La Patrie reconnaissante
Le Conseil des ministres en sa séance du jeudi 4 avril 2024 a baptisé trois universités au nom de dignes fils qui ont laissé des empreintes indélébiles dans leurs domaines respectifs. Ainsi, l’université de Fada N’Gourma prend le nom de Université Yembila Abdoulaye Toguyéni avec pour sigle UYAT, l’université de Ouahigouya devient Université Lédéa Bernard Ouédraogo (ULBO) et l’université de Dédougou s’appellera désormais Université Daniel Ouezzin Coulibaly (UDOC). Le but est bien clair : « inviter les enseignants- chercheurs et les étudiants à incarner et à cultiver les valeurs défendues par des personnalités de haut niveau politiques ou scientifiques qui ont marqué l’histoire de la construction du Burkina Faso », selon le compte rendu du Conseil des ministres.
Après l’Université Joseph Ki-Zerbo, l’Université Thomas Sankara et l’Université Nazi Boni, ces trois universités publiques portent le nom d’illustres fils qui se sont donné corps et âme pour faire rayonner le Burkina Faso, dans leurs domaines de compétences respectives. Ces personnalités aux parcours inspirants doivent servir de modèle à toutes ces personnes qui arpentent les couleurs des grandes écoles. L’engagement sans limite de ces hommes, qui ont très tôt compris qu’une responsabilité s’assume avec conviction et détermination, doit servir de catalyseur aux générations futures.
Lédéa Bernard Ouédraogo, le « président » des « Six S » (Se Servir de la Saison Sèche en Savane et au Sahel), a contribué à lutter contre la désertification et à donner espoir à des millions de personnes qui vivaient des affres de la famine. Décédé le 25 octobre 2017, ce fondateur, en 1967, de la Fédération nationale des groupements
« Naam », avait fait du Burkina une terre d’exemplarité dans la lutte contre la sécheresse, faisant ainsi de la résilience son cheval de bataille.
Daniel Ouezzin Coulibaly, le politique, a bien marqué la lutte pour l’émancipation de son pays, la Haute-Volta, de son empreinte. Il n’a pas vu l’indépendance d’août 1960, pour être décédé le 7 septembre 1958, mais ses œuvres lui ont survécu et l’ont gravé dans les annales de l’histoire des grands hommes de ce pays. Patriote révolutionnaire et anti- conformiste, Daniel Ouezzin Coulibaly dont un lycée et un camp militaire portent déjà le nom, entre donc dans le cercle des grands hommes dont le nom sera inscrit sur les frontons de l’université de Dédougou, chef-lieu de sa région natale, la Boucle du Mouhoun.
Le Pr Yembila Abdoulaye Toguyéni, lui, (décédé le mardi 20 août 2019 à l’âge de 86 ans) fut le botaniste qui a esquissé des pistes de solution dans la lutte pour la préservation de la nature. Il savait aguicher et défendait avec volupté son domaine : la flore. Aujourd’hui, voir qu’une université porte son nom, est un clin d’œil à ses milliers d’étudiants pour suivre les traces d’un homme qui a vécu pour les autres.
Dans tous les cas, le gouvernement burkinabè, en faisant le choix de la réhabilitation de ses valeureux fils dans des domaines porteurs des germes du développement, met chacun de nous devant ses responsabilités. Il faut travailler au quotidien, sans relâche comme si demain sonnera notre fin. Et si tel est le cas, permettre aux autres de profiter et de nouer une nouvelle corde à l’ancienne que nous aurons laissée. C’est aussi cela le développement, une course de relai où chaque entité porte la responsabilité de celui à qui il remet le flambeau, et qui doit à son tour s’employer à mieux faire. Il est donc de la responsabilité de la génération actuelle de « dépasser » tous ces grands noms, de hisser plus haut le drapeau du Burkina, ou à tout le moins, de pousser le plus loin possible leurs travaux dans leurs domaines respectifs.
Ces baptêmes étaient donc les chainons manquants d’une belle reconnaissance dans la mesure où déjà, dans les universités, des professeurs admis à faire valoir leurs droits à la retraite ont leurs noms au fronton des amphithéâtres. Une belle reconnaissance de la Patrie à ses valeureux fils.
Assétou BADOH
Centre-Est : plus de 7 millions F CFA et des vivres pour les forces combattantes
La coordination régionale des associations de veille citoyenne du Centre-Est, a remis, le samedi 6 avril 2024, à Tenkodogo, plus de 7 millions de francs CFA et des vivres au gouverneur de la région, Aboudou Karim Lamizana, pour soutenir les forces combattantes, engagées dans la lutte contre le terrorisme.
La mobilisation ne faiblit pas pour soutenir le gouvernement de la Transition dans sa lutte pour la reconquête du territoire national. Le samedi 6 avril 2024, à Tenkodogo, c’est la coordination régionale des associations de veille citoyenne du Centre-Est qui a remis 7 279 000 francs CFA, 4,5 tonnes de riz, des sacs de maïs et du spaghetti, au gouverneur de la région, le colonel Aboudou Karim Lamizana, pour soutenir les forces combattantes engagées sur le front contre le terrorisme.

Selon le président du comité d’organisation, par ailleurs chargé de missions du président de la Transition pour la région du Centre-Est, Adama Kamboné, la journée d’engagement patriotique et de participation citoyenne, lancée par le gouvernement, a été le prétexte pour organiser cette collecte de fonds et de vivres. Il a précisé que les contributions sont le fruit des efforts des filles et fils de la région et de la diaspora pour les Forces de défense et de sécurité (FDS) et les Volontaires pour la défense de la patrie(VDP) afin de libérer le Koulpélogo dans le Centre-Est, sous embargo des groupes armés terroristes. Pour le gouverneur, le geste de la coordination régionale des associations de veille citoyenne de la région est un signe que les populations ont pris conscience des efforts faits sur le terrain par les FDS et VDP. La mobilisation dénote, à ses yeux que la population est fatiguée du terrorisme qui sévit depuis 2015. C’est pourquoi, selon lui, elles ont laissé parler leur cœur pour soutenir le Président Ibrahim Traoré et son gouvernement dans leur combat.
Des cellules dormantes
De son avis, pour accompagner la Transition, la population doit participer à assécher les sources de ravitaillement des groupes armés terroristes. Aboudou Karim Lamizana a aussi alerté sur la présence de cellules dormantes des groupes armés terroristes dans toutes les villes du Centre-Est.
« Je vous le dit franchement, à Tenkodogo et dans toutes les villes de la région, nous avons des cellules dormantes des groupes armés terroristes. J’ai la preuve et je vous demande, vous population, aidez-nous à démanteler ces personnes pour qu’on puisse les arrêter définitivement », a lancé le gouverneur. Le premier responsable de la région a aussi pris l’engagement que l’axe Tenkodogo-Ouargaye, sous emprise des groupes armés, sera rouvert au trafic.

