Le Président de la Transition, chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, a accordé, ce mardi, une audience aux autorités coutumières et religieuses de la région des Cascades.
Les différentes entités religieuses ont félicité le chef de l’Etat pour les acquis engrangés dans la lutte contre le terrorisme et réaffirmé leur soutien à la Transition.
Elles ont salué les actions concertées des Forces de défense et de sécurité, des Volontaires pour la défense de la patrie ainsi que des dozos qui ont permis de libérer plusieurs localités dans la région.
Aussi, ont-elles reconnu les efforts des autorités de la Transition dans plusieurs autres secteurs comme l’agriculture et la santé. Toutefois, le chef de canton de Karaborola, Sa Majesté Maouran Tolé Sagnon, a sollicité pour la région des Cascades, une amélioration du plateau technique des centres de santé.
Il a par ailleurs remercié le capitaine Ibrahim Traoré pour l’institutionnalisation de la journée du 15 mai marquant ainsi une reconnaissance officielle des activités des coutumiers.
Dans cette lutte contre l’hydre terroriste, les coutumiers n’entendent pas rester en marge. Le chef de canton de Karaborola a assuré qu’aujourd’hui, les combattants
« partent rassurés sur le terrain parce que quelque part, nous leur avons rappelé que nos ancêtres aussi ont mené des guerres pour pouvoir se libérer de certaines contraintes ».
Les autorités religieuses ont également salué la dynamique engagée dans la reconquête de l’intégrité du territoire, surtout dans les Cascades.
« Actuellement, nous pouvons nous rendre partout dans la région grâce aux efforts fournis par le chef de l’Etat pour libérer le pays », a déclaré Monseigneur Lucas Sanou, évêque du diocèse de Banfora.
Outre la reconquête du territoire, les autorités religieuses ont salué les actions entreprises pour la sécurité alimentaire et l’amélioration du système sanitaire.
Direction de la Communication de la Présidence du Faso
Dans le cadre de l’édition 2024 du programme d’échanges du Centre international chinois de la presse et de la communication, plus d’une centaine de journalistes ont visité le district de Changping au Nord-Ouest de Beijing en République populaire de Chine, le vendredi 12 avril 2024.
Situé à la périphérie nord-ouest de Beijing (Pékin), le district de Changping compte 2 269 487 habitants, devenant du coup le district le plus peuplé de la capitale chinoise. Il couvre une superficie de 1 430 km2 et est réputé pour ses nombreux sites pittoresques et ses installations touristiques, comme le musée Datangshan. Il est riche en ressources naturelles, en produits minéraux et ruraux. Au cours de leur visite d’une journée à Changping, les journalistes étrangers se sont rendus dans un certain nombre de centres industriels, éducatifs et sanitaires et se sont familiarisés avec le développement chinois dans ce district.
La centrale électrique intégrée intelligente sans émission de carbone de la Société nationale d’investissement électrique a été le premier site que les journalistes ont visité. Nouvellement créée, la société est une entreprise publique énergétique intégrée en Chine qui détient simultanément des actifs dans les domaines de l’hydro-électricité, de l’énergie thermique, de l’énergie nucléaire et de nouvelles énergies. Elle est présente dans les secteurs de l’électricité, du charbon, de l’aluminium, de la logistique, des finances, de la protection de l’environnement, des industries de haute technologie, etc.
Par la suite, les hommes et femmes de médias ont mis le cap sur l’école professionnelle du district de Changping. Fondée en 1958, cette école propose aujourd’hui 41 filières, dont les services aéronautiques, l’application et la maintenance automobile, l’aménagement paysager, la technologie d’application des drones et l’éducation préscolaire. Pour ce faire, elle compte 334 enseignants et plus de 3 000 étudiants.
La visite dans le district de Changping s’est achevée à l’hôpital Gobroad. Situé dans le parc des sciences de la vie du district, l’hôpital a été bâti sur une superficie approximative de 100 000 m2. Il dispose de 500 lits dont 100 dédiés à la recherche en phase initiale.
L’hôpital Gobroad, une référence
Certains étudiants de la filière automobile de l’école professionnelle du district de Changping en plein travail.
Spécialisé dans les tumeurs solides, les tumeurs hématologiques et les sciences du cerveau, l’hôpital a officiellement ouvert ses portes en juillet 2023. C’est un hôpital de recherche qui se concentre sur le diagnostic et le traitement de cas difficiles et critiques, sur la recherche clinique et sur la transformation stratégique des industries de la biomédecine et des dispositifs médicaux. Il sert de plateforme de service public pour la recherche clinique à Pékin.
L’hôpital a réuni un groupe d’experts en recherche clinique renommés en Chine, ainsi qu’une équipe complète de soutien à la recherche clinique. S’appuyant sur ses capacités de recherche clinique, l’hôpital intègre les forces de la riche fondation de Pékin en matière de recherche fondamentale, d’entreprises et d’institutions de recherche afin de créer un écosystème de haut niveau pour l’innovation médicale. L’hôpital Gobroad est un explorateur et un praticien du modèle d’hôpital de recherche, servant comme l’un des hôpitaux phares au sein du Gobroad Healthcare Group qui a été établi en 2017 et qui comprend quatre secteurs d’activités majeurs.
Il s’agit du centre de médecine de défi et de soins critiques, du centre de recherche clinique, du centre de diagnostic de précision et du centre d’intelligence des données. Avec pour mission de stimuler l’innovation médicale, le groupe a rassemblé des experts cliniques de renom et construit une plateforme intégrée pour la collaboration industrielle et clinique. Plus de la moitié de l’équipe se concentre sur la fourniture de services professionnels pour la transformation de l’innovation clinique.
Les équipes de services spécialisés comprennent notamment le centre de recherche clinique précoce, le laboratoire central, le centre d’imagerie, le centre de pathologie, le centre d’évaluation clinique pour la sécurité cardiaque, la pharmacologie clinique et les équipes médicales et statistiques. Depuis sa création, le groupe a connu un développement rapide et a accumulé une grande expérience en servant des centaines de sociétés pharmaceutiques innovantes et en menant de nombreux essais. Toute chose qui lui a également permis d’apporter un nouvel espoir à des dizaines de milliers de patients difficiles et critiques.
Souaibou NOMBRE
Snombre29@yahoo.fr
Depuis Pékin (Chine)
Va-t-on assister à une vraie solidarité africaine dans la lutte contre le terrorisme dans les mois à venir ? La plupart des discours à la conférence de haut niveau sur la lutte contre le terrorisme, tenue les 22 et 23 avril 2024 à Abuja, à l’initiative du gouvernement du Nigeria et du Bureau des Nations unies pour la lutte contre le terrorisme (UNOCT), invitent les dirigeants du continent à aller dans ce sens.
Cette rencontre a permis de mener des réflexions sur le thème : « Renforcement de la coopération régionale et des institutions pour faire face à l’évolution de la menace terroriste en Afrique ». Les participants venant d’une trentaine de pays ont perçu la nécessité de traiter à la fois les symptômes et les sources du terrorisme. Des propositions ont été faites pour combattre efficacement l’hydre terroriste, à l’instar de celle faite par le président nigérian, Bola Ahmed Tinubu et portant sur la création d’un centre régional de lutte contre le terrorisme.
