Reconnus pour leurs performances au tir à l’arc, les archers qualifiés de la région du Sud-Ouest s’entraînent d’arrache-pied afin de « glaner toutes les médailles ».
A quelques jours de la 21e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC Bobo 2024), les archers de la région du Sud-Ouest qualifiés pour la phase finale affûtent leurs flèches. Ils sont au total 11 archers dans la région, dont 7 dans la province du Poni. Le mercredi 18 avril 2024, il est 15 heures au stade régional de Gaoua. Les archers du Poni qualifiés pour la SNC, munis de leurs carquois et de leurs arcs, s’entraînent d’arrache-pied. En effet, chaque après-midi, les archers se retrouvent pour tester leur dextérité sous la supervision de leur encadreur, Jean-Philippe Hien, par ailleurs président de l’Association pour la promotion du tir à l’arc du Poni (APTARC-P).
« Cette année, la région va remporter tous les prix. On ne va même pas laisser un prix. Nous allons redoubler d’efforts pour reprendre ce leadership », a assuré Jean-Philippe Hien. Car selon lui, le Sud-Ouest a toujours été en tête lors des précédentes éditions de la SNC. Mais, a-t-il rappelé, la région de la Boucle du Mouhoun avait détrôné celle du Sud-Ouest lors de la compétition de tir à l’arc de la 20e édition de la SNC Bobo 2023. Pour lui, la Boucle du Mouhoun avait occupé uniquement la plus haute marche du podium dans la catégorie pool adulte, alors que le Sud-Ouest avait fait une razzia dans les autres catégories. Hinkoune Hien est prêt à défendre vaillamment les couleurs de la région du Sud-Ouest.
« Nous nous entraînons pour ramener les prix », a-t-il ajouté. En prélude à la biennale de la culture, l’Association pour la promotion du tir à l’arc dans le Poni (APTARC-P) a également organisé la Journée régionale de l’archer pour mettre en jambe des archers sélectionnés. Elle visait à valoriser ce sport ancestral, offrir un cadre d’expression à ses passionnés et permettre une saine émulation entre pratiquants, selon M. Hien.
En rappel, la Semaine nationale de culture se tiendra, du 27 avril au 4 mai 2024, à Bobo-Dioulasso, sur le thème : « Culture, mémoire
historique et sursaut patriotique pour un Burkina Faso nouveau ».
Des citoyens ont exprimé, le samedi 20 avril 2024 à Pô, leur soutien au Président de la Transition, chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré en partance pour l’Académie militaire Georges-Namoano (AMGN),où il a présidé la cérémonie de fin de formation de la 23e promotion des élèves-officiers d’active.
Convaincue de la justesse du combat contre l’hydre terroriste et des efforts consentis pour la reconquête de l’intégrité du territoire, la population est sortie encourager le chef de l’Etat, et à travers lui, les Forces de défense et de sécurité ainsi que les Volontaires pour la défense de la patrie.
Direction de la communication de la Présidence du Faso
Située dans la province du Sanguié, région du Centre-Ouest, la rivière « Ötijeul », qui signifie en langue lyélé « haïr la honte », est sacrée. Des gens viennent de partout pour y faire des sacrifices. La procréation, le travail, la santé seraient autant de vœux que « Ötijeul » exauce. Le lieu sacrificiel de la rivière se trouve dans le village de Poun dans la commune de Tenado. Le 28 mars 2024, une équipe de Sidwaya a rencontré des personnes-ressources pour en savoir davantage sur ce lieu chargé d’histoire.
Il est midi. Le soleil est au zénith, ce jeudi 28 mars 2024. En cette période de chaleur, hommes, femmes et enfants sont dans les concessions. Les cris des oiseaux et d’autres animaux domestiques se mêlent à l’ambiance « chaleureuse ». Nous sommes dans le village de Poun, où se trouve la rivière « Ötijeul ».
L’objectif n’est pas de faire des vœux ni de remercier « Ötijeul », mais de connaitre l’histoire, de savoir comment cette rivière aide les gens et aussi d’être témoins des merveilles de ce lieu sacré. Notre accompagnant, Pima Valentin Badolo, nous rejoint et nous demande d’attendre un instant pour qu’il aille aviser les « dignitaires » de la rivière. L’attente fut longue,une heure.
Nous prenons enfin contact avec les responsables de la rivière. Ceux-ci nous font comprendre que la rivière n’accepte pas les malfaiteurs, d’où la nécessité pour les patriarches de parler aux divinités avant toute chose. Après consultation, l’équipe de Sidwaya est autorisée dans le village. « Tous les visiteurs du jour ne sont pas des Gourounsis », révèlent les génies consultés, selon les devins. C’est un fait visiblement étrange et épatant qui échappe à toute raison humaine.
Qu’à cela ne tienne, nous sommes ensuite conduits sur le site qui abrite l’autel de la rivière. Impossible de faire des images sans l’aval ou l’autorisation expresse du chef du village. « C’est très important d’avoir une autorisation avant de filmer pour ne pas se retrouver par la suite sans images», conseille notre guide. C’est par ce principe sacré que nous débutons notre reportage sur « Ötijeul ».
Un convaincu de la puissance de « Ötijeul »
« Aujourd’hui, mon vœu a été exaucé, je suis un patron, j’exploite trois champs de cacao, je suis très content actuellement car je suis comblé », témoigne Augustin Badolo.
