L’énigme Martinez Zogo

Les Camerounais suivent avec attention, le procès sur l’assassinat du journaliste Martinez Zogo, qui a débuté, le lundi 25 mars dernier, devant le tribunal militaire de Yaoundé. A la première audience, les avocats de la défense ont posé quelques doléances relatives à la retransmission en direct et à l’accès aux pièces du dossier. La seconde audience a eu lieu au début de cette semaine, le lundi 15 avril 2024. S’il a indiqué à l’occasion que le dossier sera mis à la disposition des différentes parties pour consultation, le commissaire du gouvernement, le lieutenant-colonel, Cerlin Belinga, a précisé que la loi camerounaise n’autorise pas la retransmission des audiences.

Aussi le tribunal militaire de Yaoundé a-t-il procédé, entre autres, à la vérification de la présence des 17 accusés, avant de renvoyer le procès au 6 mai prochain. De toute évidence, la tenue du procès Zogo, contrairement aux incertitudes qui planaient, a de quoi réjouir tous ceux qui réclament justice pour lui dans un pays où, pour l’opposition et les défenseurs de la bonne gouvernance, la culture de l’impunité n’est pas une vue de l’esprit. Personne n’avait pourtant cru que ce jugement aura lieu, mais le Président Paul Biya, himself, a pesé de tout son poids pour que l’affaire ne soit pas enterrée. Au banc des accusés se trouvent entre autres, l’homme d’affaires controversé, Jean-Pierre Amougou Belinga, des cadres et des éléments du service de contre-espionnage, dont l’ex-patron, Léopold Maxime Eko Eko et l’ancien directeur des opérations, le lieutenant-colonel Justin Danwe.

Trois chefs d’accusation pèsent principalement sur ces accusés, notamment assassinat, complicité d’assassinat et complicité de torture. Quand les débats vont s’ouvrir, le souhait le plus ardent est que les langues se délient pour que les Camerounais épris de justice comprennent ce qui est arrivé à Martinez Zogo. En janvier 2023, ce cinquantenaire a été enlevé et assassiné, à la grande stupéfaction des nombreux auditeurs de son émission à succès « Embouteillage ». La mort du patron d’Amplitude FM a d’autant plus choqué, que son corps avait été retrouvé mutilé. Comment un être humain, fut-il détesté, peut-il être traité de la sorte ? Ce crime odieux doit être coûte que coûte élucidé. On le sait, l’illustre défunt dénonçait « les pratiques mafieuses et le détournement de deniers publics au sommet de l’Etat qui impliquaient des pontes du système Biya ». Les gourous visés ont-ils comploté pour ôter la vie à Martinez Zogo qui, selon eux, en savaient trop ? Qui avait intérêt à ce que le journaliste disparaisse dans des conditions aussi affreuses ? Le déroulement du procès, on l’espère, permettra de lever les nombreuses zones d’ombre qui entourent cette ténébreuse affaire. Même s’il ne plaisait pas à ses ennemis tapis dans l’ombre, Martinez Zogo faisait œuvre utile dans la société camerounaise en dénonçant la mal gouvernance. Pour ce faire, son assassinat ne doit pas rester impuni. Il mérite justice. Qu’il en soit ainsi…

Kader Patrick KARANTAO

Sita Sidibé : fin de cavale pour un boucher devenu cadre terroriste

Le cadre terroriste du GSIM, Sita Sidibé, arrêté le 13 avril 2024 avec six de ses acolytes dans les Banwa, a d’abord été un boucher avant de rejoindre les forces du mal en 2018 pour commettre de nombreuses atrocités.

Les forces armées burkinabè et les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ont mené une opération, le 13 avril 2024 dans le village de Kila, à une quinzaine de kilomètres au nord-est de Tansila dans la province des Banwa. Selon les sources de l’AIB, l’assaut a été un franc succès, car une quinzaine de terroristes ont été neutralisés, du matériel saisi ou détruit. L’autre point de satisfaction, c’est l’arrestation de sept terroristes dont Sita Sidibé. Le malfaiteur bien connu des services de renseignements a d’abord exercé la profession de boucher dans la commune de Balavé avant de rejoindre le terrorisme en 2018. A ses débuts, il ravitaillait les terroristes des provinces de la Kossi et des Banwa en carburant et en crédits de communication. Par la suite, il est passé au statut de combattant puis cadre du supposé Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans (GSIM) dans le secteur compris entre Balavé, Dogo/Balavé et Orowé/Tansila.

Sita Sidibé a coordonné plusieurs attaques contre les forces de défense et de sécurité et les populations civiles dans les communes de Solenzo, Balavé et Tansila. Parmi ses hauts méfaits, on retient la tuerie de 18 civils à Balavé, le 15 décembre 2023 et les attaques du commissariat de police et de la mairie de la localité, le 13 avril 2022. Le sinistre criminel a également participé à des enlèvements de personnes, à des vols de bétail et à la destruction d’antenne-relais de téléphonie mobile. Au regard de l’importance et de l’influence de Sita Sidibé dans le dispositif du GSIM, les sources de l’AIB affirment qu’un coup dur a été porté au groupe terroriste dans la région de la Boucle du Mouhoun.

Agence d’information du Burkina

Mécanismes traditionnels de règlement des différends : le ministère en charge de la justice mène la réflexion

Le ministère de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les Institutions a tenu son 1er Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM) de l’année, le mardi 16 avril 2024 à Ouagadougou. Les travaux de cette rencontre étaient placés sur le thème : « Justice moderne et mécanismes traditionnels de règlement des différends : quelle complémentarité pour une société solidaire et pacifique » ?

Le ministère de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les Institutions ambitionne d’exploiter les valeurs endogènes dans le règlement des conflits en vue d’une société pacifique. La question a été au centre des réflexions de son 1er Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM) de l’année, tenu, le mardi 16 avril 2024, à Ouagadougou. « Justice moderne et mécanismes traditionnels de règlement des différends : quelle complémentarité pour une société solidaire et pacifique » ? a, en effet, été au centre des échanges entre les acteurs de la justice au cours de cette rencontre. Pour le ministre en charge de la justice et des droits humains, Edasso Rodrigue Balaya, la thématique de ce CASEM répond aux aspirations de la population qui souhaite une justice qui s’ins- pire des valeurs endogènes. « Ces aspirations sont d’autant plus légitimes que bon nombre de différends sont réglés par des mécanismes traditionnels, sans l’implication des juridictions étatiques », a-t-il fait remarquer. C’est en prenant en compte cette réalité, a-t-il ajouté, que le département a décidé d’avoir recours désormais aux mécanismes traditionnels dans la résolution des conflits au Burkina.

Un taux d’exécution physique de 77,72 %

Les membres du CASEM ont été appelés à redoubler d’ardeur au regard des énormes défis qui restent à relever.

