Journées nationales d’engagement patriotique : le Premier ministre satisfait de la première phase

Les journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne, débutées le 26 mars dernier ont été closes, le mardi 9 avril 2024, à Ouagadougou. A l’occasion, le Premier ministre, Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambela, s’est dit satisfait de l’engagement des citoyens au regard des activités réalisées pour la promotion du civisme et de la tolérance.

Après 15 jours d’activités de promotion du civisme et de la tolérance à travers des plantations d’arbres, la salubrité des lieux publics, la montée des couleurs…les rideaux de la première phase des journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne, débutée le 26 mars dernier sont tombés, le mardi 9 avril 2024, à Ouagadougou. A cet effet, le Premier ministre, Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambela, accompagné de quelques membres du gouvernement, a tenu à marquer ces journées dans les esprits des citoyens. 10 pieds de baobab ont été remis à des jeunes de façon symbolique. Dans la cour de la Primature, le Premier ministre a également mis en terre un pied de goyavier. « Il faut dire que les citoyens ont besoin de se sentir citoyens de leur pays. Mais, il manquait ce cadre d’expression. Cette journée a été une occasion. Nous pensons que la prochaine édition sera encore plus marquée d’engagement des citoyens », a-t-il déclaré. En outre, la clôture de ces journées patriotiques a connu la participation de certains citoyens qui, à travers leurs actes, ont marqué de façon indélébile cette première édition.

Le chef de l’exécutif les a félicités et encouragés à poursuivre leurs œuvres. Par son initiative, « planter un arbre à un évènement heureux », Salifou Ouédraogo, promoteur d’un verger de 35 000 baobabs, a offert 1 000 plants afin de marquer son engagement patriotique pour un Burkina verdoyant. Aussi, pour soutenir l’offensive agro-sylvo-pastorale, Ousmane Zoungrana, enseignant et artiste-musicien a également offert 10 hectares de terrain cultivable au profit des personnes déplacées internes. A l’exemple des deux, Deris et Mahamadi Ouédraogo, respectivement, président de l’association Burkigraff et de l’association « Etre utile, agir utile », comptent donner une nouvelle physionomie aux échangeurs de Ouagadougou. Selon Mahamadi Ouédraogo, l’association « Etre utile, agir utile » s’est engagée à construire un forage, mettre du gazon, planter des palmiers et des arbres décoratifs afin de donner un nouveau visage à l’échangeur de Ouaga 2000. Ce projet, selon lui, a été apprécié par le Premier ministre. Le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement a également marqué son adhésion pour faire en sorte que le rêve soit une réalité. La seconde phase des journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne est prévue pour le 2 octobre prochain.

Oumarou RABO

Coopération bilatérale : Moscou veut dynamiser son ambassade à Ouagadougou

Son Excellence monsieur Karamoko Jean Marie Traoré, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, accompagné de Madame Stella Eldine Kabré/Kaboré, ministre en charge de la Coopération régionale, a reçu, lundi 8 avril dans la soirée, l’ambassadeur de la Fédération de Russie au Burkina Faso, SEM Alexeï Saltykov.

La rencontre a permis aux deux parties d’échanger autour du raffermissement des liens de coopération entre Moscou et Ouagadougou, avec un accent sur la dynamisation de la représentation diploma-tique de la Fédération de Russie à Ouagadougou. « Nous avons discuté du fonctionnement de l’ambassade de sorte à rendre ses activités plus dynamiques en vue de répondre à 100% aux besoins de la coopération bilatérale », a souligné le diplomate russe. A la faveur de ce cadre d’échanges, le chef de la diplomatie burkinabè et le diplomate russe ont aussi évoqué des sujets sur le plan multilatéral avec des promesses de soutien mutuel. SEM Alexeï Saltykov a, aussi, traduit sa gratitude à SEM Karamoko Jean Marie Traoré et à l’ensemble des autorités burkinabè, pour leur compassion et leur solidarité à la suite à l’attaque terroriste dont la Fédération de Russie a été récemment victime.

DCRP/MAECR-BE

La face hideuse du Burkinabè

Le Burkina Faso a organisé, du 26 mars au 9 avril 2024, les Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne. L’initiative visait des actions de sensibilisation sur l’assainissement, la reforestation et la discipline, mais aussi le soutien aux forces combattantes. A la clôture de la quinzaine mardi, le Premier ministre, Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambela a déclaré que le bilan est positif. Autrement dit, les résultats escomptés ont été atteints. Cette initiative des autorités de la Transition, première du genre, a rencontré l’assentiment des citoyens. Ceux-ci, à travers des activités et des comportements, ont manifesté leur adhésion.

Montée du drapeau, port de tenues traditionnelles burkinabè, consommation de mets locaux, ont été observés, entre autres, durant ces deux semaines. En marge de cette quinzaine, des Burkinabè, individuellement ou en association, ont posé des actes citoyens. C’est le cas du collectif national pour la refondation qui, la veille du Ramadan, a remis trois tonnes de vivres aux femmes de la Brigade verte, afin de leur permettre de fêter. Un autre citoyen a remis des consommables médicaux à un centre de santé de référence de la capitale burkinabè. Bref, les exemples sont légion. Il faut reconnaitre que beaucoup de Burkinabè n’ont pas attendu les journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne pour adopter ces comportements salutaires. Et ils ne vont pas, non plus, arrêter ou suspendre leur générosité, une fois la quinzaine terminée. Cependant, alors que ces journées se déroulaient, l’actualité nationale a montré à souhait que certains Burkinabè (une minorité heureusement) sont capables du pire. En effet, la semaine dernière, la presse a fait échos du comportement d’un commerçant à Bobo-Dioulasso qui choque le commun des mortels. Ce commerçant a poussé la cupidité, disons la méchanceté, jusqu’à revendre des cailloux sous forme de céréales destinées à la consommation humaine. Ses acolytes et lui ont été interpellés le mercredi 3 avril 2024 par le Service régional de la police judiciaire (SRPJ) des Hauts-Bassins. Selon les comptes rendus des médias, ces individus concassaient le granit et le quartz en de petits grains afin que leur mélange avec des céréales soit difficilement détectable.

« C’est une quarantaine de sacs de sorgho mélangé avec des cailloux que le SRPJ a pu saisir dans le magasin du commerçant », rapporte-t-on. Au moment où l’on est en train de promouvoir les bons comportements, ce côté hideux du Burkinabè doit être combattu, voire anéanti. Les autorités de la Transition œuvrent à encourager les bons exemples et susciter des émules. C’est dans cette dynamique que le coordonnateur national des initiatives présidentielles effectue des sorties de terrain à Ouagadougou et dans d’autres villes. A chacune de ses sorties de visite de rues bitumées par des Burkinabè à leurs frais, il met en exergue ces initiateurs de développement dans les quartiers et les félicite. Cela fait du boum au cœur de constater que des gestes de patriotisme se constatent chez des adolescents et enfants.

