Commande publique au Burkina Faso : une loi plus conforme aux standards internationaux adoptée

L’Assemblée législative de Transition a adopté le projet de loi portant règlementation générale de la commande publique au cours de la plénière, du samedi 20 octobre 2024, à Ouagadougou.

La loi 039/2016 qui régissait la commande publique au Burkina Faso n’est plus d’actualité. En effet lors d’une séance plénière de l’Assemblée législative de Transition, samedi 20 avril 2024, les 59 députés présents ont voté à l’unanimité la nouvelle loi qui encadre dorénavant la commande publique au pays des Hommes intègres.

Pour la ministre déléguée chargée du budget, Fatimata Bako/Traoré, la nouvelle loi va permettre de garantir l’indépendance de l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP), d’assurer la cohérence du système de sanctions, en le rendant plus efficace et de respecter les normes sociales et environnementales par rapport à l’acquisition des biens et services. Et pour cause, les dépenses publiques constituent un élément central dans le dispositif de gestion des collectivités publiques.

Elles s’exécutent pour la plupart, par le biais des marchés publics. Au regard de leur importance en volume et en valeur, les marchés publics ont une influence considérable sur la bonne gestion des affaires publiques et participent significativement au développement économique et social du pays. « Cela justifie la nécessité de mettre en place un système solide pour leur gestion, qui soit conforme aux standards internationaux et communautaires et qui repose sur des textes réglementaires clairs et compréhensibles », a poursuivi la ministre.

La nouvelle loi sur la commande publique introduit plusieurs innovations. Il s’agit de l’inscription de l’intégrité des acteurs comme un des principes de base de la commande publique. Désormais aux termes de la loi, les achats publics durables prennent en compte non seulement l’aspect économique mais également la prise en charge sociale et environnementale. Par ailleurs, elle renforce les attributions de l’ARCOP qui peut désormais sanctionner directement les agents publics indélicats.

Avec la nouvelle réglementation, il n’est plus possible de suspendre l’ensemble d’une commande publique à la suite d’un recours, car le référé-suspension a été retiré. « Cette disposition législative était mal appliquée, parce que de nombreux abus étaient constatés, avec pour conséquence, des difficultés pour l’Etat, de rendre disponibles très rapidement, les infrastructures pour lesquelles des commandes publiques étaient passées », a expliqué la ministre déléguée chargée du budget.

Evariste YODA

Une leçon de bon voisinage

Les ministres d’Etat en charge de la défense burkinabè, le général de brigade, Kassoum Coulibaly et ivoirien, Téné Birahima Ouattara, se sont rencontrés, le jeudi 18 avril 2024 à Niangoloko, à la frontière ivoiro-burkinabè. « Nous quittons Niangoloko avec les cœurs remplis de joie.

Nous avons passé en revue tous les points des relations entre les deux pays et je peux vous assurer que cette réunion de Niangoloko donnera un nouveau départ aux relations entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire.

On ne peut que se féliciter pour ce qui vient de se passer ce jour et je n’en dirai pas plus », a affirmé Téné Birahima Ouattara au terme de la rencontre. Pour sa part, le ministre d’Etat, Kassoum Coulibaly, a fait savoir « qu’il sied que les deux nations voisines se parlent toujours et fassent en sorte qu’il n’y ait pas de rupture de dialogue ».

Cette rencontre porte un symbole fort eu égard au fait que les relations entre les deux voisins ont été marquées par des incompréhensions depuis quelque temps. Si le Burkina l’a acceptée, à la demande de la Côte d’Ivoire, c’est qu’il a accueilli favorablement cette main tendue, dans un contexte sécuritaire difficile avec des attaques terroristes qui
n’épargnent personne. De plus Ouagadougou et Abidjan savent également que l’insécurité et développement ne font pas bon ménage.

Le plus important c’était donc ce contact direct de Niangoloko où Burkinabè et Ivoiriens ont donné une leçon de realpolitik. Les temps ont changé, il faut faire avec, en prenant ses responsabilités.

Ces deux pays, à travers « l’Opération Comoé » menée en 2020, avaient mobilisé des soldats pour traquer les bandits armés qui écument leur frontière commune. La Côte d’Ivoire et le Burkina Faso ont fait de la paix un socle, de sorte à pouvoir trouver solution à tout différend ou problème commun.

Vu l’actualité des deux pays, d’autres questions pourraient s’inviter comme celle liée au tracé frontalier entre deux pays qui, il n’y a pas 100 ans, constituaient une seule et même entité.

Le général Kassoum Coulibaly et son homologue ivoirien Birahima Ouattara ont-ils pu aborder toutes ces questions, en une seule journée ? Le temps compte et il ne faut pas le perdre.

Ils se sont refusé à divulguer le contenu des discussions, réservant l’exclusivité aux présidents Ibrahim Traoré du Burkina et Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire. Cela veut certainement dire que cette première rencontre pourra engendrer d’autres. Quoi que l’on dise, cette rencontre était plus que nécessaire, et bien de patriotes ivoiriens et burkinabè n’en espèrent pas mieux.

Assétou BADOH

Prix Galian: les jurys de la 27e édition installée

La secrétaire générale adjointe du ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Adama Segda, a installé officiellement les différents membres du jury de la 27e édition du concours prix Galian, vendredi 19 avril 2024, à Ouagadougou.

Baromètre de la qualité des productions des journalistes au Burkina, le concours prix Galian est l’activité phare qui récompense les meilleures productions journalistiques. Ainsi, quelques jours après la clôture du dépôt des candidatures, la Secrétaire générale adjointe du ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Adama Segda, a installé les membres des jurys du prix, vendredi 19 avril 2024, à Ouagadougou.

Pour cette édition, elle a révélé que 4 jurys ont été créés dont celui de la presse écrite, de la presse en ligne, des langues nationales et de la radiodiffusion sonore et télévisuelle. Ces jurys ont pour missions, d’après la secrétaire générale adjointe, d’examiner et de statuer sur les œuvres en compétition publiées ou diffusées par un organe de presse burkinabè durant la période du 1er janvier au 31 décembre 2023.

En procédant à leurs installations, Mme Segda a notifié que les membres de jurys ont la responsabilité individuelle et collective de vérifier l’authenticité des œuvres en compétition, à analyser et faire des observations, à énumérer les forces et les faiblesses de chaque œuvre en compétition, à formuler des recommandations à l’endroit des candidats en vue d’améliorer les productions journalistiques et à mener des investigations afin de déceler les cas de fraude et de prononcer des sanctions à l’encontre de candidats fautifs.