Cette entité, si elle venait à être créée, pourrait faciliter les échanges de renseignements, le renforcement des capacités et la coordination des opérations à travers l’Afrique. La rencontre d’Abuja, tout comme l’esprit de solidarité qui l’accompagne, mérite d’être saluée, surtout concernant un phénomène qui a mis à mal le tissu social dans plusieurs pays très affectés comme le Mali, le Burkina, le Niger et le Nigeria.
A l’heure où le terrorisme fait ravage en Afrique, il faut véritablement aller au-delà des discours et autres effets d’annonce pour se donner la main et agir pour changer positivement la donne. Les dirigeants africains doivent privilégier des réponses africaines, les grandes puissances militaires n’ayant pas toujours la science infuse face au terrorisme, malgré leurs équipements de pointe.
On a l’exemple de la France qui a quasiment fait 10 ans au Sahel, sans pour autant parvenir à enrayer la menace terroriste dans des pays comme le Mali, le Niger et le Burkina. Le manque de résultats de l’Hexagone dans la lutte contre les groupes armés en Afrique de l’Ouest a fait naitre, à tort ou à raison, un sentiment de suspicion de complicité entre l’armée française et les terroristes.
Au point que la France n’a plus bonne presse dans la région. Si la diversification des partenariats dans la lutte contre le terrorisme est une nécessité, les Etats africains doivent se résoudre à privilégier des solutions endogènes. En la matière, les opérations militaires conjointes déjà menées dans la sous-région sont dignes d’intérêt, mais les Etats africains doivent passer à la vitesse supérieure, en étant plus opérationnels. Afficher une volonté de collaborer pour traquer les forces du mal est une chose, poser des actions concrètes en est une autre.
C’est en cela que des initiatives comme la création d’une force antiterroriste par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en 2022 doivent être opérationnalisées au plus vite. Cette force devrait être coûte que coûte sur pied, vu l’urgence et son importance. Tout devrait être mis en œuvre pour lever les contraintes financières qui bloquent le projet pour le salut de la sous-région.
Cette force aurait pu aider des pays, tels le Burkina, le Mali et le Niger qui se débattent comme de beaux diables pour bouter le terrorisme hors de leurs frontières. La CEDEAO allait peut-être convaincre ces trois Etats, qu’elle n’était pas un « machin » et qu’elle est véritablement au service des populations. Toute chose qui aurait pu peut-être les retenir au sein de l’organisation qu’ils ne veulent plus sentir. Sur le plan de la lutte contre le terrorisme, il y a comme une forme d’hypocrisie à bannir en Afrique, pour aller à de vraies actions concertées et à une véritable solidarité agissante.
Les taxis-motos dans le transport des bagages ou le transport en commun constituent un danger pour les autres usagers de la voie dans certaines villes comme Ouagadougou et Bobo-Dioulasso. Ici, un taxi-moto plein de bagages a prit feu en pleine circulation à la sortie du rond-point de la Patte d’oie et a créé la panique dans la longue file qui le suivait. Il a fallu l’aide de bonnes volontés pour décharger et éviter le pire en attendant les sapeurs-pompiers. Vu le nombre croissant de ces dégâts causés chaque jour, il est bon que les autorités communales redoublent d’effort.
Jus naturels de mangue, de bissap, de pain de singe (toedo), de liane (wèda), de tamarin, de jujube, de gingembre, de goyave, etc. L’entreprise agroalimentaire Agro Deogracias SARL s’est spécialisée dans la transformation d’une douzaine de gammes de jus naturels à base de produits locaux du terroir et commercialisés sous la marque Glou, depuis une vingtaine d’années. Le journal de tous les Burkinabè, Sidwaya, a effectué une visite guidée dans cette unité, le jeudi 14 mars 2024. Titulaire d’une maitrise en biochimie-microbiologie appliquée de l’université de Ouagadougou en 1992, Euther Diendéré, ancien professeur de SVT des lycées est la promotrice et directrice de cette entreprise.
L’idée de mettre en place une unité de transformation agroalimentaire en mai 2000 répond à sa volonté de relever un défi : « celui de mettre sur le marché des produits sains qui protège la santé des consommateurs ». « Le premier impact recherché est d’offrir à la population des boissons naturelles sans risques sanitaires, surtout que nous avons aujourd’hui beaucoup de boissons gazeuses qui sont nocives à la santé. Les produits Glou sont une alternative à ces boissons gazeuses.
La plupart des problèmes de santé de nos jours sont liés à l’alimentation », explique-t-elle. Et la particularité des jus Glou est qu’ils sont naturels, riches en anti-oxydant, en sels minéraux qui renforcent le système immunitaire de l’Homme. « C’est notre processus de transformation qui permet de garder les éléments nutritifs naturels. Nous avons une formulation bien étudiée, surtout avec un dosage du sucre en quantité minime. Nos jus sont donc destinés à tout le monde, des enfants aux adultes », ajoute-t-elle.
Analyses au laboratoire avant mise en consommation
… sont distribués partout au Burkina à travers les supermarchés, les hôtels, les boutiques, les institutions, etc.
Attachée à son objectif de mettre à la disposition des populations des produits de qualité, l’entreprise mise sur l’intégration de la démarche qualité dans ses processus de transformation agroalimentaire. La politique qualité Agro Deogracias est basée sur le respect des normes en la matière sur tout le processus de production qui va de la cueillette de la matière première au produit fini.
« Nous avons un regard sur la démarche qualité. Nous faisons des formations et des recyclages sur les bonnes pratiques d’hygiène, de fabrication, de cueillette, de conservation, de transport. Le personnel joue un rôle capital dans cette politique », argumente Mme Diendéré.
Selon le chef de production d’Agro Deogracias, Benjamin Compaoré, de la réception de la matière première au conditionnement, en passant par le lavage, le broyage, le tamisage, la pasteurisation, le capsulage, l’étiquetage, les règles d’hygiène sont respectées par le personnel qui est sensibilisé et qui s’applique. Le produit fini est soumis à une analyse au laboratoire national de santé publique avant sa mise en consommation, précise-t-il.
Pour matérialiser son attachement à la qualité, l’entreprise est aujourd’hui engagée, confie sa première responsable, dans un processus de certification à la norme de sécurité des aliments HACCP (Hazard Analysis Critical Control Point) et à la norme nationale NBF.
Agro Deogracias investit également dans le respect des normes environnementales, en matière de prélèvement des ressources naturelles. L’entreprise s’est attachée les services de spécialistes qui accompagnent son réseau de plus de 300 fournisseurs, composé à 80% de femmes réparties dans les différentes régions du pays et qui les forment en techniques de cueillette des produits forestiers non ligneux, de préservation des ressources naturelles.
Créée sous forme d’entreprise individuelle en 2000 et restructurée en SARL en 2017, avec une capacité de production journalière de 1 000 litres, Agro Deogracias produit 500 litres par jour, soit entre 1 200 à 1 500 bouteilles de 33 centilitres. Ces produits sont distribués à la clientèle composée des hôtels, des restaurants, des entreprises, des administrations publiques, des services traiteurs, des particuliers, confie sa responsable commerciale et marketing Simone Somda.
