Pâques 2024 : « Que le Burkina redevienne un havre de paix », pasteur Henri Yé

Dans quelques heures, les fidèles chrétiens vont célébrer la fête de Pâques. A travers les lignes qui suivent, la Fédération des églises et missions évangéliques (FEME),tout en souhaitant bonne fête aux fidèles, prie pour un retour de la paix au Burkina.

Chers fidèles de nos Eglises,

chers compatriotes du Burkina Faso, La Pâques 2024 est célébrée cette année le dimanche 31 mars. La Pâques, qui est la fête de la résurrection du Christ, est au cœur de l’évangile et du christianisme. C’est parce que Christ, l’agneau de Dieu est mort pour expier nos péchés, que son sacrifice a été agréable à Dieu, et Dieu l’a ressuscité d’entre les morts. « Car Christ, notre Pâques, a été immolé ». La commémoration de la Pâques rappelle aux hommes que Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son fils unique, afin que quiconque croit en lui, ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.

Chers fidèles, chers compatriotes,

La paix a toujours été une question préoccupante pour tous les pays, particulièrement pour le pays des Hommes intègres, au moment où la lutte contre l’extrémisme violent fait rage. Mais pour que s’instaure la paix, et une paix durable, il est important que chacun de nous fasse la paix, d’abord la paix avec Dieu au travers du pardon de ses offenses. C’est par Christ l’agneau de Dieu que nous avons le pardon de Dieu. C’est pourquoi en célébrant cette Pâques, nous demandons à Dieu de nous faire grâce en nous montrant Sa grande miséricorde.

Chers fidèles, chers compatriotes,
Après avoir été pardonnés par Dieu, Il nous demandera de faire pareillement avec notre prochain. « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés ». C’est dire qu’à la Pâques, nous avons le pardon de Dieu, mais Dieu à son tour exige de nous de nous pardonner les uns les autres. C’est à cette condition que nous pourrons vivre-ensemble dans la paix, dans la cohésion, et dans la quiétude.

Chers fidèles, chers compatriotes,
Dieu nous aime, c’est pourquoi, il nous a créés à son image et à Sa ressemblance. Et lorsque nous avons péché, Il nous a tendu la main en envoyant Jésus nous sauver de nos péchés. Il est ressuscité, et il est monté au ciel. Il attend que chacun de nous vienne à Dieu dans la repentance pour faire la paix avec Dieu et avec tous les hommes.

Chers fidèles, chers compatriotes,
Nous prions pour que Dieu donne au Burkina Faso de retrouver sa paix et sa quiétude d’antan. Que le Burkina Faso redevienne un havre de paix où il fait bon vivre. Comme Jésus a vaincu le péché et la mort, nous pouvons nous confier à Lui ! Il est le prince de la paix. Lui seul peut semer la vraie paix dans les cœurs des hommes. L’heure a sonné pour que tous les Burkinabè de l’intérieur comme de l’extérieur se donnent la main d’association pour venir à bout de nos différences, et pour construire un Burkina nouveau où règnent la paix et le mieux vivre-ensemble. Cela n’est possible que si chacun de nous se tourne vers Dieu le Tout-Puissant. En cette fête de Pâques 2024, La Fédération des églises et missions évangéliques (FEME) souhaite à tous les Burkinabè, la paix avec Dieu à travers l’agneau de Dieu, la réconciliation et le mieux-vivre ensemble entre tous les Burkinabè. Bonne fête de Pâques 2024 à tous ! Jésus-Christ est ressuscité, Il est vraiment ressuscité !

Pour la Fédération des Eglises et Missions Evangéliques (FEME)

Pasteur Henri YE
Commandeur de l’Ordre national

Chirurgie cardiaque : le CHU de Tengandogo reçoit un appareil de circulation extracorporelle

Le président de l’Assemblée législative de Transition, Ousmane Bougouma, a remis un appareil de circulation extracorporelle au bloc chirurgical cardio-vasculaire du centre hospitalier universitaire de Tengandogo, dans l’après-midi du jeudi 28 mars 2024 à Ouagadougou.

Les patients atteints de maladies du cœur au Burkina étaient obligés de faire des déplacements à l’extérieur du pays pour se faire opérer le cœur et acquérir des soins sanitaires. C’était un coup dur pour les patients et pour le gouvernement en termes de budget et de soins. C’est pour donc pallier ce mal que le Président de l’Assemblée législative de Transition, Ousmane Bougouma, a remis un appareil de circulation extracorporelle au bloc chirurgical cardio-vasculaire du Centre hospitalier universitaire de Tengandogo (CHU-T), dans l’après-midi du jeudi 28 mars 2024 à Ouagadougou. Le président de l’Assemblée législative de Transition a déclaré qu’il est venu avec une délégation parlementaire pour offrir une machine sanitaire qui soulage les opérations à cœur ouvert du personnel soignant du CHU-T. Il a révélé que l’idée d’aide sani-taire vient de son prédécesseur, ancien président du Parlement, Aboubacar Toguyeni, qui était passé rendre visite aux malades et avait pris l’engagement d’aider l’établissement à remplacer leur vieille machine. Ousmane Bougouma a laissé entendre que c’est dans cette perspective qu’il a voulu honorer sa promesse en achetant cette machine pour le CHU-T. A l’entendre, dans la sous-région, c’est seulement le Sénégal et le Burkina qui possèdent cette machine où, il est possible de faire des opérations. « La machine remplace le cœur pendant l’intervention et permet à la personne d’être en vie », a-t-il expliqué. Il a exprimé sa fierté des bienfaits de la machine qui a permis la prise en charge et l’opération à cœur ouvert de 40 patients. Le président Bougouma s’est réjoui de savoir que c’est la première fois en Afrique de l’Ouest qu’une telle opération complexe a pu se réaliser. Il a félicité l’équipe technique et sanitaire pour le travail qu’elle abat au quotidien, car cela participe à améliorer le plateau technique.

Le coût minimal d’une opération à cœur ouvert est de 3 millions F CFA

Pour lui, cette machine va permettre d’éviter certaines évacuations sanitaires, ce qui permet à l’Etat de faire des économies. Il a félicité l’ensemble du personnel soignant et le ministère de la Santé. Par ailleurs, M. Bougouma a encouragé d’autres donateurs à emboiter le même pas en offrant du matériel nécessaire, car l’appareil seulement ne suffit pas pour sauver des vies. Le chirurgien cardio-vasculaire du CHU-T, Dr Adama Sawadogo, a fait savoir que le coût minimal d’une opération à cœur ouvert est de 3 millions F CFA au CHU-T. Pour lui, qui parle de chirurgie cardiaque parle de circulation extracorporelle. Il a expliqué que depuis des années, les chirurgiens n’arrivaient pas à opérer le cœur parce que le défi principal que cela posait, c’était comment arrêter le cœur sans que le patient ne meurt .C’est ainsi que depuis les années 1950, les premières machines ont vu le jour pour faciliter l’opération des cœurs. Il a signifié que l’appareil qui a été remis par l’Assemblée législative de Transition est une machine de dernière génération qui va leur permettre d’aller au-delà des opérations de routine qu’ils effectuent. Dr Sawadogo a noté qu’ils ont commencé à utiliser la machine depuis fin octobre 2023 et à ce jour, 40 opérations à cœur ouvert ont été réalisées. Pour lui, c’est un soulagement d’avoir sauvé 40 vies et cela va permettre au pays d’économiser dans les évacuations à l’extérieur.

Gbetcheni KAMBIRE
(Collaborateur)

Gestion du parc Bangr-weoogo : le Premier ministre invite les acteurs à plus d’ardeur

Le chef du gouvernement, Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambela, a visité le parc urbain Bangr-weoogo dans le cadre de la commémoration en différé de la Journée mondiale des forêts, le jeudi 28 mars 2024, à Ouagadougou. Cette sortie-terrain a permis de toucher du doigt les réalités du « poumon vert » de la ville.

Mettre en valeur les forêts et pointer la nécessité qu’elles soient convenablement intégrées dans les stratégies de changement climatique, tel est l’objectif de la Journée mondiale des forêts. A l’occasion de la commémoration de cette journée au Burkina Faso,
le Premier ministre, Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambela, s’est rendu au parc urbain Bangr-weoogo, le jeudi 28 mars 2024, à Ouagadougou. Du parc zoologique en passant par la mare sacrée et les locaux de l’administration, le chef de l’exécutif s’est dit inquiet quant à l’entretien et l’aménagement du parc. Il a exhorté les autorités en charge du parc à trouver des moyens humains pour sa gestion. En effet, a-t-il dit, le parc est nécessaire, non seulement pour la ville de Ouagadougou voire le monde entier.

Pour le ministre en charge de l’environnement, Roger Baro (2e à gauche), le parc Bangr-weoogo joue un rôle important sur le marché du carbone.

« Chaque forêt a son rôle à jouer dans l’harmonie du monde. Je souhaite que le parc soit bien aménagé. Cela peut être un lieu touristique, de récréation ou d’attraction », a-t-il lancé. Par ailleurs, il a invité les autorités en charge de l’environnement à se mettre en œuvre pour faire de ce parc, un joyau national. La présence du Premier ministre sur le site est salutaire, selon le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Roger Baro. « Si le parc existe depuis des années, certainement, des gens y travaillent. Le Premier ministre est venu les féliciter et inviter à plus d’ardeur. Il a appelé à réfléchir pour transformer ce parc en un joyau écologique, environnemental, social et économique pour le bonheur du pays », a-t-il indiqué. Conscient que le parc Bangr-weoogo est un site Ramsar, le ministre a reconnu son rôle sur le marché du carbone.

