La campagne pour la présidentielle du 24 mars 2024 bat actuellement son plein au Sénégal, après le rendez-vous manqué de fin février. Si le report surprise du scrutin par le chef de l’Etat sortant, Macky Sall, n’avait pas eu lieu, les Sénégalais avaient déjà choisi leur nouveau président et attendaient de le voir à l’œuvre. Ce n’est malheureusement pas le cas. Après avoir renoncé à un 3e mandat et prétextant par la suite de soucis dans la validation des candidatures à la présidentielle, Macky Sall a momentanément plongé le pays dans l’incertitude, en ajournant le scrutin. Mais, l’intransigeance du Conseil constitutionnel ne lui permettra pas de jouer les prolongations à la tête de l’Etat. Exit ce contretemps, les Sénégalais découvrent à présent les projets de société proposés çà et là par les 19 candidats en liste, après le désistement de la gynécologue et actrice de la société civile, Rose Wardini.
Circonstance oblige, les prétendants au trône ont deux semaines (du 9 au 22 mars) au lieu de 21 jours prévus, pour rallier le plus de voix à leur cause, en vue de triompher dans les urnes. C’est une campagne expresse, qui met entre autres en lumière, des personnalités tels les ex-Premiers ministres, Amadou Bâ, dauphin de Macky Sall et Idrissa Seck, et l’ancien maire de Dakar, Khalifa Sall. Le grand absent, c’est évidemment le médiatique opposant, Ousmane Sonko, empêché par des ennuis judiciaires et dont la candidature a été remplacée par celle de Bassirou Diomaye Faye, un autre cadre de son parti, le PATEF. Tous deux sont en prison et devraient en principe retrouver la liberté, à la suite du vote de la loi d’amnestie sur les délits ou crimes, jugés ou non, se rapportant à des manifestations politiques, sur la période allant de février 2021 à février 2024.
En attendant, les soutiens et membres du PASTEF battent campagne pour leur candidat, espérant le faire quitter derrière les barreaux pour la présidence de la République. Bassirou Diomaye Faye fait d’ailleurs partie des favoris, de même que le dauphin de Macky Sall. Mais à considérer la gouvernance décriée de Macky Sall, accusé du reste d’avoir fait reculer la démocratie et le contexte apparent de soif de changement au Sénégal, le dauphin de Macky Sall doit batailler dur pour l’emporter sur l’opposition. Parmi les 19 candidats, celui qui va afficher une ferme volonté de rompre avec les pratiques politiques de l’ère Sall devrait gagner la faveur des urnes.
Tout concourt à ce que le vent change de direction au pays de la Teranga , tant les Sénégalais veulent manifestement plus de liberté, de démocratie et une vie moins dure. La cherté de la vie domine les débats dans ce pays où de nombreux citoyens vivotent. Il ne faut pas perdre de vue que le Sénégal figure parmi les Etats africains où les prix des denrées de première nécessité ne cessent de grimper. De nombreux espoirs reposent alors sur les épaules du futur chef de l’Etat sénégalais qui n’aura pas la tâche facile dans ce contexte de fortes attentes.
Boromo : des prières et des sacrifices pour conjurer les accidents sur la RN1
Kantigui a appris que les autorités administratives de la province des Balé ont décidé de prendre à bras-le-corps le phénomène, de plus en plus récurrent, des cas d’accidents sur la Route nationale1 (RN1). En effet, selon ce qui a été rapporté à Kantigui, elles projettent, en accord avec les coutumiers de la localité, d’organiser des prières et de faire des sacrifices pour réduire le nombre d’accidents observés sur ce tronçon. Selon des sources bien introduites, des accidents avec des pertes en vie humaine, des blessés graves et des dégâts matériels importants y sont enregistrés quotidiennement. Il a été dit à Kantigui que ces derniers mois, en empruntant le tronçon, la voie est parsemée de carcasses de véhicules accidentés, de stigmates de chocs d’accidents et de tombes des victimes. Selon un confident de Kantigui, certains conducteurs impliqués dans des accidents ont dit avoir été perturbés ou effrayés par des spectres en forme humaine ou animale quelques secondes avant leurs accidents. Ce serait au vu de ces témoignages, a-t-on soufflé à Kantigui, que plusieurs personnes « avisées » des questions mystiques ont souhaité qu’on y accorde du crédit et implique les coutumiers afin d’apaiser les esprits. Kantigui salue cette initiative locale des acteurs pour des solutions endogènes face à ce phénomène.
Solenzo : des vendeuses de pain sans ristournes depuis plusieurs mois
Kantigui, en séjour à Solenzo, a appris avec désolation que des vendeuses et vendeurs de pain d’une boulangerie de la place et implantée dans la quasi-totalité des localités du pays n’ont pas eu leurs ristournes depuis plusieurs mois. Selon les informations rapportées à Kantigui, les abonnés pour la vente de pain devraient recevoir des ristournes mais les sources de Kantigui affirment que seules quelques personnes en ont bénéficié. L’on a confié à Kantigui, le porte-voix des sans-voix, que ceux qui n’ont pas eu leurs ristournes, malgré plusieurs interpellations, ont porté l’information à la gendarmerie afin de rentrer en possession de leur dû. Un interlocuteur de Kantigui renchérit que son oncle devrait avoir près de 70 000 F CFA mais à chaque fois, on lui dit d’aller et revenir. Kantigui appelle les responsables de la boulangerie qui se sentiront concernés à ouvrir l’œil sur la gestion de l’agence de Solenzo.
Koudougou : un agent de santé se fait arnaquer plus de 3 millions
De retour d’une visite à Réo, Kantigui a marqué un arrêt à Koudougou, la cité du Cavalier rouge, pour se désaltérer. C’est là, dans la buvette, que Kantigui a appris qu’un agent de santé (une dame) s’est fait arnaquer la somme de trois millions deux-cent-mille (3 200 000) F CFA. Des explications, il a été dit à Kantigui qu’un jour, l’agent de santé a reçu un appel d’un individu depuis le Cameroun. L’intéressé lui parle en la nommant sans erreur sur son identité et s’assure si c’est bien elle. Il lui dit qu’il y a des objets d’art arrivés par bateau en son nom au Cameroun. Et, pour lui transférer ces objets, il faut qu’elle envoie 3 200 000 F CFA. Mais, la dame n’avait que 2 millions F CFA dans son compte. Pourtant, elle tenait à récupérer « ses objets ». C’est ainsi qu’elle va emprunter de l’argent à hauteur de 1 200 000 FCFA à une de ses connaissances pour compléter et envoyer au Cameroun. Malheureusement, dès que l’argent a été réceptionné par son correspondant, celui-ci ne sera plus joignable. C’est en ce moment qu’elle a compris que c’était de l’arnaque, mais le forfait avait été commis. Kantigui se souvient bien qu’un cas similaire s’était passé à Pô avec une enseignante qui a failli se suicider. Kantigui déplore ce qui est arrivé à l’agent de santé et profite appeler encore l’ensemble de ses concitoyens à faire attention s’ils veulent éviter des situations similaires.
Dédougou : le CELPAC bientôt doté d’environ 1 200 livres
Kantigui, de passage au Centre de lecture publique et d’animation culturelle (CELPAC) de Dédougou, a eu vent que des bienfaiteurs se préparent à faire un don d’environ 1 200 livres au centre. Ces bienfaiteurs sont entre autres, les Lions clubs Ouagadougou Oasis et Dédougou Grenier, en partenariat avec l’ONG Nouvelle planète et le Cercle Nazi Boni pour l’éducation et la culture. Ce don sera remis au cours d’une cérémonie le samedi 16 mars 2024 à Dédougou. Kantigui, qui ne se fera pas prier pour prendre part à cette cérémonie, se félicite déjà pour ce geste qui contribuera à renouveler la bibliothèque du CELPAC et à aiguiser le goût à la lecture dans un monde dominé par la « génération tête baissée » avec le numérique. Kantigui invite d’autres bonnes volontés à emboîter le pas à ces donateurs afin d’aider le CELPAC à remplir pleinement sa mission.
La Société nationale d’électricité du Burkina a initié une rencontre d’information et de formation au profit d’Organisations de la société civile (OSC), dans le cadre de sa campagne de communication sur la pointe, période généralement marquée par une forte demande en énergie électrique, le mardi 12 février 2024 à Ouagadougou.
La période de pointe (de mars à juin) est souvent porteuse de contraintes. C’est pourquoi, la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL) initie chaque année en ces moments critiques, une rencontre avec ses partenaires en vue de partager des informations. Fidèles à cette tradition, les responsables de la structure ont échangé avec une vingtaine d’Organisations de la société civile (OSC) partenaires autour des difficultés et opportunités du secteur de l’électricité, le mardi 12 mars 2024, à Ouagadougou. Le Directeur général (DG) de la SONABEL, Souleymane Ouédraogo, a assuré d’emblée que les agents de la SONABEL feront de leur mieux pour que l’électricité soit disponible partout au Burkina Faso. A son avis, la satisfaction du client est le leitmotiv de son institution et elle travaillera pour apporter des réponses adéquates à la problématique énergétique. « La période chaude est un moment particulièrement difficile surtout dans un contexte où la demande connait une croissance », a reconnu le DG.
Les représentants d’OSC ont été informés sur la gestion de la période de pointe par la SONABEL.
De ce fait, il a indiqué qu’un dispositif est mis en place pour rétablir « rapidement » les cas de panne électrique. Tenant compte des lignes d’interconnexions, le Burkina a une offre d’énergie d’environ 594 mégawatts et une demande estimée à 590 mégawatts. « Ce sont des chiffres qui tiennent compte des éventuelles indisponibilités des groupes. Nous avons un équilibre précaire de 4 mégawatts de plus cette année », a déclaré M. Ouédraogo. Il a précisé qu’actuellement, les pays qui desservent le Burkina enregistrent aussi des difficultés pour satisfaire la demande, entrainant une rationalisation de la fourniture d’électricité. Malgré cela, ces deux pays, le Ghana et la Côte d’Ivoire, fournissent une bonne capacité d’énergie à la SONABEL qui, couplée à la production locale, permet de couvrir la demande mais de manière précaire, a-t-il souligné. Pour lui, la question de l’interconnexion fait couler de l’encre mais le Burkina ne peut pas s’en passer pour le moment, car il a besoin des ressources publiques pour continuer à soutenir la lutte contre le terrorisme.