« Nous avons un bon retour des clients. Ils apprécient nos produits, surtout qu’ils ne contiennent pas assez de sucre. Nous invitons les consommateurs à prendre les jus naturels Glou faits à base de produits locaux, pour leur santé, leur bien-être », lance-t-elle.
Aujourd’hui, l’entreprise, symbole de développement endogène, a un impact socioéconomique certain. En sus de fournir des jus naturels de qualité qui participent à la santé des consommateurs, elle emploie 25 personnes dont 18 femmes.
Quatre employés sont déclarés à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), confie sa directrice. « Les employés nourrissent leurs familles grâce à l’entreprise qui est également une source de revenus pour les centaines de producteurs ruraux qui sont nos fournisseurs en matières premières », se réjouit Euther Diendéré.
Rosine Pengwendé Sawadogo est l’assistante de la directrice d’Agro Deogracias. Elle ne cache pas sa satisfaction d’appartenir à cette entreprise. « Ici, nous sommes comme une famille. Nous travaillons dans un bon climat social. Sur le plan salarial, je ne me plains pas, mes revenus me permettent de subvenir à mes besoins », laisse-t-elle entendre.
Satisfaction des clients et partenaires
La promotrice d’Agro Deogracias, Euther Diendéré : «le premier impact recherché est d’offrir à la population des boissons naturelles sans risques sanitaires ».
Elle salue l’initiative de sa patronne de créer une entreprise qui est aujourd’hui source d’emplois pour la jeunesse. La société participe également à la formation professionnelle des étudiants qui sortent des universités publiques et privées. Chaque année, elle reçoit en moyenne une dizaine de stagiaires venant des institutions de formation.
Le travail de d’Agro Deogracias est bien apprécié par ses clients et partenaires. Depuis 2018, l’Hôtel des conférences Ouind Yidé (HCOY) achète d’importantes quantités de jus Glou par semaine.
« Ce qui a motivé notre choix des jus Agro Deogracias, c’est tout d’abord la qualité. Ensuite, la réactivité en termes de livraison et d’écoute, mais aussi la compétitivité des prix. Nous avions auparavant essayé d’autres marques sans trouver satisfaction, soit la qualité n’y était pas, soit les commandes ne sont pas livrées pas à temps. Ce qui nous mettait en difficulté avec nos clients », explique la directrice du département économat et restauration de cet établissement hôtelier, Priscille Adonija Tchibassa/Yameogo. Elle ajoute que certains des clients de l’hôtel demandent le contact d’Agro Déogracias pour des commandes personnelles.
L’Agence de financement et de promotion des Petites et moyennes entreprises (AFP-PME), l’un des partenaires de cette entreprise lui a accordé un financement pour la construction de son siège et l’acquisition des équipements de transformation. L’AFP-PME a également participé à la promotion des produits Glou à travers l’accompagnement de la société, à la participation à des foires d’exposition. Aujourd’hui, ce partenaire ne regrette pas d’avoir financé cette entreprise de transformation agroalimentaire qui a une vision claire de son développement et qui mise sur la qualité de ses produits, fait savoir le directeur technique régional du Centre de l’AFP-PME, Florentin Bagora Bado.
Et le fait que la promotrice soit un biochimiste de formation fait qu’elle tient compte de la préservation des valeurs nutritives de ses produits, effectue des dosages équilibrés, notamment en matière de sucre, contrairement à certains jus qui sont sur le marché. Toutes ces précautions, poursuit-il, donnent à la fin, des jus naturels de qualité qui ne nuisent pas à la santé du consommateur.
Le potentiel de croissance d’Agro Deogracias, sa contribution à la lutte contre le chômage et à l’employabilité des jeunes sortant des écoles de formation, à la création de valeur ajoutée, de richesses et à la promotion de l’endogène, la mise à disposition sur le marché des produits de qualité sont des éléments qui ont pesé dans le choix de financer cette entreprise, argumente M. Bado. Sans oublier son modèle économique en termes de viabilité et de rentabilité. « C’est une entreprise qui se positionne dans la durée et qui a sa place dans la promotion des produits made in Burkina », conclut-il.
Une référence dans la promotion du « made in Burkina »
Agro Deogracias emploie 25 personnes dont 18 femmes.
A termes, l’entreprise a l’ambition d’aller à une production à grande échelle, d’assurer une forte visibilité de ses produits et sa présence sur le plan national et de partir à la conquête du marché international, en commençant par le marché sous régional. Mais malgré les acquis et la volonté de son promoteur, les contraintes ne manquent pas.
Les problèmes d’approvisionnement en matières premières, aggravés par l’insécurité qui a rendu certaines zones inaccessibles, la conservation de la matière première qui demande des investissements dans la chaine du froid, les fluctuations des prix des matières premières, l’éternel problème d’emballages sont autant de difficultés majeures qui freinent le développement du secteur de la transformation agroalimentaire, égrène Mme Diendéré.
A ces obstacles, s’ajoute la forte taxation des équipements de transformation agroalimentaire qui engendre un renchérissement de leurs coûts d’acquisition, sans oublier la culture du consommons local qui reste encore faible, déplore la directrice d’Agro Deogracias. Si elle salue l’intérêt marqué du politique pour la transformation agroalimentaire qui constitue un avantage, elle estime qu’il y a encore des efforts à faire pour booster le secteur, surtout dans le domaine de la commercialisation.
« Lors des ateliers, nous remarquons que ce ne sont pas les produits locaux qui y sont servis. Il faut encore sensibiliser, prendre des décisions fortes pour encourager le consommons local. Lors d’une mission au Ghana, j’avais amené mes produits pour y vendre mais les Ghanéens ont refusé d’en acheter, car ils ne consomment que ce qui est produit localement.
Cela m’a fortement marquée. Ici, nous chantons le consommons local, mais nous ne sommes pas à ce niveau de patriotisme économique des Ghanéens. Il est souhaitable que le politique œuvre à ce que nous y arrivions », suggère Euther Diendéré. Aux Burkinabè, elle les invite à consommer local. Car, non seulement, cela renforce leur santé, mais aussi ils contribuent ainsi à aider les producteurs qui se battent nuit et jour pour avoir des sources de revenus et à créer de l’emploi, de la richesse pour leur pays.
Le chercheur à l’Institut d’études sur l’Asie occidentale et l’Afrique de l’Académie chinoise des sciences sociales, Wang Hongyi, par ailleurs, chercheur à l’Institut chinois d’études internationales a animé une communication sur les politiques ethniques et religieuses dans l’Empire du milieu, le lundi 15 avril 2024 à Beijing.
C’est dans le cadre de l’édition 2024 du programme d’échanges du Centre international chinois de la presse et de la communication que le chercheur à l’Institut
d’études sur l’Asie occidentale et l’Afrique de l’Académie chinoise des sciences sociales Wang Hongyi a livré une conférence sur les politiques ethniques et religieuses dans l’Empire du milieu. Pour ce faire, la dizaine de journalistes africains francophones du programme se sont entretenus avec le chercheur sur les sujets religieux et ethniques en Chine.
Le conférencier a, de prime abord, précisé que la Chine est un Etat multiethnique, composée officiellement de 56 ethnies dont l’ensemble forme la « Nation chinoise ». De ses explications, il ressort que l’égalité en devoir et en droit de toutes ces ethnies est inscrite dans le droit constitutionnel de la République populaire de Chine. Wang Hongyi a ajouté que « la Chine pratique l’autonomie régionale pour les communautés de minorités ethniques ».
