Bundesliga : Edmond Tapsoba et le Bayer Leverkusen champions d’Allemagne

Le defenseur burkinabè Edmond TAPSOBA est champion de la Bundesliga avec le Bayer Leverkusen. Le club du Burkinabè, le Bayer Leverkusen s’est imposé 5 à 0 face à Brême.

Edmond TAPSOBA est le premier Burkinabè à devenir champion d’Allemagne. Tapsoba est le Burkinabè « à gagner un titre de champion dans le top 5 européen, après Charles KABORE avec Marseille ».

Sidwaya.info

Ambassade du Burkina Faso à Pékin: Victorine Aminata Poda fait ses adieux au personnel

Le personnel de l’ambassade du Burkina Faso à Pékin en République populaire de Chine a organisé, le lundi 8 avril 2024, une cérémonie de témoignage et de reconnai-ssance à l’endroit de Victorine Aminata Poda née Thiombiano qui a fait valoir ses droits à la retraite.

Après près de 25 ans passés dans l’administration publique burkinabè notamment dans le domaine de la diplomatie dont trois ans à l’ambassade du Burkina Faso à Pékin en République populaire de Chine, Victorine Aminata Poda née Thiombiano rentre définitivement au bercail pour faire valoir ses droits à la retraite. Dans l’objectif de lui rendre hommage et lui témoigner sa gratitude et sa reconnaissance, le personnel de la mission diplomatique a organisé, à son honneur, une cérémonie dans l’après-midi du lundi 8 avril 2024.

« En mars 2021, lorsque vous avez foulé le sol de Pékin, suite à votre nomination en qualité d’attaché près l’ambassade du Burkina Faso en Chine, vous avez apporté cette touche féminine au fonctionnement de notre représentation », a d’emblée déclaré le premier responsable de la mission diplomatique Daouda Bitié. De son avis, en dehors des bureaux, Mme Poda a pleinement joué son rôle de grande sœur, voire de mère. En effet, il a révélé que les joies et les pleurs des autres ont toujours été les siennes. C’est pourquoi, l’ambassadeur du Burkina Faso en Chine a fait savoir que son dévouement, sa gentillesse, son don de soi ont eu un impact positif sur chacun de ses collaborateurs.

Abondant dans le même sens, la représentante des étudiants burkinabè en Chine Awa Traoré a affirmé que Mme Poda est une personne adorable dans la mesure où, elle considère les étudiants comme ses propres enfants. « Certes, nous sommes loin de nos familles respectives mais vous nous avez soutenus durant nos problèmes, peines et souffrances. Autrement dit, vous avez été là pour nous. Au nom de tous les étudiants, nous vous disons merci pour tous vos efforts, soutiens et votre disponibilité », a-t-elle témoigné.

Pour sa part, l’attaché de défense, le colonel-major Serge Alain Ouédraogo a estimé que Mme Poda est une collaboratrice et une femme attentionnée en ce sens que chaque matin, elle fait le tour des bureaux pour saluer et s’enquérir des nouvelles des autres collaborateurs. « Au détour de nos échanges un matin de novembre 2023, elle me présente ses félicitations. Surpris, je lui pose la question à savoir c’est à quelle occasion ?

Elle me dira que nous avons été nommés en faisant allusion à la nomination de M Bitié comme ambassadeur. Elle a considéré cette nomination comme celle du personnel qui doit se serrer les coudes pour bien accomplir la mission », a-t-il décrit une autre qualité de Mme Poda. En retour, Victorine Aminata Poda née Thiombiano a également remercié ses anciens collaborateurs pour l’accueil à elle réservé.

Arrivée en 2021 en plein COVID-19, s’est-elle souvenue, elle dit avoir trouvé une famille au sein de l’ambassade qui l’a immédiatement adoptée. « Je rend grâce à Dieu d’avoir eu une famille comme vous. Cela a beaucoup contribué à travailler en synergie pour le rayonnement du Burkina Faso en Chine. Je vous souhaite le meilleur également à vous Excellence et à votre équipe. Soyez toujours unis comme nous l’avons été pour la bonne marche du travail pour le développement de la patrie », a conclu Mme Poda.

Souaibou NOMBRE
Depuis Pékin (Chine)

Concours professionnels 2024: chaque résultat attendu 72 heures après la composition

Le ministre d’Eta, ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Bassolma Bazié a donné le top départ des concours professionnels, hier dimanche 14 avril 2024 à Ouagadougou.

Les concours professionnels session 2024 ont officiellement demarré, hier dimanche 14 avril 2024. Pour cette session, 80 concours seront composés en ligne dans le centre unique de Ouagadougou et 80 autres sur table dans les 13 chefs-lieux de région.

C’est le ministre en charge de la Fonction publique, Bassolma Bazié qui l’a fait savoir, lors du lancement officiel des épreuves écrites de la session 2024, à l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) à Ouagadougou. Le choix de limiter la composition en ligne à 80 concours s’explique, selon le ministre Bazié, par la volonté de « maîtriser la question de la connectivité ». Il a ajouté que ce sont 4 534 postes qui ont été répartis en 160 concours.

Au total, 42 189 candidatures ont été enregistrées à l’issue des inscriptions sur la plateforme e-concours, dont 69 candidats en situation de handicap visuel. Ce nombre élevé de candidatures s’explique par le fait que les candidats avaient la possibilité de s’inscrire à plusieurs concours à cause des passerelles, a indiqué le ministre.

« Je tiens à dire à tous les candidats, de composer dans la sérénité et dans l’assurance parce que nous avons déployé l’ensemble des moyens nécessaires pour que le recrutement de la ressource humaine qui doit servir l’Etat soit de qualité», a-t-il argué. L’une des innovations majeures de cette session est la célérité dans la publication des résultats. « Nous nous donnons un délai de 72 heures, après la composition pour la publication des résultats des concours en ligne, si des aléas techniques ne surviennent pas », a affirmé
le ministre. Il a encouragé les candidats qui sont déjà des professionnels et qui se sont donnés corps et âme pour le pays.

« Je félicite tous ceux qui composent les concours professionnels parce que ce sont déjà des agents de l’Etat qui servent l’Etat, malgré la pénibilité de la situation », a-t-il notifié. Il a également rassuré les candidats sur la transparence et l’équité des chances. «Toutes les
dispositions sont prises pour garantir la transparence et l’égalité de chance à l’ensemble des candidats », a déclaré le ministre Bazié. A cet effet, 5 000 personnes sont mobi-lisées pour l’administration et la correction des concours professionnels dans les différents centres de composition. Selon le directeur général de l’Agence générale de recrutement de l’Etat (AGRE), Samson Traoré, les domaines les plus sollicités par les candidats, cette année sont l’éducation nationale, la santé et le secteur gouvernance économique et financier.

