Reconquête du territoire national: la Chine offre du matériel technique
Ce monde est à «refaire»!
Comment les États-Unis « démocratiques » ignorent les valeurs humanitaires
Sur le plan international, les États-Unis « démocratiques » ont montré leurs capacités d’intimidation inégalées dans leurs interactions avec des pays qu’ils considèrent comme rivaux. Au cours des dernières années, les États-Unis – dans le cadre de leur stratégie de confinement « petite cour, haute clôture » – ont intensifié leurs efforts pour entraver le progrès technologique de la Chine. Grâce à des mesures telles que le contrôle des exportations et les restrictions sur les investissements, Washington a construit une « haute barrière » qui fait obstacle aux échanges entre la Chine et les États-Unis dans le domaine de la haute technologie.
La stratégie de Washington « petite cour, haute clôture » est en train de créer un bâton dans son propre dos, ce qui finira par nuire aux entreprises américaines. Le découplage a entraîné une réduction significative des ventes des sociétés américaines de semi-conducteurs sur le marché chinois. Le Boston Consulting Group estime que les entreprises américaines pourraient perdre 18 points de pourcentage de part mondiale et 37 % de leurs revenus si le gouvernement américain continue de poursuivre le découplage et interdit aux entreprises nationales de semi-conducteurs de vendre aux entreprises chinoises. Mais apparemment, Washington ne s’en soucie pas tant que cela peut nuire aux pays rivaux.

Sur le plan intérieur, le gouvernement américain n’a pas non plus montré de respect pour les valeurs humanitaires. Prenons l’exemple de la question de l’immigration. Les États-Unis sont une nation d’immigrants ; mais le traitement réservé aux immigrés par le pays est une histoire pleine de tragédies inhumaines. Même au XXIe siècle, les violations des droits humains contre les immigrés ne connaissent aucune amélioration.
En traversant la frontière américaine, les migrants voient leur « rêve américain » se transformer en cauchemar. Des adultes ont été détenus tandis que leurs jeunes enfants, qui étaient entrés avec eux, ont été séparés de force et placés dans des logements séparés. Même les nourrissons – dès l’âge de quatre mois – ont été soumis à cette cruelle séparation.

Les enfants ont été détenus au secret dans des installations ou des abris d’urgence des patrouilles frontalières sous la supervision de prestataires gouvernementaux, enfermés dans des cages clôturées en métal, dormant sur des sols nus recouverts de couvertures en aluminium. Leurs cris d’angoisse pour leurs parents résonnent dans ces établissements, alors que leurs droits humains fondamentaux ne sont pas respectés.
L’Académie américaine des pédiatres qualifie à juste titre cela de « maltraitance d’enfants sanctionnée par le gouvernement ». Malheureusement, aucune solution ne peut guérir complètement le traumatisme infligé à ces familles. Comme le déclare le Texas Civil Rights Project, une organisation d’aide juridique, « soit le gouvernement ne réfléchissait pas du tout à la manière dont il allait reconstituer ces familles, soit il a décidé qu’il s’en fichait ».
Pire encore, les politiciens américains utilisent cette question comme levier politique. Certains gouverneurs républicains ont transporté des immigrants illégaux de leurs États vers des États bleus (démocrates) – tout cela dans le but d’embarrasser le gouvernement fédéral, selon les médias.
Au cri de « démocratie », les politiciens américains ne se soucient que de leurs intérêts personnels, manipulant tous les outils possibles pour attaquer leurs rivaux. Dans ce contexte, les combats politiques sont devenus un événement quotidien aux États-Unis : l’ancien président Donald Trump fait face à des allégations de fraude immobilière ; Le président Joe Biden fait actuellement l’objet d’une enquête pour mise en accusation ; le gouvernement fédéral a connu de fréquentes crises de fermeture.
Au cours des dernières décennies, les différends entre les deux partis ont été résolus par le biais de compromis, les hommes politiques agissant dans l’intérêt de leurs groupes d’intérêt respectifs. Cependant, la politique américaine est aujourd’hui témoin d’une polarisation, les demandes des groupes d’intérêt devenant de plus en plus divergentes et intransigeantes. La coopération et le consensus entre partis sont devenus presque impossibles.
Un climat politique aussi intense s’est propagé à la société américaine, se manifestant par des menaces croissantes de violences et d’attaques à motivation politique. Depuis les émeutes du Capitole du 6 janvier 2021, les États-Unis ont été témoins de nombreux cas de violence politique, souvent incités par des attaquants « loups solitaires » ou survenant lors de manifestations et de rassemblements de groupes rivaux. Les analystes préviennent que les États-Unis pourraient se diriger vers une violence politique généralisée, selon The Guardian.
Les États-Unis se sentent complaisants, jouant le rôle de « prédicateur des droits de l’homme », ressassant la situation des autres en matière de droits de l’homme. Cependant, il a étouffé de manière flagrante la croissance d’autres pays, violant les droits humains de dizaines de milliers de migrants attirés vers ses côtes par le « phare de la démocratie » et attaquant sans raison ses rivaux politiques au détriment du fonctionnement normal du gouvernement.
Les États-Unis « démocratiques » ont démontré au monde à quel point ils ont méprisé les valeurs humanitaires.
Source : CGTN
Situation sécuritaire : le Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme solidaire du Burkina Faso
(Ouagadougou, 21 mars 2024). Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE a reçu en audience ce jeudi, le Haut-commissaire des Nations-Unies aux droits de l’Homme, Volker TÜRK, venu exprimer sa solidarité au peuple burkinabè dans ce contexte à fort défis sécuritaires.
Au-delà de la solidarité exprimée au regard de la situation sécuritaire complexe, cette visite, selon Volker TÜRK, vise à renforcer le partenariat entre notre pays et le Haut-commissariat des Nations-Unies aux droits de l’Homme. Pour lui, les droits humains concernent tous les aspects de la vie. Et il reconnaît que « le développement du pays est affecté par l’insécurité ». C’est pourquoi, il a souhaité que les questions des droits humains soient traitées de façon holistique et compréhensive.
Les droits de l’Homme sont aussi des questions de droits socio-économiques et de développement. « Et c’est étroitement lié aux questions de sécurité », a indiqué M. TÜRK qui s’est dit satisfait de son entrevue avec le Président de la Transition.
Direction de la Communication de la Présidence du Faso
Salam du Ramadan/Thème central : les relations interpersonnelles: les relations de voisinage
Au nom d’Allah, Clément et Miséricordieux. Louanges à Allah, le Seigneur de l’univers. Il a fait de la bienfaisance envers les voisins un acte d’adoration. Que Sa paix et Ses bénédictions soient en abondance sur le Messager de miséricorde, envoyé à l’univers comme tel et sur l’ensemble des croyants de tous les temps. L’une des finalités de beaucoup d’institutions de l’Islam est de parfaire le comportement du musulman afin qu’il soit digne d’être le représentant de Dieu sur la terre. Et au Prophète de dire que
« je n’ai été envoyé que pour parfaire le bon caractère ». C’est dans cette dynamique que Allah a consacré la sacralité du lien de voisinage et cela quel que soit le bord religieux du voisin.
En effet, Allah recommande, au musulman, la bienfaisance envers le voisin qu’il soit musulman ou d’une autre religion : « Adorez Allah, ne Lui attribuez aucun associé, faites
preuve de bienfaisance envers les parents, envers les proches parents, envers les orphelins, envers les pauvres, envers le voisin qui est proche et le voisin qui est loin,
envers le compagnon proche, envers le voyageur sans moyen, … » (S04 V36). Le bon comportement envers le voisin fait partie intégrante de la foi musulmane. On ne peut prétendre croire et adorer Allah et être malveillant envers le voisin.
