Le CDC La Termitière lance le projet « Ballet Dounia » pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes danseurs

Le Ballet Dounia vise à créer une passerelle entre formation et emploi artistique.

Le Centre de Développement Chorégraphique-La Termitière (CDC La Termitière) a présenté, le samedi 17 janvier 2026 à Ouagadougou, le projet Ballet Dounia – La Termitière, lors d’une conférence de presse organisée par la structure.

Porté par le CDC-La Termitière, le projet a été retenu dans le cadre de l’appel à projets du Fonds de développement culturel et touristique (FDCT) et bénéficie également de l’accompagnement d’autres partenaires, dont la Coopération suisse. Il vise la création d’un ballet junior burkinabè destiné à faciliter l’insertion professionnelle des jeunes danseurs formés. Ce ballet a été présenté aux hommes des médias, le samedi 17 janvier 2026, à Ouagadougou.« Le Ballet Dounia est un projet que le CDC a imaginé depuis un bout de temps déjà et qui va enfin se concrétiser grâce à l’appel à projets lancé par le FDCT », a déclaré Marguerite Sou, présidente du CDC La Termitière. Elle a précisé que ce ballet sera composé principalement de jeunes danseurs issus des différentes promotions de Ye leen don, la formation que le centre organise depuis plusieurs années, tout en restant ouvert à des talents venus d’autres horizons.
« Les participants à ce ballet peuvent venir de nos formations, mais aussi d’autres formations. L’idée est de combler un vide », a-t-elle expliqué.

Marguerite Sou, présidente du CDC La Termitière : « Il manquait un outil pour permettre aux jeunes danseurs d’aller au contact du terrain, d’où l’instauration du ballet ».

Selon elle, ce projet répond à un manque identifié depuis plusieurs années. « Le CDC fait la formation, la création et la diffusion, mais il manquait cet outil pour permettre à ces jeunes que nous formons ici de mettre le pied dans le plat, en tout cas de leur permettre, dès la sortie de leur formation, d’aller au contact du terrain », a-t-elle insisté. Elle a ajouté que le Ballet Dounia offrira aux jeunes danseurs un cadre professionnel leur permettant d’intégrer progressivement le monde du travail artistique. Marguerite Sou a également souligné la vocation itinérante du projet. « Dès que le ballet verra le jour, il va tourner un peu au Burkina Faso, mais il sera aussi disponible partout où le besoin se fera sentir, pour répondre aux besoins de la culture, de la danse et de la création », a-t-elle indiqué. Kafando Idrissa, assistant chorégraphe, a expliqué que le Ballet Dounia reposera sur deux axes principaux. « Il y aura deux contenus, parce qu’il y aura deux axes. Il y aura d’abord la transmission, qui va se faire autour d’une des pièces chorégraphiques de M. Salia Sanou », a-t-il précisé.Le second axe, selon lui, sera consacré à la création. « Le deuxième volet sera la création d’un ballet, sous forme de comédie musicale, qui va essayer de mettre en question tout ce que nous vivons, pour sensibiliser et aussi essayer de donner des réponses », a-t-il dit. Il a insisté sur la dimension thématique de la chorégraphie et que celle-ci s’inscrira pleinement dans les préoccupations sociales actuelles.
«La chorégraphie sera sur différentes thématiques. Il y aura un directeur artistique et tout un travail de recherche pour trouver toutes les phases », a-t-il affirmé.

2. Idrissa Kafando, assistant chorégraphe : « L’objectif est de donner de la visibilité aux danseurs que nous formons ».

 

M.Kafando a par ailleurs détaillé le processus de création, qui comprendra une phase de recherche et une phase de création, avant l’aboutissement à un spectacle prévu pour le mois d’avril 2026. « L’objectif, c’est de toujours trouver une continuité. C’est comment donner de la visibilité à ces danseurs que nous formons et toujours essayer de promouvoir notre culture burkinabè », a-t-il conclu.D’une durée de huit mois, de décembre 2025 à juillet 2026, le projet concernera douze jeunes danseurs dont 50 % de femmes, ainsi que des techniciens associés. Les activités se dérouleront à Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Ziniaré et dans des camps de personnes déplacées internes, pour un public estimé à environ 5 000 personnes.

Estelle KONKOBO

Collaboratrice

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