Gustave KONATE
(Collaborateur)

SNC Bobo 2024 : les petits plats dans les grands pour réussir l’ouverture

Le ministre d’Etat, ministre de la Communication, de la Culture, des Arts, et du Tourisme, Rimtalba Jean Emanuel Ouédraogo, a séjourné le samedi 13 avril 2024 à Bobo-Dioulasso pour prendre le pool des préparatifs de la cérémonie d’ouverture de la 21e Semaine nationale de la culture (SNC). A l’issue de son constat des séances d’entrainement
à l’espace jeunesse de Dafra, le ministre d’Etat s’est dit confiant.

La 21e Semaine nationale de de culture prévue dans une dizaine de jours (du 27 avril au 4 mai prochain), s’annonce « très exceptionnelle ». C’est la conviction du ministre d’Etat, ministre de la Communication, de la Culture, des Arts, et du Tourisme, Rimtalba Jean Emanuel Ouédraogo, au regard de l’engouement à l’approche de l’évènement. Pour se rassurer de l’état d’avancement des préparatifs de cette biennale de la grande messe culturelle, le ministre d’Etat a rendu une visite à l’ensemble artistique chargé de la cérémonie d’ouverture.

« Nous sommes là ce matin juste pour vous encourager et réaffirmer notre intérêt à la Semaine nationale de la culture. Nous comptons sur vous pour une belle cérémonie », s’est adressé Rimtalba Jean Emanuel Ouédrago aux troupes en entrainement en fin de matinée à l’espace jeunesse de Dafra de Bobo-Dioulasso. Aux quelques 300 chorégraphes, percussionnistes, danseurs, musiciens, acrobates, le ministre a dit compter sur l’investissement de chacun d’eux pour « un spectacle jamais vu dans l’histoire de la SNC ». Au plus haut sommet de l’Etat, l’on tient, selon ses confidences, à la bonne tenue de cette 21e SNC malgré le contexte sécuritaire difficile.

Les retombées de la SNC,
a-t-il dit, vont au-delà de l’aspect financier. « Les retombées de la SNC sont énormes. Ce n’est pas seulement en termes d’argent mais surtout en termes d’impact sur le moral des populations burkinabè. C’est pourquoi le Président de la Transition, le capitaine Ibrahim Traoré a insisté à la tenue de cette 21e édition après celle de rattrapage de l’année dernière », a fait savoir le ministre Ouédraogo. C’est un ministre rassuré et satisfait qui s’est dit confiant quant à la réussite de la cérémonie d’ouverture au regard de ce qu’il a constaté après cette visite.

Le responsable de l’ensemble artistique de la cérémonie d’ouverture, Oumar Demé (gauche) expliquant au ministre d’Etat et à sa délégation, les préparatifs de la cérémonie d’ouverture.

« Nous sommes rassurés que nous aurons un spectacle d’ouverture de très haute qualité. Les acteurs mettent leurs énergies et prennent du plaisir au travail. Nous encourageons et félicitons les chorégraphes, les musiciens et l’ensemble des personnes qui sont à la tâche pour nous offrir une belle cérémonie », a soutenu Rimtalba Jean Emanuel Ouédraogo.
Pour le chorégraphe-danseur, responsable de l’ensemble artistique chargé de la cérémonie d’ouverture, Oumar Demé, la visite du ministre va être un apport pour sa troupe qui travaille d’arrache-pied pour une ouverture de belle facture de la SNC, Bobo 2024.

« La présence du ministre ce matin à nos côtés va galvaniser davantage les troupes et apporter beaucoup de motivation aux artistes », s’est convaincu Oumar Demé. M. Demé rassure que le spectacle d’ouverture de la 21e édition va marquer l’histoire. Ce spectacle, a-t-il indiqué, constitué en plusieurs tableaux, va parler de l’insécurité et de l’union des pays de l’Alliances des Etats du Sahel (AES). « 100 figurants seront chargés de faire des formes d’écriture sur la pelouse du stade Sangoulé-Lamizana.

Ensuite, des tableaux historiques vont mettre en avant les personnalités révolutionnaires anti-impérialistes, qui ont lutté pour la cause africaine dans les trois pays de l’AES, à l’image de Modibo Keita du Mali, de Seyni Kountché du Niger et de Thomas Sankara du Burkina Faso », a décrit Oumar Demé. Des tableaux, a poursuivi le chorégraphe-danseur, seront dédiés aux Forces de défense et de sécurité (FDS) ainsi qu’aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) pour les soutenir dans leur sacrifice de libération du territoire.

La cohésion sociale, la solidarité entre les pays du Sahel, la lutte contre le terrorisme, les Personnes déplacées internes (PDI) sont prises en compte, à en croire M. Demé, dans les différents tableaux de ce spectacle d’ouverture. A moins de deux semaines de la date du début de cette SNC, Oumar Demé est confiant malgré la perturbation des préparatifs due au mois de carême musulman qui a bouleversé leur calendrier.
« D’ici le 20 avril 2024, nous serons au stade pour la mise en commun des différents spectacles », a rassuré le responsable de l’ensemble artistique de la cérémonie d’ouverture de la SNC, Bobo 2024.

Kamélé FAYAMA

Assurer les airs, pour rassurer la terre

«Si quelque chose vous manque, revenez vers moi et je saurai repartir vers le peuple ». C’est en ces termes que le chef de l’Etat, chef suprême des armées, le capitaine Ibrahim Traoré, s’adressait au ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général de brigade Kassoum Coulibaly, le 12 janvier dernier en lui remettant un important lot de matériel militaire composé de moyens roulants, d’armes de combat et de munitions, acquis grâce aux diverses contributions des citoyens burkinabè.

Le lundi 8 avril 2024, le capitaine Traoré lui a encore remis un lot de matériel militaire. Il s’agit spécifiquement de drones de dernière génération constitués essentiellement de « Bayraktar TB2 » et de « Bayraktar Akinci ». « Nous avons une multitude d’engins de ce type actuellement dans le ciel qui scrutent, qui recherchent pour retrouver et détruire tout ennemi grâce aux contributions des populations », a d’ailleurs rassuré le général de brigade Kassoum Coulibaly. Le savoir est plus que rassurant.

