Région du Nord : le ministre Kassoum Coulibaly à l’écoute des forces vives
Une délégation ministérielle composée du ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens combattants, Kassoum Coulibaly, celui de la Sécurité et de l’Administration territoriale, Emile Zerbo et celui en charge de la santé, Lucien Kargougou, a échangé avec les populations de la région du Nord, le vendredi 15 mars 2024 à Ouahigouya.
Dans l’après-midi du 15 mars 2024 à Ouahigouya, trois ministres ont eu un franc parler avec les populations de la région du Nord. Il s’est agi du ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens combattants, Kassoum Coulibaly, celui de la Sécurité et de l’Administration territoriale, Emile Zerbo et celui en charge de la Santé, Lucien Kargougou. Le retour de la paix, la restauration de l’intégrité du territoire, le blocus des axes Ouahigouya-Titao et Ouahigouya-Thiou frontière du Mali et la marche du 29 janvier 2024, ont été, entre autres, les sujets des discussions entre les ministres et les forces vives de la région.
Le ministre en charge de la défense, Kassoum Coulibaly a déploré la marche du 29 janvier dernier et a demandé aux populations à ce que ce genre de manifestation ne se reproduise plus. Il les a, par ailleurs, rassurées de la détermination de la Transition à ramener la paix et la restauration du territoire. Le député de la région, Youssouf Ouédraogo, le membre du conseil régional des organisations de la société civile, Rasmané Barry en passant par le secrétaire général du mouvement les patriotes du Nord, Ali Badini, tous ont apprécié ce cadre d’échanges directs.
« Toutes les vérités ont été dites et on a eu des réponses satisfaisantes. Il y a eu des propositions sur la lutte contre le terrorisme dans la région du Nord, les questions des droits humains, l’achèvement des travaux du barrage de Guitti, le blocus de l’axe Titao-Ouahigouya et la route Ouahigouya-Thiou frontière du Mali. C’est ensemble que nous pouvons réussir », a souligné Rasmané Barry. Pour le député à l’Assemblée législative de Transition (ALT), ce fut un cadre d’échanges assez fructueux.
Le ministre en charge de la défense, dans un franc parler, s’est adressé aux forces vives de la région et celles-ci ont aussi égrené un chapelet de doléances et réaffirmé leur soutien à la Transition.« Nous souhaitons que de pareilles occasions soient offertes à la population. Car, elles permettent d’aplanir les divergences et d’éclairer les zones d’ombre et aller vers des lendemains meilleurs », a-t-il souhaité.
Et Ali Badini de poursuivre que les ministres ont écouté le cri du cœur des populations et il pense que quelque chose sera fait pour le grand bonheur des populations surtout celles des provinces du Yatenga et du Loroum. Kassoum Coulibaly a, par ailleurs, invité la population du Nord à s’armer de courage, à rester solidaire auprès des FDS et des VDP et à dénoncer les mauvais comportements.
Fleur BIRBA
Assemblée législative de Transition: le ministre Gouba annonce une révision du code minier
Le ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba et son homologue de l’Economie, des Finances et de la Prospective, Aboubakar Nacanabo ont répondu aux questions orales formulées par les députés lors de la séance plénière de l’Assemblée législative de Transition, le 15 mars 2024, à Ouagadougou.
Le ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, a annoncé la révision du code minier et de la loi sur la commercialisation de l’or, au cours d’une séance plénière de l’Assemblée législative de Transition tenue, le 15 mars 2024, à Ouagadougou. « A travers ces réformes, c’est un ensemble de politiques volontaristes que l’Etat veut porter afin que le sous-sol burkinabè profite effectivement à toute la population », a-t-il justifié.
Cette annonce fait suite aux questions orales posées par le député Mamadou Yaro, en vertu du contrôle de l’action gouvernementale exercée par la représentation nationale. Plus précisément, le député Yaro souhaitait savoir les dispositions prises par le département en charge des mines pour rendre efficace et efficiente les contrôles effectués par les administrations qui ont la charge du secteur minier. Il a aussi interrogé le ministre sur l’existence d’un dispositif permettant aux services publics de contre-expertiser et de contrôler de manière indépendante certains éléments d’information communiqués par les différentes sociétés minières et la fiabilité des éléments d’imposition de l’assiette fiscale du secteur minier.
Yacouba Zabré Gouba a relevé que l’administration minière a prévu des dispositions pour assurer un suivi-contrôle des activités minières. Il s’agit des missions de pesée-colisage qui ont pour objectif de s’assurer de la quantité d’or produite par les sociétés minières, des missions spontanées et inopinées pour vérifier les documents ayant servis à la déclaration des sociétés en termes de production minière.
Traquer la fraude de l’or
En plus, la brigade nationale anti-fraude de l’or intervient en cas de suspicion de fraude dans le volet mine industrielle et la direction générale des mines et de la géologie effectue des missions de réconciliation lors desquelles, elle analyse les documents de production afin de faire la différence entre les quantités d’or produites par mine. En matière de contre-expertise des informations fournies par les sociétés minières, tout comme dans le domaine de la fiscalité minière, le ministre a affirmé que des dispositions réglementaires encadrent bien ces aspects.

Cependant, il a reconnu un certain nombre d’insuffisances. La prise en charge intégrale par les sociétés minières des frais de mission des agents publics chargés des pesée-colisages et l’absence des représentants de l’Etat lors de la coulée des lingots d’or ont provoqué l’indignation des députés. Selon le ministre en charge des mines, le projet de révision du code minier est fin prêt et leur sera soumis après son adoption par le conseil des ministres. « Ce projet de loi comporte plus de 30 innovations qui vont prendre en compte toutes les préoccupations de l’ensemble des acteurs.
Il sera à l’image de ce que les acteurs veulent », a-t-il déclaré. Lors des débats, plusieurs députés dont le Président de l’Assemblée législative de Transition, Ousmane Bougouma, ont insisté pour que le gouvernement assure la participation effective des fonctionnaires à la coulée des lingots d’or. « Nos services ont élaboré un protocole dans ce sens et dans deux mois maximum les techniciens assisteront à la coulée de l’or », a annoncé le ministre Gouba.
Les pratiques déviantes autour des avenants questionnées
Plus tôt dans la matinée, le ministre de l’Economie, des Finances et de la Prospective, Aboubakar Nacanabo, a répondu aux questions orales formulées par le député Kanibè Tuina. Il a demandé si le ministre est au courant que certaines entreprises bénéficient d’informations de la part d’agents publics en vue de se voir attribuer un marché avec une offre financière anormalement basse pour ensuite demander un avenant lors de l’exécution.
Il a aussi interrogé le ministre sur le montant annuel des avenants dans le cadre de la passation des différents marchés publics. « N’y a-t-il pas lieu de renforcer les mesures qui encadrent les avenants afin de minimiser leur mise en œuvre qui fait perdre chaque année à l’Etat des ressources colossales ? », a été sa dernière question.
Le ministre en charge de l’économie a expliqué la procédure de passation des marchés publics et les conditions pour que les acteurs en arrivent à un avenant.
« L’avenant est une pratique normale qui est prévue par les textes. Il existe parce qu’une fois qu’on a passé le marché, il peut y avoir des modifications qui se justifient. Les avenants sont encadrés de sorte à ce qu’ils ne soient pas supérieurs au marché initial.
Si les acteurs jouent leur rôle, il est évident que le problème de l’avenant ne devrait pas se poser », a-t-il commenté. Selon le ministre, si l’avant-projet de loi portant modification du code des marchés publics est adopté par l’Assemblées législative de Transition, il y aura beaucoup d’améliorations, notamment la définition de l’offre anormalement basse.
Au titre des statistiques, le ministre a informé les députés que le montant des avenants s’élève à 567,74 millions FCFA en 2023, 127,69 millions FCFA en 2022 et 15,59 milliards FCFA pour l’année 2021.
Nadège YE
Wendlasida Haadiyatou NACANABO
(Stagiaire)
Des opérations menées avec succès par les forces combattantes
Les forces combattantes ont effectué le weekend des opérations dans les régions du Centre-Nord et de l’Est qui ont permis de neutraliser de nombreux terroristes, de récupérer du matériel et de consolider la pacification de certaines localités, a appris l’AIB auprès de sources sécuritaires.
A la suite des opérations aéro-terrestres du 15 mars 2024 qui ont permis de se débarrasser de plusieurs terroristes dans la zone de Kossouka dans le Centre-Nord, les forces du mal voulaient coûte que coûte attaquer les paisibles citoyens. C’est pourquoi des survivants sont revenus par petits groupes dans la matinée du 16 mars pour accomplir leur sale besogne. Ces groupes seront rejoints par d’autres assassins sous un grand arbre. Fort heureusement, les vecteurs aériens veillaient au grain et ont pu frapper cette horde avant son assaut.
Outre la zone de Kossouka, d’autres groupes de malfaiteurs projetaient d’attaquer dans la zone de Silmangue. C’est ainsi que dès le 15 mars, un groupe de terroristes est repéré dans un village de Taparko, zone de Yalgo Centre-Nord). Le lendemain matin, ces centaines de criminels assoiffés de sang se mettent en ordre de bataille pour Silmangue. On les voit sur plusieurs kilomètres, à bord de motos et de véhicules. C’est au moment où les hordes observent un arrêt pour prendre les dernières consignes que les pilotes vont enclencher des frappes successives.
Un grand groupe de tueurs est bousillé sous un arbre touffu, poussant les autres à sortir de leur cachette pour fuir. Mais, les pilotes maintiennent la pression et en neutralisent le plus grand nombre. Des rescapés qui ont sauté dans un pick-up rempli de logistique n’ont pas pu aller loin, car un missile les a envoyés en enfer. Tôt dans la matinée du 17 mars, des éléments du 5e bataillon d’intervention rapide ont lancé une opération dans la zone ennemie en vue de neutraliser tout criminel qui y rôderait.
Les opérations se sont poursuivies, le dimanche 17 mars 2024 vers 7h à l’Est du pays où plusieurs criminels étaient aux portes de Natiaboini sous de grands arbres. Au bon moment, les pilotes envoient un puissant missile qui va les cramer dans leur touffe. Des rescapés tentent de s’extirper des flammes mais s’écroulent plus loin à quatre pattes. La suite des observations permet aux renseignements de se rendre compte qu’il s’agit d’une grande base.
Une opération est immédiatement montée et un commando du centre national d’entraînement commando de Pô déjà en opération dans la zone, est héliporté sur la base. Dès que les boys foulent le sol, ils engagent un combat sans merci avec les assassins et en font une bouchée. Ensuite, le commando ratisse toute la zone, récupère les armes encore utilisables et détruit tout le reste qui ne peut être emporté. Enfin, les patriotes mettent le feu à la base avant d’être exfiltrés sains et saufs.
Agence d’information du Burkina
Salam du Ramadan/ Thème central : Les relations interpersonnelles : Les relations parentales, la responsabilité des parents 1/2
Au nom d’Allah, Clément et Miséricordieux.
Louanges à Allah autant de fois qu’Il a de créatures et autant de fois que cela Lui plaise pour Ses différents bienfaits sur nous. Que Sa paix et Ses bénédictions soient en abondance sur Son Messager Mouhammad qu’Il a envoyé à l’univers comme miséricorde ainsi que sur les membres de sa famille, ses compagnons et sur tous les croyants de tous les temps.
En Islam, les parents et les enfants sont liés par des obligations et des droits réciproques. Nous avons abordé la responsabilité des enfants sous le prisme de la piété filiale. Il est question, dans cette chronique, d’aborder la responsabilité des parents à l’égard de leurs enfants. D’abord, soulignons que les enfants sont une grâce et une miséricorde d’Allah qu’Il donne à qui Il veut et qu’Il refuse à qui Il veut. A certains, Il ne donne que des filles. A d’autres, Il ne donne que des garçons.
Et à d’autres encore, Il leur donne des garçons et des filles. La venue d’un enfant, lorsque cela a suivi les règles est, très souvent, un évènement heureux qui mobilise au-delà de la famille afin d’exprimer la reconnaissance à Dieu et de Lui demander de bénir le nouveau-né. Avoir une progéniture a toujours fait partie des soucis même des plus rapprochés. Souvenons-nous le Prophète Zacharie, quand il implora Son Seigneur : « Mon Seigneur, ne me laisse pas sans héritier, bien que Tu sois le meilleur héritier » (S21 V89).
L’autre réalité est le fait qu’avoir un enfant n’est pas seulement un évènement heureux. Il est source d’une responsabilité et pas la moindre. C’est pourquoi Allah nous dit ceci : « Vos biens et vos enfants ne sont qu’une tentation, alors qu’auprès d’Allah est une énorme récompense » (S64 V15). Ils sont une tentation parce qu’ils sont une épreuve et un test de votre Seigneur pour vous afin de voir si vous observerez la droiture à leur égard.
