Questionner notre patriotisme

Le gouvernement burkinabè a adopté, en Conseil des ministres du 22 novembre dernier, un décret instituant les Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne. Ces Journées qui débutent demain 26 mars seront notamment marquées par une montée des couleurs sur toute l’étendue du territoire national, dans les ambassades et consulats généraux du Burkina Faso à l’étranger, suivie d’un message du chef de l’Etat sur l’engagement patriotique et la participation citoyenne. 

Dans un contexte de guerre et de reconquête du territoire national, quoi de plus normal, d’éveiller la conscience patriotique et l’engagement citoyens des Burkinabè, en promouvant les valeurs de civisme, de tolérance, de patriotisme, de courage, de respect et de solidarité.

Dans un pays qui a mal à son vivre-ensemble, dans un pays en pleine crise sécuritaire qui a ébranlé la Nation jusque dans ses fondements, une telle initiative doit être mise à profit pour interroger notre patriotisme et surtout les valeurs léguées par nos aïeux. Qu’avons-nous fait de la dignité, de l’intégrité, de l’entraide, de la solidarité, ces valeurs qui ont toujours caractérisé le Burkinabè ? Clamer sur tous les toits son intégrité, porter des tenues traditionnelles, chanter l’hymne national par cœur suffisent-ils pour prouver son attachement à la patrie ?

A l’évidence, la réponse à ces questions se situe à l’échelle individuelle et collective. D’où l’opportunité de telles journées qui vont permettre aux Burkinabè, d’interroger leur relation avec la Nation, leur contribution à son développement, pour donner une nouvelle orientation à la conduite de la Nation. Cette réflexion pourra aider la lutte contre le terrorisme, parce qu’on ne saurait lutter contre et vaincre un ennemi, dans l’incivisme, l’indiscipline, la désunion et surtout que certains Burkinabè entretiennent une complicité avec les forces du mal. Comme des taupes, ils contribuent à saper les efforts collectifs, les sacrifices communs.

Le civisme et la discipline font la force des grandes Nations et se les imposer dans notre situation, est le prix à payer afin que le Burkina Faso puisse également booster son développement tant attendu. De façon singulière, l’engagement citoyen c’est aussi la contribution au Fonds de soutien patriotique, le paiement de ses impôts et autres taxes, la participation à la mobilisation de l’épargne populaire pour le financement des entreprises communautaires par actionnariat populaire dans les différents secteurs d’activités, notamment l’agriculture, l’élevage, l’agro-alimentaire, le textile et les mines sur toute l’étendue du territoire.

L’engagement patriotique, c’est également exprimer son amour pour le pays par des actions concrètes qui se manifestent comme des défis personnels dans un pays où tout le monde appelle au changement mais très peu d’entre nous l’acceptent pour peu que nos intérêts ne s’en trouvent menacés.

Taire les divergences, enterrer les égos, au nom de l’intérêt général doivent désormais être inscrits sur le tableau de bord du quotidien des Burkinabè sans exclusive. Il faut pour cela accepter une réinitialisation mentale, afin que nos propres valeurs ne soient plus vues par nous-même comme de l’exotisme. Garnir fièrement nos tables de nos mets locaux et arborer nos étoffes, c’est aussi cela le Burkinabè débarrassé de tout complexe. 

En ces circonstances, une grande dose de chauvinisme ne peut qu’accentuer cet esprit patriotique qui se nourrit également de solidarité, d’entraide, de cohésion. L’histoire de ce pays nous enseigne que chaque étape de notre évolution a été arrachée au prix de fortunes diverses. L’amour de la patrie ne se décrète pas, il se vit et se démontre. La principale motivation aujourd’hui doit-être la victoire contre le terrorisme, afin de léguer une Nation prospère aux générations futures.    

 

Par Assetou BADOH

badohassetou@yahoo.fr

Joueurs, entraineur et dirigeants se prononcent après la défaite des Etalons face à la Libye  

 

 Le Ministre des Sports, de la jeunesse et de l’emploi, Dr Boubacar Savadogo : « Nous nous sommes créés des occasions de buts… »

 

 

Nous avons vécu une entame de rencontre où les Etalons ont fait circuler le ballon, avec beaucoup de mouvements, de solidarité entre les joueurs. Nous avons vu aussi qu’il y a des automatismes qui sont en train de se créer. Mais, nous avons toujours le même péché, ne pas beaucoup marquer des buts alors que nous nous sommes créés des occasions. Cependant, avec ce que nous avons vu, l’engagement qu’il y a eu et la profondeur de banc et les automatismes qui se mettront en place, les coachs vont pouvoir travailler pour de meilleurs résultats. Notre attaquant de pointe aujourd’hui, Lassina Traoré qui n’a pas pu jouer la CAN était présent. Il est en train de reprendre la compétition et nous avons vu son état d’esprit avec ces coéquipiers. Cela augure de bonnes choses pour la suite. Je les ai vus dans le vestiaire et nous n’avons pas de blessés. Les coachs ont pu tirer des enseignements. C’est la première fois que ce trio est ensemble. C’est leur première liste, ils auront le temps d’ajuster pour que le mardi (NDLR : contre le Niger) nous marquons plus de buts.

 

Le président de la FBF, Lazare Banssé : « …le staff est libre de ses choix »

J’ai assisté à un match bien animé, à une volonté de jouer. En tout cas, j’ai vu une équipe décidée. Au-delà de la défaite, c’est une équipe qui se met en place et nous pouvons continuer de voir ce que cela va donner pour les prochains matchs. Mais j’ai bon espoir, parce qu’on sent après la CAN une volonté de repartir sur de meilleures bases et reconstruire dans la durée. C’est un peu la mission de Brama Traoré, c’est-à-dire nous reconstruire une équipe dans la durée. Et c’est dans cet esprit que nous sommes. C’est le sélectionneur lui-même qui a composé son staff. Il a eu la liberté de le faire et c’est la première fois que cela arrive. C’est de notre volonté de faire confiance à Brama Traoré, à l’expertise nationale et aussi de les laisser travailler. Sur ce point-là nous sommes clairs et nets : ils ont la responsabilité de l’équipe entière. Ils sont donc libres de leur choix.

Le sélectionneur des Etalons, Brama Traoré : « Nous allons continuer à travailler »

Au-delà du résultat, c’est le contenu du match qui retient notre attention. Nous avons voulu voir ce que ces jeunes joueurs étaient capables de faire. Nous avons vu sur le plan du contenu qu’il y a des choses à retenir, même s’il qu’il y a eu des ratées avec toujours l’éternel problème des balles arrêtées. Nous avons péché sur le plan de l’animation offensive. Même si nous avons marqué un seul but, il y avait des situations pour en marquer d’autres. Nous nous sommes créés des occasions de buts que nous n’avons pas pu concrétiser. Nous allons continuer à travailler, il n’y a pas lieu de se décourager. Ce sont de jeunes joueurs que nous avons alignés. Ils vont se bonifier au fil des matchs. Le prochain match face au Niger sera très important parce que le fait de perdre ce soir nous met déjà la pression. Nous allons travailler sereinement pour corriger nos erreurs constatées ce soir et pouvoir aborder le match avec beaucoup de chance de notre côté.

 

Le capitaine, Franck Lassina Traoré : « Avec les nouveaux, c’était compliqué d’avoir des automatismes… »

Nous avons malheureusement perdu ce soir, mais je suis content du groupe. Nous nous sommes adaptés au système en début de match, mais nous avons baissé de régime après et nous avons encaissé le but. Après nous avons su revenir. En seconde période, nous avons entamé le match avec un peu plus de difficultés. Nous avons encaissé le 2e but et nous n’avons pas pu revenir. Nous sommes déçus de la défaite mais nous sommes fiers de ce que le groupe a produit comme jeu, nous espérons continuer sur cette lancée. Il y avait des nouveaux dans le groupe et c’était compliqué d’avoir des automatismes. Mais en travaillant, nous allons réussir à nous comprendre sur le terrain. C’est le premier match, nous allons nous remobiliser pour le second.

Propos recueillis à Casablanca par Sié Simplice HIEN

Football : la Libye bat le Burkina Faso par 2 buts à 1 en match amical 

 

2 buts à 1, c’est le score final qui a séparé les Libyens et les Burkinabè en match amical, disputé au stade « Père Jego » de Casablanca au Maroc le 22 mars 2024 à 22H GMT.

