Lutte contre le paludisme: une baisse significative du taux de mortalité de 43,83 %.

Le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean Claude Kargougou a animé une conférence de presse le vendredi 20 février 2026 à Ouagadougou pour faire le point sur la situation du paludisme au Burkina Faso en 2025.Il ressort que les cas sont passé de 10 805 020 en 2024 à 7 329 278 en 2025, soit une réduction de 32,17 %.

Le nombre total de cas de paludisme notifiés est passé de 10 805 020 en 2024 à 7 329 278 en 2025, soit une réduction de 32,17 %, représentant 3 475 742 cas de paludisme évités en une seule année. S’agissant de la mortalité, le nombre de décès est passé de 3 523 en 2024 à 1 979 en 2025, soit une baisse de 43,83 %. Ces chiffres ont été donné par le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean Claude Kargougou, face à la presse ce 20 février 2026.

Selon lui, chez les enfants de moins de cinq ans, le nombre de cas est passé de 3 195 655 en 2024 à 1 962 277 en 2025, soit une baisse de 38,60 % et le nombre de décès a baissé de 40,44 %. « Cette performance dépasse largement la tendance observée sur la période 2020 -2024, où la réduction moyenne annuelle n’était que de 0,89 %. Cette baisse a permis d’économiser près de 15 milliards FCFA chez les populations en terme de coût direct », a précisé le ministre de la Santé. A l’entendre, ces résultats sont le fruit d’une vision politique claire portée par le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, qui place l’accès équitable aux soins et aux services de santé, de nutrition et la protection des populations au cœur de l’action publique.

En effet, l’année 2025 a été marquée par des actions structurantes majeures que sont la mise en place du Comité national multisectoriel de lutte contre le paludisme. Car « l’élimination du paludisme ne peut réussir sans une mobilisation multisectorielle et une adhésion active des communautés » a-t-il indiqué. Ainsi, la campagne nationale de distribution universelle et gratuite de moustiquaires imprégnées d’insecticides à longue durée d’action (MILDA) a permis de distribuer près de 15 000 000 de moustiquaires de dernière génération. « Ces moustiquaires se sont révélées plus efficaces contre la résistance aux insecticides que des moustiquaires utilisées jusque-là dans notre pays », a souligné le ministre. En sus, plus de 33 000 volontaires communautaires et 7 000 agents de santé ont sillonné villes et villages, y compris les zones à fort défi sécuritaire pour assurer une protection équitable des ménages. « Cette proximité a renforcé l’appropriation communautaire et la responsabilité collective » a-t-il relevé.

En outre, les enfants de moins de cinq ans ont bénéficié de la chimio-prévention du paludisme saisonnier. A écouter le chef du département, elle a permis de couvrir 4 861 917 enfants et a servi de plateforme pour l’intégration, en plus du dépistage, de la malnutrition. A cela s’ajoute la destruction physique des gîtes larvaires, le rattrapage des enfants en ajout de leur vaccination, la prise en charge à domicile des enfants fébriles lors de chaque passage.

Une communication de taille 

Le passage à l’échelle de la vaccination gratuite contre le paludisme, effectif depuis le 14 août 2025 dans les 70 districts sanitaires du pays, constitue également une avancée historique. « On y est arrivé grâce à la mobilisation communautaire et la communication. Des campagnes d’information adaptées aux réalités locales, l’implication des leaders communautaires et religieux, la sensibilisation porte-à-porte et l’engagement des médias ont permis de transformer ces outils de prévention en pratiques effectives » a renchéri Dr Kargougou.

L’ambition du Burkina Faso est d’éliminer le paludisme à l’horizon 2030. Pour y parvenir, a fait savoir M. Kargougou, il faut maintenir le cap, renforcer l’assainissement du cadre de vie, renforcer la mise en œuvre des interventions à haut impact telles que la vaccination contre le paludisme, l’utilisation des moustiquaires, la mise en œuvre réussite de la chimio-prévention, consolider l’engagement communautaire et garantir un financement durable.

Quel a été le rôle de la vaccination (R21 et RTS, S) dans cette baisse des cas de paludisme ? « La vaccination consiste à inoculer quatre doses de vaccin à l’enfant dont trois doses à l’intervalle d’un mois, et le 4e est une dose de rappel. Selon les analyses, les trois doses complètes associées, contribuent à une diminution des cas et de décès liés au paludisme » a répondu la Cheffe de département suivi, évaluation, planification et recherche du Secrétariat permanent du paludisme, Aïssata Barry. Ces résultats, a confié le ministre, ont démontré qu’il est possible de faire reculer le paludisme de manière significative. « Ensemble, nous éliminerons le paludisme au Burkina Faso », a-t-il déclaré.

Fleur BIRBA

Patricia TAONSGO (stagiaire)

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.