« Avec les FDS, nous sommes en train de prendre des mesures fortes : Tenkodogo-Ouargaye sera rouvert très prochainement », a-t-il affirmé. Il a, par ailleurs, confié que l’appel d’offre pour sélectionner une entreprise en vue du bitumage de ce même tronçon a été fait. « Nous allons sécuriser la voie pour que l’axe Tenkodogo-Ouargaye soit bitumé et je vous le promets, parce que j’ai pris l’engagement pour que l’on puisse aller partout dans la région du Centre-Est et cela va arriver par la grâce de Dieu », a promis le gouverneur Lamizana. Celui-ci a également soutenu que le Président de la Transition, Ibrahim Traoré et son gouvernement sont venus sauver le pays des Hommes intègres. « Je vais vous dire du fond du cœur, si le capitane Ibrahim Traoré n’était pas venu avec des mesures fortes, aujourd’hui, peut-être, on n’allait même plus parler du Burkina. Quand il a parlé d’effort de paix, on n’a forcé personne. Nous avons pris conscience du travail qui est en train d’être fait et nous avons tous adhéré », a ajouté l’officier supérieur.
Anselme KAMBIRE
Salam du Ramadan : la relation avec soi-même
Au nom d’Allah, Clément et Miséricordieux. Louanges à Allah, qui a créé l’homme, l’a honoré, a fait de lui Son Représentant et l’a préféré à bon nombre de Ses créatures. Il a créé l’homme pour une vie de lutte et lui a donné l’Islam comme outil pour tout lui faciliter. Que Sa paix et Ses bénédictions soient en abondance sur le Messager de miséricorde, envoyé à l’univers comme tel et sur l’ensemble des croyants de tous les temps.
Dans son existence terrestre, l’homme est souvent préoccupé par la qualité de ses relations avec les autres que sont les membres directs de sa famille, les voisins, les collègues … Les efforts sont portés sur l’image que les gens, les autres auront de lui à tel point que l’essentiel est oublié : la qualité de la relation avec lui.
Dans les relations humaines, avant toute autre, l’homme doit s’intéresser à la valeur de sa relation à lui-même, à son état d’esprit, à son bien être. On a beau aimé quelqu’un, on ne saurait lui donner que ce que l’on a. Parce qu’il faut qu’il soit bien, qu’il ait le bien afin de pouvoir le transposer dans ses relations avec les autres, personne ne doit jamais négliger cet aspect de sa vie.
Je me suis toujours demandé pourquoi, dans les avions, dans les mesures de sécurité, en cas de dépressurisation, il est, d’abord, conseillé de porter ton masque à gaz avant de t’occuper de toute autre personne fût-elle ton enfant ou ton géniteur. C’est simplement parce que tu dois, toi-même, être en sécurité, tu dois être stable avant de pouvoir aider qui que ce soit. Si ce n’est pas le cas, tu risques, entre-temps, de perdre conscience sans pouvoir finir d’aider l’autre et ce sera une double perte. Cet aspect, islamiquement, n’est pas du tout à négliger. En effet, à travers ce verset : « Ô Vous qui croyez ! Préservez-vous, ainsi que vos familles, d’un feu (…) » (S66 V06), Allah nous indique que le souci premier, c’est nous d’abord. Viennent, ensuite, les personnes qui sont sous nos responsabilités. Comment, égaré, peux-tu prétendre sauver une autre personne ? C’est pourquoi Allah nous interpelle « Ô vous qui avez cru ! Pourquoi dites-vous ce que vous ne faites pas ? » (S61 V02).
Au regard de ce qui précède, l’homme, dans sa relation avec lui-même, doit apprendre à s’aimer véritablement. S’aimer soi-même est élément important de cette vie. En effet, cet amour pour soi a un impact considérable sur la santé mentale et physique de l’homme. Il peut conduire l’homme à se négliger, à s’accorder peu d’importance, à ne point prendre soin de lui à tous les niveaux et les conséquences peuvent être désastreuses. Se traduisant par un malaise, le manque d’amour de soi peut ouvrir les portes à tout type de troubles comme le stress, la dépression engendrant ainsi des maladies physiques.
Dans l’Islam, pourtant, l’amour de soi est une obligation religieuse. Rappelons-nous ce hadith du Prophète : « Nul ne croit véritablement jusqu’à ce qu’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même ». Pour être un vrai croyant, le souci tourne, d’abord, autour de soi. Et ce qu’on désire, ce qu’on aime pour soi parce qu’on se veut du bien, on le désire, ensuite, pour son frère. C’est dans ce sens que le Prophète Ibrahim formula son invocation de la façon suivante : « Ô notre Seigneur ! Pardonne-moi, ainsi qu’à mes père et mère et aux croyants, le jour de la reddition des comptes » (S14 V41). Ainsi, la base de l’amour des autres, c’est l’amour de soi et la prise en soin de soi. Pour aimer les autres, il faut s’aimer soi-même d’abord.
Parce qu’on s’aime soi-même, on doit prendre soin de soi même physiquement. « Allah est beau et Il aime la beauté ». Cet hadit nous interpelle qu’on ne doit pas se négliger. Dans la limite de ses capacités, on doit être beau. On doit être propre. On doit bien se laver, bien se brosser les dents, si possible, bien se parfumer et sans que ce ne soit obligatoirement neufs, on doit porter des habits propres. Il y en a, quand tu les vois, tu as comme l’impression que la foi rime avec la saleté. Tu ne peux les approcher au regard des odeurs nauséabondes qui se dégagent de leurs bouches ; ils ne peuvent soulever les bras tellement les aisselles ont jauni et blanchi en même temps. Tu te demandes, s’ils sont mariés, comment se débrouillent leurs conjoints. Le Prophète nous a, pourtant, dit que « La propreté fait partie de la foi ».
Il faut, cependant, rappeler que l’amour de soi ne doit pas pousser l’homme aux péchés de l’égoïsme, de l’égocentrisme et de l’orgueil. En outre, dans sa relation avec soi-même, il est important, souvent, dans l’espoir et la quête du pardon d’Allah, d’accepter se décharger, se pardonner et s’accepter. Certains, parce qu’ils ont eu des passés assez troubles, ne sont pas en harmonie avec eux-mêmes. Ils trainent toujours et en tout instant le lourd fardeau du passé. Ils sont fatigués et refusent de se reposer. Cela les empêche à se battre convenablement pour changer les choses, pour un lendemain meilleur. Ils tombent dans le désespoir. A tous ceux qui se reconnaitraient à travers ces lignes, n’oubliez jamais la Main tendue du Miséricordieux par essence et par excellence : « Dis : « Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde de Dieu. Car Dieu pardonne tous les péchés. Oui, c’est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux » » (S39 V53). Si Allah rassure et promet Son pardon, pourquoi faut-il continuer dans le gouffre du désespoir, des regrets sans fin ? Pourquoi faut-il refuser de se libérer pour avance.