Une économie de 555, 6 millions FCFA par jour
L’interconnexion avec ces deux pays permet au Burkina de réaliser en moyenne 555, 6 millions FCFA d’économie par jour, a révélé le directeur général de la SONABEL. Il a fait savoir que le Burkina importe en moyenne 200 mégawatts du Ghana et 50 mégawatts de la Côte d’Ivoire. Pour lui, si l’on veut produire localement au Burkina, la source de substitution est la production thermique qui utilise le gasoil. Pourtant, avec le coût du dollar, pour produire un kilowattheure thermique, il faut dépenser 160 FCFA, ce qui revient cher. Il a signifié que le tout solaire a des limites. Parce que c’est une production qui dépend de l’évolution du soleil et de beaucoup de paramètres comme la chaleur, la poussière…
Il a assuré que la démarche est engagée en vue d’explorer d’autres sources de production d’énergie, notamment le nucléaire, le gaz, le charbon. Mais en attendant, il a rappelé que le Burkina a un système basé sur un mix énergétique composé des interconnexions, de la production thermique, de la production solaire, de la production hydroélectrique. En termes de perspectives à court terme pour faire face à la pointe, la SONABEL prévoit entre autres des installations de centrales électriques de 200 mégawatts à Ouaga, 100 mégawatts à Bobo, de 5 centrales régionales ( Gaoua, Ouahigouya, Dori, Dédougou et Fada) pour renforcer son système de fourniture. Le secrétaire général de la Ligue des consommateurs du Burkina (LCB), Ousséni Ouédraogo, a salué la tenue de cette rencontre permettant de discuter sur la fourniture d’électricité pour les consommateurs. Néanmoins, il a invité la nationale de l’électricité à travailler à minimiser les coupures d’électricité afin d’éviter de revenir chaque année sur ces mêmes questions. Il a recommandé l’organisation d’échanges « restreints ou mieux élargis » avec d’autres acteurs que sont l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie (ARSE) et les Coopératives d’électricité (COOPEL) qui travaillent pour la disponibilité de l’énergie auprès des consommateurs.
La 5e journée des 13es Jeux africains n’a pas été fertile pour le Burkina Faso. Aucun athlète n’a réussi à monter sur l’un des podiums en cyclisme et en judo. Awa Bamogo l’a raté de justesse, laissant le Burkina se contenter jusque-là de ses 3 médailles de bronze, après cinq jours de compétition.
L’espoir de médaille burkinabè en cyclisme aux 13es Jeux africains reposait sur Awa Bamogo dans le critérium de 56 km. Cela après le fiasco des hommes la veille. Un espoir fondé, car, la sociétaire de l’Union sportive des forces armées (USFA) est souvent montée sur le podium lors des joutes internationales auxquelles elle a pris part. La partie a démarré tambour battant avec le système de courses intermédiaires avec des points (à chaque 4 tours) à la clé. Chacune des dames affiche ses ambitions pour l’une des 3 médailles.
L’on attaque et l’on contre-attaque. Le spectacle est au rendez-vous malgré la canicule. Au décompte après la boucle, Awa totalise 8 points. Elle est à égalité avec une Rwandaise. L’on décide alors de les départager sur d’autres critères comme leur classement dans les différents tours. Ce qui a désavantagé la cycliste burkinabè de 24 ans qui rate de peu de monter sur le podium. Elle reste sur le pied du podium. Elle accuse le manque de préparation. « Je connais la plupart de mes concurrentes qui viennent de la Belgique avec des vélos dernières générations offertes par leur club», informe-t-elle. Awa Bamogo conseille l’organisation de compétitions féminines au Burkina au lieu de ne leur offrir que des courses en levée de rideau à chaque compétition des hommes. Son entraineur Jérémie Ouédraogo embouche la même trompette. Lui aussi parle d’une mauvaise préparation. Il a laissé entendre que la majorité des cyclistes à ces Jeux africains viennent directement du Rwanda où ils ont participé au Tour cycliste de ce pays. C’en est donc fini pour le cyclisme burkinabè à ces présents Jeux africains.
Entame difficile des judokas
En judo, tout est allé vite pour les tireurs burkinabè. Aucun n’a réussi à dompter le moindre adversaire. Ils ont tous été éliminés au premier tour. Face au Tchadien dans les -66 kg, Akim Diallo a d’emblée pris le dessus. Il a même occasionné une sanction à son adversaire. Mais, hélas, au final, c’est le Tchadien qui triomphe. Ce fut la même sentence chez les -57 kg entre Diane Paré et une Zambienne.
Là, la « bagarre » a vraiment eu lieu. Mais, la zambienne plus rapide a réussi à marquer plus de points pour s’offrir le juste minimum pour la victoire. Dans la plus petite des catégories (-48 kg), Sadia Alima Sanfo a tenu la dragée haute à la malgache avant de craquer en toute fin de partie. Le Directeur technique national (DTN) de la Fédération burkinabè de judo, Sié Augustin Palm, reconnait que ses athlètes se sont bien préparés. « Seulement que les erreurs techniques de nos représentants ont pesé sur la balance. Toute chose qui ne se pardonne pas à ce niveau de la compétition », explique maitre Palm. Il a rassuré que l’espoir de médaille est permis avec l’entrée en compétition aujourd’hui de la catégorie poids lourd (-81 kg) avec Kaled Konaté et demain avec Carmen Koné (-90 kg) et Mariam Drabo (-78 kg). Des catégories, selon le DTN, où le Burkina a beaucoup prouvé à l’international.
Le ministère de l’Urbanisme, des Affaires foncières et de l’Habitat a animé une conférence de presse, mardi 12 mars 2024 à Ouagadougou, pour annoncer le lancement de la plateforme numérique de collecte de données sur les parcelles et les logements acquis auprès des ex-promoteurs immobiliers privés.
Le ministère de l’Urbanisme, des Affaires foncières et de l’Habitat souhaite recueillir des informations sur les parcelles et les logements acquis auprès des promoteurs immobiliers précédemment agréés sous la loi n°057-2008/AN du 20 novembre 2008 ou des coopératives d’habitat. Pour faciliter le processus, la plateforme numérique www.passif-immobilier.bf a été lancée, au cours d’une conférence de presse, animée, mardi 12 mars 2024, à Ouagadougou. Ce, dans l’objectif de permettre aux acquéreurs, sans se déplacer, d’apporter des informations relatives à la superficie, au coût, à l’état de viabilisation du site… de la parcelle ou du logement. La clôture de la plateforme est prévue, vendredi 22 mars 2024, à minuit.
Selon le Secrétaire général (SG) du ministère en charge de l’urbanisme, Maxime Tiendrebéogo, l’objectif est d’avoir, à terme, la situation réelle et exhaustive du passif de la promotion immobilière privée. Pour l’utilisation de la plateforme, les acquéreurs sont tenus de procéder à la création d’un compte, au renseignement de la parcelle ou du logement et la jointure des pièces justificatives. En cliquant sur le bouton « nouveau », la plateforme envoi un formulaire qui précise les conditions générales d’utilisation. Les documents doivent être scannés et la photo de l’acquéreur ne doit excéder un mégaoctet (1Mo). Des dispositions ont été prises au niveau central et régional pour assister les citoyens qui ne pourraient pas remplir d’eux-mêmes les informations requises sur cette plateforme. Pour le SG, il était question que les bénéficiaires de ces biens immobiliers soient suivis, d’où, la nécessité de la collecte des informations.
Les préoccupations des journalistes sont plus centrées sur le devenir de ces parcelles déjà acquises.
« Ces informations vont nous permettre à terme de faire une contradiction avec celles précédemment recueillies. S’en suivra, alors une audition des promoteurs immobiliers. Toute chose qui va nous permettre d’avoir la situation réelle sur le terrain », a-t-il dit. Qu’en est-il des fiches d’attribution de parcelles délivrées par certains promoteurs immobiliers ? A cette interrogation, M. Tiendrebéogo a fait comprendre que ces documents ne sont pas reconnus par l’Administration publique. C’est pourquoi, a-t-il soutenu, ces informations vont mieux éclairer le gouvernement de certaines pratiques des promoteurs immobiliers sur le terrain. Ce qui va certainement permettre d’avoir des meilleurs statistiques possibles pour éclairer l’autorité dans les prises de décision. A cette rencontre avec les journalistes, le SG du département en charge de l’urbanisme a tenu à informer les personnes intéressées par l’exercice de la promotion immobilière que l’activité demeure soumise à agrément. A ce titre, il a souligné que le dispositif institutionnel et juridique de la Commission nationale d’agrément pour l’exercice de l’activité de la promotion immobilière suivant les dispositions de la nouvelle loi est fin prêt. Par conséquent, les dossiers de demande d’agrément sont désormais recevables au sein du ministère pour suite à donner. Ceux qui veulent exercer l’activité de promotion immobilière sont attendus pour les formalités pour peu qu’ils en remplissent les conditions. Si non, ces sociétés demeurent commerciales et ne peuvent pas exercer d’activité de promotion immobilière.
Au nom d’Allah, Clément et Miséricordieux. Louanges infinies à Allah pour Ses innombrables bienfaits sur nous parmi lesquels, l’institution du mariage comme source de quiétude. Que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur Son bien- aimé Messager Mouhammad ainsi que sur tous les croyants de tous les temps et lieux. L’Islam a fait du mariage un contrat par lequel les cocontractants que sont les époux doivent chacun tirer profit de la vie commune. On se marie non pour régresser mais pour aller de l’avant dans tous les aspects de sa vie. C’est pourquoi, pour le réussir, il faut que les futurs époux soient bien formés. Cette préparation à la vie conjugale se faisait avant dans les familles mais, aujourd’hui, le constat est amer. Les gens sont laissés à eux-mêmes. Les frères comme sœurs entrent dans le mariage sans comprendre véritablement le sens de la responsabilité. Chacun se construit son monde idéal et utopique dans sa tête et après, cela devient autre chose. Nous comprenons le nombre élevé de divorces dans nos contrées.