Sur place, les sacrifices se font pratiquement chaque jour. « Ce matin (ndlr, 28 mars 2024), un homme est venu pour des remerciements aux environs de 9h», nous renseigne le sacrificateur, Honoré Bassono. Et sur les lieux, nous trouvons cette personne, du nom de Augustin Badolo, natif du village, convaincu du secours de « Ötijeul ». « Je suis allé en Côte d’Ivoire pour me chercher comme on le dit souvent.
Je travaillais comme ouvrier dans les champs. Fatigué de servir les autres, je voulais aussi être un patron. Ce qui m’a poussé à faire un vœu à « Ötijeul ». Mon vœu était que si je devenais un patron, je donnerai à la rivière un poulet, un caprin et du dolo. Aujourd’hui, mon vœu a été exaucé, je suis un patron. J’exploite trois champs de cacao. Je suis très content actuellement, car je suis comblé », témoigne Augustin Badolo.
« Les récoltes du cacao dépendent de l’abondance des pluies. En moyenne, je peux avoir trois tonnes. Le prix du kilogramme varie entre 900 F CFA et 1 200 F CFA. J’ai pu construire des maisons au village et j’aide aussi ma famille », se réjouit Augustin Badolo.
La divination de la rivière est très lointaine
Selon le chef du village de Poun, Xavier Bassono, le caractère sacré de cette rivière remonte très loin dans le temps. Il affirme ne pas pouvoir dire avec exactitude le début des sacrifices. Mais, il soutient que dans les temps immémoriaux, la population de Poun, pour des raisons de santé et de sécurité, a interrogé la nature pour solliciter son aide. « La rivière a été distinguée comme un potentiel soutien de nos populations.
Le chef du village de Poun, Xavier Bassono : « Les génies de cette rivière ont pris la résolution de n’aider que les bonnes personnes ».
Nous suivons les pas de nos aïeux. La rivière est simplement merveilleuse avec un nom extraordinaire « Ötijeul », qui veut dire en langue lyélé : haïr la honte », raconte le chef de Poun. La rivière de Poun est une source d’eau pérenne toute l’année. Selon Honoré Bassono, le caractère mystique de la rivière est dû à la présence « des crocodiles sacrés dans l’eau ». Et le chef du village de renchérir que les génies de cette rivière ont pris la résolution de n’aider que les bonnes personnes.
« Tous ceux qui viendront avec des besoins de nuire ou la volonté d’attenter à la vie d’autrui, verront tout simplement leurs vœux rejeter. Sinon, toutes les personnes qui ont un bon cœur leurs vœux sont toujours exaucées », explique le chef de Poun. Pour Xavier Bassono, la rivière ne récolte pas là où elle n’a pas semé. « Quand un homme vient nous dire que c’est « Ötijeul » qui lui a porté secours dans une situation, nous lui demandons d’apporter un poulet pour qu’on puisse vérifier.
Le sacrificateur prend le poulet de ce dernier pour demander la confirmation aux génies. Si ce n’est pas la rivière qui l’a aidé réellement, le poulet ne tombe pas sur son dos. On pourrait égorger autant de poulets sans succès », précise-t-il. Mais, dans le cas contraire, poursuit M. Bassono, « Ötijeul » elle-même viendra voir la personne dans un songe ou d’une autre manière, afin qu’elle sache ou se rappelle de son vœu et de la promesse qu’elle a faite.
« Ötijeul » n’exauce pas les méchants
Selon le sacrificateur du jour, si un homme est dans une situation difficile, qu’il soit dans le village ou partout dans le monde, s’il invoque le nom de la rivière en lui demandant de le secourir, elle peut agir efficacement en sa faveur. « La rivière n’a pas besoin que la personne vienne sur l’autel pour qu’elle intervienne. C’est le jour de la récompense que la personne concernée ou son représentant crédible peut venir pour le remerciement », ajoute-t-il. A titre d’exemple, précise-t-il, de nombreuses personnes sont venues remercier la rivière après la crise ivoirienne.
L’autel de la rivière « Ötijeul ».
« Ces derniers disaient qu’au temps fort de la crise, ils ont été ligotés pour être exécutés. Mais ils ont invoqué le nom de « Ötijeul » et ils ont été sauvés », explique celui qui est aussi le patriarche du clan Bassono. Selon lui, tout se passe entre la rivière et la personne concernée. Et cela peut se faire de deux manières : la personne elle-même peut venir voir les responsables et leur expliquer son besoin.
L’autre manière concerne ceux qui sont loin du village dans des difficultés et lancent un appel à la rivière. Chacun pourrait voir son vœu exaucé si toutefois cela est dans le sens du bien. « Si Ötijeul t’exauce, rappelle-toi de lui rendre ce que tu lui as promis, sinon elle viendra te troubler dans ton sommeil pour te rappeler ta promesse », soutient-il. Mais, si c’est pour faire le mal, les responsables refusent déjà l’accès pour ceux qui viennent se présenter à eux et la rivière elle-même refusera d’exaucer ceux qui sont loin.
L’économie culturelle
La rivière, foi des habitants du village, est très bénéfique pour tout le monde et pour Poun. Il y a pratiquement chaque jour une cérémonie sacrificielle sur la rivière, fait savoir le sacrificateur Bassono. « Je reconnais avoir reçu des gens qui sont venus avec plus de 500 000 F CFA, ou même plus d’un million F CFA, pour remercier la rivière », nous révèle le sacrificateur. Selon le chef du village, des hommes ont eu la vie sauve, d’autres ont recouvré la santé, des femmes ont eu des enfants.