Ma Sœur, mon Frère ! lève-toi, approprie-toi ton histoire, tire les leçons et avance pour un avenir radieux, plein de bonnes choses qui n’attendent que toi.
Par ailleurs, certains, dans leur rapport à eux-mêmes, semblent avoir perdu le contrôle et se laissent aller aux aléas de la vie. D’autres croupissent sous le joug des épreuves et refusent de se battre parce qu’ils sont désespérés de cette vie. La première des choses à se rappeler mutuellement, à ce niveau, est qu’Allah n’éprouve jamais le croyant pour le rabaisser. Bien au contraire, par les épreuves, Allah, tel le feu qui nettoie le fer de la rouille, nettoie, aussi, le croyant, efface ses péchés et le rend digne de Sa miséricorde et d’une proximité étroite avec Lui. Le Prophète nous enseigne, en effet, que : « Il n’est pas une fatigue, une maladie, un souci, une tristesse, un mal, une angoisse ou même une épine qui atteint le croyant sans qu’Allah ne lui efface, par cela, une partie de ses péchés ». Ce n’est point parce qu’Allah ne nous aime pas qu’Il nous soumet aux différentes épreuves. La meilleure attitude, dans de pareilles circonstances, est d’éviter les « si, si, … », de se remettre à Allah en adoptant la patience et l’endurance tout en Lui implorant une issue favorable.
Allah n’abandonne jamais le croyant. Il demeure toujours l’Allié de ceux qui Lui font confiance. Il dit, effectivement : « Dis : « Rien ne nous atteindra, en dehors de ce que Dieu a prescrit pour nous. Il est notre Protecteur. C’est en Dieu que les croyants doivent mettre leur confiance » » (S09 V51). Aussi, n’oublions pas que la grâce d’Allah est immense et Il en dispense abondamment. Il a la capacité de changer le cours des évènements. Il nous dit ceci : « Et si Dieu fait qu’un mal te touche, nul ne peut l’écarter en dehors de Lui. Et s’Il te veut un bien, nul ne peut repousser Sa grâce. Il en gratifie qui Il veut parmi Ses serviteurs. Et c’est Lui le Pardonneur, le Miséricordieux » (S10 V107). Le musulman, pour sa liberté et sa libération de toute aliénation de quel que groupe que ce soit, doit apprendre, à la lumière de sa foi, à s’affirmer et à s’assumer. Le musulman n’est pas dans un suivisme surtout dans l’injustice. Il doit apprendre à dire clairement « non ». C’est pourquoi, le Prophète nous dit : « Nul d’entre vous ne doit être une marionnette qui dit : « Je suis avec les gens, s’ils font du bien, j’en fais et s’ils font du mal j’en fais également » ».
Enfin, pour le bonheur, le bien-être et l’indépendance du musulman vis-à-vis de toute autre créature, le musulman doit observer cette prescription du Prophète :
« Observe les prescriptions d’Allah, Il te protégera. Observe les prescriptions d’Allah, tu Le trouveras toujours avec toi. Si tu dois demander, demande à Allah et si tu demandes de l’aide, demande-la à Allah. Et sache que si la communauté entière se rassemblait pour te faire bénéficier d’un bien, elle ne te ferait bénéficier que de ce qu’Allah t’a destiné. Et si elle se rassemblait pour te causer un tort, elle ne te causerait que le tort qu’Allah t’a destiné. Les plumes ont cessé d’écrire et l’encre des pages a séché ».
Seigneur Allah, donne-nous la clairvoyance de mettre la quête de Ton amour au-dessus de tout autre.
NB : La foi musulmane est une foi active qui impose un devoir de présence.
Dr Inoussa COMPAORE
Imam à l’AEEMB et au CERFI
Vente de céréales mélangées aux cailloux : la police judiciaire met le grappin sur un réseau
Le Service régional de la police judiciaire (SRPJ) des Hauts-Bassins a présenté à la presse, le vendredi 5 avril à Bobo-Dioulasso, du sorgho mélangé à des grains de granit et de quartz conditionné dans des sacs, qu’un commerçant et ses acolytes écoulaient sur le marché.
Le Service régional de la police judiciaire (SRPJ) des Hauts-Bassins, sis à Lafiabougou, sous dénonciation anonyme, a arrêté un commerçant de céréales et ses acolytes au secteur 12 (Nieneta) de Bobo-Dioulasso. Ceux-ci concassaient le granit et le quartz en de petits grains de telle sorte que leur mélange avec des céréales reste difficilement détectable. Dans une cour au quartier Nieneta, ce réseau mélangeait les cailloux ainsi écrasés avec le sorgho. Le mélange est alors conditionné dans des sacs de 100Kg. Le cerveau N.Z se charge de peser lesdits sacs et il s’assure que les sacs ont la masse de 100 kilogrammes avant le conditionnement.

Ces sacs sont mis sur le marché et destinés à la consommation avec tous les risques sanitaires que cela comporte. Mais à Nieneta, c’est une quarantaine de sacs de sorgho mélangés avec des cailloux que le SRPJ a pu saisir dans le magasin du commerçant indélicat. Le chef de la police judiciaire, Yacouba Farta, a présenté quelques échantillons aux hommes de médias. Selon lui, le commerçant a justifié son acte par le fait qu’il voulait de l’argent pour solder une dette de plus de deux millions F CFA. A entendre M. Farta, le commerçant est dans cette activité depuis près de cinq ans. Il a invité la population à rester vigilante et à dénoncer tout cas suspect, car il n’est pas exclu que cette pratique soit limitée au seul sorgho et que ce réseau soit le seul à s’adonner à ce genre d’activités malsaines.
Adaman DRABO
SNC Bobo 2024 : les voyants des préparatifs au vert
Le ministre d’Etat, ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a visité des infrastructures devant accueillir les festivités de la 21e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC), le vendredi 5 avril 2024 à Bobo-Dioulasso. L’objectif est de s’assurer du niveau d’avancement des préparatifs pour une réussite de cette biennale de la culture prévue du 27 avril au 4 mai prochain.
A trois semaines de l’ouverture de la 21e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC), le ministre d’Etat, ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, veut s’assurer d’une bonne organisation. Pour ce faire, il a visité quelques infrastructures devant accueillir les festivités, le vendredi 5 avril 2024 dans la ville de Sya. Du siège de la SNC, à l’Institut national de formation du personnel de l’enseignement (INFPE) de Bobo (ex-ENEP), en passant par le Centre Abel Sanou (CAS) et l’Organisation catholique pour le développement et la solidarité (OCADES), le ministre y a fait le tour pour s’imprégner de l’état des préparatifs et des conditions d’accueil dans ces différents centres. En dehors du siège de la SNC, les autres centres sont destinés à l’hébergement des festivaliers.

