Depuis le mardi 3 février 2026, le ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, a entamé une visite dans les centrales thermiques et solaires de Ouagadougou, Koudougou et Bobo-Dioulasso. A l’heure où la période chaude commence à s’installer progressivement sur le pays, avec son corollaire de forte demande énergétique mettant à rude épreuve les capacités de production et de distribution, cette tournée prend tous son sens. Cette saison, traditionnellement marquée par une sollicitation accrue du réseau électrique, impose anticipation, rigueur et mobilisation de tous les acteurs de la chaîne énergétique.
En allant à la rencontre des agents de la SONABEL et des entreprises partenaires, le ministre Gouba porte un message : la satisfaction de la demande énergétique nationale passe par un renforcement effectif et rapide des capacités de production. C’est dire que cette tournée se veut résolument opérationnelle, avec une immersion dans les réalités techniques des centrales existantes et des chantiers en cours d’extension.
De Zagtouli à Komsilga, de Ouaga 2 à Kossodo, de Gonsin à Pabré, en passant par Bobo 2 et la centrale d’urgence de Koudougou, le gouvernement burkinabè investit avec determination pour accroître l’offre nationale. Les projets visités traduisent une stratégie cohérente, combinant thermique et solaire, maintenance des installations existantes et mise en service accélérée de nouvelles capacités de production.
A Zagtouli, l’extension de la centrale photovoltaïque, avec une capacité additionnelle de 17 MWc et une puissance finale portée à 50 MWc, illustre cette volonté d’anticiper les pics de consommation, tout en misant sur les énergies renouvelables. A Komsilga et Pabré, les centrales thermiques en cours d’achèvement viendront renforcer significativement le socle de production nationale, avec des capacités respectives d’au moins 50 MW. A Koudougou, la centrale d’urgence de 25 MW, appelée à couvrir les besoins locaux et à soutenir le réseau de Ouagadougou, s’inscrit dans cette même dynamique d’augmentation rapide de l’offre afin de répondre à une demande sans cesse croissante.
Ces investissements structurants confirment que la souveraineté énergétique du Burkina Faso se construit à travers des choix concrets, des infrastructures durables et une exigence accrue de résultats. Les efforts consentis par le gouvernement et la SONABEL ont déjà commencé à porter leurs fruits. L’année dernière, le pays a enregistré moins de coupures d’électricité comparativement à l’année précédente, et ce, malgré un contexte climatique et régional contraignant.
Ces résultats, bien qu’encourageants, doivent être consolidés, car la demande énergétique continue de croître sous l’effet de l’urbanisation, du développement industriel et de l’extension de l’électrification rurale. D’autant plus que la vision gouvernementale ne se limite pas aux grands centres urbains. En œuvrant à porter l’électricité jusque dans les zones rurales, l’Etat renforce le socle d’un développement endogène fondé sur la transformation locale, l’amélioration des conditions de vie et la création d’opportunités économiques sur l’ensemble du territoire national.
Dans ce contexte, l’appel lancé par le ministre Gouba aux agents de la SONABEL à redoubler d’effort est plus que légitime. Leur engagement, leur professionnalisme et leur sens du service public sont déterminants pour minimiser les coupures et assurer la stabilité du réseau durant la période de pointe.
Mais la responsabilité est aussi collective. Les Burkinabè sont appelés à adopter des comportements de consommation responsables afin de contribuer à l’effort national, soutenir la souveraineté énergétique et préserver un bien commun indispensable au développement du pays. En produisant davantage et en consommant mieux, les Burkinabè peuvent garder la lumière allumée sur le chemin d’un Burkina Faso résolument souverain.
Par Assetou BADOH