Les Chevaliers de la Méditerrané ouvrent le score sur un corner à la 35e mn, mais la réaction des Etalons fut immédiate ; Ousséni Bouda égalise à la minute suivante. Les deux équipent vont à la mi-temps sur ce score nul d’un but partout. A la reprise, les Etalons concèdent un 2e but dès la 50e mn et toutes leurs tentatives pour revenir au score seront vaines.

Les Etalons affrontent le Niger le mardi 26 mars 2024 lors de leur 2e sortie sous l’ère du sélectionneur Brama Traoré.

 

Hubert Bado

 

 

 

 

Académie de police : des réflexions sur les enjeux de la science dans le domaine de la sécurité

La 1ère édition des Journées scientifiques de l’Académie de Police (JSAP) a eu lieu les 21 et 22 mars 2024.La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre délégué auprès du ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité Chargé de la Sécurité, Mahamadou Sana.

Pour le ministre délégué chargé de la Sécurité, Mahamadou Sana, les discussions produisent souvent de meilleures idées

L’Académie de Police a organisé ses premières journées scientifiques sous le thème « apport de la science dans la lutte contre l’insécurité ». Une édition qui se veut être une première dans ce centre de formation des commissaires et officiers de la Police nationale. Pour l’Academie de Police, l’objectif rechercher durant ses journées est de créer un cadre d’échanges et de réflexion sur les questions liées à la Sécurité en vue de promouvoir la contribution de la recherche scientifique à la préservation de la paix et de la sécurité en Afrique d’une manière générale et au Burkina Faso, de façon particulière. Ces journées ce veulent donc être un espace de discussions, de réflexion et de partage de savoirs en sécurité entre le monde scientifique et le grand public. L’événement a réuni, le jeudi 21 mars 2024 à Pabré, des acteurs du monde universitaire, des centres de recherches, des organisations non-gouvernementales (ONG) intervenant dans le domaine de la sécurité, des acteurs de la sécurité ainsi que des étudiants et des doctorants des universités du Burkina Faso.

Ces journées sont aussi marquées par des expositions

Le directeur général de l’Académie de Police, le Commissaire divisionnaire de police, Edmond Tapsoba, a affirmé que « de plus en plus de voix s’élève pour sommer la Science de prouver son utilité, plus exactement sa capacité à contribuer à la prévention de l’insécurité et à la résolution des différentes crises auxquelles sont confrontées nos sociétés actuelles ». L’Académie de Police dont l’une des missions est de promouvoir les études et les recherches sur la sécurité à travers sa Direction de l’institut de recherche, de perfectionnement et de la Coopération (DIRPC) ne pouvait, a-t-il ajouté, rester en marge de ces préoccupations.
Pour le président du comité scientifique, le Pr Tindano Félix Vallean, enseignant-chercheur à l’Ecole Normale Supérieure à Koudougou, la science pourrait être un recul pour réfléchir, faire des propositions et accompagner les acteurs de la sécurité sur le terrain.

Plus d’une vingtaine de communications seront assurées, a-t-il annoncé, par des chercheurs et experts sur l’environnement, la psychologie, les politiques publiques, les sciences forensiques, humaines et sociales. Le parrain de l’événement, le ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’innovation, Adjima Thiombiano, représenté par le ministre de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, Jacques Sosthene Dingara, cette initiative est une occasion d’échanger, débattre et construire dans l’union des réponses innovantes aux défis sécuritaires de notre époque, le tout, dans un esprit scientifique.

Le ministre délégué auprès du ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité chargé de la Sécurité, Mahamadou Sana, a, pour sa part, souligné l’importance que son département accorde à la promotion de la recherche scientifique et à la valorisation des résultats de la recherche dans le domaine de la sécurité. En associant les compétences des forces de sécurité, des universitaires et chercheurs, les réponses face aux défis sécuritaires ne peuvent, a-t-il poursuivi, que s’améliorer à travers de bonnes idées.

Dié Arsène MILLOGO

Technologies de l’information et de la communication : Huawei annonce la formation de cinq mille jeunes au Burkina Faso

(Ouagadougou, 22 mars 2024). Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE a reçu en audience, ce vendredi en fin de matinée, le Directeur général de Huawei Burkina, Christophe LIU. Il a fait, au Chef de l’Etat, le point de la mise en œuvre des projets initiés avec le gouvernement.

« Nous sommes venus saluer le Chef de l’Etat et lui faire le point des différents projets que nous sommes en train de mettre en œuvre », a déclaré Christophe LIU.

Selon M. LIU, les projets sont centrés sur la sécurité urbaine, l’énergie avec l’électrification des zones rurales, l’accès à Internet et la formation des jeunes talents dans le domaine des technologies de l’information et de la communication.

« Nous voulons former les jeunes burkinabè dans le domaine des TIC, la 5G, le cloud, l’IA », a fait savoir Christophe LIU qui a annoncé un projet avec le département en charge de la transition digitale visant la formation de cinq mille jeunes sur les TIC sur une période de cinq ans.

Sur le projet infrastructures des TIC, le Directeur général de Huawei Burkina Christophe LIU a annoncé que plus de deux mille kilomètres de fibre optique seront réalisés pour couvrir le territoire. « Cette fibre va fournir la connexion entre les différentes zones du pays. En même temps, elle va connecter différents secteurs de l’administration pour améliorer l’efficacité de la communication entre les différents départements », a-t-il conclu.

Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Hanane Thamik : la démocratie à la chinoise est une approche unique qui priorise la participation, la consultation et la stabilité

Dans une interview accordée à CGTN Français, la Marocaine Dr Hanane Thamik a donné sa lecture de la démocratie populaire intégrale en Chine. Pour elle, cette forme de démocratie contribue à la gouvernance efficace et à la stabilité sociale de la Chine.

Dr Hanane Thamik, collaboratrice de CGTN et du magazine canadien États de splendeur, a affirmé que la démocratie à la chinoise est inclusive dans la mesure où elle favorise un sentiment de responsabilité parmi les citoyens. Ce qui contribue à la gouvernance efficace et à la stabilité sociale en Chine, selon elle. « La mise en œuvre de la démocratie populaire en Chine est un système complexe et multiforme qui diffère considérablement des modèles de démocratie occidentaux. Ce système met l’accent sur l’importance de la participation et de la consultation directes de la population à différents niveaux de gouvernance », a expliqué Dr Thamik.

De son avis, la recherche du consensus et la consultation est une des caractéristiques de la démocratie populaire en Chine. A titre d’exemple, les processus décisionnels impliquent souvent de vastes consultations avec diverses parties prenantes. Une autre caractéristique, a décrit Dr Hanane Thamik, est l’accent mis sur la participation à la base. « Grâce à des mécanismes tels que les comités de village et les conseils de quartier, les citoyens ont la possibilité de participer directement aux processus décisionnels locaux. Cela renforce non seulement la légitimité de la gouvernance, mais également favorise un sentiment de responsabilité parmi les citoyens pour le développement de leurs communautés », a-t-elle argué.

Aux dires de Dr Thamik, la démocratie à la chinoise est une approche unique qui priorise la participation, la consultation et la stabilité. « Bien qu’elle diffère considérablement des modèles de démocratie occidentaux, elle présente des caractéristiques et des avantages distincts qui contribuent à une gouvernance efficace et à la stabilité sociale en Chine », a-t-elle souligné.

Source : CGTN français

 

 

 

Chine : Xi Jinping inspecte les travaux agricoles de printemps

 

Xi Jinping, secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois, s’est rendu dans un champ pour inspecter l’agriculture de printemps et les travaux de préparation lors de son inspection mardi dans la ville de Changde, dans la province chinoise du Hunan (centre).

Une bonne agriculture de printemps et de bons travaux de préparation sont cruciaux pour assurer la récolte des céréales et la sécurité alimentaire, a déclaré M. Xi.

Toutes les régions et tous les départements doivent définir leurs responsabilités, garantir une superficie suffisante pour les semis de printemps, affiner la gestion des champs de printemps, assurer un approvisionnement agricole suffisant et renforcer les services agricoles socialisés, a-t-il noté.

Il a appelé à redoubler d’efforts pour approfondir l’intégration de semences, de méthodes agricoles, de machines agricoles et de terres agricoles de haute qualité.

Les politiques de soutien à l’agriculture et aux agriculteurs doivent être bien mises en œuvre pour garantir le revenu des producteurs de céréales et les inciter à planter des céréales afin d’assurer un bon départ dans l’augmentation de la production céréalière et des revenus des agricultures pour toute l’année, a ajouté M. Xi.