Me Edasso Rodrigue Bayala s’est dit convaincu que les débats, les échanges fructueux permettront de dégager des consensus ainsi qu’une vision collective cohérente sur les bonnes pratiques à promouvoir, les réformes indispensables à entreprendre et les stratégies pour une véritable complémentarité entre la justice moderne et les mécanismes traditionnels de règlement des différends. Les membres du CASEM ont aussi examiné le rapport annuel de performance des résultats engrangés en 2023. A ce titre, le 1er responsable du département a indiqué avoir atteint un taux de réalisation physique global de 77,72 % et un taux d’exécution financière de 80,71 %. En termes de résultats engrangés, il a cité la réouverture des Tribunaux de grande instance (TGI) de Kongoussi et de Dori, la formation de 396 détenus majeurs et 563 mineurs en divers métiers et le développement de la plateforme du casier judiciaire qui permet la délivrance en ligne du bulletin n°3. Il a ajouté que 61 dossiers ont été jugés, impliquant 83 présumés terroristes dont 9 mineurs par le pôle anti-terroriste et la tenue de 12 audiences criminelles par les chambres criminelles des Cours d’appel.

Me Edasso Rodrigue Bayala a, par ailleurs, soutenu que 1 233 personnes ont bénéficié de l’assistance judiciaire. « Nous avons réalisé des études sur la prise en charge des victimes et témoins, sur les mécanismes de justice traditionnelle et les modes alternatifs de règlement des conflits et sur l’aide légale au Burkina », a-t-il relaté. Au regard de ces réalisations, il a salué l’effort des acteurs du département et les Partenaires technique et financier (PTF) pour leur appui considérable. Toutefois, en dépit des acquis enregistrés, Me Bayala a soutenu que d’énormes défis restent à relever face aux nombreuses attentes des populations en matière de justice et de droits humains. C’est pourquoi, il a invité les membres du CASEM ainsi que l’ensemble de ses collaborateurs à redoubler d’ardeur, à conjuguer les efforts pour renforcer la contribution du département à l’édification d’une démocratie durable et à la préservation de la paix au Burkina.

Soumaïla BONKOUNGOU

Jacqueline Wêndengûudi OUEDRAOGO (Stagiaire)

Tenue des CA et AGO des entreprises le même jour : une pratique à multiples risques

L’Ordre national des experts comptables et comptables agréés du Burkina Faso (ONECCA-BF) a organisé un déjeuner professionnel, le mardi 16 avril 2024, à Ouagadougou sur le thème : «La régularité de la tenue le même jour des CA et AGO d’arrêté et d’approbation des états financiers annuels : quelles causes, quels risques et quelles perspectives ».

Au Burkina, la tenue le même jour des Conseils d’administration (CA) et des Assemblées générales ordinateurs (AGO) des sociétés est en passe de devenir une pratique courante. Cette façon de faire dans la gouvernance des entreprises comporte de nombreux risques. L’Ordre national des experts comptables et comptables agréés du Burkina Faso (ONECCA-BF) veut contribuer à lutter contre ce phénomène et à garantir la régularité de ces rencontres, conformément aux dispositions légales. A cet effet, il a organisé un déjeuner professionnel, le mardi 16 avril 2024, à Ouagadougou sur le thème : « La régularité de la tenue le même jour des CA et AGO d’arrêté et d’approbation des états financiers annuels : quelles causes, quels risques et quelles perspectives ». Une soixantaine d’experts comptables, de comptables agréés, d’avocats, de juristes, de banquiers, d’assureurs et de représentants de sociétés ont pris part à cette rencontre. Selon le panéliste, Alain Zerbo, président du Tribunal de commerce de Ouagadougou, le droit OHADA a prévu des dispositions supplétives qui permettent d’aménager la tenue des CA et AGO, à travers notamment les statuts et règlements des sociétés commerciales. Cependant, la tenue de ces deux rencontres le même jour comporte des risques de nullité que le juge peut être amené à prononcer en cas de saisie d’un actionnaire. Mais qu’est-ce qui justifie que les sociétés tiennent ces deux rencontres en une seule date ? Le besoin de s’assurer de la disponibilité et de la présence de tous les administrateurs et actionnaires, de minimiser les coûts de la tenue de ces réunions liées aux acteurs résidant à l’étranger, sont les raisons le plus souvent évoquées, a répondu le panéliste Bobson Coulibaly, avocat et secrétaire général du bureau.

L’exception en passe de devenir la règle

Les participants ont formulé des recommandations visant à assurer la tenue régulière des CA et des AGO.

A ces raisons s’ajoutent la proximité et la familiarité entre les membres du CA. Pour Me Coulibaly, même si la loi a prévu des possibilités de régularisation de ces rencontres, cela n’exonère pas les dirigeants sociaux de leur responsabilité qui peut être engagée en cas de litige. Les avocats, en tant que conseils des sociétés, ont l’obligation d’égalité entre les actionnaires, de fournir des conseils juridiques avisés. Leur responsabilité peut également être engagée. Ils peuvent donc être poursuivis devant les tribunaux, a-t-il indiqué. Le président de l’ONECCA-BF, Yacouba Traoré, a déploré que ce qui semble être un aménagement exceptionnel soit en passe de devenir la règle, surtout que la tenue cumulée des CA et AGO comporte des « risques systémiques ». Il s’agit notamment des risques de conflits d’intérêts, d’absence de temps pour un examen adéquat des rapports, de non-respect des procédures légales, de possibilité de fraudes, de remises en causes des actes posés, de litiges. « Prenons l’exemple d’une assemblée générale, tenue dans de telles conditions, décide de la distribution des dividendes et qui ont été servis. Imaginez les conséquences sur la vie et même l’image de cette société si cette décision venait à être attaquée et remise en cause », s’est-il interrogé. Pour l’expert-comptable commissaire au compte, la tenue des CA et AGO en un jour pose un problème de datation de ses rapports. Tout comme les avocats, les commissaires au compte qui ont un grand rôle à jouer dans la gouvernance des entreprises peuvent également voir leur responsabilité professionnelle, civile, pénale et disciplinaire être engagée en cas de litige, a souligné le président Traoré. Pour éviter ces risques, aussi bien pour les sociétés que les professionnels qui les accompagnent, Me Coulibaly recommande que les CA et AGO se tiennent à des jours différents, tout en respectant les délais prévus par l’Acte uniforme OHADA sur le droit des sociétés. Le vice-président de l’ONECCA-BF a indiqué que la tenue de ce déjeuner professionnel vise, entre autres, à formuler des recommandations pour parer aux difficultés liées à la tenue le même jour des CA et les AGO, afin d’assurer la régularité de ces rencontres et la transparence financière dans la gouvernance des entreprises.

Mahamadi SEBOGO Windmad76@gmail.com

9 e Prix panafricain de journalisme en assurance et réassurance : Sidwaya lauréat pour la 3 e année consécutive

La 9 e édition du « Prix panafricain de journalisme en ré/assurance 2024 », organisée par
la compagne panafricaine de réassurance, Continental Reinsurance, a livré son verdict
le vendredi 12 avril 2024, à Victoria Falls, au Zimbabwe. Sidwaya, à travers son
journaliste Mahamadi SEBOGO, a remporté le premier prix dans la Catégorie langue
française, tout média confondu (presse écrite, en ligne, audiovisuel).
La Presse burkinabè a encore fait parler d’elle au plan africain. En effet, pour la 3 e année
consécutive, Sidwaya, à travers son journaliste et chef de Desk Economie & Finances,
Mahamadi SEBOGO, a remporté le premier prix de la 9 e édition du concours « Prix
panafricain de journalisme en ré/assurance 2024 » dans la catégorie langue française, tout
média confondu (presse écrite, en ligne, audiovisuel), ce vendredi 12 avril 2024 à Victoria
Falls, au Zimbabwe, aux abords du fleuve Zambèze. En 2022, le journaliste Patenema Omar Ouédraogo de Sidwaya avait remporté ce premier dans la même catégorie au Nigéria ; en 2023 au Kenya, c’est Mahamadi Sebogo qui en était lauréat. Cette année, c’est son article intitulé « assurance des risques de la construction : une obligation légale en "souffrance" » qui lui a valu cette deuxième distinction.