Restaurer la fonction écologique

A ce titre, il va falloir disposer de ressources financières pour faire en sorte que cette forêt réponde aux normes urbaines et écologiques. En outre, la Journée mondiale des forêts, célébrée au Burkina Faso, sur le thème : «Modernisation de la surveillance des forêts pour la reconquête du territoire et une gestion durable de la biodiversité », a soutenu le ministre, vise à lancer un appel aux propositions innovantes pour le parc Bangr-weoogo dans le but de restaurer sa fonction écologique surtout dans un contexte de modernisation à travers les drones, les satellites… Pour le ministre Baro, la célébration de cette journée poursuit deux objectifs principaux. La première est d’alerter l’opinion internationale, nationale et locale sur la menace et le péril des écosystèmes forestiers pour que la question de la dégradation soit connue. Le second est de travailler à montrer l’importance des forêts, les écosystèmes forestiers dans le système social, économique et le développement en général.

Oumarou RABO

Promotion de la femme : des acteurs réfléchissent sur les enjeux et défis liés au genre au Burkina Faso

Le ministère de la Solidarité, du Genre et de la Famille a organisé, le mardi 26 mars 2024,  un  cadre de discussion de haut niveau entre les Partenaires techniques et financiers (PTF) membres du Cadre de Concertation Genre (CCG).

Face au contexte sécuritaire et humanitaire que traverse le Burkina Faso, le ministère en charge du Genre entend explorer les différentes dimensions et difficultés basée sur la promotion de l’égalité des chances entre l’homme et la femme au pays des Hommes intègres. C’est en ce sens que le ministère et les partenaires techniques et financiers œuvrant pour le secteur du genre ont initié un cadre de concertation sur le genre. A l’ouverture de la rencontre, la ministre de la Solidarité, du Genre et de la Famille,  Nandy Some, a affirmé que c’était une opportunité pour les membres du gouvernement et les partenaires techniques et financiers (PTF) de jeter un regard rétrospectif sur leur collaboration et de revisiter les enjeux et défis liés à la problématique du genre dans le pays. Les échanges ont, entre autres, porté sur  l’autonomisation de la femme, la participation de la femme à la vie politique, à la budgétisation du genre, la violence basée sur le genre, la participation des femmes à la promotion de la paix. « Ce cadre a permis  aux différents acteurs présents de s’imprégner des besoins et difficultés de chaque partie afin d’envisager des réponses plus appropriées », a-t-elle mentionné. Elle a également rappelé que « le pilotage du Cadre de Concertation Genre (CCG) est assuré conjointement par le ministère en charge du Genre et un chef de file genre désigné par les PTF  pour un mandant de deux ans.

 

Selon l’Ambassadeur de suède Maria Sargren, la rencontre permet de trouver des solutions aux problèmes des femmes

Et Depuis sa création en 2002, le leadership des PTF a été assuré successivement par les Pays-Bas, le Canada, la Coopération suisse, l’UNFPA, l’Allemagne et la Belgique ». La Suède en tant que chef de file mobilise ainsi autour d’elle les membres afin de promouvoir l’égalité femmes /hommes par la mise en œuvre de plan d’action. Pour  l’Ambassadeur de suède au Burkina Faso et  Chef de File des PTF, Maria Sargren, ce dialogue était une opportunité de grande importance pour aborder les enjeux liés au genre vu la situation sécuritaire et humanitaire difficile à laquelle est confronté le Burkina Faso. « C’est une excellente occasion d’échanger sur les questions du genre au Burkina Faso et de trouver des moyens pour davantage mieux collaborer », a-t-elle laissé entendre.

Elle a aussi fait savoir  que les PTF sont engagés aux côtés du ministère en charge du Genre à travers plusieurs projets et programmes dans les domaines de la santé, de I ‘éducation, de la promotion des droits et de la justice sociale, de la formation professionnelle, du développement rural.

                                                                Dié Arsène Millogo(stagiaire)

 

Sidwaya.info

Togo : l’opposition appelle à manifester contre la nouvelle Constitution

Au Togo l’opposition entend empêcher le président Faure Gnassingbé, de promulguer, signé la nouvelle constitution qui éliminerait les futures élections présidentielles dans le pays.

En effet, en début de semaine, soit ce lundi 25 mars,  le Parlement togolais   a adopté une nouvelle constitution selon laquelle le président sera désormais choisi « sans débat » par le Parlement réuni en congrès « pour un mandat unique de six ans». Ainsi le suffrage universel direct sera supprimé dans le pays. La nouvelle constitution augmente également les mandats présidentiels de cinq à six ans.

Pour l’opposition et le clergé cette loi est une stratégie et vise à prolongé le règne des  Gnassingbé au pouvoir. Pour justement empêcher la promulgation de cette loi l’opposition a appelé ce mercredi, le peuple à descendre dans les rues.

« Nous appelons la population à rejeter cela, à s’y opposer massivement », a déclaré le porte-parole du parti d’opposition Alliance nationale pour le changement, Eric Dupuy.

« Nous savons que la lutte sera longue et difficile, mais avec le peuple togolais, nous ferons tout notre possible pour empêcher ce coup d’État constitutionnel » a ajouté l’opposant politique.

Cependant, la police a interrompu ce mercredi une conférence de presse convoquée par l’opposition, expulsant les dirigeants et les journalistes.

Un groupe représentant les évêques catholiques du Togo a déclaré que le mandat du parlement avait expiré en décembre avant les élections législatives du 20 avril et que les législateurs n’avaient pas le droit d’adopter une nouvelle constitution.

Les évêques ont par ailleurs exhorté Gnassingbé à retarder la signature de la nouvelle constitution et à s’engager plutôt dans un dialogue politique inclusif après le scrutin du mois prochain.

Le  Togo,  qui compte environ 8 millions d’habitants, est gouvernée par la famille Gnassingbé depuis 57 ans.

 

 

Sidwaya.info

Source : africa news

Altitude Nahouri 2024 : le Kenya s’offre le nouveau record

La 15e édition du marathon, Altitude Nahouri, a eu lieu le samedi 23 mars, 2024 à Pô. Le kenyan Wesley Kemboy Kiprono est arrivé le premier au sommet du pic devant 120 autres athlètes, en 1h 17mn 15 sec. Le premier des Burkinabè, Inoussa Simporé, est arrivé en 5e position.

Le kenyan Wesley Kemboy Kiprono s’est imposé à la 15e édition d’Altitude, le 23 mars 2024 à Pô. Seul représentant de son pays à cette édition, il succède ainsi à son compatriote John Muiruri Mburu, vainqueur de la 14e édition. Avec un temps mis de 1 heure, 17 minutes 15 secondes, il a détrôné du même coup le record de 1h18 minutes 42 secondes que son compatriote avait établi à l’édition précédente. Inousa Simporé a pour la 4e fois de suite, été le meilleur Burkinabè. Il est venu au 5e rang dans le classement général. Il a réalisé une performance de 1 heure, 25 minutes 9 secondes. 3 athlètes venus du Ghana ont suivi le kenyan. Il s’agit respectivement de Malan Yampouti, Richard Kouetou et Kouamene Fripong. Chez les dames, c’est la Congolaise Mambeke Cleme qui a été championne. Elle a été suivie de la Burkinabè Marie Aude Saboué. Au total, 121 athlètes ont pris le départ de cette compétition. Elle s’est déroulée dans sa formule habituelle qui est une course de 21 km dans les artères de la ville de Pô, suivie de l’ascension au sommet du Pic Nahouri d’une hauteur de 447m. Le Kenyan, grand vainqueur est reparti avec la somme de 1 million 200 mille francs CFA, plus un prix spécial Coris banque de 500 000 francs. Les Ghanéens 2e 3e et 4e ont empoché selon leur mérite 800 000 FCFA, 400 000 FCFA et 200 000F CFA. En plus du prix spécial du premier Burkinabè de 300 000F CFA, Inoussa Simporé a reçu 100 000 comme prix du 5e.

Les athlètes classés du 6e au 10e rang ont, en fonction de leur mérite, reçu 70 000, 50 000, 30 000 et 25 000, et 20 000 FCFA. Cette 15e édition a été disputée sur le thème « Jeunesse consciente et engagée ». Elle a été patronnée par Idrissa Nassa, PDG du groupe Coris. Le ministre d’état, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, présent à la compétition a dit toute sa satisfaction d’avoir assisté à sa première Altitude Nahouri, dont la 15e édition est pour lui une preuve de résilience qui mérite les encouragements du gouvernement. « Félicitation au comité d’organisation, au promoteur et aux athlètes d’avoir servi une compétition de haute qualité », a-t-il apprécié. Selon le promoteur, Ouezzin Louis Oulon, l’édition 2024 a été particulièrement un défi pour le comité d’organisation du fait de la difficile mobilisation des moyens financiers. Il en veut pour preuve, le report à 3 reprises de l’évènement. Pour lui, Altitude Nahouri est une compétition qui a une couleur diplomatique, du moment où la compétition arrive à faire du pays des hommes intègres une destination. Il invite alors le gouvernement à soutenir davantage l’initiative.