 

(Source : Xinhua)

 

 Violence basée sur le genre: douze  cas de viols sur un seul site en deux mois à Barsalogho

 

La communauté d’action pour la promotion en santé sexuelle et reproductive (CAPSSR-BF) intensifie la lutte contre les violences basées sur le genre(VBG). Pour ce faire, elle a organisé une rencontre d’échange le 21 mars 2024 à Ouagadougou, au profit des membres du Réseau des Médias africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN) dans le cadre des rendez-vous trimestriels dénommés « les rendez vous du REMAPSEN » .

 

Plus de quinze journalistes ont pris part de à une rencontre d’échange  organisé par la communauté d’action pour la promotion en santé sexuelle et reproductive (CAPSSR) « sur les difficultés d’accès aux soins des survivantes de violences basées sur le genre (VBG) ». Les VBG deviennent très récurrentes surtout dans les zones à forte défi sécuritaire. La CAPSSR-BF veut par cette rencontre mettre  à contribution les membres du Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement dans la lutte contre les (VBG).

La présidente de la CAPSSR-BF, Mariam Nonguerma : « Il était de bon ton d’organiser cette rencontre  pour renforcer l’information et la communication sur les difficultés liées à la prise en charge des VBG »

Selon le rapport de  l’étude de février  2023 du Cluster VBG des acteurs communautaires, les données provenant de 11 régions du pays font état de 348 cas déclarés de VBG pris en charge. Et la localité de Barsalogho, à elle seule, a enregistré douze  cas de viols sur un seul site en deux mois, selon une l’étude « survivantes et héroïne» réalisé par Oxfam en 2020. Les violences c’est aussi pendant les déplacements que sur les sites d’accueil.

Pour  madame Habibou Kabré, juriste et consultante, la violence basée sur le genre est une négation des droits humains. « Avec la crise sécuritaire, les populations des villes et des villages subissent trop de violences, surtout sur les sites d’accueils des personnes déplacées internes » a expliqué madame Kabré. Elle affirme que, les victimes des violences basées sur le genre sont pour la plupart des femmes et des enfants.

Il existe plusieurs types violences qui nécessite une prise en charge.

« Des violences physiques, morales, psychologiques, émotionnelles. Aussi des violences liées à des pratiques coutumières ou religieuses. Il y a aussi des violences économiques et patrimoniales », a-t-elle énuméré.

Cependant il existe des difficultés liées à la prise en charge.

« Un acte commis dans le cadre d’un VBG constitue une infraction, que par principe la personne présumée coupable doit être poursuivie . Mais il arrive que les victimes de VBG renoncent à la poursuite ou refusent que la loi soit appliquée à l’accusé. Cela constitue une difficulté pour la question de la prise en charge », a expliqué Mme Kabré.

La juriste et consultante, Mme Habibou Kabré : « il y a beaucoup de difficultés pour la question de la prise en charge des VBG ».

« Pour le cas de ‘’l’inceste’’, les familles refusent souvent  d’apporter l’affaire devant les structures chargées des cas de VBG. Souvent d’autres au pire, accusent la victime de provoquer la situation si le présumé coupable est influent. Au niveau sanitaire, le certificat médical non seulement coute cher, mais aussi la victime ne souhaite pas que son problème soit connu de plusieurs personnes », a-t-elle ajouter. Autant de difficultés rencontrées dans la prise en charge des victimes de VBG.

Selon  la présidente de la communauté d’action pour la promotion en santé sexuelle et reproductive, Mariam Nonguerma, vu que la thématique des violences basées sur le genre est très préoccupante, il était de bon ton d’organiser cette rencontre  pour renforcer l’information et la communication surtout avec l’insécurité grandissante et les gens qui se sont rassemblés sur des aires bien réduites qui a accentué d’avantage les VBG.

Et c’est pour cela, dit-elle, que la CAPSSR  a sollicité l’aide des MDM pour parler avec les journalistes qui sont nos relais auprès des communautés. . « Pour y parvenir, il est fondamental de développer et maintenir une synergie d’actions entre tous les intervenants de la prise en charge des cas de violences basées sur le genre et de maintenir une bonne communication », a conclu Mme Nonguerma.

 

Hubert BADO

 

 

 

Salam du Ramadan : Thème central : les relations interpersonnelles, les relations fraternelles, la fraternité religieuse :Au nom d’Allah, Clément et Miséricordieux.

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Louanges à Allah, qui a envoyé Son Messager avec la religion de vérité ; religion qui triomphera sur tout autre n’en déplaise aux négateurs. Que Sa paix et Ses bénédictions soient en abondance sur le Messager de miséricorde, envoyé à l’univers comme tel et sur l’ensemble des croyants de tous les temps. L’essence de l’Islam est d’être une religion universelle par excellence comme le dit Allah : « Et Nous ne t’avons envoyé qu’en tant qu’annonciateur et avertisseur pour l’humanité » (S34 V28). De cette universalité, se crée une communauté (Oummah) de foi au-delà de la diversité raciale, linguistique, ethnique … Entre les membres de cette communauté, Allah a établi les liens sacrés de la fraternité : « Les croyants ne sont-ils pas des frères ? Réconciliez donc vos frères et craignez Dieu, afin de mériter Sa miséricorde » (S49 V10).

Cette fraternité est régie par des principes. Elle a ses exigences. La base de l’Islam, le fondement de toute notre adoration, c’est l’amour. Et il est assez regrettable que cela ne soit pas assez mis en exergue par les musulmans. Allah nous dit, en efet : « Si vous aimez vraiment Allah, suivez￾moi. Allah vous aimera alors et vous pardonnera vos péchés. Allah est Pardonneur et Miséricordieux » (S03 V3). Allah, dans ce sens, a fait de l’amour le socle de ce lien sacré de la fraternité et même une condition d’acquisition de la foi véritable voire un moyen d’accès au Paradis. C’est pourquoi le Prophète nous dit : « Nul d’entre vous ne sera croyant tant qu’il n’aimera pas pour son frère ce qu’il aime pour lui-même ».

Dans un autre hadith, il dira : « Vous n’entrerez pas au Paradis tant que vous ne croirez pas, et vous ne croirez pas tant que vous ne vous aimerez pas les uns les autres. Voulez-vous que je vous indique une pratique qui répandra l’amour entre vous ? Propagez le Salam entre vous ». Il ne saurait en être autrement puisque nul n’entre au Paradis s’il n’est croyant alors qu’il ne sera croyant que lorsqu’il voudra, aussi, ce Paradis pour son frère. L’égoïsme et l’égocentrisme ne doivent aucunement prospérer entre musulmans puisque selon les précédents enseignements, la générosité, la solidarité et l’altruisme doivent être répandus entre eux.

Afin de bien expliciter les liens sacrés de la fraternité qui unient les croyants,
le Prophète croisa les doigts et dit : « Les croyants sont entre eux comme les briques d’une construction, ils se soutiennent les uns les autres ». Dans une autre parole, il dira : « Les croyants, dans la façon dont ils sont aimants, miséricordieux et solidaires les uns
envers les autres, sont comparables à un corps : lorsque l’un de ses membres souffre, l’ensemble du corps subit l’insomnie et la fièvre faire ». Ce modèle de vie entre musulmans prôné par l’Islam ne signifie aucunement qu’ils doivent vivent replier exclusivement entre eux. Il n’y a pas de communautarisme par lequel on n’est mieux croyant que parce que je suis dans un milieu réservé aux musulmans, je ne travaille qu’avec eux … Cela n’a jamais été une réalité dans l’histoire de l’Islam.

Les musulmans ne doivent, donc, pas, au nom de leur fraternité, vouloir,
exclusivement, tout faire entre eux et pour eux. C’est dans ce sens qu’ils ne doivent pas traverser des quartiers pour payer des articles parce que c’est chez leurs frères. Ils ne doivent pas, lorsqu’ils occupent des postes de responsabilité, ne nommer que leurs frères comme s’ils sont dans une mosquée.

A leurs cérémonies, ils ne doivent pas réserver le service aux seuls membres de leur communauté malgré la présence des autres. S’ils doivent se refuser d’agir ainsi, ils doivent, également, dénoncer lorsque cela est pratiqué ailleurs. Au nom de la sacralité de la fraternité, les musulmans doivent proscrire entre eux un certain nombre de comportements. Le prophète le résume si bien dans une de ses paroles : « Ne vous enviez pas les uns les autres, ne trichez pas dans le commerce et ne vous tournez pas le dos ! Soyez des serviteurs d’Allah et des frères comme Allah vous l’a ordonné. Le musulman est le frère du musulman, il ne l’opprime pas, il ne l’abandonne pas et ne le méprise pas ».

