Le ministre burkinabè en charge de l’énergie, Yacouba Zabré Gouba, va signer bientôt en Sotchi (Russie), avec ROSATOM, la feuille de route de la construction d’une centrale nucléaire dans son pays, a appris l’AIB lundi.
Le ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, à la tête d’une délégation, participe depuis la matinée du lundi 25 mars 2024 à Sotchi en Russie, au Forum international sur l’énergie nucléaire ATOMEXPO 2024, indique son service de communication.
Selon la même source, durant son séjour de deux jours, le ministre va signer avec le directeur général de ROSATOM, Alexey Likhachev, la feuille de route relative à la construction d’une centrale nucléaire au Burkina Faso.
Avant la feuille de route, le Burkina Faso et la Fédérale de Russie ont signé le 13 octobre 2023 à Moscou, un mémorandum d’entente pour la coopération dans le domaine de l’utilisation de l’énergie atomique à des fins pacifiques.
Plus tôt en juillet à Moscou, le président burkinabè, Ibrahim Traoré, a dit à son homologue russe, Vladimir Poutine, l’importance pour lui d’avoir si possible dans les plus brefs délais, une centrale nucléaire, à même de couvrir les besoins énergétiques de la sous-région.
Le Burkina Faso, pour son deuxième match amical en cette journée FIFA de ce mois, sera opposé au Niger ce soir à 22h TU au stade municipal de Berrechid, à quelques encablures de Casablanca au Maroc. Les Etalons, qui ont été défaits lors de leur première rencontre face à la Libye, veulent cette fois-ci une victoire pour couronner une semaine de regroupement.
Se racheter de leur défaite (1-2) vendredi dernier face à la Libye et se faire le plein de confiance pour la suite. C’est cette volonté qui animera les Etalons, ce soir 26 mars dans le match amical qui les opposera au Mena du Niger, à Berrechid au stade municipal, à environ 40 km de Casablanca, au Maroc.
En plus de la victoire, le nouveau sélectionneur, Brama Traoré et son staff souhaitent voir moins de lacunes constatées lors du match face aux Chevaliers de la méditerranée. Certes ce jour-là, Franck Lassina Traoré et ses coéquipiers ont été volontaires tout au long de la rencontre, mais ont manqué d’automatisme, de justesse et d’efficacité devant les buts. Les joueurs en sont conscients. Ils doivent s’améliorer au fil des matchs pour devenir une équipe forte. Pour le défenseur Adamo Nagalo, la cohésion et la solidarité entre eux ont été travaillées les jours qui ont suivi la défaite contre la libye.
«Nous devons améliorer notre collectif et la communication entre nous sur le terrain », a-t-il ajouté. Le jeune défenseur burkinabè assure que ses camarades et lui n’auront en tête ce soir que la victoire et pour ce faire, ils devront effectuer le même début de match que vendredi dernier. « Nous devons faire la même entame de match que contre la Libye, c’est-à-dire être concentrés et solidaires. Nous sommes un nouveau groupe donc nous avons besoin de tout le monde, les anciens doivent communiquer plus avec les nouveaux pour pouvoir gagner le match face au Niger », a-t-il souligné.
Brama Traoré a déclaré qu’il donnera encore la chance à de nombreux jeunes joueurs ce soir pour les voir à l’œuvre sur le rectangle vert. En tout cas, il y a une place à prendre en défense centrale puisque Edmond Tapsoba a quitté l’écurie des Etalons pour regagner son club, le Bayer Leverkusen, de commun accord entre sa formation et la FBF. Concernant l’absence de la tour de contrôle de la défense, son compère Adamo Nagalo ne s’inquiète pas outre mesure. « On va s’aider. Edmond était avec nous pendant quelques jours et nous avons bénéficié de son expérience pour nous en sortir ce soir », a-t-il assuré.
Des réaménagements
Le sélectionneur Brama Traoré, pour ce dernier match, compte effectuer
de petits réaménagements. « Trois nouveaux joueurs effectueront leur entrée et après nous verrons. Nous espérons pouvoir utiliser cinq remplaçants si le match tourne bien. On aurait voulu voir tout le monde, mais ce match est un peu décisif pour nous. Nous n’allons pas prendre trop de risques », a indiqué « Chercheur ». Le jeune portier Sébastien Tou pourrait honorer sa première titularisation dans les perches et Nasser Djiga est pressenti pour prendre la place de Edmond Tapsoba en défense aux côtés de Adamo Nagalo.
Le nouveau sélectionneur a promis un match nettement mieux que celui de vendredi parce que les erreurs commises ont été analysées et réglées aux entrainements. Quid des buts encaissés sur coups de pied arrêtés et les occasions manquées face à la Libye ?
« Nous avons effectué des répétitions sur nos stratégies défensives et offensives. Dans l’animation offensive par exemple, lors du dernier match, certains centres n’arrivaient pas jusqu’aux attaquants.
Nous avons travaillé les centres pour que nos attaquants puissent se créer des occasions », a affirmé Brama Traoré. Les deux dernières confrontations entre les deux équipes remontent à septembre et décembre 2021, à Marrakech au Maroc, en éliminatoires de la Coupe du monde 2022 et s’étaient soldées respectivement par une victoire des Etalons (2-0) et un score nul (1-1). Le Mena se trouve dans la même situation que son adversaire du jour : une équipe en reconstruction avec un nouveau sélectionneur (le Marocain Babou Zaki en poste en décembre 2023) et une défaite (1-2) vendredi dernier en match amical contre le Togo. C’est dire que les deux staffs techniques voudront voir ce soir
au stade municipal de Berrechid deux équipes en progression par rapport à leur sortie de vendredi.
L’hyperhidrose est un nom médical qui désigne une transpiration excessive. Dans cette affection, les personnes atteintes transpirent de façon très importante au niveau de certaines zones du corps ou sur tout le corps. Cette affection, quelle que soit son origine, peut avoir un impact particulièrement important sur la vie sociale et professionnelle. Dr Angèle Ouangré, dermatologue au Centre hospitalier universitaire Yalgado-Ouédraogo explique son origine, ses manifestations et ses complications.
Sidwaya (S) : Qu’est-ce que hyperhidrose ? Angèle Ouangré (A.O.) : L’hyper-hidrose est la production de la sueur qui est supérieur à la normale. Cette norme est propre à chaque individu et en fonction aussi d’un certain nombre de facteurs qui restent à définir. Cette hyperhidrose peut être primaire ou secondaire.
Avant de parler de hyperhidrose, je vais vous parler du rôle de la sueur dans l’organisme. La physiologie de la transpiration, de la sécrétion de sueur qui se fait par des glandes. Il y’a deux types de glandes qu’on appelle les glandes sudoripares écrines et apocrines. La sueur participe à la thermorégulation du corps. Elle lui permet de lutter contre les élévations de température interne et externe.
En s’évaporant, elle refroidit la température interne du corps : chaque gramme de sueur évacue 2,4 Kj (Kilojoules). La sueur (écrine) possède une forte teneur en acide lactique, urée, acides aminés et chlorure de sodium qui sont les constituants principaux du Facteur d’hydratation naturelle ou NMF.
Elle participe donc à l’élaboration du film hydro-lipidique de surface et maintient la moiteur de la couche cornée. La sueur possède des propriétés antiseptiques et antifongiques, attribuées à son pH acide. L’acide urocanique jouerait un rôle dans la protection solaire. La sécrétion permanente de sueur au niveau palmo-plantaire améliore la préhension des objets ainsi que la marche et la course en évitant le glissement
S : Quand dit-on que la sueur est à la norme ? A.O. : C’est une norme qui dépend de plusieurs facteurs par exemple si vous êtes exposés à la chaleur, si vous êtes dans une atmosphère qui ne fait pas chaud, ou bien si vous faites un effort physique et donc ce sont les circonstances qui déterminent la norme.
S : Quelles sont les différents types d’hyperhidrose ? A.O. : On distingue deux types d’hyperhidrose. Il y a les hyperhidroses généralisées qui touchent tout le corps et les hyperhidroses localisées qui concernent une partie du corps (mains, aisselles ou le visage).
S : Quelles sont les causes de l’hyperhidrose ? A.O. : Les hyperhidroses généralisées sont toujours secondaires à un dérèglement interne. L’hyperhidrose constitue une réponse physiologique à la fièvre. La sueur participe à la thermorégulation (régulation de la température) du corps. Elle lui permet de lutter contre les élévations de température interne et externe.
En s’évaporant, elle refroidit la température interne du corps. Les hyperhidroses généralisées se rencontrent dans de nombreuses maladies : maladies neurologiques, maladies psychiatriques (anxiété, dépression), maladies générales (palu-disme, la tuberculose, l’hyperthyroïdie, hypoglycémie, intoxica- tion au mercure, ménopause …..).
La recherche d’une cause médicamenteuse doit être systématique afin d’éviter des examens inutiles. Quant aux hyperhidroses localisées, elles sont le plus souvent symétriques, atteignant les paumes et les plantes, les aisselles et la face. Les hyperhidroses localisées axillaires et palmoplantaires sont les plus fréquentes. Elles débutent vers la puberté et tendent à diminuer après 40 ans, disparaissent habituellement chez le sujet âgé. Elle est caractérisée par des hypersudations axillaires
et palmoplantaires bilatérales, symétriques, permanentes, majorées par l’émotion et le stress indépendamment des phénomènes de thermorégulation.
Elles traduisent une perturbation de la régulation sécrétoire. Les hyperhidroses faciales font ressortir l’hyperhidrose gustative qui est peu fréquente, peut être associée à une encéphalite, une parotidite, un abcès de la parotide. Il y a la conséquence d’un zona, d’une neuropathie diabétique, d’une sympathectomie thoracique. Le siège : -médio ou latérofacial, déclenchée par la vue d’un aliment désiré, ou par la mastication.
S : Quelles sont les conséquences de l’hyperhidrose ? A.O. : Les conséquences sont diverses en fonction du siège de l’hyperhidrose. L’hyperhidrose augmente le risque d’infections cutanées (dermatophytes, intertrigo, verrues). L’hyperhidrose axillaire est généralement mal vécue à cause de son retentissement vestimentaire, esthétique et olfactif. Quant à hyperhidrose palmaire, elle a un retentissement sur les études (cahiers et copies tachés) la vie professionnelle (métier nécessitant une préhension fine, la manipulation d’objets sensible à l’humidité ou en contact avec l’électricité…) la vie sociale et affective en générale (poignée de main désagréable car mains moites)…l’hyperhidrose plantaire est responsable de macération, source d’infection bactériennes et mycosiques. Parfois allergie de contact aux constituants des chaussures.