Un jardin de chou aux abords de la rivière.
« Chacun, selon sa demande, a été satisfait. Tels sont le plus grand bénéfice et la plus grande satisfaction que Ötijeul nous apporte. Certains reviennent avec des taureaux, des moutons, du dolo et bien d’autres cadeaux en espèces ou en nature pour exprimer leur gratitude », ajoute le chef du village. Aux abords de la rivière, les populations de Poun profitent des eaux de « Ötijeul » pour pratiquer la maraicher-culture. On y produit entre autres, de l’oignon, de la tomate, du chou, du poivre, du piment.
D’ailleurs, cette partie du Burkina Faso, la province du Sanguié, est reconnue pour ses cultures de contre-saison. Cette activité occupe la majorité de la population de la localité pendant la saison sèche. Martin Bamouni, natif de Poun, exploite un espace où il produit du chou, du piment et de l’ognon. A en croire M. Bamouni, la moyenne de sa production peut dépasser un million et demi dans l’année. « J’ai construit ma cour. Je prends soin de ma famille avec le jardinage. Je peux dire que c’est plus bénéfique que la culture du sorgho, du mil pour la consommation familiale », raconte-t-il tout en magnifiant les bienfaits de
« Ötijeul ».
La IVe édition du Forum national de l’eau et de l’assainissement se tient du 22 au 24 avril 2024 à Ouagadougou. Organisée par le ministère de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, cette rencontre est un cadre de réflexion et de partage d’expériences afin de trouver des solutions aux difficultés des populations liées à l’accès à l’eau.
Le gouvernement s’est résolument engagé à rendre un accès équitable à l’eau et à l’assainissement à la population. C’est pourquoi, le minis-
tère de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement a initié une rencontre avec les acteurs du secteur pour mener des réflexions sur le renforcement de l’accès et l’équité de l’eau de façon durable. Pour la quatrième fois, l’édition se tient du 22 au 24 avril 2024 à Ouagadougou. Placé sur le thème : « Eau : facteur de résilience, de paix et de développement », ce Forum national de l’eau vise à sensibiliser davantage à la gestion durable de l’eau, gage d’un développement socio-économique harmonieux.
Cette édition est une opportunité, selon le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Roger Baro, pour se pencher sur la place de l’eau dans le développement endogène du Burkina Faso. « Notre pays est certes, sahélien avec un contexte hydrogéologique assez difficile dans certains endroits, mais les différents efforts consentis ont permis d’atteindre en 2023 au niveau national, un taux d’accès de 76,03% en eau potable et de 28% en assainissement », a-t-il apprécié.
En soutien aux initiatives présidentielles, notamment la bataille de l’eau et de l’offensive agro-pastorale et halieutique, le ministre a reconnu l’importance de la gestion rationnelle et durable des ressources en eau. Cette bataille de l’eau, a-t-il dit, va induire la réalisation des ouvrages hydrauliques tels que les barrages de Bougouriba, de Banwali… et le développement des systèmes d’adduction d’eau potable multi- villages en zones rurales afin de soutenir le développement endogène. Il a également cité l’opérationnalisation de la gestion intégrée des ressources en eau et la réhabilitation de l’Office national des barrages et des aménagements hydro- agricoles.
Dégager des solutions
Une visite guidée a été effectuée dans les différents stands d’exposition.
Ce cadre qui réunit les techniciens de l’eau et de l’assainissement et des partenaires techniques et financiers, a fait savoir le ministre, va permettre de faire le diagnostic et dégager des solutions pour faire en sorte que l’accès à l’eau et l’assainissement soit une réalité. Dans cette optique, il a exhorté les acteurs à des échanges fructueux avec à l’appui une feuille de route sur la mise en œuvre et de suivi de l’initiative.
Aux dires du premier vice-président de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou, Assami Tiendrebéogo, les besoins en eau de la commune sont assurés par le barrage de Ziga. En effet, ce potentiel, a-t-il relevé, diminue en qualité et en quantité au fil des années au regard de l’accroissement des besoins, des mauvaises pratiques et de l’incivisme. En vue de garantir une gestion durable des ressources, il est primordial, selon lui, de révolutionner les pratiques et habitudes, de changer de paradigme vis-à-vis de l’eau en vue de rationnaliser au mieux son usage.
Tout en réaffirmant l’engagement de la Banque mondiale à soutenir le Burkina Faso dans ses efforts de sécurisation de la ressource en eau, le représentant du représentant résident de la Banque mondiale au
Burkina, Ousmane Kolie, a remercié les autorités pour l’organisation de ce forum. Quant aux acteurs de l’eau, ils ont été encouragés à s’engager activement dans les discussions et à contribuer à l’élaboration d’une vision commune pour la gestion durable de l’eau.
Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE est arrivé ce lundi, en début d’après-midi, dans la ville de Sya où il présidera la cérémonie d’ouverture de la 21e édition de la Semaine nationale de la Culture (SNC).
