SNC Bobo 2024 : la pelouse du stade Sangoulé-Lamizana fera peau neuve pour l’ouverture

Le ministre d’Etat, ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo et celui des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Boubacar Savadogo ont visité le stade Sangoulé-Lamizana, samedi 6 avril 2024 à Bobo-Dioulasso.

Retenue pour abriter la cérémonie d’ouverture de la 21e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC), la pelouse du stade Sangoulé-Lamizana de Bobo-Dioulasso est en mauvais état. C’est le constat fait par le ministre d’Etat, ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, accompagné de son collègue des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Boubacar Savadogo, lors d’une visite, samedi 6 avril 2024, à Bobo-Dioulasso. A trois semaines de l’ouverture de cette biennale de la culture, acte 21, prévue du 27 avril au 4 mai prochains, cette pelouse doit être changée complètement. Le ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Boubacar Savadogo, a rassuré son homologue que toutes les dispositions seront prises pour que le défilé des troupes et des parades se tiennent sur la piste d’athlétisme qui est en état de délabrement. Quant à la pelouse, le premier responsable du département des Sports a indiqué qu’elle sera couverte avec des gazons synthétiques qui doivent venir de Ouagadougou. A l’en croire, les dispositions seront prises pour qu’avant le 27 avril 2024 tout soit mis en place afin de parer aux difficultés qui existent. « Nous allons relever le défi de la cérémonie d’ouverture de la SNC. Nous allons accompagner le ministère en charge de la culture pour toutes les belles actions qui sont faites et surtout ce gros patrimoine qui est la SNC », a souligné Boubacar Savadogo. Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo est reparti satisfait de la visite. Pour rappel, la 21e édition de la SNC se tiendra sur le thème : « Culture, mémoire historique et sursaut patriotique pour un Burkina nouveau ».

Noufou NEBIE

Benonezigouwala SOMDA (Stagiaire)

Ouattara-Soro : vers une réconciliation ?

C’est un fait inédit qui s’est produit la semaine passée, tant il était difficile d’imaginer un rapprochement entre ces deux hautes personnalités politiques en Côte d’Ivoire. L’ancien Premier ministre, Guillaume Kigbafori Soro, a eu courant mars dernier, un échange téléphonique avec le président ivoirien, Alassane Ouattara. La nouvelle a été portée au grand public via un communiqué en date du 4 avril 2024, signé de Moussa Touré, responsable à la communication du mouvement de Guillaume Soro, Générations et peuples solidaires (GPS). En brouille, au point de se haïr, les deux hommes ne s’étaient plus parlé directement depuis plus de cinq ans ! L’entretien entre Ouattara et Soro qui s’est voulu cordial, a permis à l’ex-chef du gouvernement de saluer le début de la décrispation politique en terre d’Eburnie, avec notamment les mesures d’élargissement prises en faveur de ses proches, dont le vice-président de GPS, Souleymane Koné, alias «Soul to Soul ». Eu égard à ces efforts de main tendue au sommet de l’Etat ivoirien, Guillaume Soro a pris la décision d’organiser le retour progressif des cadres de GPS en exil.

A la suite de cette annonce, une première vague d’exilés de GPS, conduite par le chef de cabinet de Guillaume Soro, Toh Marc Ouattara, sont rentrés au bercail, le samedi 6 avril dernier. Ce retour symbolique traduit la volonté de Soro d’œuvrer pour la paix et la réconciliation nationale, avec en ligne de mire la présidentielle de 2025. On le sait, l’ancien Premier ministre, en exil depuis 2019 et qui a écopé d’une condamnation à perpétuité pour atteinte à la sûreté de l’Etat, a affiché sa ferme intention de retourner dans son pays et de contribuer à sa construction. N’a-t-il pas quitté l’Europe, fin novembre, pour déposer ses valises en Afrique de l’Ouest en fin 2023 ? Il a d’ailleurs été reçu par les dirigeants de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), le capitaine Ibrahim Traoré, le colonel Assimi Goita et le général Abdourahamane Tiani. Le fait d’avoir renoué le dialogue avec Ouattara et d’ouvrir ainsi la voie au come-back de ses proches atteste du désir ardent de Soro de regagner la terre de ses ancêtres. Mais est-ce suffisant pour dire que le leader de GPS a fumé le calumet de la paix avec le chef de l’Etat ivoirien, de sorte à pouvoir rentrer tranquillement au pays quand il le veut ? Il est assez tôt pour avoir cette certitude. Il faudra voir l’évolution du dialogue entre les deux hommes pour en deviner l’issue. De toute évidence, le président Ouattara est manifestement engagé sur le chemin de la réconciliation nationale, si l’on s’en tient aux gestes déjà posés.

En plus d’avoir fait libérer Simone Gbagbo en 2018, à la faveur d’une loi d’amnistie et gracié plusieurs acteurs impliqués dans la crise post-électorale de 2010-2011, il a autorisé le retour au pays de son prédécesseur, Laurent Gbagbo et de son ministre de la Jeunesse d’alors, Charles Blé Goudé. Ces deux ex-prisonniers de La Haye vaquent tranquillement à leurs occupations en Côte d’Ivoire. Guillaume Soro pourrait peut-être bénéficier des mêmes largesses, sait-on jamais. Mais une question se pose : même si Soro parvenait à rentrer au pays, pourrait-il poursuivre ses ambitions politiques, lui qui n’a pas encore renoncé à son projet de briguer la magistrature suprême. L’ancien chef de gouvernement tient toujours à quitter le tabouret pour le fauteuil, comme il l’avait caricaturé à son départ de la tête de l’Assemblée nationale, à la suite des divergences politiques avec Ouattara. Soro souhaite d’ailleurs que la présidentielle de 2025 se déroule dans « un climat d’ouverture, d’inclusion, de transparence, de loyauté et d’exemplarité ».

Le chef de l’Etat ivoirien qui ne s’est pas encore prononcé sur son avenir politique ira-t-il dans ce sens ? Tout est possible en politique. Déjà, certains observateurs poussent l’outrecuidance en affirmant que Ouattara pourrait bel et bien se réconcilier avec Soro et faire de lui, au besoin, son dauphin pour 2025. L’avenir nous le dira…

Kader Patrick KARANTAO

Salam du Ramadan : les relations interpersonnelles ( Note synthèse )

Au nom d’Allah, Clément et Miséricordieux. Louanges à Allah, qui nous a permis, durant tout ce mois de Ramadan 2024, d’accomplir nos actes d’adoration, nos actes de dévotion parmi lesquels la tenue régulière de nos Chroniques. Que Sa paix et Ses bénédictions soient en abondance sur le Messager de miséricorde, envoyé à l’univers comme tel et sur l’ensemble des croyants de tous les temps. L’Islam est une religion de droiture qui régit la vie du croyant et de la croyante tout le long de son existence, même après sa mort. L’humain est le lieutenant d’Allah sur la terre et, en cette qualité, se doit d’être irréprochable dans ses relations avec ses semblables quels que soient leurs origines, leurs genres, leurs religions ou leurs statuts sociaux. C’est dans le but de rappeler aux croyants l’importance de cette relation que nous avons consacré les chroniques de ce Ramadan 2024, au thème central : « Les relations interpersonnelles ».

Nous sommes revenus sur la nécessité, pour chaque musulman, d’entretenir des relations cordiales avec les créatures d’Allah, afin d’attirer Ses faveurs et se garder de Son courroux. Les chroniques de 2024, peuvent être résumés en trois grands axes dont les relations familiales allant de la famille nucléaire à la grande famille, les relations extra-familiales qui incluent le voisinage, les musulmans, les non-musulmans et enfin les relations de travail et d’échanges dont font partie le commerce et l’apprentissage. Dans le premier axe sur la famille, il a été rappelé, aux musulmans, l’importance de la piété filiale. Le père et la mère sont les premières personnes à qui le musulman est tenu de vouer son amour et son respect, car comme le dit le Prophète : « Tes parents son ton Paradis ou ton Enfer ». C’est une évidence qu’en plus des actes d’adorations prescrits au musulman, il est primordial d’entretenir le lien avec les deux parents, surtout la mère, sans quoi, les actes deviennent vains. De même, les parents ont des obligations envers leurs enfants de qui ils devront répondre au Jour du Jugement. Ils sont tenus de procurer, à ces derniers, sécurité, soin, amour et une bonne éducation et cela s’étend à une éducation sur les sciences religieuses comme les sciences profanes. Le Prophète nous dit : « La recherche de la science est une obligation pour tout musulman ».

