Complexe textile IRO-TEXBURKINA à Sourgou : une usine pour réhabiliter le tissu industriel au Centre-Ouest

 Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE a procédé, ce vendredi à Sourgou dans la province du Boulkiemdé, région du Centre-Ouest, au lancement des travaux de construction d’un complexe textile dénommé « IRO-TEXBURKINA ».

La construction de cette unité industrielle s’inscrit en droite ligne de la vision du Chef de l’Etat qui l’a annoncé, en janvier dernier, lors de son séjour à Koudougou. « Cette zone a été le fondement même de la première unité de transformation ; il était propice qu’une unité de transformation de coton puisse s’y implanter », a déclaré le Président de la Transition, le Capitaine Ibrahim TRAORE.

Le Burkina Faso s’est lancé dans « un processus d’industrialisation. Dans toutes les zones du Burkina qui ont des spécificités, nous mettrons tout en œuvre pour transformer nos produits sur place », a-t-il soutenu. Selon le Capitaine TRAORE, c’est à travers l’industrialisation « que nous pouvons créer assez d’emplois pour que la jeunesse puisse s’épanouir ».

Le Chef de l’Etat a également indiqué que le gouvernement est engagé dans ce projet avec la Société burkinabè de fibres textiles (SOFITEX), le Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES) et l’Union nationale des producteurs de coton du Burkina (UNPCB).

Il a souhaité que le projet puisse s’exécuter vite et bien dans le strict respect des prescriptions du cahier des charges. Aussi, a-t-il demandé aux populations de s’approprier le projet.

IRO-TEXBURKINA va construire une unité sur une superficie de 42 hectares à Sourgou et une autre de 50 hectares à Boromo avec un investissement total de 165 milliards de FCFA. À terme, ce complexe textile va créer plus de 4000 emplois directs et 15 000 emplois indirects pour les deux sites.

Le Chef de l’Etat a, une fois de plus, invité les opérateurs économiques qui le désirent à venir et à investir au Burkina Faso. Il les a rassurés de l’engagement du gouvernement à accompagner leurs initiatives à travers des facilités qui leur seront accordées.

Direction de la communication de la présidence du Faso

Usine de textile IROTEX-BURKINA : le président de la Transition donne le coup d’envoi des travaux

Le Président de la Transition, le capitaine Ibrahim Traoré, a procédé, le vendredi 29 mars 2024 à Sourgou, à la pose de la première pierre de l’usine de transformation de coton IROTEX-BURKINA. Plus de 160 milliards F CFA seront investis avec à la clé, plus de 4 000 emplois.

La commune de Sourgou, localité située à une quinzaine de kilomètres de Koudougou aura une usine de transformation de coton « très bientôt ». Le complexe industriel, IROTEX-BURKINA, qui s’installera sur deux sites, à savoir celui de Sourgou sur 42 hectares et celui de Boromo sur 50 hectares, a un investissement total évalué à plus de 165 milliards F CFA avec une transformation annuelle de plus de 20 000 tonnes de fibre de coton conventionnel et biologique. La pose de la première pierre de l’entreprise de textile par le Président de la Transition, le capitaine Ibrahim Traoré, a eu lieu, le vendredi 29 mars 2024. Dans son discours prononcé par le ministre du Développement industriel, du Commerce, de l’Artisanat et des Petites et moyennes entreprises, Serge Gnaniodem Poda, le chef de l’Etat a rappelé l’importance de la sécurité. « Toute activité économique, toute action de développement a besoin d’environnement de sécurité, de paix et de stabilité », a-t-il dit. Pour lui, avec cette cérémonie, le Burkina Faso a enregistré encore un progrès significatif dans le renforcement de son tissu industriel démontrant ainsi la vision du gouvernement d’accélérer le processus d’industrialisation du pays. Ibrahim Traoré a affirmé que le lancement des travaux de construction de cette usine entre dans ce cadre visant à faire de toutes les régions du Burkina Faso, chacune selon ses potentialités, des zones économiquement et industriellement viables.

« Je crois à l’importance de l’industrialisation dans la transformation de nos produits agricoles et de nos ressources naturelles pour une raison bien simple : elle apporte une valeur ajoutée à nos produits bruts nationaux et l’industrialisation a un effet multiplicateur, donc contribue à résorber le chômage », a-t-il fait savoir. En plus de cela, la création d’industries, selon lui, améliore les termes de l’échange en limitant la dépendance vis-à-vis de l’extérieur par une réduction des importations. Il a indiqué que si Koudougou était appelé communément capitale du textile de notre pays, c’est essentiellement parce qu’elle abritait l’usine Fasofani, ex-VOLTEX. Cette société a fait, a-t-il soutenu, la fierté du Burkina Faso, à cause de la qualité de ses produits en matière de filature, de tissage et d’impression. « Malheureusement (….) la société Fasofani a été liquidée et mal liquidée. Ses travailleurs et les membres de leurs familles portent encore aujourd’hui, les séquelles du traumatisme de cette mauvaise liquidation », a signifié le ministre Poda.

Les populations se sont fortement mobilisées pour assister au lancement des travaux de construction de l’usine.

Il a affirmé l’engagement du chef de l’Etat à veiller désormais à ce que les intérêts du Burkina Faso, dans les secteurs stratégiques de l’économie, ne soient plus sapés ou compromis par qui que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur, pour quelles que raisons que ce soit. A écouter le ministre du commerce, IROTEX-BURKINA SA devrait contribuer à débarrasser les Burkinabè des mauvais souvenirs de la liquidation de l’usine Fasofani et réhabiliter l’image et le statut économique de la région du Centre-Ouest, en donnant du travail et de l’espoir aux jeunes hommes, aux femmes, à nos mères et sœurs, colonne vertébrale et poumon économique de notre économie. De son avis, cela sera une belle opportunité offerte au Burkina Faso pour matérialiser sa volonté « irréversible » d’asseoir les bases de sa souveraineté économique et politique. Le porte-voix du capitaine Ibrahim Traoré a saisi l’occasion pour remercier et encourager les promoteurs d’IROTEX-BURKINA pour la création de cette industrie de textile à Sourgou et surtout pour leur patience et leur confiance au pays des Hommes intègres.

Un modèle innovant

La SOFITEX, le Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES) et l’Union nationale des producteurs de coton du Burkina (UNPCB) comptent parmi les actionnaires de la société IROTEX-Burkina. Au nom du Conseil d’administration de l’usine, Idrissa Ouédraogo a exprimé sa gratitude aux autorités burkinabè et aux populations de Sourgou pour leur adhésion et leur engagement à la réalisation du projet. Pour lui, IROTEX est un modèle innovant puisqu’ayant permis d’amener sur une même plateforme les acteurs de la chaîne de transformation du coton d’Asie et ceux du Burkina Faso. « Il s’agit d’industriels, de constructeurs expérimentés dans le textile au niveau international et leader de la production et de la commercialisation du coton national », s’est-il réjoui.

Beyon Romain NEBIE beynebie@gmail.com

Lutte contre la fraude : environ 400 tonnes de produits détruites

La Brigade mobile de contrôle et de répression de la fraude (BMCRF) a incinéré un important lot de marchandises diverses saisi et impropre à la consommation, le jeudi 28 mars 2024 à Ouagadougou.

La Brigade mobile de contrôle et de répression de la fraude (BMCRF) ne faiblit pas dans sa dynamique de lutte contre la fraude. Elle a, dans ce sens, saisi un important lot de marchandises impropres à la consommation qu’elle a détruit, le jeudi 28 mars 2028 à Ouagadougou. Il s’agit de nombreuses boissons alcoolisées, sucrées, des boites de mayonnaise, de tomate, des pommades, des consommables médicaux et biens d’autres d’environ 400 tonnes pour une valeur estimée à 200 millions F CFA qui ont été récupérés aux mains de contrebandiers et détruits. Pour le représentant du ministre du Développement industrielle, du Commerce et de l’Artisanat des Petites et moyennes entreprises, Zacharia Gyengani, l’une des missions assignées à la BMCRF est de veiller à l’assainissement du marché et à la protection des consommateurs sur l’ensemble du territoire national.

Les autorités donnant le top départ de la destruction des produits.

« Pour mieux mener le combat, le département en fait son cheval de bataille à travers la brigade mobile de contrôle et de répression de la fraude », a-t-il affirmé. Pour lui, c’est la recherche du gain facile de certains acteurs commerciaux qui les amène à défier les règles de la concurrence saine en mettant parfois des produits prohibés impropres à la consommation. La lutte contre la fraude commerciale, a soutenu M. Gyengani, nécessite l’implication de l’administration publique, la société civile, des autorités coutumières et religieuses et de la population entière. « Nous interpellons les commerçants et la population à plus de vigilance en vérifiant toujours la date de péremption », a-t- il recommandé. Il a invité les populations à dénoncer toute activité illicite et suspecte aux structures en appelant les numéros verts dédiés à cet effet. Le coordinateur général de la BMCRF, Olivier Kiema, s’est réjoui du butin saisi, car constituant un danger pour la population. Concernant la méthode de saisie, M. Kiéma a expliqué que la brigade passe par des contrôles de vérification des dates de péremption et l’autorisation de vente des produits sur le marché. Le président de la Ligue des consommateurs du Burkina, Dasmané Traoré, a exhorté les acteurs commerciaux à plus de responsabilités en évitant de mettre sur le marché des produits compromettant la santé du consommateur. Pour lui, l’objectif de cette incinération est d’emmener les Burkinabè à prendre conscience de la réalité des marchandises contrefaites sur le marché. « L’un des défis est la porosité de nos frontières qui a facilité l’entrée de marchandises falsifiées dans le pays », a-t-il relevé.