Au cours de son séjour dans la région des Hauts-Bassins, le Capitaine Ibrahim TRAORE va également présider les cérémonies de lancement des travaux d’aménagement et de bitumage de voiries dans la ville de Bobo-Dioulasso et des travaux de réhabilitation et de bitumage de la route nationale N°08, Moami-Orodara-Koloko Frontière du Mali. Le Chef de l’Etat procédera également à la pose de la première pierre du complexe industriel Textile des Forces du Burkina Faso (TEXFORCES- BF) et à l’inauguration d’une unité agro-alimentaire de production d’huile alimentaire.
A Houndé, tout comme à Bobo-Dioulasso, le Capitaine Ibrahim TRAORE a eu droit à un bain de foule. Les citoyens, sortis nombreux, ont tenu à manifester leur soutien à la Transition.
Direction de la Communication de la Présidence du Faso
C’est en présence des autorités en charge de la sécurité, que le groupe d’auto-défense kolgweogo de Bogandé, province de la Gnagna, a détruit le 21 avril 2024, 64 cartons de Pastis, informe l’AIB.
Ces 64 cartons soit environ 768 litres de pastis ont été saisis courant 2023 au cours de plusieurs sorties de contrôle dans certaines boutiques dans la ville de Bogandé. « C’est sur la base des renseignements fournis par les populations que nous sommes arrivés à mettre la main sur ces boissons frelatées » a précisé le président des groupes d’auto-défense de Bogandé, Djingri Lankoandé.
La SONAGESS de Djibo, fermée depuis un bon moment à cause de l’insécurité, a rouvert ses portes ce lundi 22 avril 2024, constaté l’AIB. C’est le président de la délégation spéciale de la commune Marou Ilboudo, qui a procédé à la réouverture ce matin.
Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la langue chinoise, l’Université Aube nouvelle en collaboration avec l’Institut Confucius de Bobo Dioulasso a organisé une journée d’immersion dans la culture chinoise au profit de ses étudiants le vendredi 19 avril 2024 à Ouagadougou.
La langue est un pont d’échanges entre les civilisations. C’est pourquoi, dans le but de renforcer la compréhension mutuelle entre les peuples burkinabè et chinois, l’Université Aube nouvelle a saisi l’opportunité de la célébration de la Journée internationale de la langue chinoise le vendredi 19 avril pour offrir une immersion dans la culture chinoise à ses étudiants.
Pour Zhang Wei, Directeur l’Institut Confucius, la langue est un pont entre les civilisations.
Organisée en collaboration avec l’Institut Confucius de Bobo Dioulasso, cette initiative avait pour objectif, aux dires du Directeur l’Institut Confucius Zhang Wei, d’inciter les étudiants à s’intéresser davantage à la langue et la culture chinoises. Pour ce faire, l’occasion leurs a été offerte de s’essayer à la calligraphie, à l’art martial et au thé chinois. Les participants ont également eu l’opportunité de revêtir des tenues traditionnelles chinoises le temps d’une journée.
Lors de la journée, l’occasion a été donnée aux participants d’arborer les tenues traditionnelles chinoises.
Le Directeur de l’Institut Confucius s’est dit satisfait de l’engouement que les différentes activités ont suscité auprès des étudiants. En effet, le stand consacré au thé chinois grouillait d’étudiants, contents de le déguster pour la première fois. Le thé, aux dires de Zhang Wei, est une partie constituante de la culture chinoise. Pour lui, la nation chinoise a écrit une page brillante de sa culture de thé dans l’histoire de la civilisation mondiale. La Chine, a-t-il rappelé, est réputée pour ses compétences en plantation et préparation du thé. Il s’est dit convaincu que pendant la cérémonie de préparation du thé offerte à l’occasion de la journée internationale de la langue chinoise, l’amitié est augmentée, la vertu cultivée et les valeurs traditionnelles apprises.
Sarah Tiemtoré, étudiante en anglais a géré un stand spécialisé dans l’apprentissage des caractères chinois.
Zara Yé, étudiante en Anglais a quant à elle manifesté un grand intérêt pour les costumes chinois qui ont toujours égaillé sa curiosité depuis l’enfance. Elle n’a donc pas hésité à enfiler plusieurs afin de se faire photographier par ses amies. « La culture chinoise est très belle et riche », a-t-elle apprécié. Pour la jeune étudiante, la Chine est un partenaire privilégié et fiable qui peut aider le Burkina Faso à faire face aux défis auxquels il est confronté actuellement. Elle a donc souhaité que la coopération sino-burkinabè se développe davantage.
L’art martial chinois a aussi été présenté aux étudiants lors de la célébration de la journée de la langue chinoise.
Sarah Tiemtoré, étudiante en anglais voit également d’un bon œil les relations diplomatiques entre la Chine et le Burkina Faso. Passionnée de la culture chinoise, elle est plus attirée par les caractères chinois. C’est pourquoi, elle s’est inscrite pour apprendre le Mandarin dès que l’opportunité lui a été offerte au sein de son institut. Gérante d’un stand spécialisé dans l’apprentissage des caractères chinois à l’occasion de la Journée internationale de la langue chinoise, elle était heureuse d’aider ses camarades à réaliser leurs premiers caractères chinois.
Le Syndicat national des commerçants du Burkina (SYNATCOMB) a lancé officiellement, les activités de la Caisse d’épargne et de financement du secteur informel (CEF-SI), le samedi 20 avril 2024, à Sankariaré (Ouagadougou).