« Il vous incombe de présélectionner les œuvres pour les prix spéciaux, de designer les lauréats du concours et de statuer avec les autres membres de jurys sur les meilleures productions en vue de la désignation du super Galian », a-t-elle indiqué. Elle a poursuivi qu’à l’occasion de cette 27e édition, 296 œuvres ont été reçues de 148 candidatures. Ces dernières sont reparties comme suit : 94 œuvres de 47 candidatures en presse écrites, 114 œuvres de 57 candidats en audiovisuelle, 28 œuvres en langues nationales de 14 candidats et 60 œuvres en presse en ligne de 30 candidats.

Le concours prix Galian, d’après Mme Segda, représente plus qu’une simple compétition. « Il est la volonté du gouvernement à accompagner et à encourager l’excellence dans le paysage médiatique burkinabè. C’est une tribune précieuse pour célébrer et reconnaitre l’engagement et le dévouement des hommes et des femmes de medias », a-t-elle souligné. Face à la crise sécuritaire et humanitaire que vit le Burkina Faso, la présidente de la cérémonie a invité les professionnels des médias à jouer leur partition aux côtés du peuple en utilisant la plume, le microphone et la camera au service de l’intérêt général. Un plus de professionnalisme sollicité dans le traitement de l’information, objet poursuivit d’ailleurs, a-t-elle dit, par le concours prix Galian.

Rémi ZOERINGRE

Boulgou: un important recruteur de terroristes aux arrêts

Dans la commune de Bittou (Boulgou, Centre-Est), les forces combattantes ont mis la main en début avril, sur Idrissa Diallo alias Abou Youssoufa, un important recruteur de terroristes, a appris l’AIB le samedi 20 avril 2024.

Les forces combattantes engagées dans la reconquête de l’intégrité territoriale du Centre-Est ont mené, le 5 avril 2024, une opération dans la forêt de Sangabouli, commune de Bittou, province du Boulgou, région du Centre-Est. Dans cette forêt, les boys ont fait une grosse prise en la personne de Idrissa Diallo alias Abou Youssoufa.

Ce terroriste originaire de Guildjèga, commune de Bittou, a rejoint les forces du mal en 2018 dans la forêt de Soudougui. Plus tard, le malfaiteur s’installera dans la forêt de la Nouaho/ Bittou, puis de celle de Hourtougou/Bané. Diallo Idrissa alias Abou Youssoufa est surtout connu comme étant un élément important dans le recrutement de terroristes au profit des bases terroristes de l’Est et du Centre-Est, assurent les sources de l’AIB.

Le criminel a participé à plusieurs attaques et déguerpissements de villages jouxtant l’axe Bittou-Cinkanssé. Selon les interlocuteurs de l’AIB, l’interpellation de Diallo Idrissa alias Abou Youssoufa va considérablement diminuer le recrutement de jeunes dans les groupes armés terroristes au Centre-Est.

Agence d’information du Burkina

Reconquête du territoire : Les forces combattantes neutralisent un terroriste qui semait la terreur dans les Banwa

Dans la nuit du samedi 20 au dimanche 21 avril, une unité des forces combattantes a mis fin parcours d’un terroriste qui sévissait dans la province des Banwa.
L’information est donnée par Agence d’Information du Burkina.

D’après l’agence, c’est à 5 kilomètres de Solenzo que le terroriste a été retrouvé et neutralisé.
Selon des sources sécuritaires, le terroriste était recherché depuis sa dernière attaque le 11 avril contre un véhicule de transport « Dina » en partance pour Solenzo, blessant un passager, a ajouté l’AIB.

Sidwaya.info

Académie Militaire Georges Namoano : la promotion « Faso Kanu » prête à défendre la patrie jusqu’au sacrifice suprême

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, Chef suprême des Forces armées nationales a présidé, ce samedi après-midi, la cérémonie marquant la fin de formation des élèves-officiers d’active, à l’Académie Militaire Georges-Namoano.

Baptisée « Faso Kanu » par le Chef de l’Etat, la promotion 2024 des élèves-officiers d’active est forte de 100 nouveaux sous-lieutenants de diverses nationalités prêts à défendre leur patrie jusqu’au sacrifice suprême.

Ce nom de baptême est en langue nationale dioula « parce que nous sommes en train d’affirmer notre souveraineté, et faisons la promotion de nos propres langues et de nos cultures », a indiqué le Chef de l’Etat avant de préciser : « Faso Kanu veut dire patriotisme ; le militaire est le patriote par excellence, c’est quelqu’un qui accepte de se sacrifier pour la patrie ».

Le Président de la Transition, le Capitaine Ibrahim TRAORE a réaffirmé son attachement à la libération du Burkina Faso du colonialisme. L’armée a donc un rôle à jouer dans cette lutte. « La lutte engagée pour la décolonisation, cette lutte implacable contre l’impérialisme impose que nous puissions joindre à la guerre, le développement, la culture du patriotisme et de l’intégrité. L’armée à travers cette promotion devra désormais prendre en compte cette mission afin d’affermir les liens avec la population civile, de cultiver ensemble le patriotisme, l’intégrité pour que notre patrie demeure », a soutenu le Capitaine Ibrahim TRAORE.

Entrés le 12 novembre 2022 à l’Académie militaire Georges-Namoano, les cent élèves-officiers d’active ont été déclarés, à l’issue de leur formation, aptes à rejoindre les rangs de l’armée. Ils ont donc reçu leurs attributs et insignes, faisant d’eux des sous-lieutenants.
Le Chef suprême des Forces armées nationales, le Capitaine Ibrahim TRAORE a rassuré de la qualité de la formation. « Leur formation a été réduite mais le contenu a évolué pour prendre en compte certains retours d’expériences de la guerre que nous menons actuellement. La formation va se poursuivre parce qu’ils continueront pour faire corps avec les sous-officiers et les militaires de rang » a indiqué le Chef de l’Etat.

La cuvée 2024 comprend 85 Burkinabè et 15 venus de pays amis que sont Djibouti, le Sénégal, la Centrafrique, le Gabon, la Guinée, le Mali, le Congo et le Niger.

Le général de brigade à la retraite Pingrenoma ZAGRE est le parrain de la promotion « Faso kanu ».