Ainsi, il appartient aux parents de mettre leurs enfants sur le chemin du savoir afin d’aiguiser leurs esprits critique. Les relations familiales incluent, également, les relations conjugales et celles entre les coépouses. Un mariage nécessite une bonne préparation des deux conjoints qui seront appelés à vivre ensemble pour la vie. Il est, donc, important, pour le musulman, de choisir une bonne épouse avec qui aller de l’avant, une mère pour ses enfants, une qui saurait le préserver du mal. Dans le foyer, l’homme et la femme sont un vêtement l’un pour l’autre donnant une belle image du couple à l’extérieur. Allah dit, en effet : « Elles sont pour vous un vêtement et vous un vêtement pour elles » (S2 V 187). Bien que le musulman ait droit d’épouser jusqu’à quatre femmes, il ne pourra prendre plus d’une femme que lorsqu’il a l’assurance d’être juste envers elles sans favoritisme. S’il n’en a pas les moyens, une femme suffit. Il en va de même pour la femme qui se doit de choisir un bon conjoint pour elle et un bon père pour ses enfants. Dans les chroniques de ce Ramadan, les femmes ayant des coépouses ont été exhortées à la bienveillance les unes envers les autres et envers les enfants des unes et des autres. Une femme qui craint Allah doit avoir à l’esprit les paroles du Prophète quand il dit : « Aucun de vous ne sera croyant jusqu’à ce qu’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même », c’est dire à quel point la jalousie malsaine entre les coépouses est une entrave à leur vie spirituelle. Ces paroles du Prophète à savoir « Aucun de vous ne sera croyant jusqu’à ce qu’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même », s’étendent à toutes les relations de fraternités. Allah met en garde ceux qui brisent les liens de sang en mettant la rupture des liens de parenté dans la catégorie de grands péchés en Islam. L’Islam exhorte le musulman à vouloir pour son frère ce qu’il veut pour lui-même et si son frère rompt les liens, il est recommandé, au musulman, de faire le premier pas dans la réconciliation.

Si le lien de sang est important en Islam, il en va de même pour les relations entre musulmans. C’est ainsi que nous abordons le deuxième axe sur lequel ont porté les chroniques de cette année. Il s’agit des relations extra-familiales et comment ces relations sont encadrées par l’islam. Dans cette catégorie figurent les relations du musulman avec les autres musulmans, les non-musulmans, avec ses voisins, collègues ; etc. Allah dit dans Son saint Coran : « Point de contrainte en matière de religion » (S02 V256). Le musulman ne doit, en aucun cas, imposer sa croyance aux autres qu’ils soient musulmans ou non musulmans. La soumission à Allah est volontaire et Allah est le seul détenteur de la vérité. Il lui appartient de guider qui Il veut et de laisser qui Il veut dans l’égarement. Allah est Miséricordieux et Pardonneur et, dans Sa miséricorde, recommande au musulman la bienveillance envers ses frères et sœurs musulman (e)s. Allah recommande, également, la bonté, le respect envers les non-musulmans, car c’est bien par Sa volonté qu’existent différentes croyances religieuses. En effet, le Coran nous dit : « Si Dieu l’avait voulu, Il aurait fait de vous une seule communauté, mais il en est ainsi afin de vous éprouver en ce qu’Il vous a donné. Rivalisez donc de bonté » (S05 V48). Les communautés religieuses au Burkina Faso, par la grâce de Dieu, ont su vivre en harmonie malgré leurs divergences dans les croyances et cela doit être conservé à tout prix.

Dans le climat actuel avec le terrorisme qui touche notre patrie, le musulman doit se rappeler la mise en garde du prophète lorsqu’il dit : « Quiconque fait du mal à un Chrétien ou à un Juif sera mon ennemi le jour du Jugement ». En outre, le voisin du musulman, quelle que soit sa croyance, a des droits sur lui ; c’est-à-dire que le musulman ne doit pas être une source de peine pour son voisin. Le musulman se doit d’honorer son voisin et lui porter assistance en cas de besoin. Ce n’est point un hasard si l’ange Gabriel a tant recommandé le voisin au Prophète au point que ce dernier a cru qu’il fallait l’inclure dans le droit de l’héritage. Il n’est donc pas surprenant que le hadith : « N’entrera pas au paradis, celui dont le voisin n’est pas à l’abri de sa conduite blessante », mette en garde les musulmans qui recherchent la face d’Allah afin qu’ils soient des voisins exemplaires. Le dernier axe des chroniques de ce Ramadan, porté sur les relations de travail, d’échange, et d’apprentissage du musulman, n’est pas moins important. Le travail en Islam est un acte d’adoration à condition qu’il soit licite et bien fait. C’est aussi un moyen de rémission des péchés comme le dit le Prophète : « lorsque le croyant revient fatigué le soir de son travail, ses péchés tombent comme les feuilles sèches d’un arbre ».

Toutefois, le musulman est exhorté à entretenir avec son employeur ou son employé une relation de fraternité, de loyauté, de respect et de justice. Les mêmes exigences s’appliquent dans le cadre du commerce en plus de l’interdiction pour le musulman de se livrer au commerce de choses rendues illicites par Allah. Il a été rappelé par le Prophète que « Certes, Allah et Son Messager ont interdit la vente d’alcool, de la bête morte, du porc et des statues ». Le musulman doit aussi s’abstenir de surenchérir ses marchandises afin de tromper les autres ou encore vendre sans signaler les vices cachés de sa marchandise. C’est un acte blâmable de même que le fait de jurer par Allah pour faire écouler de telles marchandises. Il appartient aussi au client d’être miséricordieux en tant qu’acheteur et contribuer, par son action, à l’épanouissement des vendeurs qui sont souvent dans des situations intenables. « La recherche de la science est une obligation pour tout musulman », nous enseigne le prophète. Le savoir permet de se distinguer et de se rapprocher de son Créateur qui a laissé des signes pour ceux qui réfléchissent. Ainsi, la personne en charge de transmettre le savoir mérite tout le respect de l’apprenant ….. Enfin, pour réussir, dans ses relations avec les autres, le musulman doit prendre conscience qu’il ne pourra donner aux autres que ce qu’il a. C’est pourquoi, il doit travailler à s’aimer lui-même, à se mettre à l’abri du besoin, à ne demander qu’Allah. Il doit chercher la liberté, l’autonomie et l’indépendance afin de pouvoir s’affirmer et donner le meilleur de lui aux autres. Seigneur Allah, affermis-nous sur la vérité et sur le droit chemin. Donne-nous de vivre beaucoup d’autres Ramadan dans la santé, la sérénité et la foi. Redonne au Burkina Faso, à la sous-région la quiétude d’antan et éteint tous les foyers de tension dans le monde. NB : La foi musulmane est une foi active qui impose un devoir de présence.

Dr Inoussa COMPAORE Imam à l’AEEMB et au CERFI

Journées nationales d’engagement patriotique : le ministère de l’Economie solidaire des blessés de guerre

Le ministre de l’Economie, des Finances et de la Prospective, Aboubakar Nacanabo et la ministre déléguée chargée du Budget, Fatoumata Bako accompagnés de leurs proches collaborateurs, ont rendu visite aux combattants blessés sur le front de la lutte contre le terrorisme, le lundi 8 avril 2024, à l’hôpital militaire capitaine Halassane-Coulibaly, situé au camp Sangoulé-Lamizana.