Viviane wend-daabo BOKOUM (Stagiaire)

Journées nationales d’engagement patriotique : la mission diplomatique burkinabè à Pékin a sacrifié au rituel

L’ambassade du Burkina Faso en République populaire de Chine a procédé à la montée des couleurs, le vendredi 29 mars 2024 dans l’enceinte de la mission diplomatique, marquant ainsi le lancement des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne.

Les Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne sont prévues pour se tenir le 26 mars et le 2 octobre de chaque année et ce pendant 15 jours. C’est dans ce cadre que l’ambassade du Burkina Faso en République populaire de Chine a organisé une cérémonie de montée des couleurs en présence de son personnel et de certains ressortissants burkinabè, le vendredi 29 mars 2024, à Pékin. Cette cérémonie a marqué du coup le lancement desdites journées de la mission diplomatique dans ce pays d’accueil. A l’issue de la montée des couleurs, l’ambassadeur du Burkina Faso en Chine, Daouda Bitié, a procédé à la lecture du message du chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré. De son avis, ce message invite chaque Burkinabè à s’engager pour la cause de son pays. « Comme le chef de l’Etat l’a si bien dit, cet engagement peut être de divers ordres. Cela peut se traduire par la contribution à l’effort de guerre, à l’engagement comme VDP et au payement des impôts en vue de renflouer les caisses de l’Etat.

En plus, le message exhorte à une participation citoyenne en nettoyant son quartier et à planter un arbre à chaque évènement heureux, entre autres », a expliqué le diplomate. A l’adresse des compatriotes vivant en Chine, il a estimé que le premier engagement de ces derniers consiste à être d’abord des Burkinabè « intègres », en représentant « fièrement » leur patrie au pays de Mao Zedong, en ayant un comportement « exemplaire » et de dignité. Pour le deuxième engagement, M. Bitié a invité la diaspora burkinabè en Chine à s’organiser pour contribuer au développement du pays. Et de préciser que cette contribution peut être financière ou toute autre opportunité qui puisse participer à la bonne marche des efforts entrepris par les plus hautes autorités.

« Tout Burkinabè qui vit en Chine doit se comporter comme un ambassadeur en saisissant toute opportunité qui peut accompagner l’évolution du Burkina Faso. Ça sera l’apport personnel à l’édification de la patrie », a fait savoir Daouda Bitié. Pour atteindre cet objectif, il envisage les jours à venir, aller à la rencontre des Burkinabè installés dans les zones à forte concentration telles que Guangzhou dans le Sud et Yiwu dans le Sud-Est de la Chine. Selon lui, c’est une activité qui peut aller au-delà de la période des Journées nationales d’engagement patriotique dans la mesure où la Chine est très vaste et les compatriotes vivent un peu partout. Qu’à cela ne tienne, il a saisi l’occasion pour lancer un appel aux Burkinabè vivant en Chine à venir se faire enrôler au niveau de l’ambassade afin que celle-ci puisse les connaitre et savoir où ils vivent pour mieux les assister en cas de besoin.

Souaibou NOMBRE Depuis Pékin (Chine) Snombre29@yahoo.fr

Reconquête du territoire national : deux conventions pour améliorer les conditions de vie des VDP

Le secrétaire général du ministère de l’Economie, des Finances et de la Prospective, Vieux Abdoul Rachid Soulama, a présidé, la signature de deux conventions pour l’amélioration des conditions de vie des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), le vendredi 29 mars 2024, à Ouagadougou.

Engagés dans la lutte contre le terrorisme aux côtés des Forces de défense et de sécurité (FDS), les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) font face à de nombreux risques. Dans l’optique de leur garantir une meilleure protection et un meilleur suivi, le gouvernement a signé deux conventions, le vendredi 29 mars 2024, à Ouagadougou. La première est signée entre la Brigade des volontaires pour la défense de la patrie (BVDP) représentée par le lieutenant-colonel Thomas Savadogo, et l’hôpital militaire par le capitaine Halassane Coulibaly, représenté par le médecin colonel-major Moustapha Seremé. Elle porte sur une couverture sanitaire qui inclut les actes médicaux et chirurgicaux, les actes d’exploration médicale, l’hospitalisation, les médicaments et consommables médicaux, les actes de rééducation et de réadaptation, y compris l’appareillage orthopédique et prothétique, au bénéfice des VDP malades ou blessés en opération, a indiqué le Médecin colonel-major Moustapha Seremé. La convention a une durée initiale d’un an, avec possibilité de renouvellement. La seconde convention, signée avec l’Association professionnelle des sociétés d’assurance du Burkina (APSAB), concerne l’assurance des VDP engagés sur le front de la lutte pour la reconquête du territoire national.

Un engagement fort du gouvernement

Compte tenu des risques de cette mission, l’APSAB, représentée par son président, Dr Mohamed Compaoré, s’est engagée à fournir une couverture d’assurance à tous les VDP. Cette assurance couvre les indemnisations de décès à hauteur de 3 000 000 FCFA et les indemnisations en cas d’incapacité permanente totale. L’APSAB a également contribué à hauteur de 206 millions F CFA à l’effort de paix. La signature de ces deux conventions traduit l’engagement du gouvernement à améliorer les conditions de vie et de travail des VDP. Ces derniers constituent une force importante dans la lutte contre le terrorisme et méritent d’être protégés et accompagnés. Le fonds de soutien patriotique a été créé par le gouvernement burkinabè pour soutenir les FDS et les VDP dans la lutte contre le terrorisme. Ce fonds est alimenté par des contributions volontaires des citoyens et des entreprises. Le gouvernement burkinabè appelle à la mobilisation de tous pour soutenir les VDP et les FDS dans leur combat contre le terrorisme. Selon le Premier ministre, lors de la première session ordinaire de 2024 du Fonds de soutien patriotique, sur une prévision de 100 milliards F CFA au titre de l’année 2024, plus de 31 milliards F CFA ont été déjà mobilisés à la date du 12 mars 2024.

Gustave KONATE (Collaborateur)

Pâques 2024 : Mgr Paul Ouédraogo appelle à l’amour du prochain

Les fidèles catholiques ont célébré Pâques le dimanche 31 mars 2024. A l’orée de cette commémoration de la résurrection du Christ, l’archevêque métropolitain de Bobo-Dioulasso, Mgr Paul Ouédraogo, a fait une adresse à l’ensemble des fidèles chrétiens de l’archidiocèse de Bobo-Dioulasso, et partant du Burkina Faso, le samedi 30 mars 2024.

L’archevêque métropolitain de Bobo-Dioulasso, Mgr Paul Ouédraogo, a prêché l’amour du prochain aux fidèles chrétiens et à l’ensemble des Burkinabè comme, a-t-il dit, le Christ l’a fait avec ses disciples et ses bourreaux malgré leurs péchés. C’était à l’occasion d’une déclaration faite à la presse, le samedi 30 mars 2024 à Bobo-Dioulasso, à quelques heures de la célébration de Pâques. Cette fête a indiqué Mgr Ouédraogo, est pour le peuple chrétien, l’expression de l’amour de Dieu pour l’homme.

« Dieu nous montre comment nous devons nous aimer jusqu’au bout, et que personne ne cherche ni de prétexte ni de motif à aimer son prochain », a affirmé Mgr Paul Ouédraogo. Par la résurrection, a poursuivi l’archevêque de Bobo-Dioulasso, Jésus Christ signe la victoire du bien sur le mal, de l’amour sur la haine et du pardon sur la vengeance. Il a par ailleurs souhaité que les chrétiens et tous les Burkinabè soient sensibles à ce message d’amour fraternel. « Les difficultés que nous avons, viennent certainement de nos manques d’amour fraternel. Nous n’arrivons pas à nous accueillir et à nous respecter mutuellement comme étant les enfants du même Dieu », a déploré Mgr Ouédraogo. Pour lui, il faut casser le cercle vicieux de la violence, de la vengeance de la haine pour le remplacer par le cercle salutaire de l’amour patient, l’amour miséricordieux, qui se renouvelle et surtout qui adoucit le cœur. L’homme de l’église a également souhaité aux responsables politiques et aux décideurs du pays de grandir dans l’amour du prochain, dans l’amour de leur peuple et de service avec patience et persévérance.

Alpha Sékou BARRY alphasekoubarry@gmail.com

Estelle KOUTOU (Stagiaire)

Nouvelle Constitution au Togo: Faure Gnassingbé ordonne à ce qu’elle soit soumise à nouveau au vote des députés

Le président du Togo, Faure Gnassingbé a ordonné vendredi que la nouvelle Constitution fraichement adoptée pour instaurer un régime parlementaire soit soumise à un nouveau vote des députés.