Direction de la communication de la Présidence du Faso

 

Burkina : Le gouvernement de Transition offre plus de 100 tonnes de vivres aux populations réinstallées

De nombreuses localités qui étaient inaccessibles en raison de l’insécurité, sont désormais fréquentables.
Le jeudi 18 avril 2024, une délégation du gouvernement conduite par la Ministre en charge de l’Action humanitaire est allée constater ces résultats et manifester son soutien aux personnes retournées dans leurs localités.

Dans cet élan de solidarité gouvernementale, les autorités ont apporté 122,5 tonnes de céréales composés de vivres et non vivres. Il s’agit entre autres , de 40 tonnes de riz, 42,5 tonnes de maïs, 40 tonnes de haricot, 200 bidons et d’huile alimentaire de 05 litres, 150 cartons de savon, 10 ballots de friperies.

Sidwaya.info

Source : DCRP/MSAHRNGF

Situation sécuritaire au Centre-Sud : la gouverneure satisfaite des résultats du terrain

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE a reçu en audience, ce samedi après-midi, les autorités administratives de la région du Centre-Sud conduites par la gouverneure Massadalo Yvette NACOULMA/SANOU.

L’audience a été une occasion pour les autorités administratives de la région du Centre-Sud de présenter au Chef de l’Etat la situation sécuritaire qui prévaut dans la région du Centre-Sud. La gouverneure Massadalo Yvette NACOULMA/SANOU se satisfait des résultats atteints et de l’accalmie, qui permettent aux populations du Centre-Sud de vaquer sereinement à leurs activités.

Des préoccupations en lien avec le développement de la région, et des contraintes liées à la conduite des missions des chefs de circonscriptions administratives ont été soumises au Capitaine Ibrahim TRAORE. « Nous sortons de cette audience satisfaits, motivés et toujours engagés pour l’atteinte des objectifs de la Transition », a souligné Massadalo Yvette NACOULMA/SANOU.

La gouverneure de la région du Centre-Sud a, par ailleurs, indiqué que les doléances soumises au Chef de l’Etat, l’an dernier lors de son séjour dans la Région, ont connu une avancée. Au nombre des doléances satisfaites, elle a cité la mobilité des chefs de circonscriptions administratives, le renforcement des capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité, et l’ouverture de certains postes de sécurité avec pour effet, le renforcement de la sécurité dans la Région.

Elle a également évoqué la réalisation d’un certain nombre d’infrastructures dont le Centre hospitalier régional de Manga, la réfection de la salle polyvalente de Manga, le bouclage de l’étude pour le bitumage de la route nationale N° 29 (RN29).

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Sortie de la 23e promotion des élèves-officiers d’active : le Chef de l’Etat est arrivé à Pô

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, Chef suprême des Forces armées nationales, le Capitaine Ibrahim TRAORE est arrivé ce samedi à Pô, où il présidera dans l’après-midi, la cérémonie de fin de formation de la 23e promotion d’élèves-officiers d’active de l’Académie Militaire Georges Namoano.
La cérémonie sera marquée, entre autres, par le port d’épaulettes, la prestation de serment des impétrants, la transmission du flambeau à la 24e promotion.
Vous pourrez suivre la cérémonie en direct à partir de 17H sur la page Facebook de la Présidence du Faso.
Direction de la communication de la Présidence du Faso

Soutien à l’effort de paix : la DPEPPNF de Zoundwéogo Contribue pour 1.718.000 francs CFA

C’est un geste patriotique louable que celui de la Direction Provinciale de l’Éducation préscolaire, Primaire et Non Formelle (DPEPPNF) du Zoundwéogo qui a apporté une contribution de 1.718.000 francs CFA au Fonds de Soutien Patriotique. Un généreux geste concrétisé lors d’une cérémonie officielle de remise ce vendredi 19 avril 2024 dans la cour même de la DPEPPNF.

Cette initiative prend racine dans la semaine provinciale de la solidarité, organisée sous le thème « l’entraide et la solidarité dans un contexte d’insécurité ». Lancée le 13 février 2024 sous la présidence du Haut-Commissaire du Zoundwéogo, monsieur Julien OUEDRAOGO, cette semaine a été le théâtre d’une mobilisation sans précédent de la part des autorités administratives et pédagogiques, des parents d’élèves et des élèves eux-mêmes.

La somme réunie est destinée à soutenir l’effort de paix porté par les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et les Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP). Cela démontre l’engagement indéfectible de la communauté

DCRP/ MENAPLN

Burkina: Le ministre en charge des Mines signe un protocole d’accords avec 11 sociétés minières

Le Ministre en charge des Mines, Yacouba Zabré Gouba, a signé ce vendredi 19 avril 2024 un protocole avec 11 sociétés minières. Ce protocole est relatif à la participation des agents de l’Administration publique à la coulée, la pesée, au colisage, au contrôle de la qualité et de la quantité de l’or et les autres substances précieuses de production industrielle. L’information est donnée par le service de communication du ministère en charge des mines.

Selon le ministre Gouba, la signature de ce protocole est un pas important dans la mise en œuvre d’une des missions régaliennes de l’Etat à savoir le suivi contrôle de l’extraction de l’industrie minière.

De son avis, ce protocole permettra à l’ensemble des agents de l’Administration des mines et des douanes de pouvoir assurer le suivi-contrôle de tout le processus allant de la récupération des cathodes à la coulée des lingots, à la pesée des lingots et des scories après la fonte.

Il permettra également aux agents commis aux missions de coulée de procéder au prélèvement des échantillons d’or ou des autres substances à des fins d’analyses par le laboratoire du BUMIGEB.

« A travers l’analyse des échantillons d’or prélevés, les résultats permettront à l’Etat d’avoir une base de contre-expertise des analyses de la société minière et de fournir un élément de conciliation supplémentaire », a indiqué M.Gouba

. Il a ajouté, que la signature de ce protocole met en avant la souveraineté de l’Etat prôné par le Gouvernement à travers une prise en charge par l’Etat des charges liées aux missions de coulée, de pesée-colisage.

Augustin Sogoh SANOU

Sidwaya.info

Source: Ministère en charge des mines

Offensive agropastorale et halieutique 2023_2025 : Le ministre en charge de l’Agriculture lance les travaux d’aménagement de 10.648 hectares de terres à Bagré

Le ministre de l’Agriculture, des Ressources Animales et Halieutiques, le Commandant Ismaël Sombié, a lancé des travaux d’aménagement de 10 648 hectares de terres à Bagré, dans la région du Centre-Est, hier jeudi 18 avril 2024.

