L’hyperhidrose est un nom médical qui désigne une transpiration excessive. Dans cette affection, les personnes atteintes transpirent de façon très importante au niveau de certaines zones du corps ou sur tout le corps. Cette affection, quelle que soit son origine, peut avoir un impact particulièrement important sur la vie sociale et professionnelle. Dr Angèle Ouangré, dermatologue au Centre hospitalier universitaire Yalgado-Ouédraogo explique son origine, ses manifestations et ses complications.
Sidwaya (S) : Qu’est-ce que hyperhidrose ?
Angèle Ouangré (A.O.) : L’hyper-hidrose est la production de la sueur qui est supérieur à la normale. Cette norme est propre à chaque individu et en fonction aussi d’un certain nombre de facteurs qui restent à définir. Cette hyperhidrose peut être primaire ou secondaire.
Avant de parler de hyperhidrose, je vais vous parler du rôle de la sueur dans l’organisme. La physiologie de la transpiration, de la sécrétion de sueur qui se fait par des glandes. Il y’a deux types de glandes qu’on appelle les glandes sudoripares écrines et apocrines. La sueur participe à la thermorégulation du corps. Elle lui permet de lutter contre les élévations de température interne et externe.
En s’évaporant, elle refroidit la température interne du corps : chaque gramme de sueur évacue 2,4 Kj (Kilojoules). La sueur (écrine) possède une forte teneur en acide lactique, urée, acides aminés et chlorure de sodium qui sont les constituants principaux du Facteur d’hydratation naturelle ou NMF.
Elle participe donc à l’élaboration du film hydro-lipidique de surface et maintient la moiteur de la couche cornée. La sueur possède des propriétés antiseptiques et antifongiques, attribuées à son pH acide. L’acide urocanique jouerait un rôle dans la protection solaire. La sécrétion permanente de sueur au niveau palmo-plantaire améliore la préhension des objets ainsi que la marche et la course en évitant le glissement
S : Quand dit-on que la sueur est à la norme ?
A.O. : C’est une norme qui dépend de plusieurs facteurs par exemple si vous êtes exposés à la chaleur, si vous êtes dans une atmosphère qui ne fait pas chaud, ou bien si vous faites un effort physique et donc ce sont les circonstances qui déterminent la norme.
S : Quelles sont les différents types d’hyperhidrose ?
A.O. : On distingue deux types d’hyperhidrose. Il y a les hyperhidroses généralisées qui touchent tout le corps et les hyperhidroses localisées qui concernent une partie du corps (mains, aisselles ou le visage).
S : Quelles sont les causes de l’hyperhidrose ?
A.O. : Les hyperhidroses généralisées sont toujours secondaires à un dérèglement interne. L’hyperhidrose constitue une réponse physiologique à la fièvre. La sueur participe à la thermorégulation (régulation de la température) du corps. Elle lui permet de lutter contre les élévations de température interne et externe.
En s’évaporant, elle refroidit la température interne du corps. Les hyperhidroses généralisées se rencontrent dans de nombreuses maladies : maladies neurologiques, maladies psychiatriques (anxiété, dépression), maladies générales (palu-disme, la tuberculose, l’hyperthyroïdie, hypoglycémie, intoxica- tion au mercure, ménopause …..).
La recherche d’une cause médicamenteuse doit être systématique afin d’éviter des examens inutiles. Quant aux hyperhidroses localisées, elles sont le plus souvent symétriques, atteignant les paumes et les plantes, les aisselles et la face. Les hyperhidroses localisées axillaires et palmoplantaires sont les plus fréquentes. Elles débutent vers la puberté et tendent à diminuer après 40 ans, disparaissent habituellement chez le sujet âgé. Elle est caractérisée par des hypersudations axillaires
et palmoplantaires bilatérales, symétriques, permanentes, majorées par l’émotion et le stress indépendamment des phénomènes de thermorégulation.
Elles traduisent une perturbation de la régulation sécrétoire. Les hyperhidroses faciales font ressortir l’hyperhidrose gustative qui est peu fréquente, peut être associée à une encéphalite, une parotidite, un abcès de la parotide. Il y a la conséquence d’un zona, d’une neuropathie diabétique, d’une sympathectomie thoracique. Le siège : -médio ou latérofacial, déclenchée par la vue d’un aliment désiré, ou par la mastication.
S : Quelles sont les conséquences de l’hyperhidrose ?