 

Le directeur général du Groupe Continental Reinsurance, Lawrence Nazare : « À une
époque marquée par la désinformation et les complexités imminentes de l’IA (ndlr :
intelligence artificielle), le journalisme doit, plus que jamais, être le phare et être
célébré ».

Pour cette édition, tout comme les années précédentes, dans la catégorie langue anglaise, trois prix ont décernés. Le premier prix en audiovisuel est allé au rédacteur en chef de KTN au Kenya, Peter Wakaba. En presse en ligne, Nike Popoola de Punch Nigeria Limited au Nigéria est lauréat du premier prix ; tandis qu’en presse écrite, la première place a été enlevée par le zambien Bbalewa Zyuulude du journal Scoop News Zambia. Le premier prix dans la catégorie langue arabe est revenu à l’Egyptien Islam Abdelhameed Abdelmutlib Farahat.

Cette année, le prix Dr. Femi Oyetunji du Futur Talent a été remporté par le zimbabwéen
Taurai Craig Museka. Le super prix de cette édition est revenu à la nigériane Nike Popoola.
Ont pris part à cette 9 e édition, 121 candidats provenant de 18 pays africains, francophones, anglophones et arabophones, dont l’Afrique du Sud, le Bénin, le Burkina Faso, le Burundi, le Cameroun, la République démocratique du Congo, l’Égypte, le Ghana, la Guinée, le Kenya, le Malawi, le Maroc, le Nigeria, le Rwanda, la Tanzanie, l’Ouganda, la Zambie et le Zimbabwe.

« Le journalisme doit être le phare »

Le directeur général du groupe Continental Reinsurance, Lawrence Nazare, s’est réjoui de la tenue de la présente édition du prix. « Tout comme le majestueux fleuve Zambèze qui traverse six nations sur ses 2 500 km, un long voyage vers l’océan Indien, ces récompenses incarnent l’esprit du panafricanisme. Nous avons reçu des candidatures exceptionnelles de 18 pays, écrites en anglais, français et arabe, qui témoignent de la brillante diversité de notre continent.

 


3. Les lauréats du 9 e « Prix panafricain de journalisme en ré/assurance 2024 » viennent
du Burkina Faso, l’Egypte, du Kenya, du Nigéria, de la Zambie et du Zimbabwe.

Je dois féliciter tous les participants pour leur travail acharné et engagement à raconter
l’histoire de notre secteur », a-t-il fait savoir. Pour lui, si au fil des années, les prix ont évolué, leur objectif principal reste le même, à savoir défendre la cause du journalisme africain d’assurance et de réassurance. « À une époque marquée par la désinformation et les complexités imminentes de l’IA (ndlr : intelligence artificielle), le journalisme doit, plus que jamais, être le phare et être célébré. Nous avons besoin de journalistes qui posent les questions difficiles, offrent des perspectives critiques pour éclairer la voie à suivre pour la société. Les défis auxquels notre industrie est confrontée sont multiples. La nécessité d’avoir des voix qui amplifient notre discours est plus grand que jamais », a souligné Lawrence Nazare. Les journalistes sont des partenaires clés dans la sensibilisation à la nécessité de promouvoir les solutions de protection d’assurance disponibles et notre volonté de résilience sociétale ; ils sont un support crucial pour notre interface quotidienne avec nos marchés, nos clients et autres parties prenantes clés, a conclu le patron de Continental Reinsurance.

La rédaction

 

Encadré : Le palmarès du 9 e « Prix panafricain de journalisme en ré/assurance 2024 »
Catégories 1 er prix 2 e prix 3 e prix
Langue Française (presse
écrite, en ligne, radio/télé)

Mahamadi SEBOGO
(Burkina Faso)

Goudalo Oltas Yavis
Teddy (Bénin)

Daouda ZONGO,
(Burkina Faso)

Langue
anglaise

Presse en ligne Nike Popoola

(Nigéria)

Isaac Wafula Khisa,
(Ouganda)

Afeez Hanafi
(Nigéria) et Samuel
Sanya (Ouganda)

Audivisisuel Peter Wakaba

(Kenya)

Destiny Onyemihia,
Nigéria

Ridwan Karim Dini-
Osman (Ghana)

Presse écrite Bbalewa Zyuulu,

(Zambie)

Prosper Ndlovu,
(Zimbabwe)

Alfred Onyango,
(Kenya)

Langue arabe (presse écrite,
en ligne, radio/télé)

Islam Abdelhameed
Abdelmutlib Farahat
(Egypte)

Mohamed Hamdy
Ahmed Mahmoud
(Egypte)

El Hadi Issa
(Egypte)

Dr Femi Futur Talent Award Taurai Craig Museka (Zimbabwe)
Super prix Nike Popoola (Nigéria)

Source : Continental Reinsurance

Djiré Mariame Diallo, maire de la Commune 3 de Bamako au Mali : Un leadership féminin exemplaire

 La maire de la Commune 3 du district de Bamako au Mali, Djiré Mariame Diallo a participé à l’émission spéciale de CGTN, « Avenirs partagés, Opportunités partagées, Conversation avec les maires du monde ». Elle y retrace son parcours en tant qu’élue locale et présente la circonscription communale dont elle a la charge. Elle évoque les différentes initiatives de développement socio-économique qu’elle y a entreprises de concert avec les populations. Mme Diallo salue la coopération bilatérale entre la Chine et son pays, le Mali, et formule le souhait que des jumelages aient lieu entre des villes chinoises et sa commune. 

CGTN Français

 

Insomnie : l’anxiété et le stress, premières causes d’un mauvais sommeil

L’insomnie est le trouble du sommeil le plus fréquent. Elle se caractérise par un manque de sommeil ou un sommeil de mauvaise qualité qui impacte sur les activités du quotidien. Lorsqu’elle est chronique, l’insomnie peut être provoquée par le stress, l’anxiété, la dépression ou une maladie.

L’insomnie est un trouble du sommeil qui affecte la qualité de vie en perturbant le repos et la récupération. L’insomnie en tant que trouble de l’endormissement se caractérise par une insuffisance de sommeil liée à des difficultés
à dormir. Ce manque de sommeil impacte par ricochet sur sa qualité.
Lors de troubles du sommeil chez l’adulte, on distingue entre insomnie aiguë (qui dure de une nuit à quelques semaines) et insomnie chronique (au moins 3 nuits par semaine pendant au moins 3 mois). Lorsqu’elle devient chronique, l’insomnie peut entraîner des troubles de l’humeur, une irritabilité, des troubles de la vigilance pendant la journée, une diminution de la qualité de vie. Elle peut être source d’absentéisme, d’accidents (du travail, de la route) et de difficultés relationnelles. Elle peut également être à l’origine d’abus médicamenteux.