Selon Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, l’hébergement constitue véritablement un aspect extrêmement important de l’organisation. A cette 21e édition, a-t-il confié, ce sont près de 1 500 artistes et troupes qui sont attendus dans la ville de Sya. « Partout où nous sommes passés, nous avons senti véritablement que les gestionnaires des sites ont porté un intérêt et une attention sur les salles qui vont accueillir les artistes », a-t-il souligné après la visite.
Assurer un hébergement confortable aux artistes
A l’en croire, les énergies sont mobilisées pour mettre tout au niveau afin que les artistes puissent bénéficier d’un minimum de confort pour pouvoir passer une bonne Semaine de la culture. « Le comité d’organisation est à pied d’œuvre pour que tout soit prêt avant l’arrivée des artistes. Nous allons engager toutes les équipes pour permettre aux invités et visiteurs de disposer d’un cadre propice pour pouvoir s’exprimer », a rassuré Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. Selon ses dires, tout est prêt sur le site de la SNC pour accueillir les festivaliers. Pour lui, d’ici une semaine, les stands seront prêts, car les travaux avancent dans le bon sens.

« Nous repartons rassurés de cette visite au niveau du siège de la SNC et des sites d’hébergement, qu’à trois semaines nous sommes dans le bon rythme pour accueillir les festivaliers », a-t-il notifié. Il reste tout de même quelques travaux supplémentaires à faire, notamment d’assainissement, de plomberie et d’éclairage, reconnaît le ministre. C’est le site de l’INFPE (ex-ENEP) qui accueillera la majorité des artistes de cette édition, a confié la directrice générale de la SNC, Christiane Sanon. Le choix de ce site, a-t-elle expliqué, a été fait pour permettre aux principaux acteurs d’être plus proches de la maison de la Culture et faciliter leur déplacement.
« Cela va leur permettre d’être proches de la maison de la Culture Mgr Anselme Titianma Sanon où se tiendra le Grand prix national des arts et des lettres (GPNAL) », a-t-elle indiqué. Le site de l’OCADES accueille les artistes de la diaspora malienne et ivoirienne. A son tour, la DG/SNC a affirmé que tout est mis en œuvre pour assurer un séjour « agréable » à tous les artistes. Pour rappel, la 21e édition de la SNC se tiendra du 27 avril au 4 mai 2024 dans la cité de Sya.
Noufou NEBIE
Benonezigouwala SOMDA
(Stagiaire)
Tanghin-Dassouri : la ministre Nandy Somé encourage les transformatrices de maïs
La ministre de la Solidarité, de l’Action humanitaire, de la Réconciliation nationale du Genre et de la Famille, Nandy Somé, a, dans le cadre des journées nationales patriotiques, visité les installations de la coopérative de femmes transformatrices de produits locaux, le vendredi 5 avril 2024 à Tanghin-Dassouri, à la sortie Ouest de Ouagadougou.
Le gouvernement poursuit sa proximité avec les structures promotrices de la transformation locale des produits agricoles. Le vendredi 5 avril 2024, la ministre de la Solidarité, de l’Action humanitaire, de la Réconciliation nationale, du Genre et de la Famille, Nandy Somé, a, dans le cadre des journées nationales patriotiques et de participation citoyenne, effectué le déplacement dans les locaux de la Société coopérative des transformatrices de maïs du Centre (SCOOP-CA-TMC), située à Tanghin-Dassouri, afin de toucher du doigt les réalités de ce site. Pour Mme la ministre, la coopérative fait un bon travail. Et, conformément à la vision du gouvernement de Transition, la production agricole et la transformation agroalimentaire doivent être soutenues afin de placer le pays sur le chemin de l’autosuffisance alimentaire et nutritionnelle. Elle a encouragé la coopérative ainsi que l’ensemble des femmes qui y travaillent. « Merci et bon courage à vous pour l’ensemble de ces efforts déployés pour mettre à la disposition de nos populations, des produits transformés qualitativement et bien conditionnés.
La souveraineté dont aspire profondément notre pays commence d’abord par une population bien nourrie et en bonne santé. Des initiatives telles que ce que nous avons vues, sont encouragées et inscrites en bonne place dans le programme de gouvernance du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré », a indiqué Mme le ministre à ses partenaires. Pour la présidente de la SCOOP-CA-TMC, Wendlasida Florence Kaboré, son unité de transformation de maïs tourne à plein régime et transforme par jour, 10 à 11 tonnes de maïs grâce à des équipements de fabrication locale mais de qualité. Des fours, de séchoirs, des fourneaux sont, entre autres, matériels utilisés par ces dames. Du couscous, des grumeaux de bouillie et de dèguè, la farine potassée pour les diabétiques, la farine enrichie à base de maïs jaune, blanc, petit mil, du soumbala, la poudre de piment sont, entre autres, des produits bien conditionnés et vendus par la coopérative.
Transformer tous les produits agricoles du terroir
Et la promotrice Kaboré, par ailleurs directrice générale de la filière « Faso Attiéké », de préciser que les membres de la coopérative sont déterminés à poursuivre la transformation de tous les produits agricoles issus du terroir, afin de mettre sur le marché de consommation des « denrées de qualité, hygiéniques et nutritives ». Parlant de la visite du gouvernement, Mme Kaboré a salué, le regard porté par l’exécutif sur les activités de sa structure. Elle a exprimé son satisfecit et a salué l’accompagnement de la ministre Nandy Somé. Mais la patronne de la SCOOP-CA-TMC entend augmenter la cadence de transformation des produits de la filière maïs et souhaite dans sa principale doléance être soutenue dans l’écoulement de ses produits. « Nous allons mettre nos efforts ensemble pour conquérir le marché. Nous espérons bien pouvoir décrocher les marchés de la SONAGESS notamment, le Programme alimentaire mondial, de Catholic relief service, des structures qui sont intéressées par des produits à base de maïs et même ceux importés pour les remplacer avec nos produits », a souhaité Mme Kabré. Et de signifier que la méthode principale de commercialisation de sa coopérative se fait via les réseaux sociaux. Mais l’autonomisation de la femme demande beaucoup de moyens et la coopérative plaide pour plus d’infrastructures, d’équipements afin de donner la chance aux femmes employées sur le site pour relever leur niveau d’apprentissage. « Nous avons besoin d’infrastructures de formation et d’éducation en vue de permettre aux femmes du site de pouvoir apprendre à lire et à écrire pendant les jours de repos. Egalement du matériel numérique (ordinateurs) pour soutenir le volet administratif », a-t-elle fait savoir.