Dans le cadre de la commémoration des journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne, le ministère de l’Economie, des Finances et de la Prospective a fait le choix de magnifier ceux qui, au risque de leur vie, défendent l’intégrité du territoire national et œuvrent au retour de la paix au Faso. A cet effet, le premier responsable de ce département, Aboubakar Nacanabo et la ministre déléguée chargée du Budget, Fatoumata Bako accompagnés de leurs proches collaborateurs ont rendu visite aux blessés de guerre en soins à l’hôpital militaire capitaine Halassane-Coulibaly, sis au camp militaire général Aboubacar- Sangoulé-Lamizana. Des salles d’hospitalisation aux urgences, en passant par les blocs opératoires mobiles, le ministre Nacanabo et la délégation qui l’accompagne se sont enquis de l’état de santé des combattants blessés. D’une salle à l’autre, il a traduit les encouragements et la reconnaissance de son département aux hommes et femmes touchés sur le théâtre des opérations pour la défense de la mère patrie.

« A l’occasion des journées d’engagement patriotique et participation citoyenne, la commission permanente de concertation du ministère de l’Economie, des Finances et de la Prospective, composée de l’ensemble des premiers responsables des structures du ministère, a décidé de venir manifester sa solidarité aux malades, les encourager et surtout leur traduire notre reconnaissance pour le sacrifice qu’ils ont accepté de consentir au nom de la Nation », a laissé entendre Aboubakar Nacanabo. Cette visite a également été une occasion pour la délégation du ministère en charge de l’économie de féliciter le personnel médical des forces armées, des agents « enthousiastes, très engagés », qui « se donnent à fond », malgré les moyens limités, pour que les blessés recouvrent la santé et la plénitude de leurs aptitudes. A l’effet de contribuer à une meilleure prise en charge des militaires blessés, le ministre Nacanabo, au nom de l’ensemble du personnel de son département, a remis un lot de consommables médicaux aux premiers responsables de l’hôpital militaire. Tout en examinant la possibilité de répondre aux préoccupations auxquelles ce centre de santé fait face.

Réconfort moral pour les blessés et le personnel

Le directeur général de l’hôpital militaire capitaine Halassane-Coulibaly, le colonel-major, Sosthène Somda, s’est réjoui de cette marque de solidarité du ministre en charge des finances. « C’est toujours un énorme plaisir de recevoir la visite d’une autorité qui vient toucher du doigt les réalités que nous vivons tous les jours. Cela nous encourage énormément et réconforte aussi nos blessés qui sauront qu’ils ne sont pas laissés à eux-mêmes. Une telle initiative leur remonte le moral et celui du personnel soignant », a confié M. Somda. Il a également exprimé sa gratitude au ministère pour le don de consommables médicaux à son établissement. « Ces consommables seront utilisés à bon escient au profit de nos blessés. Nous remercions d’avance le ministre pour les promesses relativement aux difficultés qui ont été soulevées », a-t-il ajouté. Et de préciser que les consommables médicaux, les équipements médicaux techniques constituent les besoins les plus urgents de son hôpital pour une prise en charge adéquate au quotidien des patients, sans oublier le besoin en infrastructures.

Mahamadi SEBOGO Windmad76@gmail.com

Layla Latifa OUATTARA (Stagiaire)

Ramadan 2024 : la Chine remet des vivres à la FAIB

L’ambassade de la République populaire de Chine a offert des vivres à la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB), le lundi 8 avril 2024 à Ouagadougou, à l’occasion du Ramadan.

Le mois de Ramadan est une période de partage et de solidarité. C’est dans cet esprit que l’ambassade de la République populaire de Chine a remis des vivres à la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB), le lundi 8 avril 2024 à Ouagadougou. Le don, d’une valeur de 2 600 000 F CFA, est constituée de 31 sacs de maïs de 100 kg, 61 sacs de riz de 25 kg, 60 cartons de spaghettis, 12 cartons de sucre, 21 bidons d’huile et des cartons de biscuits à base de mil chinois et de petit mil burkinabè. Selon le chargé d’affaires par intérim de l’ambassade de Chine, Wang Wenzhang, les peuples chinois et burkinabè partagent les mêmes valeurs de solidarité, d’amitié et d’entraide. Et, a-t-il ajouté, ces valeurs sont également partagées entre musulmans chinois et burkinabè. « Plus de 20 millions de musulmans en Chine en ce moment partagent le même esprit de Ramadan que leurs frères et sœurs burkinabè », a-t-il déclaré.

Le chargé d’affaires par intérim de l’ambassade de Chine, Wang Wenzhang, a remis symboliquement les vivres au président de la FAIB, Dr Cheick Sidi Mohamed Maïga.

Pour Wang Wenzhang, ce don est une manifestation concrète de la profonde intégration des ressortissants chinois au Burkina Faso et de leurs responsabilités sociales. Il a relevé que l’ambassade soutient fermement les échanges entre les deux peuples et envisage d’organiser plus de visites en Chine cette année en faveur des Burkinabè. Ces sorties, foi du chargé d’affaires, vont permettre aux visiteurs de découvrir les coutumes de divers groupes ethniques dans différentes régions de la Chine pour renforcer l’amitié entre les deux peuples. Il a souligné que la Chine reste un bon ami, partenaire et frère du Burkina Faso. Wang Wenzhang a souhaité une bonne fête de l’Aïd el-Fitr à toute la communauté musulmane burkinabè en formulant le vœu que les relations entre les deux pays se développent davantage. Le président de la FAIB, Dr Cheick Sidi Mohamed Maïga, s’est réjoui de l’offre du jour. Au nom de toute la fédération, il a manifesté sa gratitude à l’endroit de la République populaire de Chine. « Ces vivres sont la preuve concrète de la coopération entre nos deux pays. Ils témoignent de la solidarité, du vivre-ensemble et du partage entre le Burkina et la Chine », a-t-il soutenu. Etant dans le mois de Ramadan, Dr Maïga a formulé des intentions de prière afin que la coopération entre les deux pays puisse croître. A quelques heures de l’Aïd el-Fitr, il a invité les Burkinabè à cultiver l’amour et la paix en conjuguant leurs efforts pour que le pays soit stable. Pour lui, chaque musulman doit implorer Dieu afin que la paix revienne au Burkina.

Nadège YAMEOGO

Jacqueline Wêndengûudi OUEDRAOGO (Stagiaire)

Reconquête du territoire : le Chef de l’Etat remet des vecteurs aériens aux forces armées nationales

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE a remis ce lundi, un important lot de vecteurs aériens au Ministère de la Défense et des Anciens combattants dans le cadre de la reconquête du territoire et de la lutte contre le terrorisme.

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE a remis ce lundi, un important lot de vecteurs aériens au Ministère de la Défense et des Anciens combattants dans le cadre de la reconquête du territoire et de la lutte contre le terrorisme.
En remettant officiellement la douzaine de drones de combat acquis grâce aux diverses contributions des citoyens burkinabè, le Capitaine Ibrahim TRAORE a exprimé sa satisfaction de mettre « à la disposition de la défense un certain nombre d’appareils constitués essentiellement de Bayraktar TB2 et des Bayraktar Akinci ». Pour le Chef de l’Etat, « tous les tests ont été concluants ; c’est donc une fierté de confirmer que ces appareils rejoignent la flotte de l’armée burkinabè ».
Le Chef suprême des armées a rassuré de la performance de ces appareils. « TB2 n’est plus à présenter. Il fait ses preuves depuis le début de cette guerre et je pense que la nouveauté, c’est Akinci qui a surpassé les capacités techniques que le constructeur avait prévu. On l’a soumis à de fortes épreuves dans ses capacités d’emport, d’endurance, de plafond, de vitesse, de performance, etc. Au cours du test, il a participé à des missions de combat. Ce sont des appareils très performants, fiables que nous avons actuellement », a soutenu le Capitaine TRAORE.
Ces drones ont été développés par une société turque. Et à l’occasion, le Président de la Transition a remercié son homologue turc pour le soutien qu’il apporte au Burkina Faso pendant cette phase cruciale de son histoire. « Aujourd’hui, nous pouvons dire que la coopération avec la Turquie se porte très bien. Et c’est l’occasion de remercier Son Excellence Monsieur Recep Tayyip Erdoğan, Président de la Turquie, qui a su conduire cette coopération comme il le fallait. C’est ce genre de partenariat dont on a besoin ; sain et sincère », a déclaré le Chef de l’Etat.
Il a par ailleurs remercié le peuple burkinabè qui a compris le sens du combat et s’est engagé, à travers des contributions diverses qui permettent aux forces armées de monter en puissance pour la défense du territoire. « Tout ce que vous voyez, c’est grâce au peuple que nous pouvons acquérir ces appareils qui vont augmenter notre capacité opérationnelle. L’agrandissement de la flotte permet donc d’intervenir en temps opportun et d’avoir une surveillance permanente », s’est réjoui le Chef de l’Etat.
Le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le Général de Brigade Kassoum COULIBALY a rassuré le Président de la Transition de l’utilisation à bon escient du matériel reçu. « Nous avons une multitude d’engins de ce type actuellement dans le ciel qui scrutent, qui recherchent pour retrouver et détruire tout ennemi grâce aux contributions des populations », a expliqué le Général COULIBALY. Il a salué l’effort des personnes engagées sous contrat, en majorité des étudiants burkinabè, qui travaillent avec entrain pour la réussite des opérations. « Nous sommes sûrs de ce qu’ils font. Ils sont engagés et qualifiés », a-t-il ajouté.
Le Général de Brigade Kassoum COULIBALY a rappelé que l’acquisition de ce matériel s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Plan stratégique d’équipement des forces armées nationales. « Il reste encore une dernière phase de ce qui était prévu sur ce premier Plan d’équipement », a-t-il soutenu.
Direction de la Communication de la Présidence du Faso