En tous les cas, celui qui a conscience qu’il rendra compte un jour devant son Seigneur, fait très attention au voisinage. Nous comprenons, alors, ce propos du Prophète : « Celui qui croit en Allah et au Jour dernier se doit d’honorer son voisin ». La qualité de la relation avec notre Seigneur Allah est tributaire de la qualité des relations que nous avons avec notre environnement proche. Le musulman doit, donc, être très attentif, être à l’écoute de
besoin de ceux qui partagent son quotidien, son intimité.
L’indifférence à ces derniers altère ou anéantit la foi du musulman. « N’est pas croyant, celui qui passe la nuit le ventre plein alors que son voisin, à côté de lui, a le ventre vide », nous dit le Prophète. De ce hadith, nous comprenons qu’il n’est pas convenant pour un musulman de vivre sans se soucier de la situation de son voisin. Ici, la nourriture peut se comprendre au sens propre comme au sens figuré. Le vrai croyant ne saurait, en guise d’illustration, inscrire ses enfants dans les meilleurs établissements d’enseignement de la place sans se préoccuper du sort des enfants du voisin qui n’arrive pas à leur payer la scolarité même dans les établissements publics d’enseignement. Il n’est pas un vrai croyant, celui qui dort en toute quiétude dans une pareille situation alors que le voisin est dans l’insomnie faute de places pour ses enfants.
Dans une parole généraliste, le Prophète rappelait de faire miséricorde à ceux qui sont sur la terre afin que Celui qui est aux cieux nous fasse miséricorde. Dans une parole spécifique, il lie l’acquisition de l’amour d’Allah à la bienfaisance aux voisins. En effet, il dit ceci : « Celui qui désire acquérir l’amour d’Allah et Son Messager ou qui veut qu’Allah et Son Messager l’aiment, alors qu’il dise la vérité
quand il parle, qu’il restitue avec honnêteté les dépôts qui lui sont confiés et qu’il se comporte bien envers les gens de son voisinage ». La place du voisin est si particulière
dans l’Islam que le Prophète a beaucoup insisté de le respecter et de l’honorer. Il a dit : « L’ange Djibril n’a cessé de me recommander le voisin au point que j’ai cru qu’il
allait l’intégrer dans le droit de l’héritage ». Le voisin est celui qui peut témoigner véritablement de qui nous sommes.
Il nous côtoie et nous connait sans nos masques. Si la bienfaisance à son égard peut être cause de notre élévation auprès du Seigneur, la mauvaise conduite à son endroit attire, également, la malédiction. L’attitude à l’égard du voisin est un indicateur de foi. Le Prophète nous dit : « Par Allah, il n’est pas croyant ! Par Allah, il n’est pas croyant ! Par Allah, il n’est pas croyant ! » On lui demanda : « Qui, Ô Envoyé d’Allah ? ». Il dit : « Celui dont le voisin n’est pas à l’abri des méfaits de ses actes ». Le Prophète dit, clairement, dans un autre hadith : « N’entrera pas au paradis, celui dont le voisin n’est pas à l’abri de sa conduite blessante ». Un climat de confiance doit régner entre voisins. Et si ton voisin ne peut, à cause de toi, sortir sans peur, ni inquiétude pour ses biens, ses filles, son épouse, c’est que tu ne comptes pas parmi les vrais croyants. Et tu n’entreras pas au paradis, selon le hadith, si tu agis de manière malveillante le concernant directement ou concernant ses filles, son épouse, ses biens, même si tu jeûnes le jour et passe la nuit dans la prière.
On a, en effet, mentionné le cas d’une femme qui jeûne le jour et passe la nuit en prière mais qui nuit à ses voisins. Il a dit : « Elle est en enfer ». Cette exigence de bon comportement à l’égard du voisin concerne tous les musulmans, hommes comme femmes. C’est pourquoi le Prophète dit : « Ô vous les femmes musulmanes, qu’aucune d’entre vous ne néglige un bien qu’elle puisse faire à sa voisine, ne fût-ce qu’en lui offrant la patte d’un mouton ou d’une chèvre ». Il ajoute, également, que : « Quand tu prépares un plat en sauce, alors fais en sorte qu’il ait beaucoup de sauce puis tiens compte des familles avoisinantes en leur en offrant avec bienfaisance ».
Au regard de ce qui précède, le musulman doit être très regardant à la qualité de ses relations avec ses voisins. Il doit être, pour eux, une protection de leur dignité.
Effectivement, le musulman préserve l’honneur de son voisin, l’honneur de sa famille, l’intégrité de ses biens. Autrement, il ne doit être la cause de diffamation, de calomnie, de jalousie à l’égard de son voisin. Le musulman doit assistance, dans la limite de ses capacités, à son voisin quand il est dans le besoin. Il doit lui rendre visite quand il est malade, l’aider à honorer ses ordonnances s’il le faut.
En cas de malheur, le musulman doit être à ses côtés. Il lui présente ses condoléances en cas de malheur. Il partage, aussi, ses joies sans aucune jalousie. Il est du devoir du musulman de rester à l’écoute de son voisin et de lui donner avec sincérité le conseil quand il le demande. Il est assez regrettable, aujourd’hui, de constater que beaucoup de musulmans vivent en parfait mépris de tous ces enseignements sur les droits du voisin qu’il soit musulman ou non musulman. Il est tout aussi étonnant de voir d’autres donner l’impression qu’on ne peut bien vivre sa foi qu’en étant entre musulmans. Allah nous pardonne, nous faire davantage miséricorde et nous agréer.
Seigneur Allah, fais-nous bienfaisants et bienveillants à l’égard de nos voisins.
NB : La foi musulmane est une foi active qui impose un devoir de présence.
Dr Inoussa COMPAORE
Imam à l’AEEMB et au CERFI
Les forces combattantes surprennent des terroristes à Sanaba
En début mars, des éléments du BIR 18 et des VDP ont lancé, une opération de nettoyage de la commune de Sanaba (Banwa) qui était en passe de devenir un sanctuaire pour les forces du mal.
Le 3 mars 2024, des éléments du 18e Bataillon d’intervention rapide (BIR) et des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) sont arrivés à pas feutrés dans la commune de Sanaba où des hordes de terroristes troublaient la quiétude des Banwalais. Après avoir quadrillé la localité, les forces combattantes ont commencé par des fouilles minutieuses des maisons.
Durant cette opération, elles ont fait face à des hommes armés qui ne voulaient pas quitter leur zone de confort. Fort heureusement, les boys ont pris le dessus et plus de 30 terroristes ont été neutralisés.Des rescapés qui n’ont pas digéré cette défaite, se sont mobilisés pour venir venger leurs camarades. Mais la bravoure et la détermination des patriotes ont eu raison d’eux.
Au matin du vendredi 15 mars 2024, le drapeau du Burkina flottait à nouveau sur Sanaba.Les couleurs ont été montées sur une antenne de téléphonie mobile près de la mairie pour bien montrer au loin que la commune est désormais sous contrôle. Selon nos informations, les opérations de consolidation se poursuivent.
Agence d’information du Burkina
Poésie au Burkina Faso: un genre littéraire en quête de promotion
Au Burkina Faso, la poésie fait partie de la culture, reflétant la diversité des langues et des traditions. A l’occasion de la Journée mondiale de la poésie, célébrée chaque 21 mars, Sidwaya fait un clin d’œil aux Burkinabè pratiquant l’art de combiner les mots, les sonorités et les rythmes pour évoquer des images, suscitant des sensations et des émotions. Allons à la découverte de cet art du maniement de la langue.
Le poète est un créateur à partir des mots. Il fait de la poésie qui pourrait se définir comme un tissage délicat de mots transcendant le langage ordinaire pour explorer les recoins les plus profonds de l’expérience humaine. Considérée comme une danse de l’âme, la poésie a évolué au fil des siècles, adoptant diverses formes et styles tout en conservant sa capacité unique a suscité des émotions intenses.