Après quoi, il dit, en désignant trois fois sa poitrine : « C’est là que réside la crainte d’Allah. Le fait même qu’un musulman méprise son frère est déjà un mal en soi. Toute la personne du musulman est sacrée à l’égard de son frère : tant sa vie que son honneur et ses biens ». Parce que la fraternité estsi chère, le Prophète met en garde les musulmans sur ce qui pourrait l’altérer. Il dit, en efet: « Gardez-vous des mauvaises pensées, certes les mauvaises pensées [infondées] sont les propos les plus mensongers.

Ne cherchez pas à connaître les défauts des autres, ne vous espionnez pas, ne surenchérissez pas sur les marchandises pour tromper, ne vous enviez pas, ne vous haïssez pas, ne vous détournez pas les uns des autres. Et soyez esclaves de Allah, des frères ». Dans cette même dynamique : « Il n’est pas licite à un musulman, après avoir entendu une parole de son frère, d’en penser du mal tant qu’il peut l’interpréter en bien ». Il s’agit, également, pour garder une bonne opinion de son frère lorsqu’on ne connait que du bien de lui, d’éviter d’écouter ce qui ne peut être dit en sa présence. Toutefois, il faut signaler que le musulman ne suit pas son frère de manière aveugle.

Le musulman suit des principes et des règles. Ce n’est pas parce que tu es notre frère musulman que même dans ton injustice, nous devons te suivre. Nous avons le devoir de te recadrer. C’est pourquoi le Prophète nous avait prévenu en disant : « Viens en aide à ton frère, qu’il soit oppresseur ou opprimé ». On lui demanda : « Ô Envoyé de Dieu ! l’opprimé, nous viendrons à son aide ; mais l’oppresseur, comment l’aiderons-nous ? » Il leur répondit : « Vous l’empêcherez d’opprimer, et c’est de cette façon que vous l’aiderez ». Aidez son frère, c’est s’aider soi-même puisque c’est un des moyens d’accès à l’aide d’Allah. Il ne faudrait, effectivement, pas oublier que « Dieu vient à l’aide du serviteur aussi longtemps qu’il aide son frère ».

Même en cas de discorde entre eux, cela ne saurait aller loin quand on sait que le Prophète a dit : « Il n’est pas permis à un musulman d’être fâché avec son frère en religion plus de trois jours ! » On se saurait, alors, comprendre que comme épreuve les déchirures que connait le monde musulman. Par ailleurs, la fraternité musulmane demeure même après la mort. Après la mort, un frère ou une sœur a toujours des droits sur ses frères et sœurs vivants. Allah dit à ce sujet : « Et [il appartient également] à ceux qui sont venus après eux en disant : « Seigneur, pardonne-nous, ainsi qu’à nos frères qui nous ont précédés dans la foi ; et ne mets dans nos cœurs aucune rancœur pour ceux qui ont cru. Seigneur, Tu es Compatissant et Très Miséricordieux »
(S59 V10).

Enfin, rappelons ce verset de l’unité de la Oummah aux musulmans afin qu’ils comprennent que leur élévation ou leur affaiblissement résident dans sa mise
en œuvre : « Et cramponnez-vous tous ensemble au câble d’Allah et ne soyez pas divisés ; et rappelez-vous le bienfait d’Allah sur vous » (S03 V103). Les musulmans du Burkina Faso me semblent une masse dormante, une force inconsciente de ses potentialités.
Il lui suffit de vivre la plénitude de la fraternité pour qu’aucune montagne ne résiste devant eux.

Seigneur Allah, fais-nous vivre la plénitude de la fraternité comme Tu l’a instituée.

NB : La foi musulmane est une foi active qui impose un devoir
de présence.

Dr Inoussa COMPAORE
Imam à l’AEEMB et au CERFI

La puissance de la Croix de Jésus Christ

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A partir de dimanche prochain, dimanche des rameaux et de la Passion, la Croix va occuper une place prépondérante, en cette fin du carême, notamment le Vendredi Saint. Et quand on sait qu’elle n’est ni une image ni une parabole, mais l’incarnation d’un fait historique, il y a de quoi se demander pour Jésus a-t-il fait le choix d’une telle voie pour le salut du monde ?

Dressée comme l’un des supplices les plus cruels de l’humanité dont les
Romains étaient devenus experts, la croix servait à châtier des criminels, brigands ou pirates non citoyens romains, ou encore des esclaves, des prisonniers de guerre ou des condamnés politiques, à tel point que la cruci fixion est décrite par les sources romaines comme le « summum supplicium », le « pire des supplices ». Si tel était le cas, pourquoi infliger un tel châtiment à un innocent, Jésus de Nazareth au sujet de qui l’un des deux bandits crucifiés en même temps que lui déclare : « Pour nous, c’est juste : après ce que
nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. Mais lui, il n’a rien fait de mal » (Luc 23,41). Autrement dit, il meurt de façon injuste ! C’est scandaleux.

Le scandale de la Croix C’est évident ! Le sens biblique de scandale à moins à voir avec l’acception actuelle du mot qui signifie « une grave affaire à caractère immoral où sont impliquées des personnes que l’on considérait comme honorables, dignes de
confiance ». Par contre, à partir de son étymologie latine, scandalum, « ce sur quoi on trébuche », on comprend mieux le scandale de la Croix en parlant du Christ
que les Juifs refusaient de reconnaître comme le messie et qui de ce fait, constituait pour eux un scandale tant il était différent de l’idée qu’ils s’en faisaient.

Saint Paul s’en écrie : « Le langage de la croix est folie pour ceux qui vont à leur perte, mais pour ceux qui vont vers leur salut, pour nous, il est puissance de Dieu » (1Co 1,18).
En d’autres termes, que Dieu se soit révélé dans un crucifié prendra toujours les hommes à contre-pied de leurs idées sur Dieu et sur l’homme. Dans la conception grecque en effet, Dieu, être rationnel par excellence, constitue la norme suprême de l’intelligence et de l’harmonie, tandis que chez les Juifs, il est le Tout Autre, l’inaccessible, le Tout-Puissant, créateur et maître de l’histoire. Un tel Dieu, incarné en Jésus Christ, peut-il mourir, crucifié sur une Croix ? Voilà donc le scandale. Et pourtant, insiste saint Paul : « Nous, nous proclamons un Messie crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les nations païennes » (1Co 1, 23).

Une manière de dire que cet homme crucifié est l’ultime parole où Dieu se fait connaître et
qu’en lui repose le salut du monde. L’expression de la puissance de la Croix Ce faisant, la Croix de Jésus vient contester l’échelle des valeurs du monde et renverser nos critères d’efficacité, de puissance et autres, mais aussi toute tentative d’enfermer Dieu dans un système de pensée. Dans ce sens, saint Paul peut se permettre cette expression explosive : « La folie de Dieu est plus sage que les hommes, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les hommes » (1Co, 1,25).

Pour dédramatiser un peu ce scandale, il faut réaliser que Jésus n’a pas choisi la Croix et la mort, ce sont les hommes qui les ont choisies pour Lui. Jésus a choisi l’Amour. Ce choix de l’Amour jusqu’au bout, jusqu’à l’extrême, quel qu’en soit le prix à payer, explique qu’il ait librement accepté la mort atroce sur la croix, et donc le don total de Lui-même. Il en a une vive conscience puisqu’il déclare lui-même : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » (Jean 15,13).

Ainsi, les mérites de Jésus, qui se sacrifie pour ses frères, rejaillissent sur toute l’humanité. L’amour du Christ pour chaque être humain ne calcule pas ce qu’il obtiendra en récompense. Il ne s’inquiète même pas de savoir si son amour sera bien compris. Il incarne l’amour de gratuité. Si Jésus ne cherchait que son propre épanouissement, il ne se
serait jamais laissé crucifier puisqu’il est sans péché alors que ce qui le tenait cloué au gibet, ce sont les péchés de l’humanité.