Certains enfants sont la cause de perdition de leurs parents soit du fait d’un amour excessif, soit du fait de la négligence de leur responsabilité. C’est la raison pour laquelle le Seigneur nous prévient en ces termes : « O vous qui avez cru ! Préservez vos personnes et vos familles, d’un Feu dont le combustible sera les gens et les pierres, surveillé par des Anges rudes, durs, ne désobéissant jamais à Allah en ce qu’Il leur commande, et faisant strictement ce qu’on leur ordonne » ( V6).
Le Prophète abonde dans le même sens quand il souligne que : « Chacun d’entre vous est un berger et chacun d’entre vous est responsable de son troupeau. L’imam est un berger et responsable de son troupeau. L’homme est un berger dans sa famille et responsable de son troupeau. La femme est une bergère dans la maison de son mari et responsable de son troupeau. Le serviteur est un berger quant aux biens de son maître et responsable de son troupeau. Chacun de vous est donc berger et responsable de son troupeau ».
Au regard de ce qui précède, il importe de rappeler qu’être parent est une lourde responsabilité. Il ne suffit pas d’être marié encore moins si on est célibataire et d’être physiquement prêt pour faire des enfants. Il faut être, dans le lien du mariage, bien préparés
avant d’envisager de faire des enfants. Cela ne garantit pas obligatoirement le résultat mais il est de notre devoir, en tant que musulmans de faire tout ce que l’on peut et qui est de l’ordre de l’humain avant de nous confier entièrement à Allah à qui, il appartient les décisions.
Ces dispositions nous permettraient de bien assumer nos responsabilités vis-à-vis de nos enfants. Et la première responsabilité de chaque parent à l’égard de ses enfants réside dans le bon choix de son conjoint. Il est du devoir du père de trouver, à ses futurs enfants, une bonne mère tout comme il est du devoir de cette dernière de leur trouver un bon père.
C’est l’une des raisons pour lesquelles, on ne se marie pas à tout le monde. Est-il bien comme père de mes enfants ? Est-elle bien comme mère de mes enfants ? Quelle éducation a-t-il reçu ? Quelle éducation pourra-t-elle donner à mes enfants ? Les réponses à ces questions sont utiles dans le choix de son conjoint afin de réussir sa vie de famille et de pouvoir assumer ses responsabilités.
Puisse Allah nous pardonner, nous faire davantage miséricorde et nous agréer.
Seigneur Allah, accorde-nous, en nos épouses, en nos époux et en nos enfants, la joie des yeux et des cœurs et fais de nos familles des modèles pour les croyants.
NB : La foi musulmane est une foi active qui impose un devoir de présence.
Dr Inoussa COMPAORE
Imam à l’AEEMB et au CERFI
Une véritable bouffée d’oxygène
Le mercredi 13 mars 2024, le Conseil des ministres a décidé d’une nouvelle tarification des examens de scanners, d’IRM (Imagerie par résonance magnétique) et d’actes d’hémodialyse dans les hôpitaux publics. En effet, à partir de fin avril, les coûts des examens de scanners passeront de 50 000 F CFA à 25 000 F CFA soit une réduction de 50% quel que soit la localisation et la technique. Pour les examens d’IRM, la tarification passe de 100 000 à 40 000 F CFA soit une réduction de 60%. A cela s’ajoutent la baisse du coût de la séance de dialyse qui passe de 15 000 à 2 500 F CFA et la suppression de la caution de 500 000 F CFA pour la prise en charge des malades souffrant de l’insuffisance rénale.
Consensus, voire plus, unanimité au sein de l’opinion nationale : cette mesure est salvatrice ! Le professeur Albert Ouédraogo, président de l’Association burkinabè des dialysés et insuffisants rénaux (ABUDIR), est allé plus loin, le 14 mars dernier, lors d’une conférence publique en lien avec la commémoration de la Journée mondiale du rein, le lendemain de la décision. Pour lui, il s’agit d’une décision historique traduisant une volonté d’être à l’écoute des populations, eu égard au contexte, de gagner la bataille de la paix face aux terroristes. Si comme le chante Black So man, « le meilleur messager d’une prison est bien un prisonnier », le meilleur ambassadeur des souffrants de cette maladie, est avant tout un malade et le président de l’ABUDIR, Albert Ouédraogo, l’a si bien campé quand il affirme que « ce que le gouvernement vient de faire est hautement salutaire …, surtout quand on le met dans un contexte d’insécurité, où la priorité des priorités est l’achat des armes pour pouvoir lutter contre cette horde barbare qui attaque notre pays ».
De toute évidence, il s’agit d’un sacrifice. Pour un gouvernement attaché aux valeurs de paix, de sécurité pour sa population, cela entre en droite ligne d’une vision affichée et qui se déroule en fonction des résultats engrangés dans certains secteurs pour offrir l’égalité de chance à toutes les filles et tous les fils du pays. A coup sûr, cette volonté exprimée apporte une bouffée d’oxygène aux malades du Burkina qui retiendront donc cette date comme une victoire pour tous ceux qui sont affectés ou infectés par cette pathologie. Cette décision vient comme une dose d’espoir pour les malades. Non pas que l’Etat décrètera la gratuité, mais qu’il travaille inlassablement à rapprocher l’hôpital des malades avec les technologies adaptées. Tout récemment, l’acquisition et la mise en service des IRM et Scanners dans plusieurs hôpitaux et l’inauguration du centre de dialyse à Tenkodogo en sont la preuve. Cela donne également un espoir à tous ceux qui souffrent dans leur corps d’une quelconque maladie de voir un jour l’Etat les soulager en influant sur les coûts des soins. Ce ne sera pas de toutes les façons une première. Sur la dengue qui se manifestait, l’Etat avait pris une mesure saluée par tous pour l’effet induit, en décidant de la gratuité du dépistage. Cette décision longtemps attendue, peut-être prise dans ces proportions.
Au Burkina, la journée internationale des reins revêtira désormais un cachet tout particulier, celui de la possibilité de bien de malades qui n’osaient pas penser un seul instant à aller dans les officines de soins de s’y rendre en toute sérénité. Et pour cause, même pour les privilégiés, débourser 500 000 F CFA avant toute consultation, n’était pas gagné d’avance, a fortiori ces Burkinabè qui, au quotidien, sont à la bêche pour trouver la pitance. En amont, cette décision vient comme pour couronner une vision, celle de doter les grands centres hospitaliers de plateaux techniques de dernière génération afin de mieux faire face aux besoins des populations. En tout cas, tout semble le dire, avec la sécurité, la santé et l’agriculture, de grands pas sont en train de se dessiner. La balle est désormais dans le camp de l’administration hospitalière à qui revient la responsabilité d’entretenir ces équipements et une programmation efficiente afin que les malades puissent véritablement bénéficier de cette mesure.
Assétou BADOH
Liste Etalons/Journées FIFA : « Je n’ai écarté personne… », Brama Traoré, sélectionneur
Les Etalons, à l’occasion de la journée FIFA de ce mois de mars, disputeront deux matchs amicaux à Casablanca au Maroc le 22 contre la Libye et le 26 contre le Niger. Pour ces deux rencontres, le nouveau sélectionneur des Etalons, Brama Traoré, a convoqué 25 joueurs dont les noms ont été dévoilés, le samedi 16 mars 2024, au cours d’une conférence de presse.
Le nouveau sélectionneur, Brama Traoré, va vivre son baptême du feu avec les Etalons A les 22 et 26 mars prochain à Casablanca au Maroc. En effet, ses poulains seront opposés, dans la capitale économique marocaine, respectivement aux Chevaliers de la méditerranée de la Libye et au Mena du Niger, en match amical comptant pour la journée FIFA du mois de mars. Pour ces deux rencontres amicales, Brama Traoré a dévoilé une liste de 25 joueurs lors d’un point de presse tenue le 16 mars dernier.
Le moins que l’on puisse dire est que l’ancien sélectionneur des Etalons U20 a fait des choix forts pour sa première liste. Le capitaine Bertrand Traoré, le vice-capitaine Issoufou Dayo et le portier Hervé Koffi, les cadres du vestiaire, ne figurent pas sur sa liste. Un choix qui a suscité de nombreuses réactions que le nouvel entraineur des Etalons a tenu à justifier au cours de la conférence de presse. « Concernant Bertrand, il vient d’arriver dans un nouveau club, il a du temps de jeu. C’est bien de le laisser s’exprimer en Liga et de nous revenir pimpant neuf.
Ce sont des matchs amicaux, il faut amener d’autres joueurs pour augmenter le potentiel de cette équipe. Certains ont dit que j’ai écarté 3 joueurs (Bertrand, Dayo, Koffi) sans parler des autres absents. Je n’ai écarté personne… », a expliqué Brama Traoré dit Chercheur. En plus de ces trois cadres de l’équipe nationale, sept autres joueurs présents à la dernière CAN n’ont pas été retenus pour ces deux matchs amicaux. Il s’agit de Mohamed Konaté, Mamady Bangré, Hassane Bandé, Fessal Tapsoba, Hillel Konaté, Dramane Salou et Abdoul Razack Guiebre.
Par contre, six joueurs sont convoqués pour la première fois dans l’écurie des Etalons. Brama Traoré a fait confiance à deux jeunes joueurs qu’il a coachés chez les Etalons U20 : les attaquants Salif Tieteta du SC Majestic et Kader Ouattara du cercle Bruges en Belgique. Le défenseur Mohamed Ouédrago de Rheindorf Altach (Autriche), les milieux de terrain Hassimi Traoré de Cancun FC (Mexique) et Clément Pitroipa (As Douanes) ainsi que l’attaquant de Estrela da Amadora, en première division Portugaise, Régis N’do sont les autres nouveaux de cette liste. Aussi, quatre Etalons, Franck Lassina Traoré, Ousséni Bouda, Razack Yoda et le portier de l’As Douanes, Mohamed Zegue Traoré effectuent leur retour en sélection après quelques temps d’absence pour des raisons diverses.
Le retour de Franck Lassina Traoré
La bonne nouvelle pour le sélectionneur Brama Traoré est sans conteste le retour de l’attaquant Franck Lassina Traoré, absent de la dernière CAN pour cause de blessure, et qui est de retour depuis peu sur les pelouses avec son club du Shakhtar Donetsk et qui retrouve déjà ses sensations de buteur. Ainsi, Brama Traoré a retenu trois joueurs locaux (Mohamed Zegue Traoré, Clément Pitroipa et Salif Tieteta) pour les deux matchs amicaux, malgré l’arrêt du championnat burkinabè.
« L’arrêt du championnat n’est pas un problème pour moi. Nous avons de très bons joueurs dans notre championnat. Clément est l’un des meilleurs milieux de notre championnat et Zegue fait partie des meilleurs gardiens. Et Tieteta est allé faire un test en Autriche qui a été concluant. Ce sont des joueurs ambitieux, je les connais », a justifié Brama Traoré. En plus de se faire une idée sur les joueurs sélectionnés, l’objectif à Casablanca
selon le nouveau sélectionneur, est d’expliquer le projet de jeu et les attentes du staff technique. « Il nous faut des joueurs complémentaires. Pour gagner un match, il faut se battre. Nous avons donc besoin de joueurs combatifs et déterminés, pleins d’engagements. Nous n’avons pas le meilleur effectif des équipes africaines, mais nous devons exploiter nos qualités qui sont physiques mais aussi tactiques », a souligné Chercheur tout en indiquant que le milieu de terrain est son premier gros chantier.
Lors de la conférence de presse, le sélectionneur n’a pas échappé à la question du capitanat, notamment pour les deux matchs amicaux à venir avec l’absence des trois capitaines de l’équipe. « Arrivé au Maroc on verra. Je veux un capitaine discipliné, conscient et qui est à l’écoute des autres. Je n’ai pas dit que ce n’était pas le cas avant… Ce n’est pas au cours de ces deux matchs que je vais choisir le capitaine », a affirmé Brama Traoré. Le point de presse a été également une occasion pour le sélectionneur de dévoiler les membres composants son staff technique.