Le plus remarquable est que les nouveaux équipements ont été acquis grâce à la participation des Burkinabè, à travers le Fonds de soutien patriotique qui donne une lecture parfaite de la contribution très significative du peuple à la lutte contre le terrorisme. Cet élan est aussi la preuve que les Burkinabè mesurent les enjeux du moment. Face aux menaces qui pèsent sur les fondements de la nation, ils ont compris que leur apport à la sécurisation du pays et à la quête de la paix est déterminant. Rien d’étonnant, si des Burkinabè de l’intérieur et de la diaspora, des particuliers et même des élèves économisent sur l’argent de leurs gouters et autres recettes de vente de bonbons, pour contribuer au Fonds de soutien patriotique.

Face à la guerre, le Burkina acquiert du matériel moderne à son rythme grâce aux contributions financières de ses filles et fils. En matière de puissance de feu dans les airs, les drones sont les armes de dernière génération dont toute armée digne de ce nom souhaite se doter. Ces drones sont surtout la résultante d’une volonté affichée du Président Traoré et dont les résultats ne se font pas attendre, mais aussi de la politique de diversification des partenaires voulue par les autorités de la Transition.

Après l’armée de terre, aujourd’hui, c’est la composante « air » qui est à l’honneur. Déjà les terroristes avaient compris que la guerre entrait dans une nouvelle phase. S’il est tôt de dire que c’est l’ultime phase, il n’est pas illusoire d’affirmer que désormais l’ennemi sera débusqué de partout où il se trouve. L’acquisition de ce nouveau matériel militaire est donc une manière d’appeler et d’interpeller les Burkinabè. Si nous restons concentrés sur l’essentiel, le terrorisme ne sera qu’un mauvais souvenir. Déjà que l’effort est fait de combiner guerre et développement, il y a lieu de fédérer nos énergies pour passer cette étape.

En tout cas, les nouvelles armes réjouissent les Burkinabè, les confortent dans le fait que cette armée, la nôtre, compte de plus en plus parmi les meilleures du continent, parce qu’elle a su s’enrichir de cette expérience que lui a imposée le terrorisme. Le mérite revient à ce peuple du fait que ces matériels proviennent de la sueur des filles et fils de ce pays. Si seulement ce sacrifice pouvait interpeller toutes les consciences parce que le combat que nous menons aujourd’hui est celui de notre génération pour léguer aux générations futures un pays libre, paisible et prospère comme nous l’avons hérité des générations passées après mille et un sacrifices.

Assétou BADOH

L’armée burkinabè pulvérise des pick-up chargés de carburant et de munitions

L’armée burkinabè a opéré, le dimanche 14 avril 2024, des frappes réussies à Nassoumbou (Soum, Sahel), contre des pick-up remplis de munitions et de carburant en provenance du Mali.

Le dimanche 14 avril 2024, les vecteurs aériens du Mali ont aperçu des pick-up chargés de carburant et de munitions qui se dirigeaient vers la frontière burkinabè. Ils vont alerter leurs frères d’armes burkinabè des manœuvres de cette colonne de terroristes. Les vecteurs aériens du Burkina vont les suivre jusqu’à leur stationnement sous des arbres au nord de Nassoumbou. Pendant que les malfaiteurs patientaient avant de reprendre chemin, la flotte burkinabè aiguisait ces drones et autres appareils volants. Très vite, des frappes violentes et précises sont dirigées sur l’ennemi. Les pick-up et leurs contenus sont anéantis et l’opération de ravitaillement contrecarrée pendant que les opérations se poursuivent.

Agence d’information du Burkina

Un chef terroriste aux arrêts à Balavé

Le 18e Bataillon d’intervention rapide (BIR) et les VDP ont mené des opérations conjointes ce weekend dans la commune de Balavé où ils ont neutralisé des terroristes, capturé un chef et récupéré du matériel roulant.

Depuis le vendredi 12 avril 2024, des éléments du BIR 18 et des VDP sont montés à l’offensive afin de rechercher des terroristes qui se croient toujours à l’abri dans les touffes et arbustes autour de Solenzo. De Solenzo au village de Masso jusqu’à Orowe à 8 kilomètres de Tansila et à 22 kilomètres de Balavé, toutes les touffes sont fouillées et les arbres secoués. Au moins une quinzaine de terroristes ont été neutralisés, des armes, des munitions, des vivres, des motos et autres matériels récupérés.
Un chef terroriste qui semait la terreur entre Balavé, Orowe et le village de Gama a été capturé avec six de ses compagnons d’armes. La moisson a été bonne à Balavé selon une source sur place qui assure que les opérations se poursuivent.

Agence d’information du Burkina

 

Gestion du fret: le CBC reçoit les orientations du chef de l’Etat

Le Président de la Transition, chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, a reçu en audience, le vendredi 12 avril 2024, le conseil d’administration du Conseil burkinabè des chargeurs (CBC), conduit par son président, Al Hassane Sienou.

Institution majeure du secteur privé, le CBC joue un rôle capital dans la gestion du fret à destination et au départ du Burkina Faso, selon Al Hassane Sienou. Il a souligné qu’il était de bon ton que son équipe, mise en place depuis 2020, vienne faire le point du fonctionnement de la structure et évoquer les efforts consentis par l’ensemble des acteurs pour garantir l’approvisionnement régulier du pays malgré le contexte sécuritaire préoccupant.

En dépit de cette situation difficile, le CBC se porte très bien, a indiqué le président du conseil d’administration qui informe que le fret global importé à destination du pays est estimé à environ 7 millions de tonnes. Dans l’optique de renforcer la compétitivité des entreprises burkinabè évoluant dans la chaîne logistique et du transport, M. Sienou a précisé que son institution s’est engagée à réaliser des investissements structurants à travers de grands projets estimés à plus de 50 milliards de F CFA.

Parmi ces grands projets, figure celui relatif à la construction d’un terminal de produits dangereux à l’entrée des ports fréquentés pour réceptionner les produits importés par les sociétés minières, qui se retrouvent dans les mêmes bureaux de dédouanement que les autres produits.
« Nous ambitionnons réaliser des plateformes multimodales, surtout au port de Lomé, suivant les orientations du chef de l’Etat, pour recevoir le fret à destination du Burkina Faso.