« Le Président de la République a demandé ce jour à la président de l’Assemblée nationale de faire procéder à une deuxième lecture de la loi adoptée », a annoncé la ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, Yawa Kouigan.

Selon la nouvelle constitution, le président sera désormais choisi « sans débat » par le Parlement réuni en congrès « pour un mandat unique de six ans». Ainsi le suffrage universel direct sera supprimé dans le pays. Elle augmente également les mandats présidentiels de cinq à six ans.

De son côté l’opposition craint que cette ‘’manœuvre’’ ne serve à maintenir le président Faure Gnassingbé au pouvoir pour une durée indéfinie.

Sidwaya.info

Pâques 2024 :  » L’heure a sonné pour que tous les Burkinabè de l’intérieur de l’extérieur se donnent la main »,  Pasteur Henri Yé, FEME

A l’occasion de la fête de Pâques, le président de la Fédération des Eglises et Missions Evangéliques (FEME) le pasteur Henri Yé  a exhorté ce samedi 30 mars 2024, les Burkinabè à se donner la main. Lire le message ci-dessous

 

 

« Chers fidèles de nos Eglises, chers compatriotes du Burkina Faso,

La Pâques 2024 est célébrée cette année le Dimanche 31 mars. La Pâques, qui est la fête de la résurrection du Christ est au cœur de l’Evangile et du Christianisme. C’est parce que Christ, l’Agneau de Dieu est mort pour expier nos péchés, que Son sacrifice a été agréable à Dieu, et Dieu L’a ressuscité d’entre les morts. « Car Christ, Notre Pâque, a été immolé ».La commémoration de la Pâques rappelle aux hommes que Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné Son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui, ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.

 

Chers fidèles, chers compatriotes,

 

La paix a toujours été une question préoccupante pour tous les pays, particulièrement pour le pays des Hommes intègres, au moment où la lutte contre l’extrémisme violent fait rage. Mais pour que s’instaure la paix, et une paix durable, il est important que chacun de nous fasse la paix ; d’abord la paix avec Dieu au travers du pardon de ses offenses. C’est par Christ l’Agneau de Dieu que nous avons le pardon de Dieu. C’est pourquoi en célébrant cette Pâques, nous demandons à Dieu de nous faire grâce en nous montrant Sa grande miséricorde.

 

Chers fidèles, chers compatriotes,

 

Après avoir été pardonnés par Dieu, Il nous demandera de faire pareillement avec notre prochain. « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés ». C’est dire qu’à la Pâques, nous avons le pardon de Dieu, mais Dieu à son tour exige de nous de nous pardonner les uns les autres. C’est à cette condition que nous pourrons vivre ensemble dans la paix, dans la cohésion, et dans la quiétude.

 

Chers fidèles, chers compatriotes,

 

Dieu nous aime, c’est pourquoi, Il nous a créés à Son image et à Sa ressemblance. Et lorsque nous avons péché, Il nous a tendu la main en envoyant Jésus nous sauver de nos péchés. Il est ressuscité, et Il est monté au ciel. Il attend que chacun de nous vienne à Dieu dans la repentance pour faire la paix avec Dieu et avec tous les hommes.

 

Chers fidèles, chers compatriotes,

 

Nous prions pour que Dieu donne au Burkina Faso de retrouver sa paix et sa quiétude d’antan. Que le Burkina Faso redevienne un havre de paix où il fait bon vivre. Comme Jésus a vaincu le péché et la mort, nous pouvons nous confier à Lui ! Il est le Prince de la paix. Lui seul peut semer la vraie paix dans les cœurs des hommes.

 

L’heure a sonné pour que tous les Burkinabè de l’intérieur comme de l’extérieur se donnent la main d’association pour venir à bout de nos différences, et pour construire un Burkina nouveau où règnent la paix et le mieux-vivre ensemble. Cela n’est possible que si chacun de nous se tourne vers Dieu le Tout-puissant.

 

En cette fête de Pâques 2024, La Fédération des Eglises et Missions Evangéliques (FEME) souhaite à tous les Burkinabè, la paix avec Dieu à travers l’Agneau de Dieu, la réconciliation et le mieux-vivre ensemble entre tous les Burkinabè.

 

Bonne fête de Pâques 2024 à tous ! Jésus-Christ est ressuscité, Il est vraiment ressuscité ! »

 

Pour la Fédération des Eglises et Missions Evangéliques (FEME)

 

Pasteur Henri YE

 

 

Sidwaya.info

Alliance des fournisseurs burkinabè de biens et services miniers : « Il y a des domaines où l’expertise nationale n’est pas développée », président Yves Zongo

Yves Zongo est le président de l’Alliance des fournisseurs burkinabè de biens et services miniers (ABSM). Dans cette interview qu’il a accordée à Sidwaya, le jeudi 14 mars 2024, il a abordé les opportunités, les contraintes, les défis liés à la fourniture locale de biens et services miniers au Burkina. 

 

Sidwaya (S) : Comment se porte le secteur de la fourniture locale des biens et services miniers au Burkina ?

Yves Zongo (Y.Z.) : Au regard du contexte national, nous pouvons dire que la fourniture locale des biens et services miniers a pris un coup du fait de la sécurité qui a chamboulé beaucoup de choses. Nous sommes passés de 17 000 travailleurs à 11 000, du fait que certaines mines sont fermées ou en arrêt.

Certes, la crise nous rend la situation complexe, mais nous avons espoir, car des mines qui ont temporairement fermé sont en train d’intégrer la sécurité dans leurs études pour d’éventuelles reprises de leurs activités. D’une manière générale, un travail est fait, et celles qui ont des problèmes ont trouvé des solutions pour commencer à rouvrir.

Mais au lieu de ne voir dans cette crise sécuritaire que des problèmes, cette situation peut constituer une opportunité pour nous d’être les représentants les grandes firmes, d’aller vers les sociétés minières pour négocier des contrats, d’apprendre aux côtés de ces grandes firmes pour devenir demain de grands fournisseurs dans la sous-région, voire dans le monde.

 

S : Quelle est la part de la fourniture locale sur le marché des biens et services des sociétés minières implantées au Burkina ?

Y.Z. : Selon le rapport provisoire de 2022, environ 40,70% des achats des mines, soit 391 milliards F CFA, représentent la part des achats locaux. Mais, la base de ce calcul semble tronquée. Il y a près de 3 000 items dans les achats des sociétés minières. Alors que ces résultats sont basés sur 66 items contenus dans le décret, il y a quelques items qui n’y figurent pas. C’est une goutte d’eau dans la mer. On aurait pu prendre l’ensemble de la fourniture, extraire ce qui revient aux nationaux sans seulement tenir compte du décret qui ne contient que 66 items. Ainsi, nous serons sur un meilleur ratio. Sinon, avec cette base de calcul, les résultats semblent mirobolants, flatteurs !

Dans la définition du contenu local, il est indiqué que le capital devrait être détenu à 51% par les nationaux. Les sociétés privées ont essayé de suivre à la lettre le décret et non l’esprit. Elles se sont nationalisées, créant ainsi des sociétés nationales à côté de la société internationale, exécutant le même boulot avec les mêmes agents de sorte qu’aujourd’hui, nous ayons des amalgames qu’il faille élucider. Le plus important dans un contenu local, c’est ce que les nationaux gagnent en termes de transfert de technologie, de compétences, de fournitures de biens et services aux mines, sans oublier comment faire pour impacter le panier de la ménagère. Quand vous regardez Johannesburg, la ville n’envie pas Washington, parce que ceux qui exploitent l’or à Johannesburg estiment qu’ils sont Sud-africains et investissent en Afrique du Sud. Prenons l’exemple des échanges entre la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, où en 1970, la Grande-Bretagne n’avait pas de techniques dans la raffinerie, le traitement du pétrole.  Mais en 1980, les Anglais étaient presque totalement indépendants en technologies pétrolières, et ils sont devenus aujourd’hui des pourvoyeurs de grandes techniques d’exploitation du pétrole. On aurait souhaité que nous soyons sur ce même schéma.

S : Le Burkina a-t-il aujourd’hui toutes les compétences nécessaires pour répondre aux besoins des mines, sur toute la chaine de l’exploitation minière ?

Y.Z. : Il doit toujours avoir des niches que nous ne connaissons même pas. Mais comparativement à 2012, où les miniers se plaignaient de ne pas trouver sur place des fournisseurs locaux pour effectuer même le plus petit de leurs services, les choses ont évolué. Cette situation inconfortable au départ a amené l’ambassade du Canada et la mine Iam Gold Essakane SA à envoyer des burkinabè au Canada pour s’inspirer des fournisseurs canadiens ; ainsi est née l’Alliance des fournisseurs burkinabè de biens et services miniers (ABSM) et l’ambition était de s’informer, de se former, d’atteindre les standards des sociétés minières et de faire un travail de qualité. En 11 ans, nous sommes presque dans tous les secteurs.

Le combat est rude, mais les Burkinabè prennent des parts qui semblent assez substantielles. Il y a encore de la place pour des gens intelligents qui ont la fibre du privé, de la création. De façon générale, les domaines dans lesquels les burkinabè exercent dépassent ceux prévus dans l’arrêté. La plupart de nos futurs champions sont sur le marché régional et même international.