A.O. : Les conséquences sont diverses en fonction du siège de l’hyperhidrose. L’hyperhidrose augmente le risque d’infections cutanées (dermatophytes, intertrigo, verrues). L’hyperhidrose axillaire est généralement mal vécue à cause de son retentissement vestimentaire, esthétique et olfactif. Quant à hyperhidrose palmaire, elle a un retentissement sur les études (cahiers et copies tachés) la vie professionnelle (métier nécessitant une préhension fine, la manipulation d’objets sensible à l’humidité ou en contact avec l’électricité…) la vie sociale et affective en générale (poignée de main désagréable car mains moites)…l’hyperhidrose plantaire est responsable de macération, source d’infection bactériennes et mycosiques. Parfois allergie de contact aux constituants des chaussures.
S : Quand consulter pour une hyperhidrose ?
A.O. : L’hyperhidrose est souvent un problème chronique, on peut consulter un médecin au moment voulu en cas de transpiration anormale.
S. : Lorsqu’il fait frais et que vous transpirez, il faut consulter ?
A.O. : Normalement. Ils sont toujours dus à un dérèglement interne. Hyperhidrose est une réponse à la fièvre. La sueur participe donc à la régulation de la température. Elle permet en fait au corps de lutter contre l’élévation de température interne et externe du corps. Il y a des maladies neurologiques qui peuvent causer des transpirations, des maladies psychiatriques telles que l’anxiété, la dépression, le stress.
Les maladies telles le paludisme, quand la fièvre s’élève il y a une hyperhidrose qui fait baisser la température. Il y a des malades qui suent la nuit donc cela peut rentrer dans le diagnostic d’un certain nombre de maladies. Ce sont les maladies telles que l’hypoglycémie. Il y a aussi le cas de la ménopause où il y a des bouffées de chaleur qui provoque aussi une transpiration mais ce n’est
pas une transpiration permanente. La recherche d’une cause médicamenteuse doit être faite. On a un certain nombre de médicaments aussi qui peuvent entrainer une hyperhidrose.
S : Comment se manifeste l’hyperhidrose ?
A.O. : L’hyperhidrose se manifeste de plusieurs manières. Elle se manifeste soit par une transpiration permanente, crises sudorales intenses, parfois sévères, accompagnés d’érythème, d’oedème, parfois de douleur avec une cyanose froide des extrémités (par évaporation). Entre les crises, la sudation peut être majorée par la chaleur (saison, profession). Elle peut se manifester aussi par une transpiration intermittente favorisée par certains facteurs : stimulus psycho affectif, émotion, stress, simple effort de concentration intellectuelle (calcul mental) ou physique.
S : Est-ce qu’il peut y avoir des complications ?
A.O. : Les complications sont surtout d’ordre psychologique car elle altère la qualité de vie de la personne. Elles ont un retentissement sur le travail professionnel. Il est donc conseiller de prendre suffisamment d’eau lorsque vous transpirez beaucoup.
S : Qui sont les personnes susceptibles d’avoir une hyperhidrose ?
A.O. : Je n’ai pas de chiffre par rapport à cela. Mais elle concerne majoritairement les personnes entre 25 et 75 ans. Les enfants peuvent avoir une hyperhidrose. Sur le plan physiologie, plus l’âge augmente, plus ça diminue. Et sur le plan génétique ou familial, quand il y a une personne qui a une hyperhidrose et que vous l’interrogiez, dans la même famille, il y a d’autres personnes qui transpirent beaucoup.
S. : Comment prévenir l’hyperhidrose ?
A.O. : Pour prevenir l’hyperhidrose, il faut porter de vêtements adaptés, éviter les vêtements en matière synthétique au profit de matières naturelles (coton lin ou la laine). Eviter les chaussures en matière plastique. Eviter les aliments qui augmentent la transpiration tels les épices. Contrôler ou maitriser son stress.
S. : Comment traiter l’hyperhidrose ?
A.O. : Il existe plusieurs types de traitement, et en particulier pour l’hyperhidrose localisée. Le traitement est à adapter au cas par cas. L’on peut utiliser les Anti transpirants de contact: à base de sels d’aluminium, sans sel d’aluminium, l’Ionophorèse, les injections de toxines botuliniques. Et aussi des traitements chirurgicaux de l’hyperhidrose idiopathique : sympathectomie endoscopique trans-thoracique (SET).