La Caisse d’épargne et de financement du secteur informel (CEF-SI) est désormais opérationnelle. Mise en place par le Syndicat national des commerçants du Burkina (SYNATCOMB), les activités ont été officiellement lancées, le samedi 20 avril 2024, à Sankariaré (Ouagadougou). Selon le Secrétaire général(SG) du SYNATCOMB, Roch Donatien Nagalo, la mise en place de cette micro-finance vise à répondre aux préoccupations des acteurs de la chaine de l’économie qui peinent à trouver des moyens de financement de leurs projets.
Selon le SG du SYNATCOMB, Roch Donatien Nagalo : « le syndicat est engagé à apporter sa part contributive à l’atteinte des objectifs de la Transition ».
Aussi, M. Nagalo a expliqué que le SYNATCOMB en partenariat avec d’autres acteurs privés a eu l’initiative de mettre en place une structure de micro-finance dans le but d’accompagner ses membres du secteur informel et contribuer au développement économique du Burkina pays. «Nous mettons ainsi à la disposition de nos membres et tous ceux qui le souhaitent adhérer à la vision que nous entendons incarner, un outil de financement pensé pour répondre au mieux à leurs besoins », a précisé le SG du SYNATCOMB. C’est pourquoi, la CEF-SI, a-t-il dit va tendre la main à tous ceux qui se sentent exclus du système de financement jusque-là proposé.
Le CEF-SI se veut une réponse aux préoccupations des exclus du système classique de financement.
« Dans une première phase, nous procédons à l’ouverture des agences de Sankariaré et Tanghin/marché à bétail. Nous envisageons une extension dans les chefs-lieux de régions et de provinces », a indiqué M. Nagalo. Pour le secrétaire administratif du SYNATCOMB, El Hadj Inoussa Kaboré, avec l’ouverture de la CEF-SI, c’est la concrétisation d’un rêve de 2015 qui devenu une réalité. « Chers camarades, réjouissez-vous et félicitez-vous. Car, la révolution économique que vous avez souhaité mettre en place depuis 2015 commence à porter ses fruits avec le lancement du CEF-SI », a-t-il lancé. Commerçant au grand marché de Ouagadougou, Salifo Guinko, représentant des commerçants, n’a pas caché son satisfecit.
Salifo Guinko, représentant des commerçants, n’a pas caché son satisfecit. « cette caisse pourra aider nous les petits commerçants du secteur informel à développer nos activités ».
«Nous l’attendons depuis des années pour mener nos petites activités. De nos jours, avec la crise sécuritaire, il est difficile d’avoir des prêts bancaires. Mais, cette caisse pourra aider nous les petits commerçants du secteur informel à développer nos activités », est convaincu M. Guinko. «J’invite l’ensemble des acteurs du secteur informel à venir ouvrir leur compte au sein de cette organisation qui contribuera d’une manière ou d’une autre pour tous les petits commerçants de faire fructifier leurs affaires », a -t-il recommandé.
Le SG du SYNATCOMB, Roch Donatien Nagalo a invité tous les membres du SYNATCOMB surtout les acteurs du secteur informel qui se sentent en marge du système de financement classique, à une adhésion massive à cette micro-finance et d’en faire l’outil de financement de leurs projets. Mais surtout d’œuvrer à sa gestion efficiente et responsable pour aider aussi les autorités de la Transition sous le leadership du Président Ibrahim Traoré dans l’atteinte des leurs objectifs de prospérité économique du Burkina.
La confrérie dozo de la Léraba a organisé, les 19 et 20 avril 2024 à Sindou, des journées provinciales pour réaffirmer aux autorités du Burkina Faso, leur engagement pour la reconquête du territoire national. Plusieurs activités ont ponctué ces journées. La cérémonie officielle a connu la présence du général de brigade Kassoum Coulibaly, ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens combattants, invité d’honneur de l’édition et du commandant Ismaël Sombié, ministre en charge de l’agriculture. Les délégations des confréries sœurs de la Côte d’Ivoire et du Mali ont répondu à l’invitation de leurs homologues du Burkina.
C’est dans la dynamique d’une réplique citoyenne à l’appel à la mobilisation générale lancé par le capitaine Ibrahim Traoré, Président de la Transition, que la confrérie dozo de la Léraba a entrepris de mobiliser ses membres afin de participer à la synergie d’actions pour la libération totale du Burkina Faso.
Et ces journées provinciales, aux dires du président du comité d’organisation de la 1re édition de la confrérie dozo de la Léraba, Braima Traoré, se présentent comme une tribune de manifestation de l’engagement des dozos aux côtés des autorités de la Transition pour une mise en œuvre réussie des initiatives de reconquête de l’intégrité du territoire, de promotion de la paix et de la cohésion sociale.
Selon le ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général Kassoum Coulibaly, les dozos abattent « un grand travail » et ils sont en harmonie avec les Forces de défense et de sécurité (FDS) dans cette partie du pays. Ces journées, a-t-il dit, sont une opportunité pour remercier la confrérie dozo au nom du chef suprême des armées. A en croire le patron de la défense nationale, les goulots d’étranglement pour la participation des dozos à la lutte contre ces forces du mal ont été levés. « Les dozos ont accepté volontairement se faire former comme des VDP, mais ils gardent une certaine autonomie pour leur activité », a fait savoir le général Kassoum Coulibaly.