S : Quand consulter pour une hyperhidrose ? A.O. : L’hyperhidrose est souvent un problème chronique, on peut consulter un médecin au moment voulu en cas de transpiration anormale.
S. : Lorsqu’il fait frais et que vous transpirez, il faut consulter ? A.O. : Normalement. Ils sont toujours dus à un dérèglement interne. Hyperhidrose est une réponse à la fièvre. La sueur participe donc à la régulation de la température. Elle permet en fait au corps de lutter contre l’élévation de température interne et externe du corps. Il y a des maladies neurologiques qui peuvent causer des transpirations, des maladies psychiatriques telles que l’anxiété, la dépression, le stress.
Les maladies telles le paludisme, quand la fièvre s’élève il y a une hyperhidrose qui fait baisser la température. Il y a des malades qui suent la nuit donc cela peut rentrer dans le diagnostic d’un certain nombre de maladies. Ce sont les maladies telles que l’hypoglycémie. Il y a aussi le cas de la ménopause où il y a des bouffées de chaleur qui provoque aussi une transpiration mais ce n’est
pas une transpiration permanente. La recherche d’une cause médicamenteuse doit être faite. On a un certain nombre de médicaments aussi qui peuvent entrainer une hyperhidrose.
S : Comment se manifeste l’hyperhidrose ? A.O. : L’hyperhidrose se manifeste de plusieurs manières. Elle se manifeste soit par une transpiration permanente, crises sudorales intenses, parfois sévères, accompagnés d’érythème, d’oedème, parfois de douleur avec une cyanose froide des extrémités (par évaporation). Entre les crises, la sudation peut être majorée par la chaleur (saison, profession). Elle peut se manifester aussi par une transpiration intermittente favorisée par certains facteurs : stimulus psycho affectif, émotion, stress, simple effort de concentration intellectuelle (calcul mental) ou physique.
S : Est-ce qu’il peut y avoir des complications ? A.O. : Les complications sont surtout d’ordre psychologique car elle altère la qualité de vie de la personne. Elles ont un retentissement sur le travail professionnel. Il est donc conseiller de prendre suffisamment d’eau lorsque vous transpirez beaucoup.
S : Qui sont les personnes susceptibles d’avoir une hyperhidrose ? A.O. : Je n’ai pas de chiffre par rapport à cela. Mais elle concerne majoritairement les personnes entre 25 et 75 ans. Les enfants peuvent avoir une hyperhidrose. Sur le plan physiologie, plus l’âge augmente, plus ça diminue. Et sur le plan génétique ou familial, quand il y a une personne qui a une hyperhidrose et que vous l’interrogiez, dans la même famille, il y a d’autres personnes qui transpirent beaucoup.
S. : Comment prévenir l’hyperhidrose ? A.O. : Pour prevenir l’hyperhidrose, il faut porter de vêtements adaptés, éviter les vêtements en matière synthétique au profit de matières naturelles (coton lin ou la laine). Eviter les chaussures en matière plastique. Eviter les aliments qui augmentent la transpiration tels les épices. Contrôler ou maitriser son stress.
S. : Comment traiter l’hyperhidrose ? A.O. : Il existe plusieurs types de traitement, et en particulier pour l’hyperhidrose localisée. Le traitement est à adapter au cas par cas. L’on peut utiliser les Anti transpirants de contact: à base de sels d’aluminium, sans sel d’aluminium, l’Ionophorèse, les injections de toxines botuliniques. Et aussi des traitements chirurgicaux de l’hyperhidrose idiopathique : sympathectomie endoscopique trans-thoracique (SET).
S. : Quels sont vos conseils ? A.O. : Adopter une hygiène quotidienne, prendre le temps de sécher correctement le corps après la douche surtout les plis. Il faut boire suffisamment d’eau pour compenser la transpiration excessive afin d’éviter de se déshydrater. Il faut choisir des vêtements adaptés, pour ceux qui transpirent des mains, il faut avoir des pochettes sur soi pour sécher les mains. Pour ceux qui transpirent des pieds, il faut changer les chaussettes quotidiennement, il faut porter des chaussettes en coton, cela permet d’aspirer l’eau, il faut sécher les chaussures avant de les reporter.
Louanges à Allah, qui a enseigné à l’homme ce qu’il ne savait pas. Gloire et pureté à Allah, nous n’avons de science que qu’Il nous a permis d’en avoir. En vérité, seul Allah cerne toute chose par Sa science, Il est le Sage. Que Sa paix et Ses bénédictions soient en abondance sur le Messager de miséricorde, envoyé à l’univers comme tel et sur l’ensemble des croyants de tous les temps.
L’une des formes du mariage en Islam est la polygamie. Allah autorise le musulman à contracter le mariage avec un maximum de quatre femmes à la condition qu’il observe la justice entre elles car Allah, Lui-même, est juste, aime la justice et nous enjoint à la justice :
« Et si vous craignez de n’être pas justes envers les orphelins … Epousez deux, trois ou quatre parmi les femmes qui vous plaisent, mais si vous craignez de n’être pas justes avec celles-ci, alors une seule (…) Cela afin de ne pas faire d’injustice » (S04 V03).
La polygamie, au-delà de mettre un homme en relation avec plusieurs épouses, crée un lien entre ces dernières. Elles deviennent des coépouses avec, entre elles, des droits et des devoirs. Même si, avec chaque épouse, le mari forme un ménage, dans certains cas,
la cohabitation entre les coépouses suscite beaucoup d’interrogations.
Les coépouses sont dans l’obligation de tenir compte les unes des autres dans tous les aspects de leurs vies communes. C’est dans ce sens que, dans nos contrées et pour beaucoup de foyers polygames, le mari partage son temps en fonction du nombre de ses épouses. De commun accord, ils peuvent décider qu’il séjournera dans la maison de chaque épouse deux ou trois nuits dans la semaine. Et il fera le tour de chaque maison avant de revenir à la première.
Les situations dans lesquelles, ils habitent tous dans la même concession, la cuisine est confiée à celle qui reçoit le mari dans sa maison et ce, durant tout son séjour avant qu’elle ne passe la main à la coépouse suivante. Cette situation de partage met, dans d’autres cas, les coépouses dans une dynamique de concurrence entre elles afin de s’attirer l’attention et les faveurs du mari ; chacune faisant de son mieux pour lui réserver un meilleur séjour lors de son passage chez elle. Il y en a, pour ce jeu de séduction, qui jouent franc jeu. Elles mettent, pour cela, en exergue leurs savoir et savoir-faire dans l’entretien de leur ménage, dans la prise en charge de leur mari et de leurs enfants.
Elles s’entretiennent et prennent bien soin d’elles-mêmes pour le bonheur de leur petite famille. Elles excellent dans la cuisine par les mets délicieux qu’elles préparent. Bref, elles sont bien formées pour de telles circonstances. D’autres, par contre, sont moins bien formées et préparées pour de telles situations. Comparativement à leurs coépouses, elles se délaissent, ne s’entretiennent pas comme il se doit, laissent leurs enfants toujours dans une certaine situation peu désirable, ne font pas preuve d’initiatives pour améliorer la situation quel que soit ce que donne le mari.
D’autres femmes encore, parce qu’elles ont les moyens, en plus de ce que donne le mari, injectent beaucoup d’argent dans le fonctionnement de la famille ou viennent même en aide financièrement et matériellement au mari en cas de difficulté. Elles marquent une plus grande différence par les précieux cadeaux à leurs enfants, par les établissements qu’ils fréquentent …
Cette situation peut susciter une jalousie entre coépouses indépendamment des agissements du mari. Cette jalousie peut être cause de tensions permanentes entre épouses dans la concession. Certaines vont jusqu’à se crier les unes sur les autres, se porter les mains, se détester et détester les innocents enfants en créant entre ces derniers une animosité. Le pire des cas est que d’autres coépouses vendent leur foi à vil prix par la pratique de la sorcellerie, qui est un acte de mécréance, contre leurs coépouses et leurs enfants. Toutes ces situations, nous les rencontrons dans la vie pratique de tous les jours alors que l’Islam recommande une vie harmonieuse et paisible au sein des familles « Et fais de nos familles des modèles pour les croyants ».
Il est du devoir des coépouses de savoir qu’elles sont des sœurs en humanité et des sœurs dans la foi aspirant toutes à entrer au Paradis d’Allah. Elles doivent se comporter entre elles en tant que telles. Elles ont l’obligation d’aimer pour les autres ce qu’elles aiment pour elles afin d’être digne de la foi et de la miséricorde d’Allah car le Prophète nous : « Aucun de vous ne sera croyant jusqu’à ce qu’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui même ». Cheikh Otheimine ajoute ceci : « Si tu n’aimes pas pour ton frère ce que tu aimes pour toi, alors, certes, ceci fait partie des grands péchés car le Prophète a nié la foi concernant celui qui n’aime pas pour son frère ce qu’il aime pour lui-même ».
Sur ce point, il faut saluer l’attitude de beaucoup de coépouses qui ont pu aller au-delà du partage et vivent en parfaite harmonie. Elles sont comme de véritables sœurs de sang, toujours ensemble à l’intérieur comme à l’extérieur, portant les mêmes types de vêtements, s’occupant des enfants sans discrimination par rapport à la mère, heureuses les unes pour le bonheur des autres. Elles se donnent mutuellement de bons et sincères conseils, s’attristant pour le malheur de l’une d’elles, priant les unes pour les autres, se faisant d’énormes cadeaux, … Ceci est, également, une réalité dans nos contrées. Beaucoup ont réussi la vie commune dans les familles polygames.
En outre, pour le musulman en général et pour les coépouses en particulier, il n’est nul besoin d’exprimer de la jalousie par rapport aux bienfaits d’Allah sur les autres. « La grâce d’Allah est immense et Il la donne à qui Il veut ». Il suffit de se mettre dans de bonnes postures et d’en faire la demande surtout en cette période d’abondance (Ramadan) car Allah répond à l’appel de celui qui L’appelle quand il L’appelle. Aussi, en plus d’être une manière de remise en cause de l’ordre divin, « la jalousie consume les bonnes actions comme le feu consume le bois », aux dires du Prophète.