S. : Quels sont vos conseils ?
A.O. : Adopter une hygiène quotidienne, prendre le temps de sécher correctement le corps après la douche surtout les plis. Il faut boire suffisamment d’eau pour compenser la transpiration excessive afin d’éviter de se déshydrater. Il faut choisir des vêtements adaptés, pour ceux qui transpirent des mains, il faut avoir des pochettes sur soi pour sécher les mains. Pour ceux qui transpirent des pieds, il faut changer les chaussettes quotidiennement, il faut porter des chaussettes en coton, cela permet d’aspirer l’eau, il faut sécher les chaussures avant de les reporter.
Entretien réalisée par Wamini Micheline OUEDRAOGO












Nous avons vécu une entame de rencontre où les Etalons ont fait circuler le ballon, avec beaucoup de mouvements, de solidarité entre les joueurs. Nous avons vu aussi qu’il y a des automatismes qui sont en train de se créer. Mais, nous avons toujours le même péché, ne pas beaucoup marquer des buts alors que nous nous sommes créés des occasions. Cependant, avec ce que nous avons vu, l’engagement qu’il y a eu et la profondeur de banc et les automatismes qui se mettront en place, les coachs vont pouvoir travailler pour de meilleurs résultats. Notre attaquant de pointe aujourd’hui, Lassina Traoré qui n’a pas pu jouer la CAN était présent. Il est en train de reprendre la compétition et nous avons vu son état d’esprit avec ces coéquipiers. Cela augure de bonnes choses pour la suite. Je les ai vus dans le vestiaire et nous n’avons pas de blessés. Les coachs ont pu tirer des enseignements. C’est la première fois que ce trio est ensemble. C’est leur première liste, ils auront le temps d’ajuster pour que le mardi (NDLR : contre le Niger) nous marquons plus de buts.
J’ai assisté à un match bien animé, à une volonté de jouer. En tout cas, j’ai vu une équipe décidée. Au-delà de la défaite, c’est une équipe qui se met en place et nous pouvons continuer de voir ce que cela va donner pour les prochains matchs. Mais j’ai bon espoir, parce qu’on sent après la CAN une volonté de repartir sur de meilleures bases et reconstruire dans la durée. C’est un peu la mission de Brama Traoré, c’est-à-dire nous reconstruire une équipe dans la durée. Et c’est dans cet esprit que nous sommes. C’est le sélectionneur lui-même qui a composé son staff. Il a eu la liberté de le faire et c’est la première fois que cela arrive. C’est de notre volonté de faire confiance à Brama Traoré, à l’expertise nationale et aussi de les laisser travailler. Sur ce point-là nous sommes clairs et nets : ils ont la responsabilité de l’équipe entière. Ils sont donc libres de leur choix.
Au-delà du résultat, c’est le contenu du match qui retient notre attention. Nous avons voulu voir ce que ces jeunes joueurs étaient capables de faire. Nous avons vu sur le plan du contenu qu’il y a des choses à retenir, même s’il qu’il y a eu des ratées avec toujours l’éternel problème des balles arrêtées. Nous avons péché sur le plan de l’animation offensive. Même si nous avons marqué un seul but, il y avait des situations pour en marquer d’autres. Nous nous sommes créés des occasions de buts que nous n’avons pas pu concrétiser. Nous allons continuer à travailler, il n’y a pas lieu de se décourager. Ce sont de jeunes joueurs que nous avons alignés. Ils vont se bonifier au fil des matchs. Le prochain match face au Niger sera très important parce que le fait de perdre ce soir nous met déjà la pression. Nous allons travailler sereinement pour corriger nos erreurs constatées ce soir et pouvoir aborder le match avec beaucoup de chance de notre côté.
Nous avons malheureusement perdu ce soir, mais je suis content du groupe. Nous nous sommes adaptés au système en début de match, mais nous avons baissé de régime après et nous avons encaissé le but. Après nous avons su revenir. En seconde période, nous avons entamé le match avec un peu plus de difficultés. Nous avons encaissé le 2e but et nous n’avons pas pu revenir. Nous sommes déçus de la défaite mais nous sommes fiers de ce que le groupe a produit comme jeu, nous espérons continuer sur cette lancée. Il y avait des nouveaux dans le groupe et c’était compliqué d’avoir des automatismes. Mais en travaillant, nous allons réussir à nous comprendre sur le terrain. C’est le premier match, nous allons nous remobiliser pour le second.