Ils sont nombreux ces élèves qui contribuent à leur manière à l’effort de paix, souvent même à l’insu de leurs parents. C’est le cas à Tenkodogo où deux enfants (des jumeaux) sur la base des sommes qu’ils recevaient pour le goûter à l’école, ont pu mettre de côté de l’argent qu’ils ont remis pour soutenir les Forces combattantes. Leur tante chez qui ils vivent, a avoué dans le reportage qu’elle n’avait pas encore donné sa contribution et qu’elle ignorait que ces enfants cotisaient pour cette cause noble. Avec de tels comportements des tout-petits, l’on est certain que la relève en termes d’engagement patriotique et de participation citoyenne est assurée. Il reste à garder le cap de la sensibilisation et de la gouvernance par l’exemple.

Alban KINI

Ramadan 2024 : la communauté musulmane invoque Allah pour la paix

Les fidèles musulmans se sont réunis, mercredi 10 avril 2024, à la place de la Nation de Ouagadougou, pour la prière de l’Aïd el-Fitr, marquant la fin du mois de Ramadan. A leurs côtés, une délégation gouvernementale et d’autres confessions religieuses.

C’est la fin de 30 jours de pénitence, de jeûne et de dévotion chez les musulmans. Les fidèles se sont réunis, mercredi 10 avril 2024, à la place de la Nation de Ouagadougou pour célébrer l’Aïd el-Fitr, la fête du Ramadan. Comme ce fut le cas les années antérieures, le leitmotiv demeure la paix. Ils ont tous prié pour le retour de la paix au pays des Hommes intègres. Dans son sermon, l’iman de la grande mosquée de Ouagadougou, Cheikh Abdallah Ouédraogo, a prêché le pardon, la réconciliation, le partage, la cohésion et le vivre-ensemble entre filles et fils du Burkina. Pour son président, El hadj Moussa Koanda, la communauté musulmane est représentée dans plus de 8 000 villages du pays. « Ce faisant, nous sommes témoins des nombreux efforts du gouvernement à qui nous disons merci », a-t-il déclaré. Il a ajouté que la communauté encourage le gouvernement et prie afin que le Seigneur puisse l’accompagner dans sa mission de reconquête du pays. Par ailleurs, Il a invité tous les Burkinabè à la solidarité vis-à-vis des membres du gouvernement pour la reconquête du territoire national.

Le ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Bassolma Bazié, a traduit la reconnaissance et les félicitations du chef de l’Etat aux fidèles musulmans.

Car, a-t-il dit, « la guerre que nous vivons n’est pas une guerre politique, mais une guerre nationale ». Il s’est offusqué contre les Burkinabè qui se réjouissent des revers des Forces combattantes. Pour lui, la guerre ne doit pas être personnalisée. Elle n’appartient ni au président, ni aux ministres, ni à la communauté musulmane, ni à la communauté catholique. C’est la guerre de tous les Burkinabè, selon lui. La délégation gouvernementale conduite par le ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Bassolma Bazié, a dit être venue signifier les sincères reconnaissances et félicitations du chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, à la communauté pour ses multiples prières et invocations en faveur de la reconquête du territoire national.

Fraternité, communion, solidarité

Le président de la communauté musulmane du Burkina Faso, El hadj Moussa Koanda : « nous sommes témoins des nombreux efforts du gouvernement à qui nous disons merci ».

Effet, en avril 2023, le gouvernement invitait toutes communautés à s’investir pour que le combat dans le sens de la reconquête du territoire soit une réalité. Aujourd’hui, a indiqué le ministre, Bassolma Bazié, au bilan, des zones qui n’étaient pas accessibles le sont. Cela, a-t-il-poursuivi, est à mettre à l’actif de toutes les communautés et particulièrement la communauté musulmane. Par ailleurs, le mandataire du chef de l’Etat a invité la communauté à poursuivre le chemin de la construction, de l’entente entre les communautés et le renforcement de la paix.

Le Mogho Naaba, qui a participé à la prière, a formulé des vœux de paix pour le Burkina.

Pour sa part, le représentant de la communauté catholique, Monseigneur Prosper Kontiébo, a indiqué être venue saluer les frères musulmans et leur souhaiter la bonne fête. Il a également exprimé la fraternité, la communion, la solidarité de la communauté catholique à tous les fidèles musulmans avant de prier le Seigneur d’exaucer leurs vœux afin que le Burkina retrouve la paix et la cohésion sociale d’antan.

Youssouf SEOGO

Ramadan 2024 : les Sunnites prônent le vivre-ensemble et la cohésion sociale

La communauté sunnite de Ouagadougou a effectué la grande prière marquant la fin du Ramadan, sur le terrain situé du côté est de la salle de conférence de Ouaga 2000, mercredi 10 avril 2024. A l’occasion, l’imam, Mohammad Ishaaq Kindo a invité les fidèles musulmans à demeurer dans la parole de Dieu et à rester unis.

Des centaines de musul-mans sunnites de la capitale ont pris part à la grande prière de l’Aid el-Fitr, sur le terrain situé du côté est de la salle de conférence de Ouaga 2000, mercredi 10 avril 2024. A cet effet, une forte délégation gouvernementale, composée de cinq ministres, conduite par le ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Boubacar Savadogo, est venue apporter un message du président de la Transition, le capitaine Ibrahim Traoré. Mais avant, dans son sermon, l’imam Mohammad Ishaaq Kindo, qui a officié la prière, a exhorté les fidèles musulmans à s’unir. L’imam a demandé à Dieu, le Tout-Puissant de donner la force aux autorités de la Transition afin qu’ils puissent poursuivre leurs actions. Mohammad Ishaaq Kindo a rappelé que le mois de Ramadan est une période bénie qui procure du bonheur et met fin à tout mal.

Les fidèles musulmans sunnites ont prié pour la paix au Burkina.

Et, c’est un mois où toutes les portes du paradis sont ouvertes. Il a expliqué que le musulman qui effectue les 30 jours de jeûne du Ramadan avec les prières et les divers hadiths œuvre pour son bien-être auprès de Dieu et devient automatiquement une clé pour son bien-être et celui des autres. Pour lui, c’est à travers tout cela que l’on peut distinguer le vrai musulman du faux. « Le vrai musulman, c’est celui qui s’aime et accepte les autres. Il utilise les moyens que Dieu l’a donné pour venir au secours des autres », a précisé l’imam. La sécurité la justice et la corruption étaient aussi au cœur du sermon de l’imam Kindo.

Des membres du gouvernement sont venus apporter leur soutien à la communauté sunnite.

En ce qui concerne la justice au pays des Hommes intègres, il a exhorté les autorités à tout mettre en place afin qu’il y ait une justice « vraie et équitable » pour faciliter le vivre-ensemble et la cohésion sociale. En ces temps où, le Burkina traverse les moments difficiles de son histoire, Mohammad Ishaaq Kindo a suggéré que chaque fille et fils du pays puisse faire des propositions aux autorités compétentes dans le sens de retrouver la paix et la stabilité d’autrefois. Mais, à l’en croire, quels que soit les moyens mis pour la quête de la paix et de la sécurité, les uns et les autres ne doivent pas oublier la puissance de Dieu. Car, pour lui, il est au-dessus. Pour le ministre des Sports, Boubacar Savadogo, pendant ce mois béni, les fidèles musulmans ont fait un sacrifice, un don de soi. Il a révélé que le capitaine Ibrahim Traoré invite les diverses couches religieuses à cultiver la paix, la tolérance et la cohésion sociale pour un Burkina prospère. Les privations diverses, la prière constante et la solidarité agissante qui ont caractérisé ce mois de Ramadan doivent faire de chaque fidèle musulman, un vrai acteur de la paix et du vivre-ensemble, a confié Boubacar Sawadogo.