« Partout où l’on travaille avec les ressources esthétiques de la langue, joue avec la langue, avec les mots, on fait de la poésie. Partout où se dresse une image, un spectacle extraordinaire comme un coucher du soleil qui suscite en nous une émotion, on peut dire que ce spectacle de coucher de soleil est poétique », explique l’écrivain poète, Pr Noël Sanou, maitre de conférences en science du langage, à l’université Joseph-Ki-Zerbo.
Pour lui, toutes les fois où la parole est sollicitée pour son pouvoir d’évocation, ou de suggestion, on se trouve dans la dimension de poésie. Elle se manifeste sous diverses formes, chacune apportant sa propre musicalité et son rythme distinct, à entendre Pr Sanou qui précise que la poésie cherche à capturer l’inexprimable, à transcender la simple narration pour éveiller une réponse émotionnelle.
« De fait, elle a toujours été au cœur de la culture humaine. Elle agit comme un miroir reflétant les valeurs, les préoccupations et les idéaux de la société, qu’elle soit utilisée pour s’exprimer ou pour questionner, elle demeure un moyen puissant de transmission culturelle faisant ainsi des poètes les gardiens de la mémoire collective, sculptant l’histoire à travers les vers », soutient-il.
Le langage des tam-tams et des masques

L’avocat, homme de lettres et de culture, maître Fréderic Titinga Pacéré, est un poète engagé dans la préservation des traditions culturelles africaines. Il a à son actif plusieurs recueils de poème dont deux couronnés de succès, pour avoir remporté le grand prix littéraire d’Afrique noire. Il s’agit de « La poésie des griots » et « Poème pour l’Angola », écrits en 1982.
La poésie, dit-il, est une forme d’expression littéraire remontant à la nuit des temps. « Ma poésie, ce n’est pas une poésie classique, mais une poésie qui repose sur le langage des tam-tams et des masques », précise-t-il. La poésie va au-delà des limites du discours ordinaire, invitant le lecteur à contempler la beauté dans l’ordinaire et à explorer des réalités inexplorées, insiste le Pr Sanou.
« Quand on lit un texte poétique, c’est ce que l’on récent qui est en fait le sens, ce que cela suggère en toi, ce que cela évoque en toi, là où ça te transporte, la nostalgie ou l’espoir que cela suscite en toi. Poésie égale spiritualité. C’est l’élévation de l’âme. C’est la vie en société, la cohésion, les danses et les cérémonies collectives, même notre existence elle-même est poétique, là où il y a répétition, là où il y a rythme, il y a la poésie », soutient le Pr Noël Sanou.
Pour les spécialistes, la poésie remet l’homme en contact avec ce qu’il y a de plus sensible dans l’existence en stimulant son inconscient, dans lequel la sensibilité s’éprouve. C’est un moyen d’atteindre ce qu’il y a de plus vrai, de plus sensible en soi en mettant du sens sur certains mots.
La poésie du mille-pattes racontée par maître Fréderic Titinga Pacéré en est une illustration. « Le mille-pattes court dans les champs et il y a les aigles qui aiment manger le mille-pattes. Quand l’aigle voit le mille-pattes, il fonce pour le taper et l’emporter, mais il n’arrive pas à toujours le faire. Souvent, il le coupe en deux, la tête court vers l’Est, la queue vers l’Ouest. La tête qui court vers l’Est peut tomber et mourir.
Les hommes qui sont du côté de l’Est disent que le mille-pattes est mort, pendant que la queue continue de courir. Les gens qui sont à l’Ouest disent que le mille-pattes est vivant. Ainsi, un être peut être vivant et mort à la fois. Un être peut mourir à deux lieux différents à des moments différents. Cette illustration fait surgir en nous les mystères de l’Afrique noire que l’on ne comprend pas », explique Me Pacéré Titinga.
La poésie pour sensibiliser

La poésie, foi de ses praticiens, telle une force subtile mais puissante, agit comme un catalyseur de changement, stimulant la réflexion critique et inspirant des perspectives nouvelles. Son but principal étant d’émerveiller en jouant sur les sonorités et les rythmes par l’usage des métaphores, des comparaisons et des hyperboles, de polémiquer en mettant un accent sur les valeurs qui motivent l’œuvre, sur le vécu du poète, d’émouvoir en faisant partager des émotions communes à travers un certain champ lexical, d’exalter à la recherche du spirituel, une élévation grâce aux sentiments que diffuse l’auteur, inspiré par son angoisse, sa foi ou sa révolte, peut agir sur le mental de la société. En ce sens des épopées traditionnelles mossé aux poèmes engagés sur les défis sociaux, les poètes burkinabè disent utiliser la langue pour célébrer leur identité et exprimer leurs préoccupations.
Il utilise l’imagerie poétique pour transporter le lecteur dans des mondes imaginaires, où chaque mot est une invitation à ressentir intensément de l’émerveillement devant la nature à la douleur, de la perte, offrant ainsi miroir émotionnel ou le Burkinabè peut se reconnaitre. Pour Me Pacéré, la poésie n’est pas uniquement l’écriture ou une jonction de mots, mais quelque chose qui touche le cœur et l’esprit.
« Il faut écrire pour toucher le cœur de l’Homme, la conscience de l’Homme, il ne faut pas écrire pour écrire, il faut un but, c’est-à-dire de sensibiliser à une cause noble. J’écris pour conscientiser mon peuple, j’écris pour que mon peuple soit grand et surtout pour que personne ne puisse prendre mon peuple, c’est un engagement de ma part », fait-il remarquer.
Un avis que partage l’écrivain poète Folyombo Idani. Dans son œuvre « Peine et Perle » lauréat du Prix littéraire international Codjo Rodrigue Abel Assavedo (PLICRAA) 2023, dans la catégorie poésie, il dit aborder divers thèmes à savoir l’amour, la spiritualité, les joies et les peines de l’existence humaine, la justice sociale et les inégalités, ainsi que le combat pour la dignité et la liberté. « Mon style poétique est beaucoup plus lyrique et introspectif, souvent satirique, mettant en lumière les problèmes et les injustices de la société », partage-t-il.
Le désintérêt des Burkinabè
En terre burkinabè, les créations artistiques aspirent à conquérir leur public. Cependant, fort est de constater que cet art du langage suscite de moins en moins d’engouement. Tous restent unanimes sur le sujet : la poésie tout comme les autres formes de littérature sont mal en point. Ce constat se fait ressentir dans les bibliothèques et librairies où le nombre de lecteurs est nettement en baisse.
Le Burkinabè accorderait de moins en moins de l’importance à la lecture. Qu’elles peuvent en être les causes profondes ? Pour maitre Pacéré Titinga, l’Africain noir en général et le Burkinabè en particulier ne lit pas, mais préfère suivre la télévision et voir passer des images. « J’ai écrit 4 volumes dans lequel est dépeint toute l’histoire du Moogho.

J’en ai tiré 1 000 exemplaires dont 800 ont été déposés dans les librairies de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso. Les 200 exemplaires que j’ai gardés par devers moi ont été presque tous achetés par un Blanc qui venait de Londres. Cependant en 10 ans, les librairies n’ont vendu que 10 des 800 exemplaires que j’avais envoyés. Une triste réalité. La lecture n’intéresse pas grand monde au Burkina Faso », déplore-t-il. Un fait appuyé par le Pr Noël Sanou qui soutient que la société ne laisse pas beaucoup de place à l’intellectuel.
Un autre constat interpelle notamment à travers l’économie de livre. Des propos des acteurs, il ressort que les œuvres des poètes burkinabè sont produites en petite quantité les rendant quelque peu couteuses, selon les acteurs. Bien qu’il existe des institutions de promotion du livre, il manque une politique de promotion du livre allant des chaines de production, de consommation à la distribution des livres. Conséquence, dans les librairies et bibliothèques, il est difficile de trouver certaines œuvres poétiques burkinabè. Ainsi, il est plus facile de trouver des œuvres d’autres auteurs que celles de certains auteurs burkinabè.