S : Y a-t-il des domaines où des efforts sont encore à faire en termes d’expertise nationale à développer ?

Y.Z. : Il y a des domaines où l’expertise nationale n’est pas assez développée. Ce sont des domaines relativement dangereux, comme les explosifs, les produits chimiques. Mais, il y a des Burkinabè qui y sont présents déjà. Dans le corps de métier, il y a des marchés comme l’achat, l’entretien, le remplacement et la livraison de certaines pièces qui sont souvent liés à de grandes assurances, de sorte qu’il faut un modèle économique pour permettre aux Burkinabè d’apprendre des fournisseurs internationaux et de prendre progressivement leurs parts, tout en leur permettant de continuer à fournir ce que nous ne pouvons pas offrir. Il s’agit de faire des internationaux, des chefs d’orchestre qui nous aident à acquérir, petit à petit, la maturité.

Sur 3 000 items, il doit y avoir même des niches qui ne sont mêmes pas encore connues pour être explorées. Dans certains domaines, la désignation du bien ou du service est souvent codée, si bien qu’il est difficile d’identifier ce qui est demandé. Pour y remédier, nous avons initié une rencontre entre les acheteurs et les fournisseurs miniers, à laquelle nous associons les opérateurs qui peuvent décortiquer ces codes.

S : Quelles sont les contraintes auxquelles font face les entreprises locales en matière de fourniture de biens et services miniers ?

Y.Z. : La grande contrainte aujourd’hui est que les textes sont appliqués selon la lettre et non l’esprit. La deuxième contrainte réside dans l’argent. Avec les articles 101 et102 du Code minier de 2015 et leurs textes d’application, nous avons un ensemble de textes qui nous permettent d’agir. L’opérationnalisation de ces textes n’a pas été suivi par les banques qui n’ont pas changé leur vieux logiciel. Elles ne nous offrent pas des produits financiers nous permettant de répondre véritablement aux besoins des sociétés minières dont la satisfaction demande beaucoup d’argent, ici et maintenant. Alors, les banques ont des pratiques anciennes, longues, fatigantes. Les assurances aussi ne suffisent pas. Si on ne crée pas quelque chose pour accompagner les Burkinabè qui pourront être les futurs champions, notamment pour soutenir leurs actions, leur apprentissage, etc., nous serons étonnés après que quelques mines aient été fermées, faute de n’avoir pas atteint nos objectifs et d’être obligés d’aller chercher encore l’expertise ailleurs.

En résumé, nos difficultés se trouvent à trois niveaux : l’argent, l’esprit des textes, l’accompagnement rapide pour que les burkinabè qui sont dans la fourniture puissent satisfaire le besoin des sociétés minières. Lorsque les mines t’appellent pour un travail ou pour un service, c’est qu’elles avaient besoin de service hier. Et chez nous, pour une simple caution, il faut prendre deux, trois semaines pour un petit financement. Certes, dans notre secteur il y a eu quelques brebis galeuses, mais il y a aussi des gens qui sont arrivés, rien que par leurs compétences techniques ou par leur notoriété, à avoir un bon de commande de 500 millions CFA. Mais la banque qui ne comprend pas t’exige un background qui n’existe pas. Aujourd’hui, les banques qui avaient refusé d’accompagner ces fournisseurs, les accompagnent avec plaisir.

S : Quelle place devrait-on accorder à la fourniture locale des biens et services miniers dans le développement du secteur minier ?

Y.Z. : Un contenu local doit être un total. Une mine qui s’installe doit regarder ce que les populations font et développer des projets en fonction afin de les permettre d’accroitre leur productivité et de vivre dans l’après mine.

Lorsque la région se développe harmonieusement, il n’y a pas de révolte, de conflit. Prenons l’exemple des autochtones du Canada, les Etats-Unis où les Indiens, quand les sociétés minières s’y installent, en cinq ans, même des gens qui avaient un niveau donné, qui ne connaissaient aucune technique minière, sont scolarisées, formées à remplacer les cadres et à devenir des experts. Ainsi, les assises des nationaux sont très fortes et ils prennent une bonne part du marché. Aujourd’hui, nous devons être à un certain niveau donné, de sorte à sentir les changements en termes de compétences techniques, de transfert de technologies, de fournitures locales et surtout en matière de valeur ajoutée sur ce que nous livrons.

S : A vous écouter, on a l’impression qu’au début du développement du secteur minier, il n’y avait pas une vision claire en matière de promotion de la fourniture locale…

Y.Z. : En 2008, nous étions au début d’un boom minier. Lorsqu’on parle d’un boom, c’est parfois des choses qui vous tombent sur la tête. Dans ce boom minier, les minières avaient des exigences élevées qui étaient loin de nos capacités. Il a fallu travailler à rencontrer les besoins des miniers. De façon imagée, je dirais, quelque chose est tombée sur nous, le canari s’est cassé sur nous, nous nous sommes servis de cette eau pour apprendre à nous laver !  Ainsi, nous nous battons aujourd’hui pour être des champions.

S : Autrement, la vision n’y était pas au départ ?

Y.Z. : Oui, mais pas seulement la vision. Dans des documents anciens, on présentait le Burkina comme un pays sans ressources naturelles. Aujourd’hui, au-delà de l’or, nous avons du manganèse, un gisement d’ordre mondial, des indices de diamant, des terres rares, etc. Notre sous-sol est riche alors que l’on disait qu’il ne contenait rien.

Sur la base de zéro, on ne pouvait pas construire une vision ! Sans connaissance, sans information, on ne peut pas bâtir une vision sur le vide. Aujourd’hui, nous avons des informations à partir desquelles nous bâtissons notre vision.

S : Que fait l’ABSM pour un accroissement substantiel de la part des entreprises locales dans la fourniture des biens et services miniers ?

Y.Z.: Nous avons un vaste programme, allant de l’information aux alliances que nous pouvons tisser avec les structures sœurs pour permette à nos membres d’entrer en contact avec les acheteurs, les opérateurs, les sociétés minières, afin qu’ils puissent présenter leurs offres qui répondent aux besoins des mines. Nous travaillons avec la Banque mondiale, dans le cadre d’un projet et nous avons déjà bouclé une dizaine de TDR (termes de référence) en lien avec notre PTBA 2024 à lui adresser.

Dans le domaine de la formation, nous avons deux projets liés à la mécanique de précision et les éléments connexes comme la maintenance, le soudage, l’usinage, le forage minier où nous formerons des gens pour faire les meilleurs forages, pour l’entretien et la gestion des machines et pourquoi pas mettre ensemble les deux pôles pour créer des machines de forage et les fabriquer au Burkina Faso dans une ou deux ans.

Nous avons également les journées du fournisseur minier que nous organisons avec le ministère en charge des mines, la Chambre des mines du Burkina et l’autre partenaire et qui sont des cadres de réflexions, de partage d’expériences et de promotion de la fourniture locale.  Et cette année, nous avons en projet la mise en place de l’Alliance des fournisseurs miniers au niveau régional. En allant à l’échelon région, nous aurons plus de force. Les petits ou grands champions burkinabè peuvent être des champions régionaux car, ils ont 10, 15 ans de pratiques et il faut déjà exporter cette expérience pour faire du Burkina un fer de lance de la fourniture locale au plan régional.

S : Le Burkina s’est doté d’une stratégie nationale du contenu local dans   le secteur minier 2021-2025. Quel bilan à mi-parcours faites-vous de la mise en œuvre de cette stratégie ?

Y.Z. : Si nous prenons les résultats provisoires de 2022 sur   la fourniture locale, où nous disions qu’ils ne prennent pas en compte tous les items, nous pouvons dire que les lignes bougent. Mais nos textes juridiques ont des défaillances, car ils sont appliqués suivant la lettre et non l’esprit ! Il faut travailler à tamiser ces éléments contenus dans nos textes et qui ne permettent pas de constater le changement dans le panier de la ménagère ; mais aussi à y apporter les éléments qui nous permettent d’avancer !

S : En septembre 2021, le gouvernement burkinabè a adopté un décret qui accorde une préférence aux nationaux dans des conditions équivalentes de prix, de qualité et de délais. Ce décret avait suscité beaucoup d’espoir. Trois ans après, cet espoir a-t-il été comblé ?

Y.Z. : L’espoir est toujours présent et nous travaillons à ce qu’il soit total. Il faut préciser que nous ne prêtons pas l’argent dans les mêmes conditions. En Europe, les fournisseurs prêtent l’argent à un taux d’intérêt très faible, avec souvent du bonus sur l’argent prêté ; pendant la COVID-19, les prêts y étaient pratiquement à zéro taux d’intérêt. Comment, dans ces conditions, peut-on parler de prix égal ?

Il aurait fallu une définition du prix égal. Par exemple, lorsque le fournisseur international est à 1F, l’égalité s’établit à 1,5 F pour le national. Cette différence de prix est la préférence nationale.