L’aménagement de cette superficie confiée à quatre entreprises, s’inscrit dans le cadre de l’ « offensive agropastorale et halieutique 2023_2025 ».

Le délai pour la réalisation des travaux est fixé à 45 jours. « Pas de rallonge de délai, la date du 1er juin est inextensible » a intimé le ministre.

Le commandant Sombié a ajouté que ce processus de mise en valeur devra donner un nouveau souffle au pôle de Bagré. Le coût de ces travaux est estimé à plus de 12 milliards de francs CFA.

Sidwaya.info
Source : 𝗗𝗖𝗥𝗣/𝗠𝗔𝗥𝗔𝗛

Banfora : Un mort et plusieurs blessés dans un accident de la circulation

Un véhicule de transport en commun (communément appelé Dina) et un camion de transport de marchandises sont rentrés en collision à Banfora le 18 avril 2024, causant ainsi la mort d’une personne et plusieurs autres blessés.

Selon des témoins, l’accident s’est produit à la suite d’un mauvais croisement, au pk 5 à la sortie de Kiribina en direction de Sindou.
Les blessés, parmi lesquels se trouvent des cas graves, ont été transférés au CHR de Banfora.

Sidwaya.info

 

Jubilé d’or de l’ISTIC : le logo du cinquantenaire dévoilé

 

L’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication (ISTIC) a installé, le jeudi 18 avril 2024 à Ouagadougou, le comité d’organisation de son jubilé d’or et dévoilé le logo du cinquantenaire.

Cinquante ans, c’est l’âge d’or pour toute personne ou pour une institution. A l’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication (ISTIC) (1974-2024), on s’active à faire de cet anniversaire, inoubliable. Le jeudi 18 avril 2024 à Ouagadougou, l’institut a procédé à l’installation du comité d’organisation de son jubilé d’or et à la présentation du logo du cinquantenaire en présence des journalistes. Selon la présidente du comité d’organisation, Dr Alizèta Ouoba, par ailleurs Directrice générale de l’ISTIC, les six prochains mois vont être ponctués par un certain nombre d’activités entrant dans le cadre de la célébration du cinquantenaire. « Nous allons commencer par un cross populaire en juin pour donner le top départ du cinquantenaire de l’ISTIC.

Un colloque est prévu en septembre et le clou de cette commémoration est une soirée d’hommages dédié aux anciens de l’institut », a-t-elle précisé. Mme Ouoba a annoncé l’organisation d’un défilé des 36 promotions qui ont arpenté les salles de formation depuis 1976. Elle a exhorté l’ensemble des chefs de commissions à œuvrer pour la réussite de l’évènement. le Secrétaire général de l’ISTIC, Abem Aousségué, a dévoilé le logo du cinquantenaire de l’ ISTIC. Selon lui, les couleurs vives du logo évoquent la passion et l’énergie qui animent la communauté scolaire et le drapeau chevillé au talon du chiffre 5 marque l’amour des acteurs de l’institut pour la patrie et leur attachement aux valeurs patriotiques, a soutenu le SG. « Ce logo symbolise l’union de tous les acteurs de l’Institut. Il présente non seulement nos réalisations passées, mais aussi notre vision pour l’avenir. Chaque élément a été choisi pour refléter notre identité », a-t-il expliqué.

Nadège YAMEOGO Jacqueline

Wêndengûudi OUEDRAOGO (Stagiaire)

SNC Bobo 2024 : les troupes s’activent à Bobo-Dioulasso

La 21e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC) s’ouvre, le samedi du 27 Avril 2024, à Bobo-Dioulasso. A moins de dix jours de l’évènement, les troupes des différentes régions du pays et de la diaspora mettent les bouchées doubles pour ces retrouvailles culturelles qui vont durer une semaine. Pour cette édition, neuf troupes de danse (toutes catégories confondues) vont représenter la ville de Sya au Grand prix national des arts et des lettres (GPNAL).

A quelques jours de la Semaine nationale de la culture (SNC) 2024, les différentes troupes de danse de la ville de Bobo-Dioulasso travaillent d’arrache-pied pour être au top lors de la compétition du Grand prix national des arts et des lettres (GPNAL). La troupe Kélékoum (lumière en langue Dioula) fait partie des représentants de la capitale économique du Burkina Faso. Créée depuis 4 ans par le biais des activités culturelles et sportives des écoles, cette troupe s’active pour défendre vaillamment la ville de Sya à cette 21e édition de la SNC. Pour sa première participation, elle compte véhiculer les messages de paix et de joie à travers les chants accompagnées par le son des instruments traditionnels. La troupe Kélékoum regroupe des dizaines de batteurs et de danseurs, tous des élèves avec 80% d’orphelins et deux encadreurs. L’initiative de la création de cette troupe est née de la vision de l’enseignante Awa Barro d’accompagner les enfants et de valoriser la culture mandingue. « J’ai voulu valoriser et développer le talent des enfants en créant cette troupe, vu qu’ils aimaient déjà la chose », explique Mme Barro. Pour les enfants de cette troupe, la danse est une passion et un moyen d’exprimer leur amour pour la culture burkinabè. Selon le batteur, Moussa Diarra, il est venu à Kélékoum par amour. « Tous des orphelins, nous avons commencé avec la participation aux activités culturelles des écoles, car nous aimons la danse et la musique », raconte le batteur. La compagnie Farati-diwé, créée en 2016 et lauréate la même année, vice-championne en 2018, mais privée de la 20e édition tenue en 2023, reviens avec force après avoir survolé les régionales de la 21e édition. L’une des meilleures troupes artistiques de la ville de Sya, Farti-diwéfait de la création chorégraphique à travers la danse contemporaine. Pour la SNC, Bobo 2024, elle a choisi de présenter un thème qui met en évidence l’union entre les Etats africains et surtout entre les trois pays membres de l’Alliance des Etats du sahel (AES), le Mali, le Burkina Faso et le Niger.

Les difficultés sont d’ordre matériel et financier

La responsable de la troupe kélékoum, Awa Barro est confiante du niveau de sa troupe.