Ce sont les orientations que le chef de l’Etat nous a données et nous allons harmoniser notre plan d’investissement, l’inscrire dans la vision et les orientations politiques du chef de l’Etat », a indiqué le président du conseil d’administration du CBC, Al Hassane Sienou.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Equipes nationales : La Fédération burkinabè de football (FBF) opte pour l’expertise nationale

Les entraîneurs des équipes nationales du Burkina Faso de football sont désormais connus. Selon la Fédération burkinabè de football (FBF), toutes les équipes (masculines et féminines) seront entraînées par des experts burkinabè.

A.K

Conflit : L’attaque de l’Iran est une « escalade grave et dangereuse » (armée israélienne)

L’attaque de drones et de missiles lancée samedi soir par l’Iran contre Israël est une « escalade grave et dangereuse », a dénoncé le porte-parole de l’armée israélienne, Daniel Hagari.

« L’Iran a lancé une attaque directe contre l’État d’Israël depuis le sol iranien. Nous surveillons de près les drones tueurs envoyés par l’Iran et en route vers Israël. Il s’agit d’une escalade grave et dangereuse », a déclaré M. Hagari dans un communiqué.

Depuis l’attaque de la semaine dernière, la tension monte entre les deux pays. L’Iran a accusé Israël d’être responsable de cette frappe aérienne qui a causé la mort à 12 personnes, dont deux généraux d’élite iraniens et a promis de se venger.

Sidwaya.info

Audience : Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE a reçu le Conseil d’administration du Conseil burkinabè des chargeurs (CBC)

(Ouagadougou, 12 avril 2024). Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE a reçu en audience, ce vendredi après-midi, le Conseil d’administration du Conseil burkinabè des chargeurs (CBC), conduit par son président Al Hassane SIENOU.

Institution majeure du secteur privé, le CBC joue un rôle capital dans la gestion du fret à destination et au départ du Burkina Faso, selon Al Hassane SIENOU. Il a souligné qu’il était de bon ton que son équipe, mise en place depuis 2020, vienne faire le point du fonctionnement de la structure et évoquer les efforts consentis par l’ensemble des acteurs pour garantir l’approvisionnement régulier du pays malgré le contexte sécuritaire préoccupant. En dépit de cette situation difficile, le CBC se porte très bien, a indiqué le président du Conseil d’administration qui informe que le fret global importé à destination du pays est estimé à environ 7 millions de tonnes.

Dans l’optique de renforcer la compétitivité des entreprises burkinabè évoluant dans la chaîne logistique et du transport, M. SIENOU a précisé que son institution s’est engagée à réaliser des investissements structurants à travers de grands projets estimés à plus de 50 milliards de FCFA.

Parmi ces grands projets, figure celui relatif à la construction d’un terminal de produits dangereux à l’entrée des ports fréquentés pour réceptionner les produits importés par les sociétés minières, qui se retrouvent dans les mêmes bureaux de dédouanement que les autres produits.

« Nous ambitionnons réaliser des plateformes multimodales, surtout au port de Lomé, suivant les orientations du Chef de l’Etat, pour recevoir le fret à destination du Burkina Faso. Ce sont les orientations que le Chef de l’Etat nous a données et nous allons harmoniser notre plan d’investissement, l’inscrire dans la vision et les orientations politiques du Chef de l’Etat », a indiqué le président du Conseil d’administration du CBC, Al Hassane SIENOU.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Affaire Me Guy Hervé Kam : Vers une audition

Le Bâtonnier Siaka Niamba informe les avocats burkinabè avoir reçu, le 8 avril 2024, une copie de lettre du Président de la Chambre de l’Instruction adressée au Procureur du Faso. Cette lettre porte sur l’autorisation de l’audition de Maître Guy Hervé Kam dans le respect des lois et règlements en vigueur, a appris lefaso.net.

« lI a affirmé attacher du prix au respect des termes de sa lettre parce qu’il y va de la crédibilité tant de la Transition que de l’institution judiciaire. Nous attendons donc voir libérer notre cher confrère dans les plus brefs délais », indique le Bâtonnier Siaka Niamba dans sa lettre.

En rappel, Me Guy Hervé Kam a été arrêté à sa descente d’avion à l’aéroport international de Ouagadougou dans la nuit du 24 au 25 janvier 2024, par des hommes en civil se présentant comme étant des agents de la Sûreté de l’État, alors qu’il revenait de Bobo-Dioulasso.
Sidwaya.infos

Musique : Amzy, Djeli Karim et Kayawoto en compétition pour le Kundé d’ or

La cérémonie de distinction des meilleurs artistes-musiciens au Burkina Faso, les Kundé, aura lieu cette année le mercredi 8 mai 2024 à Ouagadougou. Le commissariat des Kundé l’a annoncé au cours d’une conférence de presse, tenue ce vendredi 12 avril dans la capitale burkinabè. Ainsi pour le Kunde d’or, trois artistes seront en lice. Il s’agit de Amzy, Djeli Karim et kayawoto.

Une relève dorée de la musique burkinabè qui réjouit le commissaire général des Kundé, Salfo Soré dit Jah Press. Pour qui, la jeunesse burkinabè, très inspirée ces dernières années, fait de la bonne musique. Rappelons que pour remporter le Kundé d’or, il faut « Être un artiste ou groupe musical burkinabè auteur de deux (2) albums au moins dont le dernier a été sorti et diffusé entre le 1er mars 2023 et le 29 février 2024.

L’album doit être d’une bonne qualité technique et artistique et avoir connu un succès commercial et/ou médiatique (médias, Internet, espaces de diffusion…). L’artiste doit avoir œuvré pour sa promotion à travers des actions médiatiques et hors médias et faire montre d’une progression artistique et d’innovation constante dans l’organisation et la gestion de sa carrière ». En termes de statistiques, cette 22e édition des Kundé, ce sont 1178 œuvres musicales en compétition dont 186 œuvres d’artistes féminins.
Alassane KERE

9ème Prix Panafricain en journalisme sûr l’assurance et la réassurance 2024 : Mahamadi Sebogo du Burkina Faso remporte le 1er prix dans la catégorie presse écrite (langue française)

Continental Re a organisé la cérémonie de remise des prix ce vendredi 12 avril à  Victoria Falls, au Zimbabwe. Mahamadi Sebogo du Burkina Faso, journaliste à Sidwaya, a été distingué dans la catégorie française avec son article, « Assurance des risques de la construction : une obligation légale en « souffrance ». L’article met en lumière la violation de la législation nationale concernant l’assurance des risques de construction, notamment dans le cadre de contrats immobiliers.

Sidwaya.info

Justice militaire : qui est le nouveau directeur ?