Pire, la plupart du temps, les recueils de poèmes sont publiés à compte d’auteur, en 500 à 1000 exemplaires qui peuvent s’épuiser très souvent au bout de quelques années. Sans réédition, ces auteurs se retrouvent sans œuvres qui circulent, déplore le Pr Sanou. Une situation à laquelle est confronté également l’écrivain poète Folyombo Idani. « En tant qu’auteur et poète, je suis confronté au défi de trouver un public pour mes écrits, de trouver des opportunités de publication.
A cela s’ajoutent le manque de visibilité sur la scène littéraire internationale et surtout le manque de moyens économiques pour rendre les œuvres accessibles à tout le public », dit-il. Trouver un grand auditoire pour toucher le maximum de cœurs se présente comme un sérieux souci pour les poètes burkinabé.
Le langage des « intellos » et des amoureux
Pour le cas de la poésie, certains pensent qu’elle serait un langage destiné aux personnes romantiques, ou pour ceux utilisant un langage soutenu pour s’exprimer communément surnommées les « intellos ». Selon Raynatou Barry, étudiante à l’université Aube nouvelle, les poèmes sont difficiles à lire.
« J’aime bien lire les romans, mais pas en particulier la poésie. Les poèmes sont souvent très longs. Quand je commence la lecture, je finis par en perdre le fil et m’embrouiller et finalement je finis par ne rien comprendre », confesse-t-elle. Pour d’autres lecteurs, la poésie juste est mal connue du public burkinabè. « La poésie est l’expression de soi à travers l’écriture, l’expression de ses émotions. Il faudra plutôt chercher à plus vulgariser la poésie, car nous avons de très grands poètes », souhaite Gustave Konaté, étudiant, écrivain et passionné par l’écriture poétique.
En cette journée dédiée à la poésie, les acteurs appellent à se plonger dans les rivières de mots, à se mouvoir sous les grands baobabs de la poésie burkinabè. Ces derniers veulent qu’on se souvienne que les mots sont des étoiles dans la nuit de notre quotidien, guidant nos pensées et éveillant notre imagination.
Pour le développement de la poésie au Burkina, certains acteurs souhaitent que l’on organise plus d’ateliers d’écritures poétiques dans les écoles et universités pour encourager les jeunes à s’exprimer à travers la poésie. Que soient multipliées les activités de promotion de la poésie comme des festivals et des concours de poésie avec à la clé des grands prix.
L’introduction dans le programme éducatif de la poésie en tant que moyen de sensibilisation à la langue, à la culture et à l’histoire du Burkina Faso est aussi nécessitée afin d’éveiller dès le bas âge la fibre poétique chez les jeunes.
Dié Arsène MILLOGO
13es Jeux africains : Fabrice Zango en or, Sita, Yacouba et Faycal en bronze
La 14e journée des 13es Jeux africains a été prolifique en médailles et en performances pour le Burkina, hier mercredi 20 mars 2024, à Accra au Ghana. Avec 4 médailles (dont l’or pour Hugues Fabrice Zango) en plus des 4 précédentes, le Burkina Faso totalise 8 médailles, ce qui est égale en termes de quantité, au record des 12es Jeux.
Il était attendu. Il est arrivé. Il a prouvé. Espoir de tout un peuple dans la quête de la médaille la plus prestigieuse, Hugues Fabrice Zango est venu changer la couleur de ce métal précieux pour le Burkina, jusque-là en bronze. Dans l’épreuve du triple-saut où il disputait directement la finale, le champion du monde (en salle) et champion d’Afrique, a fait respecter son rang. D’entrée et après 2 essais, il réalise un bond matinal de 16,73m. Avec déjà ce saut, il a mis ses concurrents sénégalais, malien, éthiopien etc., en difficulté. Eux, qui cherchent d’abord le 16e mètre.
Au 6e et dernier essai, Fabrice monte d’un cran. Son saut le propulse à une distance de 16,97 m, suffisant pour remporter la médaille d’or. Une épreuve dominée par les Burkinabè avec Yacouba Loué qui remporte la médaille de bronze avec un saut de 15,86m. Toujours en athlétisme, Sibiri Sita au départ de la finale des 400 m, a battu pour la 3e fois en 3 sorties dans ces Jeux, le record du Burkina. Avec un temps de 51,74 secondes, elle est arrivée 3e, synonyme d’une médaille de bronze. La native de Bobo Dioulasso est incontestablement la révélation de ces Jeux africains, côté burkinabè. Madina Touré, elle aussi dans la finale des 100 mètres haie a occupé la dernière place.
Une autre médaille du jour est venue du taekwondo. Après avoir mis hors course son adversaire nigérian en quart de finale, Faycal Sawadogo s’est retrouvé en demi-finale face au 5e mondial, le Tunisien Firas Katoussi.
Faycal Sawadogo en bronze tombe les armes à la main
Nettement plus grand de taille que le Burkinabè, Katoussi a su mettre ses rallonges à contribution pour faire douter Faycal en remportant le premier round. Au 2e, Faycal fait parler sa puissance et sa technique des retournées pour mettre les pendules à l’heure. C’est au tie-break avec un arbitrage « contesté » que le Tunisien gagne sur le fil. Malgré cette médaille de bronze, le taekwondoiste burkinabè est « déçu ». Selon lui, le sort du combat a été dicté sur des détails et des petites erreurs arbitrales. « Quand il m’a attrapé pour marquer ses 3 points, il a été sanctionné mais les points n’ont pas été annulés. Ce qui n’est pas normal », se désole-t-il.
Les Etalons basket-ball 3×3, eux, ont prouvé leur suprématie dans leur poule en disposant de l’Ouganda 20-19. Ils sont qualifiés pour les demi-finales. L’autre bonne performance a été réalisée par les rugbymen. Ils ont honni les Béninois 41-0. Les volleyeurs, selon le règlement de la compétition, avaient la possibilité de se qualifier pour les demi-finales s’ils battaient le Kenya. Que nenni, les garçons d’Abdramene Tioro ont encore abdiqué 3 sets à 0 alignant leur 4e défaite en autant de sorties. Avec un total de 8 médailles, le Burkina a atteint pour le moment son record, en termes de quantité, des précédents Jeux en 2019. Les opérations se poursuivent.
Yves OUEDRAOGO
Depuis Accra (Ghana)
L’émission « Global South Voices » de CGTN démasque l’illusion de la démocratie occidentale
« Et nous assistons à ce changement historique où le centre de gravité se trouvait autrefois à l’Ouest et où l’on assiste maintenant à la montée en puissance du Sud », a déclaré le sénateur Mushahid Hussain Sayed, président de la commission de défense du Sénat pakistanais, lors de l’émission « Global South Voices » diffusée par CGTN. L’émission a comparé la démocratie chinoise à la démocratie occidentale en termes de systèmes de valeurs respectifs, de vision du monde, de développement national, de sécurité et de confiance.
Le troisième « Sommet pour la démocratie », initié par l’administration Biden des États-Unis, se tient à Séoul, en Corée du Sud, du 18 au 20 mars. Alors que le sommet semble perdre de son influence, un fait marquant commence à émerger : Le monde perd confiance dans la « démocratie » défendue par l’Occident.
La démocratie peut se manifester sous différentes formes, et les élections des partis ne sont qu’une méthode parmi d’autres, et non une norme universelle. La démocratie est intrinsèquement diverse et il n’existe pas de voie unique pour la réaliser. Avec l’ascension des pays du Sud, les actions de l’Occident, enveloppées dans la rhétorique de la « démocratie » mais s’éloignant des principes démocratiques, sont de plus en plus désapprouvées par la communauté internationale.