Sié Simplice HIEN
La liste des 25 Etalons
Gardiens
–Zegué Traoré ( As Douanes)
-Kylian Nikiema( ADO La Haye, Hollande)
-Sébastien Tou(Sabadell)
Défenseurs
–EdmondTapsoba(Leverkusen/All)
-Steeve Yago(Aris/Chypre)
-Nasser Djiga(Étoile Rouge/Ser)
–Adama Nagalo(Nordjaelland/Danemark)
-Valentin Nouma(Lupopo RDC)
-Mohamed Ouédraogo (Altach/Autriche)
–Issa Kaboré (Luton Town/Angleterre)
Milieux
-Sacha Bansé (Valenciennes France)
-Abdoul Razack Yoda(Hobro/Danemark
–Ismahila Ouédraogo (Panseikaros/Grèce)
–Blati Touré (Pyramids/Égypte)
-Aziz Ki (Young Africa/Tanzanie)
-Gustavo Sangaré (Quevilly/France)
Attaquants
–Salif Tieteta(Majestic/Burkina Faso)
-Clément Pitroipa (As Douanes /Burkina Faso)
-Cédric Badolo (Shérif Tiraspol/Moldavie)
-Régis N’Do (Estrela da Amadora/Portugal)
-Kader Ouattara (Cercles Bruges/Belgique)
–Dango Ouattara (Bournemouth/Angleterre)
–Lassina Traoré (Shakatar Donetsk/Ukraine)
–Hassami Traoré (Cancun FC/Mexique)
– Ousseni Bouda (E.San José, USA)
Encadrement technique des Etalons
Sélectionneur : Brama Traoré
Premier assistant : Issa Balboné
Deuxième assistant : Pierre Bazié
Entraîneur des gardiens : Mohamed Kaboré
Préparateur physique : Wilfried Dah
Lutte contre le terrorisme : les blessés en opération plaident pour l’instauration d’une journée d’hommage
Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE a présidé, hier après-midi, la clôture de la conférence sur l’amélioration de la prise en charge des blessés en opération.
Plus de 500 participants dont 300 blessés en opération ont, pendant 72 heures, mené la réflexion sur l’amélioration de la prise en charge des blessés et leur réinsertion socio- professionnelle. Ils ont passé en revue les différents textes en matière de lutte contre le terrorisme et ceux relatifs au traitement réservé aux blessés.
A l’issue des travaux, les participants ont recommandé la création d’un service pluridisciplinaire pour la gestion des blessés en opération dans chaque entité et la création d’une structure autonome pour la prise en charge médicale en urgence des blessés et leur évacuation hors du pays.
La mise en place d’un programme spécial de réinsertion professionnelle au profit des Volontaires pour la Défense de la Patrie blessés lors des opérations et des mobilisés, a aussi été proposée ; ainsi que l’institution de dispositifs et stratégies de prises en charge psychologique, sociale et spirituelle dans chaque entité des Forces de défense et de sécurité.
Les blessés en opération ont également souhaité l’instauration d’une journée pour leur rendre hommage, la réactivation de la commission de réformes des Forces armées nationales et sa mise en place dans les autres entités, et l’adoption de textes spécifiques sur les blessés en opération.
En réponse, le Chef de l’Etat a assuré que des actions sont en cours pour améliorer leurs conditions. Il s’agit notamment du renforcement et de l’amélioration du plateau technique du centre médical des armées ainsi que la prise en charge gratuite et rapide des blessés dans tous les centres hospitaliers régionaux du pays dont la pratique est déjà opérationnelle.
Direction de la Communication de la Présidence du Faso
Blessés en opération : « Gardez le moral et l’espoir », capitaine Ibrahim Traoré
Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré a eu, dans l’après-midi d’hier, des échanges directs avec les blessés en opération, à la fin des travaux de la conférence sur l’amélioration de leur prise en charge.
Le Chef de l’Etat a voulu cette rencontre pour rendre hommage à ces héros de la Nation, et surtout pour leur rappeler que les autorités ne les oublient pas dans leur situation de blessure due à la guerre que mène notre pays contre le terrorisme depuis bientôt 10 ans. « Gardez le moral et l’espoir », leur a-t-il dit.
Au cours des échanges, les participants ont reconnu les efforts consentis par le gouvernement à leur endroit et ont remercié le Chef de l’Etat pour cela. Portant toujours les séquelles physiques pour certains et psychologiques pour d’autres, les blessés en opération ont saisi l’occasion pour formuler quelques doléances et préoccupations liées à leur état.
La question de la gestion des carrières notamment les avancements et les stages, l’amélioration du plateau technique du centre médical des armées, la prise en charge psychologique des blessés en opération constituent des préoccupations majeures des interlocuteurs du Chef de l’Etat.
Ils ont aussi évoqué leurs encouragements à travers les décorations, les primes d’opération, et leurs affectations dans des services moins contraignants, la reconversion dans d’autres métiers ou fonctions, l’affectation de leurs conjointes dans leur lieu de résidence afin de faciliter la gestion de leur situation d’invalidité ou de handicap.
Touché par la situation de ces blessés en opération, le Président de la Transition a souligné l’opérationnalisation de la Caisse d’assurance maladie des armées, la formation et la reconversion en 2023 de certains blessés qui vont se poursuivre, la mise en place d’une agence pour la prise en charge de la gestion des carrières qui sera opérationnelle dans les prochains mois.
Le Capitaine Ibrahim TRAORE a également rappelé que des réformes et des réflexions sont en cours en vue de prendre en compte et en charge, de façon diligente et efficace, l’ensemble des préoccupations exprimées par les blessés en opération.
Direction de la communication de la Présidence du Faso
Vive le 15 mai, amen !
Depuis que le gouvernement a décrété que le 15 mai de chaque année sera dédié à la célébration de nos coutumes et traditions, mon voisin marche avec une petite queue en main. Le jour de l’annonce de la décision, il a escaladé les branches de son arbre généalogique en criant le prénom de tous ses vaillants ancêtres. Il a chanté leurs louanges toute la nuit dans sa langue maternelle. Il a fait usage de son fusil traditionnel en donnant trois coups de semonce dans le ventre noir du ciel. Il a même allumé un grand feu au milieu de sa cour et a dansé autour du brasier pour remercier ses aïeux d’avoir exaucé sa prière. Mon voisin n’a pas fermé l’œil de la nuit. Il a tenu en haleine et en état de veille tout le quartier. Pour lui, il n’y a pas meilleure décision que celle-là. « Cela montre et démontre que nous sommes sur la bonne voie », s’écria-t-il.
« Nous ne pouvons pas nous développer en nous débarrassant de notre âme, de notre identité. Le vrai développement est endogène, c’est-à-dire qu’il est et reste ancré dans le terreau fertile de nos traditions », a-t-il ajouté avec une conviction qui faisait crépiter le feu ardent de la renaissance. « Il n’y a pas de petite croyance, il n’y a pas de petite tradition ; il n’y a que de petites gens déracinées qui ne savent pas d’où elles viennent et qui tâtonnent en plein jour dans le noir touffu de leur propre ignorance », a-t-il dit. En effet, ce décret retentit comme une interpellation, une exhortation à un retour aux sources. Et ce retour doit s’opérer la tête haute, avec la fierté d’appartenir à une culture, à une tradition à des us et coutumes. Tant pis si l’on nous traite de primitifs, de sauvages même, pire de mécréants ou de tradition de paganisme.
Il n’y a pas de guerre de religion dans la tradition. Il n’y a pas de lutte de leadership dans la vraie tradition, point de concurrence. Dans la tradition, on ne foule pas aux pieds le sacré et sortir indemne de l’autel. Celui ou celle qui viole les commandements divins boira à la coupe sacrée de vin de libation mais ce sera la fin d’une vie bâclée. Dans la tradition, seuls les dignes ont voix au chapitre, ont droit de cité. Dans la tradition, le droit coutumier n’est pas écrit, mais il régit la vie des hommes. Il n’y a pas de code écrit, point de constitution, tout est oral, mais rien n’est du vent.
Mais, il suffit de violer un seul précepte pour répondre auprès des ancêtres et la réponse des ancêtres n’est pas celle de la complaisance. Les ancêtres « verrouillent et frappent avec efficacité » de sorte à ce que le bon exemple soit pérennisé et perpétué de génération en génération. Parce qu’au commencement était le verbe. Dans la tradition, on ne couche pas avec sa sœur ou sa mère et se bomber le bas ventre dodu sur la place du marché. Dans nos traditions, on ne célèbre pas les fiançailles ou le mariage de couple de même sexe. Dans la tradition, on ne vole pas le poulet ou la chèvre du voisin et manger sous le ciel armé de tonnerre ; dans la tradition, on ne déshonore pas sa mère et devenir quelqu’un, il suffira juste qu’elle brandisse son sein au ciel et déclamer les maux qui l’ont blessée et le ciel fera le reste avec une pluie de malédictions bien méritées. Dans la tradition, les menteurs confessent leurs mensonges dans la douleur devant l’autel sacrificiel des Pères. Le malfaiteur sorcier ou sorcière s’arrachera ses « bijoux de mâles » ou ses cheveux tressés au prétoire des dieux.
Dans la tradition, la justice n’est pas un jeu de ping-pong procédural fait de renvoie et de suspension, elle est rendue sans complaisance dans la vérité et en toute vérité. On n’a même pas besoin d’avocat pour défendre parfois l’indéfendable. On n’a pas besoin de dessous de table pour avoir le dessus sur les autres parce que dans la tradition, l’égalité de chance est un principe sacré, l’équité et la dignité sont un couple qui fait bon ménage. Le plus fort qui abuse de sa force sera impotent avant de mourir. Le riche qui triche pour être plus riche sera ruiné et verra son empire s’effondrer. Bref dans la tradition, celui qui n’aime pas son prochain subira les affres de son propre « ventre noir ». Cette journée des coutumes et traditions devra éviter d’être une kermesse de tintamarres cacophoniques. Elle devra savoir s’élever au-dessus des mondanités creuses pour être une opportunité d’enseignement et d’apprentissage des populations sur le sens véritable de nos valeurs sociales, culturelles et cultuelles dans toute leur diversité.
Elle devra être l’occasion de penser notre école et faire en sorte qu’elle soit plus complète, parce que prenant en compte nos valeurs traditionnelles, nos langues, nos pratiques culturelles, nos interdits ou totems, nos contes, nos chants et proverbes, nos signes et nos symboles, bref, notre passé, notre histoire. Cette journée aura tout son mérite si elle parvient à s’élever au-dessus des menus fretins politiciens. De toute façon, si elle repose sur du faux, il y aura toujours le retour du boumerang pour recadrer les imposteurs indignes. En attendant le 15 mai, que chaque Burkinabè ait le courage de chercher à connaître la route de son village, de faire le premier pas vers lui-même et d’oser se prosterner devant l’autel de ses ancêtres s’il existe encore, sans complexe aucun et sans aucune culpabilité . Parce que parmi nos ancêtres, il y avait des saints. Et, nous devons briser la glace de l’aliénation séculaire et impérialiste pour acclamer le sublime poulet sacrificiel qui tombe sur le dos comme le super miracle qui s’opère ailleurs avec la même ferveur, avec la même foi, la foi au même Dieu créateur ! Que celui qui n’a pas de totem jette la pierre à cette chronique !
Clément ZONGO clmentzongo@yahoo.fr
Résolution de la crise sécuritaire au Burkina : le Parlement autrichien apportera son appui
Le président de l’Assemblée législative de Transition (ALT), Ousmane Bougouma, a reçu en audience une délégation de parlementaires autrichiens, jeudi 14 mars 2024, à Ouagadougou. Les échanges ont porté sur la situation nationale et le rapprochement entre les deux pays.
Dans le cadre de la coopération entre l’Autriche et le Burkina Faso, une délégation de parlementaires autrichiens a rendu, une visite de courtoisie au Président de l’Assemblée législative de la Transition (P-ALT), Ousmane Bougouma. C’était, jeudi 14 mars 2024, à Ouagadougou, au cours d’une audience. Au sortir de l’entretien, le député, Hermann Brückl, qui a conduit la délégation, a informé qu’ils ont eu, un entretien très intéressant avec le président de l’ALT, notamment sur la question de la situation sécuritaire du pays et bien d’autres aspects. « Nous avons pu nous imprégner de la situation du Burkina, surtout la question sécuritaire », a indiqué le parlementaire autrichien.
A l’issue des échanges, il a promis que le Parlement autrichien apportera son appui au Burkina en vu de venir à bout de cette crise sécuritaire face à laquelle le pays est engagé. Dans cette lancée, il a affirmé qu’ils auront l’occasion d’approfondir la réflexion avec Ousmane Bougouma. En attendant, les députés autrichiens ont encouragé les autorités et le peuple burkinabè dans leur résilience pour relever les défis. « Notre souhait est que le Burkina puisse vaincre le terrorisme », a soutenu Hermann Brückl.
Soumaïla BONKOUNGOU
Jacqueline Wêndengûudi OUEDRAOGO (Stagiaire)
Nouveau tarif de la dialyse : les dialysés saluent le geste du gouvernement
L’Association burkinabè des dialysés et insuffisants rénaux (ABUDIR) a organisé une conférence publique en lien avec la commémoration de la Journée mondiale du rein sur le thème : « La fistule artério-veineuse : le parcours du combattant », le jeudi 14 mars 2024 à Ouagadougou.