Egalement, la quête de l’amour d’une personne chère, fusse le mari, ne doit conduire à ignorer et à franchir les limites d’Allah. Les pratiques sataniques, la sorcellerie sont des actes de mécréance qui ne donneront jamais satisfaction et éloignent du Seigneur. Personne ne doit oublier qu’il y a des comptes à rendre demain : « La mort que vous fuyez va, certes, vous rencontrer. Ensuite, vous serez ramenés à Celui qui connaît parfaitement le monde Invisible et le monde visible et qui vous informera alors de ce que vous faisiez » (S62 V08).
Le Prophète nous fait savoir que « quiconque se rend auprès d’un devin et croit à ses prédictions ne croit plus à ce qui a été révélé à Muhammad ». Dans une autre version, il dira : « quiconque se rend auprès d’un devin et l’interroge sur quoi que ce soit, ses prières ne seront pas exaucées pendant 40 nuits ». Enfin, la coépouse que l’on ne choisit pas apparait comme une épreuve, un test de notre foi. Par elle, l’élévation et la proximité avec Allah en cas de réussite de la vie commune. Ou par elle, l’échec, l’éloignement, la malédiction. A chacune de choisir.
Seigneur Allah, montre-nous la vérité, fais-nous aimer la vérité et fais-nous suivre la vérité car Tu es la Vérité. Seigneur Allah, donne-nous la clairvoyance de mettre la quête de Ton amour au-dessus de tout autre.
NB : La foi musulmane est une foi active qui impose un devoir de présence.
Le Centre-Ouest est la quatrième région qui enregistre un taux élevé de séroprévalence au VIH/SIDA avec 0,8% après le Centre, les Hauts-Bassins et le Sud-Ouest, selon les chiffres de 2023. La « maladie du siècle » continue de s’y développer, à l’abri du matraquage médiatique. La proximité de son chef-lieu, Koudougou, avec la capitale Ouagadougou et les nombreux événements culturels et autres ateliers et séminaires qu’il accueille, les pratiques culturelles (lévirat …), l’orpaillage, la précarité et bien d’autres sont des conditions propices au développement du SIDA.
Mercredi 10 octobre 2023, il est 9h. Nous sommes à Réo au siège de l’Association pour la promotion de la jeunesse du Sanguié (APROJES). En face de nous, deux femmes porteuses du virus. Rien ne laisse deviner en elles, le mal dont elles souffrent.
« Cela fait 30 ans que je vis avec le SIDA », révèle l’une d’elles. Au début, dit-elle, c’était difficile, car, il n’y avait pas de traitement, notamment les Antirétroviraux (ARV). Aussi, elle a dû faire face à la stigmatisation de sa communauté. Aujourd’hui, la cinquantenaire est sous traitement ARV. Elle s’est remariée à un séropositif et consacre sa vie aux actions communautaires. La seconde, également séropositive, assiste la première dans les activités de sensibilisation sur le VIH/SIDA. Comme ces deux femmes, elles sont nombreuses les Personnes vivant avec le VIH/SIDA (PV/VIH) dans la région du Centre-Ouest.
En effet, selon les statistiques de la direction régionale du Secrétariat permanent du Conseil national de lutte contre le SIDA et les maladies sexuellement transmissibles (SP/CNLS-IST) du Centre-Ouest, la région compte plus de 8 000 PV/VIH, soit un taux de prévalence de 0,8 % contre 0,6% sur le plan national en 2022. Ce chiffre a connu une légère baisse lors du dernier bilan du Plan régional multisectoriel (PRM) de lutte contre le VIH, le SIDA et les IST de 2023 t à Koudougou, le 21 février 2024. Il passe ainsi à 5 416 PV/VIH réparties entre les neuf files actives que compte la région.
Selon le chef d’antenne du SP/CNLS-IST du Centre-Ouest, Moussa Kaboré, ce chiffre peu reluisant classe la région au rang de 4e après le Centre, les Hauts-Bassins et le Sud-Ouest. Cela est d’autant plus inquiétant, soutient-il, que de nouveaux enrôlés sont régulièrement enregistrés au cours des activités de campagne de dépistage. Ce chiffre, poursuit-il, reste encore plus élevé au sein des populations clefs avec un taux de 7,1%. Il s’agit notamment des prisonniers, des travailleuses du sexe, des personnes déplacées internes, des personnes handicapées, des consommateurs de drogue, etc. «Quand on suit l’évolution du nombre de personnes enrôlées, on se dit qu’il y a un danger et il faut que quelque chose soit fait », insiste-t-il.
Koudougou, ville-carrefour
Pour le chef d’antenne régionale du Centre-Ouest du SP/CNLS-IST, Moussa Kaboré, la situation sérologique de la région reste préoccupante.
Ainsi, les nouvelles infections en milieu de soins s’établissent à 517 personnes et en milieu communautaire, à 120 personnes en 2023, selon les dernières statistiques du SP/CNLS-IST du Centre-Ouest établies.
En raison de sa proximité (environ 100 km) avec la capitale Ouagadougou, la ville de Koudougou est constamment ralliée par des fonctionnaires et autres ONG pour les différents ateliers et séminaires. « Pour trouver une chambre dans les auberges ici, il faut s’y prendre tôt », révèle un client d’une auberge au quartier Burkina qui a requis l’anonymat.
Le manque de logements est plus criant pendant le dernier trimestre de l’année, ajoute-t-il. Un autre client, Salam Ouédraogo, relate sa mésaventure pendant une de ses missions à Koudougou. «Nous sommes arrivés à Koudougou autour de 19h. Nous avons parcouru pratiquement toutes les auberges de la ville, sans trouver de chambre. C’est finalement autour de 21 h que nous avons eu un logement dans une villa de trois pièces, à 5 000 F CFA, la nuitée par chambre », révèle M. Ouédraogo.
Cette floraison de l’hôtellerie accompagnée par le développement de la prostitution inquiète Moussa Kaboré. « Koudougou est un carrefour avec un complexe hôtelier florissant. Donc, c’est un milieu de jeunes qui viennent travailler ici et qui veulent aussi prendre du plaisir », rappelle-t-il. Pour lui, il n’est pas rare de voir dans des hôtels des photos de filles qui proposent leurs services aux différents clients. Koudougou est également un carrefour à destination de plusieurs villes et pays frontaliers.
« De là, on peut rejoindre rapidement les frontières à moins de 150, 200 km, tout au plus », renseigne le chargé de suivi de l’Association active plus (ACTI +), Opio Bayili. Selon M. Bayili, cette proximité avec les différentes frontières fait que la ville accueille de nombreux transporteurs en transit. « Nos actions actuelles et futures sont orientées vers la cible, car, on enregistre beaucoup de contaminations au sein des transporteurs », ajoute M. Kaboré.
La région du Centre-Ouest abrite également de nombreuses manifestations culturelles. On dénombre plus d’une dizaine de festivals pour la seule ville de Koudougou. En effet, la situation géographique de la région a favorisé la naissance de grandes manifestations socio-culturelles à l’image des Nuits atypiques de Koudougou (NAK), du 21 de Réo (lorsque le jour du marché coïncide avec un dimanche), de la fête de l’igname à Léo. A cela, il faut ajouter la forte concentration des grandes écoles, l’université de Koudougou qui drainent du monde venu d’horizons divers avec des mœurs différentes.
« Tous ces évènements sont des moments de rencontres de jeunes et adultes pouvant
L’étudiant en fin de cycle en mathématiques, Coulibaly Yacouba, natif de Banfora, accuse les conditions de vie difficiles.
engendrer des escapades sexuelles à risques », révèle le chef d’antenne du SP/CNLS-IST du Centre-Ouest, Moussa Kaboré. L’étudiante en 1re année de Mathématiques-physique-chimie-informatique (MPCI), Zénabo Ouédraogo, abonde dans le même sens. Pour elle, la plupart des étudiants inscrits à l’université à Koudougou sont venus d’ailleurs.
« Lorsqu’il n’y a personne pour dire ne fait pas ceci ou cela, certains se croient libres et veulent expérimenter tout ce qu’ils ne faisaient pas avant. Du coup, ils tombent dans le vagabondage sexuel et ne font plus attention à rien », déplore-t-elle.L’étudiant en fin de cycle en mathématiques, Yacouba Coulibaly, natif de Banfora, accuse les conditions de vie difficiles.
« A cause du manque de moyens financiers, certains trouvent qu’enlever 200 F CFA pour acheter un préservatif, c’est du gâchis. Donc, ils préfèrent passer directement à l’acte », déplore-t-il. Pour lui, l’absence de petits boulots pour les étudiantes surtout peut conduire certaines d’entre elles à la prostitution.
L’or et le sexe
Le chargé de suivi de ACTI +, Opio Bayili, ne dit pas le contraire, estimant que la « précarité économique » de la ville de Koudougou jette beaucoup de filles dans la prostitution. « Il faut reconnaître que c’est une ville économiquement morte. Il n’y avait qu’une seule unité industrielle, Faso Fani qui, malheureusement, est fermée », dénonce-t-il. Selon lui, la fermeture de cette unité de production industrielle à créer le désarroi auprès des parents d’élèves qui n’arrivaient plus à inscrire leurs enfants dans les écoles. D’où la naissance des ‘’cours du soir’’ pour accueillir les élèves déscolarisés. Pour lui, l’absence de perspectives économiques des parents à entrainer beaucoup de filles dans la prostitution.
« A partir de là, Koudougou est devenue une ville où tout se vend, s’achète et le sexe n’y échappe pas », ajoute-t-il. Pour lui, cette situation s’est davantage aggravée avec l’arrivée massive des personnes déplacées internes. Pour le chef d’antenne du SP/CNLS-IST, Moussa Kaboré, la pauvreté a aussi poussé beaucoup de jeunes dans l’orpaillage, avec le boom de l’or. « Or, la pratique de l’orpaillage est liée au sexe. Il y a une conception véhiculée dans le milieu qui veut que quand vous sortez du trou et que vous avez des rapports sexuels sans protection avec une fille, cela vous donne plus de chance d’avoir de l’or. Cela, en
faisant fi des maladies sexuellement transmissibles comme le SIDA », précise M. Kaboré.
Les plans « Bizi »
Selon la coordinatrice de l’AVO du Centre-Ouest, Ester Yaméogo, l’absence de perspectives économiques pour les femmes peut être l’une des causes de la situation sérologique de la région.