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

Lire la Chine en voyageant : une initiative pour faire découvrir le pays

L’Association chinoise de la diplomatie publique en collaboration avec Global Times online a procédé au lancement de l’initiative « Lire la Chine en voyageant » à Wuxi dans la province du Jiangsu, le jeudi 21 mars 2024.

L’initiative « Lire la Chine en voyageant » s’inscrit dans le cadre de l’édition 2024 du programme du centre international chinois de la presse et de la communication. Elle vise à faire connaitre la Chine à travers sa culture, son développement, son histoire aux journalistes venus des quatre coins du monde. Cette année, c’est la province de Jiangsu qui a accueilli une trentaine de journalistes africains.

A cet effet, le lancement de l’initiative dans ladite province a eu lieu, jeudi 21 mars 2024, dans la ville de Wuxi. Selon l’adjoint au directeur général du comité municipal du parti communiste chinois à Wuxi, Huanag Weigong, l’organisation de ce programme d’échange encouragera fortement la communication et la coopération entre les médias nationaux et étrangers. A l’entendre, il permettra également au monde de mieux connaître la Chine, la province du Jiangsu et la ville de Wuxi et lui donnera un nouvel élan pour son développement international. C’est pourquoi, il a affirmé qu’il espère que la trentaine de journalistes africains se promèneront à Wuxi, exploreront le code de développement de la coprospérité et de la coexistence humaniste et économique, à ressentir la puissance de la nouvelle productivité, à raconter l’histoire de Wuxi et à transmettre son énergie. Pour sa part, le manager général de Global Times Shan Chengbiao a rappelé que depuis l’Anti-quité, la civilisation chinoise est connue pour son ouverture et sa tolérance et elle a constamment renouvelé sa vitalité grâce aux échanges et à l’apprentissage mutuel avec d’autres civilisations.

Il a, en outre, confié que depuis son lancement, l’initiative « Lire la Chine en voyageant » a visité de nombreux endroits dans les provinces du Shandong, Sichuan et Hebei. « Cette fois-ci, nous sommes venus au Jiangsu, connue comme le pays du poisson et du riz et une province économiquement forte. Les eaux bleues et scintillantes du lac Taihu et l’imposante montagne Zhongshan sont les cadeaux de la nature au pays de Trois Wu. Cette terre riche et belle attire l’attention d’innombrables personnes grâce à sa longue histoire, à son profond héritage culturel et à sa vitalité de développement », a-t-il justifié le choix de la province de Jiangsu. Quant au président de l’Association chinoise de la diplomatie publique, Wu Hailong, il a souligné que le développement de la Chine offre au monde des opportunités et une dynamique. Et d’ajouter que la Chine contribue à hauteur d’1/3 à la croissance mondiale. Aux dires de M. Wu, la Chine a toujours partagé le destin des pays africains et sa coopération avec l’Afrique s’est épanouie avec des investissements toujours plus importants sur le continent. Toute chose qui, selon lui, a facilité la participation de la trentaine de journalistes africains à cette initiative.

« La Chine est le premier partenaire commercial de l’Afrique depuis 15 années consécutives. L’importance de la coopération sino-africaine réside non seulement dans les avantages économiques tangibles qu’elle apporte aux deux parties, mais aussi dans le fait qu’elle permet à l’Afrique de renforcer sa capacité de développement indépendant, d’apporter la stabilité et la prospérité à l’Afrique et de prendre fermement en main leur avenir et leur destin », a-t-il expliqué. Pour ce faire, il a exhorté les journalistes africaines dans le cadre de la tournée, à utiliser leurs yeux pour observer attentivement, leurs oreilles pour bien écouter et enfin leur appareil photographique, leur clavier et leur microphone pour raconter au monde ce qu’ils auront vu, entendu et pensé sur la Chine.

Souaibou NOMBRE Depuis Wuxi (Chine) snombtre29@yahoo.fr

L’armée règle ses comptes avec des terroristes dans les Banwa

L’armée burkinabè a opéré, le soir du mardi 26 mars 2024, des frappes concluantes sur un groupe de terroristes qui avait précédemment attaqué une de ses positions à Sanaba, dans les Banwa, a appris l’AIB auprès de sources sécuritaires.

Une unité des forces combattantes de Sanaba a affronté des terroristes venus attaquer leur position dans la soirée du 26 mars 2024. Face à la vaillance et à la détermination des boys, l’ennemi a pris la fuite, espérant échapper à leur vengeance. Cependant, pendant leur fuite, ils ont été soigneusement traqués par des vecteurs aériens jusqu’à leur base. Là, les malfaiteurs se sont camouflés sous deux grands arbres pour éviter d’être repérés. Mais leurs efforts resteront vains. Une bombe larguée depuis le ciel va décimer le premier groupe. Des survivants tentent de rejoindre les éléments du deuxième groupe. Cela a été une opportunité idéale pour les pilotes de faire d’une pierre deux coups en les neutralisant, pendant que les opérations se poursuivaient.

Agence d’information du Burkina

Salam du Ramadan : les relations de commerce

Au nom d’Allah, Clément et Miséricordieux. Louanges à Allah, qui a fait du commerce un moyen de subsistance licite et qui a béni ses fruits. Il en a fait, également, un des moyens de la préservation de la dignité de l’homme. Que Sa paix et Ses bénédictions soient en abondance sur le Messager de miséricorde, envoyé à l’univers comme tel et sur l’ensemble des croyants de tous les temps. Le commerce, en principe, est une activité licite par laquelle l’homme subvient à ses besoins, à ceux de sa famille et contribue au développement de sa société. Il met en relation un commerçant et un acheteur qui doivent s’interdire de léser l’autre dans la transaction afin qu’Allah la bénisse ainsi que ses fruits. Il dit, en effet, dans Son noble Coran : « Ô vous les croyants ! Que nul d’entre vous ne mange les biens d’autrui illégalement » (S04 V29).

L’objectif, pour le commerçant ou l’acheteur musulman, ne saurait être l’amas des richesses par cette activité. Dans tous les cas, à quoi servirait le monde à l’homme le jour où il ne pourra lever le moindre doigt ? Il s’agit, pour eux, par le commerce, de chercher à plaire à leur Seigneur à travers le respect des normes qu’Il a édictées. Une fois les normes respectées, Allah bénit leurs avoirs.

Le Prophète, interrogé sur le meilleur gain, répondit « ce que l’homme acquiert par le travail de ses mains et tout commerce licite ». C’est pourquoi, la quête de la satisfaction d’Allah conduit le musulman commerçant ou acheteur à s’interdire la vente ou l’achat de ce qu’Il a prohibé. C’est dans ce sens que les transactions commerciales ne peuvent concerner la vente de porc, d’alcool, des jeux de hasard, la bête morte … A ce sujet, le Prophète a dit : « Certes, Allah et Son Messager ont interdit la vente d’alcool, de la bête morte, du porc et des statues ». Le musulman doit s’interdire une telle vente quel que soit le gain apparent qu’il pense perdre. La satisfaction d’Allah n’a pas de prix. Rappelons-nous le cas de Ousmane, 3e Calife après le Prophète. Il envoya certains de ses servants faire du commerce. A leur retour, ils l’informèrent : « nous avons ramené un commerce, qui lorsqu’on investi un seul dirham, en rapporte dix ».

« Qu’est-ce que c’est ? » leur demanda-t-ils. Et ils répondirent : « le vin ». Il répliqua : « Le vin ! Alors qu’il nous a été interdit de le boire et de le vendre ! ». Il ouvrit les bouchons des récipients, sans se soucier de ce qu’il perdait comme investissement encore moins le gain qu’il pourrait rapporter, et renversa tout le vin. Aujourd’hui, l’insouciance de certains s’appréhende à travers leurs paroles. Ils disent que même le haram (ce qui est illicite), ils cherchent et ne trouvent pas. Il n’est point question, pour eux, de se fatiguer pour trier entre haram et halal (ce qui est licite). Ainsi, le musulman cherche la bénédiction d’Allah dans sa vie, dans sa famille, dans ses activités. Il se doit, pour cela, observer un certain nombre de valeurs. D’abord, le musulman doit être une miséricorde dans tout ce qu’il fait au profit des autres. Il s’oblige à la miséricorde dans ses transactions commerciales qu’il soit commerçant ou acheteur.

En tant que commerçant, le musulman s’interdit la spéculation et le surenchérissement. Contrairement à beaucoup de commerçants, à l’approche du mois de Ramadan, avec les produits de grande consommation comme le sucre, le riz, l’huile, le musulman ne doit créer, expressément, la pénurie afin de les sortir progressivement avec un surenchérissement inestimable. Ils abusent de la nécessité de consommation, de la naïveté et de l’ignorance des gens pour vendre. A ce sujet, le Prophète prévient : « Ne surenchérissez pas sur une marchandise afin de tromper les autres ». Comme si ces agissements ne suffisent pas comme péchés, on a l’impression, dans certains de nos marchés et yaars, d’être dans des mosquées, tellement on entend par-ci, par-là jurer au nom d’Allah « wallah » pour convaincre les clients alors qu’ils sont souvent sur du faux. « Le serment (le fait de jurer par Allah) aide à écouler la marchandise mais en détruit le profit », nous a, pourtant, dit le Prophète. Le musulman ne doit pas être moins miséricordieux en tant qu’acheteur. Certains profitent des déboires, des ennuis et souffrances des autres pour leur acheter des choses à vils prix. Afin de pouvoir faire face aux frais de traitement d’un membre de sa famille, quelqu’un peut se retrouver dans la contrainte de vendre sa propre parcelle d’habitation. Aucun musulman ne doit penser faire une bonne affaire s’il profite de la situation pour acheter le terrain à un prix insignifiant même s’il y va du consentement du vendeur qui est dans la contrainte de vendre.

