officiellement en fonction, ce mardi 2 avril 2024. Deux temps forts vont marquer cet évènement : la prestation de serment du chef de l’Etat entrant au Centre international de conférence Abdou Diouf (CICAD), dans la nouvelle ville de Diamniadio et la passation de pouvoirs avec son prédécesseur, Macky Sall, au palais présidentiel à Dakar. Si, elle ne constitue pas à vrai dire une révolution, dans un Etat qui a une tradition d’alternance démocratique, l’élection de Bassirou Diomaye Faye fait l’objet de tous les superlatifs. Certains observateurs n’évoquent-ils pas une ascension fulgurante ou le destin exceptionnel d’un homme peu connu des Sénégalais ? La trajectoire du nouveau maitre du Sénégal, qui était loin de s’imaginer à la tête du pays, fascine et fait rêver tous ceux qui nourrissent des ambitions présidentielles. Candidat de substitution de son charismatique mentor, Ousmane Sonko, Diomaye Faye est sorti de prison en compagnie de celui-ci, à dix jours de la présidentielle, avant d’être propulsé au sommet de l’Etat par ses compatriotes, dont la soif de changement ne souffre pas de débat. Jamais un opposant n’avait réussi à remporter une présidentielle au premier tour depuis l’indépendance du Sénégal en 1960. C’est la preuve patente que le programme de l’heureux gagnant porte les aspirations d’un peuple, qui n’en pouvait plus de la gouvernance à problèmes de Macky Sall. Diomaye Faye, qui a promis un changement radical dans la conduite des affaires publiques, jouit d’une pleine confiance pour dérouler son projet de société. Il devrait, au cours de sa prise de fonction, réaffirmer son engagement à gouverner avec humilité et transparence et à combattre sans relâche la corruption, le fondement de son engagement en politique. Le nouveau chef de l’Etat sénégalais compte, entre autres, œuvrer pour la réconciliation nationale, la réduction du coût de la vie devenu presque insupportable et à faire des investissements dans les secteurs agricole et industriel en vue de faire baisser le taux de chômage estimé à 20%. En panafricaniste de gauche, Bassirou Diomaye Faye entend surtout rétablir la souveraineté du Sénégal, bradée à l’étranger, selon lui. A ce titre, il projette quitter le franc CFA et rééquilibrer les partenariats internationaux dans un sens « gagnant-gagnant » pour sa chère patrie. Mais le nouveau président sénégalais, qui partage un idéal d’émancipation totale des peuples africains, va-t-il tourner le dos à la France dont la politique sur le continent est fortement décriée, comme le souhaitent vivement les panafricanistes ? On ne saurait le dire pour le moment. D’ores et déjà, Emmanuel Macron a déjà exprimé sa volonté de poursuivre et d’intensifier le partenariat entre le Sénégal et la France. Il reste à savoir si Bassirou Diomaye Faye ira dans ce sens, lui qui envisage peser de tout son poids pour le retour du Burkina Fao, du Mali et du Niger au sein de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Alors que l’organisation sous régionale est considérée par une certaine opinion, comme un instrument au service de l’Hexagone. De toute évidence, les chantiers qui attendent le nouveau chef de l’Etat sénégalais sont nombreux et il devra tout faire pour ne pas décevoir ses compatriotes, impatients de voir émerger un autre Sénégal.