La conséquence de cette conception est que les sites d’orpaillage sont devenus des lieux de débauche et de propagation de la maladie, avec des filles de joie qui viennent de partout pour se faire de l’argent. « Les orpailleurs dépensent sans compter dans le sexe pour se donner le maximum de chance d’avoir l’or », confie-t-il. A cela, Moussa Kaboré ajoute la dépravation des mœurs. En effet, soutient-il, le relâchement des mœurs fait que le sexe est devenu accessible de telle sorte que les jeunes veulent s’essayer.
M. Bayili accuse l’éducation des enfants. Il regrette que le sexe soit devenu tellement banal à Koudougou du fait que les parents ont démissionné de leur rôle d’éducateur. « Aujourd’hui, les parents ont démissionné de l’éducation des enfants où tout simplement l’ont confiée à l’école. Ce qui n’est pas évident », s’insurge-t-il.
De l’avis de M. Kaboré, ce relâchement des mœurs s’est accéléré avec les pratiques de nouvelles relations sexuelles, encouragées par Internet. « La prostitution a pris également une nouvelle forme avec les Technologies de l’information et de la communication (TIC)», indique-t-il. Il cite les plans « Bizi » qui consistent pour les filles à proposer leurs services en ligne ou encore les partouzes, où des filles louent des chambres d’hôtels « pour proposer le sexe », le temps de rentabiliser leurs « investissements ».
Ces pratiques, fait-il savoir, « se moquent bien des moyens de protection, notamment les préservatifs ». Il faut aussi ajouter les pratiques sexuelles intergénérationnelles qui se développent de plus en plus dans la région. Il y a aussi la prolifération des maquis avec les serveuses, classées parmi « les travailleuses du sexe ». « Il y a des débits de boissons ici à Koudougou qui comptent plus de serveuses que de clients », ironise M. Bayili.
A ce « cocktail », Moussa Kaboré greffe la consommation des stupéfiants également répandue dans le milieu juvénile. «Aujourd’hui, l’alcool et la drogue sont répandus dans le
Pour le coordonnateur de l’AFW de Koudougou, Stéphane Kaboré, il faut un changement de mentalité par rapport au VIH/SIDA dans la région.
milieu des jeunes. Et quand on utilise la drogue ou l’alcool à un certain niveau, on est obligé de pratiquer des rapports sexuels non contrôlés. Conséquences, soit ce sont des grossesses non désirées, soit ce sont les maladies », mentionne le chef d’antenne régionale du SP/CNLS-IST.
Lévirat-stigmatisation-religion
Les pesanteurs socio-culturelles sont toujours vivaces dans la région du Centre-Ouest, selon les acteurs qui font savoir que le premier réflexe de bon nombre de malades n’est pas d’aller vers un centre de santé pour se faire consulter. « Ces malades ont tendance à privilégier d’autres voies comme le recours aux féticheurs et aux charlatans. Beaucoup de nos parents qui revenaient malades de l’étranger pensaient qu’on leur a jeté un sort. Donc, ils privilégient d’autres solutions au détriment des centres de santé », déplore le coordonnateur de l’Association pour la promotion de la jeunesse du Sanguié (APROJES), Ousmane Bationo.
Pour lui, cela peut expliquer en partie la situation sérologique de la région. Il ajoute que le phénomène du lévirat est aussi un facteur dans la persistance du VIH/SIDA. « Nous avons une forte communauté en Côte d’Ivoire. Lorsque certains décèdent, leurs femmes de retour au pays se remariaient avec un membre de la famille sans faire d’ examens médicaux pour s’assurer de son état de santé », relève M. Bationo. Ce comportement, renchérit-il, est à l’origine à la propagation du VIH/SIDA au sein de la communauté.
Le chargé du programme transmission mère-enfant du VIH/SIDA à l’Association fraternité Wendbenedo (AFW), Louis Bago, pointe également du doigt la stigmatisation, le rejet et le bannissement par la société des personnes vivant avec le VIH. A son avis, cela fait que certains malades sous ARV se découragent et abandonnent les traitements.
« Cela constitue un danger pour lui, pour sa communauté et ne permet pas
également l’élimination rapide de la transmission mère-enfant », se désole M. Bago. Selon lui, le facteur religieux contribue également dans ce désistement. « La religion est beaucoup ancrée à Koudougou. Il y en a qui disent qu’avec la prière on peut guérir du VIH », poursuit-il.
« Le SIDA se nourrit de l’ignorance »
Le chargé du programme transmission mère-enfant du VIH/SIDA à l’AFW, Louis Bago, regrette le fait qu’il y a toujours des gens qui disent qu’avec la prière, on peut guérir du SIDA.
La médecine a beaucoup évolué dans le traitement du SIDA, rassure le major du Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) de la maison d’arrêt et de correction de Koudougou et responsable de l’Association de lutte contre le VIH (ADAPMI), Adama Congo. Il confie que le test du VIH/SIDA est aujourd’hui disponible partout et de même que les ARV. « Le VIH/SIDA se nourrit toujours de l’ignorance. Sinon on a atteint un niveau où personne ne devrait encore transmettre ou mourir de la maladie », insiste le chef d’antenne régionale du SP/CNLS-IST.
L’abandon du matraquage médiatique autour du VIH/SIDA contribue aussi à nourrir cette ignorance, croit savoir M. Bayili. Il y a aussi cette représentation sociale du préservatif au sujet duquel des personnes continuent de véhiculer des fausses informations, foi de M. Kaboré. « Ils disent que le virus du VIH/SIDA a été inoculé dans les préservatifs », regrette le chef d’antenne du SP/CNLS-IST du Centre-Ouest. A cela, il faut ajouter la faible connaissance de l’utilisation des préservatifs.
«Il y a également des gens qui n’ont pas cette compétence de vie courante. C’est-à-dire la capacité de dire oui ou non lorsque son partenaire ne veut pas utiliser les préservatifs », poursuit le SP/CNLS-IST. Pour lui, le manque d’informations justes peut constituer un frein à l’éradication de la pandémie, car, « avec l’évolution de la science dans le traitement du VIH/SIDA, une PV/VIH qui suit correctement son traitement développe au bout de six mois une charge virale indétectable. En d’autres termes, elle ne peut plus transmettre le virus à une autre personne ». Il appelle donc à la poursuite de la lutte, au risque de plomber les efforts déjà consentis et de voir le VIH/SIDA reprendre du terrain.
Désiré NIKIEMA
Des initiatives locales pour contrer la pandémie
Face à la situation sérologique de la région du Centre-ouest, des acteurs au niveau local se sont constitués en associations pour lutter contre le VIH/SIDA. Parmi elles, figurent l’association des personnes vivant avec le VIH/SIDA de Réo dénommée « Yija ». Pour aider à la sensibilisation, à la conscientisation, deux personnes ont mis en place l’association « Yija ». La première est coordonnatrice et la deuxième, animatrice. Les jeunes ne sont pas en reste dans la lutte contre le VIH/SIDA à Réo.
De l’avis du coordonnateur de l’APROJES, Ousmane Bationo, une jeunesse en bonne santé est un gage pour un bon développement humain durable. Pour atteindre sa cible, l’association exploite les avantages des nouvelles technologies. L’association ACTI + a été aussi créée en 2022 pour faire face aux difficultés d’approvisionnement en médicaments à Koudougou et celles liées à la prise en charge des maladies opportunistes dans les années 2000. Selon son chargé de suivi, Opio Bayili, les premiers fondateurs de l’association sont des personnes vivant avec le VIH/SIDA. L’AVO de la région du Centre-Ouest mise sur les Activités génératrices de revenus (AGR) pour accompagner les veuves dans leur autonomisation. La présidente de l’AVO est Ester Yaméogo.
L’AFW de Koudougou a été créée en 2006 par une infirmière. Elle mène des actions de sensibilisation pour un changement de mentalité vis-à-vis du VIH/SIDA. Le coordonnateur de AFW est Stéphane Kaboré. L’association « Songnam » du chef coutumier de Isouka de Koudougou a décidé d’agir depuis la base pour un changement de comportement. Elle a orienté ses actions en direction des chefs coutumiers et traditionnels et compte en son sein plus de 400 chefs traditionnels. Pour la plupart de ces associations, c’est surtout le désir d’être utiles à leur communauté qui les anime.
Selon le chef d’antenne régionale du SP/CNLS-IST du Centre-Ouest, Moussa Kaboré, l’on dénombre plus d’une centaine d’associations actives dans le domaine de la lutte contre le VIH/SIDA dans la région. A l’entendre, cet engagement communautaire a permis d’infléchir la courbe au niveau de la région. Cependant, le manque de financement des différentes structures peut plomber les efforts et provoquer un regain de la pandémie, regrette-t-il. Le principal bailleur de fonds reste l’Etat à travers le SP/CNLS-IST, confie-t-il. Mais, les subventions se réduisent car les priorités de l’Etat ces dernières années sont plus orientées vers la crise sécuritaire et humanitaire, regrettent les associations de lutte contre le VIH/SIDA.
Le Forum et réseau africain sur la dette et le développement (AFRODAD), en partenariat avec l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI), a organisé, la IVe édition de l’initiative médiatique d’AFRODAD (AFROMEDI IV), du 19 au 21 mars 2024 à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Environ 60 journalistes d’une trentaine de pays africains ont pris part à cette rencontre placée sur le thème : « Responsabiliser les médias pour une campagne efficace sur la dette africaine ».
La dette de l’Afrique est passée de 238 milliards de dollars américains au début des années 2000 à 1 130 milliards de dollars, soit une augmentation de 374,8 % en l’espace de deux décennies. Sur la période 2019-2023, cet endettement a atteint 86 % du PIB en Egypte, 198 % du PIB du Soudan, 83 % pour la Tunisie, 70 % pour le Maroc et plus de 100 % du PIB de la RDC, de la Zambie et du Mozambique, a fait savoir l’analyste politique et chargé de plaidoyer-gestion de la dette souveraine à AFRODAD, Shem Joshua. La soutenabilité de cet accroissement continue de la dette africaine et son impact sur le développement du continent étaient au centre de la IVe édition de l’Initiative médiatique d’AFRODAD (AFROMEDI IV), tenue, du 19 au 21 mars 2024 à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Organisé par le Forum et réseau africain sur la dette et le développement (AFRODAD), en partenariat avec l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI), cette rencontre, placée sur le thème : « Responsabiliser les médias pour une campagne efficace sur la dette africaine », a connu la participation d’environ 60 journalistes d’une trentaine de pays africains. Il s’agit, entre autres, de l’Angola, Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Tchad, Côte d’Ivoire, République démocratique du Congo, Ethiopie, Gabon, Gambie, Ghana, Guinée, Kenya, Lesotho, Libéria, Madagascar.