Wanlé Gérard COULIBALY
40e anniversaire de Sidwaya : une montée des couleurs nationales pour marquer l’évènement
Le personnel des Editions Sidwaya a procédé à la montée des couleurs, le vendredi 5 avril 2024, date marquant les 40 ans du quotidien d’Etat à son siège.
5 avril 1984 -5 avril 2024, cela fait 40 ans que le quotidien d’Etat Sidwaya a été porté sur les fonts baptismaux. Pour marquer d’une tache indélébile, cette date historique, le personnel des Editions Sidwaya sous le leadership de la Directrice générale (DG) du groupe de presse, Assetou Badoh a initié, le vendredi 5 avril dernier au siège du journal, une montée solennelle des couleurs nationales. Le 40e anniversaire du quotidien Sidwaya intervient dans le mois consacré à l’engagement patriotique. A l’occasion, un arbre (le Moringa) a été planté dans le jardin de la « maison commune » pour symboliser le passage de la génération actuelle au sein de l’entreprise. Cette année marque à la fois les 40 ans du quotidien Sidwaya, les 60 ans de l’Agence de l’information du Burkinabè (AIB) et les 65 ans du Carrefour africain. Pour ces évènements, la DG des Editions Sidwaya a expliqué qu’il est prévu une célébration officielle groupée dans le mois de mai.
« Aujourd’hui, il s’agit d’une action symbolique pour rendre hommage à ceux qui ont eu l’initiative de créer le journal », a-t-elle confié. Pour elle, c’est aussi une occasion pour témoigner sa reconnaissance à tous ses prédécesseurs au poste de DG et de saluer les efforts de tous ceux et celles qui ont donné une partie de leur vie à l’entreprise de presse. Mme Badoh a en outre invité la génération actuelle à tenir haut le flambeau afin que le journal Sidwaya, un patrimoine national soit maintenu pour la génération future.
Toujours professionnel

« Nous travaillons aujourd’hui dans un contexte assez particulier pour que l’information juste et vraie puisse parvenir à l’ensemble des Burkinabè. Nous devons garder ce professionnalisme », a-t-elle signifié. En prélude de la célébration officielle, la DG de Sidwaya a par ailleurs laissé entendre que les lecteurs pourront lire dans les colonnes du quotidien, des témoignages et bien d’autres articles sur des évènements majeurs du « journal de tous les Burkinabè » dans les mois d’avril et de mai.

A propos, elle a rendu un hommage aux devanciers qui continuent de transmettre leur savoir à la génération actuelle. Ibrahima Ouédraogo est un agent de Sidwaya depuis 1983. Après 33 ans de loyaux services rendus à la Nation, il est admis à la retraite. Cependant, il continue des fois à accompagner la jeune génération au niveau de la maintenance à la direction de l’imprimerie de Sidwaya. M. Ouédraogo a participé au lancement du premier numéro de Sidwaya à sa création. A l’écouter, la parution du premier numéro de Sidwaya n’a pas été facile. « Nous avons passé toute la nuit à faire le tirage. C’est au fur et à mesure que nous faisions sortir quelques numéros pour les invités », a-t-il témoigné. De son avis, le travail est plus simplifié aujourd’hui avec les nouvelles technologies. A l’occasion des 40 ans de Sidwaya, le doyen a souhaité plein succès à la direction actuelle. Il a également plaidé afin que l’Etat dote de moyens conséquents pour renouveler une partie des machines de l’imprimerie, ce qui est nécessaire pour le bon fonctionnement de l’organe de presse.
Abdoulaye BALBONE
Football : Les clubs des ligues 1 et 2 mettent fin au boycott des activités de la Fédération burkinabè de football
Les clubs des ligues 1 et 2 reprendrons bientôt leur participation aux compétitions de football. Via un communiqué en date du vendredi 5 avril 2024 lesdits clubs ont annoncé leur décision de mettre fin au boycott des activités de la Fédération burkinabè de football (FBF).
« Après des échanges très nourris, il nous est apparu nécessaire de prendre des mesures fortes pour sauver la saison sportive et notre football du spectre d’une année blanche dont les conséquences seraient incalculables » ont-ils indiqués dans leur communiqué.
Ils ont par ailleurs annoncé la reprise de leur participation aux compétitions. « À l’unanimité et en toute responsabilité et ce, au nom de l’intérêt supérieur de la Nation et du football, nous avons pris la décision de mettre fin à notre boycott des activités de la FBF et de reprendre notre participation aux compétions à compter de ce jour 05 avril 2024 », précise le communiqué.
En rappel, ces clubs avaient décidé 28 février dernier de suspendre leur participation aux compétitions organisées par le comité exécutif de la FBF dirigé par Lazare Banssé.
Augustin Sogoh SANOU
Siwaya.info
Région de l’Est: L’usage des motocyclettes de type Aloba, Sanili, fortune et des tricycles interdit, au-delà de la ville de Fada
Dans un communiqué en date du 5 avril 2024 , le gouverneur de la région de l’Est, Ram Joseph Kafando, informe l’opinion publique que l’usage des motocyclettes de type Aloba, Sanili, Fortune ainsi que des tricycles est « strictement interdit de jour comme de nuit sur l’ensemble du territoire régional, à l’exception de la ville de Fada N’Gourma, dans ses limites urbaines », à compter du lundi 8 avril au samedi 5 octobre 2024.
Toutefois, le même communiqué précise que seuls les Forces de défense et de sécurité (FDS), les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et toute autre personne munie d’une autorisation délivrée par une autorité compétente sont exemptés de la mesure. Laquelle mesure pourrait être reconduite en cas de nécessité, ajoute le communiqué. Aussi, a-t-il prévenu, tout contrevenant à ladite mesure s’expose aux risques liées aux opérations sécuritaires.
Depuis plusieurs semaines, la circulation des tricycles dans les zones « sous emprise terroriste » à l’Est fait couler beaucoup d’encre et de salive.
Sidwaya.info
Sénégal : Ousmane Sonko rend public son équipe gouvernementale
Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko a rendu public son équipe gouvernementale. Celle-ci est composée de 25 ministres et de cinq secrétaires d’état.
Parmi les principales nominations, figurent celles de l’ancien directeur de la programmation budgétaire au ministère des finances Cheikh Diba, nommé au poste de ministre des Finances et de Birame Souleye Diop ancien vice-président du Pastef, le parti d’Ousmane Sonko, qui occupera le poste de ministre du pétrole et de l’énergie.
Treize cadres du Pastef en tout héritent de portefeuilles ministériels comme El Malick Ndiaye, nommé aux Infrastructures et aux Transports, ou encore le porte-parole du gouvernement, Amadou Moustapha Ndiak Saré : ministre de la Formation professionnelle, et un des fondateurs du parti.