Kader Patrick KARANTAO karantaokader@gmail.com

Festival des masques de Pouni : la culture au service de la cohésion sociale

La 17e édition du Festival des masques de Pouni s’est tenue, du 28 au 31 mars 2024, avec la participation d’une trentaine de sociétés de masques venues de diverses localités. L’édition avait comme patron, le ministre d’Etat, ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Jean Emmanuel Ouédraogo. La commune de Pouni, dans la province du Sanguié, a vibré au rythme de la 17e édition du Festival des masques (FESTIMASQ) du 28 au 31 mars 2024. Des centaines de masques issus d’une trentaine de sociétés de masques venu s de diverses localités du Burkina Faso ont pris part au défilé dans la matinée du samedi 30 mars. Selon le président de l’Association les amis des masques (AMA), Hervé Gué, par ailleurs président du comité d’organisation, cela fait 34 ans que le FESTIMASQ s’est tenu pour la première fois. Avec pour objectif entre autres de créer une dynamique de développement culturel et touristique, de promouvoir l’économie locale et de renforcer la cohésion entre les communautés. Il a saisi l’occasion de cette tribune pour rendre hommage au président d’honneur de l’AMA, Babou Jean-Pierre Ido, initiateur du festival en 1990 et tous les autres pionniers qui ont œuvré à le pérenniser. A écouter M. Gué, l’AMA a, en projet, la construction du mur de clôture du site du festival et la création d’un musée du masque à Pouni. Pour sa part, le patron du festival, le ministre d’Etat, ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Jean Emmanuel Ouédraogo, a salué les organisateurs pour leur initiative et surtout pour les efforts déployés pour son maintien depuis plus de 30 ans.

Le masque, un vecteur de paix

Les festivaliers sont venus de divers horizons pour assister au défilé.
« Ce festival contribue fortement à la mission de conservation et de valorisation de notre patrimoine culturel dévolue à notre département et nous vous encourageons », a-t-il signifié. Il a en outre réaffirmé la disponibilité du ministère de la culture à accompagner de telles initiatives. De l’avis de Jean Emmanuel Ouédraogo, le choix du thème : « Masque, paix et cohésion sociale au Burkina Faso », est évocateur dans ce contexte particulier. « Le masque est un vecteur de paix et de cohésion sociale et cette édition du festival à travers la thématique montre la volonté de participer au renforcement des liens entre les populations », a-t-il fait savoir. Le ministre d’Etat en charge de la fonction publique, Bassolma Bazié, parrain de cette édition (avec le ministre Rodrigue Edasso Bayala de la Justice), a mis à profit sa présence à Pouni pour s’adresser à la population au sujet de l’insécurité. « Les attaques terroristes doivent prendre fin au Burkina Faso et chaque citoyen doit avoir une ligne de conduite qui témoigne de son engagement patriotique et de sa participation citoyenne », a-t-il lancé. Le chef du village de Pouni et le préfet, Président de la délégation spéciale (PDS) de Pouni, Nadine Badiel, ont tous exprimé leur gratitude aux autorités gouvernementales pour leur présence qui honore la commune.

Beyon Romain NEBIE beynebie@gmail.com

Complexe textile IRO-TEXBURKINA à Sourgou : une usine pour réhabiliter le tissu industriel au Centre-Ouest

 Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE a procédé, ce vendredi à Sourgou dans la province du Boulkiemdé, région du Centre-Ouest, au lancement des travaux de construction d’un complexe textile dénommé « IRO-TEXBURKINA ». La construction de cette unité industrielle s’inscrit en droite ligne de la vision du Chef de l’Etat qui l’a annoncé, en janvier dernier, lors de son séjour à Koudougou. « Cette zone a été le fondement même de la première unité de transformation ; il était propice qu’une unité de transformation de coton puisse s’y implanter », a déclaré le Président de la Transition, le Capitaine Ibrahim TRAORE. Le Burkina Faso s’est lancé dans « un processus d’industrialisation. Dans toutes les zones du Burkina qui ont des spécificités, nous mettrons tout en œuvre pour transformer nos produits sur place », a-t-il soutenu. Selon le Capitaine TRAORE, c’est à travers l’industrialisation « que nous pouvons créer assez d’emplois pour que la jeunesse puisse s’épanouir ». Le Chef de l’Etat a également indiqué que le gouvernement est engagé dans ce projet avec la Société burkinabè de fibres textiles (SOFITEX), le Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES) et l’Union nationale des producteurs de coton du Burkina (UNPCB). Il a souhaité que le projet puisse s’exécuter vite et bien dans le strict respect des prescriptions du cahier des charges. Aussi, a-t-il demandé aux populations de s’approprier le projet. IRO-TEXBURKINA va construire une unité sur une superficie de 42 hectares à Sourgou et une autre de 50 hectares à Boromo avec un investissement total de 165 milliards de FCFA. À terme, ce complexe textile va créer plus de 4000 emplois directs et 15 000 emplois indirects pour les deux sites. Le Chef de l’Etat a, une fois de plus, invité les opérateurs économiques qui le désirent à venir et à investir au Burkina Faso. Il les a rassurés de l’engagement du gouvernement à accompagner leurs initiatives à travers des facilités qui leur seront accordées.