Lorsque les époux sont bien préparés au mariage, ils comprennent que l’essence du mariage réside dans cette parole d’Allah : « Elles sont pour vous un vêtement et vous un vêtement pour elles » (S2 V 187). D’abord, il sied de comprendre que le vêtement est un embellissement pour celui qui le porte. Quand on va à une rencontre, à une fête, on fait très attention à son vêtement. On choisit le vêtement en fonction de l’occasion en prêtant également attention à l’harmonie des couleurs voire avec ses humeurs. De cette même manière, on ne se marie pas à n’importe qui. On ne se marie pas à une personne parce qu’elle est seulement belle ou a de l’argent. Dans le mariage, chacun doit être pour son conjoint un embellissement.
Il doit être un plus, une valeur ajoutée dans la vie de l’autre. Dès le début du mariage, le prophète, pour sa réussite, enseigne que chacun des époux fasse cette invocation « Ô Allah, je Te demande le meilleur de cette épouse et le meilleur de son comportement et je cherche protection auprès de Toi contre le mal de cette épouse et le mal de son comportement ». Chacun des conjoints doit aider l’autre à la réalisation de son projet de vie et du projet de vie familiale. Il s’agit de deux projets de vie qui se croisent. Avec des concessions de part et d’autre, on crée un projet commun qu’est le projet de vie commune à côté des projets individuels. Il ne s’agit, par le mariage, de construire une vie familiale dans le déni total du bien-être et de l’épanouissement spirituel, matériel, … d’un des membres. Chacun doit être pour l’autre ce plus dans toute sa vie, dans sa relation avec Son Seigneur, dans sa vie professionnelle, dans sa vie sociale, matérielle, …
Malheureusement, dans beaucoup de cas, on a l’impression que le mariage est la construction du bonheur dans un sens unilatéral de sorte que tous doivent contribuer à sa réalisation. Ensuite, le vêtement une protection pour celui qui le porte. Il protège par rapport à tes propres défauts. Imaginez si on devait sortir sans vêtements. Soubhanallah. C’est dans ce même sens que chaque époux doit être pour son conjoint une protection par rapport à ses défauts. C’est le lieu de rappeler qu’il faut déconstruire avant d’y entrer. Autant nous avons des défauts, autant celui qu’on marie n’est pas un ange. Il y a des défauts de ton conjoint que tu ne découvriras que par le biais du mariage. Divulguer cela auprès d’autres personnes ne fait plus de toi un vêtement convenable qui couvre les défauts. Cela fait de toi un vêtement troué qui laisse percevoir ce qu’il devrait cacher. Plutôt que de dire « je ne savais pas que tu étais comme ça » et de commencer à raconter cela partout, il faut prier pour la personne afin qu’Allah l’améliore en lui apportant également des conseils pratiques. Il faut, donc, faire beaucoup attention à ne pas divulguer les secrets de la famille. Beaucoup altèrent la qualité de leur vie conjugale en divulguant les secrets à leurs amis, à leurs voisins, aux membres de leur famille. Alors que le Prophète a prévenu en disant que : « Parmi les hommes qui occupent les rangs les plus bas auprès d’Allah le jour de la résurrection se trouve celui qui a des rapports intimes avec sa femme et qui ensuite les décrit aux gens ».
Il a ajouté en disant que « le cœur du croyant est le cimetière des secrets ». Si tu ne peux te confier à ton conjoint sans aucune crainte de l’entendre ailleurs, quelle protection pourrais-tu trouver à ses côtés ? Enfin, ce vêtement doit être une protection contre l’extérieur et cela dans tous les aspects de la vie conjugale. Par ce exemple, si tu sors et que quelqu’un te suscite des envies, retourne chercher protection auprès de ton conjoint car il ou elle a tout ce que l’autre a dehors. Cela signifie que chacun des époux doit se disponibiliser de manière convenable pour l’autre. Il ne s’agit pas, sans raison valable, de repousser ton conjoint. Il pourrait être frustré et cela pourrait dégrader la qualité de la vie conjugale. Il en est de même de la protection procurée par la bonne prise en charge de l’autre dans les relations intimes. Il n’est point question, ici, d’agir de manière égoïste en ne cherchant que son seul plaisir sans se soucier de son partenaire. Et pour cela, il faut bien connaitre la différence entre l’homme et la femme. Ces derniers n’acquièrent pas les plaisirs de la même manière ni au même moment. Tout cela nécessite une formation. Le Prophète dit, par exemple, « n’allez pas à vos femmes comme les coqs vont aux poules. Faites précéder un messager ». Par ce hadit, il nous parle des préliminaires avant les relations intimes proprement dites. Combien de femmes souffrent en silence dans leurs foyers parce que les maris n’arrivent pas à les satisfaire ? Combien tombent, pour cela, dans le péché de la masturbation ? Cette insatisfaction ou cette source de non-protection est la cause non dite de beaucoup de divorces. Puisse Allah nous pardonner, nous faire davantage miséricorde et nous agréer. Seigneur Allah, fais de nous de véritables vêtements pour nos vies conjugales. NB : La foi musulmane est une foi active qui impose un devoir de présence.
Madi Ouédraogo est le président du Conseil des opérateurs économiques burkinabè de Côte d’Ivoire (COEB-CI) depuis juin 2023. Il est par ailleurs responsable de l’entreprise SERFIN (Services & finances), spécialisée dans la distribution des produits financiers, notamment la monétique, les cartes prépayées, le transfert d’argent, depuis une trentaine d’années. Communément appelé « Madi Western Union », il est celui qui a introduit le transfert d’argent Western Union en Afrique de l’Ouest depuis 1993. Dans cette interview accordée à Sidwaya, le samedi 1er mars 2024, à Abidjan, le président Ouédraogo aborde, entre autres, ses objectifs à la tête du COEB-CI, le rang du Burkina en tant premier investisseur étranger en Côte d’Ivoire, le rôle que la diaspora doit jouer dans l’économie burkinabè.
Sidwaya (S) : Comment se porte la communauté des hommes d’affaires burkinabè vivant en Côte d’Ivoire ?
Madi Ouédraogo (M.O.) : Comment cette communauté se porte, cela dépend de l’angle sous lequel, on se place. Mais, nous souhaitons qu’elle se porte mieux. C’est d’ailleurs pour qu’elle se porte mieux que le Conseil des opérateurs économiques burkinabè de Côte d’Ivoire (COEB-CI) a été créé depuis trois ans. Il est composé d’une trentaine de membres. La communauté est grande, mais il faut toujours un noyau pour la tirer vers le haut. L’objectif du COEB-CI est d’organiser cette communauté. Et, si nous sommes bien organisés, cette communauté se portera mieux.
S : Quels sont vos rapports avec les hommes d’affaires ivoiriens ?
M.O. : Nos rapports avec les hommes d’affaires sont au beau fixe. Et vous n’êtes pas sans savoir que les relations entre le Burkina et la Côte d’Ivoire ne datent pas d’aujourd’hui. Entre les deux peuples, c’est comme entre l’arbre et l’écore. Il ne faut pas y mettre le doigt. Les hommes d’affaires burkinabè vivant en Côte d’Ivoire n’ont n’aucun problème ici. Individuellement, les opérateurs économiques de la diaspora burkinabè ont des partenariats d’affaires avec leurs homologues ivoiriens. Tout se passe bien. Lorsque le gouvernement ivoirien a annoncé, chiffres à l’appui, que le Burkina est le premier investisseur étranger en Côte d’Ivoire, beaucoup étaient surpris. Car, ils ne le savaient pas. Mais, le contraire est aussi possible. Il faut qu’il y ait des Ivoiriens qui investissent aussi au Burkina. Il ne faudrait pas que ce soit dans un sens unique. Lorsque nous aurions réussi cela, nos relations seront encore plus étroites. Le Burkina a des domaines où il a besoin d’investisseurs, mais que les opérateurs économiques ivoiriens ne savent pas. Le rôle du COEB-CI est aussi de travailler à faire connaitre les opportunités d’investissements qui existent au Burkina.
S : Pendant longtemps, on a connu les Burkinabè très présents dans le secteur agricole ivoirien, principalement dans la production du café-cacao. En dehors de ce secteur traditionnel, quels sont les secteurs dans lesquels les Burkinabè investissent aujourd’hui ?
M.O. : Ce que qu’on connaissait, c’est le Burkinabè ancien, si je peux m’exprimer ainsi, qui rentrait en Côte d’Ivoire et qui continuait dans la forêt pour faire l’agriculture. Cette image qu’on avait du Burkinabè est révolue. Aujourd’hui, il y a un Burkinabè nouveau. Nous avons des Burkinabè spécialistes dans tous les secteurs d’activités économiques : les finances, le BTP, la sécurité, etc. C’est à nous de le faire savoir. Et le COEB-CI va jouer ce rôle. Habituellement, le Burkinabè n’aime pas se vendre. Avec le COEB-CI, cette attitude est désormais terminée. Aujourd’hui, c’est l’autorité ivoirienne qui dit que le Burkina est le premier investisseur étranger dans ce pays, mais qu’en disent les Burkinabè eux-mêmes ? Il est temps que nous puissions nous vendre, occuper l’espace et nous faire valoir.
Le COEB-CI veut insuffler un nouvel état d’esprit en son sein.
S : Quel est votre commentaire sur le rapport 2023 du centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire où le Burkina Faso avec 11% des investissements y apparait comme le premier investisseur étranger devant des pays comme, la Turquie (7%), la France (5%), la Chine (5%), le Liban (5%), le Maroc (6%) ?
M.O. : Je suis surpris et heureux. Car cela permet de voir autrement le Burkinabè. Je pense que les Ivoiriens ont bien accueilli cette information. Ce n’est pas une mauvaise chose. Le rapport a bien précisé les secteurs dans lesquels les Burkinabè sont présents. Et c’est une réalité.
S : C’est bien d’être meilleur investisseur en Côte d’Ivoire, mais quelle est votre contribution au développement socioéconomique du Burkina ?