En fin de compte, l’icône de la gratuité est le Christ en croix, ce Christ qui se donne, ce Christ qui est Dieu. Il a choisi l’Amour du Père. Un Amour qui s’est concrétisé par une obéissance parfaite au dessein bienveillant de Celui-ci : faire participer ainsi tous les hommes à sa Vie et à son bonheur éternel. Ce qui est l’exact opposé de la mort et de la souffrance.

Pour tout dire, ce n’est pas seulement la croix qui fait scandale, c’est tout l’Évangile, avec son appel à l’amour, au renoncement à soi-même, au refus de l’accumulation des richesses, à l’exigence du pardon, à l’amour des ennemis … Tant il est vrai que les souffrances du Christ ne sont pas seulement un évènement du passé que sa résurrection et sa vie auprès du Père lui auraient fait oublier, comme un mauvais sou￾venir. L’expérience qu’il a faite de la souffrance, des larmes, de la prière suppliante de l’homme aux prises avec l’angoisse et la peur de mourir, lui permet de comprendre nos faiblesses dans l’épreuve.

Nul ne peut désormais se dire solitaire ou abandonné dans sa peine. Car il n’y a pas d’humain qui souffre dans le monde sans que le cœur du Christ ne vibre à sa souffrance. Et il veut que le cœur de tous ceux qui se récla￾ment de lui et portent en eux la marque de sa croix vibre de la même manière : à l’unisson du sien ; pour Dieu et pour l’homme, Amour jusqu’au bout quoiqu’il en coûte. Et la croix en devient le signe. Aussi constitue-t-elle le Signe par excellence de notre foi chrétienne catholique.

Abbé Paul DAH

Commerce de galettes à Bobo-Dioulasso : le succès du « womi » pendant le Ramadan

Le jeûne musulman a officiellement débuté le lundi 11 mars 2024 au  Burkina-Faso. En plus d’être une occasion pour les fidèles de raffermir leur foi, le 4e pilier de l’Islam représente également un mois d’opportunités économiques pour le secteur informel. Des femmes se frottent les mains dans le commerce de galettes (womi en langue dioula). Quel est l’apport nutritif et économique des galettes ? Nous avons sillonné quelques lieux de vente de ce mets bien prisé par les jeûneurs, et rencontré une nutritionniste à Bobo-Dioulasso pour en savoir davantage.

Cela fait environ deux heures que Habi Guigma est à son lieu de commerce en cet après-midi du 12 mars 2024. Assise sous un parasol, son nourrisson au dos, elle vend des galettes (womi en langue dioula) au bord du goudron, sur l’axe Bobo-Dioulasso-Dédougou, au quartier Niénèta, secteur 12 de la ville de Sya. Son commerce est permanemment rythmé par le bruit des engins des usagers de la route,  des voitures, des motos, et bien d’autres.

Elle s’active à cuir les galettes (à base de mil et de riz) en quantité suffisante pour ses clients avant 18 heures 30 minutes, heure de la rupture du jeûne musulman. Baguette métallique en main, devant son moule à galettes fumantes,  dame Guigma raconte son histoire avec les galettes. « Je fais ce commerce il y a environ 20 ans. J’ai commencé à faire les galettes à base du petit mil depuis mon jeune âge et je les vends chaque année pendant le mois de ramadan », confie-t-elle.

Les galettes qui se vendaient autrefois à 5 FCFA l’unité, relate-t-elle, se vendent aujourd’hui à 25FCFA et cela se justifie à ses yeux par le renchérissement du coût de la vie, et particulièrement des intrants que sont les céréales, le sucre et l’huile. Depuis le début de Ramadan, Mme Guigma vend au minimum par jour des galettes de 8 boites de petit mil (environ 16 kg). Le marché est abordable à ses dires, et son business fructueux. « Je gagne suffisamment pour prendre soin de mes enfants lors de la fête de ramadan », indique-t-elle sans pour autant donner de chiffres.

Djamilatou Koné, sur sa motocyclette, toute voilée, est venue ce 12 mars 2024 pour acheter des galettes chez dame Guigma. Depuis le début du mois ramadan, elle confie se ravitailler chaque jour chez elle pour la rupture du jeûne. « Je me ravitaille chaque soir chez elle durant tout le mois du ramadan à raison de 5000 F CFAde galettes pour la rupture du jeûne en famille », a-t-elle déclaré. Safi Sanfo est aussi vendeuse de galettes au quartier Colma. Cela fait exactement 7ans qu’elle mène cette activité.« Je vends tous les soirs mes galettes hors mis le mois du ramadan, et les gens en consomment beaucoup »,fait-elle savoir.

Des valeurs nutritionnelles

Hors Ramadan, elle utilise en moyenne 5 boites de petit mil par jour, et 10 boîtes pendant le mois de carême. Si Asfi Sanfo déduit toutes ses dépenses de production, elle peut se retrouver au bas mot avec un bénéfice journalier de 10 000 F CFA. Les galettes ont un apport nutritif sur l’organisme.  Dr Safiatou Pitroipa est nutritionniste à la pédiatrie du Centre hospitalier universitaire Souro Sanou (CHUSS) de Bobo-Dioulasso.

Elle fait savoir que le petit mil, et partant les galettes de petit mil,  contient pas mal de valeurs énergétiques, nutritionnelles qui sont bénéfiques pour l’organisme en cette période de carême. « Pour 100 grammes (g) de farine du petit mil, il peut avoir 72,6 g de glucide, 7,3g de protides, 2 g de lipide et quelques traces de vitamines, notamment B1, B2, PP, du calcium, du Fer et du Zinc », explique la nutritionniste. 

Le petit mil transformé en galette procure à l’organisme beaucoup d’énergie pour un musulman qui vient de rompre son jeûne, se convainc  Dr Pitroipa. « Seulement, les amateurs de galettes devront l’associer avec d’autres aliments, surtout riches en protides », ajoute-t-elle.Les personnes atteintes de Diabète devraient par contre, à en croire Mme Pitroipa, faire attention à la consommation des galettes à cause de la quantité du sucre et le mélange de certaines épices lors de la transformation de la pâte par les vendeuses. 

Estelle KOUTOU

(Stagiaire)

 

Burkina Faso # Libye: les Etalons promettent de livrer « un match sérieux »

Les Etalons disputent ce soir, 22 mars (22 h GMT) au Stade Père Jego de Casablanca, au Maroc, un match amical international contre les Chevaliers de la Méditerranée de la Libye. Pour le nouveau sélectionneur, Brama Traoré et ses poulains, il sagit dune rencontre importante qui servira à préparer les échéances futures.
«Les joueurs et l’encadrement sont prêts … Nous allons jouer ce premier match avec beaucoup d’enthousiasme ». Tels ont été les propos du sélectionneur des Etalons, Brama Traoré, hier 21 mars, à l’issue du dernier entrainement des Etalons avant l’opposition de ses poulains ce soir à 22 h GMT, au stade Père Jego de Casablanca, aux Chevaliers de la Méditerranée de la Libye en match amical international. Ce face à face Burkina Faso-Libye revêt une connotation particulière pour Brama Traoré puisqu’il constituera son baptême de feu à la tête des Etalons A, lui qui na été nommé que le 11 mars dernier comme sélectionneur national.
Pour cette confrontation, il a préparé son équipe pendant trois jours dans la capitale économique marocaine et l’accent a été mis sur les stratégies défensive et offensive afin de livrer le match le plus correct possible. De retour en sélection après quelques années minées par des pépins physiques, l’attaquant du Shaktar Donetsk, Franck Lassina Traoré a indiqué que ce match « particulier » a été bien préparé dans une bonne ambiance.
« Il s’agit d’un match amical mais important parce que c’est le premier match du coach. Pour certains joueurs, ce sera aussi leur premier match donc nous allons l’aborder avec tout le sérieux possible », a-t-il souligné. Abondant dans le même sens, Aziz Stéphane Ki a estimé que dans la situation actuelle des Etalons, tout match doit être gagné pour préparer d’autres afin de former une meilleure équipe possible. Surtout, a ajouté le milieu offensif des Young Africans de Tanzanie, après une CAN ratée il faut tirer les leçons, « redoubler d’effort pour être meilleur individuellement et collectivement ».
C’est connu, plusieurs cadres des Etalons sont absents pour ce match amical, mais selon Brama Traoré, ceux présents tels que Franck Lassina Traoré, Edmond Tapsoba, Blati Touré et Stéphane Aziz Ki ont revêtu le costume d’aînés et de guides pour les nouveaux.
« Les jeunes joueurs sont entre les mains de leurs grands frères. Ils sont venus trouver d’autres plus expérimentés qui les ont pris sous leurs ailes afin de leur montrer le chemin », a-t-il précisé. A 24 h du match, le sélectionneur des Etalons dit avoir en tête son onze de départ qui ira défier les Chevaliers de la Méditerranée.

