Projet résilience communautaire dans le secteur agrosylvopastoral : Un bilan satisfaisant après 4 ans de mise en œuvre

Le chargé d’affaires par intérim de l'ambassade du Danemark : « le projet a démontré qu’avec une bonne coordination et la participation active des communautés, il est possible d’obtenir des impacts réels et durables ».

L’Organisation néerlandaise de développement et le Conseil danois pour les réfugiés ont présenté les résultats de mise en œuvre du projet Résilience communautaire dans le secteur agrosylvopastoral, vendredi 23 janvier 2026, à Ouagadougou. Après 4 années de mise en œuvre, le bilan est jugé très satisfaisant par les différents acteurs.
Le projet Résilience communautaire dans le secteur agrosylvopastoral au Burkina Faso (ResCom) est initié par le consortium Organisation néerlandaise de développement (SNV) et le Conseil danois pour les réfugiés (DRC) et leurs partenaires locaux que sont AFDR, USCCPA, APIL et AVAD.

Il a pour objectif de contribuer au renforcement de la résilience des ménages, y compris celle des déplacés internes confrontés aux effets néfastes des changements climatiques et à l’insécurité, avec une attention particulière aux femmes et aux jeunes. Financé par l’ambassade du Royaume de Danemark, il a été mis en œuvre dans 15 communes réparties dans les régions de Bankui, de Yaadga et des Koulsé. L’atelier de clôture du projet s’est tenu, vendredi 23 janvier 2026, à Ouagadougou.

Il s’est agi pour les acteurs de présenter les résultats engrangés, de saluer la contribution des parties prenantes et de discuter des perspectives. Pour Marjon Tuinsma, directrice-Pays de SNV Burkina, ResCom a été bien plus qu’un projet, il a été un levier de transformation, un espace d’apprentissage, de collaboration, d’adaptation et de construction de la résilience sur plusieurs aspects. « Pendant 4 ans et demi, le projet a travaillé à renforcer la résilience des ménages, y compris des personnes déplacées internes, face aux effets conjugués du changement climatique et de l’insécurité », a-t-elle relevé.

Des bénéficiaires satisfaits des résultats

En effet, le projet ResCom a permis de former et d’équiper 174 relais endogènes, d’aménager 31 hectares de terres pour la production rizicole, de récupérer plus de 2000 hectares de terre dégradée pour l’agriculture et l’élevage au profit des ménages, de former plus de 22.500 ménages sur les techniques agricoles durables. De plus, le projet a facilité la mise en place de plus de 180 associations villageoises d’épargne et de crédit permettant à plus de 3 000 femmes d’accéder au micro-crédit pour la conduite d’AGR, faciliter la création de 811 nouveaux emplois et la formation et l’installation de 291 jeunes dans les métiers agro-sylvo-pastoral et la diversification des sources de revenus pour plus de 15.500 ménages.

Au total, près de 60.000 ménages (hôtes et PDI) ont amélioré leur résilience grâce au projet. Selon Peter Kjaer, chargé d’affaires par intérim de l’ambassade du Danemark, le projet a démontré qu’avec une bonne coordination et la participation active des communautés, il est possible d’obtenir des impacts réels et durables. « Nous avons été touchés par des histoires de changement et des vies transformées qui nous ont été rapportées tout au long de la mise en œuvre du projet », a-t-il affirmé. Adama Boro, représentant du ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques a témoigné la reconnaissance du gouvernement à l’ambassade du Royaume du Danemark pour avoir été le bras financier du projet.

« De 2021 à 2025, le projet s’est inscrit dans la dynamique du gouvernement. Il a su tracer des sillons forts pour le développement du secteur agrosylvopastoral avec une implication effective et active des femmes et des jeunes mais aussi pour le relèvement des communautés vulnérables », a-t-il souligné. Dame Adama Ouédraogo de la commune de Arbollé, mère de 3 enfants, bénéficiaire du projet ResCom, témoigne de ses bienfaits. « J’ai bénéficié d’une formation en embouche bovine et un accompagnement pour la création de mon entreprise. Mon engagement dans cette activité m’a permis d’acquérir un terrain sécurisé. J’arrive à prendre soin de moi, de mes enfants et je participe à la gestion de ma famille. Il m’a redonné confiance en moi et m’a ouvert des portes », a –t-elle confié.

Roland Kaboré
(Collaborateur)

 

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