Selon lui, les Hans, largement majoritaire (92% de la population) sont « relativement hétérogènes » et peuvent être également appréhendés comme un vaste ensemble de coutumes partageant des caractéristiques culturelles et linguistiques proches, en particulier la grammaire et l’écriture. En plus, il a fait savoir que les différences entre les langues parlées, comme le mandarin, le hakka, le cantonais ou le shanghaïen, sont très fortes. « Les ethnies minoritaires, les plus importantes sont les Zhuang, les Hui, les Uygour, les Yi, les Miao, les Man, les Tibétins, les Mongoles.
53 autres minorités ont chacune leur propre langue parlée dont 23 ont leur propre écriture », a expliqué le chercheur. De son avis, la politique nationale de la Chine est basée sur l’égalité et la solidarité nationales.
« En clair, cette politique se traduit par l’autonomie accordée aux régions des minoritaires nationaux, la formation des cadres de ses minorités en les aidant à développer leur économie et leur culture », a-t-il confié. Wang Hongyi a renchéri « qu’une grande importance à travers l’utilisation et le développement est accordée à leur langue et écriture. Tout cela contribue à respecter leurs us et coutumes, leurs religions et leur croyance ». Outre la question ethnique, Wang Hongyi a affirmé dans sa communication que la Chine est un pays de multiples religions.
A en croire le chercheur, les croyants (plus de 700 millions sur une population de plus de 1,4 milliard d’habitants) sont répartis sur les 2/3 du territoire, représentent ainsi 7,7% de la population. Quant aux principales religions, il a cité le bouddhisme, le taoïsme, l’islam, le catholicisme et le christianisme. Aux dires de Wang Hongyi, le taoïsme est apparu au IIe siècle, inspiré a posteriori par les écrits du philosophe Lao Tseu dont le fameux
« Livre de la voie et de la vertu » avec le « Livre des mutations » sont à l’origine de l’ésotérisme chinois.
A l’entendre, il y aurait aujourd’hui plus de 1 500 temples taoïstes en Chine. « La politique religieuse de la Chine se manifeste par la liberté de la croyance religieuse. On est libre d’être croyant ou athée, de croire à telle ou telle religion, à telle ou telle tendance religieuse, d’avoir une religion nouvellement ou d’abandonner la religion qu’on a eue. C’est-à-dire que la religion fait partie des choix libres et personnels des citoyens. C’est leur affaire privée », a renseigné le chercheur.
Il a rappelé que le gouvernement chinois, en appliquant la politique de l’autonomie des religions chinoises, protège les activités légales des religions.
C’est pourquoi, il a révélé que toutes les religions sont égales et autonomes dans leur administration, leur budget et leur propagation.
Souaibou NOMBRE
Depuis Pékin (Chine)
Snombre29@yahoo.fr
(Banfora, 23 avril 2024). Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE a reçu en audience, ce mardi en fin de matinée, les autorités administratives de la région des Cascades, conduites par le gouverneur Badaboué Florent BAZIE.
Au sortir de l’audience, le gouverneur a indiqué que le Chef de l’Etat a donné des instructions pour poursuivre les actions en faveur de la reconquête du territoire.
Le Capitaine Ibrahim TRAORE a également demandé de mobiliser les populations pour la consolidation de la situation sécuritaire après la phase de reconquête, selon le gouverneur BAZIE.
« Nous lui avons dit que nous avons suffisamment de dozos qui cherchent à être enrôlés comme Volontaires pour la Défense de la Patrie », a-t-il précisé.
L’offensive agrosylvopastorale et halieutique est un sujet abordé par les autorités administratives des Cascades avec le Président de la Transition qui les a invitées à continuer la sensibilisation pour une adhésion des populations aux actions menées pour l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire au Burkina Faso.
Un message bien reçu selon le gouverneur BAZIE.
« Nous sommes engagés, déterminés à mener la mission pour accompagner les actions du Chef de l’Etat », a-t-il conclu.
Le président de la Transition, le Capitaine Ibrahim TRAORE a également accordé une audience aux autorités militaires et paramilitaires de la région des Cascades.
Direction de la communication de la Présidence du Faso
Même s‘il n’est pas dans la même situation que certains pays voisins, où le phénomène a pris de l’ampleur, le Bénin est dans le viseur des groupes terroristes. Les autorités de ce pays côtier ont beau clamer que la situation est sous contrôle, la menace est omniprésente au Nord du pays, dans le parc W, complexe naturel transfrontalier de près d’un million d’hectares, cogéré avec le Burkina Faso et le Niger. Si les attaques terroristes contre les civils et les Forces de défense et de sécurité ont commencé sur le sol béninois en décembre 2021 avec parfois des accalmies, elles n’ont pas cessé.
Aux agressions terroristes qui ont déjà fait plusieurs dizaines de morts, se sont ajoutés les enlèvements d’individus qui sont passés de zéro en 2021 à 33 en 2023, selon l’ONG Global Initiative Against Transnational Organized Crime. D’ailleurs, le 8 février dernier, 5 gardes forestiers et un soldat ont péri dans une embuscade au Nord du pays. Dans cette zone infestée par des groupes extrémistes, les exactions ont contraint plus de 12 000 personnes à fuir leurs foyers et champs.
Le Bénin est incontestablement dans l’œil du cyclone et c’est tout naturellement que les plus hautes autorités ont pris les devants, dans l’espoir de limiter les dégâts, voire d’enrayer la menace djihadiste. Entre autres, l’armée a considérablement renforcé sa présence dans le Nord du pays et pris un certain nombre de mesures relatives à l’acquisition d’équipements militaires et à la limitation de mouvements d’individus dans le Nord.
Si les investissements dans la lutte contre le terrorisme ont permis d’améliorer momentanément la situation sécuritaire, amenant le Porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, à dire que le terrorisme s’était évanoui en terre béninoise, le caractère asymétrique du phénomène n’a pas tardé à resurgir.
Les terroristes, qui se sont infiltrés sur le sol béninois, sont plus que jamais actifs. Une situation qui a de quoi nourrir légitimement les inquiétudes au pays de Patrice Talon. On a vu comment le terrorisme est entré chez les voisins malien et burkinabè, pour ensuite devenir un fait de société difficile à combattre, en dépit des efforts colossaux déployés par les dirigeants des Etats affectés. Dans la sous-région ouest-africaine en proie au terrorisme, il ne serait pas bon, qu’un autre connaisse la même situation que ceux qui se débattent déjà comme de beaux diables pour bouter l’hydre terroriste hors de leurs frontières.
Le Bénin a tout intérêt à maintenir en permanence la veille, pour ne pas connaitre de mauvaises surprises. En la matière, le pays mesure pleinement les enjeux et c’est tant mieux. Des unités d’intervention des Forces de défense et de sécurité béninoises n’ont-elles pas organisé, courant février passé, un exercice militaire de libération d’otages dénommé Métropolis 2024, en vue de parer à d’éventuelles attaques en zones urbaines.