Sans oublier qu’il y a de grosses entreprises qui ont plus de 30 ans d’expériences et qui peuvent faire du dumping. Elles peuvent proposer des prix deux fois moins vos prix pendant un an pour vous éliminer du marché et revenir à deux fois plus cher que vos prix, puisque vous n’êtes plus là. Nous allons nous inspirer de l’expérience ghanéenne en matière de fourniture locale.

S : Quelles solutions pour renforcer davantage la part des entreprises nationales sur le marché de biens et services miniers ?

Y.Z. : Pour les fournisseurs, il faut deux choses : désinstaller nos manières archaïques de travailler pour installer de nos nouvelles de faire qui rencontrent les besoins des sociétés minières. Il faut se former, se perfectionner et avoir une vision d’un futur champion. Au ministère, il doit avoir un contrôle de l’applicabilité des textes, disposer d’une charpente de retour d’informations, et encourager et sanctionner quand il le faut. Aux sociétés minières, il y a encore des niches que nous ne connaissons ou ne maitrisons pas dans le cadre des partenariats qui nous lient ; elles peuvent contribuer à former les fournisseurs locaux sur ces niches.

Nous avons résumé l’ensemble de la fourniture des biens et services miniers en 15 grands domaines. Nous encourageons les fournisseurs à se spécialiser, à mutualiser leurs moyens et leurs intelligences, pour avancer et devenir de grands champions qui créeront d’autres champions !

S : Le plus souvent, les périodes de Transition politique sont considérées comme des moments propices pour des réformes audacieuses. Selon vous, en plus de ce qui a été déjà fait, quelles réformes du secteur minier vaillent la peine d’être engagées aujourd’hui ?

Y.Z. : Dans les sociétés minières se trouvent l’ADN de la RSE et du contenu local. Si on avait pris le temps d’échanger ensemble, on serait allé très loin. A partir des articles 101 et 102 du code minier de 2014, on peut en faire des réformes de fond et de forme. Aujourd’hui, nous sommes en train de faire des réformes politique et de forme et non de fond. Nous attendons à ce qu’on revienne là-dessus de sorte que la forme soutienne le fond et que le fond ne trahisse pas la forme.

Interview réalisée par

Mahamadi SEBOGO

Windmad76@gmail.com

USA : Le  « roi de la cryptomonnaie » écope de 25 ans de prison

Un tribunal de New York a condamné le « roi de la cryptomonnaie », Sam Bankman-Fried à 25 ans de prison.Sam Bankman-Fried, a fait perdre à ses clients au moins 11 milliards de dollars.

Selon le juge fédéral de Manhattan  cet homme a commis l’une des plus grosses fraudes financières de l’histoire des Etats-Unis

À l’apogée de son activité, sa plate-forme fondée, Sam Bankman-Fried comptait un million d’utilisateurs.

En novembre dernier, le magnat de la cryptomonnaie avait été reconnu coupable de fraude massive et de complot sur le compte de centaines de milliers de clients.

Il était également à la tête de FTX, l’une des plus grandes plateformes de monnaie  digitale au monde, devenue insolvable le 2022.

 

Sidwaya.info

 

Source : africanews

Pose de la première pierre du complexe industriel IRO-TEXTBURKINA : le Chef de l’Etat est arrivé à Sourgou

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré est arrivé ce vendredi matin à Sourgou, province du Boulkiemdé, région du Centre-Ouest où il procèdera à la pose de la première pierre d’un complexe industriel textile de la société IRO-TEXBURKINA SA.

La construction de ce complexe industriel textile a pour but de développer la chaîne de valeur du coton burkinabè par la fourniture des produits textiles (fils, tissus, vêtements, produits médicalisés).

La nouvelle usine va aussi permettre de créer environ 5 000 emplois directs et des milliers d’emplois indirects.

 

 

Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Afrique du Sud : 45 personnes périssent dans un accident de la route

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Un bus transportant des fidèles chrétiens à destination d’un festival de Pâques a quitté d’un pont et plongé dans un ravin en Afrique du Sud, ce vendredi peu après minuit.

Selon les premières informations 45 personnes ont perdu la vie, toutefois un enfant de 8 ans a survécu au drame, Il est admis aux soins médicaux.
Le gouvernement provincial du Limpopo a déclaré que le bus avait quitté le pont de Mmamatlakala et plongé 50 mètres à contrebas dans un ravin avant de prendre feu.
Selon l’administration provinciale, du Limpopo les opérations de recherche étaient en cours.

Sidwaya.info

 

source: africanews

Travail forcé au Xinjiang : Des allégations non fondées aux desseins politiques

La région de Xinjiang en Chine est la cible de nombreuses accusations de la part des médias occidentaux qui font cas de « travail forcé » dans cette partie de la Chine majoritairement peuplée par les minorités ethniques dont des Ouïghours turcs. Des allégations qui semblent basées sur une méconnaissance et une mauvaise interprétation des politiques de la Chine au Xinjiang.

 

Depuis quelques temps, des informations sur un prétendu « travail forcé » au Xinjiang, font la Une des médias occidentaux notamment ceux des Etats Unis. Mais, ces pays semblent avoir une méconnaissance de la vérité et des faits, et une mauvaise interprétation des politiques de la Chine au Xinjiang. En effet, il est d’une vérité universelle que le travail est source de richesse. La recherche d’une meilleure vie est également le droit fondamental de tout être humain. Sur cette base, on peut donc affirmer qu’il n’existe pas de « travail forcé » au Xinjiang.

Les travailleurs du Xinjiang ont la volonté de créer leur fortune, et cela ne peut être décrié comme « travail forcé ». Jiti Yimiti, cultivateur de coton dans la ville de Kucha de la région d’Aksu au Xinjiang, a confié : « Nous récoltons notre propre coton, nous gagnons notre propre argent, comment peut-on parler de travail forcé ? Les cueilleurs de coton qui travaillent en moins de deux mois gagneront plus de 10 000 yuans, nous nous précipitons tous vers ce travail bien rémunéré, y-a-t-il le besoin de forcer quelqu’un ? ». Cette déclaration du cultivateur traduit la volonté des travailleurs du Xinjiang de gagner leur vie par leurs propres mains à travers un travail acharné. Car comme le dit un proverbe ouïgour, « le fruit de ses propres mains est plus doux que le miel ».

Il y a peu de temps, la société allemande Volkswagen a affirmé qu’aucun signe ou preuve de « travail forcé » n’existe dans l’usine Volkswagen au Xinjiang, après un examen exécuté indépendamment par un cabinet d’audit. À la fin de février 2024, le think-tank « Information on German Foreign Policy » a publié un article intitulé « D’abord le Xinjiang, ensuite la Chine », citant les conclusions de Björn Alpermann et d’autres chercheurs de l’Université de Würzburg en Allemagne, selon lesquelles la coercition directe et même la mise en esclavage des Ouïghours par le gouvernement chinois ne peuvent être prouvées de manière concluante. Et ils affirment que des forces proches du gouvernement américain veulent couper non seulement les liens économiques avec le Xinjiang, mais aussi avec la Chine afin de l’isoler. « Laisser les entreprises ayant des liens sociaux avec le Xinjiang assumer les responsabilités » et même « imposer une sanction à toute la région me semble aller trop loin et est plus susceptible de blesser les gens là-bas que de les aider,  » a-t-il souligné.

Le gouvernement populaire de la région autonome ouïgoure du Xinjiang s’engage fermement pour promouvoir l’emploi. Tous les travailleurs du Xinjiang, indépendamment de leur appartenance ethnique, race, sexe ou de leurs croyances religieuses, signent avec les entreprises des contrats de travail, qui sont en toute conformité avec la législation chinoise notamment la « loi sur le travail » et la « loi sur les contrats de travail ». Cela permet d’établir des relations de travail protégées par la loi et de sauvegarder assurément les droits et les intérêts de la population.

Une région stable et prospère

La politique chinoise de gestion du Xinjiang est profondément ancrée dans le cœur de la population, et ses réalisations sont fructueuses. À l’heure actuelle, le Xinjiang jouit d’une harmonie sociale, d’une prospérité économique, d’un taux d’emploi plus élevé, d’un niveau de service plus élevé et d’un système de garantie sociale plus solide. Les groupes ethniques se sentent plus prospères, plus heureux et plus en sécurité. Ces dernières années, des centaines de groupes de fonctionnaires internationales, de diplomates et de journalistes étrangers et des personnalités religieuses ont visité le Xinjiang. Ils ont déclaré qu’il y avait « de très beaux paysages » au Xinjiang, que « les gens étaient très chaleureux », que « l’économie était très dynamique » et que « c’est impressionnant !  » Comme l’a dit un penseur, la meilleure manière de connaitre un pays est de connaitre sa culture. Ces visites ont permis aux visiteurs de découvrir le vrai Xinjiang. Un Xinjiang stable et prospère qui offre une sécurité à sa population. Un Xinjiang avec une culture colorée et les coutumes traditionnelles des minorités ethniques qui sont bien préservées et surtout un Xinjiang sans travail forcé ni violation des droits de l’homme. Les diplomates des pays en développement d’Asie et d’Afrique à Genève ont révélé avoir vu une société pluraliste, moderne et tolérante au Xinjiang, ce qui est complètement différent des rumeurs qu’ils avaient entendues précédemment sur le « travail forcé » et le « génocide » au Xinjiang. Des personnalités islamiques ont déclaré : « Nous sommes très heureux de constater les grandes réalisations accomplies au Xinjiang, en matière de lutte contre le terrorisme et de déradicalisation, ainsi que l’éradication de la pauvreté, et de voir que les musulmans du Xinjiang mènent une vie heureuse ». Comme le dit un adage, il vaut mieux voir une fois de ses propres yeux que d’entendre parler cent fois. Les amis, toutes religion et nationalité confondues qui ont visité le Xinjiang, sont unanime sur le fait que le Xinjiang qu’ils ont visité est totalement différent de ce que rapportent les médias occidentaux.