M.O. : La diaspora est notre matière première. Si on la considère ainsi, on doit la prendre au sérieux ! Chacun de nous est venu en Côte d’Ivoire séparément, s’est installé là où il veut pour mener ses acticités. Après, si tes affaires prospèrent, tu ne peux oublier ton pays. Mais si nous voulons que cette diaspora soit profitable à notre pays, il nous faut nécessairement nous organiser ici d’abord ! Et le COEB-CI va jouer ce rôle auprès de ses membres, mais aussi auprès des autorités. Nous avons une forte communauté ici, un savoir-faire sur le plan professionnel. Nous devons être en mesure de présenter ces atouts à l’Etat de Côte d’Ivoire, et faire savoir que nous avons du potentiel à l’image des autres communautés comme les Turcs, les Marocains, etc. Lorsque nous aurions réussi cette organisation, notre mère-patrie ne pourrait qu’en bénéficier. Individuellement, il y a des membres de la diaspora burkinabè résidant ici qui investissent au pays, même si cela ne se sent pas. Il nous faut investir dans l’économie burkinabè, à travers un cadre organisé. Lorsque vous êtes bien organisés, constituez une force, l’autorité est bien disposée à vous écouter et à vous créer les conditions propices pour ses investissements au pays. Mais aller en rangs dispersés, rien ne marchera.
S : Vous êtes le nouveau président du COEB-CI depuis juin 2023, pour un mandat de trois ans. Quelles sont vos ambitions à la tête de cette organisation ?
M.O. : L’un de nos objectifs est d’améliorer les conditions de vie et de travail des membres du COEB-CI, de faire en sorte qu’ils soient de véritables hommes d’affaires à même de tirer le reste du peloton. Nous avons un important nombre de Burkinabè qui exercent dans de petites acticités. Il est de notre devoir de les organiser, de les pousser vers le haut. Et cela fait également partie de nos objectifs. Il s’agit aussi de travailler à développer les échanges entre le Burkina et la Côte d’Ivoire. Il ne faudrait plus que ce soit toujours dans un seul sens. Nous allons mener ce combat pour que les produits burkinabè qui arrivent en Côte d’Ivoire soient valorisés. Nous ne voulons plus que les produits venant du Burkina trainent, pourrissent dans les gares. Nous voulons que tout le monde se retrouve, qu’il s’agisse du petit maçon, du menuisier, du cultivateur, de celui qui taille le gazon, etc. Le COEB-CI va faire ce travail d’organisation afin nous ayons un nouvel état d’esprit. Nous avons nos frères Libanais qui vivent mieux ici. C’est parce qu’ils sont organisés et solidaires. Nous n’avons pas la prétention de tout faire. Mais durant notre mandat, nous allons tracer des sillons pour ceux qui viendront après nous. Une chose est sûre, nous allons poser des actes qui seront visibles.
S : Une vision assez claire, avec une volonté bien affichée. Mais pour y arriver, vous auriez besoin de mobiliser des hommes et des femmes autour de vous…
M.O. : Pris individuellement, les Burkinabè vivant ici ont ce sursaut. Le problème est que jusque-là, nous ne nous sommes pas mis ensemble pour agir. Dans toute chose, il faut quelqu’un pour tirer la locomotive. Peut-être que de par le passé, certaines expériences n’ont pas été concluantes. Mais aujourd’hui, les choses ont évolué. Et s’organiser pour faire les affaires, entre nous, je trouve l’idée noble. En tous les cas, nous n’avons pas de choix que cette voie. Nous sommes engagés dans cette dynamique et Dieu aidant, nous allons y arriver.
S : Depuis pratiquement une dizaine d’années, le Burkina vit une crise sécuritaire et humanitaire. Comment vivez-vous cette situation difficile que traverse la mère-patrie ?
M.O. : Ce n’est pas le Burkina seulement qui est en crise. Vous voyez ce qui se passe un peu partout dans le monde. Notre souhait est que la paix revienne dans notre pays.
S : Pour vaincre les forces du mal, les autorités de la Transition ont lancé un appel à l’effort de paix, à la mobilisation des Burkinabè de l’intérieur et de l’extérieur. Les hommes d’affaires burkinabè vivant en Côte d’Ivoire ont-ils entendu et répondu à cet appel patriotique de la Nation ?
M.O. : Nos parents souffrent au pays. Nous ne pouvons pas rester indifférents à la situation nationale. Dans les campements, à travers les associations, les Burkinabè ont apporté leur contribution à l’effort de paix. Au sein du COEB-CI, nous avons également apporté notre contribution. En plus de cela, chacun aide séparément ses parents qui sont au pays. Tous les jours, nous sommes interpellés par nos familles au pays. Si, nous sommes bien organisés, cette contribution peut s’améliorer davantage !
S : Face à cette crise sécuritaire et humanitaire, avez-vous un message à lancer aux Burkinabè ?
M.O. : Ce sont des épreuves de la vie qui vont passer ! J’invite les uns et les autres à garder leur sang-froid. Nous ne sommes pas le seul pays à connaitre pareille crise. Cela fait partie de la vie des nations. Ici, nous avons la compassion de nos frères ivoiriens. Avec la rage de vaincre, nous allons sortir de cette crise.
La conférence des Forces armées sur l’amélioration de la prise en charge des blessés en opération se tient, du 12 au 14 mars 2024, à Ouagadougou.
Quelle prise en charge de qualité pour les blessés en opération ? C’est à cette question que des experts, praticiens, chercheurs, décideurs et blessés en opération tenteront de répondre durant trois jours à l’occasion d’une conférence organisée par le ministère de la Défense nationale et des Anciens combattants. Cette rencontre qui se tient du 12 au 14 mars 2024 à Ouagadougou vise, selon le ministre en charge de la défense le gal Kassoum Coulibaly, à apporter des solutions appropriées aux difficultés dans la prise en charge des blessés en opération. Placée sous la présidence du chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, cette rencontre revêt une grande importance, selon le ministre Coulibaly. « Certains combattants portent des impacts psychologiques, physiques et mentaux pour avoir répondu avec dévouement et honneur au devoir patriotique de défense de nos terres. Conscientes des efforts qu’ils ont consentis et des souffrances multiformes qu’ils endurent, les autorités militaires et politiques ne ménagent aucun effort pour développer des initiatives en vue d’améliorer leur prise en en charge », a-t-il indiqué. Il a cité entre autres l’adoption de la loi portant régime de sécurité sociale applicable aux agents de l’Etat et la création de l’Agence de soutien aux veuves, orphelins et victimes de guerre.
Même si ces initiatives sont à saluer, elles méritent, selon le gal Kassoum Coulibaly, d’être soumises à un examen rigoureux afin d’en tirer les leçons qui garantissent des résultats plus efficients. C’est à cet impératif que l’organisation de cette rencontre va répondre, foi du ministre. C’est pourquoi, ses conclusions sont très attendues des autorités militaires. « Chers participants, vos riches expériences doivent aboutir à des propositions concrètes à travers une feuille de route claire qui permettra de résoudre avec efficience les difficultés identifiées », a-t-il instruit. Il a promis que le commandement restera bienveillant pour les accompagner dans l’atteinte des résultats attendus de cette conférence. Trois ateliers thématiques vont meubler cette conférence. Le premier va porter sur les soins médicaux à l’endroit des blessés de guerre, le deuxième sur l’assistance sociale et le dernier sur la prise en charge psychologique, l’administration de la carrière et la réinsertion sociale des blessés en opération.
Etre à l’écoute des soldats
Les participants vont analyser les difficultés liées à la prise en charge des blessés de guerre en vue de proposer des solutions.
La communication inaugurale a été donnée par Sébastien Yougbaré, Pr titulaire de Psychologie clinique et Psychopathologie. Elle a porté sur l’expérience d’un blessé en opération que le communicateur a nommé Raogo. Ce dernier, après avoir été affecté à Djibo pour servir la Nation a d’abord été abandonné par sa fiancée avant d’être victime d’une attaque terroriste qui lui a coûté son bras droit. A travers l’exemple de Raogo, le spécialiste a relevé quelques points importants à prendre en compte dans la prise en charge des blessés de guerre. Le premier point qu’il a souligné est la prise en charge institutionnelle. Pour lui, il est important de mobiliser les spécialistes qu’il faut pour prendre soin des blessés de guerre. « Sans les spécialistes qu’il faut, on ferait plus de mal aux blessés que de bien.
Ce n’est pas de l’aumône dont ces gens ont besoin, ils sont victimes d’une souffrance de l’image du corps et cela va se ressentir sur leur vie sociale. D’où la nécessité d’une bonne prise en charge institutionnelle », a-t-il indiqué. Le Pr Yougbaré a, par ailleurs, souligné l’importance d’une préparation psychologique des combattants avant leur déploiement. « Il faut être à leur écoute pour analyser leurs appréhensions », a-t-il expliqué. Il est aussi important de l’avis du psychologue d’accorder du prix à la socialisation professionnelle des combattants. « Lorsqu’un soldat est formé, il doit être suivi au cours de sa socialisation professionnelle par une équipe pluridisciplinaire formée de sociologue, psychologue, anthropologue, etc. », a-t-il préconisé. En plus de tout cela, le Pr a recommandé d’être efficient dans le recrutement des hommes. « Il faut prendre des gens avec un certain profil psychologique qui puissent faire preuve de résilience », a-t-il conseillé. A l’image des recommandations formulées par le Pr Yougbaré, plusieurs sont attendus des participants à l’issue des échanges.
NDLR : Elias Jabbour, commentateur spécial de l’actualité pour CGTN, est professeur associé à la Faculté d’économie de l’Université d’État de Rio de Janeiro. L’article reflète l’opinion de l’auteur, et pas nécessairement celle de CGTN.
Il existe un véritable fossé entre ce que l’on lit dans la presse occidentale et les revues universitaires sur l’état actuel de l’économie chinoise et la réalité elle-même. Pour ceux qui vivent dans les pays du Nord, la Chine semble connaître une crise majeure qui marque en elle-même les premiers signes d’épuisement de son « modèle ». Pour eux, c’est une « leçon » : la Chine devrait mettre davantage l’accent sur le rôle de la consommation pour remplacer un modèle dépassé basé sur les exportations et les investissements.