C’est, aussi, pourquoi le système bancaire classique est décrit par rapport à certaines de ses pratiques qui ne présentent aucun signe de miséricorde à l’égard des clients. Soulignons que l’achat peut être une occasion de venir en aide, de préserver la dignité de certains vendeurs. C’est le cas, par exemple, de certaines vieilles personnes, de certains marchands ambulants qui peinent à joindre les deux bouts, à satisfaire leurs besoins. Sans trop discuter sur les prix proposés, le musulman acheteur pourrait même, afin de s’attirer les grâces d’Allah, payer plus que le prix ou laisser simplement la monnaie pour leur venir en aide. Le Prophète a prié pour celui qui agit ainsi en disant : « Qu’Allah fasse miséricorde à un homme conciliant lorsqu’il vend, lorsqu’il achète et lorsqu’il réclame son dû » et Allah de dire dans le Coran « Sois bienfaisant envers les autres comme Dieu l’a été envers toi. Ne favorise pas la corruption sur Terre, car Dieu n’aime point les corrupteurs » (S28 V77). Ensuite, la sincérité doit être de mise dans toute transaction commerciale afin qu’elle soit bénie par Allah. Commerçant comme acheteur doivent être sincère car « la religion, c’est la sincérité ». Aucun des deux ne doit chercher à tromper l’autre parce que cela ne saurait être l’attitude du musulman ; le Prophète ayant dit que « celui qui nous trompe n’est pas des nôtres ». La sincérité a beaucoup de mérites. Elle met le commerçant à un rang élevé comme le souligne le Prophète : « Le commerçant sincère et honnête sera avec les prophètes, les véridiques et les martyrs ».

La sincérité doit conduire le commerçant à faire preuve de bonne foi et de transparence par rapport à tout ce qu’il vend. Il doit préciser la qualité de son bien, ses défauts apparents comme cachés. C’est pourquoi le Prophète a dit : « Il n’est pas permis à une personne de vendre quelque chose sans en préciser les vices cachés ». La sincérité, dans beaucoup de cas, fait énormément défaut dans nos marchés et yaars. Beaucoup de commerçants abusent de l’ignorance des consommateurs. Sachant que ces derniers ne peuvent faire la différence entre les produits de première qualité de ceux de seconde et troisième qualité, ils les vendent tous sans distinction au prix de la première et en jurant qu’ils sont de cette qualité. Concrètement, ils te font acheter un produit de seconde qualité en te précisant qu’il est de la première qualité. Et à la fin, ils se disent satisfaits parce qu’ayant engrangé beaucoup de bénéfices alors qu’auprès d’Allah, ils commettent un grand péché. Ils altèrent, par de tels agissements, la qualité des relations entre les hommes. Très souvent, l’argent gagné ne les sortira pas de la pauvreté et leurs affaires risquent de ne pas prospérer. Que beaucoup de commerçants qui se plaignent toujours s’interrogent par rapport à leur respect des principes et valeurs qui encadrent leurs activités commerciales. Nous devons tous savoir que la foi ne consiste pas seulement à observer la prière ou le jeûne. Elle englobe, également, nos relations avec nos semblables. C’est dans ce sens que le commerçant et l’acheteur doivent prêter attention et agir avec la crainte d’Allah pour que leurs actions soient bénies de Lui. Seigneur Allah, donne-nous la clairvoyance de mettre la quête de Ton amour au-dessus de tout autre. NB : La foi musulmane est une foi active qui impose un devoir de présence.

Dr Inoussa COMPAORE Imam à l’AEEMB et au CERFI

Le paradoxe burkinabè

Le Conseil des ministres en date du mercredi 20 mars dernier a adopté un projet de loi portant relecture du Code minier en vigueur jusque-là, afin « de disposer d’un instrument juridique solide et actualisé pour mieux encadrer le secteur minier et générer davantage de recettes au profit de l’Etat ». Sans aller dans tous les détails, on note par exemple l’augmentation de la participation de droit de l’Etat au capital des sociétés d’exploitation qui passe de 10 à 15%. Cette décision qui tombe comme une pluie bienfaisante en carême si tant est que l’opinion publique burkinabè a toujours nourri le sentiment diffus que « dans cette affaire d’exploitation minière », notre pays apparaissait comme le dindon de la farce au vu des maigres royalties qu’il engrangeait et conséquemment des retombées de celle-ci sur le développement socioéconomique du Burkina Faso. Conscient de cette maldonne, le gouvernement a décidé de prendre le taureau par les cornes, dans le droit fil de la pensée qui veut que l’Etat est un produit de la société à un stade de son développement et de ce fait, doit œuvrer à contenir les antagonismes de classes afin que les intérêts économiques opposés ne se consument pas en une lutte stérile destructrice.

C’est dans son rôle historique et son devoir d’instrument du développement à ce stade de notre histoire que l’Etat burkinabè entend donc s’assumer pleinement pour le bonheur des populations laborieuses. A travers ce projet de loi, c’est la création d’un ordre qui affermit et légalise la « domination » de l’Etat, tout en modérant le conflit des classes. Pendant longtemps, nos Etats sont restés dans la « bien-pensance » des organismes d’aide (?) au développement qui ont toujours fait du privé, le moteur de notre émergence économique et sociale avec les réalités que l’on sait. C’est qu’au regard des contingences auxquelles nos Etats sont actuellement en butte, le privé à lui seul ne peut être le facteur et le vecteur du décollage économique. Manque d’infrastructures routières, sanitaires, éducatives, état d’arriération marqué du secteur primaire et végétatif de celui secondaire, autant de gaps qui nécessitent un volontarisme encore plus poussé sous nos tropiques. Le rôle de l’Etat se pose donc comme un problème d’action immédiate, d’action de masse, pour bouleverser qualitativement les statistiques.

Il faut donc se départir des conceptions tendant à faire croire que cette décision va tuer la poule aux œufs d’or pour se projeter dans une vision prospective plus réjouissante pour les grands indicateurs macro-économiques du pays. Pour un pays producteur d’or qui ne dispose pas d’un gramme d’or comme réserve, il faut avouer que cela est paradoxal. Ce d’autant que des pays « secs » en la matière ne cessent de s’enorgueillir de leurs réserves substantielles. La roue doit tourner enfin au profit de nos populations, et, seul ce capitalisme d’Etat intelligent et bien conduit permettra cette occurrence. L’heure est venue de se coucher sur notre propre natte.

Boubakar SY

Chefferie traditionnelle au Yatenga : Mariam Sourabié/Ouédraogo a régné sur Lintiba

Comptable de formation, mariée et mère de trois enfants, Mariam Sourabié née Ouédraogo est fille ainée de son père, feu Naaba Koubri et d’une fratrie de 14 enfants. Elle a assuré la régence de la chefferie traditionnelle de Lintiba de la commune de Bassi dans le Zondoma, située à 42 km de Ouahigouya. Dans ce mois de la femme, Sidwaya fait un arrêt sur cette femme «Napoko » qui montre que la tradition a une hauteur de considération pour la femme.

Intronisée à 41 ans comme « Napoko » (cheffe traditionnelle en langue mooré), après le décès de son père, Mariam Sourabié née Ouédraogo a eu la responsabilité d’assurer la transition et la continuité de la chefferie coutumière du village de Lintiba, le temps qu’un successeur soit choisi, préparé et intronisé. Elle a assuré les affaires courantes du village de Lintiba pendant près d’un mois du 13 avril au 7 mai 2018. Après le décès de son père, Mariam Sourabié, fille ainée du chef, a régné sur Lintiba. Le rôle d’une « Napoko » est de gérer la transition de la période située entre le décès de l’ancien chef jusqu’à la l’intronisation du successeur. Elle dirige ainsi la période transitoire de la chefferie traditionnelle. Elle a expliqué qu’au Yatenga, si le chef n’est pas là, c’est sa première fille qui transite, prend le trône avant qu’un autre chef ne prenne le pouvoir. Pendant cette période transitoire, la « Napoko » a le pouvoir absolu de gérer la destinée du village. Tout comme le chef, elle gère les affaires sociales, culturelles et politiques. Et ce, sous l’œil critique des tantes, des sœurs du chef.