Les « accusations » à l’encontre de la Chine semblent être purement et simplement des stratégies montées de toutes pièces en vue de sanctionner les entreprises chinoises concernées et créer artificiellement le chômage et la pauvreté. Ça ressemble vraisemblablement à un cas typique de deux poids, deux mesures et de manœuvres politiques.

Nadège YAMEOGO

 

 

 

 

 

Culture, Arts et Tourisme : la coopération bilatérale et multilatérale pour soutenir le secteur

La première session ordinaire de l’année du Conseil d’administration du secteur ministériel du département de la Communication, de la Culture, des arts et du Tourisme s’est tenue, le jeudi 28 mars 2024 à Ouagadougou.

«Coopération bilatérale et multilatérale et soutien aux secteurs de la communication, de la culture, des arts et du tourisme : situation, défis et perspectives », est le thème qui a été retenu pour la première session ordinaire de l’année du Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM) du ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme qui s’est tenue, le jeudi 28 mars 2024 à Ouagadougou.

A entendre le ministre d’Etat en charge de la communication, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, l’année 2023 a été une année charnière pour son département qui a connu la relance des événementiels et des réformes en vue de rendre plus dynamique le secteur. Il a noté que malgré les nombreuses contraintes et les défis liés à l’insécurité du pays, la mobilisation de l’ensemble des acteurs et de ses collaborateurs a permis d’exécuter le contrat d’objectif qui leur a été assigné à hauteur de 95,2%. Le chef du département en charge de la communication a, de ce fait, félicité tous les acteurs qui ont permis d’engranger ce résultat.

Pour lui, ce CASEM est une occasion pour procéder à une auto-évaluation des performances, mais également de faire le point sur le fonctionnement global du département ministériel. « Ce cadre de rencontre va nous permettre de prendre des décisions idoines pour une mise en œuvre réussie de la politique du ministère », a-t-il déclaré. Par ailleurs, il a souligné que face à l’insuffisance de la dotation budgétaire de l’Etat pour la mise en œuvre des plans d’actions ministériels, son département doit explorer des possibilités de mobilisation de ressources supplémentaires par le biais de la coopération bilatérale et multilatérale afin d’améliorer les performances sectorielles. A ce titre, il a salué le thème du présent cadre sectoriel qui, à son avis, est évocateur. Outre les échanges autour du thème, la validation du projet de rapport d’activités actualisé au 31 décembre 2023, l’examen et l’adoption du projet de programme d’activités 2024 et l’adoption du rapport d’évaluation des performances 2023 ont été mis au parloir. «La cohérence et la pertinence des interventions au niveau central et déconcentré et l’examen du projet de programme d’activités 2024 doivent être en accord avec mon contrat d’objectif 2024 », a-t-il précisé. Jean Emmanuel Ouédraogo a souhaité qu’au cours de la session, les débats soient francs, féconds et porteurs d’un engagement fort à même de rehausser le niveau du ministère.

Donald NIKIEMA
Gbetcheni KAMBIRE
(Collaborateur)

Direction générale de l’UNESCO : le candidat égyptien Khaled El-Enany sollicite le soutien du Burkina

Le Président de la Transition, chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, a reçu en audience, ce jeudi 28 mars 2024, Khaled El-Enany, ancien ministre en charge du
Tourisme de la République arabe d’Egypte et candidat au poste de directeur général de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).

L’ancien ministre égyptien a indiqué être actuellement dans une tournée africaine pour rencontrer les autorités des différents pays en vue d’échanger avec eux sur son programme électoral. « Je viens d’arriver au Burkina et j’ai eu l’honneur d’être reçu par Son Excellence le Président de la Transition. Je lui ai présenté ma candidature, partagé avec lui les grandes lignes de ma vision électorale et demandé à Son Excellence de soutenir ma candidature en tant que candidat africain », a indiqué Khaled El-Enany à sa sortie d’audience. Selon lui, il a également échangé avec le chef de l’Etat sur les aspirations, les enjeux et les attentes du Burkina Faso en matière d’éducation, de science et de culture dans l’optique de les inclure dans son programme. Au cours de son séjour au Burkina Faso, Khaled El-Enany va également rencontrer le ministre d’Etat, ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme et le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur. L’élection du nouveau directeur général de l’UNESCO aura lieu en 2025.

Direction de la Communication
de la Présidence du Faso

 

Salam du Ramadan : les relations Médecin-patient

Au nom d’Allah,
Clément et Miséricordieux.
Louanges à Allah en toute circonstance. Il éprouve le croyant, non pour le rabaisser mais pour tester sa foi afin de le rendre digne d’une proximité avec Lui. Que Sa paix et Ses bénédictions soient en abondance sur le Messager de miséricorde, envoyé à
l’univers comme tel et sur l’ensemble des croyants de tous les temps.
Le Prophète, face à un malade, disait : « Ô Allah ! Seigneur des hommes, fais partir le mal. Guéris-le, car c’est Toi le Guérisseur. Il n’y a point de guérison si ce n’est la Tienne. Accorde-lui une guérison qui ne laisse aucune maladie après elle ». Il disait,
également, : « Je demande à Allah l’Immense, le Seigneur de l’immense Trône de te
guérir ». Ces deux invocations posent la base des rapports entre le Médecin et le patient. Elles nous enseignent les fondamentaux de la foi à savoir que c’est Allah qui est le véritable Guérisseur, Détenteur de toute guérison. Tout le reste n’est que sabab (moyen) par lequel Il guérit ou ne guérit pas. Combien de fois à-t-on penser que quelqu’un ne se lèvera pas de son lit de malade et la personne s’est levée et a eu une longue vie après cela ? Combien de fois a-t-on prévu libérer un patient parce que tout le donnait pour guéri et il est mort l’instant qui a suivi ? Combien de fois, des patients ont pris l’avion pour rencontrer de meilleurs de leurs spécialités avec les meilleurs plateaux techniques et sont revenus dans des cercueils ? Tout cela nous enseigne que seul Allah a le dernier mot.

Toutefois, il nous faut remarquer que cela ne signifie aucunement que lorsque nous tombons malades, nous ne devons pas aller en consultation et chercher les produits par lesquels nous espérons la guérison d’Allah. La confiance en Allah, le fait de se confier à Lui suppose que le serviteur met tout en œuvre dans la limite de sa capacité humaine et se remet, ensuite, à Allah pour Lui demander l’atteinte de l’objectif. C’est en cela qu’il est dit que l’homme propose et Dieu dispose. Ainsi dit, lorsque le musulman est malade, il va consulter un agent de santé. Entre les deux, s’établit une relation. L’un éprouvé par la maladie et l’autre formé pour porter une solution. Le Médecin voit, en son patient, un frère, quelle que soit sa religion. S’il n’est son frère de sang, il est frère de foi ou son frère en humanité. Pour lui, il doit être une miséricorde. Rappelons que le sourire est déjà une aumône, donc, une miséricorde qui pourrait bien l’aider. L’affection que reçoit le malade de son Médecin est déjà une partie de la guérison dont il en a besoin. Le Médecin doit chercher à être le plus utile possible parce que selon le Prophète, « Le meilleur d’entre vous, c’est celui qui est utile aux autres ».

Il faut, malheureusement, souligner que, dans beaucoup de nos centres de santé, le patient n’est pas perçu ainsi. Il n’est plus le frère qu’il faut aider autant que possible. Le patient devient un client auprès de qui il faut se faire le plus d’argent. Du coup, pour avoir un rendez-vous (RDV), souvent, dans nos centres publics, pour une consultation ou une intervention, il faudrait trainer avec son mal espérant être reçu quelques mois après si ton mal ne t’emporte pas. Alors qu’avec le même intervenant, tu seras reçu dans une clinique privée dans la même journée mais à un coût exorbitant. Les coûts n’étant pas à la portée de tous, certains parents sont dans l’obligation de vendre tout ce qu’ils peuvent pour pouvoir apporter les soins à leur malade. Aussi, parce que le patient est devenu un client, dans d’autres cliniques, plus le Médecin traitant prescrit d’examen à ce dernier, plus il a de ristournes auprès des promoteurs.