La Patrie reconnaissante

Le Conseil des ministres en sa séance du jeudi 4 avril 2024 a baptisé trois universités au nom de dignes fils qui ont laissé des empreintes indélébiles dans leurs domaines respectifs. Ainsi, l’université de Fada N’Gourma prend le nom de Université Yembila Abdoulaye Toguyéni avec pour sigle UYAT, l’université de Ouahigouya devient Université Lédéa Bernard Ouédraogo (ULBO) et l’université de Dédougou s’appellera désormais Université Daniel Ouezzin Coulibaly (UDOC). Le but est bien clair : « inviter les enseignants- chercheurs et les étudiants à incarner et à cultiver les valeurs défendues par des personnalités de haut niveau politiques ou scientifiques qui ont marqué l’histoire de la construction du Burkina Faso », selon le compte rendu du Conseil des ministres.
Après l’Université Joseph Ki-Zerbo, l’Université Thomas Sankara et l’Université Nazi Boni, ces trois universités publiques portent le nom d’illustres fils qui se sont donné corps et âme pour faire rayonner le Burkina Faso, dans leurs domaines de compétences respectives. Ces personnalités aux parcours inspirants doivent servir de modèle à toutes ces personnes qui arpentent les couleurs des grandes écoles. L’engagement sans limite de ces hommes, qui ont très tôt compris qu’une responsabilité s’assume avec conviction et détermination, doit servir de catalyseur aux générations futures.

Lédéa Bernard Ouédraogo, le « président » des « Six S » (Se Servir de la Saison Sèche en Savane et au Sahel), a contribué à lutter contre la désertification et à donner espoir à des millions de personnes qui vivaient des affres de la famine. Décédé le 25 octobre 2017, ce fondateur, en 1967, de la Fédération nationale des groupements
« Naam », avait fait du Burkina une terre d’exemplarité dans la lutte contre la sécheresse, faisant ainsi de la résilience son cheval de bataille.

Daniel Ouezzin Coulibaly, le politique, a bien marqué la lutte pour l’émancipation de son pays, la Haute-Volta, de son empreinte. Il n’a pas vu l’indépendance d’août 1960, pour être décédé le 7 septembre 1958, mais ses œuvres lui ont survécu et l’ont gravé dans les annales de l’histoire des grands hommes de ce pays. Patriote révolutionnaire et anti- conformiste, Daniel Ouezzin Coulibaly dont un lycée et un camp militaire portent déjà le nom, entre donc dans le cercle des grands hommes dont le nom sera inscrit sur les frontons de l’université de Dédougou, chef-lieu de sa région natale, la Boucle du Mouhoun.
Le Pr Yembila Abdoulaye Toguyéni, lui, (décédé le mardi 20 août 2019 à l’âge de 86 ans) fut le botaniste qui a esquissé des pistes de solution dans la lutte pour la préservation de la nature. Il savait aguicher et défendait avec volupté son domaine : la flore. Aujourd’hui, voir qu’une université porte son nom, est un clin d’œil à ses milliers d’étudiants pour suivre les traces d’un homme qui a vécu pour les autres.

Dans tous les cas, le gouvernement burkinabè, en faisant le choix de la réhabilitation de ses valeureux fils dans des domaines porteurs des germes du développement, met chacun de nous devant ses responsabilités. Il faut travailler au quotidien, sans relâche comme si demain sonnera notre fin. Et si tel est le cas, permettre aux autres de profiter et de nouer une nouvelle corde à l’ancienne que nous aurons laissée. C’est aussi cela le développement, une course de relai où chaque entité porte la responsabilité de celui à qui il remet le flambeau, et qui doit à son tour s’employer à mieux faire. Il est donc de la responsabilité de la génération actuelle de « dépasser » tous ces grands noms, de hisser plus haut le drapeau du Burkina, ou à tout le moins, de pousser le plus loin possible leurs travaux dans leurs domaines respectifs.

Ces baptêmes étaient donc les chainons manquants d’une belle reconnaissance dans la mesure où déjà, dans les universités, des professeurs admis à faire valoir leurs droits à la retraite ont leurs noms au fronton des amphithéâtres. Une belle reconnaissance de la Patrie à ses valeureux fils.

Assétou BADOH

Centre-Est : plus de 7 millions F CFA et des vivres pour les forces combattantes

La coordination régionale des associations de veille citoyenne du Centre-Est, a remis, le samedi 6 avril 2024, à Tenkodogo, plus de 7 millions de francs CFA et des vivres au gouverneur de la région, Aboudou Karim Lamizana, pour soutenir les forces combattantes, engagées dans la lutte contre le terrorisme.

La mobilisation ne faiblit pas pour soutenir le gouvernement de la Transition dans sa lutte pour la reconquête du territoire national. Le samedi 6 avril 2024, à Tenkodogo, c’est la coordination régionale des associations de veille citoyenne du Centre-Est qui a remis 7 279 000 francs CFA, 4,5 tonnes de riz, des sacs de maïs et du spaghetti, au gouverneur de la région, le colonel Aboudou Karim Lamizana, pour soutenir les forces combattantes engagées sur le front contre le terrorisme.

4,5 tonnes de riz, de maïs et du spaghetti ont également été collectés pour les forces combattantes.

Selon le président du comité d’organisation, par ailleurs chargé de missions du président de la Transition pour la région du Centre-Est, Adama Kamboné, la journée d’engagement patriotique et de participation citoyenne, lancée par le gouvernement, a été le prétexte pour organiser cette collecte de fonds et de vivres. Il a précisé que les contributions sont le fruit des efforts des filles et fils de la région et de la diaspora pour les Forces de défense et de sécurité (FDS) et les Volontaires pour la défense de la patrie(VDP) afin de libérer le Koulpélogo dans le Centre-Est, sous embargo des groupes armés terroristes. Pour le gouverneur, le geste de la coordination régionale des associations de veille citoyenne de la région est un signe que les populations ont pris conscience des efforts faits sur le terrain par les FDS et VDP. La mobilisation dénote, à ses yeux que la population est fatiguée du terrorisme qui sévit depuis 2015. C’est pourquoi, selon lui, elles ont laissé parler leur cœur pour soutenir le Président Ibrahim Traoré et son gouvernement dans leur combat.

Des cellules dormantes

De son avis, pour accompagner la Transition, la population doit participer à assécher les sources de ravitaillement des groupes armés terroristes. Aboudou Karim Lamizana a aussi alerté sur la présence de cellules dormantes des groupes armés terroristes dans toutes les villes du Centre-Est.
« Je vous le dit franchement, à Tenkodogo et dans toutes les villes de la région, nous avons des cellules dormantes des groupes armés terroristes. J’ai la preuve et je vous demande, vous population, aidez-nous à démanteler ces personnes pour qu’on puisse les arrêter définitivement », a lancé le gouverneur. Le premier responsable de la région a aussi pris l’engagement que l’axe Tenkodogo-Ouargaye, sous emprise des groupes armés, sera rouvert au trafic.