Fred M’membe a souligné l’hypocrisie des pays occidentaux à l’égard de Gaza : « Un pays qui tente de dominer les autres ne peut prétendre être une démocratie. Un pays qui se nourrit de l’exploitation et de l’humiliation des autres ne peut prétendre à la démocratie. Et un pays qui est dominé par les autres, qui est humilié par les autres ne peut pas non plus être démocratique ». Il a condamné la froideur de l’Occident, qui voit des gens mourir tous les jours mais ne fait rien pour mettre fin au conflit. Il a félicité la Chine pour son rôle actif dans l’instauration de la paix dans le monde.
Keith Bennett a critiqué l’irresponsabilité des pays occidentaux dans le respect de leurs engagements : Ils ont toujours cette approche du « gagnant prend tout », du « mendiant mon voisin ». Nous l’avons vu avec leur utilisation de la diplomatie des vaccins, et nous le voyons encore. Mais leur attitude est totalement irresponsable face à l’énorme menace de catastrophe climatique, et la catastrophe climatique n’épargnera pas les États-Unis ». Pour relever les défis communs auxquels l’humanité est confrontée, M. Bennett estime que la proposition de la Chine de « construire une communauté avec un avenir commun » peut être d’une grande aide. « C’est en fait essentiel si nous, en tant qu’espèce, voulons continuer à relever les défis auxquels l’humanité tout entière est confrontée aujourd’hui.
En outre, Einar Tangen a souligné que les personnes au pouvoir aux États-Unis sont en train de faire échouer le système. Il a ajouté : « Nous nous trouvons donc dans une situation où l’idée était que la démocratie pouvait fonctionner, mais ce n’est pas le cas aujourd’hui. Si vous regardez la politique, et ce n’est pas seulement le cas aux États-Unis, mais aussi les systèmes démocratiques défendus par les États-Unis, que donnent-ils ? Des dirigeants ? En revanche, « tout le système chinois est axé sur le consensus. Il essaie de faire en sorte que tout le monde travaille dans la même direction ».
Source : CGTN
13es Jeux africains : Faycal Sawadogo qualifié pour les demi-finales en taekwondo
À Accra, au Ghana où se tient la treizième édition des Jeux africains les sportifs burkinabè se battent corps et âme pour tirer leurs épingles de jeu. Le taekwondoïste Faycal Sawadogo s’est qualifié ce mercredi 20 mars 2024 pour les phases des demi-finales.
Sidwaya.info
Coupe du monde de football 2030 : L’Espagne, le Maroc et le Portugal, les co-organisateurs, dévoilent le slogan et le logo de la compétition
Depuis le 4 octobre dernier, date de la retenue par la FIFA du dossier Maroc-Espagne-Portugal comme candidature unique pour l’organisation de la Coupe du monde 2030, les trois pays se préparent pour le défi de cette fête planétaire de football. Les co-organisateurs viennent de dévoiler le slogan et le logo de la compétition. « Yalla Vamos 2030 » a été choisi comme slogan de la Coupe du monde de football 2030. Il est composé du mot arabe « yalla » et de « vamos » (un mot commun à l’espagnol et au portugais) qui signifient « en avant ». Selon les responsables en charge de ce Mondial, ce slogan met la lumière sur trois nations et deux continents unifiés par une vision commune pour définir les standards des cent prochaines années. 2030 marque aussi le centenaire de la compétition de football la plus populaire au monde. La première édition a été organisée en Uruguay en 1930. Trois rencontres seront d’ailleurs organisées en Uruguay, en Argentine et au Paraguay pour fêter ce 100e anniversaire de la Coupe du monde.
Alassane KERE
Dr Hanane Thamik : L’impact global s’avère bénéfique quant aux échanges entre les pays africains et la Chine dans le domaine de la démocratie et de la législation
Dr Hanane Thamik est collaboratrice de CGTN et du magazine canadien États de splendeurs. Originaire du Maroc, elle a déclaré dans une interview accordée à CGTN Français que son pays et d’autres États africains ont accentué la coopération avec la Chine dans plusieurs secteurs du développement. Les domaines de la démocratie et de la législation ne sont pas en reste dans ces échanges. Ils contribuent à une compréhension mutuelle.
En dépit de la différence entre les systèmes politiques chinois et africains, les échanges entre les pays africains et la Chine dans les domaines de la démocratie et de la législation favorisent un partage d’expériences précieuses, d’apprentissage et de compréhension mutuelle. Tel est l’avis de la Marocaine, Dr Hanane Thamik. « Un aspect notable de cette coopération est l’échange d’idées et de meilleures pratiques en matière de processus législatifs et de modèles de gouvernance. Les pays africains, dont le Maroc, ont eu l’occasion d’observer l’approche unique de la Chine en matière de gouvernance et l’accent mis sur le développement économique tout en maintenant la stabilité politique », a-t-elle indiqué. A l’entendre, ces échanges entre les deux parties ont souvent débouché sur des résultats probants. Les pays africains, a soutenu Dr Thamik, ont été capables d’adapter certains aspects des stratégies de développement de la Chine à leur propre contexte, en particulier dans des domaines tels que les infrastructures, la réduction de la pauvreté et l’industrialisation.
Dans l’ensemble, elle a laissé entendre que l’impact global des échanges et de la coopération entre les pays africains et la Chine dans le domaine de la démocratie et de la législation peut être considéré comme bénéfique. Ces partenariats, selon elle, favorisent le dialogue et la collaboration et contribuent à l’apprentissage et au développement mutuel. Ils dynamisent sur la même lancée la capacité des pays africains et de la Chine à relever les défis complexes de la gouvernance.
Source : CGTN français
District de Shunyi à Pékin : à la découverte de la zone commerciale
La centaine de journalistes participant à l’édition 2024 du programme du centre international chinois de la presse et de la communication a visité la zone commerciale du district de Shunyi au nord-est de Béijing en République populaire de Chine, le vendredi 15 mars 2024. Cette zone abrite de nombreuses entreprises dans différents domaines.
Dans le cadre de l’édition 2024 du programme du centre international chinois de la presse et de la communication, une centaine de journalistes venus du monde entier ont visité la zone commerciale du district de Shunyi à Béijing (Pékin) en République populaire de Chine, le vendredi 15 mars 2024. Situé à 30 kilomètres du centre-ville, au nord-est de Beijing, à côté du centre administratif de Pékin, le district de Shunyi couvre une superficie de 1 021 km2. Avec une population de 1,326 million d’habitants, le district de Shunyi administre 6 bureaux de sous-district, 19 cantons et 426 villages administratifs.
Le district de Shunyi est une porte d’entrée importante pour les échanges internationaux et un élément clé de la zone nationale intégrée de démonstration pour l’ouverture du secteur des services et de la zone pilote de libre-échange de la Chine. Selon le nouveau plan directeur de développement de Pékin, le district de Shunyi est positionné comme « une zone clé du centre d’aviation international avec l’intégration d’une zone pilote de développement économique régional accéléré axé sur l’innovation et une zone de démonstration harmonieuse et vivable pour la coordination urbaine-rurale ».
Pour ce faire, l’économie aéroportuaire est devenue l’un des points forts du district. La zone économique de l’aéroport international de Beijing (BCIA) a été fondée en 2022, couvrant une superficie totale de 15,6 km2, y compris la zone de libre-échange de Tianzhu de 5,457 km2. Capitalisant sur le développement de la BCIA, associé aux politiques de plateforme ouverte de la zone pilote de libre-échange, de la zone de démonstration nationale intégrée pour l’ouverture du secteur des services et de la zone de liaison globale, spécialisée dans les industries orientées vers l’aviation, le commerce transfrontalier, l’innovation technologique et le financement d’expositions commerciales.