Mais en réalité, nous avons constaté une croissance économique de 5,2 pour cent. Pendant ce temps, les États-Unis ont connu une croissance de 2,5 pour cent, le Japon de 1,9 pour cent et la France de 0,9 pour cent, tandis que le Royaume-Uni et l’Allemagne ont connu une croissance négative de -0,1 pour cent. En termes de productivité du travail, la croissance de la Chine était de 4,8 % en 2023, tandis que les États-Unis ont connu une croissance négative de -0,7 % et l’Allemagne de -0,3 %. De manière générale, cela signifie que la Chine poursuit son processus de rattrapage par rapport aux grandes économies capitalistes, en plus de disposer déjà d’une pleine autonomie technologique dans plusieurs secteurs de pointe.
Le plus intéressant est de constater que les performances économiques de la Chine ont été, depuis 2020, à des niveaux supérieurs à ce qui était nécessaire pour atteindre les objectifs fixés pour 2035. En d’autres termes, la Chine devrait être en mesure d’atteindre un niveau de développement souhaité par les dirigeants du pays avant même l’heure projetée. Il faut donc se demander pourquoi la Chine a réussi non seulement à maintenir les niveaux de croissance nécessaires, par exemple en générant les 11 millions d’emplois urbains prévus pour le 14e plan quinquennal, mais aussi à rester une source majeure de prospérité pour l’économie mondiale, le reste du monde, en particulier les pays du Sud.
Par exemple, en septembre 2013, le président chinois Xi Jinping a lancé ce qui était alors appelé la « Ceinture économique de la Route de la Soie », aujourd’hui « l’Initiative de la Ceinture et de la Route » (ICR). Depuis lors, 154 pays ont officiellement rejoint l’initiative, avec environ 1 000 milliards de dollars investis sur presque tous les continents du monde.
En d’autres termes, la réalité ne montre pas de « moment Tchernobyl » pour l’économie chinoise. L’accent est exagérément mis sur les problèmes apparus dans le secteur immobilier chinois. Il est clair qu’une crise quasi soudaine dans un secteur responsable d’environ 30 % de l’économie d’un pays de la taille de la Chine n’est pas anodine, tout comme aucun pays capitaliste au monde n’est capable de planifier une transition dans la dynamique qui implique un changement gigantesque entre les secteurs économiques et les régimes de propriété qui ferait avancer le projet chinois.
Un exemple de cette transition est l’augmentation des crédits au secteur industriel, notamment ceux liés à la haute technologie, proportionnellement à la réduction des ressources bancaires dédiées au secteur immobilier. Les données de la Banque populaire de Chine montrent qu’au cours des trois premiers trimestres de 2018, le crédit au secteur de la construction a augmenté de 24,9 %, tandis que la croissance du crédit industriel a atteint environ 5 %. Cette tendance a changé depuis. Au troisième trimestre 2023, le secteur industriel a connu une croissance de l’accès au crédit de 34,2 % ; pour le secteur immobilier, ce chiffre n’était que de 4,8 pour cent. Ce qui ressort implicitement de ces données, c’est la concentration des énergies sur la construction de la pleine souveraineté technologique de la Chine face à l’intimidation commerciale et technologique des États-Unis.
Cette transition, bien que difficile compte tenu de l’ampleur de son opération, accélère la construction d’une dynamique de développement de qualité, car elle implique l’expansion des services publics tels que les trains à grande vitesse, des investissements lourds visant à maintenir la Chine à l’avant-garde du marché, révolution industrielle actuelle basée sur les industries des énergies renouvelables et un processus d’urbanisation guidé par l’augmentation de l’accès des personnes à de nouveaux droits et à de nouvelles infrastructures telles que des hôpitaux modernes, des écoles, des villes inclusives et intelligentes, etc.
Le terminal à conteneurs Qianwan du port de Qingdao dans la province de Shandong, à l’est de la Chine, le 14 décembre 2022. /CFP
La combinaison de toutes ces nouvelles forces motrices de la croissance économique constituera la base de ce que le président Xi Jinping a appelé « de nouvelles forces productives de qualité », c’est-à-dire l’émergence d’un type de développement économique basé sur des technologies très nouvelles dans tous les domaines sociaux. En ce sens, nombreux sont ceux qui s’intéressent à l’avenir du développement chinois à se demander : est-il possible de maintenir des taux de croissance compatibles avec les besoins du pays ? Par exemple, l’objectif d’une croissance de 5 % pour 2024 a été annoncé à l’ouverture des « Deux sessions » par le Premier ministre Li Qiang.
La réponse est oui. Il ne s’agit pas d’un pur optimisme quant à l’avenir de l’économie chinoise, mais plutôt d’un point de vue particulier de ceux qui ont suivi le développement, au cours des dernières décennies, d’une grande machine étatique et institutionnelle, capable de diriger l’économie de manière à prévoir les contradictions et les anticiper rapidement et suffisamment grâce à des innovations institutionnelles.
Les avantages sur lesquels compte la Chine pour atteindre ses objectifs de croissance et d’emploi sont généralement négligés en Occident : 1) Un vaste noyau productif et financier de nature publique centré sur 96 grandes entreprises publiques et 144 institutions financières publiques visant à favoriser le développement ; et 2) L’inauguration de nouvelles formes supérieures de planification économique basées sur une large utilisation d’innovations technologiques de rupture telles que le big data, l’intelligence artificielle et la 5G.
C’est pourquoi je crois que la Chine peut maintenir sa croissance économique à des niveaux compatibles avec les besoins du pays, et même du monde. L’année 2024 sera marquée par la consolidation d’une dynamique de développement fondée sur les « nouvelles forces productives de qualité ».
Le Burkinabè Stéphane Aziz Ki est en pleine forme ces dernières semaines en premier League tanzanienne, A l’occasion de la 19e journée, l’international burkinabè s’est très bien illustré. Il a marqué un but et délivré trois passes décisives dans la victoire 5-0 des siens contre Ihefu, le 11 mars 2024.
Les jours se suivent et se ressemblent pour Stéphane Aziz Ki qui compte désormais 12 buts et 6 passes décisives cette saison en Championnat. L’Étalon est meilleur buteur à égalité avec Faïssal Salum et meilleur passeur décisif du championnat tanzanien.
Le Contrôleur général d’Etat par intérim, Urbain Milogo a remis au Premier ministre, Dr Apollinaire Joachimson Kyélèm de Tambèla, le rapport général d’activités 2022 , ce lundi 11 mars 2024, à Ouagadougou.
Il s’est agi, pour l’institution, de présenter les grandes lignes de ce rapport, et recueillir les avis, conseils et orientations du Chef du Gouvernement.
De la synthèse de ce rapport fait par le Contrôleur général d’Etat par intérim, Urbain Milogo, il est ressorti que la gestion financière et comptable, exercice 2022, a concerné 21 ministères et institutions et couvert les exercices budgétaires 2020 et 2021.
Selon lui, ce rapport est subdivisé en trois tomes : le premier tome consacré aux moyens mis à la disposition de l’ASCE-LC, le deuxième porte sur les activités métiers, notamment les audits, et le troisième concerne le suivi des recommandations et des actions en justice.
Au niveau de la réduction du train de vie de l’Etat, plus spécifiquement pour ce qui concerne la délocalisation des ateliers, il est relevé des dépenses de trois (3) milliards de francs CFA, ce qui a fait dire à Urbain Milogo « qu’on pouvait ne pas délocaliser ces ateliers ».
Pour sa part, Dr Kyélèm de Tambèla a félicité l’ASCE-LC pour le travail abattu et l’a encouragé à persévérer dans ce sens.
Il a par ailleurs questionné sur l’impact de l’ASCE-LC dans la gestion de la chose publique.
Ce à quoi le Contrôleur général d’Etat par intérim à répondu que la peur du gendarme est déjà un point positif.
« Le comportement face à la gestion des fonds publics n’est plus pareil. Les détournements de fonds ont beaucoup diminués », a-t-il expliqué.
Une autre préoccupation du Premier ministre a porté sur l’audit de la gestion de l’armée qui, à son avis, a reçu beaucoup d’argent, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.
En réponse à cette préoccupation, le Contrôleur général par intérim, a indiqué que la gestion financière et comptable du ministère de la Défense et des Anciens combattants a couvert la période de 2016 à 2021.
« Au niveau de ce ministère, des irrégularités ont été relevées. Nous avons audité le budget de l’armée depuis 2016 et il ressort que pour l’achat des armes, l’Etat a travaillé avec un trafiquant. Pour l’achat de l’armement, des contrats ont également été attribués à plusieurs entreprises appartenant à une même personne physique. Il ressort aussi que pour la gestion du carburant, il n’y a pas de comptable matière donc il faut travailler à corriger cela. Il faut mettre en place ce qu’il faut pour que tout soit traçable au niveau de la gestion du carburant », a-t-il ajouté.
A écouter le Chef du Gouvernement, s’il y a des dépenses infondées et injustifiées au niveau de l’armée, l’ASCE-LC doit porter cela à la connaissance du Procureur pour que les personnes incriminées se justifient.
« Ceux qui ont donné le marché de l’armement à un trafiquant doivent répondre, car on ne peut pas donner un marché à quelqu’un qui n’est pas qualifié pour l’exécuter. Le Président de la Transition veut qu’il y ait la lumière. Nous ne sommes pas contents avec la manière dont l’armée a été gérée », a-t-il martelé.
Au cours de cette audience, l’architecture du contrôle au Burkina Faso a été présentée au Premier ministre.
De cette architecture, l’on retient que l’ASCE-LC est l’organe supérieur en termes de contrôle administratif et de lutte contre la corruption au Burkina Faso.
« L’institution travaille en synergie avec les inspections techniques dans les ministères et l’inspection générale des forces armées. Notre institution compte 26 Contrôleurs d’Etat pour tout le pays et cela est insuffisant. Comme difficulté que nous rencontrons, on peut citer l’instabilité au niveau des ministères. Nous avons un projet de réforme de ces inspections pour les rendre indépendantes et stables. Ce qui va leur permettre de bien mener leurs missions. Dans notre méthodologie, l’audit c’est pour améliorer. De façon générale, il faut un plan d’actions pour la mise en œuvre des recommandations contenues dans le rapport », a soutenu le Contrôleur général par intérim.
Le Premier ministre, Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambela, a reçu successivement en audience, l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption et le comité d’organisation du Kũuri d’or de la VIIe édition du Salon international de l’agriculture, de l’environnement et de l’élevage, le lundi 11 mars 2024, à Ouagadougou.