L’Association burki nabè des dialysés et insuffisants rénaux (ABUDIR) entend sensibiliser les malades et l’ensemble du personnel soignant à la maladie de la fistule. Par conséquent, elle a organisé, le jeudi 14 mars 2024, à Ouagadougou, une conférence publique parrainée par le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Robert Lucien Kargougou, sur le thème : « La fistule artério-veineuse : le parcours du combattant ». Après avoir rendu un hommage au père de la dialyse et de la néphrologie, le Pr Adama Lengane, le ministre en charge de la santé a traduit sa solidarité à l’endroit des malades. Il a aussi salué l’engagement du gouvernement à faire en sorte que tout citoyen Burkinabè puisse avoir un accès équitable aux soins et services de santé à travers la décision historique prise en Conseil des ministres qui supprime la caution pour l’admission en dialyse et réduit le coût lié à la dialyse en situation aigue. Le ministre de la Santé a réaffirmé l’engagement des autorités à faire de la transplantation rénale une réalité en cette année 2024. Ces actions sont en phase avec le thème qui a été choisi en cette Journée mondiale du rein, c’est-à-dire « vers un accès aux soins équitables et une prise en charge optimale de votre santé rénale », a-t-il précisé.
Un geste salué à sa juste valeur
Environ 200 000 personnes, soit plus de 10% de la population souffre de maladie rénale au Burkina Faso, selon le président de l’ABUDIR, Albert Ouédraogo. Il a soutenu que ces personnes, en plus des difficultés sanitaires auxquelles elles sont confrontées, doivent débourser 500 000 F CFA lorsqu’elles sont admises en dialyse. A ce propos, le Pr Ouédraogo a salué l’initiative du gouvernement qui a suspendu les frais de dialyse au profit des malades malgré toutes les exigences liées au domaine de la sécurité. « Nous qui souffrons de la maladie rénale, sommes soulagés d’apprendre que désormais pour être éligible aux soins, on n’a plus besoin de déposer la caution de 500 000F CFA. Ce que le gouvernement vient de faire est hautement salutaire et nous le mesurons à sa juste valeur », a-il-dit. il a ajouté que l’une de leurs préoccupations est la fistule rénale qui est un parcours du combattant parce que l’on ne peut pas faire de dialyse sans fistule, après le cathéter, il faut une porte d’entrée pour pouvoir épurer le sang et la meilleure porte d’entrée est la fistule qui est une opération délicate. « Elle nous est facturée à 250 000F CFA pourtant, il n’est pas évident qu’elle dure 3 mois, 3 ans ou 10ans et pour un rien la fistule peut céder et vous recommencez à zéro en payant 250 000 FCFA encore », a-t-il expliqué. Il a souhaité que la fistule soit prise en charge par les pouvoirs publics comme dans certains pays. Le conseiller technique du ministère des Infrastructures et du Désenclavement, Oumarou Zonou, représentant le ministre, a apprécié les efforts déployés par le gouvernement pour rapprocher au maximum les malades des centres de soins. Mais au regard du nombre de cas, il a souhaité que le gouvernement et le ministère en charge de la santé poursuivent la construction et l’équipement d’infrastructures pour une prise en charge optimale de cette pathologie. –
Donald Wendpouiré NIKIEMA tousunis.do@gmail.com
Wendlasida Haadiyatou NACANABO (Stagiaire)
Réduction des coûts des actes d’hémodialyse : « Nous sommes soulagés », Albert Ouédraogo, président de l’ABUDIR
Le mercredi 13 mars 2024, le Conseil des ministres a décidé de la baisse des coûts de la dialyse et de la suppression de la caution pour la prise en charge des malades souffrant de l’insuffisance rénale. A l’occasion de la Journée mondiale du rein, le président de l’Association burkinabè des dialysés et insuffisants rénaux (ABUDIR) s’est prononcé sur cette décision.
Sidwaya (S) : Comment appréciez-vous la décision gouvernementale de réduire les coûts des prestations liées à la dialyse et de supprimer la caution avant la prise en charge des malades ?
Albert Ouédraogo(A.O.) : C’est une décision historique. Nous qui souffrons de la maladie rénale, nous sommes soulagés d’apprendre que désormais, pour être éligible aux soins, nous n’avons plus besoin de déposer la caution de 500 000 F CFA. Cela veut dire que c’est une somme réductoire pour les Burkinabè moyens. Or, si vous ne les payez pas, vous ne pouvez pas être soignés. Et, c’est l’issue fatale. Donc ce que le gouvernement vient de faire est hautement salutaire. Et, nous le mesurons à sa juste valeur. Et, surtout quand on le met dans un contexte d’insécurité, où la priorité des priorités est l’achat des armes pour pouvoir lutter contre cette horde barbare qui attaque notre pays, que le gouvernement trouve l’occasion de pouvoir rendre gratuite cette prise en charge des dialysés par rapport à leur caution, c’est quelque chose qu’on ne peut pas vraiment finir de saluer et de remercier.
S : En marge de la Journée mondiale du rein, vous avez organisé une conférence publique sur la problématique du rein. Quel est l’objectif recherché ?
A.O. : Le thème de cette conférence, c’est « La fistule artério-veineuse : le parcours du combattant ». En réalité, c’est une de nos préoccupations. Parce qu’on ne peut pas faire la dialyse si on n’a pas de fistule. Après le carthéter, il faut une porte d’entrée pour pouvoir épurer le sang, et la meilleure porte d’entrée, c’est la fistule. Or, cette fistule est une opération délicate. Elle nous est facturée à 250 000 F CFA. Et, lorsque vous faites une fistule, vous n’êtes pas sûr qu’elle va durer trois mois, trois ans ou dix ans. Et pour rien, la fistule peut céder. Et vous recommencez, c’est à zéro, avec encore 250 000 F CFA. C’est pourquoi, nous avons demandé à faire cette conférence pour sensibiliser les malades, les soignants, les infirmières, les néphrologues, les chirurgiens par rapport à ce que c’est que la fistule. Parce que très souvent, on a tendance à penser que ce sont les malades qui n’entretiennent pas la fistule. Non. Si, vous avez une baisse rapide de la tension, votre fistule tombe. S’il y a une infection qui vous prend, votre fistule tombe. Cela fait que ça ne dépend pas toujours du malade. Nous demandons la compréhension. Nous souhaitons comme dans certains pays, que la fistule soit prise en charge par les pouvoirs publics et que ce ne soit plus à la charge du malade.
S : Pour cette maladie, y a-t-il une subvention ?
A.O. : Il y a une subvention. L’Etat met à la disposition de cette maladie 5 milliards F CFA par an. Donc, c’est quand même une somme importante. Mais lorsque vous regardez le besoin, il y a encore des choses à faire.
S : L’une des solutions ou remèdes à l’insuffisance rénale est la greffe. Est-elle possible au Burkina ?
A.O. : Oui. Dans notre pays, tout est possible. C’est une question de volonté politique. Et les premières autorités viennent de décider que la transplantation rénale aura lieu en 2024. Il n’y a pas de raison que nous doutions. Nous avons les compétences et normalement, d’ici la fin de ce trimestre, nous devrions pouvoir en entendre parler. C’est faisable et la médecine aujourd’hui n’est plus en cercle fermé. Nous avons besoin de la coopération des autres praticiens de par le monde et alors tout est faisable.
S : Quels doivent être les critères pour être un donneur de rein ?
A.O. : Il faut être bien portant. Et, il faut qu’on puisse trouver aussi une compatibilité entre le donneur et le receveur. C’est l’occasion pour moi, de sensibiliser les Burkinabè à être, à même de pouvoir donner leur rein. Un rein ne se vend pas. Donner un rein, c’est donner la vie. On peut vivre toute sa vie avec un seul rein. Donc, donner un rein ne vous prive pas de la vie. Soyons solidaires.
Abdel Aziz NABALOUM
13es Jeux africains : le MMA en exhibition sauve l’honneur
La 4e médaille du Burkina Faso aux 13es Jeux africains se fait toujours attendre. Le judo, sur qui reposait un brin d’espoir, a déçu. Les handballeuses, elles, ont été malmenées. Le Mixed Martial Art, discipline non olympique invité à ces jeux pour une exhibition a permis au Burkina de sauver l’honneur avec 3 médailles de bronze même si cette performance ne sera pas comptabilisée au tableau final.
Le Mixed Martial Arts (MMA), discipline non olympique a été accepté à ces jeux pour une exhibition, avec des médailles de leur Confédération à la clé. C’est ainsi que le Burkina Faso, qui était de la partie, s’est taillé 3 médailles de bronze à travers Issa Boussim, Gaoussou Sanou et Ben Toé. Mais, ces médailles, selon le secrétaire général du Comité national olympique et des sports burkinabè, Jean Louis Seogho, ne doivent pas être comptabilisées avec celles des disciplines olympiques. Qu’à cela ne tienne, ces 3 médailles sauvent l’honneur du Burkina Faso en ce jour-7 des 13es Jeux africains. En effet, la dernière journée de compétition en judo a ressemblé aux autres pour le Burkina. Les deux derniers représentants, Carmen Koné (-90 kg) et Mariam Drabo (-78 kg), ont pourtant d’entrée dompté leur premier adversaire. Il s’agit respectivement du Mauritanien, Douwa Touré et de la Ghanéenne, Rosemonde Quansah. Eliminés tous en quart de finale, ils ont été repêchés. Carmen n’aura pas les ressources nécessaires pour poursuivre l’aventure, laissant Mariam vaincre l’Algérienne, Louisa Ichallal, pour la finale de bronze. Malheureusement, il était écrit que le judo burkinabè sortira bredouille à ces Jeux, puisque la native de Bobo-Dioulasso sera privée du bronze par une Camerounaise par Ippon.
Les Etalons handballeuses malmenées
L’entrée en compétition des Etalons handballeuses a été un véritable cauchemar pour les joueuses burkinabè. Face à l’Angola, Adjaratou Ouédraogo et ses camarades n’ont pas existé. Sur le parquet, avant même l’échauffement, beaucoup avaient des craintes pour la capacité des « bébés » burkinabè à résister face aux « mamans » Angolaises. L’on croirait à un match entre deux catégories différentes : junior contre sénior. D’un côté, une formation burkinabè qui se distingue par sa jeunesse avec des visages juvéniles et de l’autre, des filles bien bâties d’un âge avancé et surtout très expérimentées. « Elles n’ont qu’à tout faire pour limiter les dégâts », lâche un supporter burkinabè. Ce dernier n’avait pas tort. Dès l’entame, comme pour en finir avec les jeunes filles burkinabè, les Angolaises prennent très vite le dessus.
Après seulement 7 minutes de jeu, elles menaient déjà 4-0. Un score qui pouvait être sévère à partir de cet instant, si la gardienne burkinabè n’avait pas sorti le grand jeu pour sauver les meubles. Le match se joue à sens unique. La moindre descente angolaise est sanctionnée par un but. Le Burkina Faso arrivera à marquer son premier but après 9 minutes de jeu. A la pause, le score était lourd de 24-7. Il sera encore plus lourd après les 60 minutes du temps règlementaire. Les Angolaises se sont baladées avec 34 buts d’écart soit 47-13. Le coach Boukaré Tiendrébéogo a du mal à expliquer cette cuisante défaite. Selon lui, les filles ont paniqué en montant sur le terrain avec un esprit d’infériorité. « Nous étions venus pour titiller l’Angola qui fait partie des meilleurs en Afrique dans la discipline. Nous étions là pour montrer au monde entier que le Burkina aussi pratique bien ce sport. Malheureusement, les filles se sont laissées intimider par le statut de l’Angola », se désole Boukaré Tiendrébeogo. Il promet rectifier le tir lors de leur deuxième sortie face à l’Algérie.
Yves OUEDRAOGO Depuis Accra
Système des Nations unies au Burkina Faso : 273 millions FCFA pour les actions du ministère de la Communication
Le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme a signé, le jeudi 14 mars 204 à Ouagadougou, un accord de partenariat avec le Système des Nations unies pour un montant de 273 millions F CFA.
Aujourd’hui encore, le Système des Nations unies au Burkina Faso voudrait assurer plus que jamais son rôle de partenaire technique auprès du gouvernement dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’égalité, de la lutte contre le changement climatique et de la sécurité. Ceci à travers la Semaine nationale de la culture(SNC), le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) qui constituent des instruments de cohésion sociale et de vivre-ensemble. En plus, il y a les Galian, événement qui reconnait le travail de portage des voix sans voix que font les journalistes, quelquefois au péril de leur vie. C’est dans ce cadre que le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme et le Système des Nations unies ont signé un accord de partenariat, le jeudi 14 mars 2024 à Ouagadougou.