L’avidité conduit certains, dans de pareilles circonstances, même quand il n’y a pas le besoin, à prescrire beaucoup d’examens au client afin de se faire beaucoup d’argent. Il n’est donc pas étonnant, de voir certains Burkinabè retourner à la maison avec leurs malades malgré le fait qu’ils souffrent toujours. Ce n’est pas parce qu’ils ne souhaitent pas leur guérison mais c’est peut-être dû au fait que, financièrement, ils ne tiennent plus. Ces agissements des centres de santé et médecins traitants nous amènent à nous interroger sur une partie du serment d’Hippocrate que prononcent ces derniers avant d’être reçus : « Je donnerai mes soins à l’indigent et à quiconque me les demande. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire. (…) Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas abusivement les agonies. Je ne provoquerai jamais la mort délibérément ». En plus, cela jette le discrédit, malgré tous les efforts de sensibilisation, sur la fonction et sur les centres de santé. Ce qui conduit d’autres Burkinabè à privilégier l’automédication ou certains traitements informels et ne sont conduits dans les centres de santé que souvent tardivement.

On se souvient tous de ce cas de Tenkodogo qui a été largement relayé par la presse nationale. Un vieux d’un certain âge dont le médecin traitant aurait déconseillé une intervention chirurgicale qu’il ne pourrait, du fait de son âge, supporter. D’autres agents de santé l’ont détourné, à cause de ce qu’ils pouvaient gagner comme argent, pour faire l’intervention chirurgicale dans une clinique privée de la place. Malheureusement, le vieux en est décédé. Alors qu’ils se sont engagés à ne pas provoquer la mort, on ne sait quelle analyse faire de leur serment par rapport au cas cité. L’avidité de certains conduit
inéluctablement à la mort d’autres.

Enfin, le Médecin, par rapport à son patient, doit travailler en respectant son engagement, sa déontologie. Il doit être le plus professionnel. Connaissant les réalités économiques du pays, il doit viser le résultat en minimisant les coûts au profit des patients. Le secret professionnel doit être respecté parce que comme le dit le Prophète : « Le cœur du croyant est le cimetière des secrets ». Il appartient au patient d’écouter, de suivre et respecter les conseils du médecin. On se rappelle, aussi, ce vieux qui a refusé les conseils de son Médecin traitant de ne pas observer le jeûne de Ramadan parce qu’il ne pourrait pas supporter.

Il a refusé mais il a failli laisser la vie. Heureusement, Allah en a décidé autrement. N’oublions pas que : « Allah veut, pour vous, la facilité. Il ne veut pas, pour vous, la difficulté » et Il interdit, ainsi, de se donner la mort. Je profite de l’occasion pour saluer tous ces vaillants agents de santé, qui malgré les conditions difficiles, se battent comme ils peuvent, jour et nuit, pour apporter le sourire aux patients à qui nous demandons à Allah, le véritable Guérisseur, de leur accorder la guérison sans séquelles et de faire de cette épreuve, un moyen de rémission de péchés et d’acquisition de proximité avec l’Unique. Dans cette relation entre Médecin et patient, ce qui est important en fin de comptes, c’est la préservation de la vie. Et pour la réussir, il faut soi-même aimer la vie et savoir qu’auprès d’Allah, celui qui sauve une vie est comme celui qui a sauvé toute
l’humanité et celui qui ôte injustement une vie est comparable à celui qui ôté la vie à toute l’humanité.
Seigneur Allah, accorde la guérison sans séquelles à tous nos malades et récompense de la belle manière ceux qui se battent sans relâche pour cela.
Seigneur Allah, donne-nous la clairvoyance de mettre la quête de Ton amour au-dessus de tout autre.

NB : La foi musulmane est une foi active qui impose un devoir de présence.

Dr Inoussa COMPAORE
Imam à l’AEEMB et au CERFI

Chronique du carême : Pâques, source d’espérance à jamais

C’est un fait. Plusieurs aspects de la vie de notre pays sont affectés par la situation d’insécurité qu’il subit depuis quelques temps. A tel point que ce qui est traditionnellement appelé « messe de minuit » pour Noël ou la vigile pascale se célèbre parfois à 15 heures ou 17 heures dans certaines localités, du fait de l’insécurité, bien entendu. Malgré tout, ce message nous parvient du Tombeau vide :« Ne craignez pas, n’ayez pas peur, ne soyez pas dans l’angoisse ! Le Crucifié est ressuscité et vous précède ! » C’est là le cœur de la foi chrétienne : « Espérer contre toute espérance ».

A y voir de près, la vie de Jésus de Nazareth semble se terminer par un échec avec sa crucifixion sur la croix. Toutefois, sa résurrection le troisième jour en dit tout autre chose. Comme quoi, c’est souvent du fond de l’échec que jaillit la victoire, au creux de l’angoisse que naît l’espérance. Et l’espérance ici est celle de nos corps mortels ainsi promis à la résurrection pour la vie éternelle. En effet, la résurrection du Christ ne permet pas seulement de passer des ténèbres à la lumière, elle permet, dans la foi, de faire l’expérience de la lumière, même dans les ténèbres les plus sombres. Dans cette perspective, Pâques porte ou apporte un message universel d’espérance en donnant de comprendre que toute situation difficile s’ouvre sur un passage vers un état plus lumineux. C’est là le message solennel réjouissant de la Pâques.

Dans ce sens, je ne résiste pas à la tentation de rappeler ici le
message de pâques 2018 des évêques du Burkina invitant à la vivre sous le signe de l’espérance, de l’unité, de la solidarité, de la prière et de l’engagement. Aux numéros 4 et 5, ils disent ceci : « La joie de Pâques ne nous fera certes pas oublier les problèmes que nous vivons dans nos familles et dans notre pays. Mais le Christ Ressuscité vient les transfigurer par sa lumière. En effet, il nous donne la force nécessaire pour les surmonter et pour ouvrir dans nos vies des chemins d’espérance et de renouveau. C’est au cœur de nos réalités humaines faites d’ombres et de lumière que nous devons vivre notre joie de ressuscités en Christ et à témoigner de la résilience dont la foi et l’espérance nous rendent capables ».

Une chose est sûre, pour les croyants, Pâques est un moment de réflexion et de gratitude pour le sacrifice de Jésus et sa résurrection. C’est un temps pour se rappeler la puissance de l’amour de Dieu et l’espoir qu’il offre à tous ceux qui croient en lui. En outre, Pâques est une occasion de renouveler sa foi et de se rappeler que la vie éternelle est accessible à tous ceux qui ont la foi en Jésus. Ainsi, la vigile pascale nous fait revivre de l’amour gratuit du Seigneur, venant nous chercher là où nous en sommes, souvent du côté de la mort et du péché, nous donnant la parole pour, une fois encore, confesser la foi au Christ mort et ressuscité. Telle est la signification profonde de ce que nous appelons rénovation ou renouvellement des promesses baptismales dans la nuit de Pâques. Et en le faisant chaque année, nous ne promettons pas de croire, nous répondons que « nous croyons ». C’est ensuite alors de notre responsabilité que de faire concorder notre cœur avec notre voix.
En rappel, lors du baptême, le baptisé fait une alliance avec Dieu, c’est-à-dire une promesse réciproque. Il promet de faire certaines choses au quotidien. Cette promesse est double. « Il renonce d’une part à Satan, à ses œuvres et ses séductions et il professe sa foi en Dieu le Père, en Jésus Christ et en l’Esprit saint.

C’est un engagement qui le rend apte à recevoir de Dieu la vie de la grâce. Cet engagement s’applique toute la vie du baptisé et représente la disponibilité du baptisé à vivre conformément au sacrement qu’il reçoit ». De ce fait, même si nous traversons des moments difficiles, la joie de Pâques reste entière. Car le cœur de la foi chrétienne se situe là précisément : croire l’incroyable, aimer le non-aimable, espérer contre toute espérance. Oui, la foi, l’espérance et l’amour sont possibles seulement si l’on croit à la résurrection. C’est dire que notre célébration de la Résurrection nous invite chaque année à aller au-delà de la surface des choses, des rites et même de nos alléluias de Pâques, pour chercher au plus fond de notre foi la raison de notre espérance et de notre amour, et, en dernière analyse, de notre joie pascale. Pour les chrétiens, la résurrection de Jésus représente une victoire sur la mort et le mal, une source d’inspiration et de courage pour affronter les défis de la vie.

Si l’on dit que Pâques est le cœur de la foi chrétienne, c’est parce que c’est à partir de la lumière pascale que le chrétien est appelé à croire l’incroyable, à aimer le non-aimable et à espérer contre toute espérance. De fait, la foi, l’espérance et l’amour ne sont possibles que si l’on croit à la résurrection. Alors, ni la mort ni l’enfer n’auront le dernier mot. Il revient au Ressuscité, victorieux de la mort et de l’enfer. Dans ce sens donc la Pâques en tant que célébration du mystère de l’amour de Dieu – un amour plus fort que la mort –, veut faire du chrétien et même de tout homme de bonne volonté, un être capable d’aimer comme le Christ lui-même l’a aimé : un amour jusqu’au bout quoiqu’il en coûte.
Dès lors, la Pâques ouvre pour tous, l’horizon de la vie éternelle : que cette Pâques soit alors une Pâques d’espérance pour tous. Vraiment pour tous, sans exception !

Abbé Paul DAH

Ayons le courage d’aimer ce pays !