Les populations se sont mobilisées à la Place de la nation de Tenkodogo pour réaffirmer leur soutien à la Transition.

« Avec les FDS, nous sommes en train de prendre des mesures fortes : Tenkodogo-Ouargaye sera rouvert très prochainement », a-t-il affirmé. Il a, par ailleurs, confié que l’appel d’offre pour sélectionner une entreprise en vue du bitumage de ce même tronçon a été fait. « Nous allons sécuriser la voie pour que l’axe Tenkodogo-Ouargaye soit bitumé et je vous le promets, parce que j’ai pris l’engagement pour que l’on puisse aller partout dans la région du Centre-Est et cela va arriver par la grâce de Dieu », a promis le gouverneur Lamizana. Celui-ci a également soutenu que le Président de la Transition, Ibrahim Traoré et son gouvernement sont venus sauver le pays des Hommes intègres. « Je vais vous dire du fond du cœur, si le capitane Ibrahim Traoré n’était pas venu avec des mesures fortes, aujourd’hui, peut-être, on n’allait même plus parler du Burkina. Quand il a parlé d’effort de paix, on n’a forcé personne. Nous avons pris conscience du travail qui est en train d’être fait et nous avons tous adhéré », a ajouté l’officier supérieur.

Anselme KAMBIRE

Salam du Ramadan : la relation avec soi-même

Au nom d’Allah, Clément et Miséricordieux. Louanges à Allah, qui a créé l’homme, l’a honoré, a fait de lui Son Représentant et l’a préféré à bon nombre de Ses créatures. Il a créé l’homme pour une vie de lutte et lui a donné l’Islam comme outil pour tout lui faciliter. Que Sa paix et Ses bénédictions soient en abondance sur le Messager de miséricorde, envoyé à l’univers comme tel et sur l’ensemble des croyants de tous les temps.
Dans son existence terrestre, l’homme est souvent préoccupé par la qualité de ses relations avec les autres que sont les membres directs de sa famille, les voisins, les collègues … Les efforts sont portés sur l’image que les gens, les autres auront de lui à tel point que l’essentiel est oublié : la qualité de la relation avec lui.

Dans les relations humaines, avant toute autre, l’homme doit s’intéresser à la valeur de sa relation à lui-même, à son état d’esprit, à son bien être. On a beau aimé quelqu’un, on ne saurait lui donner que ce que l’on a. Parce qu’il faut qu’il soit bien, qu’il ait le bien afin de pouvoir le transposer dans ses relations avec les autres, personne ne doit jamais négliger cet aspect de sa vie.

Je me suis toujours demandé pourquoi, dans les avions, dans les mesures de sécurité, en cas de dépressurisation, il est, d’abord, conseillé de porter ton masque à gaz avant de t’occuper de toute autre personne fût-elle ton enfant ou ton géniteur. C’est simplement parce que tu dois, toi-même, être en sécurité, tu dois être stable avant de pouvoir aider qui que ce soit. Si ce n’est pas le cas, tu risques, entre-temps, de perdre conscience sans pouvoir finir d’aider l’autre et ce sera une double perte. Cet aspect, islamiquement, n’est pas du tout à négliger. En effet, à travers ce verset : « Ô Vous qui croyez ! Préservez-vous, ainsi que vos familles, d’un feu (…) » (S66 V06), Allah nous indique que le souci premier, c’est nous d’abord. Viennent, ensuite, les personnes qui sont sous nos responsabilités. Comment, égaré, peux-tu prétendre sauver une autre personne ? C’est pourquoi Allah nous interpelle « Ô vous qui avez cru ! Pourquoi dites-vous ce que vous ne faites pas ? » (S61 V02).

Au regard de ce qui précède, l’homme, dans sa relation avec lui-même, doit apprendre à s’aimer véritablement. S’aimer soi-même est élément important de cette vie. En effet, cet amour pour soi a un impact considérable sur la santé mentale et physique de l’homme. Il peut conduire l’homme à se négliger, à s’accorder peu d’importance, à ne point prendre soin de lui à tous les niveaux et les conséquences peuvent être désastreuses. Se traduisant par un malaise, le manque d’amour de soi peut ouvrir les portes à tout type de troubles comme le stress, la dépression engendrant ainsi des maladies physiques.
Dans l’Islam, pourtant, l’amour de soi est une obligation religieuse. Rappelons-nous ce hadith du Prophète : « Nul ne croit véritablement jusqu’à ce qu’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même ». Pour être un vrai croyant, le souci tourne, d’abord, autour de soi. Et ce qu’on désire, ce qu’on aime pour soi parce qu’on se veut du bien, on le désire, ensuite, pour son frère. C’est dans ce sens que le Prophète Ibrahim formula son invocation de la façon suivante : « Ô notre Seigneur ! Pardonne-moi, ainsi qu’à mes père et mère et aux croyants, le jour de la reddition des comptes » (S14 V41). Ainsi, la base de l’amour des autres, c’est l’amour de soi et la prise en soin de soi. Pour aimer les autres, il faut s’aimer soi-même d’abord.

Parce qu’on s’aime soi-même, on doit prendre soin de soi même physiquement. « Allah est beau et Il aime la beauté ». Cet hadit nous interpelle qu’on ne doit pas se négliger. Dans la limite de ses capacités, on doit être beau. On doit être propre. On doit bien se laver, bien se brosser les dents, si possible, bien se parfumer et sans que ce ne soit obligatoirement neufs, on doit porter des habits propres. Il y en a, quand tu les vois, tu as comme l’impression que la foi rime avec la saleté. Tu ne peux les approcher au regard des odeurs nauséabondes qui se dégagent de leurs bouches ; ils ne peuvent soulever les bras tellement les aisselles ont jauni et blanchi en même temps. Tu te demandes, s’ils sont mariés, comment se débrouillent leurs conjoints. Le Prophète nous a, pourtant, dit que « La propreté fait partie de la foi ».

Il faut, cependant, rappeler que l’amour de soi ne doit pas pousser l’homme aux péchés de l’égoïsme, de l’égocentrisme et de l’orgueil. En outre, dans sa relation avec soi-même, il est important, souvent, dans l’espoir et la quête du pardon d’Allah, d’accepter se décharger, se pardonner et s’accepter. Certains, parce qu’ils ont eu des passés assez troubles, ne sont pas en harmonie avec eux-mêmes. Ils trainent toujours et en tout instant le lourd fardeau du passé. Ils sont fatigués et refusent de se reposer. Cela les empêche à se battre convenablement pour changer les choses, pour un lendemain meilleur. Ils tombent dans le désespoir. A tous ceux qui se reconnaitraient à travers ces lignes, n’oubliez jamais la Main tendue du Miséricordieux par essence et par excellence : « Dis : « Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde de Dieu. Car Dieu pardonne tous les péchés. Oui, c’est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux » » (S39 V53). Si Allah rassure et promet Son pardon, pourquoi faut-il continuer dans le gouffre du désespoir, des regrets sans fin ? Pourquoi faut-il refuser de se libérer pour avance.

Ma Sœur, mon Frère ! lève-toi, approprie-toi ton histoire, tire les leçons et avance pour un avenir radieux, plein de bonnes choses qui n’attendent que toi.
Par ailleurs, certains, dans leur rapport à eux-mêmes, semblent avoir perdu le contrôle et se laissent aller aux aléas de la vie. D’autres croupissent sous le joug des épreuves et refusent de se battre parce qu’ils sont désespérés de cette vie. La première des choses à se rappeler mutuellement, à ce niveau, est qu’Allah n’éprouve jamais le croyant pour le rabaisser. Bien au contraire, par les épreuves, Allah, tel le feu qui nettoie le fer de la rouille, nettoie, aussi, le croyant, efface ses péchés et le rend digne de Sa miséricorde et d’une proximité étroite avec Lui. Le Prophète nous enseigne, en effet, que : « Il n’est pas une fatigue, une maladie, un souci, une tristesse, un mal, une angoisse ou même une épine qui atteint le croyant sans qu’Allah ne lui efface, par cela, une partie de ses péchés ». Ce n’est point parce qu’Allah ne nous aime pas qu’Il nous soumet aux différentes épreuves. La meilleure attitude, dans de pareilles circonstances, est d’éviter les « si, si, … », de se remettre à Allah en adoptant la patience et l’endurance tout en Lui implorant une issue favorable.