Cet accord s’élève à un montant global de 273 millions FCFA. Pour le coordonnateur-résident du Système des Nations unies et coordonnateur humanitaire par intérim, Alain Akpadji, ce partenariat va permettre au ministère de faire la promotion de l’entrepreneuriat communautaire. En plus, il a confié qu’il va contribuer à mettre en œuvre la stratégie de communication du gouvernement en temps de crise et autres actions allant dans le sens du bien-être des populations. Le ministre en charge de la communication Jean Emmanuel Ouédraogo, a salué l’allocation des ressources au profit du département en charge de la culture. Pour lui, l’accord permettra d’instaurer en outre un dialogue permanent entre les deux institutions. M. Ouédraogo a également confié qu’il n’a aucun doute que sa mise en œuvre qui se fera de manière concertée aboutira à des résultats probants à la hauteur des ambitions communes. Le Système des Nations unies est composé du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA),de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), du Fonds international de développement agricole (FIDA), du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD),du Programme alimentaire mondial (PAM) et du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).
Evariste YODA
Chronique du carême : le Carême … un temps privilégié de conversion !
Dès l’entame du carême, depuis le 14 février dernier, le ton qui lui est donné en fait un temps de conversion et de préparation spirituelle. Comme chaque année, l’Eglise nous invite à nous mettre en marche pour préparer notre cœur à accueillir pleinement la grâce du Mystère Pascal, commémoré pendant la Semaine Sainte. Et dans cette perspective elle propose à ses fidèles d’accentuer l’accomplissement de « bonnes œuvres » : la charité (par l’aumône), la pénitence (le jeûne), et la prière.
Mas en réalité, ces œuvres ne seront bonnes que si elles sont faites avec générosité. Le Père veut un culte « en esprit et en vérité ». Dieu bénit les œuvres qui sont le fruit d’un véritable esprit chrétien et d’un cœur sincère. Les « bonnes œuvres » faites pour paraître vertueux aux yeux des autres ne plaisent pas à Dieu. Il ne bénit pas les œuvres faites par hypocrisie ou par vanité. Seules les œuvres accomplies par amour de Dieu et pour sa gloire lui plaisent. L’évangile de saint Mathieu (6, 1-6 ; 16-18) précise bien le sens mais surtout la manière d’utiliser les moyens que l’Eglise met à notre disposition pour nous aider dans notre démarche de conversion.
Si le Carême est un temps de conversion profonde, c’est l’occasion d’un changement de cœur. Le chrétien est appelé à se renouveler intérieurement en rejetant le mensonge, l’hypocrisie, et la vanité. Le chrétien ne se contente pas de connaitre la vérité ; il s’efforce de vivre en accord avec sa condition de disciple de Jésus. Il fait appel à sa volonté pour agir mais il le fait par amour. En cela, l’authenticité chrétienne de toute œuvre consiste dans l’esprit de charité qui l’anime. Saint Paul s’en fait le chantre de fort belle manière dans sa lettre aux Corinthiens : 1 Co 12, 31- 13,13. La primauté de l’amour sur les autres charismes est tel qu’il soutient : ‘‘ On pourrait donner toutes ses possessions pour nourrir les pauvres, et livrer son corps pour être brûlé, si l’on n’avait pas l’amour, cela servirait à rien.’’ (13,2-3). Comme nous le dit le saint pape Jean Paul II, « l’amour chrétien n’est pas un simple acte de charité, mais aussi une rencontre avec le Christ », une rencontre personnelle qui transforme tout notre être.
Un tel amour est bien loin d’être un sentiment. C’est un don où le croyant découvre l’action de Dieu en lui. Depuis quelques temps circule de façon abondante sur les réseaux sociaux ce texte attribué au pape François et qui dit ceci : « Mangez ce que vous voulez pendant la Semaine Sainte, le sacrifice n’est pas dans l’estomac mais dans le cœur. Les gens s’abstiennent de manger de la viande, mais ils ne parlent pas à leurs frères et sœurs et/ou à leurs proches, ils ne rendent pas visite à leurs parents et ne s’occupent pas de leurs enfants. Ils ne partagent pas leur nourriture avec ceux qui en ont le plus besoin, ils éloignent leurs enfants de leur père/mère et/ou de leurs grands-parents, ils critiquent la vie des autres, maltraitent leur partenaire, etc. La viande ne fait pas de vous une mauvaise personne, tout comme un filet de poisson ne fera pas de vous un saint. Mieux vaut chercher à avoir une bonne relation avec Dieu en faisant du bien aux autres. Soyons moins arrogants et plus humbles de cœur ».
Il ne faut pas s’y tromper. Ce n’est pas pour changer les dispositions classiques du carême que le pape dirait cela ! Il appelle à vivre en esprit et en vérité ce temps de conversion, de telle sorte que nos actes et tous nos efforts fournis nous ouvrent davantage à Dieu et aux autres. Ainsi, « jeûner, c’est apprendre à changer d’attitude à l’égard des autres et des créatures », tandis que la prière, permet «de savoir renoncer à l’idolâtrie et à l’autosuffisance de notre moi, et reconnaître qu’on a besoin du Seigneur et de sa miséricorde ». Quant à l’aumône c’est, selon le pape, un moyen de « se libérer de la sottise de vivre en accumulant toute chose pour soi dans l’illusion de s’assurer un avenir qui ne nous appartient pas ». Partant, il est bien clair que le carême n’est pas à réduire à un temps de jeûne ou de quelque privation. C’est bien plus un temps privilégié qui nous est donné pour redécouvrir notre foi et cette puissance d’amour qui y est enfouie. Alors, qu’allons-nous faire comme Carême pour justement libérer en nous cette puissance de vie, d’amour qui nous élève au niveau de Celui qui a tout donné, jusqu’à sa vie pour que vive l’Homme ? Chacun devrait se poser la question, avec en ligne de mire que le temps du Carême est un temps pour se convertir ; c’est le temps de changer réellement quelque chose pour me rapprocher de moi-même, mais aussi des autres autour de moi, et surtout du Seigneur ! Si nous voulons que la fête de Pâques ait un sens, il faut donner un sens au Carême : En acceptant de s’exposer un tant soit peu à la lumière du Seigneur, on trouve toujours une part sombre ou d’ombre de soi qui a besoin d’en être éclairée pour que notre vie soit plus nette. Et ce n’est jamais un acquis une fois pour toutes, notre conversion …
Abbé Paul DAH
Salam du Ramadan : les relations interreligieuses 1/2
Louanges à Allah comme il sied à la majesté de Sa face ainsi qu’à la grandeur de Son trône. Louanges infinies à Lui pour Ses innombrables bienfaits. Que Sa paix et Ses bénédictions se déversent abondamment sur Son noble Prophète Mouhammad ainsi que sur ceux qui le suivent. L’un des cadeaux les plus précieux de Dieu à l’homme est la liberté. Une liberté qui s’étend sur la croyance, lui permettant de croire ou de ne pas croire. Et dans la liberté de croire, l’homme, dans la conscience éclairée, a moult choix à opérer. Et chacun doit pouvoir opérer son choix sans aucune contrainte quelconque. A cet effet, Allah est clair quand Il nous affirme : « Point de contrainte en matière de religion » S02 V256. Ce verset implique que nul ne peut être contraint de suivre une religion et nul ne peut, non plus, être empêché de la pratiquer.
La religion n’est-elle pas croyance et soumission volontaire et par amour à la divinité ? Dans une situation pareille, nul, en dehors de Dieu, ne détient le monopole de la vérité car Il S’appelle Lui-même Al Haqq (La Vérité). Il nous enseigne que la diversité de croyances et de religions est de l’ordre de Sa volonté. En effet, dans Son omniscience et Son omnipotence, Dieu aurait pu faire de nous une seule communauté de foi mais Il a décidé autrement : « Si Dieu l’avait voulu, Il aurait fait de vous une seule communauté mais il en est ainsi afin de vous éprouver en ce qu’Il vous a donné. Rivalisez donc de bonté » S05 V48. La diversité apparait, alors, pour chaque croyant comme un défi. Elle est notre épreuve de tous les jours, de tous les temps.
Il en est ainsi parce que la diversité nécessite d’aller au-delà de nos coreligionnaires pour dialoguer avec les autres, accepter la différence, nous libérer des préjugés et « à édifier non pas des murs, mais des ponts, pour que les personnes puissent se rencontrer et se construire ensemble les uns avec les autres ». Telle est la volonté d’Allah exprimée en ce sens : « Ô gens ! Nous vous avons créé d’un mâle et d’une femelle, et nous avons fait de vous des peuples et des tributs, pour que vous vous entre-connaissiez » S 49 V13. Même en temps de guerre, la diversité religieuse doit être maintenue et respectée. Abu Bakr, lorsqu’il envoya Usâma en expédition en Syrie, lui indiqua les enseignements du Prophète en lui donnant les directives suivantes : « Fais confiance à Dieu ; tu ne toucheras pas les personnes âgées, ni les enfants, ni les femmes. Tu ne les attaqueras pas et ne leur feras rien. Tu n’arracheras pas les arbres fruitiers. Quant à ceux qui se sont protégés dans un lieu de culte, tu les laisseras.
Il y a un ennemi : cet ennemi est armé. Les femmes, les enfants, les personnes âgées et les hommes de religion, tu les laisseras ». En outre, le Prophète appelle, clairement, au respect des autres croyances et affirme que : « Quiconque fait du mal à un Chrétien ou à un Juif sera mon ennemi le jour du Jugement ». Il l’illustre dans le pacte sur les relations entre les musulmans et les autres communautés religieuses établies à Médine, les juifs et les chrétiens. Clairement, le pacte stipulait que « Ils ont les mêmes droits et les mêmes devoirs ». Il faudrait, alors, rappeler à chaque Burkinabè que l’une des précieuses richesses du Burkina Faso demeure, non ses ressources naturelles, mais sa diversité ethnique, linguistique, religieuse… Travaillons à nous appuyer dessus pour construire une ‘‘Nation’’ prospère et laisser un meilleur Burkina Faso pour nos enfants. Seigneur Allah, permets-nous de voir, en chaque homme, Ta face. NB : La foi musulmane est une foi active qui impose un devoir de présence.
Dr Inoussa COMPAORE Imam à l’AEEMB et au CERFI
Conseil des ministres du mercredi 13 mars 2024
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 13 mars 2024, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 14 H 16 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la Transition, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.
𝐈. 𝐃𝐄𝐋𝐈𝐁𝐄𝐑𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍𝐒 𝐈.𝟏. 𝐀𝐔 𝐓𝐈𝐓𝐑𝐄 𝐃𝐔 𝐌𝐈𝐍𝐈𝐒𝐓𝐄𝐑𝐄 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐅𝐎𝐍𝐂𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐏𝐔𝐁𝐋𝐈𝐐𝐔𝐄, 𝐃𝐔 𝐓𝐑𝐀𝐕𝐀𝐈𝐋 𝐄𝐓 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐏𝐑𝐎𝐓𝐄𝐂𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐒𝐎𝐂𝐈𝐀𝐋𝐄 Le Conseil a adopté trois (03) rapports. 𝐋𝐞 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐫𝐚𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭 est relatif à un projet de décret portant modification du décret n°2019-1111/PRES/PM/MFPTPS/MINEFID du 15 novembre 2019 portant Répertoire interministériel des métiers de l’Etat (RIME). Le Répertoire interministériel des métiers de l’Etat tire son fondement juridique de la loi n°081/CNT du 24 novembre 2015 portant statut général de la fonction publique d’Etat. Le RIME repose sur le métier qui est un ensemble d’emplois-types liés entre eux par une même technicité, présentant un noyau d’activités communes et requérant des compétences proches et similaires. Au regard des préoccupations du moment liées aux questions foncières, la modification du décret de 2019 relatif au RIME, vise à créer les emplois de la famille d’emplois Cadastre dans ledit répertoire. Il s’agit de : – l’emploi d’agent technique du cadastre ; – l’emploi de technicien supérieur du cadastre ; – l’emploi d’inspecteur du cadastre. L’adoption de ce décret permet de prendre en compte la famille d’emplois Cadastre dans le Répertoire interministériel des métiers de l’Etat. 𝐋𝐞 𝐝𝐞𝐮𝐱𝐢𝐞̀𝐦𝐞 𝐫𝐚𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭 est relatif à une autorisation spéciale pour le recrutement sur concours directs de Médecins généralistes pour des formations spécialisées en chirurgie générale et en chirurgie pédiatrique, au titre des années 2024 et 2025. Les spécialistes en chirurgie générale et en chirurgie pédiatrique assurent la prise en charge des patients dans plusieurs domaines, tels que l’orthopédie-traumatologie, l’uro-génital, la gynécologie et l’obstétrique, la chirurgie maxillo-faciale, vasculaire et thoracique ainsi que la chirurgie viscérale. Ces recrutements permettront de répondre au déficit de chirurgiens généralistes et de chirurgiens pédiatres dans les différents hôpitaux du Burkina Faso et d’améliorer la qualité des soins chirurgicaux au profit des patients. Le Conseil a marqué son accord pour les recrutements de 30 chirurgiens généralistes et 20 chirurgiens pédiatres, au titre de l’année 2024, et de 30 chirurgiens généralistes et 20 chirurgiens pédiatres, au titre de l’année 2025. 𝐋𝐞 𝐭𝐫𝐨𝐢𝐬𝐢𝐞̀𝐦𝐞 𝐫𝐚𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭 est relatif à une autorisation de recrutements sur concours directs, au titre de l’année 2024. Ces recrutements sur concours directs visent à combler les besoins essentiels en ressources humaines des ministères et institutions, pour l’accomplissement de leurs missions de service public. Le Conseil a marqué son accord pour le recrutement de 5 364 agents sur concours directs, au titre de l’année 2024.