Le directeur de cabinet du ministre de la Défense et des Anciens combattants, Alain Ollo Palé, a officiellement installé le nouveau directeur de la justice militaire, le magistrat commandant, San Polycarpe Traoré, dans ses fonctions, jeudi 11 avril 2024, à Ouagadougou.

Sur proposition du ministre de la Défense et des Anciens combattants, le magistrat commandant, San Polycarpe Traoré, a été nommé directeur de la justice militaire par décret présidentiel, le 27 février 2024. Il a officiellement été installé dans ses fonctions par le directeur de cabinet du ministre en charge de la Défense, le colonel-major Alain Ollo Palé, dans la matinée du jeudi 11 avril 2024, à Ouagadougou.

Après l’avoir installé, le colonel Palé a insisté sur la lourdeur de la tâche qui lui est confiée. « Nous sommes dans un contexte de prolongation de la mobilisation générale et de la mise en garde où la justice militaire est appelée en cas de besoin à jouer un rôle primordial », a-t-il indiqué. Par conséquent, il a appelé le nouveau directeur à prendre rapidement ses marques pour un fonctionnement efficace et efficient de la justice militaire.

Il l’a rassuré de la pleine disponibilité de la hiérarchie militaire à l’accompagner. Le directeur de cabinet a, par ailleurs, invité l’ensemble du personnel à faire confiance et à apporter son soutien au nouveau directeur dans l’accomplissement de ses missions qui consistent essentiellement à assurer le bon fonctionnement des services et des autres entités de la justice militaire.

Du soutien de la hiérarchie et de ses collaborateurs, le commandant San Polycarpe Traoré a dit en avoir besoin, au regard du poids de la tâche qui vient de lui être confiée. Il a traduit toute sa reconnaissance au chef de l’Etat, chef suprême des armées, le capitaine Ibrahim Traoré et au ministre d’Etat, ministre en charge de la défense, le général de brigade Kassoum Coulibaly qui ont cru en lui en le portant à la tête de la direction de la justice militaire. Il a affirmé ne pas douter de la compétence et de l’engagement de son équipe à conduire la destinée de la direction.

San Polycarpe Traoré a dit être conscient du rôle de la justice militaire dans cette période de crise que traverse le pays où les forces de défense et de sécurité sont au premier plan de la lutte. Il a annoncé que des réformes seront opérées dans tous les secteurs
de l’institution afin de la rendre plus performante pour répondre aux attentes des administrés. Le commandant Traoré a remplacé à ce poste le magistrat lieutenant-colonel François Yaméogo, admis à la retraite. Il a promis d’inscrire ses actions dans la continuité de celles entreprises par son prédécesseur à qui il a rendu un hommage.

Nadège YAMEOGO


Qui est le nouveau directeur de la justice militaire ?

San Polycarpe Traoré est né le 13 janvier 1988 à Soubaka dans la Comoé. Diplômé de l’académie militaire Georges Namoano de Pô en 2011, il rejoint l’Ecole nationale d’administration et de magistrature d’où il est sorti magistrat en 2016. Il est d’abord nommé juge d’instruction au Tribunal militaire de Ouagadougou puis instructeur non permanent dans les écoles et centres de formation militaires du Burkina dans les matières Code de justice militaire, Droit international humanitaire, Droit du travail, Droit administratif et contentieux administratif. San Polycarpe Traoré a également occupé les fonctions de conseiller juridique du bataillon du Burkina Faso à Tombouctou et de l’Etat-major multinational de l’exercice Flintlock. Le nouveau directeur de la justice militaire a en outre été régisseur de la Maison d’arrêt et de correction des armées cumulativement à ses fonctions de juge d’instruction. Avant d’être nommé directeur de la justice militaire, il était conseiller juridique du groupement des forces de sécurisation du centre cumulativement à ses fonctions de doyen des juges d’instruction au Tribunal militaire. Il est marié et père de deux enfants.

N.Y

Il y a des monstres parmi nous !

Un jour, j’ai croisé le regard imbibé de l’enfant d’une mendiante aux feux tricolores du carrefour. Au dos de sa mère, il sanglotait en me fixant à bout portant. Il tremblait de froid et d’effroi, à peine sevré, il porte déjà sa croix. La croix de l’innocence perdue et de l’avenir confisqué, la croix de toutes ces proies qui ploient sous le poids du malin destin. Il avait peut-être mal à la tête ; peut-être mal au ventre ; il avait mal quelque part, sans savoir exprimer son douloureux malaise.

Il était triste et visiblement excédé ; excédé de sa petite vie de misère. Sa mère sans être amère, lui donnait des tapes tendres aux fesses en fredonnant un air solitaire. En fait, elle n’était pas qu’une mendiante. Sa tête était couronnée d’une tignasse qui serpentait le long de ses frêles épaules. Tantôt, elle souriait, tantôt, elle riait aux éclats en lançant aux usagers de la route quelques invectives de la dérive. Elle portait une jupe en loques qui laissait transparaître ses reliefs et même « l’unité centrale » de son intimité. Son torse n’était couvert que d’un bout de banderole de tissu blanc sale.

Perché à bord de la mère sans repère, le pauvre bambin sans lendemain pleurait de manque de pain. En vérité, il criait sa faim et sa soif, mais personne ne daignait lui jeter un regard de compassion. Chacun détournait ses yeux de l’insupportable, sans être un tant soit peu charitable et serviable. Les uns baissaient les yeux quand les autres montaient les vitres de leur voiture pour être à l’abri de la peine et de la gêne.

La mendiante sans tête passait en revue les usagers, la main droite sur le cœur, l’autre tendue comme un leurre. Mais aucune pièce, aucun don, point de broutille. Je n’ai jamais donné 500 francs à un mendiant. Hier, je n’avais que 6 900 francs en poche ; j’ai donné le billet de 5 000 francs à l’infortuné duo en transhumance. Une dame sortit de son véhicule, s’empressa à ôter son seul pagne et le noua à la taille du malheureux semblable. Elle rejoignit sa voiture en jupon sous une pluie d’invectives des autres usagers.

Certains klaxonnaient en hélant, d’autres insultaient même la généreuse dame de cœur. Son seul péché était de bloquer la circulation, pendant que le feu était au vert. Son seul défaut était d’être plus sensible, plus humaine.
Nous rencontrons tous, tous les jours cet enfant au dos de sa mère. Nous croisons tous, le regard de la pauvreté et de l’abandon. Mais combien cèdent à la tentation du bien ? Combien succombent à la souffrance des autres au point de partager leur peine ?