Valentin Kaboré (Collaborateur)

Journée nationale d’engagement patriotique : des sociétés d’Etat apportent leur soutien aux associations féminines

La Société nationale burkinabè d’électricité (SONABEL) a organisé, en collaboration avec l’ONEA et la SONABHY, une opération de salubrité et de remise de matériels de jardinage aux femmes installées sur la ceinture verte de l’arrondissement 8 de Ouagadougou, dans le quartier Zongo, le samedi 6 avril 2024.

La Société nationale burkinabè d’électricité (SONABEL) a répondu à l’appel du Président de la Transition, capitaine Ibrahim Traoré, sur les actions à mener pendant les journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne. Ainsi, de concert avec d’autres sociétés d’Etat, notamment, la Société nationale burkinabè d’hydrocarbure (SONABHY) et l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA), elle a organisé, une opération de salubrité et de remise de matériels de jardinage au profit des femmes installées sur l’espace de la ceinture verte de l’arrondissement 8 de Ouagadougou, dans le quartier Zongo, le samedi 6 avril 2024. Pour le directeur général de la SONABEL, Souleymane Ouédraogo, c’est une légitime fierté pour les trois sociétés qui ont bien voulu s’associer pour réaliser un projet structurant pour la population riveraine du quartier Zongo. Selon lui, le projet va permettre aux différentes associations de travailler la terre et faire de la production maraichère, mais aussi de prendre soin des plantes qui sont sur le site. Il a fait savoir que l’objectif visé est de rendre autonome les bénéficiaires. Le matériel remis est composé essentiellement de brouettes, de pioches, de perles, d’arrosoirs. A cela, s’ajoute un réseau électrique, un château d’eau, accompagné d’éclairage public qui va faciliter la sécurité de la zone et renforcer les conditions d’études des élèves riverains. La réalisation du réseau électrique sur le site permet de disposer de l’eau 24h/24. Ce qui va accélérer la cadence de production des populations, a confié Souleymane Ouédraogo. A entendre le patron de la nationale d’électricité, il s’agit de mettre en place un système d’alimentation de jardin en eau pour permettre à 80 groupements et associations de femmes et Personnes déplacées internes (PDI) de faire de la culture maraichère. Pour cela, il a laissé percevoir que le projet se veut pérenne.

Un coût global de 55 millions F CFA

Il a par ailleurs souligné que cet acte de salubrité est un geste patriotique qui va sauver l’environnement et les hommes. Le directeur général de la SONABEL a indiqué que le coût global de l’opération est estimé à 55 millions F CFA, dont 10 millions F CFA, dans l’achat de matériels financés par la SONABHY et l’ONEA et les 45 millions F CFA, pour le développement du réseau électrique ainsi que les ouvrages annexes, financés par la SONABEL.

Il a remercié tout le personnel des trois sociétés et encouragé d’autres structures à emboiter le même pas. Quant aux bénéficiaires, il leur a demandé d’en faire bon usage pour en bénéficier davantage. Le directeur général de la SONABHY, Aimé wend-penga Nongkouni, a affirmé qu’à travers cet acte qui entre dans le cadre de leur responsabilité sociale, leurs structures ont voulu transmettre un message d’espoir et d’encouragement en réaffirmant leur disponibilité à œuvrer pour le bien-être des communautés. Il a souhaité que ladite journée soit le point de départ d’une collaboration fructueuse et continue entre les entreprises, le gouvernement et les sociétés civiles pour le bien de tous. Selon le directeur général de l’ONEA, Flandion Idrissa Sourabié, la préservation, l’assainissement et l’hygiène de la nature sont des préoccupations majeures pour eux. Il a fait savoir que ladite cérémonie de salubrité vient à point nommé pour l’ensemble des collaborateurs dans la commémoration des journées patriotiques. Le directeur régional de l’environnement du Centre, Philipe Tamini, a noté que le site est entièrement clôturé et compte au total 12,5 hectares avec deux forages et un château d’eau. Il a signalé que les espèces végétales et forestières qui ont été mises en terre seront entretenues par les associations. L’une des bénéficiaires, Salamata Tagbelga a traduit sa joie et celles de ses camarades aux directeurs des trois sociétés pour l’acquisition du matériel. Pour elle, ces matériels vont être utiles dans la production maraichère. « Nous produisons des légumes et des feuilles comestibles » a-t-elle cité.

Gbetcheni KAMBIRE (Collaborateur)

L’Assainissement : Bien plus qu’une problématique technique, un défi pour les citoyens du Burkina Faso et pour le monde !

Imaginez un instant les conséquences d’un monde sans assainissement adéquat : des maladies se propageant à une vitesse alarmante, des écosystèmes détruits, et une dignité humaine bafouée. Au Burkina Faso, et dans bien d’autres pays, cette réalité n’est pas qu’une simple hypothèse. Elle est malheureusement le quotidien de millions de personnes. Le bilan des Objectifs de Développement Durable (ODD) de mars 2023 a révélé une situation interpellatrice, illustrée par des statistiques éloquentes : en dépit des progrès réalisés récemment, seulement un Burkinabè sur quatre (27,5%) bénéficie d’un accès à des services d’assainissement adéquats. De surcroît, le déficit d’assainissement coûterait au Burkina Faso la somme exorbitante de 86 milliards de FCFA par an, un fardeau financier souligné par une étude de la Banque Mondiale de 2012. Loin de se résumer à de simples indicateurs de progrès, ces chiffres lancent un appel impérieux à l’action, nous incitant à reconnaître l’urgence et la nécessité d’intervenir de manière significative.

 

Dans le captivant documentaire « Où va ton caca », le jeune réalisateur Harouna NEYA, grâce à l’initiative CLAP ASSAINISSEMENT, a su capturer l’essence de cette situation préoccupante en donnant la parole aux citoyens dans une série de micros-trottoirs révélateurs.

 

Face à la caméra, les réponses sur le devenir des boues de vidange oscillent entre l’ignorance et la surprise : « Déversées dans la nature pour certains, un mystère complet pour d’autres, tandis que quelques-uns imaginent un espace dédié orchestré par la mairie. » Et le documentaire de conclure dans un appel urgent : «… C’est pourquoi la défécation à l’air libre doit s’arrêter, car chacun doit savoir où va son caca !».

 

Cette interpellation dépasse la sphère du cinéma et celle des ingénieurs et techniciens de l’assainissement pour toucher au cœur de la citoyenneté. En effet, dans nos pays, et particulièrement au Burkina Faso, force est aujourd’hui de reconnaître que l’assainissement transcende le défi technique pour devenir une affaire d’engagement citoyen et de responsabilité collective.