𝐈.𝟐. 𝐀𝐔 𝐓𝐈𝐓𝐑𝐄 𝐃𝐔 𝐌𝐈𝐍𝐈𝐒𝐓𝐄𝐑𝐄 𝐃𝐄 𝐋’𝐄𝐂𝐎𝐍𝐎𝐌𝐈𝐄, 𝐃𝐄𝐒 𝐅𝐈𝐍𝐀𝐍𝐂𝐄𝐒 𝐄𝐓 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐏𝐑𝐎𝐒𝐏𝐄𝐂𝐓𝐈𝐕𝐄 Le Conseil a adopté trois (03) décrets.
𝐋𝐞 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐝𝐞́𝐜𝐫𝐞𝐭 porte adoption du Référentiel d’évaluation des dispositifs de contrôle interne dans l’Administration publique au Burkina Faso. L’implémentation du budget programme a conduit à une modulation de base du contrôle a priori qui a été accordé à tous les ordonnateurs pour l’exécution des opérations financières relevant de leurs compétences. Une modulation de second degré doit être faite et est fonction de la qualité du contrôle interne et du contrôle de gestion mis en place au sein des programmes budgétaires et/ou de leurs unités opérationnelles. Ce référentiel qui s’inspire des standards internationaux et bonnes pratiques en matière d’évaluation des dispositifs de contrôle interne, instaure une méthode d’évaluation cohérente et harmonisée devant contribuer à la mise en œuvre de la modulation de second degré du contrôle a priori. L’adoption de ce décret permet aux corps de contrôle de l’ordre administratif de disposer d’un référentiel d’évaluation des dispositifs de contrôle interne dans l’Administration publique burkinabè.
𝐋𝐞 𝐝𝐞𝐮𝐱𝐢𝐞̀𝐦𝐞 𝐝𝐞́𝐜𝐫𝐞𝐭 porte nomination de trois (03) membres indépendants du Conseil de surveillance de la Caisse des dépôts et d’investissements du Burkina Faso (CDI-BF). Ce décret vise l’application de la loi n°049-2023/ALT du 05 octobre 2023 portant création, organisation, attributions et fonctionnement de la Caisse des dépôts et d’investissements du Burkina Faso. L’adoption de ce décret permet la nomination de 03 membres indépendants du Conseil de surveillance de la Caisse des dépôts et d’investissements du Burkina Faso, conformément aux dispositions de la loi n°049-2023/ALT du 05 octobre 2023 portant création, organisation, attributions et fonctionnement de la Caisse des dépôts et d’investissements du Burkina Faso. 𝐋𝐞 𝐭𝐫𝐨𝐢𝐬𝐢𝐞̀𝐦𝐞 𝐝𝐞́𝐜𝐫𝐞𝐭 porte nomination de huit (08) membres du Conseil de surveillance de la Caisse des dépôts et d’investissements du Burkina Faso. L’adoption de ce décret permet la nomination de 08 membres du Conseil de surveillance de la Caisse des dépôts et d’investissements du Burkina Faso, conformément aux dispositions de la loi n°049-2023/ALT du 05 octobre 2023 portant création, organisation, attributions et fonctionnement de la Caisse des dépôts et d’investissements du Burkina Faso.
𝐈.𝟑. 𝐀𝐔 𝐓𝐈𝐓𝐑𝐄 𝐃𝐔 𝐌𝐈𝐍𝐈𝐒𝐓𝐄𝐑𝐄 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐉𝐔𝐒𝐓𝐈𝐂𝐄 𝐄𝐓 𝐃𝐄𝐒 𝐃𝐑𝐎𝐈𝐓𝐒 𝐇𝐔𝐌𝐀𝐈𝐍𝐒, 𝐂𝐇𝐀𝐑𝐆𝐄 𝐃𝐄𝐒 𝐑𝐄𝐋𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍𝐒 𝐀𝐕𝐄𝐂 𝐋𝐄𝐒 𝐈𝐍𝐒𝐓𝐈𝐓𝐔𝐓𝐈𝐎𝐍𝐒
Le Conseil a adopté deux (02) rapports.
𝐋𝐞 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐫𝐚𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭 est relatif à un projet de loi portant modification de la loi organique n°050-2015/CNT du 25 août 2015 portant statut de la magistrature. Ce projet de loi vise à prendre en compte les modifications induites par la révision constitutionnelle intervenue le 30 décembre 2023 en ce qui concerne le statut de la magistrature. Les principales innovations portent entre autres sur : – l’élargissement du concours de la magistrature à tout fonctionnaire de l’administration publique titulaire au moins du diplôme de maîtrise en Droit ou de Master II en Droit, reconnu par le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES) ou de tout autre diplôme reconnu équivalent, sous réserve de certaines conditions notamment d’âge et d’ancienneté ; – l’exclusion des magistrats des pôles judiciaires spécialisés de la limitation de la durée à leur poste ; – la compétence des chambres disciplinaires pour connaître des manquements à la déontologie et à l’éthique des magistrats ; – la limitation à cinq (05) ans du mandat des Premiers Présidents des Hautes juridictions, des Cours d’appel et des Cours administratives d’appel ; – la réduction de la période des vacances judiciaires à 02 mois au lieu de 03 mois et corrélativement la durée du congé annuel qui est désormais de 30 jours calendaires au lieu de 45 jours. Cette relecture permettra de répondre aux aspirations profondes du peuple burkinabè en matière de justice et d’impulser une nouvelle dynamique dans le secteur de la justice. Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.
𝐋𝐞 𝐬𝐞𝐜𝐨𝐧𝐝 𝐫𝐚𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭 est relatif à un projet de loi portant relecture de la loi organique n°049-2015/CNT du 25 août 2015 portant composition, attributions, organisation et fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature (CSM). Cette relecture vise à prendre en compte les modifications induites par la révision constitutionnelle du 30 décembre 2023 concernant le Conseil supérieur de la magistrature qui est l’organe de régulation du corps de la magistrature. Les principales innovations portent entre autres sur : – la composition du Conseil supérieur de la magistrature qui compte pour moitié des personnes non magistrats comme le prévoit la Constitution ; – l’élection du Président du CSM par ses membres ; – l’exclusion du CSM des personnes siégeant dans l’organe dirigeant d’une organisation syndicale ou associative de magistrats ainsi que de celles qui militent dans l’organe dirigeant d’un parti ou formation politique ; – la nomination des magistrats du parquet sur proposition du ministre chargé de la Justice. La relecture de cette loi va permettre de se conformer à la Constitution et d’impulser une nouvelle dynamique pour l’instauration d’une justice indépendante et crédible. Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.
𝐈.𝟒. 𝐀𝐔 𝐓𝐈𝐓𝐑𝐄 𝐃𝐔 𝐌𝐈𝐍𝐈𝐒𝐓𝐄𝐑𝐄 𝐃𝐔 𝐃𝐄𝐕𝐄𝐋𝐎𝐏𝐏𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓 𝐈𝐍𝐃𝐔𝐒𝐓𝐑𝐈𝐄𝐋, 𝐃𝐔 𝐂𝐎𝐌𝐌𝐄𝐑𝐂𝐄, 𝐃𝐄 𝐋’𝐀𝐑𝐓𝐈𝐒𝐀𝐍𝐀𝐓 𝐄𝐓 𝐃𝐄𝐒 𝐏𝐄𝐓𝐈𝐓𝐄𝐒 𝐄𝐓 𝐌𝐎𝐘𝐄𝐍𝐍𝐄𝐒 𝐄𝐍𝐓𝐑𝐄𝐏𝐑𝐈𝐒𝐄𝐒 Le Conseil a adopté un rapport relatif aux projets spécifiques 2024 du ministère du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises. Ces projets, au nombre de treize (13), visent l’application des dispositions du décret n°2023-0966/PRES-TRANS/PM/MEFP du 09 août 2023 portant modalités de passation des marchés publics dans le cadre de la mise en œuvre de projets spécifiques. Le Conseil a marqué son accord pour la mise en œuvre de ces projets spécifiques, au titre de l’année 2024. Le coût global de ces projets par source de financement est le suivant :
𝟏. 𝐅𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐬𝐮𝐫 𝐟𝐨𝐧𝐝𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐞𝐬 𝐝’𝐮𝐧 𝐢𝐧𝐯𝐞𝐬𝐭𝐢𝐬𝐬𝐞𝐮𝐫 : trente-neuf milliards neuf cent soixante-deux millions trois cent vingt-cinq mille trois cent dix-neuf (39 962 325 319) F CFA, pour la sécurisation et la traçabilité des labels burkinabè.
𝟐. 𝐅𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐬𝐮𝐫 𝐛𝐮𝐝𝐠𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥’𝐄𝐭𝐚𝐭, 𝐞𝐱𝐞𝐫𝐜𝐢𝐜𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟒 : un milliard quatre-vingt-quatorze millions six cent dix mille cinq cent quatorze (1 094 610 514) F CFA TTC, pour la réhabilitation des infrastructures du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) et de l’immeuble de l’ex-UREBA (Union révolutionnaire des banques).
𝟑. 𝐅𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐒𝐎𝐍𝐀𝐁𝐇𝐘 : soixante-dix milliards deux cent quatre-vingt-cinq millions huit cent trente-cinq mille trois cent quarante-six (70 285 835 346) F CFA TTC, pour la construction du nouveau siège (R+10) de la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY), du dépôt Ouaga-Est, du dépôt pétrolier de Pô, du centre de transit de Bingo ainsi que pour l’audit complet du système de dépotage de la SONABHY et l’acquisition d’équipements spécifiques. Ce financement est également destiné à la réalisation de travaux de transformation de deux bacs en réservoir de carburant, à la sécurisation des sites de la SONABHY, à la réhabilitation des bâtiments du siège actuel, et à l’acquisition de 06 centres emplisseurs en conteneurs.
𝟒. 𝐅𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐬𝐮𝐫 𝐛𝐮𝐝𝐠𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐒𝐎𝐅𝐈𝐓𝐄𝐗 : quatre milliards sept cent cinquante-six millions quatre cent quatre-vingt-neuf mille six cents (4 756 489 600) F CFA TTC, pour le renouvellement du parc automobile de la Société burkinabè des fibres textiles (SOFITEX).
𝐈.𝟓. 𝐀𝐔 𝐓𝐈𝐓𝐑𝐄 𝐃𝐔 𝐌𝐈𝐍𝐈𝐒𝐓𝐄𝐑𝐄 𝐃𝐄 𝐋’𝐄𝐍𝐕𝐈𝐑𝐎𝐍𝐍𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓, 𝐃𝐄 𝐋’𝐄𝐀𝐔 𝐄𝐓 𝐃𝐄 𝐋’𝐀𝐒𝐒𝐀𝐈𝐍𝐈𝐒𝐒𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓 Le Conseil a adopté un décret portant mise en place du système national de Mesure, Rapportage et Vérification pour la transparence climatique « MRV/BF ». Le Burkina Faso, engagé en faveur du développement durable, s’investit dans la lutte contre les effets néfastes des changements climatiques à la suite de la ratification de la Convention-cadre des Nations-unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et de l’Accord de Paris sur le climat. Cette Convention-cadre et ses textes d’application exigent des Etats membres, la soumission périodique de rapports faisant état de leur mise en œuvre. Ainsi, le système de Mesure, Rapportage et Vérification pour la transparence climatique a été établi pour suivre les progrès des différents pays sur toutes les mesures prises pour la mise en œuvre desdits engagements. Ce décret vise la mise en place d’un cadre national de transparence climatique pour permettre à notre pays de respecter ses engagements en matière de lutte contre les changements climatiques et d’engranger des financements pour y faire face. L’adoption de ce décret permet au Burkina Faso de se doter d’un cadre juridique de transparence climatique à travers la mise en place d’un système national de Mesure, Rapportage et Vérification pour la transparence climatique.