La prudence et la vigilance doivent être de mise. Dans le combat sans relâche contre les forces du mal, les autorités béninoises gagneraient surtout à renforcer la collaboration avec leurs voisins nigérien et burkinabè. Realpolitik oblige, Ivoiriens et Burkinabè se sont parlés la semaine dernière, à travers leurs ministres de la Défense respectifs, Tene Birahima Ouattara et le général de brigade Kassoum Coulibaly.
C’est un fait de haute portée à saluer à sa juste valeur. Pour le bien-être des populations, le dialogue entre Etats ne doit jamais être rompu dans la sous-région ouest-africaine, malgré la divergence des intérêts. Les peuples vivent les mêmes réalités et partagent, dans la plupart des cas, les mêmes défis, à quelques différences près.
Reconnus pour leurs performances au tir à l’arc, les archers qualifiés de la région du Sud-Ouest s’entraînent d’arrache-pied afin de « glaner toutes les médailles ».
A quelques jours de la 21e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC Bobo 2024), les archers de la région du Sud-Ouest qualifiés pour la phase finale affûtent leurs flèches. Ils sont au total 11 archers dans la région, dont 7 dans la province du Poni. Le mercredi 18 avril 2024, il est 15 heures au stade régional de Gaoua. Les archers du Poni qualifiés pour la SNC, munis de leurs carquois et de leurs arcs, s’entraînent d’arrache-pied. En effet, chaque après-midi, les archers se retrouvent pour tester leur dextérité sous la supervision de leur encadreur, Jean-Philippe Hien, par ailleurs président de l’Association pour la promotion du tir à l’arc du Poni (APTARC-P).
« Cette année, la région va remporter tous les prix. On ne va même pas laisser un prix. Nous allons redoubler d’efforts pour reprendre ce leadership », a assuré Jean-Philippe Hien. Car selon lui, le Sud-Ouest a toujours été en tête lors des précédentes éditions de la SNC. Mais, a-t-il rappelé, la région de la Boucle du Mouhoun avait détrôné celle du Sud-Ouest lors de la compétition de tir à l’arc de la 20e édition de la SNC Bobo 2023. Pour lui, la Boucle du Mouhoun avait occupé uniquement la plus haute marche du podium dans la catégorie pool adulte, alors que le Sud-Ouest avait fait une razzia dans les autres catégories. Hinkoune Hien est prêt à défendre vaillamment les couleurs de la région du Sud-Ouest.
« Nous nous entraînons pour ramener les prix », a-t-il ajouté. En prélude à la biennale de la culture, l’Association pour la promotion du tir à l’arc dans le Poni (APTARC-P) a également organisé la Journée régionale de l’archer pour mettre en jambe des archers sélectionnés. Elle visait à valoriser ce sport ancestral, offrir un cadre d’expression à ses passionnés et permettre une saine émulation entre pratiquants, selon M. Hien.
En rappel, la Semaine nationale de culture se tiendra, du 27 avril au 4 mai 2024, à Bobo-Dioulasso, sur le thème : « Culture, mémoire
historique et sursaut patriotique pour un Burkina Faso nouveau ».
Des citoyens ont exprimé, le samedi 20 avril 2024 à Pô, leur soutien au Président de la Transition, chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré en partance pour l’Académie militaire Georges-Namoano (AMGN),où il a présidé la cérémonie de fin de formation de la 23e promotion des élèves-officiers d’active.
Convaincue de la justesse du combat contre l’hydre terroriste et des efforts consentis pour la reconquête de l’intégrité du territoire, la population est sortie encourager le chef de l’Etat, et à travers lui, les Forces de défense et de sécurité ainsi que les Volontaires pour la défense de la patrie.
Direction de la communication de la Présidence du Faso
Située dans la province du Sanguié, région du Centre-Ouest, la rivière « Ötijeul », qui signifie en langue lyélé « haïr la honte », est sacrée. Des gens viennent de partout pour y faire des sacrifices. La procréation, le travail, la santé seraient autant de vœux que « Ötijeul » exauce. Le lieu sacrificiel de la rivière se trouve dans le village de Poun dans la commune de Tenado. Le 28 mars 2024, une équipe de Sidwaya a rencontré des personnes-ressources pour en savoir davantage sur ce lieu chargé d’histoire.
Il est midi. Le soleil est au zénith, ce jeudi 28 mars 2024. En cette période de chaleur, hommes, femmes et enfants sont dans les concessions. Les cris des oiseaux et d’autres animaux domestiques se mêlent à l’ambiance « chaleureuse ». Nous sommes dans le village de Poun, où se trouve la rivière « Ötijeul ».
L’objectif n’est pas de faire des vœux ni de remercier « Ötijeul », mais de connaitre l’histoire, de savoir comment cette rivière aide les gens et aussi d’être témoins des merveilles de ce lieu sacré. Notre accompagnant, Pima Valentin Badolo, nous rejoint et nous demande d’attendre un instant pour qu’il aille aviser les « dignitaires » de la rivière. L’attente fut longue,une heure.
Nous prenons enfin contact avec les responsables de la rivière. Ceux-ci nous font comprendre que la rivière n’accepte pas les malfaiteurs, d’où la nécessité pour les patriarches de parler aux divinités avant toute chose. Après consultation, l’équipe de Sidwaya est autorisée dans le village. « Tous les visiteurs du jour ne sont pas des Gourounsis », révèlent les génies consultés, selon les devins. C’est un fait visiblement étrange et épatant qui échappe à toute raison humaine.
Qu’à cela ne tienne, nous sommes ensuite conduits sur le site qui abrite l’autel de la rivière. Impossible de faire des images sans l’aval ou l’autorisation expresse du chef du village. « C’est très important d’avoir une autorisation avant de filmer pour ne pas se retrouver par la suite sans images», conseille notre guide. C’est par ce principe sacré que nous débutons notre reportage sur « Ötijeul ».
Un convaincu de la puissance de « Ötijeul »
« Aujourd’hui, mon vœu a été exaucé, je suis un patron, j’exploite trois champs de cacao, je suis très content actuellement car je suis comblé », témoigne Augustin Badolo.
Sur place, les sacrifices se font pratiquement chaque jour. « Ce matin (ndlr, 28 mars 2024), un homme est venu pour des remerciements aux environs de 9h», nous renseigne le sacrificateur, Honoré Bassono. Et sur les lieux, nous trouvons cette personne, du nom de Augustin Badolo, natif du village, convaincu du secours de « Ötijeul ». « Je suis allé en Côte d’Ivoire pour me chercher comme on le dit souvent.
Je travaillais comme ouvrier dans les champs. Fatigué de servir les autres, je voulais aussi être un patron. Ce qui m’a poussé à faire un vœu à « Ötijeul ». Mon vœu était que si je devenais un patron, je donnerai à la rivière un poulet, un caprin et du dolo. Aujourd’hui, mon vœu a été exaucé, je suis un patron. J’exploite trois champs de cacao. Je suis très content actuellement, car je suis comblé », témoigne Augustin Badolo.
« Les récoltes du cacao dépendent de l’abondance des pluies. En moyenne, je peux avoir trois tonnes. Le prix du kilogramme varie entre 900 F CFA et 1 200 F CFA. J’ai pu construire des maisons au village et j’aide aussi ma famille », se réjouit Augustin Badolo.