Une insomnie peut survenir au moment de s’endormir, au milieu de la nuit, au petit matin ou toute la nuit. Ce qui est rare. L’anxiété et le stress sont les premières causes d’un mauvais sommeil, ainsi que les facteurs liés à l’environnement comme le bruit. Mais aussi les ronflements, les douleurs, une mauvaise literie, des excès de caféine ou d’alcool. Certains médicaments tels que les corticoïdes ou certains décongestionnants de même que le tabac peuvent être responsables d’insomnie. On observe également chez certaines personnes une inversion du rythme de sommeil : elles dorment le jour, mais pas la nuit.
La plupart des cas d’insomnie sont liés à de mauvaises habitudes de sommeil, à une dépression, à de l’anxiété, à un manque d’exercice physique, à une maladie chronique ou à
certains médicaments.

Les symptômes peuvent être des difficultés pour s’endormir ou rester endormi, ainsi que la
sensation de ne pas être suffisamment reposé.
Plusieurs facteurs sont à l’origine de l’insomnie. Outre les facteurs liés aux habitudes de vie et à l’environnement, toutes sortes de problèmes de santé aigus ou chroniques peuvent perturber le sommeil. Les facteurs de risque peuvent être
d’ordre psychologique, en lien avec le mode de vie.

On retrouve notamment, le stress et l’anxiété, le bruit qui peuvent impacter terriblement sur la qualité du sommeil, les pathologies. Il y a également les mauvaises habitudes en lien avec le sommeil, la prise de certains médicaments perturbant le sommeil, le décalage horaire, les voyages, un changement important dans la vie du patient comme un nouveau travail avec l’angoisse qui peut en découler…

S’agissant des facteurs liés à l’insomnie, il peut s’agir de l’âge ou des antécédents personnels et familiaux de troubles du sommeil. Cela peut aussi résulter de troubles psychiatriques comme physiques, par exemple chez les personnes souffrant de douleurs chroniques.

Les symptômes de l’insomnie comprennent la difficulté à s’endormir, les réveils intermittents durant la nuit, le réveil prématuré, la fatigue au réveil, l’irritabilité et des troubles de concentration durant le jour.
Elles se manifestent également par une diminution de la vigilance ou des performances, une anticipation anxieuse de l’arrivée de la nuit. L’insomnie tend aussi à accentuer les symptômes de certains problèmes de santé tels que les migraines, les douleurs, les problèmes digestifs, etc.

Chez une personne insomniaque, le manque de sommeil peut avoir des répercussions sur sa santé, impacter ses activités, son humeur, sa vie en général. Bien que courante, l’insomnie doit être traitée pour éviter bon nombre de risques pour la santé physique, mais aussi psychique.

Le traitement de l’insomnie consiste à améliorer les habitudes de sommeil, à suivre une thérapie comportementale et à identifier et à traiter les causes sous-jacentes.
Avoir une bonne hygiène de vie participe à un sommeil réparateur. Pour ce faire, il est important d’adopter une routine de sommeil. Par exemple, se coucher et se lever à des heures régulières, week-end y compris.

L’environnement pouvant jouer sur le sommeil, il doit être propice au sommeil. Il est important d’éviter la consommation de stimulants, surtout quelques heures avant d’aller au lit. Les repas lourds avant de se coucher sont à éviter au maximum. Il est recommandé de faire un peu d’exercice ou de pratiquer un sport dans la journée.

Wamini Micheline OUEDRAOGO
Source : vidal.fr,
passeportsante.net

Education inclusive au Centre-Nord : le cri du cœur des élèves handicapés visuels

Le réseau des journalistes pour la promotion de l’éducation inclusive en collaboration avec l’ONG Light For The World a organisé, le lundi 8 avril 2024 à Kaya, une caravane de presse afin de toucher du doigt les conditions d’études des élèves en situation de handicap dans un contexte d’éducation d’urgence.

Dans les établissements scolaires de Kaya, une cinquantaine d’élèves en situation de handicap visuel étudient dans des conditions peu reluisantes. Sawadogo Issaka et Ouédraogo Luzienne, tous en classe de 3e et trois autres élèves handicapés visuels (5e et 4e) sont inscrits au premier cycle au Lycée provincial Moussa Kargougou de Kaya (LPMKK). A les entendre, leur apprentissage se fait sans documents et sans un minimum de formation en éducation inclusive de leurs enseignants. « Nous n’arrivons pas à nous adapter facilement dans les matières scientifiques comme les mathématiques.

Du fait que nos professeurs n’ont pas eu de formation, d’autres oublient parfois de donner le devoir à traduire et le jour-j, nous ne pouvons pas composer avec nos camarades », déplore Issaka Sawadogo. Et d’ajouter Luzienne Ouédraogo :
« nous n’avons pas de matériels de calcul. Nous faisons les calculs mentalement ». De ce fait, leurs doléances sont, entre autres, la formation des enseignants, leur dotation en livres de mathématique, d’anglais et de physique-chimie et la réalisation des rampes d’accès devant les salles de classe. Néanmoins, ils disent bénéficier d’une dotation en appareil « Ebot Edi » de Light for the World. Selon Issaka, ce sont appareils qui permettent d’enregistrer les explications et contiennent des romans pour la lecture et quelques questions d’histoire et de Science de la vie et de la terre (SVT).

Ils disent également bénéficier d’une bourse de
30 000 F CFA pour leurs fournitures scolaires. Parlant du manque de formation, Bernard Sawadogo professeur de sciences-physique depuis 2016 dit n’avoir pas encore bénéficié d’une initiation en Education inclusive (EI). «Il y a beaucoup de choses à revoir puisque nous faisons de la gymnastique pour leur transmettre le savoir», regrette-t-il. L’école intégratrice Notre Dame A de Kaya accueille une quarantaine d’élèves en situation de handicap visuel.

Santo Balkissa est une élève en classe de CM1. Parmi les difficultés rencontrées en classe, elle retient l’insuffisance des matières comme les calculs et le problème. Son souhait le plus ardent est la dotation en livres, cahiers cartonnés, ponçons, les tablettes. Et le directeur de l’école Notre Dame A, Léger Yéyé d’ajouter, entre autres, le manque de famille d’accueil pour héberger ses apprenants, le manque de moyens des parents de ces élèves pour leur doter de fournitures scolaires et la prise en charge sanitaire des élèves.

Le coup de pouce de Light for the World

De ce fait, il invite les bonnes volontés à leur venir en aide. En termes de soutien reçu, Léger Yéyé indique que ses enseignants ont bénéficié de formation en stage de recyclage à
Ouagadougou
pilotée par Light for the World. « Light fait des efforts et nous le félicitons davantage d’atteindre la base pour la dotation en fourniture scolaire et la prise en charge sanitaire des élèves », espère-t-il. En partenariat avec le District sanitaire de Kaya (DSK), Light for the World met en œuvre son projet : « Renforcement des services oculaires à Kaya, phase II (2022-2024)».

Selon la cheffe de service de la promotion de l’éducation inclusive, l’éducation des filles, du genre, de la citoyenneté et de la promotion des langues nationales de la Direction régionale de l’enseignement post-primaire et secondaire du Centre-Nord (DREPS-CN), Korotimi Guiatin/Yé, dans le cadre de la mise en œuvre dudit projet, plusieurs activités ont été menées au profit des élèves et enseignants de la ville de Kaya. Parmi les activités réalisées, figurent l’organisation d’une campagne de dépistage des erreurs de réfraction (problèmes oculaires) dans les 10 établissements post-primaires (au profit des élèves) par les enseignants formés et l’organisation d’une causerie éducative sur la santé
oculaire dans chacun des 10 établissements du post-primaire.

