Ecole nationale des sous-officiers de la gendarmerie: la promotion « Kawgu » s’engage pour l’assaut final contre le terrorisme

Barrés de leurs épaulettes des maréchaux des logis, les 300 nouveaux gendarmes s’engagent pour la victoire finale contre le terrorisme.

La 52e promotion de l’Ecole nationale des sous-officiers de la gendarmerie (ENSOG), forte de 300 jeunes gendarmes dont 15 personnels féminins, a achevé sa formation, le vendredi 11 septembre 2026 à Bobo-Dioulasso. Baptisée « Kawgu », qui signifie « Victoire » en Fulfuldé, cette 52e promotion entend désormais mettre son savoir-faire et son engagement au service de la défense de la patrie et de la reconquête du territoire national.

La Gendarmerie nationale se renforce. Entrés à l’Ecole nationale des sous-officiers de la gendarmerie (ENSOG), le 26 octobre 2024, 300 élèves dont 15 personnels féminins, de la 52e promotion ont été jugés aptes à intégrer les rangs de l’institution, renforçant ainsi son dispositif opérationnel. Ils ont reçu leurs épaulettes de maréchaux des logis, le vendredi 11 septembre 2026, au cours d’une cérémonie patronnée par le ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé.

Placée sous le parrainage du ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, Ismaël Sombié, cette cérémonie a été un moment de fierté pour ces jeunes sous-officiers de la Gendarmerie nationale qui, deux années durant, ont été soumis aux exigences de la formation militaire. De simples civils à leur arrivée à l’ENSOG, ils sont désormais des gendarmes prêts à contribuer à la victoire finale contre le terrorisme.

Leur parcours a été jalonné, selon le délégué de la promotion, le maréchal des logis Jean Donald Zongo, d’épreuves physiques, morales et professionnelles. Le bivouac de trois mois effectués à Logofourousso, notamment, a-t-il laissé entendre, a constitué l’une des étapes les plus éprouvantes de leur formation. « Marches, rusticité, contraintes physiques, vie en groupe et apprentissage de la solidarité ont contribué à forger notre carrière militaire », a soutenu le désormais maréchal des logis.

La formation, a-t-il poursuivi, a également porté sur les dimensions morale, physique, intellectuelle et professionnelle. Les élèves, selon le comman-dant de l’ENSOG, le chef d’escadron Souleymane Coulibaly, ont été préparés au commandement d’un groupe au combat, aux missions de maintien et de rétablissement de l’ordre ainsi qu’aux fonctions d’agent de police judiciaire. « Des stages pratiques et des exercices de mise en condition opérationnelle ont complété cet apprentissage », a précisé le chef d’escadron Coulibaly.

« Le combat n’est pas encore fini »

S’adressant aux nouveaux sous-officiers, le ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé, a rappelé que leur sortie intervient dans un contexte où le Burkina Faso poursuit la reconquête de son territoire. Pour le ministre d’Etat, les nouveaux gendarmes doivent immédiatement se mettre dans les dispositions de combat et contribuer à la consolidation des victoires déjà engrangées.

Si la guerre contre le terrorisme « tire vers sa fin », a-t-il souligné, « le combat n’est pas encore fini ». D’où son appel à la loyauté, à la fidélité, à la discipline et au courage. Le chef d’état-major de la Gendarmerie nationale, le colonel Issa Yaguibou, a, pour sa part, exhorté les nouveaux maréchaux des logis à faire de l’intégrité et du sens du devoir leur ligne de conduite.

Il leur a notamment rappelé que l’épaulette n’est pas un privilège, mais une respon-sabilité supplémentaire envers la Nation et les populations. Corruption, racket, favoritisme, compromission et abus d’autorité doivent, selon lui, être bannis du comportement du gendarme.

La 52e promotion a par ailleurs réalisé des performances remarquables. Les 300 élèves ont été déclarés aptes à intégrer les effectifs des Forces armées nationales, avec un taux de réussite de 100%. Le major de la promotion affiche une moyenne de 17,51/20, tandis que le dernier obtient 13,45/20, pour une moyenne de classe de 15,43/20.

Pour le délégué de la promotion, ces résultats sont le fruit de la détermination et des sacrifices consentis durant les deux années de formation. Baptisée « Kawgu », symbole de victoire en langue fulfuldé, la promotion de ces jeunes gendarmes se dit prête à affronter les réalités du terrain. Ils sont désormais appelés à traduire leur engagement en actes, aux côtés des autres forces combattantes, pour la défense de la patrie, la protection des populations et la sécurisation du territoire national.

Kamélé FAYAMA

 

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