Allah n’abandonne jamais le croyant. Il demeure toujours l’Allié de ceux qui Lui font confiance. Il dit, effectivement : « Dis : « Rien ne nous atteindra, en dehors de ce que Dieu a prescrit pour nous. Il est notre Protecteur. C’est en Dieu que les croyants doivent mettre leur confiance » » (S09 V51). Aussi, n’oublions pas que la grâce d’Allah est immense et Il en dispense abondamment. Il a la capacité de changer le cours des évènements. Il nous dit ceci : « Et si Dieu fait qu’un mal te touche, nul ne peut l’écarter en dehors de Lui. Et s’Il te veut un bien, nul ne peut repousser Sa grâce. Il en gratifie qui Il veut parmi Ses serviteurs. Et c’est Lui le Pardonneur, le Miséricordieux » (S10 V107). Le musulman, pour sa liberté et sa libération de toute aliénation de quel que groupe que ce soit, doit apprendre, à la lumière de sa foi, à s’affirmer et à s’assumer. Le musulman n’est pas dans un suivisme surtout dans l’injustice. Il doit apprendre à dire clairement « non ». C’est pourquoi, le Prophète nous dit : « Nul d’entre vous ne doit être une marionnette qui dit : « Je suis avec les gens, s’ils font du bien, j’en fais et s’ils font du mal j’en fais également » ».

Enfin, pour le bonheur, le bien-être et l’indépendance du musulman vis-à-vis de toute autre créature, le musulman doit observer cette prescription du Prophète :
« Observe les prescriptions d’Allah, Il te protégera. Observe les prescriptions d’Allah, tu Le trouveras toujours avec toi. Si tu dois demander, demande à Allah et si tu demandes de l’aide, demande-la à Allah. Et sache que si la communauté entière se rassemblait pour te faire bénéficier d’un bien, elle ne te ferait bénéficier que de ce qu’Allah t’a destiné. Et si elle se rassemblait pour te causer un tort, elle ne te causerait que le tort qu’Allah t’a destiné. Les plumes ont cessé d’écrire et l’encre des pages a séché ».
Seigneur Allah, donne-nous la clairvoyance de mettre la quête de Ton amour au-dessus de tout autre.

NB : La foi musulmane est une foi active qui impose un devoir de présence.

Dr Inoussa COMPAORE
Imam à l’AEEMB et au CERFI

Vente de céréales mélangées aux cailloux : la police judiciaire met le grappin sur un réseau

Le Service régional de la police judiciaire (SRPJ) des Hauts-Bassins a présenté à la presse, le vendredi 5 avril à Bobo-Dioulasso, du sorgho mélangé à des grains de granit et de quartz conditionné dans des sacs, qu’un commerçant et ses acolytes écoulaient sur le marché.

Le Service régional de la police judiciaire (SRPJ) des Hauts-Bassins, sis à Lafiabougou, sous dénonciation anonyme, a arrêté un commerçant de céréales et ses acolytes au secteur 12 (Nieneta) de Bobo-Dioulasso. Ceux-ci concassaient le granit et le quartz en de petits grains de telle sorte que leur mélange avec des céréales reste difficilement détectable. Dans une cour au quartier Nieneta, ce réseau mélangeait les cailloux ainsi écrasés avec le sorgho. Le mélange est alors conditionné dans des sacs de 100Kg. Le cerveau N.Z se charge de peser lesdits sacs et il s’assure que les sacs ont la masse de 100 kilogrammes avant le conditionnement.

Le chef du SRPJ à Lafiabougou,Yacouba Farta (micro), a invité la population à dénoncer les pratiques illicites qu’elle viendrait à découvrir dans leurs localités.

Ces sacs sont mis sur le marché et destinés à la consommation avec tous les risques sanitaires que cela comporte. Mais à Nieneta, c’est une quarantaine de sacs de sorgho mélangés avec des cailloux que le SRPJ a pu saisir dans le magasin du commerçant indélicat. Le chef de la police judiciaire, Yacouba Farta, a présenté quelques échantillons aux hommes de médias. Selon lui, le commerçant a justifié son acte par le fait qu’il voulait de l’argent pour solder une dette de plus de deux millions F CFA. A entendre M. Farta, le commerçant est dans cette activité depuis près de cinq ans. Il a invité la population à rester vigilante et à dénoncer tout cas suspect, car il n’est pas exclu que cette pratique soit limitée au seul sorgho et que ce réseau soit le seul à s’adonner à ce genre d’activités malsaines.

 Adaman DRABO

SNC Bobo 2024 : les voyants des préparatifs au vert

Le ministre d’Etat, ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a visité des infrastructures devant accueillir les festivités de la 21e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC), le vendredi 5 avril 2024 à Bobo-Dioulasso. L’objectif est de s’assurer du niveau d’avancement des préparatifs pour une réussite de cette biennale de la culture prévue du 27 avril au 4 mai prochain.

A trois semaines de l’ouverture de la 21e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC), le ministre d’Etat, ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, veut s’assurer d’une bonne organisation. Pour ce faire, il a visité quelques infrastructures devant accueillir les festivités, le vendredi 5 avril 2024 dans la ville de Sya. Du siège de la SNC, à l’Institut national de formation du personnel de l’enseignement (INFPE) de Bobo (ex-ENEP), en passant par le Centre Abel Sanou (CAS) et l’Organisation catholique pour le développement et la solidarité (OCADES), le ministre y a fait le tour pour s’imprégner de l’état des préparatifs et des conditions d’accueil dans ces différents centres. En dehors du siège de la SNC, les autres centres sont destinés à l’hébergement des festivaliers.

Les dortoirs de l’OCADES sont prêts à accueillir les artistes de la diaspora ivoirienne et malienne.

Selon Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, l’hébergement constitue véritablement un aspect extrêmement important de l’organisation. A cette 21e édition, a-t-il confié, ce sont près de 1 500 artistes et troupes qui sont attendus dans la ville de Sya. « Partout où nous sommes passés, nous avons senti véritablement que les gestionnaires des sites ont porté un intérêt et une attention sur les salles qui vont accueillir les artistes », a-t-il souligné après la visite.

Assurer un hébergement confortable aux artistes

A l’en croire, les énergies sont mobilisées pour mettre tout au niveau afin que les artistes puissent bénéficier d’un minimum de confort pour pouvoir passer une bonne Semaine de la culture. « Le comité d’organisation est à pied d’œuvre pour que tout soit prêt avant l’arrivée des artistes. Nous allons engager toutes les équipes pour permettre aux invités et visiteurs de disposer d’un cadre propice pour pouvoir s’exprimer », a rassuré Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. Selon ses dires, tout est prêt sur le site de la SNC pour accueillir les festivaliers. Pour lui, d’ici une semaine, les stands seront prêts, car les travaux avancent dans le bon sens.

La délégation a visité les dortoirs du Centre Abel Sanou (CAS) au secteur 10 de la ville de Bobo-Dioulasso.