L’organisation de 3 sessions de formation des enseignants sur les soins oculaires primaires et la mesure de l’acuité visuelle et l’organisation d’une session de lancement et de plaidoyer pour la promotion sur la santé oculaire de la 2e phase du projet (auprès des autorités administratives, coutumières et religieuses et les parents d’élèves) sont aussi des acquis engrangés par Light for the World. Cependant, pour pallier aux difficultés suscitées, les acteurs de l’éducation sollicitent un soutien technique et financier de Light for the World pour une mise en œuvre réussite de l’EI. Ainsi, le proviseur du LPMKK, Oumarou Déméa a listé la dotation d’une imprimante à traduction en braille, la réalisation des rampes d’accès devant les salles de classe, de formation en EI des enseignants.

Emil Abdoul Razak SEGDA

Soudan : ruines et désolation !

Au Soudan, le conflit pour le contrôle du pouvoir, qui oppose les généraux Abdel Fattah Al-Burhane et Mohamed Hamdane Daglo, respectivement Président et vice-président de la Transition, est entré dans sa première année. C’est le 15 avril 2023, que le premier haut gradé cité, chef d’Etat-major de l’armée et le second, commandant des forces paramilitaires ont déclenché les hostilités. Depuis lors, ils font parler la poudre, avec les conséquences y relatives et c’est à qui pourra prendre le dessus sur l’autre. Parce qu’il a échoué à avoir l’intégration sans condition dans l’armée, des forces paramilitaires (la plupart d’entre eux ont fait la guerre au Darfour), le général Hamdane Daglo s’est braqué contre son désormais ex-allié.

S’ils n’en font qu’à leur tête, les deux frères d’armes, qui étaient censés travailler à sortir le Soudan de l’instabilité chronique dans laquelle il est plongé, ont davantage compromis son avenir. Un an après le déclenchement de leur déplorable guerre d’ego, Al-Burhane et Hamdane Daglo ont engendré, ruines et désolation dans leurs pays, qui ne tenait déjà pas debout à cause de l’insécurité. Selon des chiffres de l’Organisation de Nation unies (ONU), le conflit a déjà fait 15 000 morts et environ 8 millions de déplacés et de nombreux affamés.

La famine est une triste réalité, avec près de 18 millions de Soudanais confrontés à une faim aiguë, d’après la même source. Les affrontements entre les deux factions rivales ont provoqué une inflation vertigineuse de l’ordre de plus de 80%, selon la Banque africaine de développement (BAD).

Les prix des denrées alimentaires ont atteint des niveaux très
élevés, tandis que la monnaie, la livre soudanaise a perdu la moitié de sa valeur. La guerre des généraux a mis l’économie du Soudan à genou. Cette situation a d’ailleurs créé une chaine de solidarité hors des frontières du pays.

A l’occasion du premier anniversaire de la guerre, la France a organisé, hier lundi, une conférence humanitaire internationale pour le Soudan et les pays voisins. Plus de 840 millions d’euros ont été promis au Soudan, à l’ouverture de la rencontre, censée coordonner les initiatives de médiation en vue de mettre fin à la guerre dans ce pays.

L’idéal est que ce soutien se concrétise au plus vite, car, il y a une urgence à secourir les nombreuses personnes en détresse. C’est une véritable tragédie humaine qui s’observe dans cet Etat d’Afrique du Nord-Est, dont on avait espéré un avenir meilleur après le coup d’Etat contre, Omar El-Bechir en 2019.

Dirigée par les civils, le gouvernement de transition qui lui a
succédé, n’a tenu que deux ans, puisque les deux généraux, à couteaux tirés actuellement, s’étaient ligués pour le renverser. Les tensions avec l’armée et la crise économique ont fini par causer la perte de ce régime de transition. Alors que Al-Burhane et Hamdane Daglo devaient se donner la main pour sortir le pays de l’impasse, dans le cadre de la nouvelle transition qu’ils étaient censés conduire, les deux généraux semblent s’être érigés en vrais bourreaux du pays.

Si ces deux officiers généraux étaient allés au-delà de leurs intérêts égoïstes, ils n’allaient pas prendre le Soudan en otage, au point de le détruire totalement. Ils doivent pourtant se
ressaisir et donner une chance aux initiatives de médiation qui
piétinent jusque-là. Le Soudan n’est pas leur propriété privée !

 Kader Patrick KARANTAO

Conseil constitutionnel: trois nouveaux membres prêtent serment pour un mandat de 9 ans

Le Président de la Transition, chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, garant de l’indépendance du pouvoir judiciaire, a présidé le lundi 15 décembre 2024 dans la matinée, l’audience solennelle de prestation de serment de trois nouveaux membres du Conseil constitutionnel, nommés pour un mandat de neuf ans.

«Je jure de bien et fidèlement remplir mes fonctions, de les exercer en toute impartialité dans le respect de la Constitution, de garder le secret des délibérations et des votes, de ne prendre aucune position publique et de ne donner aucune consultation sur les questions relevant de la compétence du Conseil ». C’est par cette formule que les nouveaux membres du Conseil constitutionnel, François-Xavier Konseibo, conseiller des affaires économiques à la retraite, Fatimata Sanou née Touré et Bessolé René Bagoro, tous deux magistrats, ont à tour de rôle prêté serment devant le Président de la Transition, le capitaine Ibrahim Traoré.

« Je vous donne acte de votre serment et vous renvoie à l’exercice de vos fonctions », a indiqué le chef de l’Etat, président de l’audience solennelle, aux trois nouveaux membres

Les membres du Conseil constitutionnel ont reçu les félicitations du Président de la
Transition, Ibrahim Traoré.

du Conseil constitutionnel. « Chers nouveaux collègues, vous venez de prêter serment pour rejoindre la plus haute juridiction de l’Etat. C’est l’engagement le plus sacré envers la Constitution. Ce n’est pas seulement un acte formel, mais une affirmation solennelle de votre détermination à préserver l’ordre constitutionnel et à servir le droit »,
a signifié le Président du Conseil constitutionnel, Me Barthélémy Keré, à ses nouveaux collègues qui ont reçu les félicitations du chef de l’Etat.

Selon Me Keré, en recevant le serment des nouveaux membres, le Président de la Transition a marqué ainsi son attachement au respect du principe du renouvellement triennal au tiers des membres du Conseil constitutionnel et partant, à la continuité du fonctionnement régulier de l’institution. Il a traduit toute sa gratitude et ses remerciements au Président de la Transition pour sa disponibilité et son attachement au bon fonctionnement des institutions et au renforcement de l’Etat de droit.

Des attestations de reconnaissance ont été décernées aux trois membres sortis du Conseil constitutionnel pour service rendu à la Nation ; il s’agit de Madame Haridiata Dakouré/Seré et de Messieurs Bouraïma Cissé et Victor Kafando.
L’audience solennelle de prestation de serment a connu la présence du Président de l’Assemblée législative de Transition (ALT), Dr Ousmane Bougouma.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Energie solaire : « Bientôt » une nouvelle centrale photovoltaïque

Le chef du gouvernement Apollinaire Joachimson Kyélem de
Tambela a reçu en audience, ce lundi 15 avril 2024 à Ouagadougou, une délégation composée de représentants de la Fondation internationale pour l’éducation, la santé et l’hydraulique au Burkina (FINESHAB) et du groupe financier Global Eden. Au cœur des échanges, un projet de construction d’une centrale photovoltaïque au Burkina Faso.