𝐈𝐈. 𝐂𝐎𝐌𝐌𝐔𝐍𝐈𝐂𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍𝐒 𝐎𝐑𝐀𝐋𝐄𝐒
𝐈𝐈.𝟏. Le ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale a fait au Conseil une communication relative à la participation du Burkina Faso au Sommet Afrique/Chine de la gouvernance, prévue du 19 au 24 mars 2024 à Beijing, en République populaire de Chine. Ce sommet est organisé par le Centre africain de formation et de recherche administratives pour le développement (CAFRAD) en partenariat avec le Gouvernement de la République populaire de Chine et la société Africa Mulatako holding. La rencontre est placée sous le thème : « la transformation de la gouvernance et le relèvement du niveau de vie des populations : comment rendre plus pertinente la gouvernance à travers la valorisation du potentiel économique et humain des pays d’Afrique ? ». L’objectif de ce sommet est de permettre aux décideurs africains des pays membres de la CAFRAD ou non, de réfléchir sur les moyens et les stratégies innovantes et adaptées en vue d’améliorer la qualité de la gouvernance tout en garantissant aux populations une meilleure qualité de vie.
𝐈𝐈.𝟐. Le ministre de l’Economie, des finances et de la prospective a fait au Conseil le compte rendu de l’organisation de la première revue du programme économique et financier 2023-2027 soutenu par la Facilité élargie de crédit du Fonds monétaire international (FMI), tenue du 26 février au 07 mars 2024 à Ouagadougou. La première revue du programme économique et financier 2023-2027 a permis d’évaluer la performance de l’économie par rapport aux objectifs retenus dans le cadre dudit programme. Il s’est agi d’une part, d’examiner la situation d’exécution des repères structurels et critères quantitatifs, et d’autre part, d’évaluer l’évolution de la situation économique à fin décembre 2023, les perspectives à fin mars 2024 et les estimations pour le reste de l’année 2024 ainsi que les prévisions à court et moyen terme. Ce programme économique et financier 2023-2027 vise à créer un espace budgétaire pour les dépenses prioritaires et la réduction des vulnérabilités de la dette. Il ambitionne par ailleurs de renforcer la résilience aux chocs tout en réduisant la pauvreté et les inégalités. Il s’agit aussi de renforcer la discipline budgétaire, la gouvernance et la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Il s’inscrit en droite ligne des engagements communautaires pris par le Burkina Faso notamment celui de ramener le déficit budgétaire à un niveau compatible, tout en préservant les dépenses critiques en services sociaux et en investissements publics prioritaires. Le programme économique et financier 2023-2027, d’un montant équivalent à 228,76 millions de Droits de tirages spéciaux (DTS), soit environ 187 milliards F CFA (302 millions Dollars US) a fait l’objet de négociations entre le Burkina Faso et le Fonds monétaire international. Il a été approuvé par le Conseil d’administration du FMI le 21 septembre 2023. 𝐈𝐈.𝟑. Le ministre de la Santé et de l’hygiène publique a fait au Conseil une communication relative aux nouveaux tarifs harmonisés de facturation des actes de scanners, d’Imagerie par résonnance magnétique (IRM) et de dialyse dans les hôpitaux publics du Burkina Faso. Les examens de scanners et d’Imagerie par résonnance magnétique sont des examens spécifiques qui entrent dans la prise en charge des patients dans les hôpitaux publics au Burkina Faso. La dialyse quant à elle, fait partie des soins curatifs offerts aux patients atteints d’insuffisance rénale chronique ou aiguë. Du fait du niveau élevé de tarification des actes de scanner, d’IRM et de dialyse, beaucoup de Burkinabè sont exclus de ces prestations dans les hôpitaux publics par manque de moyens financiers. La vision du Chef de l’Etat est de garantir l’accès aux soins et services de santé pour tous les Burkinabè quelle que soit leur classe sociale. Conformément à cette vision, le Gouvernement de Transition a décidé d’une baisse substantielle des tarifs d’accès aux examens de scanner, d’IRM et aux séances de dialyse. Ainsi : – 𝐥𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐚𝐮 𝐭𝐚𝐫𝐢𝐟 𝐬𝐮𝐛𝐯𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞́ 𝐝𝐮 𝐬𝐜𝐚𝐧𝐧𝐞𝐫 𝐞𝐬𝐭 𝐝𝐞 𝟐𝟓 𝟎𝟎𝟎 𝐅 𝐂𝐅𝐀, 𝐬𝐨𝐢𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐫𝐞́𝐝𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝟓𝟎% 𝐩𝐚𝐫 𝐫𝐚𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭 𝐚̀ 𝐥’𝐚𝐧𝐜𝐢𝐞𝐧 𝐭𝐚𝐫𝐢𝐟 𝐬𝐮𝐛𝐯𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞́ 𝐪𝐮𝐢 𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝟓𝟎 𝟎𝟎𝟎 𝐅 𝐂𝐅𝐀. 𝐂𝐞 𝐭𝐚𝐫𝐢𝐟 𝐞𝐬𝐭 𝐚𝐩𝐩𝐥𝐢𝐜𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐪𝐮𝐞𝐥 𝐪𝐮𝐞 𝐬𝐨𝐢𝐭 𝐥𝐚 𝐥𝐨𝐜𝐚𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧, 𝐥𝐞 𝐧𝐨𝐦𝐛𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐮𝐩𝐞 𝐨𝐮 𝐥𝐚 𝐭𝐞𝐜𝐡𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐮𝐭𝐢𝐥𝐢𝐬𝐞́𝐞 ; – 𝐥𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐚𝐮 𝐭𝐚𝐫𝐢𝐟 𝐬𝐮𝐛𝐯𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞́ 𝐝𝐞 𝐥’𝐈𝐑𝐌 𝐞𝐬𝐭 𝐝𝐞 𝟒𝟎 𝟎𝟎𝟎 𝐅 𝐂𝐅𝐀, 𝐬𝐨𝐢𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐫𝐞́𝐝𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝟔𝟎% 𝐩𝐚𝐫 𝐫𝐚𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭 𝐚̀ 𝐥’𝐚𝐧𝐜𝐢𝐞𝐧 𝐭𝐚𝐫𝐢𝐟 𝐬𝐮𝐛𝐯𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞́ 𝐪𝐮𝐢 𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝟏𝟎𝟎 𝟎𝟎𝟎 𝐅 𝐂𝐅𝐀. 𝐂𝐞 𝐭𝐚𝐫𝐢𝐟 𝐞𝐬𝐭 𝐚𝐩𝐩𝐥𝐢𝐜𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐪𝐮𝐞𝐥 𝐪𝐮𝐞 𝐬𝐨𝐢𝐭 𝐥𝐚 𝐥𝐨𝐜𝐚𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧, 𝐥𝐞 𝐧𝐨𝐦𝐛𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐮𝐩𝐞 𝐨𝐮 𝐥𝐚 𝐭𝐞𝐜𝐡𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐮𝐭𝐢𝐥𝐢𝐬𝐞́𝐞 ; – 𝐥𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐚𝐮 𝐭𝐚𝐫𝐢𝐟 𝐬𝐮𝐛𝐯𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞́ 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐚𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐝𝐢𝐚𝐥𝐲𝐬𝐞 𝐚̀ 𝐯𝐢𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐝𝐞 𝟎 𝐅 𝐂𝐅𝐀, 𝐬𝐨𝐢𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐫𝐞́𝐝𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝟏𝟎𝟎% 𝐩𝐚𝐫 𝐫𝐚𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭 𝐚̀ 𝐥’𝐚𝐧𝐜𝐢𝐞𝐧 𝐭𝐚𝐫𝐢𝐟 𝐬𝐮𝐛𝐯𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞́ 𝐪𝐮𝐢 𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝟓𝟎𝟎 𝟎𝟎𝟎 𝐅 𝐂𝐅𝐀 ; – 𝐥𝐞 𝐭𝐚𝐫𝐢𝐟 𝐬𝐮𝐛𝐯𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞́ 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐬𝐞́𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐝𝐢𝐚𝐥𝐲𝐬𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐝𝐞 𝟐 𝟓𝟎𝟎 𝐅 𝐂𝐅𝐀 𝐬𝐨𝐢𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐫𝐞́𝐝𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝟖𝟎% 𝐩𝐚𝐫 𝐫𝐚𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭 𝐚̀ 𝐥’𝐚𝐧𝐜𝐢𝐞𝐧 𝐭𝐚𝐫𝐢𝐟 𝐬𝐮𝐛𝐯𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞́ 𝐪𝐮𝐢 𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝟏𝟓 𝟎𝟎𝟎 𝐅 𝐂𝐅𝐀. 𝐂𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐠𝐫𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐭𝐚𝐫𝐢𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐚𝐩𝐩𝐥𝐢𝐜𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐭𝐨𝐮𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐡𝐨̂𝐩𝐢𝐭𝐚𝐮𝐱 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐜𝐬 𝐚𝐮 𝐁𝐮𝐫𝐤𝐢𝐧𝐚 𝐅𝐚𝐬𝐨 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐞𝐧 𝐯𝐢𝐠𝐮𝐞𝐮𝐫 𝐞𝐧 𝐚𝐯𝐫𝐢𝐥 𝟐𝟎𝟐𝟒.
𝐈𝐈𝐈. 𝐍𝐎𝐌𝐈𝐍𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍𝐒
𝐈𝐈𝐈.𝟏. 𝐍𝐎𝐌𝐈𝐍𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍𝐒 𝐃𝐀𝐍𝐒 𝐋𝐄𝐒 𝐅𝐎𝐍𝐂𝐓𝐈𝐎𝐍𝐒 𝐈𝐍𝐃𝐈𝐕𝐈𝐃𝐔𝐄𝐋𝐋𝐄𝐒 𝐀. 𝐀𝐔 𝐓𝐈𝐓𝐑𝐄 𝐃𝐔 𝐌𝐈𝐍𝐈𝐒𝐓𝐄𝐑𝐄 𝐃𝐄 𝐋’𝐀𝐃𝐌𝐈𝐍𝐈𝐒𝐓𝐑𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐓𝐄𝐑𝐑𝐈𝐓𝐎𝐑𝐈𝐀𝐋𝐄, 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐃𝐄𝐂𝐄𝐍𝐓𝐑𝐀𝐋𝐈𝐒𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐄𝐓 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐒𝐄𝐂𝐔𝐑𝐈𝐓𝐄 – Monsieur Boukaré OUEDRAOGO, Mle 23 047 V, Commissaire divisionnaire de police, 3ème classe, 3ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ; – Monsieur Koffi Alexis HIEN, Mle 22 836 G, Commissaire divisionnaire de police, catégorie 1, 3ème classe, 3ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ; – Monsieur Emile KABRE, Mle 24 576 X, Commissaire divisionnaire de police, catégorie 1, 3ème grade, 1er échelon, est nommé Inspecteur technique des services ; – Monsieur Bazambouè BADO, Mle 46 686 T, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème classe, 1er échelon, est nommé Inspecteur technique des services ; – Monsieur Boudassida Roger TARBAGDO, Mle 46 752 X, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème classe, 1er échelon, est nommé Inspecteur technique des services. 𝐁. 𝐀𝐔 𝐓𝐈𝐓𝐑𝐄 𝐃𝐔 𝐌𝐈𝐍𝐈𝐒𝐓𝐄𝐑𝐄 𝐃𝐄 𝐋’𝐄𝐂𝐎𝐍𝐎𝐌𝐈𝐄, 𝐃𝐄𝐒 𝐅𝐈𝐍𝐀𝐍𝐂𝐄𝐒 𝐄𝐓 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐏𝐑𝐎𝐒𝐏𝐄𝐂𝐓𝐈𝐕𝐄 – Madame Jeanne DJIE/TOE, Mle 29 778 W, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 9ème échelon, est nommée Inspecteur technique des impôts ; – Madame Fati TAMINY/BAGAYOGO, Mle 37 256 K, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 10ème échelon, est nommée Directrice du Centre des impôts de Ouaga IV ; – Monsieur Moussa SANOU, Mle 56 730 A, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Directeur du Centre des impôts de Ouaga VI ; – Monsieur Pierre ZIDA, Mle 35 916 E, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur du Centre des impôts de Ouaga VIII ; – Monsieur Sanlé Patrice SORI, Mle 216 205 A, Inspecteur des impôts, *1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur du Centre des impôts Bobo I ; – Monsieur Yacouba BADO, Mle 119 325 L, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur du Centre départemental des impôts de Koubri ; – Monsieur Anastase PACODE, Mle 96 901 Z, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur du Centre des impôts de Tanghin-Dassouri ; – Monsieur Sana François DEGTOUMDA, Mle 245 161 T, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur du Centre départemental des impôts de Pabré ; – Monsieur Hamidou MAIGA, Mle 334 245 K, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Comptable principal des matières du ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales. Les personnes dont les noms suivent sont nommées membres indépendants du Conseil de surveillance de la Caisse des dépôts et d’investissements du Burkina Faso : – Monsieur Kounbelara Innocent HIEN, Analyste financier ; – Monsieur Cheik SAWADOGO, Gestionnaire ; – Monsieur Touswindé Justin OUADEBA, Auditeur interne. Les personnes dont les noms suivent sont nommées membres du Conseil de surveillance de la Caisse des dépôts et d’investissements du Burkina Faso : Au titre de la Présidence du Faso : – Monsieur Jean Abel TRAORE, Mle 333 983 R, Enseignant-chercheur, catégorie P, 3ème classe, 1er échelon. Au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective : – Madame Edwige Marie Eveline YAMEOGO, Mle 56 710 D, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 12ème échelon ; – Monsieur Philippe ZANE, Mle 96 919 B, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 10ème échelon. Au titre des membres ès qualité : – Monsieur Raymond Bruno BAMOUNI, Mle 52 199 S, Directeur général du Trésor et de la comptabilité publique ; – Monsieur Hyacinthe TAMALGO, Mle 59 896 G, Directeur général de la Caisse autonome de retraite des fonctionnaires (CARFO) ; – Monsieur Nabonswindé Yacouba Herman NACAMBO, Mle 130 484 P, Directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) ; – Monsieur Ibrahim SABA, Mle 32 99, Directeur général de La Poste Burkina.