L’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) et les lauréats du Kũuri d’or de la VIIe édition du Salon international de l’agriculture, de l’environnement et de l’élevage(SIAEL) ont été reçus, tour à tour, en audience par le chef du gouvernement, Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambela, le lundi 11 mars 2024 . Le contrôleur général d’Etat par intérim, Urbain Millogo, qui a conduit l’équipe de l’ASCE-LC, a indiqué être venu présenter le rapport annuel d’activités 2022 au patron de l’exécutif. « Nous avons échangé autour du rapport de l’ASCE-LC pour avoir aussi les préoccupations du Premier ministre », a confié M. Millogo. De son avis, ils ont les mêmes contraintes, notamment travailler à la réduction du train de vie de l’Etat, approfondir les audits et mettre en évidence les sanctions pour certaines situations …
Il a informé que le rapport est présenté en trois tomes. Le premier évoque les moyens mis à la disposition de l’ASCE-LC pour mener à bien ses activités. Le deuxième fait cas du bilan des activités de prévention, de contrôle et de coordination. « Dans ce tome 2, nous avons précisément examiné la réduction du train de vie de l’Etat, des mesures qui ont été prises pour voir où en est-on et qu’est-ce qui peut être fait pour améliorer », a expliqué le contrôleur général d’Etat par intérim. Le tome 3, selon lui, aborde les activités de suivi des recommandations et des actions en justice. Il a, par ailleurs, précisé que l’armée a été auditée comme les autres ministères dans le tome 2.
Les lauréats du SIAEL reconnaissants
Selon le commissaire général du SIAEL et du Kũuri d’or, Jean Victor Ouédraogo (2e à droite), les lauréats ont été invités par le Premier ministre Kyélem (gauche) à mener plus d’actions dans leurs domaines.
A la suite de l’ASCE-LC, la délégation du Salon international de l’agriculture, de l’environnement et de l’élevage (SIAEL) 2024 a été reçue par le chef du gouvernement. Au sortir de l’entretien, le commissaire général du SIAEL et du Kũuri d’or, Jean Victor Ouédraogo, a confié être venu remercier le Premier ministre et toutes les personnalités ayant contribué à la réussite de la VIIe édition du SIAEL tenue, du 20 au 27 février 2024 dans la commune rurale de Komsilga. M. Ouédraogo a fait savoir que l’évènement a été un succès parce qu’il a connu la présence d’une forte délégation malienne, dont le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche ainsi que des présidents de différentes filières.
Pour cette édition, il a précisé qu’une vingtaine de prix ont été décernés dans des secteurs que sont l’agriculture, l’élevage, l’environnement. « Nous avons désigné nos Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) de l’agriculture, nos Forces de défense et de sécurité (FDS) de l’élevage et de l’environnement, ils doivent être connus sur le plan national et international », a-t-il mentionné. Pour lui, pendant que les FDS combattent le terrorisme au front, ces acteurs ont décidé d’accompagner autrement les initiatives du chef de l’Etat à travers l’agriculture, etc.
« Nous sommes tous fiers de ceux qui refusent le fatalisme », a laissé entendre Jean Victor Ouédraogo. Il a signifié que le Premier ministre a montré sa satisfaction quant à la réussite du SIAEL et les a invités à mener plus d’actions pour le développement. De ce fait, en perspective, ils envisagent d’effectuer des tournées dans les régions, provinces, communes et arrondissements pour faire passer le message : « notre avenir c’est dans l’agriculture, l’environnement et l’élevage ».
La Fédération burkinabè de football (FBF) a désigné officiellement Brama Traoré, sélectionneur des Etalons, le lundi 11 mars 2024, au cours d’une conférence de presse. Le nouvel entraineur de l’équipe fanion devrait, entre autres, valider le ticket de l’équipe nationale à la CAN 2025 et qualifier le Burkina Faso pour la première fois à une Coupe du monde, notamment celle 2026.
Son nom circulait sur les réseaux sociaux la semaine passée. Et c’est sans surprise que la Fédération burkinabè de football (FBF) a confirmé Brama Traoré comme le remplaçant d’Hubert Vélud, le lundi 11 mars 2024. Au cours d’une conférence de presse, dédiée à la présentation du nouveau sélectionneur des Etalons, le président de la FBF, Lazare Banssé, a justifié le choix de « Chercheur » par la volonté du Comité exécutif à faire valoir à l’expertise national.
Pour le patron de la faitière du football burkinabè, le contexte aujourd’hui recommande d’enrôler un entrai-neur local. « Chaque situation a son contexte. Après l’analyse de la CAN au Cameroun, la situation demandait à ce qu’on fasse venir un entrai-neur expatrié. Aujourd’hui au retour de la CAN Côte d’Ivoire 2023 et le contexte national, il nous faut quelqu’un qui connait les réalités du football national », a confié Lazare Banssé. Pour lui, plusieurs critères ont pesé en faveur de Brama Traoré par rapport aux 5 autres noms de la Short List. Il en veut pour preuve le curriculum vitae de l’entraineur qui en dit long sur son expérience.
En effet, Brama Traoré a figuré dans l’encadrement technique de plusieurs sélectionneurs nationaux. Il a été récemment sélectionneur des U20 et U23 avec lesquelles il a été vice-champion au tournoi UFOAB et finaliste aux jeux de la francophonie à Kinshasa en août dernier. C’est le premier sélectionneur à avoir qualifié les Etalons locaux pour la première fois au Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) en 2013. Il a été également plusieurs fois entraineurs du Racing club de Bobo-Dioulasso (RCB) dans le championnat national. « Il a en outre, le tempérament qu’il faut pour gérer les égos qu’on a actuellement dans la sélection. Il sait motiver et galvaniser ses joueurs », a expliqué le président de la FBF.
La durée du contrat n’a pas été donné, mais à en croire à Lazare Banssé, la faitière a pour objectif de construire un projet à long terme avec le nouvel entraineur. La latitude lui serait donnée de composer son staff technique en tenant compte des compétences. Selon Lazare Banssé, dans le contrat d’objectif assigné à Brama Traoré, il lui est demandé de qualifier les Etalons à la CAN 2025 au Maroc, de qualifier le Burkina Faso pour la première fois au mondial prochain, de construire une équipe tout en la rajeunissant, d’attirer les binationaux dans la sélection et d’instaurer la discipline.
Le nouvel entraineur dit mesurer les attentes du public sportif. Selon ses dires, il a la chance de connaitre l’effectif pour gérer la question de discipline. « Ce sont des joueurs que j’ai eus ‘’petits’’. Je s’aurais imposer la discipline. Je saurais manier la carotte et le bâton », a-t-il affirmé. Il compte tout mettre en œuvre pour avoir le rendement, la combativité, le don de soi l’engagement des uns et des autres. Brama Traoré se donne comme premier chantier, un projet de jeu qui tient compte de la culture burkinabè.
En marge de la 2e session de la 14e Assemblée populaire nationale (APN) chinoise, le ministre chinois des Affaires étrangères, Yi Wang, a animé une conférence de presse, jeudi 7 mars 2024 à Beijinp (Pékin), sur les relations sino-africaines et le rôle de paix et de stabilité que joue son pays à l’international.
Face aux hommes et femmes de médias nationaux et internationaux, le ministre chinois des Affaires étrangères Yi Wang s’est exprimé sur plusieurs sujets, le 7 mars 2024 à Pékin, la capitale de la République populaire de Chine. Le patron de la diplomatie chinoise a d’emblée souligné que l’échiquier international connaît des transformations profondes et la société humaine est confrontée à de multiples défis.
Dans un environnement international volatil et changeant, a-t-il ajouté, la Chine est déterminée à être une force pour la paix, la stabilité et le progrès. C’est pourquoi, il a estimé que l’année 2023 a été pour la diplomatie chinoise, une année d’actions sous la ferme direction du comité central du Parti communiste chinois (PCC), rassemblé autour du président Xi Jinping.
« Nous avons appliqué à la lettre l’esprit du 20e congrès national du parti, travaillé à promouvoir la solidarité et la coopération internationales, proposé des solutions aux crises et défis de toutes sortes et contribué à la paix et au développement dans le monde, ouvrant de nouveaux horizons à la théorie et à la pratique de la diplomatie chinoise », a insisté le chef de la diplomatie chinoise.
A propos des relations sino-africaines, Yi Wang a rappelé que le ministre chinois des Affaires étrangères consacre à l’Afrique chaque année son premier déplacement à l’étranger. Cette tradition, à l’entendre, dure depuis 34 ans et est unique dans l’histoire des échanges internationaux. « Cela s’explique par le fait que la Chine et l’Afrique, frères pour le meilleur et le pire, ont combattu côte à côte dans la lutte contre l’impérialisme et le colonialisme, font preuve de solidarité sur la voie du développement et du redressement et défendre résolument la justice face aux aléas internationaux », a soutenu le diplomate.
« Bientôt », le Forum sino-africain
Pour ce faire, a-t-il poursuivi, depuis le début de la nouvelle ère, le président Xi Jinping a avancé le principe de sincérité, de résultats effectifs, d’amitié et de bonne foi pour les relations sino-africaines. Et d’ajouter que Xi Jinping vise la recherche du plus grand bien et des intérêts partagés, guidant la construction d’une communauté d’avenir partagé Chine-Afrique dans une voie rapide.
Selon Yi Wang, depuis 15 ans consécutifs, la Chine est le premier partenaire commercial de l’Afrique, d’où sa satisfaction en ces termes « le gâteau de la coopération sino-africaine ne cesse de s’agrandir ». Il a, en outre, signifié que les Chinois et les Africains se rapprochent de plus en plus dans la mesure où le Sud global, qui comprend la Chine et l’Afrique, est en plein essor et marque profondément le cours du monde.
Toute chose qui fait dire au diplomate chinois que les pays africains connaissent un nouvel éveil. « Les modèles qui leur ont été imposés de l’extérieur n’ont apporté ni stabilité ni prospérité. Ils ont besoin d’explorer une voie de développement adaptée à leurs conditions nationales et de prendre fermement en main leur avenir et destin », a avancé Yi Wang.