C’est à sa façon que la troupe, selon son responsable, Adama Ouattara, de renforcer les liens entre ces Etats de l’AES aux prises du terrorisme. Pour ce faire, M. Ouattara et ses membres multiplient les répétitions pour sortir victorieux au soir de la clôture de la 21e SNC, le 4 mai prochain. Cependant, la troupe , comme l’ensemble du secteur culturel rencontre d’énormes difficultés. Ces difficultés se résument au manque de matériel et surtout de fonds. Le véritable problème, confie le chorégraphe, concerne les salles de répétition et le manque de financement disponible pour sa troupe.

Pour encourager ces ambassadeurs de la culture et pour les soutenir malgré ces difficultés, la Directrice provinciale de la Culture, des Arts, et du Tourisme (DPCAT) du Houet, Rosine Diabaté a fait le tour de certaines troupes de danse de la ville de Bobo. En dépit de ces difficultés, Mme Diabaté laisse entendre que les préparatifs se passent bien. « Le niveau des troupes, après constat est très satisfaisant malgré les difficultés qu’elles traversent », se satisfait la DPCAT. « Nous avons espoir que le 1er prix va revenir à la région autonome des Hauts-Bassins », a souhaité madame Diabaté. Néanmoins, elle dit prendre en compte les préoccupations des différents acteurs sur le terrain afin de les aider à se préparer au mieux. De ce fait, elle a rassuré que les questions d’ordres administratives sont déjà résolues. « Les questions financières sont en cours de traitement au niveau de la hiérarchie », indique-t-elle. Contrairement aux éditions, les acteurs culturels, laissent entendre que la SNC Bobo 2024 est plus prometteuse et plus innovante au regard de la réactivité des autorités sur les questions d’hébergement, de restauration et de déplacement des artistes nationaux et internationaux

Benonezigouwala SOMDA (Stagiaire)

Qu’est-ce qu’être Burkinabè ?

Un commerçant burkinabè qui en âme et conscience, mélange du granite à du sorgho pour le vendre à ses concitoyens. Ce sorgho serait acheté, moulu et préparé pour nourrir d’autres Burkinabè en quête de pitance et de bien-être. Ce sorgho serait acheté au prix fort avec ses brisures de granite et le commerçant refuserait de diminuer le prix en prétextant la crise sécuritaire et économique. Il dirait qu’il a dû faire des pieds et des mains pour collecter ce sorgho. Il pourrait même dire qu’il a dû franchir des zones rouges pour revenir avec les céréales et les mettre à la disposition de ces concitoyens par amour pour la patrie. Il pourrait même s’autoproclamer patriote au regard de son engagement à mettre à disposition des populations, des produits vivriers pour que la Nation mange et reste debout. C’est peut-être un fervent croyant qui ne manque jamais à ses obligations confessionnelles. Bref et hélas. Il marchait dans la peau d’une intégrité usurpée. Combien ont déjà acheté ce sorgho au granite ?

Combien l’on écrasé au moulin sans l’avoir bien trié ? Combien l’ont déjà mangé ?

Quelles conséquences sanitaires pourraient en découler chez les consommateurs victimes ? Ces questions n’ont jamais préoccupé les véreux commerçants. Leur conscience n’a pas bronché. Tout ce qui les intéressait, c’était le profit. Le profit aux dépens de la santé des consommateurs. « Tant pis s’ils mangent et s’ils en crèvent. Ce n’est pas mon problème. L’essentiel pour moi, c’est de gonfler mon chiffre d’affaires. Les affaires, ce sont les affaires ! L’enfer, c’est les autres ! », se sont-ils certainement dit, sans vergogne pour se donner bonne conscience et échapper à leurs propres scrupules. C’est malsain, c’est inhumain ! Si seulement le contraire de « patriote » existait ! Il paraît qu’il y en a même qui utiliseraient du formol pour conserver certaines denrées périssables destinées à la consommation humaine, pendant que d’autres transformeraient les huiles de vidange en huile alimentaire. Comment passer sous silence le murissement accéléré de certains fruits par le carbure ?

Que dire de la cuisson rapide de certaines viandes ou céréales dures avec un certain type de comprimés de pharmacie ou de la rue ?

Qu’en est-il de toutes ces cargaisons de poulets surgelés, parfois avariés, importés et vendus moins chers mais à la qualité douteuse ?

Chaque année, des tonnes de ces produits illicites sont saisis et détruits, mais la récidive à la peau dure. Il suffit de voir l’eau utilisée pour arroser certains légumes pour se rendre compte que nous mangeons nos maladies. Il suffit de voir que certains utilisent des pesticides non homologués, c’est-à-dire non conformes aux normes requises pour se rendre compte que le bout du tunnel n’est qu’un mirage.

Et si seulement on connaissait les risques sanitaires liés à l’usage de certains produits édulcorants qui relèvent le goût ou remplacent le sucre dans certaines boissons ! Si on pouvait tout savoir sur la qualité sanitaire de certains conservateurs censés maintenir propres à la consommation et pendant longtemps certains produits alimentaires ! Et à qui cache-t-on les effets nocifs de certains colorants artificiels parfois contrefaits ou mal utilisés dans la fabrication de certains produits alimentaires ?

Ces produits sont parfois frauduleusement importés et vendus dans nos marchés ou trônent sur les rayons de certaines boutiques. Ce ne sont pas des extraterrestres qui déversent ces produits à risques chez nous, mais des Burkinabè.

Y a-t-il une différence entre le terroriste qui tue à bout portant et le trafiquant qui extorque et tue à petit feu via l’hypertension, l’accident vasculaire cérébral, l’embolie pulmonaire, l’insuffisance rénale, le cancer ?

Taisons le phénomène de la drogue « biberonnée » à l’école sous toutes ses formes et alimenté par des bandits au col blanc parfois donneurs de leçons. Y a-t-il des sanctions et sont-elles vraiment appliquées ?

Qui devons-nous protéger et quels moyens leur sont alloués ? Un Burkinabè qui vend du carburant aux terroristes afin qu’ils se déplacent pour commettre des attaques contre d’autres Burkinabè. Oui, il le vend à prix d’or et empoche l’argent de la compromission, puis circule la tête haute en se vantant de vivre à la sueur de son front. Chaque attaque dans sa zone porte le sceau de sa responsabilité pénale, mais il s’en fout. Il continue de livrer sa marchandise aux ennemis de sa patrie. Le plus important pour lui, ce n’est pas le nombre de victimes des bourreaux dont il est le sponsor.