Direction de la communication de la présidence du Faso

Usine de textile IROTEX-BURKINA : le président de la Transition donne le coup d’envoi des travaux

Le Président de la Transition, le capitaine Ibrahim Traoré, a procédé, le vendredi 29 mars 2024 à Sourgou, à la pose de la première pierre de l’usine de transformation de coton IROTEX-BURKINA. Plus de 160 milliards F CFA seront investis avec à la clé, plus de 4 000 emplois. La commune de Sourgou, localité située à une quinzaine de kilomètres de Koudougou aura une usine de transformation de coton « très bientôt ». Le complexe industriel, IROTEX-BURKINA, qui s’installera sur deux sites, à savoir celui de Sourgou sur 42 hectares et celui de Boromo sur 50 hectares, a un investissement total évalué à plus de 165 milliards F CFA avec une transformation annuelle de plus de 20 000 tonnes de fibre de coton conventionnel et biologique. La pose de la première pierre de l’entreprise de textile par le Président de la Transition, le capitaine Ibrahim Traoré, a eu lieu, le vendredi 29 mars 2024. Dans son discours prononcé par le ministre du Développement industriel, du Commerce, de l’Artisanat et des Petites et moyennes entreprises, Serge Gnaniodem Poda, le chef de l’Etat a rappelé l’importance de la sécurité. « Toute activité économique, toute action de développement a besoin d’environnement de sécurité, de paix et de stabilité », a-t-il dit. Pour lui, avec cette cérémonie, le Burkina Faso a enregistré encore un progrès significatif dans le renforcement de son tissu industriel démontrant ainsi la vision du gouvernement d’accélérer le processus d’industrialisation du pays. Ibrahim Traoré a affirmé que le lancement des travaux de construction de cette usine entre dans ce cadre visant à faire de toutes les régions du Burkina Faso, chacune selon ses potentialités, des zones économiquement et industriellement viables. « Je crois à l’importance de l’industrialisation dans la transformation de nos produits agricoles et de nos ressources naturelles pour une raison bien simple : elle apporte une valeur ajoutée à nos produits bruts nationaux et l’industrialisation a un effet multiplicateur, donc contribue à résorber le chômage », a-t-il fait savoir. En plus de cela, la création d’industries, selon lui, améliore les termes de l’échange en limitant la dépendance vis-à-vis de l’extérieur par une réduction des importations. Il a indiqué que si Koudougou était appelé communément capitale du textile de notre pays, c’est essentiellement parce qu’elle abritait l’usine Fasofani, ex-VOLTEX. Cette société a fait, a-t-il soutenu, la fierté du Burkina Faso, à cause de la qualité de ses produits en matière de filature, de tissage et d’impression. « Malheureusement (….) la société Fasofani a été liquidée et mal liquidée. Ses travailleurs et les membres de leurs familles portent encore aujourd’hui, les séquelles du traumatisme de cette mauvaise liquidation », a signifié le ministre Poda.
Les populations se sont fortement mobilisées pour assister au lancement des travaux de construction de l’usine.
Il a affirmé l’engagement du chef de l’Etat à veiller désormais à ce que les intérêts du Burkina Faso, dans les secteurs stratégiques de l’économie, ne soient plus sapés ou compromis par qui que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur, pour quelles que raisons que ce soit. A écouter le ministre du commerce, IROTEX-BURKINA SA devrait contribuer à débarrasser les Burkinabè des mauvais souvenirs de la liquidation de l’usine Fasofani et réhabiliter l’image et le statut économique de la région du Centre-Ouest, en donnant du travail et de l’espoir aux jeunes hommes, aux femmes, à nos mères et sœurs, colonne vertébrale et poumon économique de notre économie. De son avis, cela sera une belle opportunité offerte au Burkina Faso pour matérialiser sa volonté « irréversible » d’asseoir les bases de sa souveraineté économique et politique. Le porte-voix du capitaine Ibrahim Traoré a saisi l’occasion pour remercier et encourager les promoteurs d’IROTEX-BURKINA pour la création de cette industrie de textile à Sourgou et surtout pour leur patience et leur confiance au pays des Hommes intègres.