Le Burkina Faso aura dans les jours à venir, une centrale photovoltaïque de plus de 1,2 milliard de dollars américains soit plus de 850 milliards FCFA. L’annonce a été faite en fin de journée du 15 avril 2024 par le représentant de Global Eden, partenaire financier du projet, Hervé Kiteba, à sa sortie d’audience avec le chef du gouvernement burkinabè. Prévue pour être réalisée sur une superficie de 850 hectares, cette centrale solaire qui a été conçue par la Fondation internationale pour l’éducation, la santé et l’hydraulique au Burkina (FINESHAB) vise à mettre fin aux délestages que connait le Burkina Faso, a laissé entendre son président, Dr Issa Ouédraogo.

« C’est un projet public-privé dont la construction sera financée par le groupe Global Eden en partenariat avec la fondation et l’Etat Burkinabé », a indiqué le concepteur. A en croire Hervé Kiteba, le groupe financier Global Eden a décidé d’accompagner les autorités burkinabè dans la réalisation de la centrale, car il participera au développement des communautés, un des volets des 17 objectifs de développement durable de l’ONU. « La pérennité et la constance de l’énergie améliorent fortement les conditions de vie des personnes. Au-delà de la lumière, les commerçants, notamment des denrées périssables et les hôpitaux, ont besoin de l’énergie », a-t-il expliqué. Global Eden est un groupe multinational basé à Texas aux Etats-Unis et qui fait des travaux et projets socio-humanitaires qui entrent dans le cadre du développement des communautés.

Youssouf SEOGO

Déguerpissement des mendiantes : la carotte en attendant le bâton

Le président de la délégation spéciale de la commune de Bobo-Dioulasso, Laurent Koutougou Kontogom, en compagnie des agents de la sécurité et de l’action sociale a échangé avec des femmes mendiantes ressortissantes d’un pays étranger, le samedi 13 avril 2024 à Bobo-Dioulasso.

Après le décès d’un enfant de nationalité étrangère noyé dans un puits aux abords du marigot Houet, le mardi 9 avril dernier, la commune de Bobo-Dioulasso a décidé de déguerpir les mendiantes des rues de la ville. Un ultimatum de trois jours qui s’expire aujourd’hui leur a été donné de libérer les grands carrefours pour éviter qu’un tel évènement malheureux ne se reproduise. Passé ce délai, l’autorité communale a confié que des mesures « fortes » seront engagées pour faire respecter la décision. Mais avant la fin de cet ultimatum, le Président de la délégation spéciale (PDS) de la commune de Bobo-Dioulasso, Laurent Koutougou Kontogom, en collaboration avec les responsables de cette communauté étrangère résidant à Bobo-Dioulasso, a échangé avec les premiers concernés, le samedi 13 avril 2024 pour leur expliquer l’importance de cette décision. Selon le PDS, le phénomène de la mendicité est devenu très préoccupant dans la ville de Bobo-Dioulasso, car la présence de ces indigents dans les rues perturbe la circulation et crée parfois des accidents.

A l’écouter, c’est après une concertation avec l’ensemble des structures de Bobo-Dioulasso, les Forces de défense et de sécurité (FDS) et les services de l’action sociale que la décision a été prise de cesser toute activité de mendicité dans la ville de Bobo-Dioulasso. Pour le directeur régional de la solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille des Hauts-Bassins, Wendkuni Benjamin Ouédraogo, cette pratique met leur vie ainsi que celle de leurs enfants en danger. A l’en croire, ses services œuvrent pour que ces femmes puissent mener d’autres activités plus valorisantes et dignes que la mendicité. M. Ouédraogo a regretté qu’aucune femme de cette communauté, malgré ses efforts d’accompagnement, ne se soit inscrite à part les femmes déplacées internes. Le vice-président de ladite communauté de la région des Hauts-Bassins, Gabo Djibo, a traduit sa reconnaissance aux autorités pour ces efforts. Le président de la délégation spéciale a souhaité que le message passe, car une mesure forte sera appliquée à la fin de ce délai qui prend fin ce mardi 16 avril 2024.

Estelle KOUTOU
(Stagiaire)

Médecine traditionnelle chinoise : Des patients soignés  au CHU Yalgado Ouedraogo

La sixième équipe médicale chinoise a remis de consommables et médicaments de la médecine traditionnelle chinoise au Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouedraogo, jeudi 11 avril 2024, à Ouagadougou. A l’occasion, ils ont administré des soins à des patients à l’aide de l’aiguille sous-cutanée de Fu, une nouvelle technique d’aiguilletage.

A seulement un mois après leur arrivé au Burkina Faso, la sixième équipe médicale chinoise est à pied d’œuvre pour faire en sorte que la « santé pour tous » soit une réalité. A cet effet, ils se sont rendus, le jeudi 11 avril 2024, au Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouedraogo (CHU-YO), pour apporter un appui technique au service de Médecine traditionnelle chinoise (MTC), dirigé par Louis Baziemo. Cette visite, conduite par le chef de la sixième mission médicale chinoise, le chirurgien cardiaque, Daohu Chen,  a été riche en termes de partage d’expériences dans le traitement des  différentes maladies par la MTC.

Le chef de la mission médicale chinoise, par le chirurgien cardiaque, Daohu Chen a témoigné la disponibilité de son équipe à travailler pour la prise en charge des patientes dans les hôpitaux.

En présence des responsables du CHU-YO, la praticienne de MTC, Jiangxia Yang, a partagé son expérience du traitement des différentes maladies par la médecine traditionnelle chinoise basée sur des cas cliniques. Au cours de la séance de partage, elle a démontré comment insérer et balancer les aiguilles sous-cutanée de Fu. Mme Yang a expliqué à son homologue Louis Baziemo en détail l’indication et l’application de cette technique. Des patients ont bénéficié de ces soins.

Balguissa Maiga, une patiente, souffrante des douleurs au dos, a témoigné sa gratitude aux médecins chinois. « J’avais des douleurs au dos, à la hanche et aux genoux. Quand je me prosterne, j’avais des difficultés pour se relever. Avec la nouvelle technique d’aiguilletage, l’effet  de soulagement est presque immédiat comparativement aux séances d’acupuncture traditionnelle », a-t-elle avoué.

Outre les soins, l’équipe médicale chinoise a remis   certains matériaux visant au traitement d’acupuncture, de moxibustion et par des ventouses, composées de tensiomètres, de ventouses en verre, des aiguilles fines d’acupuncture, des emplâtres, des aiguilles sous-cutanée de Fu,… d’une valeur de 400 mille FCFA.

Tout en témoignant sa satisfaction, le Directeur général (DG) du CHU-YO, Ousmane Néré, a salué l’arrivée de l’équipe médicale chinoise. Il a exprimé sa joie à l’équipe médicale d’avoir partagé la technique des aiguilles sous-cutanée de Fu, inventée par le Docteur Zhonghua Fu. Pour lui, l’hôpital prévoyait d’élargir l’échelle de la clinique de MTC. Il a souhaité que la collaboration entre le CHU-YO et la mission médicale chinoise soit perpétuelle.