Le plus important pour lui, c’est ce qu’il gagne dans cette guerre qui génère les affaires et il souhaite même que la crise perdure et que l’enfer le rende plus prospère. Parce que, de toute façon, pour lui, la crise est une opportunité qu’il faut savoir saisir avec habileté. Et la morale n’est qu’un son de chorale obsolète qui cloche sans refrain dans le vent des illusions. Pendant que des familles endeuillées crient à tue-tête leur désarroi face à la perte d’un pilier, le trafiquant de carburant et ses complices se frottent les mains en palpant des liasses tachées du sang de leurs frères. Chaque bilan macabre porte la goutte inflammable de sa cupidité ou de sa complicité blâmable, mais il s’en fout. Il continue de mettre le feu à sa propre patrie en riant sous cape de l’hécatombe qui fait fructifier son business. Lui aussi, c’est un Burkinabè « sain d’esprit et de corps », parfois fervent croyant, sensible et généreux devant les hommes. Mais au fond, c’est un félon masqué, adulé par les siens et parfois encensé pour rien. On ne parodie pas avec la vérité, parce que l’intégrité est plus « inflammable » que la cupidité.

Clément ZONGO clmentzongo@yahoo.fr

Cadre d’orientation et de dialogue Etat/Secteur : privé Un code de bonne conduite adopté

Le comité de pilotage du Cadre d’orientation et de dialogue Etat/secteur privé (CODESP) a tenu, sa session ordinaire de l’année, le jeudi 18 avril 2024, à Ouagadougou, sous la présidence du Premier ministre, Dr Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambela.

Le gouvernement burkinabè et le monde des affaires veulent se donner les moyens d’un dialogue efficace, fécond et à fort impact. Dans cet objectif, le comité de pilotage du Cadre d’orientation et de dialogue Etat/secteur privé (CODESP) a tenu, sa session ordinaire de l’année, le jeudi 18 avril 2024, à Ouagadougou, sous la présidence du Premier ministre, Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambela. Selon le secrétaire général du gouvernement, Mathias Traoré, qui a livré le discours d’ouverture du Premier ministre, le comité de pilotage du CODESP a été mis en place avec pour objectif principal d’accélérer la mise en œuvre des recommandations issues du dialogue gouvernement/secteur privé, à l’effet de permettre d’endiguer les préoccupations qui entravent le développement du secteur privé. Conformément à cet objectif, étaient inscrits à l’ordre du jour de cette session, l’examen et l’adoption de plusieurs documents. Il s’agit du projet de compte rendu de la session 2023 du comité de pilotage du CODESP, l’état de mise en œuvre du plan d’actions 2023-2025 au 31 décembre 2023, du projet de plan d’actions 2024-2026 des recommandations et engagements du CODESP. Les participants ont passé également en revue les perspectives relatives aux instances 2024 du CODESP et le projet de code de bonne conduite en matière de dialogue public/privé assorti d’un mécanisme de gestion des plaintes. Elaboré de manière inclusive et participative, avec l’appui de la Délégation de l’Union européenne, ce code de bonne conduite a pour objectif de contribuer à formaliser davantage les engagements et à définir les rôles et responsabilités des acteurs pour un dialogue public/privé fructueux, a fait savoir M. Traoré.

Sur instruction du Premier ministre, Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambela, désormais, il se tiendra une seule session ordinaire du comité de pilotage du CODESP.

Pour ce qui est du bilan de la mise en œuvre au 31 décembre 2023, des recommandations et engagements issus du plan d’actions 2023-2025, il est ressorti que sur les 180 activités déclinées, 28 % des actions programmées ont été entièrement exécutées, 27 % sont en cours de mise en œuvre et 24 % n’ont pas connu un début de réalisation. Au titre des actions totalement réalisées relativement aux mesures de lutte contre l’insécurité afin de faciliter le commerce, on peut citer, entre autres, 15 024 patrouilles sur les sites sensibles et 60 000 opérations de patrouilles et d’escortes effectuées. Dans le cadre du renforcement de la lutte contre la concurrence déloyale, la fraude et les tracasseries routières, on note que 10 430 importateurs et exportateurs, 130 entreprises ou sociétés agréées au Code des investissements et 396 unités industrielles ont été contrôlées, 19 plaintes ont été reçues et instruites, ainsi que 10 avis émis et 2 décisions rendues.

Allier les plans d’actions aux cycles budgétaires

Une étude sur les tarifs de vente de l’électricité 2020-2030 réalisée par la SONABEL dans le cadre de la réduction du coût des facteurs de production (énergie, eau,…), un draft de termes de référence élaboré en vue de la réalisation de l’étude de faisabilité détaillée pour la réhabilitation de la zone industrielle de Kossodo, la relecture de la loi n°034-2009/AN du 16/06/2009 portant régime foncier rural en intégrant un schéma d’aménagement des investissements structurants et des potentialités de chaque région, constituent, entre autres, des actions en cours d’exécution. Par contre, la mise en place d’une centrale d’achat d’emballages et à terme d’une unité de production d’emballage conforme aux normes internationales, la promotion du e.Agriculture adapté au profit du monde rural, le renforcement des capacités techniques et financières des acteurs des filières cuirs et peaux, la mise en place d’un cadre juridique régissant le mécénat au Burkina Faso, etc. sont des actions qui n’ont pas connu de mise en œuvre ou dont l’état d’avancement n’a pas été communiqué. Le faible niveau de mise en œuvre des actions s’explique par des contraintes liées à la mobilisation des ressources financières et du foncier, la persistance de l’insécurité dans certaines zones d’accueil des projets d’infrastructures, la faible capacité financière de certaines entreprises attributaires, etc.

Pour y remédier un tant soit peu, il a été recommandé d’allier les plans d’actions aux cycles budgétaires. Les différents documents examinés ont été adoptés sous réserve de la prise en compte des observations. Pour un meilleur suivi des recommandations et l’animation de ses instances, il a été recommandé de doter le secrétariat du CODESP de moyens suffisants. Les ministères ont également été exhortés à prendre en compte les recommandations du secteur privé dans leur programmation budgétaire et d’œuvres à leur mise en œuvre diligente. « J’invite plus particulièrement les départements ministériels à prendre en compte autant que possible, la réalisation du plan d’actions 2024-2026 que nous venons d’adopter dans leurs plans d’actions prioritaires », a conclu le secrétaire général du gouvernement. Sur instruction du Premier ministre, désormais, il se tiendra une seule session ordinaire du comité de pilotage du CODESP.