Un modèle innovant

La SOFITEX, le Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES) et l’Union nationale des producteurs de coton du Burkina (UNPCB) comptent parmi les actionnaires de la société IROTEX-Burkina. Au nom du Conseil d’administration de l’usine, Idrissa Ouédraogo a exprimé sa gratitude aux autorités burkinabè et aux populations de Sourgou pour leur adhésion et leur engagement à la réalisation du projet. Pour lui, IROTEX est un modèle innovant puisqu’ayant permis d’amener sur une même plateforme les acteurs de la chaîne de transformation du coton d’Asie et ceux du Burkina Faso. « Il s’agit d’industriels, de constructeurs expérimentés dans le textile au niveau international et leader de la production et de la commercialisation du coton national », s’est-il réjoui.

Beyon Romain NEBIE beynebie@gmail.com

Lutte contre la fraude : environ 400 tonnes de produits détruites

La Brigade mobile de contrôle et de répression de la fraude (BMCRF) a incinéré un important lot de marchandises diverses saisi et impropre à la consommation, le jeudi 28 mars 2024 à Ouagadougou. La Brigade mobile de contrôle et de répression de la fraude (BMCRF) ne faiblit pas dans sa dynamique de lutte contre la fraude. Elle a, dans ce sens, saisi un important lot de marchandises impropres à la consommation qu’elle a détruit, le jeudi 28 mars 2028 à Ouagadougou. Il s’agit de nombreuses boissons alcoolisées, sucrées, des boites de mayonnaise, de tomate, des pommades, des consommables médicaux et biens d’autres d’environ 400 tonnes pour une valeur estimée à 200 millions F CFA qui ont été récupérés aux mains de contrebandiers et détruits. Pour le représentant du ministre du Développement industrielle, du Commerce et de l’Artisanat des Petites et moyennes entreprises, Zacharia Gyengani, l’une des missions assignées à la BMCRF est de veiller à l’assainissement du marché et à la protection des consommateurs sur l’ensemble du territoire national.
Les autorités donnant le top départ de la destruction des produits.
« Pour mieux mener le combat, le département en fait son cheval de bataille à travers la brigade mobile de contrôle et de répression de la fraude », a-t-il affirmé. Pour lui, c’est la recherche du gain facile de certains acteurs commerciaux qui les amène à défier les règles de la concurrence saine en mettant parfois des produits prohibés impropres à la consommation. La lutte contre la fraude commerciale, a soutenu M. Gyengani, nécessite l’implication de l’administration publique, la société civile, des autorités coutumières et religieuses et de la population entière. « Nous interpellons les commerçants et la population à plus de vigilance en vérifiant toujours la date de péremption », a-t- il recommandé. Il a invité les populations à dénoncer toute activité illicite et suspecte aux structures en appelant les numéros verts dédiés à cet effet. Le coordinateur général de la BMCRF, Olivier Kiema, s’est réjoui du butin saisi, car constituant un danger pour la population. Concernant la méthode de saisie, M. Kiéma a expliqué que la brigade passe par des contrôles de vérification des dates de péremption et l’autorisation de vente des produits sur le marché. Le président de la Ligue des consommateurs du Burkina, Dasmané Traoré, a exhorté les acteurs commerciaux à plus de responsabilités en évitant de mettre sur le marché des produits compromettant la santé du consommateur. Pour lui, l’objectif de cette incinération est d’emmener les Burkinabè à prendre conscience de la réalité des marchandises contrefaites sur le marché. « L’un des défis est la porosité de nos frontières qui a facilité l’entrée de marchandises falsifiées dans le pays », a-t-il relevé.

