Respect des droits humains : une trentaine d’acteurs publics du Kadiogo outillés

Cette formation a permis aux participants de lever les équivoques autour des droits humains et connaitre la nécessité de leur respect.

Le ministère de la Justice a organisé une session de formation sur les enjeux et les défis liés au respect des droits humains dans la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso, au profit des acteurs publics de la région du Kadiogo, les 8 et 9 septembre 2026, à Ouagadougou.

La lutte engagée contre le terrorisme doit impérative- ment prendre en compte les droits humains, afin de garantir une paix durable aux populations. Cette lutte recommande également d’adapter les messages d’information et de sensibilisation au contexte. C’est dans cette dynamique que le ministère de la Justice, à travers sa direction générale des droits humains, a initié les 8 et 9 septembre 2026, une session de formation au profit d’une trentaine d’acteurs publics du Kadiogo.

L’objectif est de renforcer non seulement les capacités des acteurs publics sur les enjeux et les défis liés au respect des droits humains dans la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso, mais aussi de les outiller sur les fondements de la Révolution progressiste populaire (RPP), en vue d’en tenir compte dans leurs missions quotidiennes. « L’approche basée sur les droits humains n’est pas une faiblesse, c’est un bouclier stratégique.

Elle maintient notre crédibilité sur la scène internationale, sur les plans économique et culturel, et nous donne la force morale nécessaire », a expliqué la directrice de la protection contre les violations de droits humains, Tégawendé Ouattara. Elle a soutenu qu’il est indispensable pour les acteurs publics porteurs de l’autorité de l’Etat d’avoir la même compréhension et la même lecture des enjeux sur le respect des droits humains.

Ainsi, les droits humains et les enjeux de leur respect sur les plans géopolitiques, économiques, sociaux et cultuels ; les éléments de langage à utiliser dans le contexte de la lutte contre le terrorisme ; le droit international humanitaire et lutte contre
le terrorisme, la participation citoyenne et le patriotisme, moteur de la révolution progressiste populaire ont été les points sur lesquels les participants ont échangé pendant les 48 h de réflexion.

Satisfecit des participants

Le directeur de l’éducation au civisme et à la citoyenneté au ministère de la justice, Déni Daboné, l’un des formateurs, est revenu sur la définition de l’impérialisme, du citoyen, de la citoyenneté, de la participation citoyenne et du patriotisme. Il a décliné les acteurs de mise en œuvre de la RPP, avant de présenter son contexte, ses idéaux, ses valeurs et grands axes.

« Nous leur avons demandé non seulement d’incarner les valeurs que nous avons enseignées, mais surtout de les diffuser à travers les différents médias, pour
que la sensibilisation puisse se poursuivre », a-t-il dit, à l’endroit des participants. Ceux-ci ont salué cette initiative de renforcement des capacités sur les droits humains. Pour l’une des participantes, Béatrice Kam, la rencontre a permis de comprendre que les droits humains ne sont pas une invention occidentale contraire aux valeurs africaines, mais remontent aux sources historiques africaines.

« Lutter contre le terrorisme, c’est protéger les droits humains. Les moyens et les valeurs de lutte contre le terrorisme doivent respecter les droits humains », a-t-elle notifié. Elle a souhaité que cette formation puisse permettre à la trentaine de participants d’être des citoyens respectueux des droits humains, mais également des acteurs de promotion des droits humains.

Dans la même lancée, le journaliste à la télévision BF1, Hervé Dapa, a affirmé avoir acquis de nombreuses connaissances au terme de ces deux jours de formation. « Le droit humanitaire international et les droits humains ne sont pas des éléments qui viennent pour empêcher les Forces de défense et de sécurité (FDS) de combattre.

C’était un peu la rumeur qui était connue de tous, mais ce n’est pas vrai », a-t-il révélé. Hervé Dapa a ajouté que les connaissances sur les différentes terminologies lui permettront de mieux encadrer les débats avec les chroniqueurs et éviter l’utilisation de certaines expressions.

Wendaabo Cathérine KOURAOGO

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.