« En tant que Naaba, je n’étais pas femme. Je suis un homme. Je suis Naaba. J’ai porté le chapeau traditionnel. Je ne suis plus une femme. Je n’ai pas de boucles d’oreilles. J’ai porté les habits de mon papa, du début jusqu’à la fin. Tout ce qu’il y a de mon père, que ce soit les boubous, les chaussures et tout, la canne et tout. Cela veut dire que je suis homme », a-t-elle affirmé. En tant que « Napoko », Mariam Sourabié qui était le chef avait la charge de gérer tous les dossiers de tous ordres. Tout au long de son règne, elle a pu gérer ces affaires courantes avec l’accompagnement de ses conseillères que sont ses tantes, les sœurs du défunt chef. « Ce sont mes tantes qui étaient autour de moi, avec d’autres garants de la tradition qui m’aidaient à traiter les sujets qui me parvenaient », a indiqué Mme Sourabié. Pendant son règne, elle a géré avec brio les fiançailles d’un jeune homme du village. Elle a aussi accompli les rites pour la préparation de la saison pluvieuse. Pendant son règne, elle avait droit aux honneurs et à la considération du chef. Elle a affirmé qu’elle ressentait du gène lorsque des ainés se prosternaient et rampaient devant elle pour l’honorer et la vénérer

. « Même les hommes reconnaissaient mon pouvoir et mon autorité et me respectaient tout comme mon défunt père », relate-t-elle. Et de préciser que comme toute autre personne, elle avait tout le respect dû à un chef, sinon même plus. « Mes ressentis en tant Napoko étaient la fierté, l’honneur et la satisfaction, car cela montre l’important capital que la femme occupe dans notre tradition. J’étais tellement fière et honorée de voir que l’on confie la gestion de tout un royaume à une femme. Donc, cela montre la hauteur de la considération que la tradition a pour la femme », a-t-elle confié. Mme Sourabié qui était fonctionnaire avait d’autres responsabilités. C’est pourquoi après le décès de son père, elle a pris son congé annuel pour aller honorer son devoir traditionnel. A la fin, après l’intronisation, elle a organisé les funérailles de son défunt papa et préparé sa succession . « Après l’organisation, il y a tout un processus de coutume à faire. Dès que tout cela est fini, je me suis rendue auprès du roi du Yatenga, le Naaba Kiiba pour être libérée. Là aussi, il y a des coutumes à faire pour reprendre la vie normale. Après ma décharge, on intronise le nouveau chef », a-t-elle relaté. Son mari Sourabié retient un très bon souvenir du passage de sa femme sur le royaume de Lintiba. Selon lui, cette expérience a été un grand apport pour consolider leur foyer.

« En effet, n’étant pas moaga, au début c’était la peur de l’inconnu. Par la suite, cette fonction a permis à ma femme de sortir plus grande avec de la valeur ajoutée qui se ressent aujourd’hui dans la gestion familiale, d’où notre satisfaction. Après cette fonction de Naaba, j’ai constaté un changement positif et constructif chez mon épouse et non un comportement de suffisance », a-t-il souligné. Pour Mariam Sourabié, le 8-Mars, c’est une journée de la femme, une journée de conseils, d’éducation pour les jeunes sœurs, journée de félicitations de la femme pour son grand rôle dans la construction de la famille, de la société entière.

Wamini Micheline OUEDRAOGO

Construction d’une centrale nucléaire au Burkina : « Les experts locaux doivent jouer un rôle majeur », Giovanni Ouédraogo, ingénieur en génie civil nucléaire

Ingénieur en génie civil nucléaire, Giovanni Ouédraogo est spécialisé dans la construction d’infrastructures nucléaires, telles que les centrales nucléaires et les centres d’entreposage de combustibles nucléaires. Passionné par les sciences et le secteur nucléaire, il aborde, dans cet entretien accordé à Sidwaya, cette source d’énergie, son importance et la manière dont elle peut propulser le développement du Burkina Faso.

Sidwaya (S) : Comment est né votre amour pour la science et le domaine nucléaire ?

G.O. : Mon amour pour la science est né un peu par rapport au contexte de nos pays qui sont en développement et qui ont du mal à accéder aux différentes sources énergétiques. C’est pourquoi, je me suis orienté en génie civil. J’ai commencé à l’Institut international de l’eau et de l’environnement (2IE) puis j’ai terminé à l’Ecole centrale de Lyon où, j’ai pu me spécialiser dans tout ce qui est ouvrage de reproduction d’énergie notamment les ouvrages à but d’exploiter l’énergie nucléaire.

S : Qu’est-ce qu’une centrale nucléaire ?

G.O. : Une centrale nucléaire est une installation industrielle de pointe conçue pour produire de l’électricité à grande échelle, en exploitant l’énergie libérée par la fission nucléaire. Au cœur de cette technologie se trouve le réacteur nucléaire, une véritable prouesse d’ingénierie où des atomes sont scindés sous contrôle strict, générant ainsi une chaleur intense. Cette chaleur est ensuite utilisée pour produire de la vapeur d’eau, qui actionne des turbines et des générateurs, convertissant l’énergie thermique en électricité. Au-delà de son rôle énergétique, une centrale nucléaire incarne l’harmonie entre la science avancée et la volonté humaine de forger un avenir durable, en fournissant une énergie propre, fiable et capable de soutenir le développement industriel et économique du Burkina Faso sans compromettre notre environnement.

S : Combien de temps faut-il pour réaliser une centrale nucléaire ?

G.O. : La réalisation d’une centrale nucléaire est un processus qui demande une planification et une exécution méticuleuses, influencées par les compétences disponibles et le rythme de travail adopté. De manière générale, la construction d’une centrale nucléaire traditionnelle nécessite entre 10 et 15 ans, une période qui inclut les études préliminaires, l’obtention des autorisations, la construction elle-même et les essais avant la mise en service. Pour les centrales nucléaires de plus petite taille ou modulaires, le temps nécessaire peut être réduit à environ 5 ans grâce à des méthodes de construction plus innovantes. Concernant le budget, l’investissement pour une centrale nucléaire standard se situe généralement entre 5 et 20 milliards d’euros, une fourchette qui reflète la complexité et l’envergure du projet.

S : Un projet nucléaire au Burkina, est-ce réaliste ?

G.O. : Absolument, c’est une perspective tout à fait réalisable. A l’ère actuelle, l’application de l’énergie nucléaire s’étend bien au-delà des centrales électriques, alimentant même des bateaux et des sous-marins. Cela démontre la polyvalence et l’accessibilité de cette technologie. Ainsi, le Burkina Faso, avec les bonnes stratégies et partenariats, est en position de tirer parti de l’énergie nucléaire pour son développement.

S : Quels sont les atouts pour le Burkina de se doter d’une telle énergie ?

G.O. : L’énergie nucléaire présente de grands avantages pour le Burkina. D’abord, elle est constante : contrairement au soleil qui ne brille pas tout le temps, le nucléaire fonctionne jour et nuit, tous les jours de l’année. Ensuite, comparée aux énergies comme le charbon ou le pétrole, elle est plus économique sur le long terme. Ces points forts rendent l’énergie nucléaire très attractive pour les pays qui cherchent à sécuriser leur approvisionnement en énergie et à développer leur économie.

S : Pourquoi, le Burkina doit-il disposer de cette source d’énergie à court, moyen ou long terme ?

G.O. : Le Burkina a besoin de cette source d’énergie pour dynamiser son secteur industriel. Pour concrétiser notre vision d’industrialisation, il est essentiel de disposer d’une source d’énergie fiable, disponible à tout moment. L’énergie nucléaire, éprouvée mondialement, se présente comme une solution durable et robuste, capable de répondre à nos besoins d’industrialisation sur le long terme et de réduire les coupures d’électricité à court terme. En outre, le nucléaire offre la possibilité de produire des isotopes pour les équipements médicaux tels que les IRM et les scanners, démontrant ainsi sa polyvalence et son importance stratégique pour le développement du pays.

S : Quand on parle du nucléaire l’on se rappelle les accidents de Fukushima et Tchernobyl, qui ont fait beaucoup de morts. Est-ce que pour un pays comme le Burkina, il y a lieu de s’inquiéter quand on connaît les origines de ces accidents ?

G.O. : Il est naturel de s’interroger à la suite de tels événements. Toutefois, il est important de souligner que des mesures rigoureuses sont désormais en place pour réduire considérablement les risques liés à l’énergie nucléaire. En collaboration avec l’Agence internationale de l’énergie atomique, nous suivons des protocoles stricts et obtenons les certifications nécessaires pour sécuriser l’utilisation du nucléaire. Les incidents majeurs du passé étaient souvent le résultat de phénomènes climatiques extrêmes, comme des séismes, des conditions que le Burkina Faso ne rencontre pas. Par conséquent, avec les avancées technologiques et une gestion rigoureuse, les risques sont nettement minimisés pour notre pays.

S : Quel pourrait être l’apport des experts locaux notamment des Burkinabè dans un tel projet ?

G.O. : L’implication des experts locaux est cruciale pour l’autonomie et la sécurité du projet. Les temps où nous dépendions entièrement de l’expertise étrangère sont révolus. Avec le nucléaire, qui nécessite une multitude de compétences spécialisées à travers différentes phases, la formation et l’intégration de nos experts dans le processus sont essentielles. Ils doivent collaborer étroitement avec les équipes internationales, non seulement pour les études préliminaires mais aussi pour le suivi de toute la construction. Cela garantit que nous restons maîtres de notre infrastructure, réduisant les risques liés à une potentielle détérioration des relations internationales et à d’autres formes de vulnérabilités. Il est donc impératif d’investir dans le développement des compétences locales dès l’étape de faisabilité jusqu’à la mise en opération de la centrale.

S : Concrètement, quelle plus-value pouvez-vous donner à un tel projet ?

