Le ministère de la Famille et de la Solidarité, avec l’appui du Fonds des Nations unies pour la population, a tenu, mardi 18 août 2026, à Ouagadougou, un atelier consacré à la validation de la stratégie nationale genre 2026-2030 et de son plan d’actions opérationnel 2026-2028.
Le ministère de la Famille et de la Soli- darité entend réduire les inégalités et les disparités entre les femmes et les hommes. C’est pourquoi, il a élaboré une stratégie nationale sur le genre qui couvre la période 2026-2030 assortie d’un plan d’actions opérationnel 2026-2028. Cette stratégie doit orienter les actions et coordonner les interventions en faveur de la promotion du genre et de l’autonomisation des femmes au Burkina Faso. Au cours d’un atelier tenu ce mardi 18 août 2026, les documents ont été amendés et validés. La stratégie nationale de promotion du genre 2026-2030 devrait servir de cadre de référence aux politiques publiques, aux programmes et aux projets mis en œuvre par les différents acteurs.
Le secrétaire général du ministère de la Famille et de la Solidarité, Emile Zabsonré, a indiqué que la stratégie a été élaborée selon une démarche participative et incluant les institutions, les collectivités territoriales, les partenaires techniques et financiers, les structures de recherche, les Organisations non gouvernementales (ONG), les organisations de la société civile. Cette implication, a-t-il expliqué, témoigne d’une volonté de construire un cadre stratégique de qualité, fondé sur la concertation et la recherche du consensus.
Cette nouvelle stratégie, a-t-il précisé, fait suite à l’évaluation de la précédente politique nationale en matière de promotion du genre qui a permis d’enregistrer des acquis importants, mais aussi de mettre en évidence des défis persistants. Pour Emile Zabsonré, les enseignements tirés de cette expérience doivent contribuer à améliorer la cohérence et l’efficacité des interventions publiques en faveur de l’égalité entre
les sexes.
Il a rappelé que la promotion du genre constitue un impératif social ainsi qu’un important levier de développement durable, de cohésion sociale, de paix et de stabilité. Selon lui,
l’égalité entre les femmes et les hommes ne saurait être dissociée des efforts visant à renforcer la participation de toutes et de tous à la vie économique, sociale et politique du Burkina.
La directrice générale de la promotion de la femme et du genre, Valérie Thérèse Sanou, a relevé que l’implication de tous les acteurs dans l’élaboration de la stratégie constitue un atout majeur. Cette approche, a-t-elle justifié, permet de prendre en compte les
réalités du terrain et de renforcer l’adhésion des différents acteurs à la mise en œuvre du plan d’actions opérationnel. Elle a, en outre, rassuré que la nouvelle stratégie répond aux difficultés actuelles, notamment à la situation des personnes déplacées internes et à l’augmentation des violences basées sur le genre.
La stratégie nationale genre 2026-2030 prévoit, a-t-elle ajouté, des mesures concrètes pour renforcer la résilience des femmes, telles que la mise en place d’activités génératrices de revenus, l’octroi d’unités de production et l’aménagement de sites maraîchers. « Elle vise également à améliorer l’accès aux services sociaux, judiciaires et de protection destinée aux victimes de violences basées sur le genre », a conclu Valérie Thérèse Sanou.
Adama SEDGO
Martin OUEDRAOGO
(Stagiaire)






