
L’opération de constat d’accidents assistées par drone a été officiellement lancée à Bobo-Dioulasso, le vendredi 7 août 2026, au camp du Groupement des compagnies républicaines (CRS) de Bobo-Dioulasso. Cette nouvelle technologie devrait accélérer les constats d’accidents de la circulation et permettre de libérer les axes routiers dans des délais records.
Bobo-Dioulasso connaît désormais l’introduction d’une nouvelle technologie dans le domaine de la sécurité routière. Il s’agit du constat d’accidents assistés par drone. Après l’introduction de ce dispositif à Ouagadougou, cette technologie fait désormais son entrée dans la capitale économique du Burkina Faso. Elle a été officiellement lancée à Bobo-Dioulasso, le vendredi 7 août 2026. La cérémonie, qui s’est tenue au camp du Groupement des compagnies républicaines (CRS) de Bobo-Dioulasso, a été présidée par le chargé de mission du ministère de la Sécurité, le commissaire divisionnaire de Police, Siyalé Moussa Palm. A cette occasion, il a remis deux drones à la direction régionale de la police nationale pour le début des opérations dans la ville.
Cette cérémonie marque une étape importante dans la modernisation des méthodes d’intervention de la Police nationale et traduit la volonté du gouvernement de mettre les nouvelles technologies au service de la sécurité publique. Le chargé de mission a souligné l’importance de cette innovation. « Face à l’accroissement du trafic routier, à l’urbanisation rapide de nos villes et à la nécessité de disposer d’éléments techniques fiables pour les enquêtes, il devient indispensable d’adopter des outils innovants. Le drone constitue aujourd’hui une réponse efficace à ce défi », a-t-il indiqué.
Selon lui, le drone permet d’obtenir rapidement une vue d’ensemble de la scène d’un accident et d’effectuer des mesures précises. L’initiative n’est plus désormais au stade d’expérimentation. Elle est déjà opérationnelle à Ouagadougou, où trois commissariats d’arrondissement, le commissariat central ainsi que le service de la circulation routière utilisent le drone pour réaliser les constats d’accidents, avec des résultats jugés encourageants.
Siyalé Moussa Palm a indiqué que les drones mis à la disposition de la Police nationale constituent un investissement important de l’Etat et doivent, à ce titre, être utilisés dans le strict respect des textes en vigueur et des exigences de qualité qui caractérisent l’institution.
Réduire considérablement le temps des constats
Selon le directeur régional de la Police nationale du Guiriko, Voubi Ziba, l’introduction de cette technologie va réduire considérablement le temps des constats dans la ville de Bobo-Dioulasso. « En cinq minutes maximum, l’opération est terminée et on dégage la voie », a-t-il indiqué. A l’en croire, les policiers sont les premiers bénéficiaires de cette innovation, mais l’amélioration de leurs conditions de travail profitera davantage encore aux usagers de la route. Pour lui, l’ambition est d’augmenter progressivement le nombre d’équipements afin d’accélérer la modernisation des interventions de la Police nationale. « Vous voyez qu’on n’a que deux drones.
Cela veut dire que si l’un tombe en panne, le service est du coup interrompu », a relevé le directeur régional. La cérémonie a également marqué la fin de la formation de dix policiers au pilotage des drones dans le cadre des constats d’accidents. Cette formation, qui a duré un mois, a consisté en un parcours structuré, progressif et exigeant, destiné à former des professionnels capables d’intervenir avec rigueur, précision et sens des responsabilités lors des accidents de la circulation. Selon le représentant des stagiaires, le lieutenant de police, Didier Mokoro, les participants ont appris à manipuler les drones dans leurs différentes fonctionnalités, à capturer des images sur les lieux d’un accident et à réaliser des opérations de cartographie.
« Nous sommes désormais outillés avec cette nouvelle technologie avancée et nous prenons l’engagement de mettre les connaissances acquises au profit de l’administration », a-t-il déclaré. Pour sa part, le représentant des formateurs, le capitaine de police Koubouna Somé, a expliqué que la formation s’est articulée autour de plusieurs modules complémentaires. Elle a notamment porté sur les cours théoriques, avant de passer à la phase pratique lors de sorties sur le terrain.
Noufou NEBIE