G.O. : Mon expertise en génie civil nucléaire, spécifiquement dans l’étude de constructibilité, me permet d’apporter une contribution significative à la planification et à la réalisation de projets nucléaires. Ayant une connaissance approfondie des normes internationales et des meilleures pratiques dans la construction et la déconstruction des installations nucléaires, je suis en mesure d’identifier des solutions optimales qui allient sécurité, efficacité et respect de l’environnement. Ma compréhension des défis techniques et réglementaires propres au secteur nucléaire enrichira le projet, garantissant une mise en œuvre conforme aux exigences internationales les plus strictes, tout en tenant compte des spécificités locales. Cette approche intégrée assure que les projets non seulement respectent les standards de sécurité globaux mais sont aussi adaptés au contexte spécifique du Burkina Faso.

S : Actuellement, le ministre en charge de l’énergie séjourne à Sotchi en Russie. Il a annoncé la signature d’une feuille de route pour la construction d’une centrale nucléaire au Burkina. Comment appréciez-vous déjà cette annonce ?

G. O. : Je vois cette annonce comme une progression majeure. Cela représente une avancée significative, passant d’un simple accord préliminaire à une feuille de route concrète. Cet engagement témoigne d’un cheminement réfléchi vers la réalisation d’une centrale nucléaire, marquant une étape cruciale dans le développement de notre infrastructure énergétique nationale.

S : Après la signature de cette feuille de route comment le pays doit-il s’y prendre pour la concrétisation du projet ?

G. O. : Il est essentiel que le Burkina Faso mobilise et implique des experts locaux de diverses disciplines, allant des physiciens et mathématiciens aux ingénieurs civils, électriciens et spécialistes de l’énergie, dans chaque phase du projet. Cette collaboration multidisciplinaire garantira que le projet soit mené avec l’expertise et la rigueur nécessaires à sa réussite, en veillant à ce que toutes les étapes, de la planification initiale jusqu’à l’achèvement, bénéficient de l’apport de connaissances spécialisées locales.

S : Comment pouvez-vous contribuer à la réalisation de ce projet majeur pour le Burkina ?

G.O. : Je considère que notre pays, actuellement en plein essor, nécessite la mobilisation de toutes les compétences burkinabè, tant locales qu’expatriées, pour réaliser ses ambitions de développement. Mon expérience internationale en génie civil nucléaire, acquise sur des projets en France, aux Emirats Arabes Unis, en Egypte et aux Etats-Unis, me place dans une position idéale pour apporter ma pierre à l’édifice. Mon expertise ne se limite pas à ma seule contribution ; elle vise également à encourager et à intégrer le savoir-faire de notre diaspora dans ce projet d’envergure, afin d’assurer le succès et la durabilité de notre centrale nucléaire.

Youssouf SEOGO

Conseil des ministres du mercredi 27 mars 2024

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 27 mars 2024, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 13 H 58 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la Transition, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I. DELIBERATIONS

I.1 AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

Le Conseil a adopté un rapport relatif à une autorisation pour le remplacement de l’attributaire du marché d’acquisition de trieuses optiques.
Le Gouvernement du Burkina Faso a adopté en Conseil des ministres le 31 mai 2023, l’Initiative présidentielle pour la production agricole 2023-2024. Dans le cadre de la mise en œuvre de cette initiative, il est prévu l’acquisition de trieuses optiques pour l’atteinte des objectifs de la composante « Initiative d’urgence pour l’intensification de la riziculture au Burkina Faso sur 4000 hectares ».
Pour ce faire, un marché d’un montant total de cent quatre-vingt-trois millions soixante-huit mille neuf cent sept (183 068 907) F CFA TTC a été attribué à l’entreprise ANHUI Wentao Intelligent Photoelectronic Technology Co. Ltd. qui a exigé le paiement par avance de l’intégralité du montant de la commande avant tout début d’exécution. Cependant, cette procédure de déblocage des ressources telle que souhaitée par l’attributaire ne respecte pas la règlementation des marchés publics et des délégations de service public.
Le Conseil a donc décidé du retrait du marché et sa réattribution à l’entreprise Nema Agricole du Faso (NAFASO) pour un montant de cent quatre-vingt-trois millions soixante-huit mille trois cent quatre-vingts (183 068 380) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de quatre-vingt-dix (90) jours.
Le financement est assuré par le budget de l’Etat, exercice 2024.

I.2 AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS
Le Conseil a adopté un décret portant prorogation de la durée de la mobilisation générale et mise en garde.
Le Gouvernement du Burkina Faso, au regard de la situation sécuritaire qui prévaut sur le territoire national, a décrété la mobilisation générale et mise en garde à travers le décret n°2023-0475 / PRES- TRANS / PM / MDAC / MATDS / MJDHRI du 19 avril 2023 portant mobilisation générale et mise en garde pour une période de douze (12) mois.
Cette période de mobilisation générale et mise en garde expire le 18 avril 2024, d’où la nécessité de la proroger afin de consolider les acquis et de poursuivre la lutte contre le terrorisme dans notre pays.
L’adoption de ce décret permet la prorogation de la période de mobilisation générale et mise en garde de 12 mois, pour compter du 19 avril 2024 à zéro heure, afin de continuer la mobilisation des ressources, de restaurer la sécurité et assurer la protection des populations et de leurs biens contre la menace et les actions terroristes.

I.3 AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR
Le Conseil a adopté un rapport relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République islamique du Pakistan auprès du Burkina Faso.
Le Conseil a marqué son accord pour la nomination du Général Major Anjum ANAYAT, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République islamique du Pakistan auprès du Burkina Faso, avec résidence à Tripoli, en Libye.

I.4 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE
Le Conseil a adopté un décret portant autorisation d’octroi d’une Garantie souveraine au profit de la Société Baykar Makina San. Ve Tic. AS Corporation.
L’Etat du Burkina Faso a déjà eu à signer des contrats avec la Société Baykar Makina San. Ve Tic. AS Corporation pour l’acquisition de matériels de défense et de sécurité au profit des Forces armées nationales.
Ce décret vise à matérialiser un nouveau contrat entre l’Etat burkinabè et la Société Baykar Makina San. Ve Tic. AS Corporation, conformément à l’article 36 du décret n°2022-0273/PRES-TRANS/PM/MEFP du 31 mai 2022 portant règlementation générale de l’endettement public et de la gestion de la dette publique.
Le décret autorise l’octroi d’une Garantie souveraine à la Société Baykar Makina San. Ve Tic. AS Corporation, pour un montant de 207 836 335 USD, soit environ cent vingt-quatre milliards six cent quatre-vingt-quatre millions trois cent vingt un mille neuf cent soixante-quatre (124 684 321 964) F CFA.
L’adoption de ce décret permet la finalisation du contrat avec ladite société en vue du renforcement des capacités opérationnelles des Forces de défense et de sécurité.

I.5 AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DE L’HYGIENE PUBLIQUE
Le Conseil a adopté un décret portant approbation des statuts de la Centrale d’achat des médicaments essentiels génériques et des consommables médicaux (CAMEG).
L’adoption de ce décret permet à la CAMEG de se doter de statuts pour assurer efficacement ses missions, conformément à la loi n°025/99/AN du 16 novembre 1999 portant règlementation générale des sociétés à capitaux publics.

I.6 AU TITRE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL, DU COMMERCE, DE L’ARTISANAT ET DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES
Le Conseil a adopté un décret portant création d’une société d’Etat, dénommée Centrale d’achat des médicaments essentiels génériques et des consommables médicaux, en abrégé « CAMEG ».
Dans le but de résoudre le défi crucial de l’approvisionnement en médicaments de qualité à un coût accessible pour les populations, l’Etat a créé en 1992 un établissement public à caractère industriel et commercial dénommé CAMEG. La structure a évolué pour prendre le statut d’association en 1998. Cependant, cette évolution n’a pas renforcé la capacité de la CAMEG à remplir efficacement sa mission.
Afin de renforcer l’autorité souveraine de l’Etat dans la garantie de l’accès universel aux médicaments essentiels, de réguler les prix et d’assurer la qualité des produits pharmaceutiques, des décisions ont été prises. Il s’agit de :
– la dissolution de la CAMEG au cours de l’Assemblée générale extraordinaire par les membres, tenue le 22 mars 2024 ;
– la création d’une société d’Etat dénommée CAMEG à qui l’Etat cède l’actif et le passif de l’association dissoute.
La nouvelle forme juridique de la CAMEG, offre la garantie d’une structure plus solide et plus transparente pour un approvisionnement continu en produits de santé de qualité sur l’ensemble du territoire national.
L’adoption de ce décret permet de créer la société d’Etat, dénommée Centrale d’achat des médicaments essentiels génériques et des consommables médicaux, conformément au décret n°2000-189 / PRES / PM / MCIA du 17 mai 2000 portant statut général des sociétés d’Etat.