L’essentiel, a poursuivi le ministre d’Etat, est que chaque Burkinabè, à quelque niveau qu’il soit, soit engagé pour mener à bien cette lutte contre le terrorisme. Les journées provinciales, a expliqué les organisateurs, visent à créer un cadre périodique d’expression et de mobilisation des composantes de la confrérie dozo afin d’optimiser une meilleure participation de ces acteurs à l’œuvre de développement. C’est pourquoi le parrain de l’édition, Lamine Coulibaly, par ailleurs administrateur général de l’Agence africaine du bâtiment et des travaux publics, a rassuré le comité d’organisation de sa disponibilité pour « jouer à fond » sa partition pour que l’événement se perpétue et grandisse.
La participation des confréries sœurs de la Côte d’Ivoire et du Mali a été saluée par le ministre d’Etat, ministre de la Défense nationale. « Cela démontre que dans la région, elles coopèrent ensemble et il y a une symbiose caractérisée entre elles », a-t-il déclaré. Et d’ajouter qu’il faut mettre cela à l’actif des populations qui ont été divisées par les frontières coloniales. Durant ces 48 heures, plusieurs activités ont été mises en œuvre.
Il s’agit entre autres de la conférence inaugurale sur le thème des journées, des rites d’adoration et d’intercession pour la protection des forces engagées dans le combat contre les forces du mal, l’engagement et du soutien à l’œuvre de restauration de la sécurité et de la cohésion sociale. Aussi, des activités de sensibilisation des membres de la confrérie sur des thématiques en lien avec leur rôle dans la dynamique de sécurisation du territoire et sur la législation en matière de détention d’armes à feu et les dispositions relatives à la lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre ont été menées
à l’occasion de cette première édition.
Le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire ont donné, le vendredi 19 avril 2024 à Niangoloko (Burkina), un nouveau départ à leurs relations de coopération qui ont été mises à mal ces derniers mois, par des incompréhensions.
« Nous quittons Niangoloko avec les cœurs remplis de joie. Nous avons passé en revue tous les points des relations entre les deux pays et je peux vous assurer que cette réunion de Niangoloko donnera un nouveau départ aux relations entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire. On ne peut que se féliciter pour ce qui vient de se passer ce jour et je n’en dirai pas plus », a affirmé, le vendredi 19 avril 2024, le ministre d’Etat ivoirien de la Défense, Téné Birahima Ouattara.
Le ministre ivoirien s’exprimait au terme d’une rencontre sollicitée par lui auprès de son homologue burkinabè, le général de brigade Kassoum Coulibaly.
« Nous espérons que nous reprendrons un nouveau départ dans le cadre du renforcement des relations entre nos deux pays pour lutter contre le terrorisme dans notre sous-région et les différents trafics qui ont lieu à la frontière commune entre nos deux pays », a estimé le général Coulibaly.
Ces derniers mois, les relations entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso ont connu des tensions liées aux arrestations de deux gendarmes ivoiriens et de deux éléments des forces combattantes burkinabè, accusés d’avoir franchi la frontière avec leurs armes de service. De l’avis du ministre d’Etat Ouattara, s’il existe « des points d’achoppement », il faut les régler pour « aller de l’avant». « Cette rencontre que nous avons souhaitée, nous partie ivoirienne, était très utile pour nous permettre de nous parler.
Les peuples qui sont de part et d’autre de ces frontières ont pratiquement beaucoup de choses en commun. (….) Et pour ce faire, ces deux peuples doivent tout faire pour rester ensemble », a-t-il expliqué.
Pour le ministre d’Etat Kassoum Coulibaly, il sied que les deux nations voisines se parlent toujours et fassent en sorte qu’il n’y ait pas de rupture de dialogue. « Nous souhaitons vivre dans un espace commun de sécurité dans la fraternité et la cordialité.
Chers frères, vous êtes chez vous. Il n’y a peut-être qu’une bande imaginaire qui nous sépare, (mais) on est ensemble », avait déclaré le général de brigade Kassoum Coulibaly à l’ouverture des travaux. Le ministre d’Etat Téné Birahima Ouattara a saisi l’occasion pour féliciter le Burkina Faso pour les victoires engrangées dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Il a fait part du soutien du Gouvernement ivoirien et affiché sa compassion face aux pertes subies dans le cadre de cette guerre.
Le directeur de cabinet du ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel major Pale Ollo Alain, a présidé la cérémonie d’ouverture de la première édition du concept « Epouse de soldat, cœur de soldat », vendredi 19 avril 2024, à Ouagadougou.
Pour résoudre le problème du terrorisme, il faut que les épouses des soldats les rendent heureux au retour dans leurs différentes familles. C’est ce qui sous-tend l’initiation du concept « Epouse de soldat, cœur de soldat » par Yolande Kalwoulé. La cérémonie d’ouverture de la première édition de ce nouveau concept a été présidée par le directeur de cabinet du ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel major Palé Ollo Alain, vendredi 19 avril 2024, à Ouagadougou.
Mme Kalwoulé, l’initiatrice, a expliqué que les femmes des soldats sont confrontées à des difficultés telles que le stress, les soucis, les insomnies etc., lorsque leurs époux sont au front. Alors qu’elles ont un rôle capital dans l’épanouissement de leurs maris et la réussite de leur mission. Selon elle, l’épouse du militaire doit avoir un cœur capable d’accompagner son mari et faire en sorte qu’il soit heureux étant sur le terrain de combat. De plus, elle a ajouté que la femme du militaire est aussi celle qui fait face à des responsabilités dans la gestion financière en l’absence de son conjoint.