 

Dans le domaine médical, a-t-il indiqué, la coopération entre la Chine et le Burkina Faso a obtenu des résultats remarquables, notamment au CHU de Tengandogo  et l’assistance à la construction de l’hôpital de Bobo Dioulasso.

Oumarou RABO

 

Conseil constitutionnel : trois nouveaux membres prêtent serment pour un mandat de neuf ans

(Ouagadougou, 15 avril 2024). Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE, garant de l’indépendance du pouvoir judiciaire, a présidé ce lundi dans la matinée, l’audience solennelle de prestation de serment de trois nouveaux membres du Conseil constitutionnel, nommés pour un mandat de neuf ans.

« Je jure de bien et fidèlement remplir mes fonctions, de les exercer en toute impartialité dans le respect de la Constitution, de garder le secret des délibérations et des votes, de ne prendre aucune position publique et de ne donner aucune consultation sur les questions relevant de la compétence du Conseil ».

C’est par cette formule que les nouveaux membres du Conseil constitutionnel, François-Xavier KONSEIBO, conseiller des affaires économiques à la retraite, Fatimata SANOU née TOURE et Bessolé René BAGORO, tous deux magistrats, ont à tour de rôle prêté serment devant le Président de la Transition, le Capitaine Ibrahim TRAORE.

« Je vous donne acte de votre serment et vous renvoie à l’exercice de vos fonctions », a indiqué le Chef de l’Etat, président de l’audience solennelle, aux trois nouveaux membres du Conseil constitutionnel.

« Chers nouveaux collègues, vous venez de prêter serment pour rejoindre la plus haute juridiction de l’Etat. C’est l’engagement le plus sacré envers la Constitution. Ce n’est pas seulement un acte formel, mais une affirmation solennelle de votre détermination à préserver l’ordre constitutionnel et à servir le droit », a signifié le Président du Conseil constitutionnel Me Barthélémy KERE à ses nouveaux collègues, qui ont reçu les félicitations du Chef de l’Etat.

Selon Me KERE, en recevant le serment des nouveaux membres, le Président de la Transition a marqué ainsi son attachement au respect du principe du renouvellement triennal au tiers des membres du Conseil constitutionnel et partant, à la continuité du fonctionnement régulier de l’institution.

Il a traduit toute sa gratitude et ses remerciements au Président de la Transition pour sa disponibilité et son attachement au bon fonctionnement des institutions et au renforcement de l’Etat de droit.
Des attestations de reconnaissance ont été décernées aux trois membres sortants du Conseil constitutionnel pour service rendu à la Nation ; il s’agit de Madame Haridiata DAKOURE/SERE et de Messieurs Bouraïma CISSE et Victor KAFANDO.

L’audience solennelle de prestation de serment a connu la présence du Président de l’Assemblée législative de Transition (ALT), Dr Ousmane BOUGOUMA.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Bundesliga : Edmond Tapsoba et le Bayer Leverkusen champions d’Allemagne

Le defenseur burkinabè Edmond TAPSOBA est champion de la Bundesliga avec le Bayer Leverkusen. Le club du Burkinabè, le Bayer Leverkusen s’est imposé 5 à 0 face à Brême.

Edmond TAPSOBA est le premier Burkinabè à devenir champion d’Allemagne. Tapsoba est le Burkinabè « à gagner un titre de champion dans le top 5 européen, après Charles KABORE avec Marseille ».

Sidwaya.info

Ambassade du Burkina Faso à Pékin: Victorine Aminata Poda fait ses adieux au personnel

Le personnel de l’ambassade du Burkina Faso à Pékin en République populaire de Chine a organisé, le lundi 8 avril 2024, une cérémonie de témoignage et de reconnai-ssance à l’endroit de Victorine Aminata Poda née Thiombiano qui a fait valoir ses droits à la retraite.

Après près de 25 ans passés dans l’administration publique burkinabè notamment dans le domaine de la diplomatie dont trois ans à l’ambassade du Burkina Faso à Pékin en République populaire de Chine, Victorine Aminata Poda née Thiombiano rentre définitivement au bercail pour faire valoir ses droits à la retraite. Dans l’objectif de lui rendre hommage et lui témoigner sa gratitude et sa reconnaissance, le personnel de la mission diplomatique a organisé, à son honneur, une cérémonie dans l’après-midi du lundi 8 avril 2024.

« En mars 2021, lorsque vous avez foulé le sol de Pékin, suite à votre nomination en qualité d’attaché près l’ambassade du Burkina Faso en Chine, vous avez apporté cette touche féminine au fonctionnement de notre représentation », a d’emblée déclaré le premier responsable de la mission diplomatique Daouda Bitié. De son avis, en dehors des bureaux, Mme Poda a pleinement joué son rôle de grande sœur, voire de mère. En effet, il a révélé que les joies et les pleurs des autres ont toujours été les siennes. C’est pourquoi, l’ambassadeur du Burkina Faso en Chine a fait savoir que son dévouement, sa gentillesse, son don de soi ont eu un impact positif sur chacun de ses collaborateurs.

Abondant dans le même sens, la représentante des étudiants burkinabè en Chine Awa Traoré a affirmé que Mme Poda est une personne adorable dans la mesure où, elle considère les étudiants comme ses propres enfants. « Certes, nous sommes loin de nos familles respectives mais vous nous avez soutenus durant nos problèmes, peines et souffrances. Autrement dit, vous avez été là pour nous. Au nom de tous les étudiants, nous vous disons merci pour tous vos efforts, soutiens et votre disponibilité », a-t-elle témoigné.

Pour sa part, l’attaché de défense, le colonel-major Serge Alain Ouédraogo a estimé que Mme Poda est une collaboratrice et une femme attentionnée en ce sens que chaque matin, elle fait le tour des bureaux pour saluer et s’enquérir des nouvelles des autres collaborateurs. « Au détour de nos échanges un matin de novembre 2023, elle me présente ses félicitations. Surpris, je lui pose la question à savoir c’est à quelle occasion ?

Elle me dira que nous avons été nommés en faisant allusion à la nomination de M Bitié comme ambassadeur. Elle a considéré cette nomination comme celle du personnel qui doit se serrer les coudes pour bien accomplir la mission », a-t-il décrit une autre qualité de Mme Poda. En retour, Victorine Aminata Poda née Thiombiano a également remercié ses anciens collaborateurs pour l’accueil à elle réservé.

Arrivée en 2021 en plein COVID-19, s’est-elle souvenue, elle dit avoir trouvé une famille au sein de l’ambassade qui l’a immédiatement adoptée. « Je rend grâce à Dieu d’avoir eu une famille comme vous. Cela a beaucoup contribué à travailler en synergie pour le rayonnement du Burkina Faso en Chine. Je vous souhaite le meilleur également à vous Excellence et à votre équipe. Soyez toujours unis comme nous l’avons été pour la bonne marche du travail pour le développement de la patrie », a conclu Mme Poda.

Souaibou NOMBRE
Depuis Pékin (Chine)

Concours professionnels 2024: chaque résultat attendu 72 heures après la composition

Le ministre d’Eta, ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Bassolma Bazié a donné le top départ des concours professionnels, hier dimanche 14 avril 2024 à Ouagadougou.

Les concours professionnels session 2024 ont officiellement demarré, hier dimanche 14 avril 2024. Pour cette session, 80 concours seront composés en ligne dans le centre unique de Ouagadougou et 80 autres sur table dans les 13 chefs-lieux de région.