Dans ce nouveau processus historique, a confié Yi Wang, la Chine continuera de se tenir fermement aux côtés de ses frères africains, de soutenir l’Afrique pour qu’elle accède à une véritable indépendance d’esprit et de pensée, de l’accompagner dans le renforcement de sa capacité de développement autonome et d’appuyer l’accélération de la modernisation du continent. A l’en croire, la Chine a toujours estimé que l’Afrique ne doit pas être marginalisée.
« Avec le développement vigoureux de la coopération sino-africaine, les autres grands pays ont à nouveau tourné leur regard vers l’Afrique. Nous nous en félicitons et espérons qu’ils pourront, comme ce que fait la Chine, apporter une plus grande attention à l’Afrique, s’y engager davantage et soutenir son développement. Nous sommes prêts à mener, dans le respect de la volonté de la partie africaine, plus de coopérations tripartites et multipartites », a-t-il justifié.
C’est dans en ce sens qu’il a annoncé la prochaine conférence du forum sur la coopération sino-africaine qui se tiendra cet automne en Chine. Six ans après, a espéré le diplomate, les dirigeants chinois et africains se retrouveront à Beijing pour envisager ensemble le développement et la coopération dans l’avenir et échanger sur les expériences de gouvernance.
« Je suis convaincu que par ce sommet, la Chine et l’Afrique feront rayonner l’amitié traditionnelle, approfondiront la solidarité et la coopération, ouvriront de nouveaux horizons à l’accélération du développement partagé et écriront une nouvelle page de la communauté d’avenir partagé Chine-Afrique », a conclu le ministre des Affaires étrangères chinois.
Les personnes centenaires se comptent sur le bout des doigts de nos jours. Tempoko Awa Ouédraogo en est une. Agée d’environ 118 ans (née vers 1906), cette dame du troisième âge arrive toujours à dévisager et entendre ses visiteurs, malgré le poids de l’âge. Quel est son quotidien ? Quelle est la situation de la prise en charge des personnes âgées dans la région ? Nous avons rendu visite à cette mère, grand-mère et arrière-grand-mère qui a su traverser le temps, au quartier Ouezzinville de Bobo-Dioulasso.
Il est déjà 10 heures passées ce matin du mardi 20 février 2024 dans cette cour située au quartier Ouezzinville de Bobo-Dioulasso. La vieille Tempoko Awa Ouédraogo s’est réveillée, assise sur une natte étalée à même la terrasse, dans le vestibule de sa maison. La porte ouverte laisse passer la lumière du jour. A côté d’elle, sa benjamine, Salimata Bayoulou, 55 ans révolus, est à ses soins. Après les salutations d’usage, nous prenons place. C’est parti pour une causerie qui va durer une quarantaine de minutes.
Mais elle exige d’abord que nous partagions le repas fumant que sa belle-fille vient de lui servir. Tempoko Awa Ouédraogo n’arrive plus à se tenir debout ni à marcher, le poids de l’âge faisant. Elle a vu passer des décennies. Née vers 1906, elle est âgée d’au moins 118 ans. Elle a vu l’évolution du Burkina Faso actuel de la période coloniale à celle post-indépendances. Cette veuve d’ancien combattant de l’armée française s’est installée avec son mari à Bobo-Dioulasso depuis belle lurette.
Sa vieille mémoire lui joue parfois des tours. Elle n’a plus de date à nous donner, mais elle est sûre d’une chose, Bobo-Dioulasso était très loin de son visage actuel. « Je suis arrivée ici il y a très longtemps. Tous mes enfants sont nés à Bobo-Dioulasso », se souvient la centenaire, d’une voix tremblante, mais bien audible. Dans cette causerie matinale, souvent entrecoupée par des anecdotes et des bénédictions, nous apprenons qu’elle est originaire d’une famille royale de Kaya dans la province du Sanmatenga.
Elle n’est pas maladive
La progéniture de la vieille Tempoko dont ses trois enfants vivants et sa nombreuse descendance profite toujours de ses vieux jours.
Cette mère, grand-mère et arrière-grand-mère invite les jeunes générations à la solidarité et à l’amour du prochain. Le monde d’aujourd’hui, dit-elle, n’est plus comme l’ancienne époque qu’elle a traversée. « Aujourd’hui est différent de notre temps. Nous voyons aujourd’hui ce que nous n’avons pas vu quand nous naissions. L’enfant ne respecte plus le grand », regrette la vieille Tempoko Ouédraogo.
Des enfants, elle en a eu six dont trois regrettés et trois autres toujours vivants (un homme et deux femmes). Et de nombreux petits-enfants et arrière-petits-enfants. Noufou Tapsoba, spécialisé dans la casse auto, est l’un des fils de la vieille femme. Agé de 62 ans, il est le 4e de la fratrie. « Elle a toujours été une bonne mère pour nous. Nous n’avons pas de défaut à lui reprocher », se félicite celui qui dit être beaucoup plus attaché à sa mère qu’à son père. A en croire Noufou Tapsoba, c’est en 2014 que sa génitrice a été révélée par son statut de vieille personne.
« C’était lors de démarches que nous faisions pour sa pension alimentaire de veuve d’ancien combattant », explique-t-il. Une démarche qui a été infructueuse puisque la pension ne sera pas rétablie jusqu’à ce jour. Elle a été répertoriée par l’Association des personnes âgées en 2016 et depuis lors, on lui rend régulièrement visite. Au-delà d’un mal d’épaule qu’elle trimballe ces derniers temps, la vieille Tempoko n’est pas maladive, confie son fils. « Si tu la vois malade, c’est peut-être le rhume ou le paludisme », affirme Noufou Tapsoba. Salimata Bayoulou vit en couple à Boromo, mais est fréquente à Bobo-Dioulasso pour entretenir sa génitrice.
« Je viens très fréquemment prendre soin d’elle. Je peux venir faire 2 ou 3 mois avant de repartir », confie-t-elle. Prendre soin de sa maman est un devoir pour cette quinquagénaire, mère de cinq enfants et grand-mère de huit petits-enfants. « Que celui qui a toujours ses parents vivants s’en occupe, car c’est une chance de les avoir toujours », lance-t-elle. Parlant de la vieille Tempoko, Salimata Bayoulou confie qu’elle est une mère rigoureuse dans l’éducation. Les personnes âgées sont regroupées au sein du Conseil régional des personnes âgées.
Dramane Koné, fonctionnaire à la retraite, est le président de cette faîtière des personnes du 3e âge des Hauts-Bassins. « La mission du conseil est d’arriver à regrouper les personnes âgées », affirme-t-il. Le Conseil régional, dit-il, a été mis en place depuis 2019. Dans l’année, elle mène entre autres activités, des réunions trimestrielles, des ateliers de formation et surtout l’organisation de la Journée internationale des personnes âgées (JIPA). Aussi le bureau, foi du président du Conseil régional, effectue des visites de courtoisie chez les personnes âgées afin de les encourager à participer aux activités du conseil, et sortir de la solitude.
197 personnes âgées de plus de 100 ans à Bobo-Dioulasso
Pour Yéli Lucie Bationo, il faut éviter toute discrimination entre les retraités et les personnes âgées dans la prise en charge.
Justement, Tempoko Ouédraogo a été répertoriée au cours d’un recensement des personnes âgées de plus de 90 ans dans la ville de Bobo-Dioulasso, dans le cadre des activités de la JIPA. En 2023, un autre recensement dans la ville, à en croire Dramane Koné, fait état d’environ 4 000 personnes âgées de 80 à 90 ans, et 197 âgées de plus de 100 ans. Pour un bon fonctionnement, le Conseil a mis en place un certain nombre d’organes. « Dans les sept arrondissements et les secteurs de Bobo-Dioulasso, nous avons nos représentants », explique M. Koné.
Les cartes de membres permettent de répertorier les personnes âgées. « La carte de membre s’obtient moyennant des frais d’adhésion de 500 F CFA et une cotisation mensuelle qui varie entre 500 et 4 000 F CFA », confie-t-il. Le fonctionnement du Conseil n’est pas sans difficulté. Sur-le-champ, Dramane Koné en égrène un chapelet. La loi 024-2016/AN portant protection et promotion des droits des personnes âgées, adoptée par l’Assemblée nationale en 2016, dit-il, souffre dans sa mise en œuvre. Même si en 2023 lors de la rencontre des personnes âgées avec le président du Faso, il avait donné des instructions aux ministres concernés par le dossier, ces personnes âgées sont toujours dans l’attente.
« Nous fonctionnons grâce aux bonnes œuvres de certaines structures comme le Conseil régional et les communes», lance M. Koné. De son avis, la logique voudrait qu’il soit réservé une part aux structures des personnes âgées au niveau des budgets des collectivités locales. « Nos cotisations ne sont pas aussi importantes pour nous permettre de mener nos activités », déplore-t-il. Il évoque aussi le fait que Bobo-Dioulasso soit toujours en attente de sa gériatrie dont la première pierre a été posée l’année dernière. Du reste, l’octogénaire se félicite des initiatives de certaines structures et institutions.
Parlant de santé, il indique que la direction régionale en charge de la santé, en collaboration avec le Centre hospitalo-universitaire Souro Sanou (CHUSS), offre pendant une semaine des visites gratuites aux personnes âgées dans toute la région. Et cela à l’occasion de chaque édition de la JIPA. Parlant de prise en charge des personnes âgées, le Centre d’accueil, d’écoute et de soins pour personnes âgées, situé au secteur 18 de Bobo-Dioulasso, est une structure « importante » dans la région des Hauts-Bassins. Le Centre existe depuis 2001, mais s’est renforcé en 2009 et comporte aujourd’hui un dispensaire, une unité d’analyse biomédicale, une salle de réunion, une unité de kinésithérapie, une unité d’ophtalmologie, une unité d’odontologie et un dépôt pharmaceutique.
La solitude, une maladie
Comme l’a fait ici l’autorité communale à l’occasion du nouvel an, de nombreuses personnes rendent régulièrement visite à la centenaire.