La responsable des campagnes et de la communication d’AFRODAD, Fidélité Nshimiyimana, a invité les journalistes à jouer leur rôle pour une dette soutenable au service du développement durable et inclusif du continent
Selon la responsable des campagnes et de la communication d’AFRODAD, Fidélité Nshimiyimana, cet atelier vise à outiller les journalistes afin qu’ils puissent jouer leur rôle d’agents de changement à travers l’interpellation des décideurs et la conscientisation des populations pour un endettement responsable et efficient au service d’un développement durable et inclusif du continent africain.
Pour ce faire, au cours de ces trois jours de travaux, les professionnels de l’information ont eu droit à des communications suivies d’échanges enrichissants sur la gestion durable de la dette, ses fondements juridiques complexes, les Droits de tirage spéciaux (DTS), l’humanisation des reportages sur la dette publique africaine, le traitement de l’information liée à la transparence et aux flux financiers illicites.
Explorer des politiques alternatives
Pour la représentante du ministre ivoirien de la communication, Agnès Kraidy (2e à gauche), l’Afrique doit bâtir ses propres narratifs sur sa dette.
Ils se sont également familiarisés avec la Charte africaine de l’emprunt, la campagne sur la dette africaine « arrêter l’hémorragie », la déclaration de Hararé, l’accès et la compréhension des données cruciales sur la dette, les alternatives à la dette croissante du continent africain. Pour Shem Joshua, l’Afrique a les ressources et les compétences pour prendre en charge le financement de son développement. Il est donc temps qu’elle explore des politiques alternatives afin de de briser les chaînes de la dette qui entravent sa marche vers la prospérité.
Le président du l’UNJCI, Jean-Claude Coulibaly, s’est réjoui de la tenue en Côte d’Ivoire de cette rencontre sur la dette qui participe au renforcement des capacités des journalistes africains, à leur spécialisation. Il a appelé ses confrères à plus de créativité pour contourner les contraintes liées à l’accès aux données sur la dette et à demeurer professionnels dans le traitement de l’information sur ce sujet sensible, qui suscite des passions.
La journaliste à la radio-télévision camerounaise (CRTV), Rita Yuosembom : « si les journalistes africains travaillent en collaboration, nous pouvons contribuer à garantir que la dette publique soit gérée d’une manière qui profite à nos populations et favorise le développement durable ».
Pour la représentante du ministre ivoirien de la communication, Agnès Kraidy, il n’y a pas de développement sans dette, mais le plus important est de s’assurer que cet endettement permet aux pays africains d’amorcer leur développement. Elle a salué cette initiative d’AFRODAD qui contribue à la capacitation des journalistes. Selon Mme Kraidy, la prise de conscience des enjeux liés à la dette par les journalistes est salutaire. Elle va permettre à l’Afrique de bâtir ses propres narratifs sur sa dette, son développement. Elle a appelé les médias à dédramatiser la dette.
Une soixantaine de journalistes africains ont échangé durant 72 heures sur les défis et enjeux liés à la soutenabilité de la dette de l’Afrique.
Après ces 72 heures de partages d’expériences, les journalistes ont dit être disposés à jouer leur partition à travers des productions impactantes sur la dette africaine. « La dette publique est une notion complexe aux implications considérables. Mais grâce aux différentes présentations durant ces trois jours, j’ai retenu qu’il est important que les journalistes comprennent toujours les termes, les conditions et les conséquences potentielles des accords de prêts conclus par les gouvernements. Et si les journalistes africains travaillent en collaboration, nous pouvons contribuer à garantir que la dette publique soit gérée d’une manière qui profite à nos populations et favorise le développement durable », a confié la journaliste à la radio-télévision camerounaise, Rita Yuosembom.
(Note de l’éditeur : Cet article reflète le point de vue de l’auteur Karim Badolo et pas nécessairement celui de CGTN.)
Le Forum de Boao pour l’Asie (FBA) 2024 aura lieu du 26 au 29 mars dans la ville de Boao, à Hainan, la province méridionale de Chine. « L’Asie et le monde : défis communs, responsabilités partagées » est le thème autour duquel échangeront les dirigeants de l’Asie et d’autres parties de la planète. Les discussions vont être articulées sur des points majeurs comme l’« économie mondiale », l’« innovation technologique », le « développement social » et la « coopération internationale ». Un programme riche et variée se concentre sur les préoccupations communes et d’ordre mondial.
En considérant le thème de cette année, l’on voit bien que le FBA demeure attaché à son principe fondateur, à savoir fédérer les énergies positives pour le développement de l’Asie et du monde. Dans un monde où les intérêts sont de plus en plus imbriqués, il sied d’avoir une approche globale face aux défis communs qui demeurent le développement, la croissance économique, le changement climatique, la recherche de la paix dans un monde instable. C’est en coopérant de manière étroite et dans une compréhension mutuelle que les questions préoccupantes qui concernent tout le monde pourront avoir un début de solutions. Et le FBA entend, sous le leadership de la Chine, concrétiser cet idéal de rassemblement et de solidarité.
Il faut le souligner, l’Asie joue un rôle prépondérant dans la croissance mondiale. Selon les estimations de The Economist Intelligence Unit Limited, l’Asie devrait représenter 60 % de la croissance du PIB mondial en 2024, un taux supérieur à la moyenne d’avant la pandémie. En dépit des risques géopolitiques, cette partie du monde restera la principale région pour les opportunités de croissance dans l’économie mondiale. Quoi de plus normal pour le FBA de servir de laboratoire de réflexions et de cadre de mobilisation de toutes les initiatives à l’échelle de la planète qui participent à une meilleure intégration des économies.
En matière d’innovation technologique et scientifique, l’Asie se distingue également par un dynamisme constant avec en tête la Chine qui a fait de l’innovation un pilier central de sa modernisation. À l’heure où l’intelligence artificielle connaît une expansion sans commune mesure et bouleverse les modèles traditionnels de développement, il importe de féconder des idées novatrices pour son appropriation conséquente. En convoquant l’innovation technologique dans cette conférence annuelle, il est aussi question d’accroître les opportunités dans la diversification des chaînes de valeur mondiales, incontournables dans la transformation des économies.
Comment l’Asie et le monde pourraient-ils mieux appréhender et assumer leurs responsabilités face aux défis communs ? C’est en pensant comme un et en agissant ensemble que cela est possible. D’où la nécessité de renforcer les mécanismes de coopération entre l’Asie et le monde. Bien sûr, il y a lieu de renforcer la participation effective de toutes les voix à la construction d’un monde de paix résolument tourné vers les objectifs d’un développement harmonieux. La solidarité de toutes les parties est donc indispensable pour non seulement renforcer les liens mais aussi pour dessiner les perspectives d’une coopération inclusive, multipolaire et soucieuse des intérêts communs.
Le Forum de Boao s’évertue au fil des ans dans cette dynamique de créer des passerelles d’une cohabitation fructueuse entre l’Asie et le reste du monde. Le rendez-vous de 2024 ouvrira à coup sûr de nouvelles pistes pour une meilleure intégration économique et une appropriation efficiente des innovations technologiques et scientifiques à l’échelle de la planète, surtout en faveur du Sud global où se concentre la majeure partie des pays en développement.
Mis en place dans les années 2000 et basé en Chine, le FBA est une organisation internationale lancée conjointement par 29 États membres. Chaque année est organisée sa conférence annuelle à Boao autour d’un thème central, dans l’île de Hainan où en plus des pays asiatiques, d’autres nations du monde et institutions internationales sont conviées pour discuter des problématiques de développement et d’intégration économique.
Louanges à Allah qui a rendu sacré le lien de sang et a enjoint l’homme à le
respecter. Que Sa paix et Ses bénédictions soient en abondance sur le Messager de miséricorde, envoyé à l’univers comme tel et sur l’ensemble des croyants de tous les temps. Dans le cadre de cette chronique, nous appréhenderons la fraternité biologique
non dans une dynamique restrictive des liens qui lient des frères et sœurs de mêmes géniteurs mais plutôt dans sa dimension globale des liens qui lient les membres d’une famille. Il s’agit, ici, des liens de sang. Aujourd’hui, le constat semble amer à l’analyse de la fraternité biologique par rapport à ce qu’elle devrait être. Dans nos réalités traditionnelles, les membres d’une même famille étaient éduqués et initiés à la conscience de la responsabilité collective familiale. Ta vie n’avait de sens que parce que tu avais une utilité à l’égard des autres aussi du groupe.
A l’extérieur, par tes actes, tu n’engageais pas que ta responsabilité individuelle
mais, également, celle des autres. Les enfants mangeaient, jouaient, allaient à
l’école ensemble. Le soir, très souvent, autour du patriarche, ils étaient regroupés à écouter les histoires de la famille, du village, du clan, des histoires de la vie afin de devenir des hommes et des femmes de demain, utiles à eux et à aux autres. Aujourd’hui, le modèle de
développement, de vie a transfiguré la famille telle qu’elle était. Les mutations sont profondes. Le lien intime et fort d’antan a été remplacé par une sorte de
concurrence, la collectivité par l’individualisme, l’amour par la jalousie,
la sincérité par l’hypocrisie.
Dans beaucoup de cas, les frères ne sont frères
que par le sang qui les lie. Ils ne demeurent ensemble que parce que le
père est toujours de ce monde. Il suft de sa maladie annonçant sa mort
prochaine et chacun commence à se déchainer par la question de l’héritage.
Combien, dans le meilleur des cas, se sont trainés en justice pour cette
question et dans le pire des cas, se sont entretués ? Chacun préfère, surtout dans
les villes, se prélasser dans son petit confort avec sa petite famille dans l’ignorance totale des autres membres de la famille. Ils ne se rencontrent que lors des grands évènements familiaux et sans leurs enfants par souci de leur protection de la méchanceté ou de la
sorcellerie des autres. La famille n’est plus, comme avant, source de sécurité.
Elle est devenue l’objet de toutes les méfiances. Ce qui contribue à déchirer
davantage le tissu familial. Au-delà de ce constat, le musulman est interrogé dans sa foi intime vis-à-vis de Dieu et dans sa relation horizontale avec ceux qu’il n’a
pas choisi, ceux qui s’imposent à lui comme partie intégrante de sa vie. En
réalité, c’est de cela dont il est question. Pourquoi suis-je né dans telle famille et
pas dans telle autre ? Dans tous les cas et quelle que soit la
situation, « craignez de rompre les liens du sang.