Deux généraux ont été nommés ministres de l’intérieur et de la défense.
Ce nouveau cabinet est restreint comparé au précédent qui comprenait 10 ministres de plus sous Macky Sall.
Le Premier ministre Ousmane Sonko qui a promis une rupture a également nommé des personnalités de la société civiles peu connues du grand public dans ce nouveau gouvernement.
Sidwaya.info
Source : africanews
Améliorer la SSR en contexte de crise sécuritaire : SOS Jeunesse & Défis entend renforcer l’approche numérique
L’association SOS JEUNESSE & DEFIS a organisé une conférence de co-création du 03 au 05 avril 2024 à Ouagadougou afin de discuter de la santé sexuelle et reproductive dans le contexte de crise sécuritaire. L’objectif était de dégager des solutions s’appuyant sur le numérique pour réduire le gap en matière d’accès aux services de santé sexuelle et reproductive.
En dépit de la situation sécuritaire que connaît le Burkina Faso, l’amélioration de la santé sexuelle et reproductive dans le pays demeure un défis pour lequel l’association SOS JEUNESSE & DEFIS reste engagé. Dans le cadre de ses initiatives allant dans ce sens, elle a organisé une conférence de co-création sur le thème « crise sécuritaire et santé sexuelle et reproductive : quelles solutions à l’ère du numérique ? ». L’activité s’est tenue du 03 au 05 avril 2024 à Ouagadougou et a réuni une cinquantaine de participants issus, entre autres, des ministères, des ONG et du monde associatif.
Durant ces 72h, ils ont échangé autour des thèmes tels que « Solutions innovantes à travers le digital pour l’amélioration des DSSR », « crise sécuritaire et santé sexuelle et reproductive : quelles solutions à l’ère du digital ».
À l’issue de ces 72h d’échanges, les participants seront chargés d’identifier des sous-thèmes afin de proposer des solutions innovantes.
Selon le responsable suivi et évaluation de SOS JEUNESSE ET DEFIS, Ives Ouédraogo, l’objectif de la conférence était de limiter l’impact de la crise sécuritaire sur l’accès aux services de santé sexuelle et reproductive à travers l’usage du numérique.

« Comme vous le savez depuis 2016 le Burkina Faso subit des attaques et ces attaques ont des conséquences sur les populations notamment sur la santé sexuelle et reproductive. Nous nous sommes dit que le numérique peut être une aubaine pour pallier ces différentes conséquences. Nous avons donc décidé d’initier cette conférence sur la co-création qui permettra aux différents participants de réfléchir sur les approches qui peuvent permettre de juguler les impacts de la crise sécuritaire », a expliqué M.Ouédraogo.
A cet effet, Jeunesse et Défis héberge un site dénommé Share-Net Burkina. Ledit site se veut être une plateforme de gestion des connaissances dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive. Il réunit un réseau de membres œuvrant pour l’accès aux connaissances en santé de la reproduction à travers la génération, le partage et la promotion de l’utilisation des connaissances pour le développement de meilleures politiques en faveur des Droits et santé sexuelle et reproductive (DSSR). La plateforme est financée par le ministère des Affaires Étrangères du royaume des Pays-Bas.

Pour le représentant de la directrice de la Santé de la famille au ministère en charge de la Santé, Dr Mathieu Bougma, cette rencontre a permis de faire l’état des lieux de la plateforme et des recommandations pour améliorer l’accès des jeunes et adolescents aux services de santé sexuelle et reproductive.
Créée en novembre 2002, SOS JEUNESSE & DEFIS se présente comme étant une association de droit burkinabè qui agit pour la promotion de la santé sexuelle et reproductive au niveau des jeunes.
Augustin Sogoh SANOU
Sidwaya.info
Usine de transformation de la tomate de Bobo-Dioulasso : Le gouvernement va injecter 225 millions FCFA pour améliorer l’accès à la route
Le gouvernement du Burkina Faso entend améliorer l’accès à l’usine de transformation de la tomate de Bobo-Dioulasso. Pour ce faire, les autorités de Transition ont décidé d’injecter 225 millions FCFA dans la réalisation des travaux.
Le délai d’exécution est de 5 mois et la distance totale de la voie est estimée à 7,5 km.
L’usine de transformation de tomate de Bobo-Dioulasso est bâtie sur une superficie de 3 hectares et va générer, à terme, au moins 150 emplois directs et plus de 10 000 emplois indirects.
Sidwaya.info
Source : Agence d’Information du Burkina
Parti communiste chinois : 100 ans de lutte et de gestion du pouvoir
Les journalistes africains de l’édition 2024 du programme du centre international chinois de la presse et de la communication ont visité le musée du Parti communiste chinois (PCC), le mardi 26 mars 2024 à Pékin.
Ouvert officiellement le 15 juillet 2021, marquant le centenaire du Parti communiste chinois (PCC), le musée à lui dédié est situé dans le district de Chaoyang, à Beijing (Pékin) en République populaire de Chine. Il est bâti sur une superficie de 147 000 m2 en R+3. Le premier niveau évoque la conquête du pouvoir par le PCC de 1921 à 1949. Le deuxième étage présente les années 1949 à 2007, soit de la prise du pouvoir par Mao Zedong à l’entrée de Xi Jinping au sein du comité permanent du bureau politique du PCC. Quant au troisième niveau, il est exclusivement réservé à la vie et aux réalisations de Xi Jinping, l’actuel Président de la Chine.
Le musée offre ainsi une vue d’ensemble du parcours centenaire du PCC et de son « inébranlable » esprit de lutte. A travers une visite guidée, les journalistes, en deux heures , ont pu, par le biais de plus de 2 600 images et 3 500 objets exposés dans le musée, comprendre la création et l’histoire du PCC ainsi que les réalisations socio-économiques atteintes sous la direction du parti. En effet, c’est le 23 juillet 1921, soit 10 ans après la création de la République de Chine, que le PCC naît dans la clandestinité à Shanghai. Parmi les 13 pères fondateurs, figurent Mao Zedong.
A la création du parti, il a fait savoir que « la fondation du PCC était un événement marquant de l’histoire de la Chine ». Quelques années plus tard, Xi Jinping a souligné que cet événement marquant a profondément changé la direction et les progrès du développement de la nation chinoise depuis l’époque moderne, ainsi que les perspectives et le destin du peuple chinois et de la nation chinoise. En outre, il a révélé que la fondation du PCC a profondément modifié la tendance et le modèle du développement mondial.
Ainsi, de 1921 à 1949, le PCC a mené le peuple chinois dans une lutte armée ardue et a finalement réussi à renverser « la domination de l’impérialisme » et à établir la République populaire de Chine (RPC).