Ce jour-là, parmi les « insulteurs de mère », il y en a qui venaient de la messe ou de la mosquée, la croix en bandoulière, le boubou immaculé ; la Bible ou le Coran sous l’aisselle. Parmi les « spectateurs » de l’horreur, tous étaient issus d’une femme, très peu ont eu la chair de poule. Il y a des hommes qui n’ont jamais frissonné de froid ou soupiré d’ennui. Leur cœur est bâti en dur, barricadé de parechocs anti- émotions. Leur vie est pleine d’hommes et de femmes acquis à leur cause. Mais leur cœur est vide d’humain.

Nous ne sommes pas obligés de donner à tout le monde, en tout temps et en tout lieu. Nous ne pouvons pas tout faire pour tout le monde en même temps. Nous devons juste être humain, et l’humain n’a pas de prix, parce qu’il coûte plus que tout.
Ce jour-là, j’ai pensé à l’inconnu géniteur de l’enfant solitaire. Qui peut-il bien être. Pourquoi a-t-il fait ça ? Faire la bête à deux dos avec une malade mentale, juste pour le fantasme ; juste pour l’argent et le pouvoir.

C’est inacceptable, mais combien ont déjà consommé l’acte du pacte, sans tact, sans le moindre trac ? Combien ont ensemencé les entrailles de l’innocente démente sans abri pour émerger des débris d’une société hérétique ? Combien ont abusé de la bohémienne affamée et sans défense, pour satisfaire à une bassesse existentielle, sans sens ? Combien êtes-vous ? La pire des folies, c’est celle des « sains d’esprit et de corps » qui n’en font qu’à leur tête. Haro ! Il y a des monstres parmi nous ; des âmes souillées au corps soyeux et soigneux ; d’honorables êtres déplorables sans respect. C’est dommage pour notre espèce. Mais ils sont parmi nous quand même !

Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr

Fonds de soutien patriotique: des collégiennes reversent leur recette de mars

Trois donateurs ont renfloué le Fonds de soutien patriotique d’un montant total de 71 millions 82 mille 500 FCFA, jeudi 11 avril 2024, à Ouagadougou.

L’appel à la mobilisation des ressources endogènes pour le financement de la lutte contre le terrorisme a été entendu par les auditeurs et téléspectateurs du groupe Savane médias. Ils ont contribué à hauteur de 70 millions 50mille FCFA au Fonds de soutien patriotique (FSP). Le chèque matérialisant le versement de cette somme au Trésor public a été remis, dans la soirée du jeudi 11 avril 2024, par le Président directeur général (PDG) du groupe, Aboubacar Zida dit Sidnaba.

« Les contributeurs semblent essoufflés et je voudrais leur demander de consentir encore des efforts car le monstre c’est-à-dire le terrorisme qui nous pourchasse n’est pas fatigué », a-t-il commenté. Le responsable de la collecte au profit du Fonds de soutien patriotique du groupe Savane médias, Yacouba Jacob Barry a souligné que le montant reversé est le fruit de la contribution des burkinabè de l’intérieur et de la diaspora. « Le groupe Savane médias est un VDP dans la collecte des fonds et il le restera jusqu’à ce que la paix revienne », a-t-il poursuivi.

Les commerçants de la commune rurale de Rambo de la province du Yatenga dans la région du Nord ont fait le déplacement à Ouagadougou pour remettre un chèque d’un montant de 1 million FCFA. Selon leur représentant, Lassané Sana, cette contribution est le

Les commerçants de la commune rurale de Rambo manifestent ainsi leur engagement
pour le retour de la paix.

signe de leur gratitude pour les efforts consentis par le gouvernement en vue du retour de la paix et de leur disponibilité à accompagner le processus de la reconquête du territoire. Il a saisi l’occasion pour faire le plaidoyer pour la dotation des VDP de sa commune en matériels militaires et aussi la réhabilitation de la voie Ouagadougou-Bokin-Rambo.

« Les VDP de la commune abattent nuit et jour un travail acharné, mais l’équipement de ces derniers en matériels de combat reste toujours faible depuis la date de leur installation. Aussi, face à l’insécurité les voies reliant la commune au chef-lieu de la province ont été bloquées par les HANI, empêchant ainsi le ravitaillement de notre localité à partir de Ouahigouya. La seule voie de ravitaillement est Ouagadougou-Bokin-Rambo, cependant l’état de cette route rend le trajet difficile surtout en saison des pluies », a-t-il fait savoir.
Noéla et Toussiane Zabré, toutes deux élèves en classe de 5e au complexe scolaire MonSeigneur André Dupont ont décidé de reverser la totalité de leur recette du mois de mars issue de la vente de bonbons, qu’elles confectionnent au profit du FSP.

« Nous avons commencé à vendre des bonbons à partir de février car nous comptions nous acheter une moto, mais avec les conseils de nos parents nous avons décidé de reverser la recette de mars soit 32 500FCFA pour répondre à l’appel du président capitaine Ibrahim Traoré ». Ces élèves ont, par ailleurs, annoncé leur engagement à reverser désormais 30% des ventes au Fonds de soutien patriotique et leur volonté de mobiliser leurs camarades pour rendre visite aux blessés de guerre.

Le PDG du groupe Savane médias, Aboubacar Zida dit Sidnaba (gauche) a remis un chèque de 70 050 000 FCFA récolté auprès des auditeurs et téléspectateurs.

« Avec l’accord de nos parents nous allons demander une audience au président afin de lui demander l’autorisation de faire une immersion au front. Pour nous, cette guerre doit prendre fin maintenant et le pays a besoin de tout le monde, grands comme petits. C’est pourquoi, nous lançons un appel à tous les élèves de se mobiliser », a-t-elle ajouté.

Les 3 chèques ont été réceptionnés par le Secrétaire général du ministère de l’Economie, des Finances et de la Prospective, Vieux Abdoul Rachid Soulama, représentant le ministre Aboubakar Nacanabo. Au nom du gouvernement, il a remercié tous les donateurs pour leur réponse favorable à l’appel du chef de l’Etat. « Ces actes, s’ils permettent d’ajouter de la terre à la terre pour bâtir l’édifice de paix, sont surtout des gestes de solidarité agissante et d’union nécessaires pour transcender le courage et la volonté de notre peuple de se dresser comme un seul homme pour la marche victorieuse sur la lâcheté et la barbarie.