Il y a des moments où l’on se demande en toute intimité, le rôle que l’on pourrait jouer pour les autres, dans sa famille, dans sa communauté ou dans la rue, pour son pays. Parce qu’on ne peut vivre que pour soi. Parfois, avant d’exiger des autres ce que l’on attend d’eux de droit, on se sent interpellé par le devoir qui titille la conscience, par le bon sens qui réajuste la conduite. Souvent, au-delà de ce qui nous revient de droit, au-delà même de ce que la loi nous confère, de nos privilèges, de nos fonctions et autres zones de confort, nous avons envie de sortir des sentiers battus, de dépasser nos limites de complaisance pour poser des actes de convenance qui honorent et grandissent. Un bon plombier ou un bon maçon, c’est celui qui, au-delà de la tâche à exécuter, fait bien son travail avec le souci de satisfaire le bénéficiaire.

C’est pourquoi, il utilisera le bon matériau qui arrête la fuite d’eau ou les bons fers à béton en respectant le dosage de ciment qu’il faut pour éviter le pire. Il en est de même pour l’agent public soucieux de la satisfaction des usagers, ponctuel au service, disponible et prêt à servir et à être utile même pendant sa pause, même quand il s’apprête à descendre. Un médecin ou une infirmière qui sait qu’il est l’heure de rentrer, qui vient d’ôter sa blouse et ses gants mais qui les enfile de nouveau pour écouter ou soulager la douleur des deux derniers malades qui attendaient depuis devant la porte. Bref, les exemples sont légions pour dire que le travail bien fait n’est pas l’apanage du plus grand ou du plus petit. Le travail bien fait n’est pas lié au plus élevé des diplômés, au plus intelligent ou au plus fort.

Le travail bien fait repose sur la volonté, la volonté d’être utile et serviable. Au-delà de la déontologie, le travail révèle notre sens de l’éthique, nos valeurs et nos principes.Mais au moment où certains cherchent à s’élever par le travail, il y en a qui s’ébattent dans la fange de la bassesse. Au service de l’argent et des faveurs indus, l’impénitent agent fera du premier usager, le dernier de la file et du dernier le premier, si celui-ci « sait bien parler français » ou sait mettre la main à la poche. Pendant ce temps, l’entrepreneur véreux chichotera à l’oreille du « commis intègre » avant de tendre la main sous la table d’un marché qui fait des heureux gagnants à hauteur de 10%. Le même entrepreneur fera de la retenue sur le ciment et le fer pour faire de son chantier un château de cartes qui s’écroule au moindre souffle sur des vies de bas devis, sans préavis. Le grand commerçant et fidèle croyant de surcroît créera intentionnellement la pénurie pour ouvrir les portes de la surenchère au mois de jeûne ou de carême ou en situation de crise pour faire de bonnes affaires dans l’enfer du profit à tout prix et par-dessus les cris de dépit des survivants grugés. Y a-t-il une bénédiction dans la compromission ?

Il paraît que l’argent n’a pas d’odeur, mais qu’est-ce qui le rend si sale aux yeux de la pudeur et de l’honneur ? Il y en a qui ont tant aimé ce pays qu’ils s’en sont appropriés au point de se le partager jusqu’à la lisière des cimetières parfois délogés. Rien ne sert de crier au sacrilège quand c’est un privilège. L’accaparement des terres est une discipline presqu’olympique. Malheureusement, c’est cette même terre qui enterre les hommes forts de la terre sans qu’ils n’emportent un seul mètre carré de butin de leur pré carré de vanité. Nous sommes en guerre, mais il y en a qui ont fait de cette guerre le deal du siècle de leur vie d’éphéméride en volant trop près du brasier de leur propre rôti. C’est ainsi qu’un Burkinabè vendra du carburant à l’ennemie de la patrie pour brûler son pays au nom de l’égoïsme national. Taisons la tragédie du bredouille combattant qui voit sa sueur arrosé sans pudeur les saillies d’une hiérarchie avachie par la crise des valeurs. L’impérialisme, ce n’est pas forcément le mastodonte qui gesticule au loin. C’est aussi le bourgeois des temps durs qui perçoit un salaire de jackpot et bénéficie des avantages légaux, mais légitimement incorrects, pendant que ses concitoyens s’asphyxient en serrant une ceinture sans trou. L’impérialisme, c’est toute cette horde de casseroles qui résonnent dans les rapports à problèmes et finit par se taire dans le silence coupable d’une République laxiste par amnésie. Des fois, ils lèvent le lièvre, juste pour le voir courir !

Dans un pays où le respect d’un simple feu tricolore relève de gageure, pourquoi s’en prendre au frivole maraudeur public qui ne fait que se servir pour mieux servir ? Pourquoi en vouloir à l’arriviste imbu de pouvoir qui cherche coûte que coûte la gloire même au prix du déboire ? Sur quelle citoyenneté repose la Nation, si le Burkinabè lambda n’est pas capable de s’accroupir pour arracher la mauvaise herbe qui pousse devant sa porte ? De quel patriotisme nous nous vantons si nous ne sommes pas capables d’aller au charbon tant qu’il n’est pas fin ? Et que pouvons-nous attendre de mieux des autres que nous critiquons de ne rien faire de bon, alors que nous-mêmes, nous ne faisons que critiquer sans rien proposer ? Il n’y a pas de patriotisme dans l’immobilisme des positions tranchées ; il n’y a point de patriotisme dans le manichéisme spectaculaire et tragique. Pour le Faso, l’heure doit être à l’action pour la patrie, malgré les divergences, au-delà
des accointances politiques et corporatistes, ayons le courage d’aimer ce pays.

Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr

Pâques 2024 : « Que le Burkina redevienne un havre de paix », pasteur Henri Yé

Dans quelques heures, les fidèles chrétiens vont célébrer la fête de Pâques. A travers les lignes qui suivent, la Fédération des églises et missions évangéliques (FEME),tout en souhaitant bonne fête aux fidèles, prie pour un retour de la paix au Burkina.

Chers fidèles de nos Eglises,

chers compatriotes du Burkina Faso, La Pâques 2024 est célébrée cette année le dimanche 31 mars. La Pâques, qui est la fête de la résurrection du Christ, est au cœur de l’évangile et du christianisme. C’est parce que Christ, l’agneau de Dieu est mort pour expier nos péchés, que son sacrifice a été agréable à Dieu, et Dieu l’a ressuscité d’entre les morts. « Car Christ, notre Pâques, a été immolé ». La commémoration de la Pâques rappelle aux hommes que Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son fils unique, afin que quiconque croit en lui, ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.

Chers fidèles, chers compatriotes,

La paix a toujours été une question préoccupante pour tous les pays, particulièrement pour le pays des Hommes intègres, au moment où la lutte contre l’extrémisme violent fait rage. Mais pour que s’instaure la paix, et une paix durable, il est important que chacun de nous fasse la paix, d’abord la paix avec Dieu au travers du pardon de ses offenses. C’est par Christ l’agneau de Dieu que nous avons le pardon de Dieu. C’est pourquoi en célébrant cette Pâques, nous demandons à Dieu de nous faire grâce en nous montrant Sa grande miséricorde.

Chers fidèles, chers compatriotes,
Après avoir été pardonnés par Dieu, Il nous demandera de faire pareillement avec notre prochain. « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés ». C’est dire qu’à la Pâques, nous avons le pardon de Dieu, mais Dieu à son tour exige de nous de nous pardonner les uns les autres. C’est à cette condition que nous pourrons vivre-ensemble dans la paix, dans la cohésion, et dans la quiétude.

Chers fidèles, chers compatriotes,
Dieu nous aime, c’est pourquoi, il nous a créés à son image et à Sa ressemblance. Et lorsque nous avons péché, Il nous a tendu la main en envoyant Jésus nous sauver de nos péchés. Il est ressuscité, et il est monté au ciel. Il attend que chacun de nous vienne à Dieu dans la repentance pour faire la paix avec Dieu et avec tous les hommes.

Chers fidèles, chers compatriotes,
Nous prions pour que Dieu donne au Burkina Faso de retrouver sa paix et sa quiétude d’antan. Que le Burkina Faso redevienne un havre de paix où il fait bon vivre. Comme Jésus a vaincu le péché et la mort, nous pouvons nous confier à Lui ! Il est le prince de la paix. Lui seul peut semer la vraie paix dans les cœurs des hommes. L’heure a sonné pour que tous les Burkinabè de l’intérieur comme de l’extérieur se donnent la main d’association pour venir à bout de nos différences, et pour construire un Burkina nouveau où règnent la paix et le mieux vivre-ensemble. Cela n’est possible que si chacun de nous se tourne vers Dieu le Tout-Puissant. En cette fête de Pâques 2024, La Fédération des églises et missions évangéliques (FEME) souhaite à tous les Burkinabè, la paix avec Dieu à travers l’agneau de Dieu, la réconciliation et le mieux-vivre ensemble entre tous les Burkinabè. Bonne fête de Pâques 2024 à tous ! Jésus-Christ est ressuscité, Il est vraiment ressuscité !

Pour la Fédération des Eglises et Missions Evangéliques (FEME)

Pasteur Henri YE
Commandeur de l’Ordre national