Mahamadi SEBOGO Windmad76@gmail.com

Lutte contre le terrorisme : l’armée nationale reçoit 75 véhicules militaires

L’armée nationale a reçu, des mains du ministre de la Défense, le général de brigade Kassoum Coulibaly, du matériel roulant, le jeudi 18 avril 2024 à Ouagadougou, a appris l’AIB.

Destiné à renforcer les capacités opérationnelles de l’armée, ce matériel acquis sur fonds propre se compose de 7 ambulances blindées, 40 camions d’allègement, 20 citernes à carburant, 4 pick-up blindés, 2 bus blindés et 2 blindés temsah. La semaine dernière, le Président Ibrahim Traoré a remis à l’armée, une douzaine de drones de fabrication turque acquis grâce aux contributions des Burkinabè.

Agence d’information du Burkina

Projet USAID On Est Ensemble (USAID OEE) : réduction des conflits entre agriculteurs et éleveurs : la médiation du programme « On est ensemble »

Le programme « On est ensemble (OEE) » est un Programme de l’Agence des Etats- Unis pour le Développement International (USAID), qui a pour mission de réduire des conflits entre les communautés d’agriculteurs et d’éleveurs dans les régions du Sahel, du Centre-Nord, des Hauts-Bassin et des Cascades. Dans cette perspective, le programme favorise le vivre ensemble, la compréhension mutuelle et la cohésion véritable entre les communautés. Il intervient dans 22 communes du Burkina Faso. Dans cette interview accordée à Sidwaya, la chargée de communication, Mme Haoua Ango/Sawadogo, présente le Programme OEE et ses acquis.

Sidwaya (S) Parlez-nous du projet « On est ensemble (OEE) » et de ses missions ?

Haoua Ango Sawadogo (H.A.S.) : « On est ensemble », est un Programme financé par le Centre pour la prévention des conflits et de la violence de l’Agence Américaine pour le Développement International (USAID). Il a été lancé en 2020 et est mis en œuvre par « Chemonics International ». Il faut dire qu’au départ, il s’agissait d’une phase pilote qui couvrait 14 villages des provinces du Séno dans le Sahel et du Namentenga dans le Centre-Nord. A partir de l’année dernière (ndlr, 2023), OEE a bénéficié d’une extension pour couvrir des communes cibles dans les Hauts-Bassins et les Cascades. Actuellement, OEE intervient dans 22 communes cibles à travers ces quatre régions.

S : Quels sont les objectifs de ce Programme ?

H.A.S. : « On est ensemble » vise de manière générale à favoriser le mieux vivre ensemble entre les communautés d’agriculteurs et d’éleveurs des provinces du Séno, du Namentenga, du Houet, du Kénédougou, de la Comoé et de la Léraba à travers la cohésion sociale grâce à une meilleure confiance aux entités formelles et informelles impliquées dans la prévention et la résolution des conflits locaux. Pour atteindre cet objectif, OEE travaille à renforcer les liens entre les communautés d’éleveurs et d’agriculteurs afin de briser les perceptions négatives, d’identifier les défis communs en matière de moyens de subsistance, d’instaurer la confiance et d’apporter des solutions collaboratives qui, sont dirigées par les communautés elles-mêmes pour relever les défis identifiés. Tout cela, dans l’optique de renforcer non seulement les synergies entre les communautés elles-mêmes mais aussi entre les communautés et les autorités et entités administratives et étatiques.

S : Pourquoi le choix de ces zones ?

H.A.S. : Le choix des zones a été fait sur la base des informations sur les conflits récurrents dans ces localités. Outre cela, disons que le choix de ces zones est le fruit d’une recommandation d’un programme antérieur du Office of Transition Initiatives de l’USAID dénommé « Burkina Faso Regional Program qui, a été mis en œuvre en 2018-2022. Sur la base des différents conflits entre les communautés d’agriculteurs et d’éleveurs dans ces zones du Burkina, il y a eu la nécessité d’agir via OEE afin d’améliorer l’entente mutuelle et la collaboration entre ces communautés.

S : Quels sont les résultats engrangés par « On est ensemble » de 2020 à nos jours ?

H.A.S. : En termes de résultats, nous avons mené plusieurs activités en lien avec la cohésion sociale et la mitigation de conflits entre les communautés agriculteurs et éleveurs. Du début du projet jusqu’au décembre 2023, OEE a conduit 831 activités, formations, initiatives, événements dont 791 sont axées sur la cohésion sociale et des interactions interpersonnelles positives entres les bénéficiaires. Au cours de cette période, le programme a touché directement plus de 52 000 personnes. Parmi ces bénéficiaires, 22 208 personnes, y compris des personnes déplacées internes, ont bénéficié de documents d’identité (extraits d’actes de naissance et CNIB). OEE a pu dynamiser des cadres de concertation et a soutenu l’élaboration de feuilles de route pour la prévention et la gestion de conflits dans les communes cibles. Nous pouvons également citer la mise en place de 50 comités de gestion d’eau dont les membres ont été formés en maintenance des forages et en technique de prévention et de résolution des conflits. Les résultats de l’enquête à mi-parcours de la troisième année montrent une amélioration de la capacité des comités à gérer les forages avec 97 % des personnes interrogées affirmant avoir constaté une amélioration de la capacité des comités à gérer les forages dans leurs communautés. En termes de sensibilisations des émissions radios ont été enregistrées et diffusées sur la cohésion sociale, la redevabilité et les dispositions des lois relatives au foncier et au pastoralisme, notamment la loi 034/2009, et la mitigation des conflits en langues locales et ont atteint plus de 500 000 membres de la communauté. Grâce à l’ensemble des activités, OEE a pu augmenter de 80% le nombre d’agriculteurs/éleveurs qui déclarent avoir constaté une amélioration de la compréhension mutuelle avec d’autres agriculteurs/éleveurs du fait des interactions interpersonnelles (P2P).

S : Vous utilisez l’approche P2P pour mettre en œuvre la cohésion sociale ?

Parlez-nous-en.