II. COMMUNICATIONS ORALES

II.1 Le ministre de la Santé et de l’hygiène publique a fait au Conseil le bilan de la campagne de Traitement de masse (TDM) contre la filariose lymphatique qui s’est déroulée du 21 au 25 février 2024 à Fada N’Gourma (région de l’Est) et à Tenkodogo (région du Centre-Est).
La campagne de TDM contre la filariose lymphatique a permis une distribution de masse d’Albendazole et d’Ivermectine aux populations éligibles et les résultats obtenus sont de 80% de la population cible à Fada N’Gourma et de 96,93% à Tenkodogo.
La filariose lymphatique fait partie des vingt et une (21) maladies tropicales négligées répertoriées à ce jour par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ces pathologies infectieuses affectent les populations pauvres et marginalisées des régions tropicales et subtropicales.
Le ministre du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises a fait au Conseil deux (02) communications.
La première communication est relative à la pose de la première pierre du complexe industriel textile de la société IRO-TEXBURKINA SA, le 29 mars 2024 à Sourgou, province du Boulkiemdé, région du Centre-Ouest.
La construction de ce complexe industriel textile a pour but de développer la chaîne de valeur du coton burkinabè par la fourniture des produits textiles (fils, tissus, vêtements, produits médicalisés).
Ce projet d’un coût de plus de 165 milliards F CFA, prévoit la transformation annuelle de 20 000 tonnes de fibres de coton conventionnel et biologique. Il permettra de créer plus de 5 000 emplois directs et de milliers d’emplois indirects.
La cérémonie est placée sous le Très haut patronage de Son Excellence Monsieur le Président de la Transition, Chef de l’Etat.

La seconde communication est relative à l’organisation de l’édition 2024 des Journées économiques du Burkina Faso à l’extérieur (JEB), qui auront lieu en Russie.
Les Journées économiques du Burkina Faso à l’extérieur organisées depuis 2001 visent à favoriser l’émergence du secteur privé et consolider les relations politiques, économiques et commerciales du Burkina Faso avec le reste du monde.
L’organisation de ces journées constitue également un cadre d’exploration des possibilités de partenariat avec de potentiels investisseurs étrangers en vue de soutenir le développement de notre pays.
Le ministre de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement a fait au Conseil une communication relative à l’organisation de la 4ème édition du Forum national de l’eau et de l’assainissement, prévue du 22 au 24 avril 2024 à Ouagadougou.
Placée sous le Très haut patronage de Son Excellence Monsieur le Président de la Transition, Chef de l’Etat, l’édition 2024 a pour thème « Eau : facteur de résilience, de paix et de développement ».
Le Forum national de l’eau et de l’assainissement a pour ambition d’assurer la mobilisation citoyenne et populaire ainsi que le dialogue multi-acteurs autour des enjeux de l’eau et de l’assainissement.
Cette 4ème édition offre une opportunité aux acteurs du sous-secteur de l’eau de se concerter, de partager leurs préoccupations et de définir les actions à mettre en œuvre pour assurer un accès durable à l’eau et à l’assainissement conformément aux engagements du Chef de l’Etat inscrits dans le Plan d’actions pour la stabilisation et le développement (PA-SD).

III. NOMINATIONS

III.1 NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A. AU TITRE DE LA PRIMATURE
Monsieur Amado OUEDRAOGO, Mle 75 411 P, Economiste, 1ère classe, 13ème échelon, est nommé Chef de Département de la Gouvernance des infrastructures, des transports, de la communication électronique et de l’habitat.

B. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME
Monsieur Rabankhi Abou-Bâkr ZIDA, Mle 78 668 Y, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe, 13ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
Monsieur Assane OUEDRAOGO, Mle 334 256 M, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur des marchés publics ;
Monsieur Tegwendé Abdoul Kader Hermann KABORE, Mle 208 020 M, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances de l’Office national du tourisme burkinabè (ONTB).

C. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE
Madame Windwaoga Mariam KARGOUGOU / OUEDRAOGO, Mle 206 527 T, Juriste, 1ère classe, 7ème échelon, est nommée Conseiller au Secrétariat exécutif national de la Politique nationale de développement ;
Monsieur Drissa COULIBALY, Mle 246 922 P, Contrôleur des services financiers, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Comptable principal des matières de l’Ecole nationale de formation agricole (ENAFA) de Matourkou ;
Monsieur Bankpal Kpénu Cécil Germain SOME, Mle 112 445 Z, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Comptable principal des matières de l’Ecole nationale d’élevage et de la santé animale (ENESA) ;
Monsieur Jean-Baptiste ZABRE, Mle 112 365 M, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Comptable principal des matières de l’Ecole polytechnique de Ouagadougou (EPO) ;
Monsieur Robert BAYILI, Mle 302 996 M, Contrôleur des services financiers, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Comptable principal des matières de l’Université Norbert ZONGO ;
Monsieur Ambroise PARE, Mle 57 218 G, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Comptable principal des matières de l’Université Thomas SANKARA ;
Monsieur Ossokiré SEIHOUN, Mle 228 736 Z, Contrôleur des services financiers, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Comptable principal des matières de l’Agence nationale pour la sécurité sanitaire, de l’environnement, de l’alimentation, du travail et des produits de santé (ANSSEAT) ;
Monsieur N’Golo Louis-Stéphane COULIBALY, Mle 303 190 F, Contrôleur des services financiers, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Comptable principal des matières de l’Institut national de santé publique (INSP) ;
Madame Vivianne YEYE, Mle 219 205 X, Contrôleur des services financiers, 1ère classe, 4ème échelon, est nommée Comptable principal des matières de l’Institut national pour la formation du personnel enseignant (INFPE) ;
Monsieur Damien KABORE, Mle 246 808 T, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Comptable principal des matières de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) ;
Monsieur Martin OUEDRAOGO,
Mle 345 299 G, Contrôleur des services financiers, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Comptable principal des matières de l’Université NAZI BONI ;
Monsieur Seydou BARRO, Mle 96 911 K, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Conseiller technique du ministre délégué auprès du ministre de l’Economie, des finances et de la prospective, chargé du Budget ;
Monsieur Soutongnoma Abel TIENDREBEOGO, Mle 200 185 W, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Fondé de pouvoirs du trésorier régional du Sahel ;
Monsieur Cheick Ali Mohamed TRAORE, Mle 104 312 F, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Trésorier régional du Sud-Ouest ;
Monsieur Sidi Mouhamadi GUIRO,
Mle 200 092 N, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Trésorier départemental de Gomboussougou ;
Madame Jacqueline KABORE, Mle 278 254 D, Adjoint du trésor, 1ère classe, 4ème échelon, est nommée Trésorier départemental de Pissila ;
Monsieur Privat ZAGRE, Mle 112 366 Y, Adjoint du trésor, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Trésorier départemental de Barsalgho ;
Monsieur Yamba BANCE, Mle 363 117 Z, Adjoint du trésor, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Trésorier départemental de Tikaré.

D. AU TITRE DU MINISTERE DE LA TRANSITION DIGITALE, DES POSTES ET DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES
Madame Haoua OUATTARA/DAMA, Mle 255 519 U, Ingénieur de conception en informatique, 1ère classe, 5ème échelon, est nommée Responsable du Programme budgétaire « Transformation et écosystème du numérique », cumulativement avec ses fonctions de Directrice générale de la transformation digitale.

E. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DE L’HYGIENE PUBLIQUE
Monsieur Eric Nakaossebgandin TOUGOUMA, Mle 51 326 W, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, 1ère classe, 15ème échelon, est nommé Directeur général de la Centrale d’achat des médicaments essentiels génériques et des consommables médicaux (CAMEG) ;
Monsieur Ali DIALLO, Mle 112 406 S, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances de l’Office de santé des travailleurs (OST) ;
Monsieur Doumapoulè Vincent BATIENE, Mle 208 196 J, Médecin épidémiologiste et biostatisticien, catégorie PA, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur de la prospective, de la planification et du suivi-évaluation ;
Monsieur Sanoussa NIAMPA, Mle 78 236 U, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, catégorie N, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances du Centre hospitalier régional (CHR) de Kaya.

F. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION
Monsieur Philippe BAYEN, Mle 257 234 E, Enseignant-chercheur, catégorie P2, grade initial, 1er échelon, est nommé Directeur de la coopération scientifique et technique à la Direction générale de la recherche et de l’innovation ;
– Monsieur Irénée SOMDA, Mle 49 408 X, Professeur titulaire de phytopathologie, catégorie P1, grade 4, 2ème échelon, est nommé Directeur régional de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation des Hauts-Bassins.

III.2 NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :
– de l’Institut d’éducation et de formation professionnelle (INEFPRO) au titre du ministère de la Solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille ;
– de l’Ecole nationale des travaux publics (ENTP) au titre du ministère des Infrastructures et du désenclavement ;
de l’Agence de conseil et de maîtrise d’ouvrage déléguée en bâtiment et aménagement urbain du Burkina (ACOMOD-BURKINA) au titre du ministère de l’Urbanisme, des affaires foncières et de l’habitat.

A. MINISTERE DE LA SOLIDARITE, DE L’ACTION HUMANITAIRE, DE LA RECONCILIATION NATIONALE, DU GENRE ET DE LA FAMILLE
Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Ibrahim BARRO, Mle 58 685 U, Administrateur des services financiers, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective au Conseil d’administration de l’Institut d’éducation et de formation professionnelle (INEFPRO) pour un premier mandat de trois (03) ans.

B. MINISTERE DES INFRASTRUCTURES ET DU DESENCLAVEMENT
Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Madame Zalissa BARRY/TAPSOBA, Mle 200 269 G, Administrateur des services financiers, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective au Conseil d’administration de l’Ecole nationale des travaux publics (ENTP) pour un premier mandat de trois (03) ans.

