Lutte contre le paludisme au Burkina Faso :Un taux d’augmentation de 97% de couverture des ménages en 2025.

 

Le ministre de la santé, Robert Lucien Jean-Claude Kargougou a présidé l’ouverture officielle de l’atelier de réflexion et bilan de la campagne nationale de distribution de masse des moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action (MILDA) de 2025, vendredi 20 février 2026, à Ouagadougou.

La campagne nationale de distribution de masse des moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action (MILDA) a été lancée à Komsilga et s’est déroulée du 18 juin au 22 juillet 2025 sur 70 districts sanitaires du Burkina Faso. De ce fait, en vue de renforcer efficacement ses acquis et d’être plus efficient dans ses prochaines campagnes, le ministère de la santé, a tenu un atelier bilan de ladite campagne, le vendredi 20 février 2026, à Ouagadougou.  La compagne a permis la distribution de plus 14 millions de moustiquaires de nouvelle génération à double imprégnation, au bénéficiaire de plus de 7 millions de ménages, saluant ainsi un taux de couverture des ménages estimé à 97%.

Cette performance traduit selon le ministre de la santé, Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, l’engagement ferme du gouvernement à faire de la lutte contre le paludisme une priorité nationale de santé publique. Il a rappelé que le paludisme demeure la première cause de consultation, d’hospitalisation et de décès au Burkina Faso, représentant plus de 33 % des consultations, près de 44 % des hospitalisations et 8,7 % des décès dans les formations sanitaires. Face à ce lourd fardeau sanitaire, les autorités ont fixé pour cap la réduction significative de la morbidité et de la mortalité palustres et l’élimination du paludisme à l’horizon 2030, a-t-il indiqué. Il a ajouté que le succès de la campagne MILDA 2025 repose sur une forte mobilisation institutionnelle et communautaire des autorités administratives, des départements ministériels, ainsi que les partenaires techniques et financiers et l’engagement des agents de santé. Par ailleurs, la digitalisation du processus de dénombrement et de distribution dans cinq régions a été saluée par le ministre comme une avancée majeure, contribuant à renforcer la transparence, la traçabilité et la qualité des données, tout en améliorant l’efficience de l’intervention. Toutefois, le Ministre de la santé a insisté sur le fait que l’impact réel de la campagne dépend de l’utilisation correcte, régulière et durable des MILDA. « Chaque moustiquaire doit être effectivement installée et utilisée chaque nuit, en particulier par les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes, afin de sauver des vies » a-t-Il rappelé.

Pour le gouverneur de la région de Oubri, porte-parole du mois des gouverneurs, Barry/Traoré Assita a salué l’engagement de l’ensemble des acteurs et des partenaires ayant accompagné le gouvernement dans la mise en œuvre de cette opération. Elle a reconnu l’existence de difficultés mineures, tout en soulignant la nécessité de les analyser afin d’améliorer l’efficacité des prochaines campagnes. Selon elle, les actions complémentaires menées en 2025, notamment l’assainissement du cadre de vie, les traitements de sites, la vaccination et la prise en charge gratuite de certaines tranches d’âge, ont contribué au recul du paludisme. En perspective, elle a annoncé des approches innovantes pour atteindre une couverture de 100 % lors des prochaines éditions de cette campagne nationale.

Secrétaire permanant pour l’élimination du paludisme, Dr Kompaoré Sidzabda a expliqué que la campagne a reposé sur une stratification du territoire en cinq zones, définies selon les profils et les réalités locales. « Chaque zone a bénéficié d’une stratégie adaptée, avec, dans certaines localités, un travail de porte-à-porte pour le dénombrement suivi de la distribution des moustiquaires » a-t-il expliqué. Il poursuit en disant que dans d’autres zones, le dénombrement et la distribution ont été menés simultanément afin de gagner en efficacité. Cette approche différenciée a permis un meilleur rapprochement avec les populations et une mise en œuvre plus efficiente de la campagne sur le terrain, a-t-il conclu.

L’atelier de bilan vise ainsi à analyser objectivement les résultats obtenus, identifier les forces et les insuffisances du dispositif, et formuler des recommandations opérationnelles pour renforcer la planification, la logistique, la communication de proximité et l’exploitation des données, en vue de campagnes futures plus efficaces et inclusives.

Ahmed Abdoul Aziz HEBIE (stagiaire)

 

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