La zone économique aéroportuaire de la BCIA est une zone de démonstration de premier plan dans l’économie aéroportuaire en Chine. A l’issue de la présentation de la zone commerciale du district, la cohorte de journalistes a débuté sa visite par le Beijing Automobile Group, un constructeur de véhicules, d’automobiles, de remorques et de semi-remorques depuis 1958. Ses véhicules fonctionnent soit au carburant soit ils sont électriques avec le style de conducteur à droite ou à chauffeur en vue de s’adapter au marché mondial.
La coopération Sino-allemande

Après, le cap a été mis sur le parc industriel Chine-Allemagne de Pékin, le principal acteur de la zone de démonstration de la coopération économique et technologique entre les deux pays, dans la capitale chinoise. Les principales industries mises en avant dans le parc comprennent les véhicules intelligents à énergie nouvelle, le secteur des équipements intelligents, l’internet industriel, les services scientifiques et technologiques, les expositions commerciales et l’économie numérique.
En tant que centre de coopération Chine-Allemagne, le parc industriel collabore avec les autorités locales, les associations industrielles, les universités, les instituts de recherche et les entreprises de Chine et d’Allemagne pour explorer et mettre en œuvre de nouvelles voies de coopération économique et technologique entre la Chine et l’Allemagne, avec une innovation conjointe et un développement intégré. Outre ces deux industries, les hommes et femmes de médias ont visité également l’entreprise Sinopharm, membre du groupe pharmaceutique national chinois. A ce titre, il fournit à ses clients des solutions personnalisées, innovantes et diversifiées pour la chaîne d’approvisionnement, y compris les importations.
Ses services sont principalement orientés vers des sociétés pharmaceutiques internationales de renom, telles que la société suisse Novartis Pharmaceuticals, des services intégrés de logistique pharmaceutique tripartite pour l’importation de leurs préparations finies en Chine dont les principaux pays d’origine étant la Suisse, la Belgique, l’Allemagne et l’Espagne. Selon ses premiers responsables, après dix ans de travail acharné dans le secteur, l’entreprise est devenue un fournisseur de services de chaîne d’approvisionnement pharmaceutique international de premier plan. De leur avis, Sinopharm a passé avec succès les audits de qualité de plus de 10 multinationales pharmaceutiques, notamment Novartis, Pfizer, AstraZeneca, Takeda, JetBellin et Lingbei Pharmaceuticals.
La dernière étape de la visite s’est déroulée au musée artistique Luo Hong, portant le nom du photographe de renommée internationale et défenseur de l’environnement. Le musée a été construit à l’origine pour permettre aux enfants de découvrir la beauté de la nature et de l’art. C’est pourquoi le musée d’art est ouvert gratuitement aux enfants de moins de 15 ans depuis son fonctionnement. Il s’agit d’un espace artistique qui réchauffe le cœur des gens et qui constitue également une base d’éducation environnementale pour les enfants.
Souaibou NOMBRE
Depuis Pékin (Chine)
Snombre29@yahoo.fr
Nappe de poussière au Burkina: « Nous allons vivre cette situation encore dans les 72 heures à venir », Delwendé Isaac Yaméogo
Une nappe de poussière recouvre plusieurs villes du Burkina depuis la matinée du lundi 18 mars 2024. Dans cet entretien, l’ingénieur prévisionniste au sein de l’agence nationale de la météorologie, Delwendé Isaac Yaméogo, explique les raisons de cette suspension. Il prévoit également que la nappe va se maintenir jusqu’au vendredi prochain avant de commencer à s’estomper.
Sidwaya (S) : Depuis lundi 18 mars la ville de Ouagadougou est envahie par une nappe de poussière. Comment les services de la météo expliquent cette situation ?
Delwendé Isaac Yaméogo (D.I.Y.) : Depuis ce lundi, on a remarqué la réduction de la visibilité dans la ville de Ouagadougou. En effet, à partir du 16 mars avec les renforcements des vents sur les zones désertiques, notamment le Niger et le Mali et même le Tchad, il y a eu des soulèvements de poussière. Cette nappe de poussière a évolué du centre du Niger jusqu’au territoire burkinabè.
S : Quelles sont les parties du territoire national qui sont concernées par cette suspension de poussière ?
D.I.Y : Cette poussière ne concerne pas uniquement la région du Centre. Elle est observée sur la majeure partie du territoire. De l’Est jusqu’à l’Ouest, vers Boromo et Bobo-Dioulasso, la nappe de poussière est présente, avec des réductions de visibilité, allant jusqu’à un kilomètre dans certaines localités, comme au Nord vers Ouahigouya. Les régions du Sud-Ouest et des Cascades ne sont pas beaucoup concernées par la poussière due à la présence de mousson dans ces parties. Avec les flux de mousson, cela permet de repousser ces poussières un peu plus au Nord.
S : Jusqu’à quand cette suspension de poussière va-t-elle se maintenir sur le territoire burkinabè ?
D.I.Y : De prime abord, nous allons vivre cette situation jusque dans les 72 heures à venir (Ndlr vendredi 22 mars 2024). En effet, avec d’abord la mousson qui est présente, il y a un blocage et la poussière qui est déjà soulevée reste bloquée sur le territoire burkinabè. En plus, nous observons d’autres soulèvements qui vont alimenter encore cette nappe. Mais nous avons un suivi régulier et des mises à jour seront faites à partir de nos bulletins régulièrement.
S : Chaque année, ce phénomène est constaté sur le territoire burkinabè. Peut-on dire que c’est un phénomène annuel ?
D.I.Y : Disons que les épisodes de poussière pour nos régions ne sont pas des phénomènes rares ou particuliers. Chaque année durant la période de janvier jusqu’à mars ou avril, on vit des épisodes de poussière. C’est dû à des phénomènes synoptiques, avec souvent des renforcements du vent dans les régions désertiques. Quand il y a des renforcements du vent dans les régions désertiques, on a des soulèvements et cela peut intéresser notre territoire. La poussière est un phénomène normal pour ces périodes. Et, nous sommes appelés à les vivre encore dans les années à venir.
S : Quels sont les conseils pour la population ?
D.I.Y : Avec la poussière qui a des effets sur la santé, nous recommandons d’abord de renforcer la protection des personnes vulnérables dans ces genres de situations, par exemple les enfants ou les personnes âgées. Et au-delà de ces personnes, c’est tout le monde qui doit se protéger, surtout avec le port du masque qui permet de protéger les voies respiratoires contre ces poussières. Au-delà, on remarque avec ces poussières une réduction significative de visibilité. C’est donc avoir une vigilance accrue en circulation durant ces périodes d’épisode de poussière pour éviter des accidents qui peuvent survenir durant ces réductions de visibilité. Nous demandons aussi aux populations de suivre les bulletins de la météo. Comme je l’ai dit, on a plusieurs canaux de diffusion, notamment notre page web où il y a des mises à jour quotidiennes que nous faisons de la situation. Elles peuvent aussi suivre les bulletins qui passent à la télé pour suivre et de voir l’évolution du temps.
Entretien réalisé par
Nadège YE
Un projet de loi controversé
Un débat sur la levée de l’interdiction de l’excision fait rage en ce moment en Gambie et au-delà des frontières de ce pays d’Afrique de l’Ouest. Depuis qu’un parlementaire indépendant, Almameh Gibba, a introduit, début mars 2024, un projet de loi visant à permettre à nouveau la pratique de l’excision, de nombreuses organisations de la société civile (OSC) broient du noir. L’auteur du texte évoque une violation des droits des citoyens à pratiquer leur culture et leur religion, pour expliquer sa démarche, mais certaines voix l’accusent d’être à la solde des mouvements radicaux ou rigoristes.
Les OSC, vent debout, appellent à préserver la loi contre l’excision, considérée comme une forme de violence à l’égard de la jeune fille et de la femme. Les Mutilations génitales féminines (MGF) provoquent, entre autres, des problèmes vaginaux, des complications lors des grossesses et des accouchements, de saignements excessifs pouvant entrainer la mort et des problèmes psychologiques. C’est bien pour cette raison, que l’ex-chef de l’Etat gambien, Yaya Jammeh, avait fait adopter en 2015, une loi interdisant les MGF dans le pays, avec de lourdes amendes et des peines de prison pour les contrevenants.