Toutes les prestations sont faites par bénévolat ou presque, selon la coordonnatrice, Yéli Lucie Bationo, infirmière de formation. « Nous n’avons pas de subvention de l’Etat, mais nous faisons du bénévolat », informe-t-elle. L’objectif du Centre, laisse entendre Mme Bationo, est d’avoir une écoute attentive, un accueil chaleureux et des soins de qualité pour les personnes âgées. Pour elle, les personnes âgées ont des pathologies spécifiques à elles et leur prise en charge doit être aussi spécifique.
Yéli Lucie Bationo conseille aux personnes âgées de toujours s’orienter vers une structure médicale et d’éviter au maximum l’automédication, dès qu’elles ont un petit souci de santé. Mme Bationo interpelle par ailleurs ses collègues agents de santé à mettre l’accent sur l’écoute lorsqu’une personne âgée se présente à eux. Quelquefois, ces personnes souffrent plus du délaissement que de la maladie, fait remarquer la coordonnatrice du Centre. « Il faut que les proches s’organisent pour que la personne âgée ne sente pas un vide autour d’elle. La solitude est une maladie », avoue-t-elle.
Lucie Bationo déplore le fait qu’il n’y ait pas à ce jour de gériatrie au Burkina Faso, mais nourrit néanmoins l’espoir avec la construction d’un hôpital gériatrique à Ouagadougou et la pose de la première pierre pour une autre à Bobo-Dioulasso. Le plaidoyer ultime de cette actrice de la promotion des personnes âgées est l’instauration de gratuité des soins au profit de cette tranche d’âge, dit-elle, tout comme l’a réussi l’Etat avec les enfants de 0 à 5 ans. « Nous rencontrons beaucoup de cas sociaux qui n’arrivent pas à honorer leurs ordonnances », regrette dame Bationo.
En décidant d’instituer dorénavant une journée des coutumes et traditions au Burkina Faso, chaque 15 mai, le gouvernement burkinabè entend réaffirmer la laïcité de l’Etat et permettre à la religion traditionnelle de retrouver sa place dans la société. Ainsi, l’exécutif marque encore une fois, le désir d’affirmer notre identité culturelle pour mieux appréhender les défis multiples et multiformes qui se posent à nous, dans un monde où la néantisation des identités singulières devient progressivement la norme.
Face à cette globalisation des modes de pensées et d’actions qui préfigure une humanité monotone, cette idée gouvernementale est à saluer, même si, au-delà de la célébration de nos us et coutumes, elle pose en filigrane celle de la nécessaire refondation de notre système éducatif pour en faire un véritable outil d’épanouissement et de développement. Une révolution éducative qui doit avoir donc pour socle cette révolution culturelle, si tant est que la culture offre le moyen d’exprimer sa créativité, de se forger une identité propre et de préserver le sentiment d’appartenance à la communauté.
Il s’agit donc par le biais de l’école, de manifester notre intériorité authentique en évitant de céder au mirage de l’artifice. Face à une culture menacée de dénaturation par les artifices de la « civilisation », il faut se recentrer sans pour autant se complaire dans un passé qui peut être sclérosant. Le passé n’a en effet un rôle et n’est utile que dans la mesure où il est orienté vers l’avenir et est source d’innovation. Il faut récuser l’idée d’une culture toute entière dédiée à la révérence stérile, conservatrice et sans effets sur la capacité des populations à prendre une part active au gouvernement des affaires publiques qui les concernent.
Dans notre quête d’identité, il ne faudrait pas faire du passé un rival du présent et du présent, une imitation plus ou moins futile du passé. Seule l’éducation progressive favorisera cette revitalisation culturelle, contrairement à l’éducation rétrospective qui précipite le déclin de la culture. Si nos autorités ont compris que l’éducation est une fonction sociale et est tributaire du genre de vie qui prévaut dans une société, il va sans dire que ce saut qualitatif que constitue la journée des coutumes et traditions aura des effets bénéfiques pour l’ensemble du corpus social, en remettant au goût du jour nos valeurs multiséculaires actuellement galvaudées. En corrigeant le « biais éducatif », on assistera à une contribution active, effective et dans la durée des membres de la société au développement. Tout un programme.
Le 7 mars 2024, ladeuxième session de la 14eAssemblée populaire nationalea tenuune conférence de presseau Media Center Hotel. M. WangYi, Membre du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) et Ministre des Affaires étrangères a répondu aux questions dejournalistes chinois et étrangers sur la politique étrangère et les relations extérieures de la Chine.
Dans un environnement international volatil et changeant, la Chine est déterminée à être une force pour la paix, la stabilité et le progrès. Wang Yi, Membre du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) et Ministre des Affaires étrangères l’a signifié lors d’une conférence de presse au Media Center Hotel dans le cadre de la deuxième session de la 14e Assemblée populaire nationale (APN). Dans la logique de la déclaration du Secrétaire général Xi Jinping dans le rapport au XXe Congrès national du Parti communiste chinois (PCC), il a indiqué que la Chine continuera de se tenir fermement du bon côté de l’Histoire et du progrès de la civilisation humaine, de porter haut l’étendard de la paix, du développement, de la coopération et du gagnant-gagnant, et de travailler à promouvoir son développement par la sauvegarde de la paix et du développement dans le monde et à mieux préserver la paix et le développement dans le monde par son propre développement. Il a souligné que l’engagement du PCC est d’œuvrer au bonheur du peuple chinois et au renouveau de la nation chinoise, de même qu’au progrès de l’humanité et l’harmonie dans le monde. Suite à cette déclaration, les journalistes ont posé des questions au conférencier.
Quels sont les résultats marquants de la diplomatie chinoise en 2023 ? A cette question, M. Wang a répondu que l’année 2023 a été pour la diplomatie chinoise une année d’actions et surtout de récoltes. « Sous la ferme direction du Comité central du Parti rassemblé autour du Camarade Xi Jinping, nous avons appliqué en profondeur l’esprit du XXe Congrès national du Parti, travaillé pour promouvoir la solidarité et la coopération internationales, proposé des solutions aux crises et défis de toutes sortes et contribué à la paix et au développement dans le monde, ouvrant de nouveaux horizons à la théorie et à la pratique de la diplomatie chinoise », a-t-il indiqué. Il a rappelé que l’an dernier, le Président Xi Jinping a présidé deux grands événements diplomatiques organisés en Chine, participé à trois sommets multilatéraux, effectué quatre déplacements importants à l’étranger, et tenu plus de cent entretiens en présentiel ou par téléphone.
Les perspectives de la Chine dans la construction conjointe des communautés d’avenir partagé a été évoqué par les journalistes.
Il a noté que le 3e Forum « la Ceinture et la Route » pour la Coopération internationale s’est tenu avec succès, et la coopération dans le cadre de l’Initiative « la Ceinture et la Route » est entrée dans une nouvelle phase de développement de qualité. « Nous avons lutté résolument contre tout agissement de politique du plus fort et d’intimidation et défendu énergiquement la souveraineté, la sécurité et les intérêts de développement de notre pays et les intérêts communs des pays en développement. Nous avons poursuivi notre engagement à servir le peuple et travailler d’arrache-pied dans l’intérêt général du développement et de la stabilité du pays », a-t-il déclaré.
Construire une communauté d’avenir partagé pour l’humanité
Le ministre des Affaires étrangères a ajouté que lors de la Conférence centrale sur le travail relatif aux affaires étrangères tenue fin 2023, le Président Xi Jinping a pris des dispositions globales pour les actions diplomatiques de la période actuelle et de celle à venir et fait une planification au plus haut niveau de la stratégie diplomatique de la Chine dans sa nouvelle marche en avant.
« Nous étudierons et appliquerons en profondeur l’esprit de la Conférence, nous guiderons sur la Pensée Xi Jinping sur la diplomatie, axerons nos efforts sur la construction d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité, et ferons preuve d’un plus grand sens des responsabilités envers l’Histoire et d’un plus fort esprit novateur, pour ouvrir de nouvelles perspectives plus prometteuses à la diplomatie de grand pays aux caractéristiques chinoises.
Plus confiants et plus autonomes, nous travaillerons à forger le caractère de la diplomatie chinoise », a-t-il indiqué. Il a souligné que la Chine s’appuiera toujours sur ses propres forces pour promouvoir le développement et le redressement du pays, et prendra en main le destin de son peuple.
Ces dernières années, la Chine et nombre de pays ont annoncé la construction conjointe des communautés d’avenir partagé. Comment en voyez-vous les perspectives ? A demandé une journaliste du Quotidien du peuple. Wang Yi a alors répondu que construire une communauté d’avenir partagé pour l’humanité est l’idée centrale de la Pensée Xi Jinping sur la diplomatie et la réponse chinoise à la question de savoir quel genre de monde nous devons construire et comment le construire. « Comme l’a souligné à plusieurs occasions le Président Xi Jinping, nous vivons dans un même village planétaire et nous sommes à bord d’un même navire.
Face aux défis planétaires de toutes sortes, les différents pays devraient transcender leurs différences en termes d’histoire, de culture, de géopolitique et de système, et préserver et construire ensemble la planète terre, seul foyer habitable de l’humanité », a-t-il estimé. Pour lui ce concept important témoigne de l’envergure de la vision historique et de la profondeur de la conviction mondiale du Président Xi Jinping, dirigeant d’un grand pays. Il indique, a-t-il ajouté, la bonne orientation à suivre pour l’humanité. Depuis le lancement de cette vision par le Président Xi Jinping il y a dix ans, il a noté que de grands accomplissements ont été réalisés.
« La construction d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité est passée d’une vision conceptuelle à un système scientifique, d’une initiative chinoise à un consensus international, et d’une perspective prometteuse à des résultats concrets, affichant aujourd’hui une forte vitalité », a-t-il déclaré. Poursuivant, il a ajouté que du bilatéral au multilatéral, du régional au mondial, de la santé aux mers et océans en passant par le cyberespace, la Chine a bâti avec des dizaines de pays et régions des communautés d’avenir partagé sous différentes formes et dans différents domaines.
« De plus en plus de pays et de peuples réalisent que le destin de l’humanité doit être maîtrisé en commun par les pays du monde et que l’avenir de la planète est à créer par tous. Nous entendons travailler avec tous les pays à bâtir un monde de paix durable, de sécurité universelle, de prospérité commune, ouvert, inclusif, propre et beau. Le chemin pourrait être sinueux, mais il conduira certainement à un avenir radieux », est-il convaincu.