En outre, ils sonnent comme un signal fort pour un hommage à l’ensemble des Forces de défense et de sécurité et des Volontaires pour la défense de la patrie », a-t-il déclaré. M. Soulama a relevé que la situation sécuritaire actuelle et l’évolution du contexte économique et politique sous régional et international interpellent les Burkinabè à la nécessité de développer des initiatives endogènes pour trouver les moyens nécessaires à la lutte contre le terrorisme et au financement des priorités de développement.

Nadège YE
Raynatou BARRY
(Stagiaire)

Sécurité des patients : « Beaucoup de dommages dans les milieux de santé peuvent être évités », Joséphine Zoungrana, pharmacienne hygiéniste

Une simple dénonciation peut contribuer à éviter les erreurs liées à la prise en charge des patients. Malheureusement, la méconnaissance de leurs droits par de nombreux personnes rend difficile le changement de comportement en milieu sanitaire. Dans cette interview, Dr Joséphine Zoungrana, pharmacienne hygiéniste et présidente de l’Association burkinabè pour l’amélioration de la sécurité des patients et le droit à la santé (ABASEP), revient sur les actions de sa structure pour la conscientisation des acteurs et des soins plus sûrs.

Sidwaya (S) : Pouvez-vous nous présenter votre structure ?
Joséphine Zoungrana (J.Z.) : Notre association travaille dans le domaine de l’amélioration de la sécurité des patients. C’est un regroupement de personnes expérimentées qui ont été témoins des situations dommageables subies par des patients et qui ont décidé de mettre en place en 2009, une association pour contri-buer à la construction d’un système de santé plus sûr.

S : Quels sont vos domaines d’intervention ?
J.Z. : Nous intervenons surtout dans le domaine de la formation, de la sensi-bilisation, mais aussi, de la recherche opérationnelle en vue de l’amélioration de la sécurité des patients. Nos cadres d’actions sont essentiellement les établissements de santé, mais aussi, auprès des malades et leurs familles. Parce que lorsque l’on parle de sécurité des patients, chacun a son rôle à jouer pour que les soins de santé soient moins à risque.

S : Quelles sont les réali-sations majeures de l’ABASEP depuis sa création ?
J.Z. : Nous avons contribué à l’organisation du Diplô-me universitaire « Hygiène hospitalière/sécurité des patients (DU HHSP) » qui était une première en Afrique francophone et plusieurs nationalités y ont pris part. La plupart des diplômés sont aujour-d’hui dans des institutions internationales ou occupent des postes de responsabilité dans les hôpitaux. L’ABASEP a également contribué aux côtés de Expertise France à travers le projet PRISMS à former un pool d’experts natio-naux en Prévention contrôle des infections (PCI) et sécurité des patients. Nous participons également à l’élaboration des documents normatifs et règlementaires sur les questions de santé lorsque le ministère de la Santé nous sollicite.

S : Qui peut bénéficier de votre expertise ?
J.Z. : Notre action bénéficie à tout le monde, au personnel de santé, comme aux malades. Parce que, quand on parle de sécurité des patients, un jour, notre pair peut être appelé à être patient. Donc cela bénéficie d’abord à nous en tant qu’humains et donc à tout le monde.

S : Disposez-vous de démembrements dans toutes les régions ?
J.Z. : Non, la plupart de nos membres sont à Ouaga-dougou, mais nous avons une cellule très dynamique à Bobo-Dioulasso. Pour le moment, nous sommes dans ces deux grandes villes.

S : Avez-vous les moyens de vos actions ?
J.Z : Notre atout majeur, c’est l’engagement de chaque membre de l’association. Sinon, du point de vue financier, nous fonctionnons jusque-là sur la cotisation de nos membres. Mais dans le cadre de certaines grandes activités comme certaines formations, nous avons eu quelques partenaires qui nous ont accompagnés pour leur réalisation.

S : Quelles sont les formes de collaboration que l’ABASEP entretient avec les structures de santé ?
J.Z . : Nous apportons un appui-conseil aux structures de santé qui le désirent pour l’amélioration de leur stratégie de prévention des risques infectieux liés aux soins
et de la sécurité des patients. Pour l’analyse des évènements indésirables, l’ABASEP peut accompa-gner les structures qui le souhaitent pour renforcer les capacités des acteurs en la matière. Bien entendu, cela se fait à travers des conventions de partenariat bien structurées.

L’ABASEP vient aussi en aide aux structures de santé en mobilisant les communautés pour la dotation en produits d’hygiène, les activités de salubrité, etc.
Les partenariats en cours avec d’autres associations permettront de renforcer notre présence et appui aux établissements de santé et aux usagers.

S : Quel est le plus grand risque en milieu de soins et comment le prévenir ?
J.Z : Le milieu du soin, bien qu’apportant d’énormes bénéfices aux malades, comporte également des risques et nous avons répertorié plusieurs types. On a par exemple, les erreurs liées aux médicaments et aux procédures chirurgicales. Nous avons parfois la survenue d’escarre, ce sont des plaies qui interviennent lorsque le patient est couché sur une seule position. Et nous avons des risques liés souvent à des erreurs de diagnostic. Il arrive que l’on fasse un mauvais diagnostic et on vous donne
un traitement qui ne convient pas.

Il y a aussi des risques liés à l’identification du patient. On peut se tromper de patient et on prend le traitement d’un patient A, pour donner à un patient B. On a des risques qui peuvent être liés aussi à la transfusion sanguine.
Mais le plus grand risque, ce sont les infections associées aux soins. Ces infections associées aux soins, ce sont des maladies qui sont dues à des germes que le patient attrape à l’hôpital, alors qu’il n’avait pas cette maladie en entrant dans l’établissement de santé. La liste des risques n’est pas exhaustive. Mais parmi tous les risques, ce sont les infections associées aux soins qui viennent en tête dans la plupart des pays en développement.

S : Le patient peut-il venir se plaindre en cas d’évènements indésirables ?
J.Z : Il existe un système de notification des évènements indésirables au Burkina. Mais le système a des insuffisances parce qu’il ne prend pas en compte tous les risques. Par exemple pour les médicaments, la transfusion sanguine, la vaccination et même les infections, il y a un circuit de notification qui existe. Donc, le patient qui se dit victime d’un évènement indésirable peut notifier ce qui lui est arrivé via ce système. Mais comme je le dis, le système n’est pas complet. Donc, il y a beaucoup de domaines de risques où le patient n’a pas de possibilité de déclarer ce qu’il
a subi dans l’hôpital.