 

Le nouveau cadre réglementaire de gestion de l’Assainissement des Eaux Usées et Excreta (AEUE) élaboré sous le leadership de la Direction Générale de l’Assainissement des Eaux Usées et Excreta (DGAEUE) et adopté fin 2022, a marqué un tournant stratégique, notamment avec son axe dédié au renforcement de la participation citoyenne. La DGAEUE, reconnaissant l’urgence d’accélérer les efforts dans le sous-secteur en a d’ailleurs fait sa priorité. Cependant, la composante cruciale encore manquante de ce puzzle reste l’implication active des jeunes et des femmes dans les processus décisionnel et consultatif.

 

Les jeunes, en particulier, apportent une énergie et des perspectives innovantes indispensables. L’exemple des films-documentaires réalisés par de jeunes cinéastes burkinabè grâce à l’initiative CLAP ASSAINISSEMENT et dont la première a été intégrée au programme officiel de commémoration de la JMT 2023, démontre leur capacité à transformer les questions d’assainissement en sujets captivants et pertinents.

 

Ce n’est pas un cas isolé. Autour du globe, des exemples de la contribution positive des jeunes et des femmes dans l’assainissement abondent. Par exemple, au Kenya, un groupe de jeunes entrepreneurs a lancé une initiative de recyclage des déchets en produits d’assainissement, contribuant ainsi à la fois à l’économie circulaire et à l’amélioration des conditions sanitaires (UNICEF Kenya, 2023). Au Népal également, l’implication des jeunes et des femmes dans un vaste mouvement social, suscité au niveau gouvernemental, a mené à des améliorations significatives dans les pratiques d’assainissement rural, démontrant comment l’engagement des jeunes peut avoir un impact direct sur la qualité de vie des communautés (K. Adhikari et al., 2017). Ces initiatives montrent comment la créativité et l’innovation des jeunes peuvent transformer le sous-secteur.

 

Un exemple récent et inspirant de l’engagement des jeunes dans l’assainissement au Burkina Faso s’est manifesté en septembre dernier, lors de la Conférence des Jeunes Leaders pour le Développement organisée par le MROD/BF, un dynamique mouvement citoyen de la jeunesse.

 

Lors de cet événement, l’assainissement a été propulsé au premier plan des discussions, soulignant son importance cruciale pour le développement durable. Les jeunes participants, engagés et informés, ont non seulement partagé leurs idées et réflexions, mais ont également pris l’initiative de lancer un défi sur les réseaux sociaux. Cette initiative a incité à la création de contenus numériques novateurs, reflétant leur vision et leur engagement envers un avenir plus propre et sain.

 

De façon spontanée des hashtags et des capsules vidéo en lien avec la thématique ont été créés et relayés à travers les réseaux sociaux des différents participants. Ces efforts démontrent clairement le potentiel transformateur de l’implication active de la jeunesse dans les dialogues et actions concernant l’assainissement.

 

D’autres mouvements citoyens et associations de jeunes au Burkina Faso, tels que le Parlement National de la Jeunesse Burkinabè pour l’Eau, l’association UTILE, les vagabonds de l’assainissement, etc., jouent également un rôle clé dans la sensibilisation et la mobilisation citoyenne autour des enjeux de l’assainissement. Leur travail va au-delà de la simple participation; ils apportent des idées neuves et des approches novatrices, souvent en utilisant les technologies numériques et les réseaux sociaux pour étendre leur portée.

 

Les femmes, actrices essentielles de ce secteur, apportent des perspectives uniques, surtout dans les domaines de la santé, de l’hygiène et de l’éducation. Leur rôle dépasse la sensibilisation; elles sont connues pour être en première ligne pour gérer l’eau et l’assainissement au sein des foyers et des communautés. Leur inclusion dans les instances décisionnelles est donc non seulement un impératif équitable mais aussi stratégique.

 

Toutefois, malgré des efforts appréciables, l’intégration effective de ces groupes essentiels – jeunes et femmes – dans les sphères décisionnelles et consultatives reste insuffisante. La reconnaissance de leur importance ne doit pas se cantonner à des gestes symboliques, tels que des encouragements ou des rôles honorifiques lors de conférences et/ou fora.

 

Il est crucial de franchir une étape supplémentaire : transformer ces espaces en véritables leviers d’influence et inviter les jeunes à participer de manière officielle et active aux processus de réflexion et de décision.

 

Comme l’a justement souligné Jennifer Williams, Directrice Exécutive de FSMA lors du Forum sur les Boues de Vidange (FSM7) à Abidjan, “il est impératif de préparer nos futurs leaders, de leur offrir une tribune où ils peuvent être vus, entendus et influents. L’avenir de la gestion de l’eau et de l’assainissement doit être conçu de manière innovante, intégrée et inclusive”.

 

Face à ces évidences, il est clair que le Burkina Faso a encore une carte à jouer. Pour réaliser pleinement les Objectifs de Développement Durable (ODD) et pour améliorer de manière durable la situation du pays en matière d’accès à l’assainissement, il est essentiel d’intégrer activement les voix des jeunes et des femmes dans les processus décisionnels liés à l’AEUE.

 

Il est temps d’agir et l’appel est clair : Gouvernement, Organisations Non Gouvernementales (ONG), secteur privé, partenaires techniques et financiers doivent reconnaître et valoriser le potentiel des jeunes et des femmes. Leur engagement n’est pas seulement bénéfique; il est indispensable. En collaborant étroitement avec ces groupes, le Burkina Faso peut non seulement atteindre ses objectifs en matière d’assainissement mais aussi servir de modèle pour d’autres pays confrontés à des défis similaires.

 En conclusion, l’assainissement doit être reconnu comme un défi citoyen, où chaque action, petite ou grande, contribue à un avenir meilleur. C’est en donnant une place légitime aux jeunes et aux femmes dans la prise de décision que le Burkina Faso pourra avancer vers un avenir plus propre, plus sain et plus prospère.

 

Par Christian MAMPUYA

 

 

Bonne fête de l’Aïd el-fitr à tous les fidèles musulmans !

Les privations diverses, la prière constante et la solidarité agissante qui ont caractérisé ce mois de Ramadan sont des actes de foi qui doivent faire de chaque fidèle un acteur de la paix.

Ainsi, main dans la main, cultivons la tolérance et la cohésion pour un Burkina prospère!

Capitaine Ibrahim TRAORE
Président de la Transition, Chef de l’Etat

Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs : le nouveau secrétaire permanent veut repositionner l’institution

Monsieur l’ambassadeur Issa BORO, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, a procédé le vendredi 05 avril, à l’installation du nouveau secrétaire permanent du Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs (MAEP), Monsieur Brahima OUEDRAOGO nommé en conseil des ministres le 21 février 2024.