Le brassard au plus ancien du groupe

Sans rentrer dans les détails, il a juste annoncé de nombreux changements par rapport aux dernières rencontres des Etalons. « Il y aura beaucoup de changements. Il y a des joueurs que nous devons voir, observer leur état de forme avant de nous fixer sur les choix dans le futur », a prévenu Brama Traoré. Qu’à cela ne tienne, l’ancien sélectionneur des Etalons la signifié lors dune conférence de presse le 17 mars dernier, il a besoin d’un milieu de terrain travailleur qui protège la défense, c’est-à-dire un bloc des Etalons solide pour permettre aux attaquants d’aller vite à lavant lors des transitions offensives. Cependant, Brama Traoré a déjà un casse-tête au poste de latéral droit puisque le défenseur de Luton Town, en première League, Issa Kaboré n’a toujours pas rejoint ses coéquipiers à Casablanca.
« Issa a oublié ses documents administratifs dans un centre commercial. Sinon il devait être là depuis le mardi soir (NDLR : 19 mars). Il a fait une déclaration de perte et tout va s’arranger d’ici là », a justifié le sélectionneur national sur l’absence de l’ancien défenseur de Rahimo FC.
En attendant, le Burkina Faso et la Libye croisent les crampons ce soir, cinq ans après leur dernière confrontation (en septembre 2019) qui s’était soldée par une victoire des Etalons sur la petite des marques (1-0). Le moins que l’on puisse dire est que les rescapés de ce match côté burkinabè que sont Edmond Tapsoba, Blati Touré, Kilian Nikiéma et Franck Lassina Traoré affronteront une formation des Chevaliers de la Méditerranée en forme, car n’ayant perdu aucun de leur cinq derniers matchs(4 victoire et 1 nul).
Et une petite curiosité, qui portera le brassard de capitaine ? « J’attends de voir. Je vais donner le brassard au plus ancien du groupe pour les deux matchs », a fini par lâcher Brama Traoré, sous l’insistance des journalistes.
Sié Simplice HIEN
Depuis Casablanca (Maroc)

Reconquête du territoire national: la Chine offre du matériel technique

La République populaire de Chine a fait don de matériels techniques au ministère de la Défense nationale et des Anciens combattants dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et la reconquête du territoire national, le jeudi 21 mars 2023, à Ouagadougou.
Dans son combat pour la reconquête de son territoire, le Burkina Faso peut compter sur le soutien de plusieurs « amis » dont la République populaire de Chine. En vue d’appuyer les forces combattantes dans la lutte contre l’hydre terroriste, l’ambassade de Chine au Burkina a fait don de matériels techniques au ministère de la Défense nationale et des Anciens combattants, le jeudi 21 mars 2023 à Ouagadougou.
Ce don, octroyé dans le cadre de la coopération sino-burkinabè est composé de 58 Maxus double cabine, de trois camions grue, de 3 camions plateau, de 9 camions allègement, de 4 citernes à eau, 4 citernes à carburant et d’un carton de six téléphones satellites. Il symbolise selon le chargé d’affaires de l’ambassade de la République de Chine Wang Wenzhang la solidarité du peuple chinois envers le pays des Hommes intègres dans ces moments difficiles, qu’il traverse du fait du terrorisme. « Le peuple chinois partage la même
souffrance et le même sentiment que le peuple burkinabè, car auparavant, la Chine était également perturbée par le terrorisme », a-t-il indiqué. Tout comme la Chine a réussi à sortir de cette crise, il s’est dit convaincu que la sécurité reviendra aussi au Burkina Faso. Pour lui, la question sécuritaire est étroitement liée au bien-être des peuples. C’est pourquoi, a-t-il fait savoir, le président chinois Xi Jinping a proposé l’Initiative de la sécurité globale et préconisé une vision de sécurité commune globale, coopérative et durable.
Le présent lot de matériels offert au ministère en charge de la défense est le témoignage vivant de cette initiative, foi de M. Wang.
Il a souligné que la partie chinoise continuera à soutenir le Burkina dans sa propre voie de développement et à œuvrer au renforcement de la coopération entre les deux pays en vue de construire ensemble un avenir partagé.
Une coopération empreinte de respect mutuel
Du côté burkinabè, ce don de la République populaire de Chine est salué à sa juste valeur. Pour le ministre en charge de la Défense, le général Kassoum Coulibaly, il témoigne de la vivacité et de la sincérité de la coopération entre le Burkina Faso et la Chine. Une coopération qui, a-t-il apprécié, est empreinte de respect mutuel et répond parfaitement à leurs attentes. Le présent don de matériels constitue, aux dires du ministre, le dernier dune série engagée depuis 2022.
Il va permettre, foi du gal Coulibaly, de renforcer les capacités opératoires des unités combattantes dans cette étape cruciale de la lutte contre le terrorisme. « Dans toute action militaire, il faut faire en sorte que les militaires soient dans les conditions pour se déplacer et faire le combat. Ces moyens viennent surtout nous appuyer dans le domaine des mouvements et des déplacements des différents combattants et cest essentiel pour nous », a laissé entendre le ministre. Il a traduit sa reconnaissance à la République populaire de Chine pour l’effort considérable consenti et magnifié l’exemplarité des relations entre les deux pays. Il a souhaité que la coopération sino-burkinabè demeure un exemple et un modèle de succès dans l’intérêt des deux peuples.
Nadège YAMEOGO
Jacqueline Wêndengûudi OUEDRAOGO
(Stagiaire)

Ce monde est à «refaire»!

Le pauvre voisin lui, nest quun damné de la terre en pleine expiation de ses péchés antérieurs dans les griffes du karma. Pour toi, chacun vit la vie quil mérite, la sentence qui lui revient de droit. Tu prêches la générosité mais tu presses la misère des pauvres pour étancher ta soif de liquidité.
Quand tu pries, cest toujours devant les autres et personne nose profaner ta place de choix avec ses séants malséants. Devant les Hommes, tu cries le nom de Dieu dans toutes les langues et sur tous les toits en scandant ta foi cent fois mais sans loi. Tu nes pas capable de tendre une pièce de 100 F CFA à un mendiant dans la rue mais tu es à même de toffrir un «voyage pieux» à hauteur de millions en «terre sainte» comme si chez toi, Dieu avait quitté ou ny a jamais été.
A ton retour, on taccueille en grande pompe comme on accueille un héros et on taccompagne dans le tintamarre indiscret de la vanité glorifiée. Tu auras le respect de tes fiers comparses ébahis et des badauds ahuris, mais sans la grandeur méritée qui va avec, parce qu’on ne laisse pas ce qui est omniscient et omnipotent chez soi pour aller le chercher ailleurs en villégiature chez les autres.
Il n »y a point de regard divin que celui d’un enfant affamé qui pleur en vain; il n’y a rien de plus divin que le silence assourdissant du marginalisé qui soupire sans fin ; dans le regard larmoyant du déplacé interne qui garde sa dignité entre les dents serrées, il y a un Dieu qui attend un geste d’amour.
Mais de quel amour parle-t-on quand on peut enjamber la misère du voisin grabataire pour aller offrir des vivres aux malades nécessiteux de l’hôpital, sous le regard écarquillé des caméras de la démesure. De quel amour nous nous vantons tant quand nous sommes capables de chasser les orphelins du frère défunt pour aller faire des selfies avec les pensionnaires de l »orphelinat? On peut construire une villa pour sa maîtresse et laisser sa propre mère dans un taudis. Comme c »est inédit!
Il suffit parfois de lire chaque matin et soir les dix commandements pour se rendre compte que Dieu n »est pas loin de nous. Il suffit de se mettre à la place de l’autre qui souffre pour se rendre compte que l’empathie est un sentiment divin et sans cet élan du cœur, nous nous prosternons devant le vide.
Cette chronique est peut-être trop débile pour être un évangile. Elle na pas la prétention de donner des leçons à qui que ce soit. Elle ne pèse même pas plus que le bout de verset que tu récites mille fois sans te taire. Elle pose les questions de l’enfant qui apprends à parler: «qu »est-ce que le bien et à quoi ressemble-t-il? Qu’est-ce que le mal et comment peut-on le reconnaître ?
Qui est vraiment Dieu et que nous veut-il en un mot entre deux maux? Quelle est le sens de notre présence sur terre et pourquoi sommes-nous là? Qu’est-ce que l’amour du prochain et qui est-il ce prochain? Pourquoi y a-t-il des riches et à quoi servent les pauvres? Qu’est-ce que la richesse et à quoi renvoie la pauvreté ? A quoi sert l’argent et quelle est son utilité? Bref, c »est peut-être un peu trop enfantin de poser ces questions de plaisantins, mais qui peut y répondre sans verser dans le baratin?».
En vérité, il ny a pas de grandeur dans la taille élancée ou arrondie des hommes. Il ny a point de valeur dans lexubérancequi enfle. Il ny a que de la vanité qui se complait dans la publicité mensongère. Le bien na pas besoin de bruit pour être, seul le mal use de stratagème pour paraître bien et plaire. Souvent, la grâce ou le salut tant cherché est à portée de main, mais nous préférons gesticuler dans tous les sens pour nous donner en spectacle. Sinon chaque matin, nous rencontrons Dieu dans la main tendu du gueux qui larmoie en se lamentant.
Chaque jour, Dieu frappe à notre porte mais seul le chien méchant répond. Chaque soir, le silence douloureux du voisin affamé sentend mais, seule la poubelle de légoïste repu sétouffe et déborde de superflu. Cest drôle de voir que lon peut prier Dieu toute la nuit et rencontrer son voisin le matin sans lui dire bonjour. Sous dautres cieux, on priera Dieu, la main sur la gâchette et dans le collimateur, une croix sur une cible humaine, prête à être massacrée sur une Terre promise par Dieu lui-même mais ensanglantée par une guerre fratricide entre les «Elus ciel» et les «intrus de la terre». Ce monde est à «refaire»!
Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr

Comment les États-Unis « démocratiques » ignorent les valeurs humanitaires

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Sur le plan international, les États-Unis « démocratiques » ont montré leurs capacités d’intimidation inégalées dans leurs interactions avec des pays qu’ils considèrent comme rivaux. Au cours des dernières années, les États-Unis – dans le cadre de leur stratégie de confinement « petite cour, haute clôture » – ont intensifié leurs efforts pour entraver le progrès technologique de la Chine. Grâce à des mesures telles que le contrôle des exportations et les restrictions sur les investissements, Washington a construit une « haute barrière » qui fait obstacle aux échanges entre la Chine et les États-Unis dans le domaine de la haute technologie.

La stratégie de Washington « petite cour, haute clôture » ​​est en train de créer un bâton dans son propre dos, ce qui finira par nuire aux entreprises américaines. Le découplage a entraîné une réduction significative des ventes des sociétés américaines de semi-conducteurs sur le marché chinois. Le Boston Consulting Group estime que les entreprises américaines pourraient perdre 18 points de pourcentage de part mondiale et 37 % de leurs revenus si le gouvernement américain continue de poursuivre le découplage et interdit aux entreprises nationales de semi-conducteurs de vendre aux entreprises chinoises. Mais apparemment, Washington ne s’en soucie pas tant que cela peut nuire aux pays rivaux.

Les États-Unis brandissent haut la bannière de « l’ouverture », de la « liberté » et de « l’égalité ». Mais en réalité, ces valeurs universelles ont été les premières à être sacrifiées par les élites américaines à leurs propres intérêts.

Sur le plan intérieur, le gouvernement américain n’a pas non plus montré de respect pour les valeurs humanitaires. Prenons l’exemple de la question de l’immigration. Les États-Unis sont une nation d’immigrants ; mais le traitement réservé aux immigrés par le pays est une histoire pleine de tragédies inhumaines. Même au XXIe siècle, les violations des droits humains contre les immigrés ne connaissent aucune amélioration.

En traversant la frontière américaine, les migrants voient leur « rêve américain » se transformer en cauchemar. Des adultes ont été détenus tandis que leurs jeunes enfants, qui étaient entrés avec eux, ont été séparés de force et placés dans des logements séparés. Même les nourrissons – dès l’âge de quatre mois – ont été soumis à cette cruelle séparation.

 

Les jeunes migrants dans les installations des douanes et de la protection des frontières à Donna, Texas, États-Unis /AP

Les enfants ont été détenus au secret dans des installations ou des abris d’urgence des patrouilles frontalières sous la supervision de prestataires gouvernementaux, enfermés dans des cages clôturées en métal, dormant sur des sols nus recouverts de couvertures en aluminium. Leurs cris d’angoisse pour leurs parents résonnent dans ces établissements, alors que leurs droits humains fondamentaux ne sont pas respectés.

L’Académie américaine des pédiatres qualifie à juste titre cela de « maltraitance d’enfants sanctionnée par le gouvernement ». Malheureusement, aucune solution ne peut guérir complètement le traumatisme infligé à ces familles. Comme le déclare le Texas Civil Rights Project, une organisation d’aide juridique, « soit le gouvernement ne réfléchissait pas du tout à la manière dont il allait reconstituer ces familles, soit il a décidé qu’il s’en fichait ».

 

Pire encore, les politiciens américains utilisent cette question comme levier politique. Certains gouverneurs républicains ont transporté des immigrants illégaux de leurs États vers des États bleus (démocrates) – tout cela dans le but d’embarrasser le gouvernement fédéral, selon les médias.

 

Au cri de « démocratie », les politiciens américains ne se soucient que de leurs intérêts personnels, manipulant tous les outils possibles pour attaquer leurs rivaux. Dans ce contexte, les combats politiques sont devenus un événement quotidien aux États-Unis : l’ancien président Donald Trump fait face à des allégations de fraude immobilière ; Le président Joe Biden fait actuellement l’objet d’une enquête pour mise en accusation ; le gouvernement fédéral a connu de fréquentes crises de fermeture.

Au cours des dernières décennies, les différends entre les deux partis ont été résolus par le biais de compromis, les hommes politiques agissant dans l’intérêt de leurs groupes d’intérêt respectifs. Cependant, la politique américaine est aujourd’hui témoin d’une polarisation, les demandes des groupes d’intérêt devenant de plus en plus divergentes et intransigeantes. La coopération et le consensus entre partis sont devenus presque impossibles.

Un climat politique aussi intense s’est propagé à la société américaine, se manifestant par des menaces croissantes de violences et d’attaques à motivation politique. Depuis les émeutes du Capitole du 6 janvier 2021, les États-Unis ont été témoins de nombreux cas de violence politique, souvent incités par des attaquants « loups solitaires » ou survenant lors de manifestations et de rassemblements de groupes rivaux. Les analystes préviennent que les États-Unis pourraient se diriger vers une violence politique généralisée, selon The Guardian.

 

Les États-Unis se sentent complaisants, jouant le rôle de « prédicateur des droits de l’homme », ressassant la situation des autres en matière de droits de l’homme. Cependant, il a étouffé de manière flagrante la croissance d’autres pays, violant les droits humains de dizaines de milliers de migrants attirés vers ses côtes par le « phare de la démocratie » et attaquant sans raison ses rivaux politiques au détriment du fonctionnement normal du gouvernement.

Les États-Unis « démocratiques » ont démontré au monde à quel point ils ont méprisé les valeurs humanitaires.

 

Source : CGTN

 

 

 

Situation sécuritaire : le Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme solidaire du Burkina Faso

(Ouagadougou, 21 mars 2024). Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE a reçu en audience ce jeudi, le Haut-commissaire des Nations-Unies aux droits de l’Homme, Volker TÜRK, venu exprimer sa solidarité au peuple burkinabè dans ce contexte à fort défis sécuritaires.

 

Au-delà de la solidarité exprimée au regard de la situation sécuritaire complexe, cette visite, selon Volker TÜRK, vise à renforcer le partenariat entre notre pays et le Haut-commissariat des Nations-Unies aux droits de l’Homme. Pour lui, les droits humains concernent tous les aspects de la vie. Et il reconnaît que « le développement du pays est affecté par l’insécurité ». C’est pourquoi, il a souhaité que les questions des droits humains soient traitées de façon holistique et compréhensive.

 

Les droits de l’Homme sont aussi des questions de droits socio-économiques et de développement. « Et c’est étroitement lié aux questions de sécurité », a indiqué M. TÜRK qui s’est dit satisfait de son entrevue avec le Président de la Transition.