La divination de la rivière est très lointaine
Selon le chef du village de Poun, Xavier Bassono, le caractère sacré de cette rivière remonte très loin dans le temps. Il affirme ne pas pouvoir dire avec exactitude le début des sacrifices. Mais, il soutient que dans les temps immémoriaux, la population de Poun, pour des raisons de santé et de sécurité, a interrogé la nature pour solliciter son aide. « La rivière a été distinguée comme un potentiel soutien de nos populations.
Le chef du village de Poun, Xavier Bassono : « Les génies de cette rivière ont pris la résolution de n’aider que les bonnes personnes ».
Nous suivons les pas de nos aïeux. La rivière est simplement merveilleuse avec un nom extraordinaire « Ötijeul », qui veut dire en langue lyélé : haïr la honte », raconte le chef de Poun. La rivière de Poun est une source d’eau pérenne toute l’année. Selon Honoré Bassono, le caractère mystique de la rivière est dû à la présence « des crocodiles sacrés dans l’eau ». Et le chef du village de renchérir que les génies de cette rivière ont pris la résolution de n’aider que les bonnes personnes.
« Tous ceux qui viendront avec des besoins de nuire ou la volonté d’attenter à la vie d’autrui, verront tout simplement leurs vœux rejeter. Sinon, toutes les personnes qui ont un bon cœur leurs vœux sont toujours exaucées », explique le chef de Poun. Pour Xavier Bassono, la rivière ne récolte pas là où elle n’a pas semé. « Quand un homme vient nous dire que c’est « Ötijeul » qui lui a porté secours dans une situation, nous lui demandons d’apporter un poulet pour qu’on puisse vérifier.
Le sacrificateur prend le poulet de ce dernier pour demander la confirmation aux génies. Si ce n’est pas la rivière qui l’a aidé réellement, le poulet ne tombe pas sur son dos. On pourrait égorger autant de poulets sans succès », précise-t-il. Mais, dans le cas contraire, poursuit M. Bassono, « Ötijeul » elle-même viendra voir la personne dans un songe ou d’une autre manière, afin qu’elle sache ou se rappelle de son vœu et de la promesse qu’elle a faite.
« Ötijeul » n’exauce pas les méchants
Selon le sacrificateur du jour, si un homme est dans une situation difficile, qu’il soit dans le village ou partout dans le monde, s’il invoque le nom de la rivière en lui demandant de le secourir, elle peut agir efficacement en sa faveur. « La rivière n’a pas besoin que la personne vienne sur l’autel pour qu’elle intervienne. C’est le jour de la récompense que la personne concernée ou son représentant crédible peut venir pour le remerciement », ajoute-t-il. A titre d’exemple, précise-t-il, de nombreuses personnes sont venues remercier la rivière après la crise ivoirienne.
L’autel de la rivière « Ötijeul ».
« Ces derniers disaient qu’au temps fort de la crise, ils ont été ligotés pour être exécutés. Mais ils ont invoqué le nom de « Ötijeul » et ils ont été sauvés », explique celui qui est aussi le patriarche du clan Bassono. Selon lui, tout se passe entre la rivière et la personne concernée. Et cela peut se faire de deux manières : la personne elle-même peut venir voir les responsables et leur expliquer son besoin.
L’autre manière concerne ceux qui sont loin du village dans des difficultés et lancent un appel à la rivière. Chacun pourrait voir son vœu exaucé si toutefois cela est dans le sens du bien. « Si Ötijeul t’exauce, rappelle-toi de lui rendre ce que tu lui as promis, sinon elle viendra te troubler dans ton sommeil pour te rappeler ta promesse », soutient-il. Mais, si c’est pour faire le mal, les responsables refusent déjà l’accès pour ceux qui viennent se présenter à eux et la rivière elle-même refusera d’exaucer ceux qui sont loin.
L’économie culturelle
La rivière, foi des habitants du village, est très bénéfique pour tout le monde et pour Poun. Il y a pratiquement chaque jour une cérémonie sacrificielle sur la rivière, fait savoir le sacrificateur Bassono. « Je reconnais avoir reçu des gens qui sont venus avec plus de 500 000 F CFA, ou même plus d’un million F CFA, pour remercier la rivière », nous révèle le sacrificateur. Selon le chef du village, des hommes ont eu la vie sauve, d’autres ont recouvré la santé, des femmes ont eu des enfants.
Un jardin de chou aux abords de la rivière.
« Chacun, selon sa demande, a été satisfait. Tels sont le plus grand bénéfice et la plus grande satisfaction que Ötijeul nous apporte. Certains reviennent avec des taureaux, des moutons, du dolo et bien d’autres cadeaux en espèces ou en nature pour exprimer leur gratitude », ajoute le chef du village. Aux abords de la rivière, les populations de Poun profitent des eaux de « Ötijeul » pour pratiquer la maraicher-culture. On y produit entre autres, de l’oignon, de la tomate, du chou, du poivre, du piment.
D’ailleurs, cette partie du Burkina Faso, la province du Sanguié, est reconnue pour ses cultures de contre-saison. Cette activité occupe la majorité de la population de la localité pendant la saison sèche. Martin Bamouni, natif de Poun, exploite un espace où il produit du chou, du piment et de l’ognon. A en croire M. Bamouni, la moyenne de sa production peut dépasser un million et demi dans l’année. « J’ai construit ma cour. Je prends soin de ma famille avec le jardinage. Je peux dire que c’est plus bénéfique que la culture du sorgho, du mil pour la consommation familiale », raconte-t-il tout en magnifiant les bienfaits de
« Ötijeul ».
La IVe édition du Forum national de l’eau et de l’assainissement se tient du 22 au 24 avril 2024 à Ouagadougou. Organisée par le ministère de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, cette rencontre est un cadre de réflexion et de partage d’expériences afin de trouver des solutions aux difficultés des populations liées à l’accès à l’eau.
Le gouvernement s’est résolument engagé à rendre un accès équitable à l’eau et à l’assainissement à la population. C’est pourquoi, le minis-
tère de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement a initié une rencontre avec les acteurs du secteur pour mener des réflexions sur le renforcement de l’accès et l’équité de l’eau de façon durable. Pour la quatrième fois, l’édition se tient du 22 au 24 avril 2024 à Ouagadougou. Placé sur le thème : « Eau : facteur de résilience, de paix et de développement », ce Forum national de l’eau vise à sensibiliser davantage à la gestion durable de l’eau, gage d’un développement socio-économique harmonieux.
Cette édition est une opportunité, selon le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Roger Baro, pour se pencher sur la place de l’eau dans le développement endogène du Burkina Faso. « Notre pays est certes, sahélien avec un contexte hydrogéologique assez difficile dans certains endroits, mais les différents efforts consentis ont permis d’atteindre en 2023 au niveau national, un taux d’accès de 76,03% en eau potable et de 28% en assainissement », a-t-il apprécié.
En soutien aux initiatives présidentielles, notamment la bataille de l’eau et de l’offensive agro-pastorale et halieutique, le ministre a reconnu l’importance de la gestion rationnelle et durable des ressources en eau. Cette bataille de l’eau, a-t-il dit, va induire la réalisation des ouvrages hydrauliques tels que les barrages de Bougouriba, de Banwali… et le développement des systèmes d’adduction d’eau potable multi- villages en zones rurales afin de soutenir le développement endogène. Il a également cité l’opérationnalisation de la gestion intégrée des ressources en eau et la réhabilitation de l’Office national des barrages et des aménagements hydro- agricoles.