Certes, Allah vous observe parfaitement » (S04 V01) nous prévient le tout Sachant Allah, qui a fait de l’afermissement de tels liens, un devoir pour le musulman. Il a catégorisé la rupture des liens de parenté parmi les lourds péchés en Islam. C’est une voie par laquelle, le contrevenant s’attire la malédiction de Son Seigneur et sans un repentir sincère elle peut conduire en Enfer. Il dit, en efet, « ceux qui violent leur pacte avec Allah après l’avoir engagé, et rompent ce qu’Allah a commandé d’unir et commettent le désordre sur terre, auront la malédiction et la mauvaise demeure » (S13 V25).
Pour mettre en exergue la tortuosité de cette voie de rupture des liens du sang,
lisons cette parole d’Allah : « Si vous vous détournez, ne risquez-vous pas de semer la corruption sur terre et de rompre vos liens de parenté ? Ce sont ceux-là
qu’Allah a maudits, a rendus sourds et a rendu leurs yeux aveugles » (S47 V22-
23). Il ne saurait en être autrement puisque celui qui agit ainsi est comparable a celui qui ne croit pas véritablement en Allah et n’est pas conscient qu’il rendre compte le jour
dernier, devant Lui, de ses actes. « Celui qui croit en Allah et au jour dernier, qu’il maintienne les liens de sang », nous dit le Prophète. Il nous informe, en plus,
que les acte de celui qui adopte une telle posture ne sont pas dignes d’être agréés par Allah et cela, conformément à sa parole : « Les actes des humains sont exposés à Allah chaque jeudi soir et les actes de celui qui rompt ses liens de sang
ne sont pas agréés ».
C’est pourquoi, le Prophète nous informe clairement que :
« Ne rentre pas au Paradis, celui qui rompt les liens de parenté ». En outre,
nous devons, tous, savoir qu’Allah est avec celui qui est en harmonie avec les
autres. Pour le musulman, l’enfer ne saurait être les autres. Ils sont les
moyens par lesquels il peut avoir l’agrément de son Seigneur, si, avec eux,
il agit convenablement, s’il résiste face aux épreuves qui émanent d’eux sans
rendre la pareille.
Allah est avec Son serviteur tant qu’il est en bons termes avec ses frères et sœurs. La sacralité des liens du sang réside, aussi, dans le fait qu’ils sont protégés par leur Créateur. Le Prophète nous enseigne « Après qu’Allah, le Très-Haut, a fini de créer les créatures, les liens familiaux se sont levés et ont dit : « ceci est le rang de ceux qui cherchent la protection d’Allah contre la rupture des relations familiales ».
Allah leur répond : « oui », et leur dit : « voulez-vous que Je tienne à celui qui
tient à vous et rompe avec celui qui rompt avec vous ? » Elles répondirent : « oui ». Allah leur dit : « Je vous l’accorde ». L’entretien et le maintien des liens de sang nécessitent que l’on aille, souvent, au-delà de notre amour propre, que l’on aille puiser dans la profondeur du puits de l’humilité et de la modestie. Il pourrait exister mille et une raisons, du fait des agissements des autre membres, pour que tu t’isoles. Mais il suft de penser à sa foi pour trouver la force d’aller de l’avant.
Pour connaitre, vraiment, celui qui consolide les liens de sang, le Prophète nous dit : « Il ne fait pas partie de ceux qui afermissent les liens de sang celui qui agit par compensation, mais celui qui rétablit ses liens de sang à chaque fois qu’ils sont rompus ». Il est assez intéressant de souligner parce qu’il y en a qui saluent que parce qu’ils sont salués, ils ne visitent que parce qu’ils sont visités, ils ne donnent que parce qu’ils en ont reçu, ils n’assistent que parce qu’ils avaient, une fois, été assistés.
Il s’agit de prendre l’initiative en premier, de visiter celui qui rompt avec
nous, de téléphoner pour avoir des nouvelles malgré le silence et la distance de l’autre, d’assister moralement et matériellement en cas de difculté, de partager les moments de joie, d’aller faire preuve sincérité dans le conseil qu’on donne. Il s’agit de renouer avec celui qui abandonne. Un homme avait dit au Prophète : « J’ai des proches qui rompent les liens de sang qui nous unissent à chaque fois que je tente de les rétablir, qui me font du mal à chaque fois que j’essaie de leur faire du bien, qui m’ignorent pendant que je pense à eux ».
Le Prophète lui dit : « Si ce que tu dis est vrai, c’est comme s’ils se brûlaient avec des braises. Et tant que tu continueras ainsi, Allah t’apportera aide et assistance ». L’entretien des liens de sang présente beaucoup d’avantages parmi lesquels nous retenons, pour icibas, cette parole du Prophète : « Quiconque veut avoir beaucoup de richesses et une longue vie doit consolider les liens familiaux ». En plus, la bonne action comme l’aumône est davantage aimée d’Allah lorsqu’elle est en faveur des proches.
Seigneur Allah, fais-nous vivre la plénitude de la fraternité comme Tu l’a instituée.
N B :La foi musulmane est une foi active qui impose un devoir de présence.
Le Sénégal a organisé, hier dimanche 24 mars 2024, son élection présidentielle en vue de la succession du Président sortant, Macky Sall, dont le mandat s’achève, le 2 avril prochain. A l’instar de leurs compatriotes du monde entier, les Sénégalais vivants au Burkina ont accompli leur devoir civique, à Ouagadougou, sans incidents majeur.
Après, les soubresauts socio-politiques que leur pays a traversé, les Sénégalais ont été appelés aux urnes, hier dimanche 24 mars 2024, pour élire leur nouveau président pour la succession du président, Macky Sall. Ceux vivant au Burkina n’ont pas dérogé à la règle. Ils se sont mobilisés pour accomplir leur droit civique, à l’Ecole primaire publique de Kamsoaghin A de Ouagadougou, lieu choisi pour le déroulement du vote. Il était 9 heures passé de quelques minutes, lorsque nous arrivions sur les lieux.
La mobilisation était perceptible dans les trois bureaux de vote à Ouagadougou, en présence de certains observateurs et des éléments de sécurité. En couple, individuellement ou par petits groupes, les Sénégalais établis au pays des Hommes intègres se sont succédé aux urnes pour choisir leur nouveau président. « Pour l’instant, depuis l’ouverture des bureaux de vote, tout se passe assez bien. Nous n’avons pas encore rencontré d’incidents majeurs et les gens viennent petit à petit », a confié le président du bureau de vote n°3, Daouda Dieng.
Cette impression est partagée par le représentant du Parti de l’unité et du Rassemblement (PUR), Abdoulaye Diop. En effet, a-t-il dit, le processus se déroule bien souhaitant que d’ici à la fermeture des bureaux de vote, l’ensemble des inscrits sur les listes électorales puisse, chacun, accomplir son droit de vote afin « d’amener le changement » à la tête de la magistrature suprême de l’Etat sénégalais. « C’est un soulagement pour nous sénégalais de pouvoir voter.
Aujourd’hui, après les événements que le pays a traversé », s’est-il réjoui. C’est la même fierté qu’a exprimée, Abass Diop, à la suite de l’accomplissement de son vote. « Je suis très fier d’avoir voté et j’invite tous ceux qui voteront de faire le bon choix pour le changement », a fait savoir M. Diop. Pour Alioune Kane, citoyens sénégalais établit au pays des Hommes intègres depuis plus de deux ans, après avoir glissé son bulletin dans l’urne, a signifié que la tenue de cette élection matérialise la maturité du peuple sénégalais et de sa démocratie lorsqu’il se réfère aux turbulences que son pays a traversé avant cette journée électorale.
« Je souhaite que le meilleur gagne pour le renforcement de notre démocratie », a laissé enten-dre Alioune Kane. Dans l’ensemble, les citoyens de la Terenga qui ont pu exprimer leur choix ont traduit leur satisfaction pour le bon déroulement du scrutin et des défis qui ont été relevés par le peuple sénégalais. « Nous sommes satisfaits d’avoir voté dans la paix, dans la tranquillité et la sérénité.
Mon vœu est qu’au soir de cette journée, on puisse féliciter le vainqueur de cette élection », a laissé entendre Ousmane Niang, citoyens sénégalais. Pour cette élection présidentielle, ils sont 1 576 sénégalais à être inscrits sur la liste électorale au Burkina. Ils devront choisir leur nouveau président parmi les 20 candidats dont Amadou Ba, représentant de la coalition au pouvoir et soutenu par le président Macky Sall, ainsi que Bassirou Diomaye Faye, issue de l’ex-parti Pastef de l’opposant, Ousmane Sonko.
Le Centre national d’entraînement commando (CNEC) a organisé une cérémonie de fin de stage de qualification aux techniques commandos des instructeurs, moniteurs et aides-moniteurs, le jeudi 21 mars 2024 dans la garnison de Pô, région du Centre-Sud.
La filière commando s’enrichit au fil des ans. Avec la renaissance du Centre national d’entraînement commando (CNEC), la famille des commandos a de beaux jours devant elle. En effet, le jeudi 21 mars dernier, le CNEC a qualifié une soixantaine de stagiaires tous spécialisés aux techniques commandos des instructeurs, moniteurs et aides-moniteurs.
Selon le capitaine Patrick Bado, commandant du CNEC, sur 70 inscrits au départ, ils sont 60 stagiaires à terminer le parcours, soit un taux de succès de 85,71%. « C’est avec humilité et assurance que nous déclarons que ces commandos sont qualifiés, bien outillés en connaissances nécessaires pour assumer et assurer les tâches attendues des instructeurs », a fait savoir le patron du CNEC.
Selon lui, le stage de qualification répond au besoin d’avoir un personnel d’élite, compétent et qualifié pour instruire les techniques commandos aux autres entités des forces de défense et de sécurité d’une part, et d’autre part de disposer d’un réservoir de personnel aguerri et apte pour les actions audacieuses. S’adressant aux stagiaires sortants, le capitaine commandant du CNEC d’insister que : « désormais pour vous, tout ce qui doit être fait, doit l’être avec vigueur, énergie, avec entrain et conviction».