 

Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Salam du Ramadan/Thème central : les relations interpersonnelles: les relations de voisinage

Au nom d’Allah, Clément et Miséricordieux. Louanges à Allah, le Seigneur de l’univers. Il a fait de la bienfaisance envers les voisins un acte d’adoration. Que Sa paix et Ses bénédictions soient en abondance sur le Messager de miséricorde, envoyé à l’univers comme tel et sur l’ensemble des croyants de tous les temps. L’une des finalités de beaucoup d’institutions de l’Islam est de parfaire le comportement du musulman afin qu’il soit digne d’être le représentant de Dieu sur la terre. Et au Prophète de dire que
«  je n’ai été envoyé que pour parfaire le bon caractère ». C’est dans cette dynamique que Allah a consacré la sacralité du lien de voisinage et cela quel que soit le bord religieux du voisin.

En effet, Allah recommande, au musulman, la bienfaisance envers le voisin qu’il soit musulman ou d’une autre religion : «  Adorez Allah, ne Lui attribuez aucun associé, faites
preuve de bienfaisance envers les parents, envers les proches parents, envers les orphelins, envers les pauvres, envers le voisin qui est proche et le voisin qui est loin,
envers le compagnon proche, envers le voyageur sans moyen, … » (S04 V36). Le bon comportement envers le voisin fait partie intégrante de la foi musulmane. On ne peut prétendre croire et adorer Allah et être malveillant envers le voisin.

En tous les cas, celui qui a conscience qu’il rendra compte un jour devant son Seigneur, fait très attention au voisinage. Nous comprenons, alors, ce propos du Prophète : « Celui qui croit en Allah et au Jour dernier se doit d’honorer son voisin ». La qualité de la relation avec notre Seigneur Allah est tributaire de la qualité des relations que nous avons avec notre environnement proche. Le musulman doit, donc, être très attentif, être à l’écoute de
besoin de ceux qui partagent son quotidien, son intimité.

L’indifférence à ces derniers altère ou anéantit la foi du musulman. « N’est pas croyant, celui qui passe la nuit le ventre plein alors que son voisin, à côté de lui, a le ventre vide », nous dit le Prophète. De ce hadith, nous comprenons qu’il n’est pas convenant pour un musulman de vivre sans se soucier de la situation de son voisin. Ici, la nourriture peut se comprendre au sens propre comme au sens figuré. Le vrai croyant ne saurait, en guise d’illustration, inscrire ses enfants dans les meilleurs établissements d’enseignement de la place sans se préoccuper du sort des enfants du voisin qui n’arrive pas à leur payer la scolarité même dans les établissements publics d’enseignement. Il n’est pas un vrai croyant, celui qui dort en toute quiétude dans une pareille situation alors que le voisin est dans l’insomnie faute de places pour ses enfants.

Dans une parole généraliste, le Prophète rappelait de faire miséricorde à ceux qui sont sur la terre afin que Celui qui est aux cieux nous fasse miséricorde. Dans une parole spécifique, il lie l’acquisition de l’amour d’Allah à la bienfaisance aux voisins. En effet, il dit ceci : « Celui qui désire acquérir l’amour d’Allah et Son Messager ou qui veut qu’Allah et Son Messager l’aiment, alors qu’il dise la vérité
quand il parle, qu’il restitue avec honnêteté les dépôts qui lui sont confiés et qu’il se comporte bien envers les gens de son voisinage ». La place du voisin est si particulière
dans l’Islam que le Prophète a beaucoup insisté de le respecter et de l’honorer. Il a dit : « L’ange Djibril n’a cessé de me recommander le voisin au point que j’ai cru qu’il
allait l’intégrer dans le droit de l’héritage ». Le voisin est celui qui peut témoigner véritablement de qui nous sommes.

Il nous côtoie et nous connait sans nos masques. Si la bienfaisance à son égard peut être cause de notre élévation auprès du Seigneur, la mauvaise conduite à son endroit attire, également, la malédiction. L’attitude à l’égard du voisin est un indicateur de foi. Le Prophète nous dit : « Par Allah, il n’est pas croyant ! Par Allah, il n’est pas croyant ! Par Allah, il n’est pas croyant ! » On lui demanda : « Qui, Ô Envoyé d’Allah ? ». Il dit : « Celui dont le voisin n’est pas à l’abri des méfaits de ses actes ». Le Prophète dit, clairement, dans un autre hadith : « N’entrera pas au paradis, celui dont le voisin n’est pas à l’abri de sa conduite blessante ». Un climat de confiance doit régner entre voisins. Et si ton voisin ne peut, à cause de toi, sortir sans peur, ni inquiétude pour ses biens, ses filles, son épouse, c’est que tu ne comptes pas parmi les vrais croyants. Et tu n’entreras pas au paradis, selon le hadith, si tu agis de manière malveillante le concernant directement ou concernant ses filles, son épouse, ses biens, même si tu jeûnes le jour et passe la nuit dans la prière.

On a, en effet, mentionné le cas d’une femme qui jeûne le jour et passe la nuit en prière mais qui nuit à ses voisins. Il a dit : «  Elle est en enfer ». Cette exigence de bon comportement à l’égard du voisin concerne tous les musulmans, hommes comme femmes. C’est pourquoi le Prophète dit : «  Ô vous les femmes musulmanes, qu’aucune d’entre vous ne néglige un bien qu’elle puisse faire à sa voisine, ne fût-ce qu’en lui offrant la patte d’un mouton ou d’une chèvre ». Il ajoute, également, que : «  Quand tu prépares un plat en sauce, alors fais en sorte qu’il ait beaucoup de sauce puis tiens compte des familles avoisinantes en leur en offrant avec bienfaisance ».

Au regard de ce qui précède, le musulman doit être très regardant à la qualité de ses relations avec ses voisins. Il doit être, pour eux, une protection de leur dignité.
Effectivement, le musulman préserve l’honneur de son voisin, l’honneur de sa famille, l’intégrité de ses biens. Autrement, il ne doit être la cause de diffamation, de calomnie, de jalousie à l’égard de son voisin. Le musulman doit assistance, dans la limite de ses capacités, à son voisin quand il est dans le besoin. Il doit lui rendre visite quand il est malade, l’aider à honorer ses ordonnances s’il le faut.

En cas de malheur, le musulman doit être à ses côtés. Il lui présente ses condoléances en cas de malheur. Il partage, aussi, ses joies sans aucune jalousie. Il est du devoir du musulman de rester à l’écoute de son voisin et de lui donner avec sincérité le conseil quand il le demande. Il est assez regrettable, aujourd’hui, de constater que beaucoup de musulmans vivent en parfait mépris de tous ces enseignements sur les droits du voisin qu’il soit musulman ou non musulman. Il est tout aussi étonnant de voir d’autres donner l’impression qu’on ne peut bien vivre sa foi qu’en étant entre musulmans. Allah nous pardonne, nous faire davantage miséricorde et nous agréer.

Seigneur Allah, fais-nous bienfaisants et bienveillants à l’égard de nos voisins.

NB : La foi musulmane est une foi active qui impose un devoir de présence.

Dr Inoussa COMPAORE
Imam à l’AEEMB et au CERFI

Les forces combattantes surprennent des terroristes à Sanaba

En début mars, des éléments du BIR 18 et des VDP ont lancé, une opération de nettoyage de la commune de Sanaba (Banwa) qui était en passe de devenir un sanctuaire pour les forces du mal.

Le 3 mars 2024, des éléments du 18e Bataillon d’intervention rapide (BIR) et des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) sont arrivés à pas feutrés dans la commune de Sanaba où des hordes de terroristes troublaient la quiétude des Banwalais. Après avoir quadrillé la localité, les forces combattantes ont commencé par des fouilles minutieuses des maisons.

Durant cette opération, elles ont fait face à des hommes armés qui ne voulaient pas quitter leur zone de confort. Fort heureusement, les boys ont pris le dessus et plus de 30 terroristes ont été neutralisés.Des rescapés qui n’ont pas digéré cette défaite, se sont mobilisés pour venir venger leurs camarades. Mais la bravoure et la détermination des patriotes ont eu raison d’eux.

Au matin du vendredi 15 mars 2024, le drapeau du Burkina flottait à nouveau sur Sanaba.Les couleurs ont été montées sur une antenne de téléphonie mobile près de la mairie pour bien montrer au loin que la commune est désormais sous contrôle. Selon nos informations, les opérations de consolidation se poursuivent.

Agence d’information du Burkina