Autoriser à nouveau la pratique de l’excision, qui a la peau dure, à cause des pesanteurs socioculturelles, interroge et provoque le courroux des structures qui combattent le phénomène en Gambie et à travers le monde. Plusieurs raisons justifient l’excision (assurer la fidélité conjugale, croyances…), mais elle est très mal vue, vu les conséquences sur la santé de la femme.
De nos jours, la tendance à l’échelle planétaire est d’œuvrer à l’interdiction des MGF et Dieu seul sait combien d’énergies et d’idées ont été déployées pour faire reculer la pratique en Gambie et un peu partout en Afrique. Malgré les efforts consentis et l’adoption d’une loi l’incriminant, l’excision est toujours largement pratiquée dans le pays, à considérer des statistiques récentes du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF). Selon cette organisation, 73% des filles et des femmes gambiennes, âgées de 15 à 49 ans, ont été excisées et la plupart l’ont été avant l’âge de 5 ans. Faut-il détricoter la loi dans un contexte où, il sied d’accentuer la lutte contre le phénomène, dans l’espoir d’engranger des acquis ? Assurément pas.
Des centaines de personnes se sont réunies à Banjul pour protester contre l’examen du projet de loi, qui du reste n’a pas fait l’objet d’un vote à la séance y relative, le lundi 18 mars dernier. Les voix des protestataires sont-elles été entendues ? Il est assez tôt pour le dire, ce d’autant plus que le projet de loi devra être examiné par une commission d’experts, à une date non encore déterminée. Du coup, les craintes de voir la levée de l’interdiction de la pratique de l’excision montent dans le milieu des OSC où tout est mis en œuvre pour faire échec au projet.
Pour rien au monde, ces structures, qui ont bataillé ferme pour que la Gambie fasse partie des pays qui respectent les conventions internationales relatives aux droits de la femme, ne vont croiser les doigts face à ce qui se joue. Les inquiétudes sont d’autant plus légitimes, que les plus hautes autorités de ce pays, dont la population est à 90% musulmane, n’ont pas encore pipé mot sur le sujet. Alors que la polémique enfle, le Président, Adama Barrow, ne s’est pas encore prononcé publiquement sur la question. Est-il favorable à la levée de l’interdiction de la pratique de l’excision ?
Kader Patrick KARANTAO
Salam du Ramadan/Thème central : les relations interpersonnelles : les relations parentales, la responsabilité des parents 2/2
Au nom d’Allah, Clément et Miséricordieux.
Louanges infinies à Allah, qui a enseigné à l’homme ce qu’il ne savait pas. Louanges à Lui pour avoir donné le discernement à l’homme et pour l’avoir élevé, par l’éducation, au dessus de bon nombre de Ses créatures. Que Sa paix et Ses bénédictions soient en abondance sur Son Messager Mouhammad qu’Il a envoyé à l’univers comme miséricorde ainsi que sur les membres de sa famille, ses compagnons et sur tous les croyants de tous les temps.
Est-il encore besoin de rappeler qu’être parent est une lourde responsabilité ? Ne pas avoir un enfant est nettement meilleur que d’en avoir et de ne pas s’en occuper ou de ne pas le faire convenablement. D’où la nécessité, pour chacun de bien s’outiller avant d’envisager d’être parent.
Après un choix judicieux de son conjoint, les parents portent la responsabilité de trouver un ou plusieurs bons prénoms à leurs enfants à leurs naissances. Il n’est pas de tradition, en Islam, de lier obligatoirement le prénom au jour ou au mois de naissance de l’enfant c’est-à-dire qu’il n’y a pas de prénoms prédéterminés pour le lundi, le mardi, … Il ne s’agit pas non plus d’aller voir un Imam et de lui laisser toute la latitude de choisir le prénom de l’enfant. Ce dernier pourrait faire des propositions mais c’est aux parents que revient le choix du prénom. Le prénom doit avoir un bon sens, une bonne connotation ; un prénom décent qui motive l’enfant à ressemble à des gens vertueux comme les prophètes, les femmes de valeurs, … Le prénom ne doit pas avoir une connotation contraire aux principes de la religion comme le fait de faire allusion à une idole.
Il ne doit non plus être source de raillerie et de moquerie pour l’enfant au risque de le faire détester son identité. Aussi, il n’est pas fait une obligation que le prénom de l’enfant soit en Arabe. Il pourrait être choisi en fonction de nos valeurs, de nos langues comme Wend-yamba (le serviteur de Dieu), Wend-yam (la volonté de Dieu) en Mooré. Ensuite, s’annonce la lourde responsabilité de l’éducation. À ce niveau, ce sont des efforts inlassables et continus. Le Prophète nous informe que « Le meilleur cadeau qu’un père puisse donner à son enfant est une bonne éducation ».
L’éducation est le canal par lequel est forgée la personnalité de l’individu. Et il est préférable d’en faire assez tôt une préoccupation parce que « Le cœur du jeune enfant est semblable à une terre vierge, tout ce qu’on y dépose y pénètre facilement » selon le Calife Ali. Le Coran nous souligne, en plus, que « Allah vous a fait sortir du ventre de votre mère, dénué de tout savoir. Il vous a conféré l’ouïe, la vue et le cœur afin que vous soyez reconnaissants » (S16 V78). Être parent ne saurait se limiter à donner à manger, à boire, un toit à son enfant et le soigner quand il est malade. C’est d’ailleurs ce que nous faisons quand nous élevons des animaux.
Eduquer son enfant, c’est savoir parler à ses sens afin de lui donner des habitudes et des comportements appropriés, les valeurs morales par le biais de l’apprentissage, de l’exemplarité des parents eux-mêmes. Eduquer son enfant, c’est également savoir développer ses facultés intellectuelles, son discernement, son esprit critique afin qu’il puisse s’adapter par ses choix à la vie. Eduquer son enfant, c’est savoir le préparer pour son monde à lui et non au nôtre. Il s’agit d’avoir le sens de l’anticipation. Tout parent consciencieux sait que le monde de demain sera différent du nôtre voire plus difficile en termes de préservation de nos valeurs.
Éduquer son enfant pour demain, c’est savoir lui donner, alors, les outils nécessaires de résister ; résister face à la dépravation, résister face à la montée de nos antivaleurs comme l’homosexualité, résister pour rester soi malgré les difficultés. Lorsque les parents échouent dans l’éducation de leurs enfants, pratiquement tous leurs efforts d’acquisition de biens pour eux deviennent vains puisque certains ont limité l’éducation au seul confort matériel. Lorsqu’ils sont dénués de valeurs et ne connaissent pas Dieu, ils risquent de se déchirer sous tes yeux ou de précipiter ton départ pour la question de l’héritage. C’est pourquoi, aucun parent ne doit laisser l’éducation de son enfant à la télévision, à l’école, à la société, à une aide ménagère.
En outre, aucun parent ne saurait réussir que par amour et miséricorde à l’égard de ses enfants. Et l’expression de l’amour diffère d’une contrée à une autre. Il est rapporté que Al Aqra ibn Hâbis a dit au Prophète après l’avoir vu embrasser Al Hassan : « J’ai dix enfants et je n’ai jamais embrassé l’un deux ». Le Prophète de répondre « La miséricorde n’est point accordée à celui qui ne fait pas preuve de miséricorde ». C’est pourquoi, tout parent doit apprendre et faire savoir, à son enfant, l’amour qu’il porte pour lui. Aussi, il doit amener ce dernier à lui obéir et faire ce qu’il veut par amour et non par contrainte et devoir. Réussir l’éducation de son enfant ne saurait être seulement le fait que ce dernier fasse ce que tu lui commandes en ta présence. Cela doit amener, même derrière toi ou après ta mort, l’enfant à rester correcte selon les valeurs à lui inculquées.