La formation comme l’a expliqué le commandement du CNEC a duré deux mois. Et le stage s’est effectué en deux phases dont la première, très intense physiquement et moralement, fait appel aux nerfs, muscles et au moral qui sont mis à rude épreuve. En réalité, cette phase visait à approfondir l’aguerrissement des futurs commandos pour faire face à toutes les difficultés potentielles du champ de bataille, selon les explications du capitaine Bado.
La deuxième phase, quant à elle, a consisté à repartir les stagiaires en trois groupes. Les stagiaires suivant les besoins du centre dans les disciplines commandos dans le but d’affiner leurs connaissances et leurs capacités suivant des méthodes pédagogiques. Pour le Chef d’état-major de l’armée de terre (CEMAT), le colonel Théophile Nikièma qui a présidé la cérémonie, le mérite du CNEC est à saluer. Selon lui, la relève est désormais assurée au grand bonheur des armées et de la lutte anti-terroriste. « Les aides-moniteurs qui ont été formés sont des piliers de la chaîne de formation des unités d’élite de cette armée. Mais aussi ceux qui participent à l’aguerrissement de nos hommes sur le terrain », a indiqué le CEMAT.
Honneur aux anciens commandos
Pour le CEMAT, le colonel Théophile Nikiéma, en portant l’insigne à l’un des impétrants, a indiqué que le CNEC est stratégique dans le dispositif martial national
Tout comme les autorités militaires qui attachent du prix au CNEC, la gouverneure de la région du Centre-Sud, Yvette Nacoulma, a insisté sur le rôle important que joue ce centre d’excellence militaire dont la participation à la lutte contre le terrorisme au Burkina n’est plus à démontrer. « Nous sommes dans une coordination pour la sécurisation de notre région et le CNEC participe à tout ce qu’il y a comme action déroulée dans ce sens », a-t-elle affirmé. A cette cérémonie de fin de stage, les invités spéciaux étaient les anciens du CNEC. Ils ont manifesté leur satisfecit et leur soutien aux initiatives du « CNEC ressuscité ». En leur honneur, une statue du buste du capitaine-président, Thomas Sankara, premier commandant du CNEC, a été réalisée à l’entrée du centre.
Aussi, une salle des traditions du CNEC a été inaugurée et porte le nom de l’adjudant-chef major, Sansan Albert Kevin Kambou, ancien commando du CNEC. Le capitaine Thomas Sankara est le premier chef de corps du CNEC. C’est lui qui a donné le nom CNEC. Pour les anciens du CNEC, le centre renaît enfin de ses cendres. « C’est d’abord une fierté pour nous et c’est un hommage mérité au capitaine Thomas Sankara qui s’est beaucoup investi pour rendre l’armée plus opérationnelle, à travers son combat dans le cadre de la formation des hommes particulièrement », a confié l’adjudant-chef à la retraite, Abdrahamane Zeytenga, ancien élément du CNEC sous le capitaine Thomas Sankara. Selon le lieutenant Mahamadou Sow, ancien pensionnaire du CNEC et aujourd’hui instructeur à l’Académie militaire Georges-Namoano de Pô, la place du commando est impérative dans le dispositif militaire.
Wanlé Gérard COULIBALY
Reconnaissance aux anciens commandos
Les anciens militaires du CNEC ont été conviés à cette cérémonie. Il s’agit des tout premiers commandos du Burkina. Tous à la retraite actuellement, certains ont travaillé avec le capitaine Thomas Sankara, premier chef de corps du CNEC. Ainsi, les anciens pensionnaires du CNEC de Pô ont assisté à la découverte du buste du capitaine Thomas Sankara dans l’enceinte de ladite caserne. Toujours en marge de cette activité, la salle des traditions du CNEC a été inaugurée. Elle porte le nom de l’adjudant-chef Sansan Albert Kevin Kambou.
Désormais à l’entrée du camp Thomas-Sankara, c’est le buste du capitaine-président Thomas Sankara qui accueille toute personne qui y mettra les pieds. Ce monument du père de la Révolution d’août 1983 a été inauguré par le CEMAT, le colonel Théophile Nikièma, accompagné de la gouverneure de la région du Centre-Sud, Yvette Nacoulma, en marge de la cérémonie de fin de qualification aux techniques commandos des instructeurs, moniteurs et aides-moniteurs. La statue relate l’histoire de Thomas
Sankara et fait 8,3 mètres (à la base) comme 83 dans 1983 (son arrivée au pouvoir), de 8,7 mètres de haut comme 87 dans 1987 (départ du pouvoir) et 4 mètres de haut du buste en lui-même, comme sa durée au pouvoir.
Le Président de la Transition, chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, a reçu en audience, ce vendredi en fin de matinée, le Directeur général de Huawei Burkina, Christophe Liu. Il a fait, au chef de l’Etat, le point de la mise en œuvre des projets initiés avec le gouvernement.
« Nous sommes venus saluer le chef de l’Etat et lui faire le point des différents projets que nous sommes en train de mettre en œuvre », a déclaré Christophe Liu. Selon M. Liu, les projets sont centrés sur la sécurité urbaine, l’énergie avec l’électrification des zones rurales, l’accès à Internet et la formation des jeunes talents dans le domaine des technologies de l’information et de la communication.
« Nous voulons former les jeunes burkinabè dans le domaine des TIC, la 5G, le cloud, l’IA », a fait savoir Christophe Liu qui a annoncé un projet avec le département en charge de la transition digitale visant la formation de cinq mille jeunes aux TIC, sur une période de cinq ans. Sur le projet infrastructures des TIC, le directeur général de Huawei Burkina, Christophe Liu, a annoncé que plus de deux mille kilomètres de fibre optique seront réalisés pour couvrir le territoire. « Cette fibre va fournir la connexion entre les différentes zones du pays. En même temps, elle va connecter différents secteurs de l’Administration pour améliorer l’efficacité de la communication entre les différents départements », a-t-il conclu.
Direction de la communication de la présidence du Faso
Le gouvernement burkinabè a adopté, en Conseil des ministres du 22 novembre dernier, un décret instituant les Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne. Ces Journées qui débutent demain 26 mars seront notamment marquées par une montée des couleurs sur toute l’étendue du territoire national, dans les ambassades et consulats généraux du Burkina Faso à l’étranger, suivie d’un message du chef de l’Etat sur l’engagement patriotique et la participation citoyenne.
Dans un contexte de guerre et de reconquête du territoire national, quoi de plus normal, d’éveiller la conscience patriotique et l’engagement citoyens des Burkinabè, en promouvant les valeurs de civisme, de tolérance, de patriotisme, de courage, de respect et de solidarité.
Dans un pays qui a mal à son vivre-ensemble, dans un pays en pleine crise sécuritaire qui a ébranlé la Nation jusque dans ses fondements, une telle initiative doit être mise à profit pour interroger notre patriotisme et surtout les valeurs léguées par nos aïeux. Qu’avons-nous fait de la dignité, de l’intégrité, de l’entraide, de la solidarité, ces valeurs qui ont toujours caractérisé le Burkinabè ? Clamer sur tous les toits son intégrité, porter des tenues traditionnelles, chanter l’hymne national par cœur suffisent-ils pour prouver son attachement à la patrie ?
A l’évidence, la réponse à ces questions se situe à l’échelle individuelle et collective. D’où l’opportunité de telles journées qui vont permettre aux Burkinabè, d’interroger leur relation avec la Nation, leur contribution à son développement, pour donner une nouvelle orientation à la conduite de la Nation. Cette réflexion pourra aider la lutte contre le terrorisme, parce qu’on ne saurait lutter contre et vaincre un ennemi, dans l’incivisme, l’indiscipline, la désunion et surtout que certains Burkinabè entretiennent une complicité avec les forces du mal. Comme des taupes, ils contribuent à saper les efforts collectifs, les sacrifices communs.
Le civisme et la discipline font la force des grandes Nations et se les imposer dans notre situation, est le prix à payer afin que le Burkina Faso puisse également booster son développement tant attendu. De façon singulière, l’engagement citoyen c’est aussi la contribution au Fonds de soutien patriotique, le paiement de ses impôts et autres taxes, la participation à la mobilisation de l’épargne populaire pour le financement des entreprises communautaires par actionnariat populaire dans les différents secteurs d’activités, notamment l’agriculture, l’élevage, l’agro-alimentaire, le textile et les mines sur toute l’étendue du territoire.
L’engagement patriotique, c’est également exprimer son amour pour le pays par des actions concrètes qui se manifestent comme des défis personnels dans un pays où tout le monde appelle au changement mais très peu d’entre nous l’acceptent pour peu que nos intérêts ne s’en trouvent menacés.
Taire les divergences, enterrer les égos, au nom de l’intérêt général doivent désormais être inscrits sur le tableau de bord du quotidien des Burkinabè sans exclusive. Il faut pour cela accepter une réinitialisation mentale, afin que nos propres valeurs ne soient plus vues par nous-même comme de l’exotisme. Garnir fièrement nos tables de nos mets locaux et arborer nos étoffes, c’est aussi cela le Burkinabè débarrassé de tout complexe.
En ces circonstances, une grande dose de chauvinisme ne peut qu’accentuer cet esprit patriotique qui se nourrit également de solidarité, d’entraide, de cohésion. L’histoire de ce pays nous enseigne que chaque étape de notre évolution a été arrachée au prix de fortunes diverses. L’amour de la patrie ne se décrète pas, il se vit et se démontre. La principale motivation aujourd’hui doit-être la victoire contre le terrorisme, afin de léguer une Nation prospère aux générations futures.
Le Ministre des Sports, de la jeunesse et de l’emploi, Dr Boubacar Savadogo : « Nous nous sommes créés des occasions de buts… »
Nous avons vécu une entame de rencontre où les Etalons ont fait circuler le ballon, avec beaucoup de mouvements, de solidarité entre les joueurs. Nous avons vu aussi qu’il y a des automatismes qui sont en train de se créer. Mais, nous avons toujours le même péché, ne pas beaucoup marquer des buts alors que nous nous sommes créés des occasions. Cependant, avec ce que nous avons vu, l’engagement qu’il y a eu et la profondeur de banc et les automatismes qui se mettront en place, les coachs vont pouvoir travailler pour de meilleurs résultats. Notre attaquant de pointe aujourd’hui, Lassina Traoré qui n’a pas pu jouer la CAN était présent. Il est en train de reprendre la compétition et nous avons vu son état d’esprit avec ces coéquipiers. Cela augure de bonnes choses pour la suite. Je les ai vus dans le vestiaire et nous n’avons pas de blessés. Les coachs ont pu tirer des enseignements. C’est la première fois que ce trio est ensemble. C’est leur première liste, ils auront le temps d’ajuster pour que le mardi (NDLR : contre le Niger) nous marquons plus de buts.