Viviane wend-daabo BOKOUM (Stagiaire)

Journées nationales d’engagement patriotique : la mission diplomatique burkinabè à Pékin a sacrifié au rituel

L’ambassade du Burkina Faso en République populaire de Chine a procédé à la montée des couleurs, le vendredi 29 mars 2024 dans l’enceinte de la mission diplomatique, marquant ainsi le lancement des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne. Les Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne sont prévues pour se tenir le 26 mars et le 2 octobre de chaque année et ce pendant 15 jours. C’est dans ce cadre que l’ambassade du Burkina Faso en République populaire de Chine a organisé une cérémonie de montée des couleurs en présence de son personnel et de certains ressortissants burkinabè, le vendredi 29 mars 2024, à Pékin. Cette cérémonie a marqué du coup le lancement desdites journées de la mission diplomatique dans ce pays d’accueil. A l’issue de la montée des couleurs, l’ambassadeur du Burkina Faso en Chine, Daouda Bitié, a procédé à la lecture du message du chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré. De son avis, ce message invite chaque Burkinabè à s’engager pour la cause de son pays. « Comme le chef de l’Etat l’a si bien dit, cet engagement peut être de divers ordres. Cela peut se traduire par la contribution à l’effort de guerre, à l’engagement comme VDP et au payement des impôts en vue de renflouer les caisses de l’Etat. En plus, le message exhorte à une participation citoyenne en nettoyant son quartier et à planter un arbre à chaque évènement heureux, entre autres », a expliqué le diplomate. A l’adresse des compatriotes vivant en Chine, il a estimé que le premier engagement de ces derniers consiste à être d’abord des Burkinabè « intègres », en représentant « fièrement » leur patrie au pays de Mao Zedong, en ayant un comportement « exemplaire » et de dignité. Pour le deuxième engagement, M. Bitié a invité la diaspora burkinabè en Chine à s’organiser pour contribuer au développement du pays. Et de préciser que cette contribution peut être financière ou toute autre opportunité qui puisse participer à la bonne marche des efforts entrepris par les plus hautes autorités. « Tout Burkinabè qui vit en Chine doit se comporter comme un ambassadeur en saisissant toute opportunité qui peut accompagner l’évolution du Burkina Faso. Ça sera l’apport personnel à l’édification de la patrie », a fait savoir Daouda Bitié. Pour atteindre cet objectif, il envisage les jours à venir, aller à la rencontre des Burkinabè installés dans les zones à forte concentration telles que Guangzhou dans le Sud et Yiwu dans le Sud-Est de la Chine. Selon lui, c’est une activité qui peut aller au-delà de la période des Journées nationales d’engagement patriotique dans la mesure où la Chine est très vaste et les compatriotes vivent un peu partout. Qu’à cela ne tienne, il a saisi l’occasion pour lancer un appel aux Burkinabè vivant en Chine à venir se faire enrôler au niveau de l’ambassade afin que celle-ci puisse les connaitre et savoir où ils vivent pour mieux les assister en cas de besoin.

Souaibou NOMBRE Depuis Pékin (Chine) Snombre29@yahoo.fr

Reconquête du territoire national : deux conventions pour améliorer les conditions de vie des VDP

Le secrétaire général du ministère de l’Economie, des Finances et de la Prospective, Vieux Abdoul Rachid Soulama, a présidé, la signature de deux conventions pour l’amélioration des conditions de vie des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), le vendredi 29 mars 2024, à Ouagadougou. Engagés dans la lutte contre le terrorisme aux côtés des Forces de défense et de sécurité (FDS), les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) font face à de nombreux risques. Dans l’optique de leur garantir une meilleure protection et un meilleur suivi, le gouvernement a signé deux conventions, le vendredi 29 mars 2024, à Ouagadougou. La première est signée entre la Brigade des volontaires pour la défense de la patrie (BVDP) représentée par le lieutenant-colonel Thomas Savadogo, et l’hôpital militaire par le capitaine Halassane Coulibaly, représenté par le médecin colonel-major Moustapha Seremé. Elle porte sur une couverture sanitaire qui inclut les actes médicaux et chirurgicaux, les actes d’exploration médicale, l’hospitalisation, les médicaments et consommables médicaux, les actes de rééducation et de réadaptation, y compris l’appareillage orthopédique et prothétique, au bénéfice des VDP malades ou blessés en opération, a indiqué le Médecin colonel-major Moustapha Seremé. La convention a une durée initiale d’un an, avec possibilité de renouvellement. La seconde convention, signée avec l’Association professionnelle des sociétés d’assurance du Burkina (APSAB), concerne l’assurance des VDP engagés sur le front de la lutte pour la reconquête du territoire national.