« Il s’agit d’une responsabilité majeure que j’accepte avec gravité et détermination », a lancé le nouveau secrétaire permanent du MAEP soutenant par ailleurs que « l’institution est appelée à une renaissance, en vue d’incarner les espoirs d’un Burkina Faso résilient, déterminé à faire siennes les valeurs de bonne gouvernance».

Pour la relance du MAEP, le nouveau secrétaire permanent qui salue les premières autorités du ministère en charge des Affaires étrangères pour la confiance placée en lui, se fixe plusieurs objectifs parmi lesquels le repositionnement institutionnel de la structure, l’actualisation du rapport d’évaluation, la mise en place d’un mécanisme de suivi-évaluation des recommandations.

Pour sa part, monsieur l’ambassadeur Issa BORO secrétaire général a invité le nouveau promu, à travailler dans le sillage de son prédécesseur dans l’optique de faire du MAEP une structure porteuse d’espoir pour notre pays.

L’objectif principal étant de promouvoir les bonnes pratiques qui réduisent les risques d’instabilité politiques, et de créer les conditions de la bonne gouvernance.

Aujourd’hui le MAEP selon Monsieur Ninda Charles GUIGMA, secrétaire permanent qui aura assuré l’intérim de 2017 à 2024, l’institution a engrangé plusieurs acquis de sa naissance en 2003 à ce jour.

Au titre des acquis, l’on note la participation du Burkina Faso aux instances statutaires du MAEP de 2017 à 2021, la conception d’un recueil des bonnes pratiques de la gouvernance du Burkina Faso identifiées par l’évaluation africaine des pairs, des sessions de formation sur la gouvernance organisées à travers le pays.

Certes des acquis sont enregistrés mais des défis restent à relever selon monsieur Ninda Charles GUIGMA.

Il s’agira soutient-il, de poursuivre la consolidation des reformes institutionnelles, du renforcement des capacités opérationnelles des organes nationaux du MAEP, de l’élaboration d’une feuille de route assortie d’un schéma devant permettre à l’institution de jouer le rôle qui est le sien, dans la refondation de la gouvernance en cours et en cohérence avec les principes et règles qui fondent le processus.

DCRP/MAECR-BE

Ramadan: la fête aura lieu le mercredi 10 avril 2024

Selon un communiqué de la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB),obtenu par Sidwaya.info, le croissant lunaire n’a pas été aperçu ce lundi. Par conséquent, la célébration de l’Aid El Fitr aura lieu le mercredi 10 avril 2024.Lire le communiqué ci-dessous.

SNC Bobo 2024 : la pelouse du stade Sangoulé-Lamizana fera peau neuve pour l’ouverture

Le ministre d’Etat, ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo et celui des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Boubacar Savadogo ont visité le stade Sangoulé-Lamizana, samedi 6 avril 2024 à Bobo-Dioulasso.

Retenue pour abriter la cérémonie d’ouverture de la 21e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC), la pelouse du stade Sangoulé-Lamizana de Bobo-Dioulasso est en mauvais état. C’est le constat fait par le ministre d’Etat, ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, accompagné de son collègue des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Boubacar Savadogo, lors d’une visite, samedi 6 avril 2024, à Bobo-Dioulasso. A trois semaines de l’ouverture de cette biennale de la culture, acte 21, prévue du 27 avril au 4 mai prochains, cette pelouse doit être changée complètement. Le ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Boubacar Savadogo, a rassuré son homologue que toutes les dispositions seront prises pour que le défilé des troupes et des parades se tiennent sur la piste d’athlétisme qui est en état de délabrement. Quant à la pelouse, le premier responsable du département des Sports a indiqué qu’elle sera couverte avec des gazons synthétiques qui doivent venir de Ouagadougou. A l’en croire, les dispositions seront prises pour qu’avant le 27 avril 2024 tout soit mis en place afin de parer aux difficultés qui existent. « Nous allons relever le défi de la cérémonie d’ouverture de la SNC. Nous allons accompagner le ministère en charge de la culture pour toutes les belles actions qui sont faites et surtout ce gros patrimoine qui est la SNC », a souligné Boubacar Savadogo. Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo est reparti satisfait de la visite. Pour rappel, la 21e édition de la SNC se tiendra sur le thème : « Culture, mémoire historique et sursaut patriotique pour un Burkina nouveau ».

Noufou NEBIE

Benonezigouwala SOMDA (Stagiaire)

Ouattara-Soro : vers une réconciliation ?

C’est un fait inédit qui s’est produit la semaine passée, tant il était difficile d’imaginer un rapprochement entre ces deux hautes personnalités politiques en Côte d’Ivoire. L’ancien Premier ministre, Guillaume Kigbafori Soro, a eu courant mars dernier, un échange téléphonique avec le président ivoirien, Alassane Ouattara. La nouvelle a été portée au grand public via un communiqué en date du 4 avril 2024, signé de Moussa Touré, responsable à la communication du mouvement de Guillaume Soro, Générations et peuples solidaires (GPS). En brouille, au point de se haïr, les deux hommes ne s’étaient plus parlé directement depuis plus de cinq ans ! L’entretien entre Ouattara et Soro qui s’est voulu cordial, a permis à l’ex-chef du gouvernement de saluer le début de la décrispation politique en terre d’Eburnie, avec notamment les mesures d’élargissement prises en faveur de ses proches, dont le vice-président de GPS, Souleymane Koné, alias «Soul to Soul ». Eu égard à ces efforts de main tendue au sommet de l’Etat ivoirien, Guillaume Soro a pris la décision d’organiser le retour progressif des cadres de GPS en exil.

A la suite de cette annonce, une première vague d’exilés de GPS, conduite par le chef de cabinet de Guillaume Soro, Toh Marc Ouattara, sont rentrés au bercail, le samedi 6 avril dernier. Ce retour symbolique traduit la volonté de Soro d’œuvrer pour la paix et la réconciliation nationale, avec en ligne de mire la présidentielle de 2025. On le sait, l’ancien Premier ministre, en exil depuis 2019 et qui a écopé d’une condamnation à perpétuité pour atteinte à la sûreté de l’Etat, a affiché sa ferme intention de retourner dans son pays et de contribuer à sa construction. N’a-t-il pas quitté l’Europe, fin novembre, pour déposer ses valises en Afrique de l’Ouest en fin 2023 ? Il a d’ailleurs été reçu par les dirigeants de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), le capitaine Ibrahim Traoré, le colonel Assimi Goita et le général Abdourahamane Tiani. Le fait d’avoir renoué le dialogue avec Ouattara et d’ouvrir ainsi la voie au come-back de ses proches atteste du désir ardent de Soro de regagner la terre de ses ancêtres. Mais est-ce suffisant pour dire que le leader de GPS a fumé le calumet de la paix avec le chef de l’Etat ivoirien, de sorte à pouvoir rentrer tranquillement au pays quand il le veut ? Il est assez tôt pour avoir cette certitude. Il faudra voir l’évolution du dialogue entre les deux hommes pour en deviner l’issue. De toute évidence, le président Ouattara est manifestement engagé sur le chemin de la réconciliation nationale, si l’on s’en tient aux gestes déjà posés.