« Nous repartons rassurés de cette visite au niveau du siège de la SNC et des sites d’hébergement, qu’à trois semaines nous sommes dans le bon rythme pour accueillir les festivaliers », a-t-il notifié. Il reste tout de même quelques travaux supplémentaires à faire, notamment d’assainissement, de plomberie et d’éclairage, reconnaît le ministre. C’est le site de l’INFPE (ex-ENEP) qui accueillera la majorité des artistes de cette édition, a confié la directrice générale de la SNC, Christiane Sanon. Le choix de ce site, a-t-elle expliqué, a été fait pour permettre aux principaux acteurs d’être plus proches de la maison de la Culture et faciliter leur déplacement.
« Cela va leur permettre d’être proches de la maison de la Culture Mgr Anselme Titianma Sanon où se tiendra le Grand prix national des arts et des lettres (GPNAL) », a-t-elle indiqué. Le site de l’OCADES accueille les artistes de la diaspora malienne et ivoirienne. A son tour, la DG/SNC a affirmé que tout est mis en œuvre pour assurer un séjour « agréable » à tous les artistes. Pour rappel, la 21e édition de la SNC se tiendra du 27 avril au 4 mai 2024 dans la cité de Sya.

 Noufou NEBIE
Benonezigouwala SOMDA
(Stagiaire)

Tanghin-Dassouri : la ministre Nandy Somé encourage les transformatrices de maïs

La ministre de la Solidarité, de l’Action humanitaire, de la Réconciliation nationale du Genre et de la Famille, Nandy Somé, a, dans le cadre des journées nationales patriotiques, visité les installations de la coopérative de femmes transformatrices de produits locaux, le vendredi 5 avril 2024 à Tanghin-Dassouri, à la sortie Ouest de Ouagadougou.

Le gouvernement poursuit sa proximité avec les structures promotrices de la transformation locale des produits agricoles. Le vendredi 5 avril 2024, la ministre de la Solidarité, de l’Action humanitaire, de la Réconciliation nationale, du Genre et de la Famille, Nandy Somé, a, dans le cadre des journées nationales patriotiques et de participation citoyenne, effectué le déplacement dans les locaux de la Société coopérative des transformatrices de maïs du Centre (SCOOP-CA-TMC), située à Tanghin-Dassouri, afin de toucher du doigt les réalités de ce site. Pour Mme la ministre, la coopérative fait un bon travail. Et, conformément à la vision du gouvernement de Transition, la production agricole et la transformation agroalimentaire doivent être soutenues afin de placer le pays sur le chemin de l’autosuffisance alimentaire et nutritionnelle. Elle a encouragé la coopérative ainsi que l’ensemble des femmes qui y travaillent. « Merci et bon courage à vous pour l’ensemble de ces efforts déployés pour mettre à la disposition de nos populations, des produits transformés qualitativement et bien conditionnés.

La souveraineté dont aspire profondément notre pays commence d’abord par une population bien nourrie et en bonne santé. Des initiatives telles que ce que nous avons vues, sont encouragées et inscrites en bonne place dans le programme de gouvernance du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré », a indiqué Mme le ministre à ses partenaires. Pour la présidente de la SCOOP-CA-TMC, Wendlasida Florence Kaboré, son unité de transformation de maïs tourne à plein régime et transforme par jour, 10 à 11 tonnes de maïs grâce à des équipements de fabrication locale mais de qualité. Des fours, de séchoirs, des fourneaux sont, entre autres, matériels utilisés par ces dames. Du couscous, des grumeaux de bouillie et de dèguè, la farine potassée pour les diabétiques, la farine enrichie à base de maïs jaune, blanc, petit mil, du soumbala, la poudre de piment sont, entre autres, des produits bien conditionnés et vendus par la coopérative.

Transformer tous les produits agricoles du terroir

Et la promotrice Kaboré, par ailleurs directrice générale de la filière « Faso Attiéké », de préciser que les membres de la coopérative sont déterminés à poursuivre la transformation de tous les produits agricoles issus du terroir, afin de mettre sur le marché de consommation des « denrées de qualité, hygiéniques et nutritives ». Parlant de la visite du gouvernement, Mme Kaboré a salué, le regard porté par l’exécutif sur les activités de sa structure. Elle a exprimé son satisfecit et a salué l’accompagnement de la ministre Nandy Somé. Mais la patronne de la SCOOP-CA-TMC entend augmenter la cadence de transformation des produits de la filière maïs et souhaite dans sa principale doléance être soutenue dans l’écoulement de ses produits. « Nous allons mettre nos efforts ensemble pour conquérir le marché. Nous espérons bien pouvoir décrocher les marchés de la SONAGESS notamment, le Programme alimentaire mondial, de Catholic relief service, des structures qui sont intéressées par des produits à base de maïs et même ceux importés pour les remplacer avec nos produits », a souhaité Mme Kabré. Et de signifier que la méthode principale de commercialisation de sa coopérative se fait via les réseaux sociaux. Mais l’autonomisation de la femme demande beaucoup de moyens et la coopérative plaide pour plus d’infrastructures, d’équipements afin de donner la chance aux femmes employées sur le site pour relever leur niveau d’apprentissage. « Nous avons besoin d’infrastructures de formation et d’éducation en vue de permettre aux femmes du site de pouvoir apprendre à lire et à écrire pendant les jours de repos. Egalement du matériel numérique (ordinateurs) pour soutenir le volet administratif », a-t-elle fait savoir.

Wanlé Gérard COULIBALY

40e anniversaire de Sidwaya : une montée des couleurs nationales pour marquer l’évènement

Le personnel des Editions Sidwaya a procédé à la montée des couleurs, le vendredi 5 avril 2024, date marquant les 40 ans du quotidien d’Etat à son siège.

5 avril 1984 -5 avril 2024, cela fait 40 ans que le quotidien d’Etat Sidwaya a été porté sur les fonts baptismaux. Pour marquer d’une tache indélébile, cette date historique, le personnel des Editions Sidwaya sous le leadership de la Directrice générale (DG) du groupe de presse, Assetou Badoh a initié, le vendredi 5 avril dernier au siège du journal, une montée solennelle des couleurs nationales. Le 40e anniversaire du quotidien Sidwaya intervient dans le mois consacré à l’engagement patriotique. A l’occasion, un arbre (le Moringa) a été planté dans le jardin de la « maison commune » pour symboliser le passage de la génération actuelle au sein de l’entreprise. Cette année marque à la fois les 40 ans du quotidien Sidwaya, les 60 ans de l’Agence de l’information du Burkinabè (AIB) et les 65 ans du Carrefour africain. Pour ces évènements, la DG des Editions Sidwaya a expliqué qu’il est prévu une célébration officielle groupée dans le mois de mai.
« Aujourd’hui, il s’agit d’une action symbolique pour rendre hommage à ceux qui ont eu l’initiative de créer le journal », a-t-elle confié. Pour elle, c’est aussi une occasion pour témoigner sa reconnaissance à tous ses prédécesseurs au poste de DG et de saluer les efforts de tous ceux et celles qui ont donné une partie de leur vie à l’entreprise de presse. Mme Badoh a en outre invité la génération actuelle à tenir haut le flambeau afin que le journal Sidwaya, un patrimoine national soit maintenu pour la génération future.

Toujours professionnel

La DG des Editions Sidwaya plantant un arbre pour symboliser le passage de la génération actuelle au sein de l’entreprise.

« Nous travaillons aujourd’hui dans un contexte assez particulier pour que l’information juste et vraie puisse parvenir à l’ensemble des Burkinabè. Nous devons garder ce professionnalisme », a-t-elle signifié. En prélude de la célébration officielle, la DG de Sidwaya a par ailleurs laissé entendre que les lecteurs pourront lire dans les colonnes du quotidien, des témoignages et bien d’autres articles sur des évènements majeurs du « journal de tous les Burkinabè » dans les mois d’avril et de mai.

Présent à Sidwaya depuis 1983, le doyen Ibrahima Ouédraogo continue de transmettre son savoir-faire aux agents de la direction de l’imprimerie.

A propos, elle a rendu un hommage aux devanciers qui continuent de transmettre leur savoir à la génération actuelle. Ibrahima Ouédraogo est un agent de Sidwaya depuis 1983. Après 33 ans de loyaux services rendus à la Nation, il est admis à la retraite. Cependant, il continue des fois à accompagner la jeune génération au niveau de la maintenance à la direction de l’imprimerie de Sidwaya. M. Ouédraogo a participé au lancement du premier numéro de Sidwaya à sa création. A l’écouter, la parution du premier numéro de Sidwaya n’a pas été facile. « Nous avons passé toute la nuit à faire le tirage. C’est au fur et à mesure que nous faisions sortir quelques numéros pour les invités », a-t-il témoigné. De son avis, le travail est plus simplifié aujourd’hui avec les nouvelles technologies. A l’occasion des 40 ans de Sidwaya, le doyen a souhaité plein succès à la direction actuelle. Il a également plaidé afin que l’Etat dote de moyens conséquents pour renouveler une partie des machines de l’imprimerie, ce qui est nécessaire pour le bon fonctionnement de l’organe de presse.