C’est le 1er octobre 1949 à Pékin que Mao Zedong a proclamé la naissance de la RPC, 28 ans après la fondation du PCC. Sur la place Tian’anmen, il déclarait que « les Chinois se sont levés ». Après la fondation de la RPC, le PCC a conduit le peuple chinois de tous les groupes ethniques « à défendre l’indépendance et la sécurité du pays, à achever avec succès la transition de la nouvelle révolution démocratique à la révolution socialiste, à mener à bien une construction socialiste systématique à grande échelle et à réaliser un progrès économique et culturel sans précédent dans l’histoire de la Chine ». Principal artisan de la révolution chinoise et de l’édification du communisme, Mao Zedong a profondément influencé l’évolution de son pays. Il décède le 9 septembre 1976 à l’âge de 82 ans.
Souaibou NOMBRE
Depuis Pékin (Chine)
Snombre29@yahoo.fr
Journées nationales d’engagement patriotique : la mission diplomatique burkinabè à Pékin a sacrifié au rituel
L’ambassade du Burkina Faso en République populaire de Chine a procédé à la montée des couleurs, le vendredi 29 mars 2024 dans l’enceinte de la mission diplomatique, marquant ainsi le lancement des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne.
Les Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne sont prévues pour se tenir le 26 mars et le 2 octobre de chaque année et ce pendant 15 jours. C’est dans ce cadre que l’ambassade du Burkina Faso en République populaire de Chine a organisé une cérémonie de montée des couleurs en présence de son personnel et de certains ressortissants burkinabè, le vendredi 29 mars 2024, à Pékin. Cette cérémonie a marqué du coup le lancement desdites journées de la mission diplomatique dans ce pays d’accueil.
A l’issue de la montée des couleurs, l’ambassadeur du Burkina Faso en Chine, Daouda Bitié, a procédé à la lecture du message du chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré. De son avis, ce message invite chaque Burkinabè à s’engager pour la cause de son pays. « Comme le chef de l’Etat l’a si bien dit, cet engagement peut être de divers ordres. Cela peut se traduire par la contribution à l’effort de guerre, à l’engagement comme VDP et au payement des impôts en vue de renflouer les caisses de l’Etat. En plus, le message exhorte à une participation citoyenne en nettoyant son quartier et à planter un arbre à chaque évènement heureux, entre autres », a expliqué le diplomate.
A l’adresse des compatriotes vivant en Chine, il a estimé que le premier engagement de ces derniers consiste à être d’abord des Burkinabè « intègres », en représentant « fièrement » leur patrie au pays de Mao Zedong, en ayant un comportement « exemplaire » et de dignité. Pour le deuxième engagement, M. Bitié a invité la diaspora burkinabè en Chine à s’organiser pour contribuer au développement du pays. Et de préciser que cette contribution peut être financière ou toute autre opportunité qui puisse participer à la bonne marche des efforts entrepris par les plus hautes autorités. « Tout Burkinabè qui vit en Chine doit se comporter comme un ambassadeur en saisissant toute opportunité qui peut accompagner l’évolution du Burkina Faso.
Ça sera l’apport personnel à l’édification de la patrie », a fait savoir Daouda Bitié. Pour atteindre cet objectif, il envisage les jours à venir, aller à la rencontre des Burkinabè installés dans les zones à forte concentration telles que Guangzhou dans le Sud et Yiwu dans le Sud-Est de la Chine. Selon lui, c’est une activité qui peut aller au-delà de la période des Journées nationales d’engagement patriotique dans la mesure où la Chine est très vaste et les compatriotes vivent un peu partout. Qu’à cela ne tienne, il a saisi l’occasion pour lancer un appel aux Burkinabè vivant en Chine à venir se faire enrôler au niveau de l’ambassade afin que celle-ci puisse les connaitre et savoir où ils vivent pour mieux les assister en cas de besoin.
Souaibou NOMBRE
Depuis Pékin (Chine)
Snombre29@yahoo.fr
Construction du pont Changtai de Yangtsé : compétences, technologies et normes chinoises valorisées
Dans la province du Jiangsu, des journalistes africains ont visité le chantier de construction du pont de Changtai sur le fleuve Yangtsé qui devra à terme relier les villes de Changzhou et Taizhou en facilitant la mobilité et les échanges commerciaux.
Débutés en septembre 2019, les travaux de construction du pont de Changtai sur le fleuve Yangtsé, le plus long de Chine et le troisième au monde avec ses 6 380 km, s’achèveront en fin 2025. L’ouvrage en chantier est situé dans la province du Jiangsu, dans l’Est de la Chine et devra à terme relier les localités de Changzhou et Taizhou. Les travaux sont exécutés par la Société chinoise de communication et de construction.
De l’avis de ses experts, avec une longueur totale de 10,03 kilomètres, le tronçon combiné route-rail mesure 5,3 kilomètres, et est le premier passage au monde à combiner autoroute, chemin de fer interurbain et route normale. D’une portée principale de 388 mètres, ont-ils confié, c’est le plus grand pont en arc en acier à double usage route et rail du monde. Ils ont en outre révélé que le pont est composé de deux tours principales d’une hauteur de 350 mètres chacune, faisant du coup d’elles, les plus hautes tours de pont à haubans en construction dans le monde actuellement.
Les responsables de la Société chinoise de communication et de construction ont affirmé que la réalisation du pont s’inscrit dans le cadre de la modernisation de la Chine. C’est dans cette optique qu’ils ont précisé que les compétences, les technologies et les normes chinoises ont été combinés pour réaliser cet immense projet en vue de faciliter la mobilité des populations de part et d’autre en réduisant la durée du trajet entre Changzhou et Taizhou. En effet, sans cet ouvrage de franchement, il faut deux heures de route en véhicule et 40 minutes en bateau pour aller d’une ville à l’autre. Selon les experts de la société chinoise de communication et de construction, avec ce pont, il faudra seulement une dizaine de minutes pour rejoindre les villes portuaires de Changzhou et Taizhou qui possèdent chacune une zone économique spéciale.
La Société chinoise de communication et de construction est présente en Afrique et elle y a déjà réalisé un certain nombre d’infrastructures. Il s’agit entre autres du chemin de fer reliant la capitale kényane, Nairobi, à la ville portuaire de Mombasa dans le Sud du pays, du port de Lekki au Nigeria, de l’autoroute Addis-Abeba-Djibouti en Ethiopie et le pont de Maputo au Mozambique.