En sus, les parents doivent travailler, selon leurs capacités, à satisfaire aux besoins des enfants. Cela nécessite que les parents fassent les enfants en tenant compte de leurs réalités. Le Prophète dit : « à partir de dix ans, séparez-les au lit ». Comment des parents peuvent être en location dans une maison chambre-salon, vouloir faire dix (10) enfants et pouvoir respecter cet enseignement du Prophète ? Ce sera difficile. Il ne s’agit pas, aussi, de faire beaucoup d’enfants, de s’en décharger en les confiant de part et d’autre à des cousins, tantes, … comme le font si bien certaines personnes qui se croient intelligentes.
Combien sont-ils ces frères et sœurs, qui te disent pour justifier leurs enfants nombreux malgré le manque de moyens pour s’en occuper que le Prophète a dit : « Mariez-vous je serais certes fier que vous soyez la communauté la plus nombreuse parmi les autres communautés le jour du jugement ». Ces derniers oublient que c’est le même Prophète qui a dit : « Celui qui en a les moyens qu’il se marie et celui qui ne trouve pas de quoi se marier qu’il jeûne car le jeûne sera pour lui une protection ». En Islam, il est question de faire ce qui est de l’ordre de la responsabilité humaine et de se confier ensuite à Allah.
Enfin, il est de la responsabilité des parents d’accompagner spirituellement leurs enfants tout au long de leurs vies. Dans le silence et le secret des nuits, dans ses moments intimes avec son Seigneur, il faut beaucoup prier pour ses enfants. Il ne faut pas manquer d’occasion de le faire. Les adorateurs du Miséricordieux ont pour souci et prière qu’ils Lui adressent « Seigneur Allah, accorde-nous, en nos épouses, en nos époux et en nos enfants, la joie des yeux et des cœurs et fais de nos familles des modèles pour les croyants ». Il s’agit de confier entièrement son enfant au Protecteur et Educateur Allah. C’est la raison pour laquelle, le Prophète nous enseigne : « Que celui d’entre vous qui a un nouveau-né fasse l’appel à la prière dans son oreille droite et l’iqama dans son oreille gauche ; cela constituera, pour lui, une protection contre Satan le réprouvé ».
Allah nous pardonner, nous faire davantage miséricorde et nous agréer.
Seigneur Allah, accorde-nous progéniture bénie.
NB : La foi musulmane est une foi active qui impose un devoir de présence.
Dr Inoussa COMPAORE
Imam à l’AEEMB et au CERFI
Journées FIFA: début du stage des Etalons hier à Casablanca
Les Etalons ont débuté, hier 19 mars 2024, leur stage à Casablanca, au Maroc, en vue des deux matchs amicaux face à la Libye et au Niger. Le nouveau sélectionneur, Brama Traoré, a dirigé sa première séance dans la soirée avec un groupe de 22 joueurs.
Le nouveau sélectionneur des Etalons et ses poulains sont désormais focus sur les deux matchs amicaux à venir, le vendredi 22 mars prochain face aux Chevaliers de la Méditerranée de la Libye et quatre jours plus tard contre le Mena du Niger. Un groupe de 22 joueurs ayant rallié Casablanca, les 18 et 19 mars dernier a débuté, hier un stage qui permettra aux Etalons d’être prêts pour ces deux rencontres amicales. Les joueurs ont rallié par vague la capitale économique marocaine et en début de soirée étaient attendus deux joueurs que sont Issa Kaboré et Blati Touré. Le défenseur de Aris Limassol, Steeve Yago, est blessé et a déclaré forfait pour ces deux matchs. Il a été remplacé par le défenseur central de l’As Douanes, Souleymane Massa Ouattara qui est arrivé hier matin à Casablanca en compagnie de son sélectionneur. Auparavant, dans la matinée d’hier, 19 joueurs ont effectué,une séance de décrassage. Le moins que l’on puisse dire est que l’ambiance était bon enfant tout au long du premier entrainement qui a duré plus d’une heure.

Les Etalons effectuent un stage de quelques jours avant leurs deux rencontres.
La concentration était également de mise, surtout chez les sept bleus du groupe (Hassimi Traoré, Kader Ouattara, Clément Pitroipa, Salif Tiéteta, Mohamed Ouédraogo, Régis N’do et Souleymane Massa Ouattara. Ceux-ci ont une belle carte à jouer pour ce regroupement, juste après une CAN 2023 très en deçà des objectifs. Parce que c’est un secret de polichinelle, l’écurie des Etalons a besoin de réajustement et de sang neuf dans plusieurs compartiments de jeu, notamment le milieu de terrain et l’attaque. En tout cas, dans l’écurie actuelle des Etalons, l’heure est apparemment au grand changement, surtout dans le personnel entourant l’équipe.
Outre le staff technique rapproché du sélectionneur qui a été dévoilé samedi dernier, de nouveaux visages sont apparus dans le personnel administratif autour de l’équipe. Par exemple, le vice-champion d’Afrique 2013, Mohamed Koffi serait le nouvel intendant alors que ce poste était occupé depuis plusieurs années par l’ancien international burkinabè, Amadou Traoré le Rouquin. En plus, c’est un nouveau staff médical qui a accompagné les Etalons à Casablanca. Dr Abdramanne Ouattara, qui a été dans les années antérieures dans le staff médical des Etalons, fait partie de la délégation. Aussi, les responsables du matériel sont nouveaux. Est-ce des changements définitifs ? Nous ne saurons le dire puisqu’il n’y a pas encore eu une note officielle à ce sujet de la Fédération burkinabè de football (FBF). En attendant, les Etalons préparent deux matchs importants, même s’ils sont amicaux, face à la Libye et le Niger, le 22 et le 26 mars prochain à Casablanca.
Sié Simplice HIEN
depuis Casablanca
Ouagadougou : des riverains inquiets d’une construction dangereuse
Il est parvenu à Kantigui, des plaintes incessantes des riverains d’une construction au secteur 42 de l’arrondissement 10 de la commune de Ouagadougou. Leurs plaintes portent sur la construction d’un grand magasin sur une parcelle à usage d’habitation. « Ce n’est pas une zone commerciale. Comment peut-on construire un magasin dans une zone à usage d’habitation ? De plus, le propriétaire ne dispose d’aucune autorisation de construire », s’est indigné la source de Kantigui. Ladite source précise que les riverains ont attiré l’attention du ministère de l’Urbanisme, des Affaires foncières et de l’Habitat, à travers la direction du contrôle de la construction. « Les travaux furent en un premier moment suspendu. Mais, contre toute attente et à notre grand étonnement, les travaux ont repris et toujours sans autorisation. Nous avons à nouveau interpellé la direction mais rien ne semble venir pour nous sauver de cette construction qui met en danger la vie de tout l’entourage », fulmine l’interlocuteur de Kantigui. C’est donc le lieu pour Kantigui, d’inviter toute la direction du contrôle de la construction à exiger, à tout le moins, que le terrain soit déclassé et que l’auteur se mette en règle afin de préserver la vie des riverains et le vivre-ensemble.
Tenkodogo : ils « détournent » un malade qui meurt
Il y a des faits qui laissent parfois Kantigui pantois. Font partie de ceux-là, cette affaire de détournement d’un malade au Centre hospitalier régional (CHR) de Tenkodogo ayant viré au drame, le 14 mars dernier et qui défraie la chronique dans toutes les gargotes de la cité de Zoungrantenga. En effet, selon la source de Kantigui, une personne âgée s’était rendue au CHR pour trouver une solution à un mal qui l’étreint depuis un certain temps…
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Kantigui
kantigui2000@gmail.com
(+226) 25 31 22 89