En plus d’avoir fait libérer Simone Gbagbo en 2018, à la faveur d’une loi d’amnistie et gracié plusieurs acteurs impliqués dans la crise post-électorale de 2010-2011, il a autorisé le retour au pays de son prédécesseur, Laurent Gbagbo et de son ministre de la Jeunesse d’alors, Charles Blé Goudé. Ces deux ex-prisonniers de La Haye vaquent tranquillement à leurs occupations en Côte d’Ivoire. Guillaume Soro pourrait peut-être bénéficier des mêmes largesses, sait-on jamais. Mais une question se pose : même si Soro parvenait à rentrer au pays, pourrait-il poursuivre ses ambitions politiques, lui qui n’a pas encore renoncé à son projet de briguer la magistrature suprême. L’ancien chef de gouvernement tient toujours à quitter le tabouret pour le fauteuil, comme il l’avait caricaturé à son départ de la tête de l’Assemblée nationale, à la suite des divergences politiques avec Ouattara. Soro souhaite d’ailleurs que la présidentielle de 2025 se déroule dans « un climat d’ouverture, d’inclusion, de transparence, de loyauté et d’exemplarité ».

Le chef de l’Etat ivoirien qui ne s’est pas encore prononcé sur son avenir politique ira-t-il dans ce sens ? Tout est possible en politique. Déjà, certains observateurs poussent l’outrecuidance en affirmant que Ouattara pourrait bel et bien se réconcilier avec Soro et faire de lui, au besoin, son dauphin pour 2025. L’avenir nous le dira…

Kader Patrick KARANTAO

Salam du Ramadan : les relations interpersonnelles ( Note synthèse )

Au nom d’Allah, Clément et Miséricordieux. Louanges à Allah, qui nous a permis, durant tout ce mois de Ramadan 2024, d’accomplir nos actes d’adoration, nos actes de dévotion parmi lesquels la tenue régulière de nos Chroniques. Que Sa paix et Ses bénédictions soient en abondance sur le Messager de miséricorde, envoyé à l’univers comme tel et sur l’ensemble des croyants de tous les temps. L’Islam est une religion de droiture qui régit la vie du croyant et de la croyante tout le long de son existence, même après sa mort. L’humain est le lieutenant d’Allah sur la terre et, en cette qualité, se doit d’être irréprochable dans ses relations avec ses semblables quels que soient leurs origines, leurs genres, leurs religions ou leurs statuts sociaux. C’est dans le but de rappeler aux croyants l’importance de cette relation que nous avons consacré les chroniques de ce Ramadan 2024, au thème central : « Les relations interpersonnelles ».

Nous sommes revenus sur la nécessité, pour chaque musulman, d’entretenir des relations cordiales avec les créatures d’Allah, afin d’attirer Ses faveurs et se garder de Son courroux. Les chroniques de 2024, peuvent être résumés en trois grands axes dont les relations familiales allant de la famille nucléaire à la grande famille, les relations extra-familiales qui incluent le voisinage, les musulmans, les non-musulmans et enfin les relations de travail et d’échanges dont font partie le commerce et l’apprentissage. Dans le premier axe sur la famille, il a été rappelé, aux musulmans, l’importance de la piété filiale. Le père et la mère sont les premières personnes à qui le musulman est tenu de vouer son amour et son respect, car comme le dit le Prophète : « Tes parents son ton Paradis ou ton Enfer ». C’est une évidence qu’en plus des actes d’adorations prescrits au musulman, il est primordial d’entretenir le lien avec les deux parents, surtout la mère, sans quoi, les actes deviennent vains. De même, les parents ont des obligations envers leurs enfants de qui ils devront répondre au Jour du Jugement. Ils sont tenus de procurer, à ces derniers, sécurité, soin, amour et une bonne éducation et cela s’étend à une éducation sur les sciences religieuses comme les sciences profanes. Le Prophète nous dit : « La recherche de la science est une obligation pour tout musulman ».

Ainsi, il appartient aux parents de mettre leurs enfants sur le chemin du savoir afin d’aiguiser leurs esprits critique. Les relations familiales incluent, également, les relations conjugales et celles entre les coépouses. Un mariage nécessite une bonne préparation des deux conjoints qui seront appelés à vivre ensemble pour la vie. Il est, donc, important, pour le musulman, de choisir une bonne épouse avec qui aller de l’avant, une mère pour ses enfants, une qui saurait le préserver du mal. Dans le foyer, l’homme et la femme sont un vêtement l’un pour l’autre donnant une belle image du couple à l’extérieur. Allah dit, en effet : « Elles sont pour vous un vêtement et vous un vêtement pour elles » (S2 V 187). Bien que le musulman ait droit d’épouser jusqu’à quatre femmes, il ne pourra prendre plus d’une femme que lorsqu’il a l’assurance d’être juste envers elles sans favoritisme. S’il n’en a pas les moyens, une femme suffit. Il en va de même pour la femme qui se doit de choisir un bon conjoint pour elle et un bon père pour ses enfants. Dans les chroniques de ce Ramadan, les femmes ayant des coépouses ont été exhortées à la bienveillance les unes envers les autres et envers les enfants des unes et des autres. Une femme qui craint Allah doit avoir à l’esprit les paroles du Prophète quand il dit : « Aucun de vous ne sera croyant jusqu’à ce qu’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même », c’est dire à quel point la jalousie malsaine entre les coépouses est une entrave à leur vie spirituelle. Ces paroles du Prophète à savoir « Aucun de vous ne sera croyant jusqu’à ce qu’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même », s’étendent à toutes les relations de fraternités. Allah met en garde ceux qui brisent les liens de sang en mettant la rupture des liens de parenté dans la catégorie de grands péchés en Islam. L’Islam exhorte le musulman à vouloir pour son frère ce qu’il veut pour lui-même et si son frère rompt les liens, il est recommandé, au musulman, de faire le premier pas dans la réconciliation.

Si le lien de sang est important en Islam, il en va de même pour les relations entre musulmans. C’est ainsi que nous abordons le deuxième axe sur lequel ont porté les chroniques de cette année. Il s’agit des relations extra-familiales et comment ces relations sont encadrées par l’islam. Dans cette catégorie figurent les relations du musulman avec les autres musulmans, les non-musulmans, avec ses voisins, collègues ; etc. Allah dit dans Son saint Coran : « Point de contrainte en matière de religion » (S02 V256). Le musulman ne doit, en aucun cas, imposer sa croyance aux autres qu’ils soient musulmans ou non musulmans. La soumission à Allah est volontaire et Allah est le seul détenteur de la vérité. Il lui appartient de guider qui Il veut et de laisser qui Il veut dans l’égarement. Allah est Miséricordieux et Pardonneur et, dans Sa miséricorde, recommande au musulman la bienveillance envers ses frères et sœurs musulman (e)s. Allah recommande, également, la bonté, le respect envers les non-musulmans, car c’est bien par Sa volonté qu’existent différentes croyances religieuses. En effet, le Coran nous dit : « Si Dieu l’avait voulu, Il aurait fait de vous une seule communauté, mais il en est ainsi afin de vous éprouver en ce qu’Il vous a donné. Rivalisez donc de bonté » (S05 V48). Les communautés religieuses au Burkina Faso, par la grâce de Dieu, ont su vivre en harmonie malgré leurs divergences dans les croyances et cela doit être conservé à tout prix.