Souaibou NOMBRE
Depuis Changzhou (Chine)
Snombre29@yahoo.fr
Medias : Sidwaya a 40 ans d’existence
5 avril 1984 – 5 avril 2024, cela fait 40 ans, jour pour jour que « Le journal de tous les Burkinabè », Les Éditions Sidwaya, évolue dans l’univers médiatique au Burkina Faso. En attendant la célébration officielle le 27 mai prochain qui coïncide avec les 60 ans de l’Agence d’information du Burkian (AIB), les agents et les responsables de toutes les directions se sont réunis ce vendredi 5 avril au siège du média à cette occasion, à travers la montée des couleurs.
La cérémonie a été présidée par directrice générale, Assetou Badoh qui a saisi l’occasion pour rendre hommage aux devanciers. Mme Badoh a également félicité et encouragé l’ensemble du personnel, l’appelant à poursuivre ses efforts afin de porter encore plus haut le flambeau. « Je voudrais vous exprimer toute mon admiration et vous féliciter pour le combat que vous menez pour maintenir très haut ce journal qui est un héritage.
C’est un patrimoine national ! », a déclaré la directrice. La fin de la cérémonie a été marquée par la plantation d’un arbre au sein de la Direction générale du journal.
Le quotidien a été créé le 5 avril 1984 par le régime révolutionnaire du président Thomas Sankara.
Augustin Sogoh SANOU
Sidwaya.info
Relance de la production du blé au Burkina Faso: un pari gagné!
Bientôt, les Burkinabè consommeront du pain fabriqué à base de farine du blé « made in Burkina ».
Sous l’impulsion du Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré, le Burkina Faso s’est engagé dans la production à grande échelle du blé. Atteindre l’autosuffisance en farine de blé pour répondre à la demande de plus en plus croissante des consommateurs, tel est l’objectif visé par le gouvernement.
Pour ce faire, un accompagnement structuré (semences, matériels agricoles, aménagements des terrains, etc.) est apporté aux différents acteurs qui rivalisent d’ardeur sur le terrain.
Sidwaya.info
Source : SIG
SIAO 2024 : 4 000 exposants attendus
La direction générale du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) a initié une rencontre d’informations et de mobilisation des artisans de la région du Centre, le jeudi 4 avril 2024 à Ouagadougou, sur l’organisation de la 17e édition du SIAO, prévue du 25 octobre au 3 novembre prochain.
La 17e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) se tiendra, du 25 octobre au 03 novembre 2024 sur le thème : « Artisanat africain, entrepreneuriat des jeunes et autonomisation ». Pour une organisation réussie, à six mois de l’évènement, la direction générale du SIAO mobilise les artisans, à travers des
rencontres d’informations et de sensibilisation.
Ainsi, après les rencontres d’échanges dans 12 régions, tenues entre le 14 et 28 mars dernier, ce fut le tour de celle du Centre d’échanger avec les organisateurs de la fête de l’artisanat africain. « La rencontre d’aujourd’hui marque le couronnement de cette tournée régionale d’informations et s’inscrit dans cette même dynamique de vous présenter la 17e édition du SIAO à l’effet de recueillir vos contributions pour améliorer l’organisation du Salon pour notre bonheur à tous », a indiqué la Directrice générale (DG) du SIAO, Mariam Traoré.
Comme les éditions précédentes, en plus des cérémonies d’ouverture et de clôture, il est prévu des expositions-ventes des produits de l’artisanat africain, des expositions du pavillon de la créativité. A cela s’ajoutent les séminaires et ateliers autour du thème central, des rencontres d’affaires sur l’espace B to B (entre professionnels du métier) et l’organisation de compétitions en vue de primer les meilleurs artisans du Salon.
La journée du pays invité d’honneur, les animations culturelles et artistiques, la gastronomie et la Nuit des artisans méritants (NAM) pour récompenser les lauréats sont aussi au programme de l’édition 2024. Des innovations majeures seront au rendez-vous de cette 17e biennale de l’artisanat africain. Il s’agit de l’opérationnalisation de plusieurs portes d’entrée et de sortie du site, de la mise en place des « points i » dans les pavillons pour centraliser les préoccupations des exposants et orienter les visiteurs, a fait savoir Mme Traoré.
Le e-SIAO (réservation, paiement et attribution des stands en ligne), la création d’un espace dénommé : « Village du pays invité d’honneur » figurent également sur la liste des innovations.
Mobilisation des artisans

Autre nouveauté annoncée, la réalisation d’ateliers vivants en vue d’une meilleure vulgarisation des métiers de l’artisanat. 700 stands, 4 000 exposants, 50 acheteurs et visiteurs professionnels venant des cinq continents, 30 pays participants, 350 000 visiteurs grand public venant de tous les horizons sont les statistiques attendues du SIAO 2024. Pour ce qui est du coût des stands, les exposants individuels de la zone Afrique vont débourser 700 000 F CFA pour les stands climatisés, contre 300 000 F CFA pour les ventilés. Quant aux exposants du reste du monde, les coûts sont de
1 500 000 F CFA et 1 000 000 F CFA respectivement pour les climatisés et les ventilés.
Et pour une meilleure visibilité du Salon, les organisateurs comptent sur la couverture médiatique par au moins 350 journalistes de 50 médias nationaux et internationaux.
Tout en saluant la tenue de ces rencontres d’échanges, le président de la Chambre des métiers et de l’artisanat (CMA) de la région du Centre, Paulin Kaboré, est revenu sur les inscriptions tardives de ses membres. Il a également évoqué la cherté des coûts des stands.
A son tour, la présidente des CMA, Germaine Compaoré, a invité les
artisans à se mobiliser comme les autres années pour la réussite de l’édition 2024.
La DG a expliqué que la région du Centre a toujours été la plus représentée aux éditions du SIAO. Pour elle, cela témoigne de la vitalité de son artisanat animé par des acteurs expérimentés et réguliers aux éditions du SIAO.
« Je souhaite donc que vos expériences respectives en termes de participation à ce salon nous soient partagées afin que nous puissions endiguer les difficultés qui ont pu entacher votre pleine participation à ces différentes éditions et surtout de permettre d’insister sur les bonnes pratiques pour un salon à la hauteur de nos attentes », a-t-elle lancé aux participants.
La 16e édition du SIAO a eu lieu du 27 janvier au 5 février 2023 sur le thème : « Artisanat africain, levier de développement et facteur de résilience des populations ». L’événement a mobilisé 3 679 exposants venus de 20 pays d’Afrique, d’Europe, d’Amérique et d’Asie et 35 acheteurs professionnels venus de 8 pays d’Afrique, d’Amérique, d’Asie et d’Europe. 360 223 visiteurs grand public venus de 34 pays d’Afrique, d’Amérique, d’Asie et d’Europe ont été enregistrés. Aussi, 702 stands ont été attribués aux exposants. 697 journalistes relevant de 76 médias nationaux et internationaux venus de 8 pays d’Afrique et d’Europe ont été témoins de l’édition passée.
Mariam OUEDRAOGO
mesmira14@gmail.com


