Gestion des eaux usées et excréta: des acteurs échangent pour des solutions durables

Le directeur des études de partenariat et de l'information sur l'assainissement, Bassina Ouattara : « cet atelier est une opportunité pour présenter les résultats de l’étude et faciliter l’adoption des ouvrages innovants… »

La direction générale des eaux usées et excréta a organisé un atelier d’information et de sensibilisation des entreprises génératrices des eaux usées et excréta, jeudi 22 janvier 2026, à Ouagadougou.

La gestion des eaux usées et des excréta constituent une priorité pour les autorités en charge de l’assainissement, aussi bien dans les villes que dans les campagnes. Cette problématique touche de nombreux acteurs économiques et sociaux, notamment les hôtels, les industries et certaines unités de production comme les tanneries, confrontés à d’importantes difficultés techniques et organisationnelles. La Direction générale des eaux usées et excréta a mené une étude visant à proposer des solutions innovantes et durables pour le prétraitement des eaux usées et excréta.

C’est dans ce contexte que s’est tenu l’atelier de présentation des résultats de l’étude nationale sur la production des eaux usées et les technologies existantes pour leur traitement, jeudi 22 janvier 2026, à Ouagadougou. Selon le directeur des études de partenariat et de l’information sur l’assainissement, Bassina Ouattara, il ressort de l’étude qu’un grand nombre d’acteurs dans le secteur hôtelier et industriel, font face à des contraintes importantes dans la gestion des eaux usées et des excréta.

Pour répondre à ces difficultés, plusieurs actions structurantes ont été engagées, dont l’élaboration d’un document-cadre de gestion de la filière couvrant toute la chaîne de valeur, l’adoption du décret n°1248 d’octobre 2023 réglementant l’assainissement autonome des eaux usées et excréta, ainsi que le lancement, en octobre 2024, de la campagne nationale pour un assainissement géré en toute sécurité. En vue d’opérationnaliser certaines actions, a-t-il fait savoir, une étude conduite par la direction générale de l’assainissement des eaux usées et excréta a permis de répertorier et diagnostiquer les filières de prétraitement ou de traitement des eaux usées et excréta existantes dans ces structures.

Respecter la réglementation

L’étude a aussi permis de trouver des solutions adaptées pour une gestion efficace des eaux usées. « L’atelier de présentation des solutions de traitement des eaux usées qui nous réunit revêt une importance particulière, car il s’inscrit pleinement dans un processus participatif où chaque acteur a l’occasion d’apporter sa contribution », a-t-il déclaré.
Au cours des échanges, a poursuivi, M. Ouattara, les participants vont également se pencher sur la question de la réglementation. A cet effet, il a rappelé que le cadre juridique est clairement défini, à travers le décret n°1248 portant réglementation de l’assainissement des eaux usées et des excréta.

Selon ce texte, a éclairé le directeur des études de partenariat et de l’information sur l’assainissement, tout producteur d’eaux usées est légalement tenu d’assurer leur gestion adéquate. En cas de non-respect de cette obligation, l’acteur concerné s’expose à des sanctions prévues par la loi en matière de santé publique. Ces dispositions sont bel et bien en vigueur et applicables. En l’occurrence de la ville de Ouagadougou, il a souligné que plusieurs structures ne respectant pas la réglementation ont déjà été interpellées. « Des sorties de terrain ont été organisées avec l’appui de la police municipale. Ces opérations ont conduit à l’identification d’acteurs en infraction, lesquels ont été sanctionnés et contraints de payer des amendes, conformément aux textes en vigueur », a-t-il prévenu.

Oumarou RABO

 

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