Un engagement fort du gouvernement

Compte tenu des risques de cette mission, l’APSAB, représentée par son président, Dr Mohamed Compaoré, s’est engagée à fournir une couverture d’assurance à tous les VDP. Cette assurance couvre les indemnisations de décès à hauteur de 3 000 000 FCFA et les indemnisations en cas d’incapacité permanente totale. L’APSAB a également contribué à hauteur de 206 millions F CFA à l’effort de paix. La signature de ces deux conventions traduit l’engagement du gouvernement à améliorer les conditions de vie et de travail des VDP. Ces derniers constituent une force importante dans la lutte contre le terrorisme et méritent d’être protégés et accompagnés. Le fonds de soutien patriotique a été créé par le gouvernement burkinabè pour soutenir les FDS et les VDP dans la lutte contre le terrorisme. Ce fonds est alimenté par des contributions volontaires des citoyens et des entreprises. Le gouvernement burkinabè appelle à la mobilisation de tous pour soutenir les VDP et les FDS dans leur combat contre le terrorisme. Selon le Premier ministre, lors de la première session ordinaire de 2024 du Fonds de soutien patriotique, sur une prévision de 100 milliards F CFA au titre de l’année 2024, plus de 31 milliards F CFA ont été déjà mobilisés à la date du 12 mars 2024.

Gustave KONATE (Collaborateur)

Pâques 2024 : Mgr Paul Ouédraogo appelle à l’amour du prochain

Les fidèles catholiques ont célébré Pâques le dimanche 31 mars 2024. A l’orée de cette commémoration de la résurrection du Christ, l’archevêque métropolitain de Bobo-Dioulasso, Mgr Paul Ouédraogo, a fait une adresse à l’ensemble des fidèles chrétiens de l’archidiocèse de Bobo-Dioulasso, et partant du Burkina Faso, le samedi 30 mars 2024. L’archevêque métropolitain de Bobo-Dioulasso, Mgr Paul Ouédraogo, a prêché l’amour du prochain aux fidèles chrétiens et à l’ensemble des Burkinabè comme, a-t-il dit, le Christ l’a fait avec ses disciples et ses bourreaux malgré leurs péchés. C’était à l’occasion d’une déclaration faite à la presse, le samedi 30 mars 2024 à Bobo-Dioulasso, à quelques heures de la célébration de Pâques. Cette fête a indiqué Mgr Ouédraogo, est pour le peuple chrétien, l’expression de l’amour de Dieu pour l’homme. « Dieu nous montre comment nous devons nous aimer jusqu’au bout, et que personne ne cherche ni de prétexte ni de motif à aimer son prochain », a affirmé Mgr Paul Ouédraogo. Par la résurrection, a poursuivi l’archevêque de Bobo-Dioulasso, Jésus Christ signe la victoire du bien sur le mal, de l’amour sur la haine et du pardon sur la vengeance. Il a par ailleurs souhaité que les chrétiens et tous les Burkinabè soient sensibles à ce message d’amour fraternel. « Les difficultés que nous avons, viennent certainement de nos manques d’amour fraternel. Nous n’arrivons pas à nous accueillir et à nous respecter mutuellement comme étant les enfants du même Dieu », a déploré Mgr Ouédraogo. Pour lui, il faut casser le cercle vicieux de la violence, de la vengeance de la haine pour le remplacer par le cercle salutaire de l’amour patient, l’amour miséricordieux, qui se renouvelle et surtout qui adoucit le cœur. L’homme de l’église a également souhaité aux responsables politiques et aux décideurs du pays de grandir dans l’amour du prochain, dans l’amour de leur peuple et de service avec patience et persévérance.

