Les ministres en charge de l’administration territoriale des pays membre de la Confédération des Etats du Sahel ont effectué une visite au Mémorial Thomas-Sankara, mercredi 16 septembre 2026, à Ouagadougou.
Après la rencontre des ministres chargés de l’Administration territoriale de la Confédé-ration des Etats du Sahel qui s’est tenue du 15 au 16 septembre 2026, à Ouagadougou, les ministres des 3 pays ont effectué une visite au Mémorial Thomas-Sankara, le mercredi 16 septembre 2026. Au cours de la visite, la délégation composée des ministres Emile Zerbo du Burkina Faso, Issa Ousmane Coulibaly du Mali, du chef de la délégation du Niger, Ayouba Abdourahmane et des gouverneurs des régions du Burkina, ont parcouru les différents espaces du mémorial, découvrant notamment le bureau du Père de la Révolution burkinabè ainsi que le lieu où il a été assassiné, le 15 octobre 1987.
Les visiteurs ont également observé le mausolée où reposent Thomas Sankara et ses 12 compagnons, se replongeant dans l’histoire et la mémoire de celui qui demeure une figure emblématique du Burkina Faso et de l’Afrique en général, a affirmé le ministre de l’Administration territorial et de la Décentralisation du Mali, Issa Ousmane Coulibaly. « Aujourd’hui, après cette présentation, je me rends compte que ce que nous sommes en train de faire aujourd’hui a commencé il y a très longtemps. Les germes étaient déjà là », a-t-il soutenu.
Etablir une continuité symbolique
Selon le général Issa Ousmane Coulibaly, cette visite a permis de mieux appréhender une partie de l’histoire du Burkina Faso et au-delà, celle d’une Afrique engagée dans la défense de sa liberté et sa souveraineté. En sus, le ministre malien a évoqué le devoir de sacrifice au service des Nations africaines. « Le message est clair. C’est le sacrifice. Il y a des gens qui sont allés jusqu’au sacrifice suprême. Il n’y a pas de raison à ce qu’il y ait de la retenue. Le message s’adresse surtout à la jeunesse », a-t-il poursuivi.
La visite guidée de la délégation a été l’occasion d’établir une continuité symbolique entre Thomas Sankara et les dirigeants actuels de l’AES. « Nous, aujourd’hui, au sein de l’AES, au travers de trois chefs d’Etat, le capitaine Traoré, le général Goïta et le général Tiani, avons maintenu le flambeau qui avait été allumé, il y a longtemps. Et le capitaine Sankara a laissé une tache d’huile qui ne fera que se propager », a-t-il rassuré. Il a également saisi l’occasion pour saluer la résilience des peuples de l’AES, un élément essentiel, selon lui, dans la dynamique actuelle de l’AES. « Que cette jeunesse comprenne que tout ce qui se fait aujourd’hui se fait pour elle et c’est à elle de continuer le combat »,
a-t-il conclu.
Galedie Kétoura SIMPORE