 

 Abdoulaye BALBONE

Football : Les clubs des ligues 1 et 2 mettent fin au boycott des activités de la Fédération burkinabè de football

Les clubs des ligues 1 et 2 reprendrons bientôt leur participation aux compétitions de football. Via un communiqué en date du vendredi 5 avril 2024 lesdits clubs ont annoncé leur décision de mettre fin au boycott des activités de la Fédération burkinabè de football (FBF).
« Après des échanges très nourris, il nous est apparu nécessaire de prendre des mesures fortes pour sauver la saison sportive et notre football du spectre d’une année blanche dont les conséquences seraient incalculables » ont-ils indiqués dans leur communiqué.

Ils ont par ailleurs annoncé la reprise de leur participation aux compétitions. « À l’unanimité et en toute responsabilité et ce, au nom de l’intérêt supérieur de la Nation et du football, nous avons pris la décision de mettre fin à notre boycott des activités de la FBF et de reprendre notre participation aux compétions à compter de ce jour 05 avril 2024 », précise le communiqué.

En rappel, ces clubs avaient décidé 28 février dernier de suspendre leur participation aux compétitions organisées par le comité exécutif de la FBF dirigé par Lazare Banssé.

 

Augustin Sogoh SANOU

Siwaya.info

Région de l’Est: L’usage des motocyclettes de type Aloba, Sanili, fortune et des tricycles interdit, au-delà de la ville de Fada

Dans un communiqué en date du 5 avril 2024 , le gouverneur de la région de l’Est, Ram Joseph Kafando, informe l’opinion publique que l’usage des motocyclettes de type Aloba, Sanili, Fortune ainsi que des tricycles est « strictement interdit de jour comme de nuit sur l’ensemble du territoire régional, à l’exception de la ville de Fada N’Gourma, dans ses limites urbaines », à compter du lundi 8 avril au samedi 5 octobre 2024.

Toutefois, le même communiqué précise que seuls les Forces de défense et de sécurité (FDS), les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et toute autre personne munie d’une autorisation délivrée par une autorité compétente sont exemptés de la mesure. Laquelle mesure pourrait être reconduite en cas de nécessité, ajoute le communiqué. Aussi, a-t-il prévenu, tout contrevenant à ladite mesure s’expose aux risques liées aux opérations sécuritaires.

Depuis plusieurs semaines, la circulation des tricycles dans les zones « sous emprise terroriste » à l’Est fait couler beaucoup d’encre et de salive.

Sidwaya.info

Sénégal : Ousmane Sonko rend public son équipe gouvernementale

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko a rendu public son équipe gouvernementale. Celle-ci est composée de 25 ministres et de cinq secrétaires d’état.
Parmi les principales nominations, figurent celles de l’ancien directeur de la programmation budgétaire au ministère des finances Cheikh Diba, nommé au poste de ministre des Finances et de Birame Souleye Diop ancien vice-président du Pastef, le parti d’Ousmane Sonko, qui occupera le poste de ministre du pétrole et de l’énergie.

Treize cadres du Pastef en tout héritent de portefeuilles ministériels comme El Malick Ndiaye, nommé aux Infrastructures et aux Transports, ou encore le porte-parole du gouvernement, Amadou Moustapha Ndiak Saré : ministre de la Formation professionnelle, et un des fondateurs du parti.

Deux généraux ont été nommés ministres de l’intérieur et de la défense.
Ce nouveau cabinet est restreint comparé au précédent qui comprenait 10 ministres de plus sous Macky Sall.

Le Premier ministre Ousmane Sonko qui a promis une rupture a également nommé des personnalités de la société civiles peu connues du grand public dans ce nouveau gouvernement.

Sidwaya.info

Source : africanews

Améliorer la SSR en contexte de crise sécuritaire : SOS Jeunesse & Défis entend renforcer l’approche numérique  

L’association SOS JEUNESSE & DEFIS a organisé une conférence de co-création du 03 au 05 avril 2024  à Ouagadougou afin de discuter de la santé sexuelle et reproductive dans le contexte de crise sécuritaire. L’objectif était de dégager des solutions s’appuyant sur le numérique pour réduire le gap en matière d’accès aux services de santé sexuelle et reproductive.

En dépit de la situation sécuritaire que connaît le Burkina Faso, l’amélioration de la santé sexuelle et reproductive dans le pays demeure un défis pour lequel l’association SOS JEUNESSE & DEFIS reste engagé.  Dans le cadre de ses initiatives allant dans ce sens, elle  a organisé une conférence de co-création sur le thème « crise sécuritaire et santé sexuelle et reproductive : quelles solutions à l’ère du numérique ? ». L’activité s’est tenue du 03 au 05 avril 2024 à Ouagadougou et a réuni une cinquantaine de participants issus, entre autres, des ministères, des ONG et du monde associatif.

Durant ces 72h, ils ont échangé autour des thèmes tels que   « Solutions innovantes à travers le digital pour  l’amélioration des DSSR », « crise sécuritaire et santé sexuelle et reproductive : quelles solutions à l’ère du digital ».

À l’issue de ces 72h d’échanges, les participants seront chargés d’identifier des sous-thèmes afin de proposer des solutions innovantes.

Selon le responsable suivi et évaluation de SOS JEUNESSE ET DEFIS, Ives Ouédraogo, l’objectif de la conférence était de limiter l’impact de la crise sécuritaire sur l’accès aux services de santé sexuelle et reproductive à travers l’usage du numérique.

 

Le responsable suivi et évaluation de l’association JEUNESSE ET DEFIS, Ives Ouédraogo : « Nous nous sommes dit que le numérique peut être une aubaine pour limiter l’impact de la crise sécuritaire sur l’accès aux services de santé sexuelle et reproductive »

« Comme vous le savez depuis 2016 le Burkina Faso subit des attaques et ces attaques ont des conséquences sur les populations notamment sur la santé sexuelle et reproductive. Nous nous sommes dit que le numérique peut être une aubaine pour pallier ces différentes conséquences. Nous avons donc décidé d’initier cette conférence sur la co-création qui permettra aux différents participants de réfléchir sur les approches qui peuvent permettre de juguler les impacts de la crise sécuritaire », a expliqué M.Ouédraogo.

A cet effet, Jeunesse et Défis héberge un site dénommé  Share-Net Burkina. Ledit site se veut être une plateforme de gestion des connaissances dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive. Il réunit un réseau de membres œuvrant pour l’accès aux connaissances en santé de la reproduction à travers la génération, le partage et la promotion de l’utilisation des connaissances pour le développement de meilleures politiques en faveur des Droits et santé sexuelle et reproductive (DSSR). La plateforme est financée par le ministère des Affaires Étrangères du royaume des Pays-Bas.

 

 Le représentant de la directrice de la Santé de la famille, Dr Mathieu Bougma : « Cette rencontre aura permis de faire l’état des lieux de la plateforme ainsi que des recommandations. »
Le représentant de la directrice de la Santé de la famille, Dr Mathieu Bougma : « Cette rencontre  aura permis de faire l’état des lieux de la plateforme ainsi que  des recommandations. »

Pour le représentant de la directrice de la Santé de la famille au ministère en charge de la Santé, Dr Mathieu Bougma, cette rencontre a permis de faire l’état des lieux de la plateforme et des recommandations pour améliorer l’accès des jeunes et adolescents aux services de santé sexuelle et reproductive.

Créée en novembre 2002,  SOS JEUNESSE & DEFIS se présente comme étant une association de droit burkinabè qui agit pour la promotion de la santé sexuelle et reproductive au niveau des jeunes.

 

Augustin Sogoh SANOU

 

Sidwaya.info