Dans le climat actuel avec le terrorisme qui touche notre patrie, le musulman doit se rappeler la mise en garde du prophète lorsqu’il dit : « Quiconque fait du mal à un Chrétien ou à un Juif sera mon ennemi le jour du Jugement ». En outre, le voisin du musulman, quelle que soit sa croyance, a des droits sur lui ; c’est-à-dire que le musulman ne doit pas être une source de peine pour son voisin. Le musulman se doit d’honorer son voisin et lui porter assistance en cas de besoin. Ce n’est point un hasard si l’ange Gabriel a tant recommandé le voisin au Prophète au point que ce dernier a cru qu’il fallait l’inclure dans le droit de l’héritage. Il n’est donc pas surprenant que le hadith : « N’entrera pas au paradis, celui dont le voisin n’est pas à l’abri de sa conduite blessante », mette en garde les musulmans qui recherchent la face d’Allah afin qu’ils soient des voisins exemplaires. Le dernier axe des chroniques de ce Ramadan, porté sur les relations de travail, d’échange, et d’apprentissage du musulman, n’est pas moins important. Le travail en Islam est un acte d’adoration à condition qu’il soit licite et bien fait. C’est aussi un moyen de rémission des péchés comme le dit le Prophète : « lorsque le croyant revient fatigué le soir de son travail, ses péchés tombent comme les feuilles sèches d’un arbre ».

Toutefois, le musulman est exhorté à entretenir avec son employeur ou son employé une relation de fraternité, de loyauté, de respect et de justice. Les mêmes exigences s’appliquent dans le cadre du commerce en plus de l’interdiction pour le musulman de se livrer au commerce de choses rendues illicites par Allah. Il a été rappelé par le Prophète que « Certes, Allah et Son Messager ont interdit la vente d’alcool, de la bête morte, du porc et des statues ». Le musulman doit aussi s’abstenir de surenchérir ses marchandises afin de tromper les autres ou encore vendre sans signaler les vices cachés de sa marchandise. C’est un acte blâmable de même que le fait de jurer par Allah pour faire écouler de telles marchandises. Il appartient aussi au client d’être miséricordieux en tant qu’acheteur et contribuer, par son action, à l’épanouissement des vendeurs qui sont souvent dans des situations intenables. « La recherche de la science est une obligation pour tout musulman », nous enseigne le prophète. Le savoir permet de se distinguer et de se rapprocher de son Créateur qui a laissé des signes pour ceux qui réfléchissent. Ainsi, la personne en charge de transmettre le savoir mérite tout le respect de l’apprenant ….. Enfin, pour réussir, dans ses relations avec les autres, le musulman doit prendre conscience qu’il ne pourra donner aux autres que ce qu’il a. C’est pourquoi, il doit travailler à s’aimer lui-même, à se mettre à l’abri du besoin, à ne demander qu’Allah. Il doit chercher la liberté, l’autonomie et l’indépendance afin de pouvoir s’affirmer et donner le meilleur de lui aux autres. Seigneur Allah, affermis-nous sur la vérité et sur le droit chemin. Donne-nous de vivre beaucoup d’autres Ramadan dans la santé, la sérénité et la foi. Redonne au Burkina Faso, à la sous-région la quiétude d’antan et éteint tous les foyers de tension dans le monde. NB : La foi musulmane est une foi active qui impose un devoir de présence.

Dr Inoussa COMPAORE Imam à l’AEEMB et au CERFI

Journées nationales d’engagement patriotique : le ministère de l’Economie solidaire des blessés de guerre

Le ministre de l’Economie, des Finances et de la Prospective, Aboubakar Nacanabo et la ministre déléguée chargée du Budget, Fatoumata Bako accompagnés de leurs proches collaborateurs, ont rendu visite aux combattants blessés sur le front de la lutte contre le terrorisme, le lundi 8 avril 2024, à l’hôpital militaire capitaine Halassane-Coulibaly, situé au camp Sangoulé-Lamizana.

Dans le cadre de la commémoration des journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne, le ministère de l’Economie, des Finances et de la Prospective a fait le choix de magnifier ceux qui, au risque de leur vie, défendent l’intégrité du territoire national et œuvrent au retour de la paix au Faso. A cet effet, le premier responsable de ce département, Aboubakar Nacanabo et la ministre déléguée chargée du Budget, Fatoumata Bako accompagnés de leurs proches collaborateurs ont rendu visite aux blessés de guerre en soins à l’hôpital militaire capitaine Halassane-Coulibaly, sis au camp militaire général Aboubacar- Sangoulé-Lamizana. Des salles d’hospitalisation aux urgences, en passant par les blocs opératoires mobiles, le ministre Nacanabo et la délégation qui l’accompagne se sont enquis de l’état de santé des combattants blessés. D’une salle à l’autre, il a traduit les encouragements et la reconnaissance de son département aux hommes et femmes touchés sur le théâtre des opérations pour la défense de la mère patrie.

« A l’occasion des journées d’engagement patriotique et participation citoyenne, la commission permanente de concertation du ministère de l’Economie, des Finances et de la Prospective, composée de l’ensemble des premiers responsables des structures du ministère, a décidé de venir manifester sa solidarité aux malades, les encourager et surtout leur traduire notre reconnaissance pour le sacrifice qu’ils ont accepté de consentir au nom de la Nation », a laissé entendre Aboubakar Nacanabo. Cette visite a également été une occasion pour la délégation du ministère en charge de l’économie de féliciter le personnel médical des forces armées, des agents « enthousiastes, très engagés », qui « se donnent à fond », malgré les moyens limités, pour que les blessés recouvrent la santé et la plénitude de leurs aptitudes. A l’effet de contribuer à une meilleure prise en charge des militaires blessés, le ministre Nacanabo, au nom de l’ensemble du personnel de son département, a remis un lot de consommables médicaux aux premiers responsables de l’hôpital militaire. Tout en examinant la possibilité de répondre aux préoccupations auxquelles ce centre de santé fait face.

Réconfort moral pour les blessés et le personnel

Le directeur général de l’hôpital militaire capitaine Halassane-Coulibaly, le colonel-major, Sosthène Somda, s’est réjoui de cette marque de solidarité du ministre en charge des finances. « C’est toujours un énorme plaisir de recevoir la visite d’une autorité qui vient toucher du doigt les réalités que nous vivons tous les jours. Cela nous encourage énormément et réconforte aussi nos blessés qui sauront qu’ils ne sont pas laissés à eux-mêmes. Une telle initiative leur remonte le moral et celui du personnel soignant », a confié M. Somda. Il a également exprimé sa gratitude au ministère pour le don de consommables médicaux à son établissement. « Ces consommables seront utilisés à bon escient au profit de nos blessés. Nous remercions d’avance le ministre pour les promesses relativement aux difficultés qui ont été soulevées », a-t-il ajouté. Et de préciser que les consommables médicaux, les équipements médicaux techniques constituent les besoins les plus urgents de son hôpital pour une prise en charge adéquate au quotidien des patients, sans oublier le besoin en infrastructures.