Le président de la FBF, Lazare Banssé : « …le staff est libre de ses choix »
J’ai assisté à un match bien animé, à une volonté de jouer. En tout cas, j’ai vu une équipe décidée. Au-delà de la défaite, c’est une équipe qui se met en place et nous pouvons continuer de voir ce que cela va donner pour les prochains matchs. Mais j’ai bon espoir, parce qu’on sent après la CAN une volonté de repartir sur de meilleures bases et reconstruire dans la durée. C’est un peu la mission de Brama Traoré, c’est-à-dire nous reconstruire une équipe dans la durée. Et c’est dans cet esprit que nous sommes. C’est le sélectionneur lui-même qui a composé son staff. Il a eu la liberté de le faire et c’est la première fois que cela arrive. C’est de notre volonté de faire confiance à Brama Traoré, à l’expertise nationale et aussi de les laisser travailler. Sur ce point-là nous sommes clairs et nets : ils ont la responsabilité de l’équipe entière. Ils sont donc libres de leur choix.
Le sélectionneur des Etalons, Brama Traoré : « Nous allons continuer à travailler »
Au-delà du résultat, c’est le contenu du match qui retient notre attention. Nous avons voulu voir ce que ces jeunes joueurs étaient capables de faire. Nous avons vu sur le plan du contenu qu’il y a des choses à retenir, même s’il qu’il y a eu des ratées avec toujours l’éternel problème des balles arrêtées. Nous avons péché sur le plan de l’animation offensive. Même si nous avons marqué un seul but, il y avait des situations pour en marquer d’autres. Nous nous sommes créés des occasions de buts que nous n’avons pas pu concrétiser. Nous allons continuer à travailler, il n’y a pas lieu de se décourager. Ce sont de jeunes joueurs que nous avons alignés. Ils vont se bonifier au fil des matchs. Le prochain match face au Niger sera très important parce que le fait de perdre ce soir nous met déjà la pression. Nous allons travailler sereinement pour corriger nos erreurs constatées ce soir et pouvoir aborder le match avec beaucoup de chance de notre côté.
Le capitaine, Franck Lassina Traoré : « Avec les nouveaux, c’était compliqué d’avoir des automatismes… »
Nous avons malheureusement perdu ce soir, mais je suis content du groupe. Nous nous sommes adaptés au système en début de match, mais nous avons baissé de régime après et nous avons encaissé le but. Après nous avons su revenir. En seconde période, nous avons entamé le match avec un peu plus de difficultés. Nous avons encaissé le 2e but et nous n’avons pas pu revenir. Nous sommes déçus de la défaite mais nous sommes fiers de ce que le groupe a produit comme jeu, nous espérons continuer sur cette lancée. Il y avait des nouveaux dans le groupe et c’était compliqué d’avoir des automatismes. Mais en travaillant, nous allons réussir à nous comprendre sur le terrain. C’est le premier match, nous allons nous remobiliser pour le second.
Propos recueillis à Casablanca par Sié Simplice HIEN
2 buts à 1, c’est le score final qui a séparé les Libyens et les Burkinabè en match amical, disputé au stade « Père Jego » de Casablanca au Maroc le 22 mars 2024 à 22H GMT.
Les Chevaliers de la Méditerrané ouvrent le score sur un corner à la 35e mn, mais la réaction des Etalons fut immédiate ; Ousséni Bouda égalise à la minute suivante. Les deux équipent vont à la mi-temps sur ce score nul d’un but partout. A la reprise, les Etalons concèdent un 2e but dès la 50e mn et toutes leurs tentatives pour revenir au score seront vaines.
Les Etalons affrontent le Niger le mardi 26 mars 2024 lors de leur 2e sortie sous l’ère du sélectionneur Brama Traoré.
La 1ère édition des Journées scientifiques de l’Académie de Police (JSAP) a eu lieu les 21 et 22 mars 2024.La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre délégué auprès du ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité Chargé de la Sécurité, Mahamadou Sana.
Pour le ministre délégué chargé de la Sécurité, Mahamadou Sana, les discussions produisent souvent de meilleures idées
L’Académie de Police a organisé ses premières journées scientifiques sous le thème « apport de la science dans la lutte contre l’insécurité ». Une édition qui se veut être une première dans ce centre de formation des commissaires et officiers de la Police nationale. Pour l’Academie de Police, l’objectif rechercher durant ses journées est de créer un cadre d’échanges et de réflexion sur les questions liées à la Sécurité en vue de promouvoir la contribution de la recherche scientifique à la préservation de la paix et de la sécurité en Afrique d’une manière générale et au Burkina Faso, de façon particulière. Ces journées ce veulent donc être un espace de discussions, de réflexion et de partage de savoirs en sécurité entre le monde scientifique et le grand public. L’événement a réuni, le jeudi 21 mars 2024 à Pabré, des acteurs du monde universitaire, des centres de recherches, des organisations non-gouvernementales (ONG) intervenant dans le domaine de la sécurité, des acteurs de la sécurité ainsi que des étudiants et des doctorants des universités du Burkina Faso.
Ces journées sont aussi marquées par des expositions
Le directeur général de l’Académie de Police, le Commissaire divisionnaire de police, Edmond Tapsoba, a affirmé que « de plus en plus de voix s’élève pour sommer la Science de prouver son utilité, plus exactement sa capacité à contribuer à la prévention de l’insécurité et à la résolution des différentes crises auxquelles sont confrontées nos sociétés actuelles ». L’Académie de Police dont l’une des missions est de promouvoir les études et les recherches sur la sécurité à travers sa Direction de l’institut de recherche, de perfectionnement et de la Coopération (DIRPC) ne pouvait, a-t-il ajouté, rester en marge de ces préoccupations.
Pour le président du comité scientifique, le Pr Tindano Félix Vallean, enseignant-chercheur à l’Ecole Normale Supérieure à Koudougou, la science pourrait être un recul pour réfléchir, faire des propositions et accompagner les acteurs de la sécurité sur le terrain.
Plus d’une vingtaine de communications seront assurées, a-t-il annoncé, par des chercheurs et experts sur l’environnement, la psychologie, les politiques publiques, les sciences forensiques, humaines et sociales. Le parrain de l’événement, le ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’innovation, Adjima Thiombiano, représenté par le ministre de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, Jacques Sosthene Dingara, cette initiative est une occasion d’échanger, débattre et construire dans l’union des réponses innovantes aux défis sécuritaires de notre époque, le tout, dans un esprit scientifique.
Le ministre délégué auprès du ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité chargé de la Sécurité, Mahamadou Sana, a, pour sa part, souligné l’importance que son département accorde à la promotion de la recherche scientifique et à la valorisation des résultats de la recherche dans le domaine de la sécurité. En associant les compétences des forces de sécurité, des universitaires et chercheurs, les réponses face aux défis sécuritaires ne peuvent, a-t-il poursuivi, que s’améliorer à travers de bonnes idées.
(Ouagadougou, 22 mars 2024). Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE a reçu en audience, ce vendredi en fin de matinée, le Directeur général de Huawei Burkina, Christophe LIU. Il a fait, au Chef de l’Etat, le point de la mise en œuvre des projets initiés avec le gouvernement.
« Nous sommes venus saluer le Chef de l’Etat et lui faire le point des différents projets que nous sommes en train de mettre en œuvre », a déclaré Christophe LIU.
Selon M. LIU, les projets sont centrés sur la sécurité urbaine, l’énergie avec l’électrification des zones rurales, l’accès à Internet et la formation des jeunes talents dans le domaine des technologies de l’information et de la communication.
« Nous voulons former les jeunes burkinabè dans le domaine des TIC, la 5G, le cloud, l’IA », a fait savoir Christophe LIU qui a annoncé un projet avec le département en charge de la transition digitale visant la formation de cinq mille jeunes sur les TIC sur une période de cinq ans.
Sur le projet infrastructures des TIC, le Directeur général de Huawei Burkina Christophe LIU a annoncé que plus de deux mille kilomètres de fibre optique seront réalisés pour couvrir le territoire. « Cette fibre va fournir la connexion entre les différentes zones du pays. En même temps, elle va connecter différents secteurs de l’administration pour améliorer l’efficacité de la communication entre les différents départements », a-t-il conclu.
Direction de la Communication de la Présidence du Faso
Dans une interview accordée à CGTN Français, la Marocaine Dr Hanane Thamik a donné sa lecture de la démocratie populaire intégrale en Chine. Pour elle, cette forme de démocratie contribue à la gouvernance efficace et à la stabilité sociale de la Chine.
Dr Hanane Thamik, collaboratrice de CGTN et du magazine canadien États de splendeur, a affirmé que la démocratie à la chinoise est inclusive dans la mesure où elle favorise un sentiment de responsabilité parmi les citoyens. Ce qui contribue à la gouvernance efficace et à la stabilité sociale en Chine, selon elle. « La mise en œuvre de la démocratie populaire en Chine est un système complexe et multiforme qui diffère considérablement des modèles de démocratie occidentaux. Ce système met l’accent sur l’importance de la participation et de la consultation directes de la population à différents niveaux de gouvernance », a expliqué Dr Thamik.
De son avis, la recherche du consensus et la consultation est une des caractéristiques de la démocratie populaire en Chine. A titre d’exemple, les processus décisionnels impliquent souvent de vastes consultations avec diverses parties prenantes. Une autre caractéristique, a décrit Dr Hanane Thamik, est l’accent mis sur la participation à la base. « Grâce à des mécanismes tels que les comités de village et les conseils de quartier, les citoyens ont la possibilité de participer directement aux processus décisionnels locaux. Cela renforce non seulement la légitimité de la gouvernance, mais également favorise un sentiment de responsabilité parmi les citoyens pour le développement de leurs communautés », a-t-elle argué.
Aux dires de Dr Thamik, la démocratie à la chinoise est une approche unique qui priorise la participation, la consultation et la stabilité. « Bien qu’elle diffère considérablement des modèles de démocratie occidentaux, elle présente des caractéristiques et des avantages distincts qui contribuent à une gouvernance efficace et à la stabilité sociale en Chine », a-t-elle souligné.