A cet effet, lors de cette première édition du concept « Epouse de soldat, cœur de soldat », des communications ont été présentées sur la gestion du stress, la gestion financière et l’utilisation responsable des réseaux sociaux. Le colonel major Palé Ollo Alain a salué l’initiative et a promis que les autorités sont prêtes à accompagner de telles idées pour que les résultats escomptés soient atteints dans de meilleurs délais.
Pour la coordonnatrice de l’association des épouses des militaires, Djamilatou Sanou, cette rencontre a été un grand bonheur pour les épouses des soldats. Elle a remercié Mme Kalwoulé pour l’initiative. « Nous sommes une association et nos moyens sont limités et nous demandons aux autorités de nous accompagner avec des formations pour que nous soyons plus autonomes », a sollicité Mme Sanou.
L’Assemblée législative de Transition a adopté le projet de loi portant règlementation générale de la commande publique au cours de la plénière, du samedi 20 octobre 2024, à Ouagadougou.
La loi 039/2016 qui régissait la commande publique au Burkina Faso n’est plus d’actualité. En effet lors d’une séance plénière de l’Assemblée législative de Transition, samedi 20 avril 2024, les 59 députés présents ont voté à l’unanimité la nouvelle loi qui encadre dorénavant la commande publique au pays des Hommes intègres.
Pour la ministre déléguée chargée du budget, Fatimata Bako/Traoré, la nouvelle loi va permettre de garantir l’indépendance de l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP), d’assurer la cohérence du système de sanctions, en le rendant plus efficace et de respecter les normes sociales et environnementales par rapport à l’acquisition des biens et services. Et pour cause, les dépenses publiques constituent un élément central dans le dispositif de gestion des collectivités publiques.
Elles s’exécutent pour la plupart, par le biais des marchés publics. Au regard de leur importance en volume et en valeur, les marchés publics ont une influence considérable sur la bonne gestion des affaires publiques et participent significativement au développement économique et social du pays. « Cela justifie la nécessité de mettre en place un système solide pour leur gestion, qui soit conforme aux standards internationaux et communautaires et qui repose sur des textes réglementaires clairs et compréhensibles », a poursuivi la ministre.
La nouvelle loi sur la commande publique introduit plusieurs innovations. Il s’agit de l’inscription de l’intégrité des acteurs comme un des principes de base de la commande publique. Désormais aux termes de la loi, les achats publics durables prennent en compte non seulement l’aspect économique mais également la prise en charge sociale et environnementale. Par ailleurs, elle renforce les attributions de l’ARCOP qui peut désormais sanctionner directement les agents publics indélicats.
Avec la nouvelle réglementation, il n’est plus possible de suspendre l’ensemble d’une commande publique à la suite d’un recours, car le référé-suspension a été retiré. « Cette disposition législative était mal appliquée, parce que de nombreux abus étaient constatés, avec pour conséquence, des difficultés pour l’Etat, de rendre disponibles très rapidement, les infrastructures pour lesquelles des commandes publiques étaient passées », a expliqué la ministre déléguée chargée du budget.
Les ministres d’Etat en charge de la défense burkinabè, le général de brigade, Kassoum Coulibaly et ivoirien, Téné Birahima Ouattara, se sont rencontrés, le jeudi 18 avril 2024 à Niangoloko, à la frontière ivoiro-burkinabè. « Nous quittons Niangoloko avec les cœurs remplis de joie.
Nous avons passé en revue tous les points des relations entre les deux pays et je peux vous assurer que cette réunion de Niangoloko donnera un nouveau départ aux relations entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire.
On ne peut que se féliciter pour ce qui vient de se passer ce jour et je n’en dirai pas plus », a affirmé Téné Birahima Ouattara au terme de la rencontre. Pour sa part, le ministre d’Etat, Kassoum Coulibaly, a fait savoir « qu’il sied que les deux nations voisines se parlent toujours et fassent en sorte qu’il n’y ait pas de rupture de dialogue ».
Cette rencontre porte un symbole fort eu égard au fait que les relations entre les deux voisins ont été marquées par des incompréhensions depuis quelque temps. Si le Burkina l’a acceptée, à la demande de la Côte d’Ivoire, c’est qu’il a accueilli favorablement cette main tendue, dans un contexte sécuritaire difficile avec des attaques terroristes qui
n’épargnent personne. De plus Ouagadougou et Abidjan savent également que l’insécurité et développement ne font pas bon ménage.
Le plus important c’était donc ce contact direct de Niangoloko où Burkinabè et Ivoiriens ont donné une leçon de realpolitik. Les temps ont changé, il faut faire avec, en prenant ses responsabilités.
Ces deux pays, à travers « l’Opération Comoé » menée en 2020, avaient mobilisé des soldats pour traquer les bandits armés qui écument leur frontière commune. La Côte d’Ivoire et le Burkina Faso ont fait de la paix un socle, de sorte à pouvoir trouver solution à tout différend ou problème commun.
Vu l’actualité des deux pays, d’autres questions pourraient s’inviter comme celle liée au tracé frontalier entre deux pays qui, il n’y a pas 100 ans, constituaient une seule et même entité.