𝐂. 𝐀𝐔 𝐓𝐈𝐓𝐑𝐄 𝐃𝐔 𝐌𝐈𝐍𝐈𝐒𝐓𝐄𝐑𝐄 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐒𝐀𝐍𝐓𝐄 𝐄𝐓 𝐃𝐄 𝐋’𝐇𝐘𝐆𝐈𝐄𝐍𝐄 𝐏𝐔𝐁𝐋𝐈𝐐𝐔𝐄 – Monsieur Kouesyandé Joseph SOUBEIGA, Mle 119 724 M, Médecin épidémiologiste et biostatisticien, catégorie U1, 7ème échelon, est nommé Responsable du Programme budgétaire 056 « Santé publique », cumulativement avec ses fonctions de Directeur général de la Santé et de l’hygiène publique ; – Madame Alice Marie Nadine OUEDRAOGO, Mle 273 051 T, Pharmacien, spécialiste en pharmacie hospitalière, catégorie U, 1ère classe, 4ème échelon, est nommée Directrice de la pharmacie hospitalière ; – Monsieur Edouard COMPAORE, Mle 41 834 S, Démographe, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur des statistiques sectorielles et de l’évaluation ; – Madame Aminata NANA/BOUNDAONE, Mle 58 195 L, Administrateur des services de santé, 1ère classe, 12ème échelon, est nommée Directrice générale du Centre hospitalier régional de Manga.
𝐃. 𝐀𝐔 𝐓𝐈𝐓𝐑𝐄 𝐃𝐔 𝐌𝐈𝐍𝐈𝐒𝐓𝐄𝐑𝐄 𝐃𝐄𝐒 𝐈𝐍𝐅𝐑𝐀𝐒𝐓𝐑𝐔𝐂𝐓𝐔𝐑𝐄𝐒 𝐄𝐓 𝐃𝐔 𝐃𝐄𝐒𝐄𝐍𝐂𝐋𝐀𝐕𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓 – Monsieur Mamadou OUATTARA, Mle 52 178 U, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 15ème échelon, est nommé Directeur général du Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics (LNBTP) ; – Madame Laure Flavie BOUDA/ZOETGNANDE, Mle 231 815 X, Ingénieur en génie civil, 1ère classe, 6ème échelon, est nommée Directrice des études techniques à la Direction générale de la normalisation et des études techniques.
𝐄. 𝐀𝐔 𝐓𝐈𝐓𝐑𝐄 𝐃𝐔 𝐌𝐈𝐍𝐈𝐒𝐓𝐄𝐑𝐄 𝐃𝐄 𝐋’𝐄𝐃𝐔𝐂𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐍𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍𝐀𝐋𝐄, 𝐃𝐄 𝐋’𝐀𝐋𝐏𝐇𝐀𝐁𝐄𝐓𝐈𝐒𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐄𝐓 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐏𝐑𝐎𝐌𝐎𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐃𝐄𝐒 𝐋𝐀𝐍𝐆𝐔𝐄𝐒 𝐍𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍𝐀𝐋𝐄𝐒 – Monsieur Sidzabda Emmanuel YAMEOGO, Mle 84 859 Z, Professeur certifié des lycées et collèges d’enseignement technique, 1ère classe, 13ème échelon, est nommé Chargé de missions ; – Monsieur D. Ouédan Jean-Noel TAGNABOU, Mle 32 554 X, Inspecteur de l’enseignement du premier degré, 1ère classe, 14ème échelon, est nommé Directeur de la recherche en éducation non formelle ; – Monsieur Jean BOUGMA, Mle 111 115 S, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur de la gestion des finances ; – Madame W. Agnès SARAMBE, Mle 38 375 D, Inspecteur de l’enseignement primaire et de l’éducation non formelle, est nommée Chef de Département de l’éducation non formelle au Secrétariat permanent du Plan stratégique de développement de l’éducation de base et de l’enseignement secondaire (SP/PSDBS) ; – Monsieur Elie SEIHON, Mle 38 969 F, Inspecteur de l’enseignement primaire et de l’éducation non formelle, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur de l’enseignement privé.
𝐅. 𝐀𝐔 𝐓𝐈𝐓𝐑𝐄 𝐃𝐔 𝐌𝐈𝐍𝐈𝐒𝐓𝐄𝐑𝐄 𝐃𝐄𝐒 𝐓𝐑𝐀𝐍𝐒𝐏𝐎𝐑𝐓𝐒, 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐌𝐎𝐁𝐈𝐋𝐈𝐓𝐄 𝐔𝐑𝐁𝐀𝐈𝐍𝐄 𝐄𝐓 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐒𝐄𝐂𝐔𝐑𝐈𝐓𝐄 𝐑𝐎𝐔𝐓𝐈𝐄𝐑𝐄 – Monsieur Mwinmalo Conrad SOME, Mle 117 483 P, Sociologue, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur général de la mobilité urbaine.
𝐆. 𝐀𝐔 𝐓𝐈𝐓𝐑𝐄 𝐃𝐔 𝐒𝐄𝐂𝐑𝐄𝐓𝐀𝐑𝐈𝐀𝐓 𝐆𝐄𝐍𝐄𝐑𝐀𝐋 𝐃𝐔 𝐆𝐎𝐔𝐕𝐄𝐑𝐍𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓 𝐄𝐓 𝐃𝐔 𝐂𝐎𝐍𝐒𝐄𝐈𝐋 𝐃𝐄𝐒 𝐌𝐈𝐍𝐈𝐒𝐓𝐑𝐄𝐒 – Monsieur Kouakou Makoua DA, Mle 111 105 F, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur de la gestion des finances.
𝐈𝐈𝐈.𝟐. 𝐍𝐎𝐌𝐈𝐍𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍𝐒 𝐃𝐀𝐍𝐒 𝐋𝐄𝐒 𝐂𝐎𝐍𝐒𝐄𝐈𝐋𝐒 𝐃’𝐀𝐃𝐌𝐈𝐍𝐈𝐒𝐓𝐑𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍 Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration : – de l’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou (ISLO) au titre du ministère de la Défense et des anciens combattants ; – de la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY) et de la Minoterie du Faso (MINOFA) au titre du ministère du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises ; – de l’Agence de l’eau du Gourma (AEG) et de l’Agence nationale des évaluations environnementales (ANEVE) au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement. Le Conseil a également procédé à la nomination de Présidents aux Conseils d’administration de l’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou (ISLO), de la Minoterie du Faso (MINOFA) et de l’Agence de l’eau du Gourma (AEG).
𝐀. 𝐌𝐈𝐍𝐈𝐒𝐓𝐄𝐑𝐄 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐃𝐄𝐅𝐄𝐍𝐒𝐄 𝐄𝐓 𝐃𝐄𝐒 𝐀𝐍𝐂𝐈𝐄𝐍𝐒 𝐂𝐎𝐌𝐁𝐀𝐓𝐓𝐀𝐍𝐓𝐒 Le Conseil a adopté deux (02) décrets. 𝐋𝐞 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐝𝐞́𝐜𝐫𝐞𝐭 nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de l’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou (ISLO) pour un premier mandat de trois (03) ans. Au titre du ministère de la Défense et des anciens combattants : – Monsieur Yamba OUOBA, Officier des Forces armées nationales, en remplacement de Monsieur Antoine Emmanuel KY ; – Monsieur Bakiéné Aboubacar HEMA, Officier des Forces armées nationales, en remplacement de Monsieur Issa SARRE. 𝐋𝐞 𝐬𝐞𝐜𝐨𝐧𝐝 𝐝𝐞́𝐜𝐫𝐞𝐭 nomme Monsieur Yamba OUOBA, Officier des Forces armées nationales, Président du Conseil d’administration de l’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou (ISLO) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Antoine Emmanuel KY.
𝐁. 𝐌𝐈𝐍𝐈𝐒𝐓𝐄𝐑𝐄 𝐃𝐔 𝐃𝐄𝐕𝐄𝐋𝐎𝐏𝐏𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓 𝐈𝐍𝐃𝐔𝐒𝐓𝐑𝐈𝐄𝐋, 𝐃𝐔 𝐂𝐎𝐌𝐌𝐄𝐑𝐂𝐄, 𝐃𝐄 𝐋’𝐀𝐑𝐓𝐈𝐒𝐀𝐍𝐀𝐓 𝐄𝐓 𝐃𝐄𝐒 𝐏𝐄𝐓𝐈𝐓𝐄𝐒 𝐄𝐓 𝐌𝐎𝐘𝐄𝐍𝐍𝐄𝐒 𝐄𝐍𝐓𝐑𝐄𝐏𝐑𝐈𝐒𝐄𝐒 Le Conseil a adopté trois (03) décrets. 𝐋𝐞 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐝𝐞́𝐜𝐫𝐞𝐭 renouvelle le mandat de Madame Aïcha Hafçatou NABARE/TOURE, Mle 216 123 K, Ingénieur de conception en génie civil, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère des Infrastructures et du désenclavement au Conseil d’administration de la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY) pour une dernière période de trois (03) ans, pour compter de la fin du premier mandat. 𝐋𝐞 𝐝𝐞𝐮𝐱𝐢𝐞̀𝐦𝐞 𝐝𝐞́𝐜𝐫𝐞𝐭 nomme Monsieur Habraham SOMDA, Mle 212 611 H, Conseiller des affaires économiques, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises au Conseil d’administration de la Minoterie du Faso (MINOFA) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Sogh-Kélo SOME. 𝐋𝐞 𝐭𝐫𝐨𝐢𝐬𝐢𝐞̀𝐦𝐞 𝐝𝐞́𝐜𝐫𝐞𝐭 nomme Monsieur Habraham SOMDA, Mle 212 611 H, Conseiller des affaires économiques, Président du Conseil d’administration de la Minoterie du Faso (MINOFA) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Sogh-Kélo SOME.
𝐂. 𝐌𝐈𝐍𝐈𝐒𝐓𝐄𝐑𝐄 𝐃𝐄 𝐋’𝐄𝐍𝐕𝐈𝐑𝐎𝐍𝐍𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓, 𝐃𝐄 𝐋’𝐄𝐀𝐔 𝐄𝐓 𝐃𝐄 𝐋’𝐀𝐒𝐒𝐀𝐈𝐍𝐈𝐒𝐒𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓 Le Conseil a adopté deux (02) décrets. 𝐋𝐞 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐝𝐞́𝐜𝐫𝐞𝐭 nomme Monsieur Ratamogho Evariste ZONGO,Mle 263 792 E, Ingénieur du génie rural, Président du Conseil d’administration de l’Agence de l’eau du Gourma (AEG) pour un premier mandat de trois (03) ans. 𝐋𝐞 𝐬𝐞𝐜𝐨𝐧𝐝 𝐝𝐞́𝐜𝐫𝐞𝐭 nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de l’Agence nationale des évaluations environnementales (ANEVE) pour un premier mandat de trois (03) ans. Au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement : – Monsieur Windgoudi Jacques BONKOUNGOU, Mle 213 864 M, Inspecteur de l’environnement, en remplacement de Monsieur K. Jean Marie SOURWEMA. Au titre du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques : – Monsieur Oumarou OUEDRAOGO, Mle 245 261 S, Conseiller en études et analyses, en remplacement de Monsieur Adama TOURE.