S : Dans ce cas, que peut faire le patient ?
J.Z : C’est de se plaindre, mais de manière informelle. Au niveau de l’association, nous incitons tous ceux qui croient avoir subi un préjudice en milieu de soins à le rapporter ou à le notifier, si le système de notification existe. Pourquoi nous incitons les gens à ne pas se taire ? Parce que le fait de rapporter l’évènement qu’on a subi va permettre à l’autorité d’avoir une meilleure évaluation de l’ampleur du problème.

Et cela va pousser à analyser le phénomène. En analysant le phénomène, les défaillances qui ont concouru à la survenue de l’évènement, on va finir par tirer des leçons, mettre en place un plan d’action pour corriger ces défaillances afin que cela n’arrive pas. Donc au niveau de l’association, nous incitons vraiment tous ceux qui pensent avoir subi un préjudice quelconque à le notifier, ne serait-ce qu’au sein du service, auprès du surveillant d’unité du soin. En tout cas à rapporter l’évènement qu’ils ont subi à quelqu’un dans la formation sanitaire.

C’est ainsi qu’on va arriver à mettre en place des actions correctrices pour que cela n’arrive pas à un autre malade. Mais tant que les gens se tairont, le feront de manière informelle dans les familles, cela ne permettra pas de corriger les défaillances du système. Parce qu’en fait, quand une erreur arrive, généralement ce n’est pas la responsabilité individuelle du soignant qui est engagée. C’est un ensemble de facteurs, un ensemble de défaillances qui amènent le soignant à commettre l’erreur. C’est vrai qu’à priori, on veut dire que c’est telle personne qui est le responsable. Mais lorsqu’on fait l’analyse, on se rend compte que c’est plusieurs facteurs qui ont concouru à ce qu’il fasse l’erreur. Voilà pourquoi, il ne faut pas se taire. Il faut rapporter ce qu’on a subi.

S : Alors, comment prévenir les infections associées aux soins ?
J.Z : Les infections associées aux soins sont des maladies dues à des germes que l’on contracte en milieu de soins. Donc, la prévention va consister à mettre une barrière entre ces germes et le patient pour qu’il ne soit pas contaminé. Mais cela repose essentiellement sur le respect des règles d’hygiène hospitalières, non seulement par le personnel de soins, mais aussi par les visiteurs. La plupart des microbes à l’hôpital passent d’un patient à un autre, ou bien des surfaces à un autre patient via les mains. Si vous avez des germes sur le mur et quelqu’un va le toucher et toucher un patient, il va véhiculer le germe du mur sur le patient. Voilà pourquoi, la meilleure manière de prévenir les infections associées aux soins, c’est toujours l’hygiène des mains. Se laver les mains entre deux patients, se laver les mains quand on a touché une surface sale. Il faut toujours se laver les mains. C’est la meilleure mesure pour prévenir les infections.

S : Le port des gants ne peut-il pas remplacer le lavage des mains ?
J.Z : Le port des gants fait partie des mesures de prévention. Mais cela ne peut pas remplacer le lavage des mains parce que ce n’est pas à toutes les situations qu’on doit porter les gants. On porte les gants au fur et à mesure que vous travaillez. Surtout dans le contexte où les gants sont en latex et le latex est très poreux. Et plus vous travaillez avec vos mains, plus les pores du gant s’élargissent. Et par ces pores, si vous n’avez pas lavé les mains, les germes peuvent passer de votre main sur le patient, bien que vous ayez les gants, parce que les gants sont pourris.

S : Les gels hydro-alcooliques ne sont-ils pas une alternative ?
J.Z : En l’absence d’eau, on peut utiliser le gel. Mais c’est limite, car quand on a des souillures visibles, une projection de saleté sur les mains que l’œil peut voir, le gel n’est plus efficace. Il faut forcément aller laver à l’eau avant de faire la friction hydro-alcoolique.

S : Etant dans les formations sanitaires, constatez-vous que ces gestes simples sont respectés par les agents ?
J.Z : Se laver les mains est un acte simple. C’est un acte aussi qui ne coûte pas. Mais, c’est un acte très faiblement respecté par les professionnels de santé. Et, c’est pourquoi, au niveau de l’association, nous ne cessons de faire la promotion de l’hygiène des mains.
Parce que c’est par les mains que l’on prend le microbe du patient A pour aller le donner au patient B en milieu de soins. Mais ce faible taux d’observation de l’hygiène des mains, ce n’est pas seulement dans nos pays, même dans les pays dits développés, ils continuent à faire la promotion du lavage des mains.

Donc, c’est un travail de longue haleine. Dans notre contexte, par exemple, la famille du malade est utilisée comme un auxiliaire de soins, parce qu’on n’a pas souvent des auxiliaires de soins. Donc, il n’est pas rare que vous voyez des accompagnateurs en train de manipuler la voie veineuse ou être en train de vider les poches urinaires pleines. Etant donné qu’on les associe aux soins, il est important que le patient et sa famille aient des notions de comment prévenir les infections.

C’est en cela que les règles d’hygiène qui s’appliquent au personnel doivent s’appliquer au patient et à sa famille. Puisque la famille est utilisée comme auxiliaire de soins. Et, le personnel doit intervenir à ce niveau pour sensibiliser le malade et sa famille par rapport aux risques infectieux. En dehors de cela, les accompagnateurs, la famille, les visiteurs doivent tous être regardants quant à l’hygiène de la chambre d’hospitalisation. Ils doivent éviter les nuisances sonores, coopérer et respecter le règlement de l’établissement. Pour votre malade, lorsqu’on vous dit que les visites sont interdites, c’est pour sa sécurité. Et, il faut que la famille, les accompagnants acceptent que les visites soient interdites. Mais j’insiste surtout pour le respect des règles d’hygiène des mains, parce qu’ils interviennent
souvent comme auxiliaires de soins.

S : Est-ce possible que l’on arrive un jour à un milieu hospitalier sans préjudices ?
J.Z : Les préjudices évitables qui surviennent en milieu de soins ne sont pas une fatalité. Ils peuvent être évités et nous appelons tout le monde à collaborer afin que l’on puisse faire de nos soins, des soins sûrs. Nous appelons les malades, leurs familles et également les autorités sanitaires et le personnel soignant à collaborer. Si, nous nous donnons la main, je pense que l’on arrivera à avoir des soins plus sûrs.

 Interview réalisée par :
Donald Wendpouiré NIKIEMA