Dégager des solutions
Une visite guidée a été effectuée dans les différents stands d’exposition.
Ce cadre qui réunit les techniciens de l’eau et de l’assainissement et des partenaires techniques et financiers, a fait savoir le ministre, va permettre de faire le diagnostic et dégager des solutions pour faire en sorte que l’accès à l’eau et l’assainissement soit une réalité. Dans cette optique, il a exhorté les acteurs à des échanges fructueux avec à l’appui une feuille de route sur la mise en œuvre et de suivi de l’initiative.
Aux dires du premier vice-président de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou, Assami Tiendrebéogo, les besoins en eau de la commune sont assurés par le barrage de Ziga. En effet, ce potentiel, a-t-il relevé, diminue en qualité et en quantité au fil des années au regard de l’accroissement des besoins, des mauvaises pratiques et de l’incivisme. En vue de garantir une gestion durable des ressources, il est primordial, selon lui, de révolutionner les pratiques et habitudes, de changer de paradigme vis-à-vis de l’eau en vue de rationnaliser au mieux son usage.
Tout en réaffirmant l’engagement de la Banque mondiale à soutenir le Burkina Faso dans ses efforts de sécurisation de la ressource en eau, le représentant du représentant résident de la Banque mondiale au
Burkina, Ousmane Kolie, a remercié les autorités pour l’organisation de ce forum. Quant aux acteurs de l’eau, ils ont été encouragés à s’engager activement dans les discussions et à contribuer à l’élaboration d’une vision commune pour la gestion durable de l’eau.
Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE est arrivé ce lundi, en début d’après-midi, dans la ville de Sya où il présidera la cérémonie d’ouverture de la 21e édition de la Semaine nationale de la Culture (SNC).
Au cours de son séjour dans la région des Hauts-Bassins, le Capitaine Ibrahim TRAORE va également présider les cérémonies de lancement des travaux d’aménagement et de bitumage de voiries dans la ville de Bobo-Dioulasso et des travaux de réhabilitation et de bitumage de la route nationale N°08, Moami-Orodara-Koloko Frontière du Mali. Le Chef de l’Etat procédera également à la pose de la première pierre du complexe industriel Textile des Forces du Burkina Faso (TEXFORCES- BF) et à l’inauguration d’une unité agro-alimentaire de production d’huile alimentaire.
A Houndé, tout comme à Bobo-Dioulasso, le Capitaine Ibrahim TRAORE a eu droit à un bain de foule. Les citoyens, sortis nombreux, ont tenu à manifester leur soutien à la Transition.
Direction de la Communication de la Présidence du Faso
C’est en présence des autorités en charge de la sécurité, que le groupe d’auto-défense kolgweogo de Bogandé, province de la Gnagna, a détruit le 21 avril 2024, 64 cartons de Pastis, informe l’AIB.
Ces 64 cartons soit environ 768 litres de pastis ont été saisis courant 2023 au cours de plusieurs sorties de contrôle dans certaines boutiques dans la ville de Bogandé. « C’est sur la base des renseignements fournis par les populations que nous sommes arrivés à mettre la main sur ces boissons frelatées » a précisé le président des groupes d’auto-défense de Bogandé, Djingri Lankoandé.
La SONAGESS de Djibo, fermée depuis un bon moment à cause de l’insécurité, a rouvert ses portes ce lundi 22 avril 2024, constaté l’AIB. C’est le président de la délégation spéciale de la commune Marou Ilboudo, qui a procédé à la réouverture ce matin.
Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la langue chinoise, l’Université Aube nouvelle en collaboration avec l’Institut Confucius de Bobo Dioulasso a organisé une journée d’immersion dans la culture chinoise au profit de ses étudiants le vendredi 19 avril 2024 à Ouagadougou.
La langue est un pont d’échanges entre les civilisations. C’est pourquoi, dans le but de renforcer la compréhension mutuelle entre les peuples burkinabè et chinois, l’Université Aube nouvelle a saisi l’opportunité de la célébration de la Journée internationale de la langue chinoise le vendredi 19 avril pour offrir une immersion dans la culture chinoise à ses étudiants.
Pour Zhang Wei, Directeur l’Institut Confucius, la langue est un pont entre les civilisations.
Organisée en collaboration avec l’Institut Confucius de Bobo Dioulasso, cette initiative avait pour objectif, aux dires du Directeur l’Institut Confucius Zhang Wei, d’inciter les étudiants à s’intéresser davantage à la langue et la culture chinoises. Pour ce faire, l’occasion leurs a été offerte de s’essayer à la calligraphie, à l’art martial et au thé chinois. Les participants ont également eu l’opportunité de revêtir des tenues traditionnelles chinoises le temps d’une journée.
Lors de la journée, l’occasion a été donnée aux participants d’arborer les tenues traditionnelles chinoises.
Le Directeur de l’Institut Confucius s’est dit satisfait de l’engouement que les différentes activités ont suscité auprès des étudiants. En effet, le stand consacré au thé chinois grouillait d’étudiants, contents de le déguster pour la première fois. Le thé, aux dires de Zhang Wei, est une partie constituante de la culture chinoise. Pour lui, la nation chinoise a écrit une page brillante de sa culture de thé dans l’histoire de la civilisation mondiale. La Chine, a-t-il rappelé, est réputée pour ses compétences en plantation et préparation du thé. Il s’est dit convaincu que pendant la cérémonie de préparation du thé offerte à l’occasion de la journée internationale de la langue chinoise, l’amitié est augmentée, la vertu cultivée et les valeurs traditionnelles apprises.
Sarah Tiemtoré, étudiante en anglais a géré un stand spécialisé dans l’apprentissage des caractères chinois.
Zara Yé, étudiante en Anglais a quant à elle manifesté un grand intérêt pour les costumes chinois qui ont toujours égaillé sa curiosité depuis l’enfance. Elle n’a donc pas hésité à enfiler plusieurs afin de se faire photographier par ses amies. « La culture chinoise est très belle et riche », a-t-elle apprécié. Pour la jeune étudiante, la Chine est un partenaire privilégié et fiable qui peut aider le Burkina Faso à faire face aux défis auxquels il est confronté actuellement. Elle a donc souhaité que la coopération sino-burkinabè se développe davantage.
L’art martial chinois a aussi été présenté aux étudiants lors de la célébration de la journée de la langue chinoise.
Sarah Tiemtoré, étudiante en anglais voit également d’un bon œil les relations diplomatiques entre la Chine et le Burkina Faso. Passionnée de la culture chinoise, elle est plus attirée par les caractères chinois. C’est pourquoi, elle s’est inscrite pour apprendre le Mandarin dès que l’opportunité lui a été offerte au sein de son institut. Gérante d’un stand spécialisé dans l’apprentissage des caractères chinois à l’occasion de la Journée internationale de la langue chinoise, elle était heureuse d’aider ses camarades à réaliser leurs premiers caractères chinois.