Mahamadi SEBOGO Windmad76@gmail.com

Layla Latifa OUATTARA (Stagiaire)

Ramadan 2024 : la Chine remet des vivres à la FAIB

L’ambassade de la République populaire de Chine a offert des vivres à la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB), le lundi 8 avril 2024 à Ouagadougou, à l’occasion du Ramadan.

Le mois de Ramadan est une période de partage et de solidarité. C’est dans cet esprit que l’ambassade de la République populaire de Chine a remis des vivres à la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB), le lundi 8 avril 2024 à Ouagadougou. Le don, d’une valeur de 2 600 000 F CFA, est constituée de 31 sacs de maïs de 100 kg, 61 sacs de riz de 25 kg, 60 cartons de spaghettis, 12 cartons de sucre, 21 bidons d’huile et des cartons de biscuits à base de mil chinois et de petit mil burkinabè. Selon le chargé d’affaires par intérim de l’ambassade de Chine, Wang Wenzhang, les peuples chinois et burkinabè partagent les mêmes valeurs de solidarité, d’amitié et d’entraide. Et, a-t-il ajouté, ces valeurs sont également partagées entre musulmans chinois et burkinabè. « Plus de 20 millions de musulmans en Chine en ce moment partagent le même esprit de Ramadan que leurs frères et sœurs burkinabè », a-t-il déclaré.

Le chargé d’affaires par intérim de l’ambassade de Chine, Wang Wenzhang, a remis symboliquement les vivres au président de la FAIB, Dr Cheick Sidi Mohamed Maïga.

Pour Wang Wenzhang, ce don est une manifestation concrète de la profonde intégration des ressortissants chinois au Burkina Faso et de leurs responsabilités sociales. Il a relevé que l’ambassade soutient fermement les échanges entre les deux peuples et envisage d’organiser plus de visites en Chine cette année en faveur des Burkinabè. Ces sorties, foi du chargé d’affaires, vont permettre aux visiteurs de découvrir les coutumes de divers groupes ethniques dans différentes régions de la Chine pour renforcer l’amitié entre les deux peuples. Il a souligné que la Chine reste un bon ami, partenaire et frère du Burkina Faso. Wang Wenzhang a souhaité une bonne fête de l’Aïd el-Fitr à toute la communauté musulmane burkinabè en formulant le vœu que les relations entre les deux pays se développent davantage. Le président de la FAIB, Dr Cheick Sidi Mohamed Maïga, s’est réjoui de l’offre du jour. Au nom de toute la fédération, il a manifesté sa gratitude à l’endroit de la République populaire de Chine. « Ces vivres sont la preuve concrète de la coopération entre nos deux pays. Ils témoignent de la solidarité, du vivre-ensemble et du partage entre le Burkina et la Chine », a-t-il soutenu. Etant dans le mois de Ramadan, Dr Maïga a formulé des intentions de prière afin que la coopération entre les deux pays puisse croître. A quelques heures de l’Aïd el-Fitr, il a invité les Burkinabè à cultiver l’amour et la paix en conjuguant leurs efforts pour que le pays soit stable. Pour lui, chaque musulman doit implorer Dieu afin que la paix revienne au Burkina.

Nadège YAMEOGO

Jacqueline Wêndengûudi OUEDRAOGO (Stagiaire)

Reconquête du territoire : le Chef de l’Etat remet des vecteurs aériens aux forces armées nationales

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE a remis ce lundi, un important lot de vecteurs aériens au Ministère de la Défense et des Anciens combattants dans le cadre de la reconquête du territoire et de la lutte contre le terrorisme.

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE a remis ce lundi, un important lot de vecteurs aériens au Ministère de la Défense et des Anciens combattants dans le cadre de la reconquête du territoire et de la lutte contre le terrorisme.
En remettant officiellement la douzaine de drones de combat acquis grâce aux diverses contributions des citoyens burkinabè, le Capitaine Ibrahim TRAORE a exprimé sa satisfaction de mettre « à la disposition de la défense un certain nombre d’appareils constitués essentiellement de Bayraktar TB2 et des Bayraktar Akinci ». Pour le Chef de l’Etat, « tous les tests ont été concluants ; c’est donc une fierté de confirmer que ces appareils rejoignent la flotte de l’armée burkinabè ».
Le Chef suprême des armées a rassuré de la performance de ces appareils. « TB2 n’est plus à présenter. Il fait ses preuves depuis le début de cette guerre et je pense que la nouveauté, c’est Akinci qui a surpassé les capacités techniques que le constructeur avait prévu. On l’a soumis à de fortes épreuves dans ses capacités d’emport, d’endurance, de plafond, de vitesse, de performance, etc. Au cours du test, il a participé à des missions de combat. Ce sont des appareils très performants, fiables que nous avons actuellement », a soutenu le Capitaine TRAORE.
Ces drones ont été développés par une société turque. Et à l’occasion, le Président de la Transition a remercié son homologue turc pour le soutien qu’il apporte au Burkina Faso pendant cette phase cruciale de son histoire. « Aujourd’hui, nous pouvons dire que la coopération avec la Turquie se porte très bien. Et c’est l’occasion de remercier Son Excellence Monsieur Recep Tayyip Erdoğan, Président de la Turquie, qui a su conduire cette coopération comme il le fallait. C’est ce genre de partenariat dont on a besoin ; sain et sincère », a déclaré le Chef de l’Etat.
Il a par ailleurs remercié le peuple burkinabè qui a compris le sens du combat et s’est engagé, à travers des contributions diverses qui permettent aux forces armées de monter en puissance pour la défense du territoire. « Tout ce que vous voyez, c’est grâce au peuple que nous pouvons acquérir ces appareils qui vont augmenter notre capacité opérationnelle. L’agrandissement de la flotte permet donc d’intervenir en temps opportun et d’avoir une surveillance permanente », s’est réjoui le Chef de l’Etat.
Le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le Général de Brigade Kassoum COULIBALY a rassuré le Président de la Transition de l’utilisation à bon escient du matériel reçu. « Nous avons une multitude d’engins de ce type actuellement dans le ciel qui scrutent, qui recherchent pour retrouver et détruire tout ennemi grâce aux contributions des populations », a expliqué le Général COULIBALY. Il a salué l’effort des personnes engagées sous contrat, en majorité des étudiants burkinabè, qui travaillent avec entrain pour la réussite des opérations. « Nous sommes sûrs de ce qu’ils font. Ils sont engagés et qualifiés », a-t-il ajouté.
Le Général de Brigade Kassoum COULIBALY a rappelé que l’acquisition de ce matériel s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Plan stratégique d’équipement des forces armées nationales. « Il reste encore une dernière phase de ce qui était prévu sur ce premier Plan d’équipement », a-t-il soutenu.
Direction de la Communication de la Présidence du Faso