C’est le ministre en charge de la Fonction publique, Bassolma Bazié qui l’a fait savoir, lors du lancement officiel des épreuves écrites de la session 2024, à l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) à Ouagadougou. Le choix de limiter la composition en ligne à 80 concours s’explique, selon le ministre Bazié, par la volonté de « maîtriser la question de la connectivité ». Il a ajouté que ce sont 4 534 postes qui ont été répartis en 160 concours.

Au total, 42 189 candidatures ont été enregistrées à l’issue des inscriptions sur la plateforme e-concours, dont 69 candidats en situation de handicap visuel. Ce nombre élevé de candidatures s’explique par le fait que les candidats avaient la possibilité de s’inscrire à plusieurs concours à cause des passerelles, a indiqué le ministre.

« Je tiens à dire à tous les candidats, de composer dans la sérénité et dans l’assurance parce que nous avons déployé l’ensemble des moyens nécessaires pour que le recrutement de la ressource humaine qui doit servir l’Etat soit de qualité», a-t-il argué. L’une des innovations majeures de cette session est la célérité dans la publication des résultats. « Nous nous donnons un délai de 72 heures, après la composition pour la publication des résultats des concours en ligne, si des aléas techniques ne surviennent pas », a affirmé
le ministre. Il a encouragé les candidats qui sont déjà des professionnels et qui se sont donnés corps et âme pour le pays.

« Je félicite tous ceux qui composent les concours professionnels parce que ce sont déjà des agents de l’Etat qui servent l’Etat, malgré la pénibilité de la situation », a-t-il notifié. Il a également rassuré les candidats sur la transparence et l’équité des chances. «Toutes les
dispositions sont prises pour garantir la transparence et l’égalité de chance à l’ensemble des candidats », a déclaré le ministre Bazié. A cet effet, 5 000 personnes sont mobi-lisées pour l’administration et la correction des concours professionnels dans les différents centres de composition. Selon le directeur général de l’Agence générale de recrutement de l’Etat (AGRE), Samson Traoré, les domaines les plus sollicités par les candidats, cette année sont l’éducation nationale, la santé et le secteur gouvernance économique et financier.

Gustave KONATE
(Collaborateur)

SNC Bobo 2024 : les petits plats dans les grands pour réussir l’ouverture

Le ministre d’Etat, ministre de la Communication, de la Culture, des Arts, et du Tourisme, Rimtalba Jean Emanuel Ouédraogo, a séjourné le samedi 13 avril 2024 à Bobo-Dioulasso pour prendre le pool des préparatifs de la cérémonie d’ouverture de la 21e Semaine nationale de la culture (SNC). A l’issue de son constat des séances d’entrainement
à l’espace jeunesse de Dafra, le ministre d’Etat s’est dit confiant.

La 21e Semaine nationale de de culture prévue dans une dizaine de jours (du 27 avril au 4 mai prochain), s’annonce « très exceptionnelle ». C’est la conviction du ministre d’Etat, ministre de la Communication, de la Culture, des Arts, et du Tourisme, Rimtalba Jean Emanuel Ouédraogo, au regard de l’engouement à l’approche de l’évènement. Pour se rassurer de l’état d’avancement des préparatifs de cette biennale de la grande messe culturelle, le ministre d’Etat a rendu une visite à l’ensemble artistique chargé de la cérémonie d’ouverture.

« Nous sommes là ce matin juste pour vous encourager et réaffirmer notre intérêt à la Semaine nationale de la culture. Nous comptons sur vous pour une belle cérémonie », s’est adressé Rimtalba Jean Emanuel Ouédrago aux troupes en entrainement en fin de matinée à l’espace jeunesse de Dafra de Bobo-Dioulasso. Aux quelques 300 chorégraphes, percussionnistes, danseurs, musiciens, acrobates, le ministre a dit compter sur l’investissement de chacun d’eux pour « un spectacle jamais vu dans l’histoire de la SNC ». Au plus haut sommet de l’Etat, l’on tient, selon ses confidences, à la bonne tenue de cette 21e SNC malgré le contexte sécuritaire difficile.

Les retombées de la SNC,
a-t-il dit, vont au-delà de l’aspect financier. « Les retombées de la SNC sont énormes. Ce n’est pas seulement en termes d’argent mais surtout en termes d’impact sur le moral des populations burkinabè. C’est pourquoi le Président de la Transition, le capitaine Ibrahim Traoré a insisté à la tenue de cette 21e édition après celle de rattrapage de l’année dernière », a fait savoir le ministre Ouédraogo. C’est un ministre rassuré et satisfait qui s’est dit confiant quant à la réussite de la cérémonie d’ouverture au regard de ce qu’il a constaté après cette visite.

Le responsable de l’ensemble artistique de la cérémonie d’ouverture, Oumar Demé (gauche) expliquant au ministre d’Etat et à sa délégation, les préparatifs de la cérémonie d’ouverture.

« Nous sommes rassurés que nous aurons un spectacle d’ouverture de très haute qualité. Les acteurs mettent leurs énergies et prennent du plaisir au travail. Nous encourageons et félicitons les chorégraphes, les musiciens et l’ensemble des personnes qui sont à la tâche pour nous offrir une belle cérémonie », a soutenu Rimtalba Jean Emanuel Ouédraogo.
Pour le chorégraphe-danseur, responsable de l’ensemble artistique chargé de la cérémonie d’ouverture, Oumar Demé, la visite du ministre va être un apport pour sa troupe qui travaille d’arrache-pied pour une ouverture de belle facture de la SNC, Bobo 2024.

« La présence du ministre ce matin à nos côtés va galvaniser davantage les troupes et apporter beaucoup de motivation aux artistes », s’est convaincu Oumar Demé. M. Demé rassure que le spectacle d’ouverture de la 21e édition va marquer l’histoire. Ce spectacle, a-t-il indiqué, constitué en plusieurs tableaux, va parler de l’insécurité et de l’union des pays de l’Alliances des Etats du Sahel (AES). « 100 figurants seront chargés de faire des formes d’écriture sur la pelouse du stade Sangoulé-Lamizana.

Ensuite, des tableaux historiques vont mettre en avant les personnalités révolutionnaires anti-impérialistes, qui ont lutté pour la cause africaine dans les trois pays de l’AES, à l’image de Modibo Keita du Mali, de Seyni Kountché du Niger et de Thomas Sankara du Burkina Faso », a décrit Oumar Demé. Des tableaux, a poursuivi le chorégraphe-danseur, seront dédiés aux Forces de défense et de sécurité (FDS) ainsi qu’aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) pour les soutenir dans leur sacrifice de libération du territoire.

La cohésion sociale, la solidarité entre les pays du Sahel, la lutte contre le terrorisme, les Personnes déplacées internes (PDI) sont prises en compte, à en croire M. Demé, dans les différents tableaux de ce spectacle d’ouverture. A moins de deux semaines de la date du début de cette SNC, Oumar Demé est confiant malgré la perturbation des préparatifs due au mois de carême musulman qui a bouleversé leur calendrier.
« D’ici le 20 avril 2024, nous serons au stade pour la mise en commun des différents spectacles », a rassuré le responsable de l’ensemble artistique de la cérémonie d’ouverture de la SNC, Bobo 2024.

Kamélé FAYAMA