Le Syndicat national des commerçants du Burkina (SYNATCOMB) a lancé officiellement, les activités de la Caisse d’épargne et de financement du secteur informel (CEF-SI), le samedi 20 avril 2024, à Sankariaré (Ouagadougou).
La Caisse d’épargne et de financement du secteur informel (CEF-SI) est désormais opérationnelle. Mise en place par le Syndicat national des commerçants du Burkina (SYNATCOMB), les activités ont été officiellement lancées, le samedi 20 avril 2024, à Sankariaré (Ouagadougou). Selon le Secrétaire général(SG) du SYNATCOMB, Roch Donatien Nagalo, la mise en place de cette micro-finance vise à répondre aux préoccupations des acteurs de la chaine de l’économie qui peinent à trouver des moyens de financement de leurs projets.
Selon le SG du SYNATCOMB, Roch Donatien Nagalo : « le syndicat est engagé à apporter sa part contributive à l’atteinte des objectifs de la Transition ».
Aussi, M. Nagalo a expliqué que le SYNATCOMB en partenariat avec d’autres acteurs privés a eu l’initiative de mettre en place une structure de micro-finance dans le but d’accompagner ses membres du secteur informel et contribuer au développement économique du Burkina pays. «Nous mettons ainsi à la disposition de nos membres et tous ceux qui le souhaitent adhérer à la vision que nous entendons incarner, un outil de financement pensé pour répondre au mieux à leurs besoins », a précisé le SG du SYNATCOMB. C’est pourquoi, la CEF-SI, a-t-il dit va tendre la main à tous ceux qui se sentent exclus du système de financement jusque-là proposé.
Le CEF-SI se veut une réponse aux préoccupations des exclus du système classique de financement.
« Dans une première phase, nous procédons à l’ouverture des agences de Sankariaré et Tanghin/marché à bétail. Nous envisageons une extension dans les chefs-lieux de régions et de provinces », a indiqué M. Nagalo. Pour le secrétaire administratif du SYNATCOMB, El Hadj Inoussa Kaboré, avec l’ouverture de la CEF-SI, c’est la concrétisation d’un rêve de 2015 qui devenu une réalité. « Chers camarades, réjouissez-vous et félicitez-vous. Car, la révolution économique que vous avez souhaité mettre en place depuis 2015 commence à porter ses fruits avec le lancement du CEF-SI », a-t-il lancé. Commerçant au grand marché de Ouagadougou, Salifo Guinko, représentant des commerçants, n’a pas caché son satisfecit.
Salifo Guinko, représentant des commerçants, n’a pas caché son satisfecit. « cette caisse pourra aider nous les petits commerçants du secteur informel à développer nos activités ».
«Nous l’attendons depuis des années pour mener nos petites activités. De nos jours, avec la crise sécuritaire, il est difficile d’avoir des prêts bancaires. Mais, cette caisse pourra aider nous les petits commerçants du secteur informel à développer nos activités », est convaincu M. Guinko. «J’invite l’ensemble des acteurs du secteur informel à venir ouvrir leur compte au sein de cette organisation qui contribuera d’une manière ou d’une autre pour tous les petits commerçants de faire fructifier leurs affaires », a -t-il recommandé.
Le SG du SYNATCOMB, Roch Donatien Nagalo a invité tous les membres du SYNATCOMB surtout les acteurs du secteur informel qui se sentent en marge du système de financement classique, à une adhésion massive à cette micro-finance et d’en faire l’outil de financement de leurs projets. Mais surtout d’œuvrer à sa gestion efficiente et responsable pour aider aussi les autorités de la Transition sous le leadership du Président Ibrahim Traoré dans l’atteinte des leurs objectifs de prospérité économique du Burkina.
La confrérie dozo de la Léraba a organisé, les 19 et 20 avril 2024 à Sindou, des journées provinciales pour réaffirmer aux autorités du Burkina Faso, leur engagement pour la reconquête du territoire national. Plusieurs activités ont ponctué ces journées. La cérémonie officielle a connu la présence du général de brigade Kassoum Coulibaly, ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens combattants, invité d’honneur de l’édition et du commandant Ismaël Sombié, ministre en charge de l’agriculture. Les délégations des confréries sœurs de la Côte d’Ivoire et du Mali ont répondu à l’invitation de leurs homologues du Burkina.
C’est dans la dynamique d’une réplique citoyenne à l’appel à la mobilisation générale lancé par le capitaine Ibrahim Traoré, Président de la Transition, que la confrérie dozo de la Léraba a entrepris de mobiliser ses membres afin de participer à la synergie d’actions pour la libération totale du Burkina Faso.
Et ces journées provinciales, aux dires du président du comité d’organisation de la 1re édition de la confrérie dozo de la Léraba, Braima Traoré, se présentent comme une tribune de manifestation de l’engagement des dozos aux côtés des autorités de la Transition pour une mise en œuvre réussie des initiatives de reconquête de l’intégrité du territoire, de promotion de la paix et de la cohésion sociale.
Selon le ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général Kassoum Coulibaly, les dozos abattent « un grand travail » et ils sont en harmonie avec les Forces de défense et de sécurité (FDS) dans cette partie du pays. Ces journées, a-t-il dit, sont une opportunité pour remercier la confrérie dozo au nom du chef suprême des armées. A en croire le patron de la défense nationale, les goulots d’étranglement pour la participation des dozos à la lutte contre ces forces du mal ont été levés. « Les dozos ont accepté volontairement se faire former comme des VDP, mais ils gardent une certaine autonomie pour leur activité », a fait savoir le général Kassoum Coulibaly.
L’essentiel, a poursuivi le ministre d’Etat, est que chaque Burkinabè, à quelque niveau qu’il soit, soit engagé pour mener à bien cette lutte contre le terrorisme. Les journées provinciales, a expliqué les organisateurs, visent à créer un cadre périodique d’expression et de mobilisation des composantes de la confrérie dozo afin d’optimiser une meilleure participation de ces acteurs à l’œuvre de développement. C’est pourquoi le parrain de l’édition, Lamine Coulibaly, par ailleurs administrateur général de l’Agence africaine du bâtiment et des travaux publics, a rassuré le comité d’organisation de sa disponibilité pour « jouer à fond » sa partition pour que l’événement se perpétue et grandisse.
La participation des confréries sœurs de la Côte d’Ivoire et du Mali a été saluée par le ministre d’Etat, ministre de la Défense nationale. « Cela démontre que dans la région, elles coopèrent ensemble et il y a une symbiose caractérisée entre elles », a-t-il déclaré. Et d’ajouter qu’il faut mettre cela à l’actif des populations qui ont été divisées par les frontières coloniales. Durant ces 48 heures, plusieurs activités ont été mises en œuvre.
Il s’agit entre autres de la conférence inaugurale sur le thème des journées, des rites d’adoration et d’intercession pour la protection des forces engagées dans le combat contre les forces du mal, l’engagement et du soutien à l’œuvre de restauration de la sécurité et de la cohésion sociale. Aussi, des activités de sensibilisation des membres de la confrérie sur des thématiques en lien avec leur rôle dans la dynamique de sécurisation du territoire et sur la législation en matière de détention d’armes à feu et les dispositions relatives à la lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre ont été menées
à l’occasion de cette première édition.