C. MINISTERE DE L’URBANISME, DES AFFAIRES FONCIERES ET DE L’HABITAT
Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Sid Mohamadi OUEDRAOGO, Mle 117 326 Z, Ingénieur en génie civil, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Santé et de l’hygiène publique au Conseil d’administration de l’Agence de conseil et de maîtrise d’ouvrage déléguée en bâtiment et aménagement urbain du Burkina (ACOMOD-BURKINA) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Opérationnalisation de l’Alliance des Etats du Sahel : la diplomatie burkinabè réfléchit à son rôle

Le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur a tenu son premier Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM)
de l’année, le mercredi 27 mars 2024, à Ouagadougou.

Quel rôle de la diplomatie dans l’émergence de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) dans le contexte de la lutte contre le terrorisme ? C’est autour de cette question que s’est tenu le premier Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM) de l’année 2024 du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, le mercredi 27 mars 2024 à Ouagadougou. Cette rencontre a été l’occasion pour les cadres du département d’examiner les enjeux de la nouvelle alliance et de réfléchir à la place que doit occuper la diplomatie pour son opérationnalisation effective. Aux dires du ministre en charge de la coopération régionale, Karamoko Jean Marie Traoré, la création de l’AES présente de nombreux défis et enjeux d’ordre politique, sécuritaire, économique et de développement. Il a cité, entre autres, la crise sécuritaire qui gangrène les efforts de développement des pays de la zone et la conjoncture internationale qui amène les régimes de Transition en cours à trouver des solutions endogènes pour faire face aux défis actuels. Au regard de cette situation, il est important, selon lui, que la diplomatie burkinabè s’investisse davantage pour faciliter le processus de promotion et d’appropriation des idéaux de l’AES. « Nous devons œuvrer à l’opérationnalisation effective de cette alliance en suscitant l’adhésion individuelle et collective des citoyens de ces pays », a-t-il estimé. Il est également important pour le département de la diplomatie, aux dires du ministre, de mobiliser les ressources pour l’affirmation de l’AES en tant que force de coopération, d’assistance mutuelle et de développement. Ce premier CASEM de l’année va donc servir de cadre, selon Karamoko Jean Marie Traoré, pour dégager des perspectives en vue de renforcer davantage l’accompagnement du département à l’émergence de l’Alliance. La session a également examiné le rapport annuel d’activités et d’évaluation de la performance des structures du département au titre de l’année 2023. « J’ai eu l’occasion de présenter le rapport-bilan du ministère au Premier ministre. Nous avons ressorti un taux de réalisation de 83 % », a-t-il rappelé. L’analyse de ce bilan va permettre, foi du ministre, de tirer les leçons des insuffisances constatées en vue d’améliorer les résultats pour l’année 2024. « Nous allons travailler sur plusieurs axes autant au niveau bilatéral que multilatéral. Nous œuvrerons également à accompagner l’exécutif en jouant notre partition en ce qui concerne nos relations avec l’extérieur », a-t-il indiqué.

 

Nadège YAMEOGO
Jacqueline Wêndengûudi OUEDRAOGO
(Stagiaire)

La Chine s’engage à élargir son ouverture de haut niveau pour les investissements étrangers

La Chine continuera d’élargir son ouverture de haut niveau, fournissant davantage d’opportunités pour les investisseurs étrangers pour s’engager dans des opérations plus poussées en Chine, a déclaré lundi le ministère chinois du Commerce.

Alors que la Chine continue de lever ses restrictions sur l’accès au marché dans le secteur manufacturier, elle promouvra également l’ouverture des secteurs tels que les télécommunications et les soins médicaux, afin de créer davantage d’opportunités de commerce et d’investissement pour les investisseurs étrangers, a indiqué la vice-ministre du Commerce, Guo Tingting, lors du Forum 2024 sur le développement de la Chine.

Le pays lancera également une campagne pour promouvoir l’investissement, continuera d’optimiser les services et assurera le traitement national pour les entreprises à capitaux étrangers, a ajouté Mme Guo. « Nous renforcerons davantage l’innovation comme moteur de croissance et participerons activement à la coopération mondiale en matière de chaînes industrielles et d’approvisionnement », a déclaré la vice-ministre, ajoutant que des efforts seraient déployés pour développer les nouvelles technologies, les nouveaux modes d’industrie et de commerce, élargir le commerce des services et le commerce numérique, ainsi que promouvoir le développement innovant des entreprises.

Selon Mme Guo, la Chine approfondira la coopération multilatérale et bilatérale, et travaillera pour obtenir davantage de résultats pratiques dans le cadre des mécanismes comme le G20, l’APEC et les BRICS, afin que les réalisations de la mondialisation économique puissent profiter à toutes les parties.

Source : Xinhua pour le Réseau de médias « Une ceinture, une route »

 

Ministère de la défense et des Anciens Combattants : le Conseil a adopté un décret portant prorogation de la durée de la mobilisation générale et mise en garde

Le Gouvernement du Burkina Faso, au regard de la situation sécuritaire qui prévaut sur le territoire national, a décrété la mobilisation générale et mise en garde à travers le décret n°2023-0475/PRES-TRANS/PM/MDAC/MATDS/MJDHRI du 19 avril 2023 portant mobilisation générale et mise en garde pour une période de douze (12) mois.

Cette période de mobilisation générale et mise en garde expire le 18 avril 2024, d’où la nécessité de la proroger afin de consolider les acquis et de poursuivre la lutte contre le terrorisme dans notre pays.

L’adoption de ce décret permet la prorogation de la période de mobilisation générale et mise en garde de 12 mois, pour compter du 19 avril 2024 à zéro heure, afin de continuer la mobilisation des ressources, de restaurer la sécurité et assurer la protection des populations et de leurs biens contre la menace et les actions terroristes.

Sidwaya.info

Sources : compte rendu du Conseil des Ministres

Lire le compte rendu ci dessous

CONSEIL DES MINISTRES N°011 DU 27 MARS 2024

Nigeria : un Chinois condamné à mort pour le meurtre de sa petite amie

Au Nigeria, hier mardi 26 mars 2024 un ressortissant chinois du nom de Frank Geng-Quangrong a été condamné à la peine de mort pour avoir tué sa petite amie. il a été condamné par un tribunal local de l’État de Kano, centre économique du nord du Nigeria.
Les condamnations à mort pour des crimes capitaux sont courantes au Nigeria. En 2022, un Danois a été condamné à mourir par pendaison pour avoir tué sa femme et sa fille.
Toutefois, les exécutions sont rares, car elles doivent être approuvées par les gouverneurs des États

 

Sidwaya.info

Source : Africa news

Contrôle d’Etat: Six nouveaux contrôleurs prêtent serment

Six nouveaux contrôleurs d’Etat ont prêté serment devant les membres du Conseil constitutionnel, mardi 26 mars 2024, à Ouagadougou.

Des contrôleurs d’Etat, issus du concours professionnel de 2022 et nommés ont pris officiellement fonction à l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC).
En effet, ils ont prêté serment, mardi 26 mars 2024, au Conseil constitutionnel, à Ouagadougou.

Il s’agit de Louis Teri, Alidou Ouédraogo, Nabahiri Tibirou récemment administrateurs des services financiers et de Mandema Jean Baptiste Sankara, Pédè Jules Traoré, Jean Romaric Ouattara, inspecteurs du trésor. Ils devraient avoir pour mission de lutter contre la corruption et les infractions assi-milées, la déclaration d’intérêt et de patrimoine et le contrôle administratif interne.

Un engagement devant le peuple burkinabè

A cet effet, les nouveaux contrôleurs ont formulé le serment que suit : « je jure et prends solennellement l’engagement, devant le peuple burkinabè de bien et loyalement défendre ses intérêts, en tout temps et en tout lieu, d’accomplir ma mission avec toute l’objectivité qui sied à une personne libre et digne, de ne prendre en compte aucune considération liée à la parenté, à l’amitié ou à la haine et de me conduire en toute circonstance avec honneur, dévouement, intégrité et discrétion ».

A la suite de cette prestation de serment, le président du Conseil constitutionnel, Me Barthélemy Kéré, a déclaré aux six contrôleurs d’Etat qu’il donne acte de leur serment et les renvoie à l’exercice de leurs fonctions de contrôleurs d’Etat. Il a adressé ses « vives » félicitations aux contrôleurs d’Etat nommés.

Le président du Conseil constitutionnel a, en outre, expliqué que leur serment va au-delà d’une simple formalité. « Le serment vous engage désormais à un comportement sans équivoque au sein de votre institution et des autres services publics, afin d’exercer vos fonctions en toute indépendance pour l’intérêt général, en excluant toute interférence d’où qu’elle vienne », a conseillé Barthélemy Kéré.

Il a expliqué que le besoin en ressources du Burkina Faso, dans ce contexte d’insécurité, est énorme. M. Kéré a invité les contrôleurs d’Etat à veiller à l’utilisation rationnelle des ressources nationales dans l’exercice de leur fonction. « Je vous exhorte à faire preuve d’une grande responsabilité au regard de la lourde charge qui leur incombe », a-t-il lancé.

Selon le contrôleur d’Etat, Nabahiri Tibirou, à travers cette journée « mémorable », il entend mettre en pratique les conseils et enseignements reçus pour accomplir les missions à lui assignées. « Nous pensons vraiment être la lumière qui pourra éclairer les ténèbres », a-t-il assuré. Pour le contrôleur d’Etat, Jean Baptiste Sankara, c’est un engagement pris devant le peuple burkinabè pour la défense de ses intérêts.

Boukary BONKOUNGOU
Wendlasida Haadiyatou Nacanabo
(Stagiaire)