Alpha Sékou BARRY alphasekoubarry@gmail.com

Estelle KOUTOU (Stagiaire)

Nouvelle Constitution au Togo: Faure Gnassingbé ordonne à ce qu’elle soit soumise à nouveau au vote des députés

Le président du Togo, Faure Gnassingbé a ordonné vendredi que la nouvelle Constitution fraichement adoptée pour instaurer un régime parlementaire soit soumise à un nouveau vote des députés. « Le Président de la République a demandé ce jour à la président de l’Assemblée nationale de faire procéder à une deuxième lecture de la loi adoptée », a annoncé la ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, Yawa Kouigan. Selon la nouvelle constitution, le président sera désormais choisi « sans débat » par le Parlement réuni en congrès « pour un mandat unique de six ans». Ainsi le suffrage universel direct sera supprimé dans le pays. Elle augmente également les mandats présidentiels de cinq à six ans. De son côté l’opposition craint que cette ‘’manœuvre’’ ne serve à maintenir le président Faure Gnassingbé au pouvoir pour une durée indéfinie. Sidwaya.info

Pâques 2024 :  » L’heure a sonné pour que tous les Burkinabè de l’intérieur de l’extérieur se donnent la main »,  Pasteur Henri Yé, FEME

A l’occasion de la fête de Pâques, le président de la Fédération des Eglises et Missions Evangéliques (FEME) le pasteur Henri Yé  a exhorté ce samedi 30 mars 2024, les Burkinabè à se donner la main. Lire le message ci-dessous     « Chers fidèles de nos Eglises, chers compatriotes du Burkina Faso, La Pâques 2024 est célébrée cette année le Dimanche 31 mars. La Pâques, qui est la fête de la résurrection du Christ est au cœur de l’Evangile et du Christianisme. C’est parce que Christ, l’Agneau de Dieu est mort pour expier nos péchés, que Son sacrifice a été agréable à Dieu, et Dieu L’a ressuscité d’entre les morts. « Car Christ, Notre Pâque, a été immolé ».La commémoration de la Pâques rappelle aux hommes que Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné Son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui, ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.   Chers fidèles, chers compatriotes,   La paix a toujours été une question préoccupante pour tous les pays, particulièrement pour le pays des Hommes intègres, au moment où la lutte contre l’extrémisme violent fait rage. Mais pour que s’instaure la paix, et une paix durable, il est important que chacun de nous fasse la paix ; d’abord la paix avec Dieu au travers du pardon de ses offenses. C’est par Christ l’Agneau de Dieu que nous avons le pardon de Dieu. C’est pourquoi en célébrant cette Pâques, nous demandons à Dieu de nous faire grâce en nous montrant Sa grande miséricorde.   Chers fidèles, chers compatriotes,   Après avoir été pardonnés par Dieu, Il nous demandera de faire pareillement avec notre prochain. « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés ». C’est dire qu’à la Pâques, nous avons le pardon de Dieu, mais Dieu à son tour exige de nous de nous pardonner les uns les autres. C’est à cette condition que nous pourrons vivre ensemble dans la paix, dans la cohésion, et dans la quiétude.   Chers fidèles, chers compatriotes,   Dieu nous aime, c’est pourquoi, Il nous a créés à Son image et à Sa ressemblance. Et lorsque nous avons péché, Il nous a tendu la main en envoyant Jésus nous sauver de nos péchés. Il est ressuscité, et Il est monté au ciel. Il attend que chacun de nous vienne à Dieu dans la repentance pour faire la paix avec Dieu et avec tous les hommes.   Chers fidèles, chers compatriotes,   Nous prions pour que Dieu donne au Burkina Faso de retrouver sa paix et sa quiétude d’antan. Que le Burkina Faso redevienne un havre de paix où il fait bon vivre. Comme Jésus a vaincu le péché et la mort, nous pouvons nous confier à Lui ! Il est le Prince de la paix. Lui seul peut semer la vraie paix dans les cœurs des hommes.   L’heure a sonné pour que tous les Burkinabè de l’intérieur comme de l’extérieur se donnent la main d’association pour venir à bout de nos différences, et pour construire un Burkina nouveau où règnent la paix et le mieux-vivre ensemble. Cela n’est possible que si chacun de nous se tourne vers Dieu le Tout-puissant.   En cette fête de Pâques 2024, La Fédération des Eglises et Missions Evangéliques (FEME) souhaite à tous les Burkinabè, la paix avec Dieu à travers l’Agneau de Dieu, la réconciliation et le mieux-vivre ensemble entre tous les Burkinabè.   Bonne fête de Pâques 2024 à tous ! Jésus-Christ est ressuscité, Il est vraiment ressuscité ! »   Pour la Fédération des Eglises et Missions Evangéliques (FEME)   Pasteur Henri YE     Sidwaya.info