H.A.S. : Rappelons qu’OEE est un programme financé par le Centre pour la Prévention des Conflits et de la violence de l’USAID. De ce fait, nos activités s’alignent également sur les approches valorisées par le bailleur. A ce titre, le programme, « On est ensemble », est essentiellement un programme de people to people ou P2P ; une approche qui favorise les interactions interpersonnelles positives entre les communautés. Le principe du P2P est de réunir les groupes en conflit, afin qu’ils puissent interagir délibérément dans un espace sûr. Cette approche permet d’aborder les divisions au sein d’une communauté qui peuvent être enracinées dans des différences de groupe telles que l’ethnicité, la religion ou le statut de personnes déplacées ou de réfugiés. Elle permet également de créer des opportunités pour une série d’interactions entre les groupes en conflit dans la communauté afin de promouvoir la compréhension mutuelle, la confiance, l’empathie et des liens sociaux résilients. Lorsque la santé des relations entre les groupes s’améliore, la probabilité de violence entre eux décline. Donc en utilisant cette approche People-to-people (P2P), OEE traite les griefs sociaux, politiques, et économiques en favorisant la compréhension mutuelle et la réconciliation entre les groupes d’agriculteurs et d’éleveurs dans les communautés cibles. Autrement dit, nous travaillons à briser toutes les barrières entre ces communautés, à réduire les stéréotypes et les stigmatisations qui se construisent à l’égard des uns et des autres. Nos activités visent donc essentiellement à permettre aux communautés d’avoir une meilleure communication et une collaboration effective et surtout de privilégier le dialogue et de préférer une résolution pacifique de leurs différends. C’est d’ailleurs en cela que nous trouvons cette approche importante dans nos contrés où nos mécanismes endogènes de gestion de conflits eux-mêmes privilégient le dialogue.

S : Qu’est-ce qui fait la particularité de cette approche ?

H.A.S. : Cette approche permet aux communautés d’avoir des échanges directs sur leurs différends dans un environnement sûr et sous l’encadrement de leurs leaders. De ces échanges, naissent le plus souvent des pistes de solutions acceptées de tous. Avec cette approche, nos activités permettent un brassage positif, permettant aussi aux gens de comprendre leurs problèmes et de travailler ensemble de manière collaborative à trouver une solution durable et surtout à privilégier une résolution pacifique des conflits. Pour ce faire, nous mettons à contribution des festivals, des Thé-débats, les causeries éducatives, les cadres de concertations et nous associons ces types d’activités aux campagnes de délivrance de document d’identité pour également permettre des interactions positives. Lors de ces activités, des personnes ont pris publiquement l’engagement de favoriser la cohésion sociale au sein de leur communauté en matérialisant cela par des signatures d’accords. Ces personnes deviennent des ambassadeurs de paix dans leurs communautés et œuvrent à sensibiliser les autres et à instaurer un climat favorable à la paix et au développement de la communauté.

S : Quelles sont les bonnes pratiques que nous pouvons retenir du programme OEE ?

H.A.S. : L’essentiel pour débuter tout projet, c’est d’impliquer les autorités locales. Dans le cadre de ce programme, OEE a mis en œuvre en partenariat avec les communes et les services techniques déconcentrés de l’Etat plus d’une trentaine d’activités. Cela, permet à la communauté de voir en leurs autorités locales des personnes engagées pour leur cause, renforçant ainsi leur confiance en ces dernières. Il est important d’impliquer les autorités et les personnes clés c’est-à-dire les coutumiers, les religieux et tous ceux qui ont un certain poids dans les communautés pour plus d’impacts. Au-delà de ces stratégies d’approche nous impliquons les jeunes qui sont un maillon important pour la réduction des conflits. Souvent quand on parle de conflits agriculteurs et éleveurs ou de conflits, en général, on voit plutôt les aînés pour la résolution tandis que les jeunes sont un peu laissés à l’écart. Pourtant, ils constituent un levier important puisqu’ils sont susceptibles, dans une certaine mesure, d’animer les conflits. Outre cela, les impliquer dans les discussions, leur donner un rôle à jouer dans la prévention et la gestion des conflits et surtout les sensibiliser à privilégier la résolution pacifique, contribue à une meilleure atteinte des résultats. Tout comme les jeunes, il faut travailler à impliquer davantage les femmes dans la prévention et la résolution de conflits. Le partenariat avec les organisations locales est également une bonne pratique dans la mise en œuvre des activités. En effet, OEE a établi des accords de partenariat avec 35 organisations/associations locales comme partenaires de mise en œuvre (Voir encadré pour la liste). Lorsque vous menez des activités sur le terrain, c’est toujours bon de s’appuyer sur des acteurs locaux (comme un agent de mise en œuvre ou des points focaux du projet). Cela crée une meilleure confiance des populations, favorise le succès de ces activités mais aussi permet de pérenniser certains acquis. Dans la mesure du possible, nous utilisons des organisations locales connues des populations qui vivent les mêmes réalités pour mettre en œuvre les activités. En sommes nous travaillons de sorte que nos actions ne causent de préjudice à personne dans les communautés. C’est pourquoi nous prenons des dispositions pour NE PAS NUIRE à travers nos interventions, car nous sommes un Programme de résilience et de cohésion sociale. Ainsi, « à défaut de réduire les frustrations, il ne faut pas en rajouter ».

S : Quelles sont les recommandations que vous pouvez faire pour améliorer les projets et programmes qui interviennent dans les mêmes communautés que vous ?

H.A.S. : Ils doivent intégrer plus de people to people (P2P) dans leur stratégie de mise en œuvre des activités parce que nous avons remarqué que c’est une chose qui marche. Il est aussi important que ces projets/programmes s’inspirent de ce qui existe au niveau des communautés comme pratiques et donc s’appuyer sur l’existant pour mieux le parfaire et le divulguer si nécessaire. Par exemple, on sait qu’il y avait une méthode formelle de gestion des conflits avec les autorités administratives mais il est aussi nécessaire de tenir compte des mécanismes endogènes qui existent et qui sont d’ailleurs utilisés par les gens pour la résolution des conflits au niveau local ou communautaire. Il est important de tenir compte de ces aspects et c’est pourquoi OEE et ses partenaires répertorie en ce moment les mécanismes endogènes de résolution de conflits les plus efficaces ou utilisés par les communautés afin de les documenter pour la postérité. Il faut surtout continuer à insister sur le fait que lorsque l’on parle d’éleveurs et d’agriculteurs, tout le monde est aussi concerné car comme dirait une personne ressource, l’éleveur c’est tout le monde, idem pour l’agriculteur ; les zones où l’on pratique l’agriculture sont les mêmes que les zones où l’on pratique l’élevage et parfois les agriculteurs sont des éleveurs qui confient leur bétail aux bergers !

Interview réalisée par Boukary BONKOUNGOU

et Jacqueline Wêndengûudi OUEDRAOGO (Stagiaire)