Infrastructures routières : Le pont de Bama officiellement rouvert à la circulation

D’un coût d’un milliard 32 millions francs CFA, la construction du pont de Bama a été entièrement financée sur le budget de l’Etat.

Le ministre de la Construction et de l’Habitat, Mikaïlou Sidibé, accompagné du ministre, Secrétaire général du gouvernement, Ousmane Ouattara, a procédé, le mardi 18 août 2026, à Bama, dans la province du Houet, à la mise en circulation officielle du nouvel ouvrage de franchissement de la RN9. D’un coût de plus d’un milliard F CFA, l’infrastructure vient mettre fin aux difficultés de mobilité engendrées par les importantes dégradations de l’ancien ouvrage lors des intempéries de juillet 2024.

C’est dans une ambiance empreinte de soulagement et de satisfaction que les populations de Bama ont accueilli la réouverture du pont, le mardi 18 août 2026. Après plusieurs mois de travaux, la circulation est désormais rétablie sur cet axe stratégique. Les fortes pluies enregistrées en juillet 2024 avaient fortement endommagé l’ancien ouvrage, perturbant la circulation et exposant les usagers à d’importants risques. Selon le président de la délégation spéciale de Bama, Félix Bayé, ces intempéries avaient fait environ 517 sinistrés et causé de nombreux dégâts, notamment dans les champs.

Une déviation et un pont métallique provisoire avaient alors été aménagés afin d’assurer la continuité du trafic. Mais cette solution provisoire ne pouvait constituer une réponse durable. A la suite des instructions du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, les autorités en charge des infrastructures routières ont entrepris la reconstruction de l’ouvrage. « Nous avons donné des instructions pour que l’on ne regarde pas le délai d’exécution inscrit au marché, mais qu’on achève l’ouvrage avant véritablement l’installation de la saison des pluies », a expliqué le ministre Mikaïlou Sidibé.

Réalisés en huit mois sous le contrôle d’une mission spécialisée, les travaux ont nécessité un investissement de 1 milliard 32 millions F CFA, entièrement financé sur le budget de l’Etat. Sur le plan technique, le nouvel ouvrage est un dalot multicellulaire de 14 cellules. Chaque cellule présente une largeur de 4 mètres et une hauteur de 5 mètres. L’ensemble s’étend sur une longueur totale de 63 mètres, avec une largeur roulable de 10 mètres. Les travaux ont également porté sur la réalisation d’une déviation, la protection de l’ouvrage de décharge par la reconstitution du talus et des perrés maçonnés, ainsi que le démontage du pont métallique provisoire.

Préserver l’investissement public

Le chantier a comporté aussi la reprise du revêtement de la chaussée sur 400 mètres, la réalisation d’enrochements et de gabions contre les affouillements, l’aménagement des parties amont et aval, la signalisation et les dispositifs de sécurité routière. Des arbres ont également été plantés dans le cadre des travaux. Pour le premier responsable de la commune de Bama, la mise en circulation du nouvel ouvrage constitue un véritable motif de satisfaction. Il a salué la diligence du gouvernement et exprimé la reconnaissance des populations au président du Faso.

La préservation de l’infrastructure constitue désormais une priorité. Les autorités locales entendent sensibiliser les populations au respect des consignes d’utilisation et à la protection du pont. Des mesures de sécurité vont être également prises pour prévenir les actes de vanda-lisme. Des radars acquis pour contrôler la vitesse des véhicules seront mis à contribution. Le ministre Mikaïlou Sidibé a, pour sa part, appelé les usagers à la prudence et au civisme. Il a invité les populations à surveiller l’ouvrage et à signaler rapidement tout acte susceptible de le dégrader. La RN9 revêt, en effet, une importance stratégique. Elle dessert le Mali, pays membre de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), ainsi que plusieurs zones agricoles majeures, notamment le bassin de Samendéni, Dandé et Kourouma.

La réouverture du pont de Bama marque ainsi une étape importante dans l’amélioration de la mobilité et la sécurisation des échanges dans cette partie du Burkina Faso. Pour le ministre, cet investissement devra être préservé afin que l’ouvrage puisse servir les générations futures pendant plusieurs décennies. « Nous n’avons pas assez de ressources. Il faut que ce qu’on fait soit bien géré », a insisté l’autorité communale.

Kamélé FAYAMA

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