Le général Kassoum Coulibaly et son homologue ivoirien Birahima Ouattara ont-ils pu aborder toutes ces questions, en une seule journée ? Le temps compte et il ne faut pas le perdre.
Ils se sont refusé à divulguer le contenu des discussions, réservant l’exclusivité aux présidents Ibrahim Traoré du Burkina et Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire. Cela veut certainement dire que cette première rencontre pourra engendrer d’autres. Quoi que l’on dise, cette rencontre était plus que nécessaire, et bien de patriotes ivoiriens et burkinabè n’en espèrent pas mieux.
La secrétaire générale adjointe du ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Adama Segda, a installé officiellement les différents membres du jury de la 27e édition du concours prix Galian, vendredi 19 avril 2024, à Ouagadougou.
Baromètre de la qualité des productions des journalistes au Burkina, le concours prix Galian est l’activité phare qui récompense les meilleures productions journalistiques. Ainsi, quelques jours après la clôture du dépôt des candidatures, la Secrétaire générale adjointe du ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Adama Segda, a installé les membres des jurys du prix, vendredi 19 avril 2024, à Ouagadougou.
Pour cette édition, elle a révélé que 4 jurys ont été créés dont celui de la presse écrite, de la presse en ligne, des langues nationales et de la radiodiffusion sonore et télévisuelle. Ces jurys ont pour missions, d’après la secrétaire générale adjointe, d’examiner et de statuer sur les œuvres en compétition publiées ou diffusées par un organe de presse burkinabè durant la période du 1er janvier au 31 décembre 2023.
En procédant à leurs installations, Mme Segda a notifié que les membres de jurys ont la responsabilité individuelle et collective de vérifier l’authenticité des œuvres en compétition, à analyser et faire des observations, à énumérer les forces et les faiblesses de chaque œuvre en compétition, à formuler des recommandations à l’endroit des candidats en vue d’améliorer les productions journalistiques et à mener des investigations afin de déceler les cas de fraude et de prononcer des sanctions à l’encontre de candidats fautifs.
« Il vous incombe de présélectionner les œuvres pour les prix spéciaux, de designer les lauréats du concours et de statuer avec les autres membres de jurys sur les meilleures productions en vue de la désignation du super Galian », a-t-elle indiqué. Elle a poursuivi qu’à l’occasion de cette 27e édition, 296 œuvres ont été reçues de 148 candidatures. Ces dernières sont reparties comme suit : 94 œuvres de 47 candidatures en presse écrites, 114 œuvres de 57 candidats en audiovisuelle, 28 œuvres en langues nationales de 14 candidats et 60 œuvres en presse en ligne de 30 candidats.
Le concours prix Galian, d’après Mme Segda, représente plus qu’une simple compétition. « Il est la volonté du gouvernement à accompagner et à encourager l’excellence dans le paysage médiatique burkinabè. C’est une tribune précieuse pour célébrer et reconnaitre l’engagement et le dévouement des hommes et des femmes de medias », a-t-elle souligné. Face à la crise sécuritaire et humanitaire que vit le Burkina Faso, la présidente de la cérémonie a invité les professionnels des médias à jouer leur partition aux côtés du peuple en utilisant la plume, le microphone et la camera au service de l’intérêt général. Un plus de professionnalisme sollicité dans le traitement de l’information, objet poursuivit d’ailleurs, a-t-elle dit, par le concours prix Galian.
Dans la commune de Bittou (Boulgou, Centre-Est), les forces combattantes ont mis la main en début avril, sur Idrissa Diallo alias Abou Youssoufa, un important recruteur de terroristes, a appris l’AIB le samedi 20 avril 2024.
Les forces combattantes engagées dans la reconquête de l’intégrité territoriale du Centre-Est ont mené, le 5 avril 2024, une opération dans la forêt de Sangabouli, commune de Bittou, province du Boulgou, région du Centre-Est. Dans cette forêt, les boys ont fait une grosse prise en la personne de Idrissa Diallo alias Abou Youssoufa.
Ce terroriste originaire de Guildjèga, commune de Bittou, a rejoint les forces du mal en 2018 dans la forêt de Soudougui. Plus tard, le malfaiteur s’installera dans la forêt de la Nouaho/ Bittou, puis de celle de Hourtougou/Bané. Diallo Idrissa alias Abou Youssoufa est surtout connu comme étant un élément important dans le recrutement de terroristes au profit des bases terroristes de l’Est et du Centre-Est, assurent les sources de l’AIB.
Le criminel a participé à plusieurs attaques et déguerpissements de villages jouxtant l’axe Bittou-Cinkanssé. Selon les interlocuteurs de l’AIB, l’interpellation de Diallo Idrissa alias Abou Youssoufa va considérablement diminuer le recrutement de jeunes dans les groupes armés terroristes au Centre-Est.
Dans la nuit du samedi 20 au dimanche 21 avril, une unité des forces combattantes a mis fin parcours d’un terroriste qui sévissait dans la province des Banwa.
L’information est donnée par Agence d’Information du Burkina.
D’après l’agence, c’est à 5 kilomètres de Solenzo que le terroriste a été retrouvé et neutralisé.
Selon des sources sécuritaires, le terroriste était recherché depuis sa dernière attaque le 11 avril contre un véhicule de transport « Dina » en partance pour Solenzo, blessant un passager, a ajouté l’AIB.