Hadj 2026: les dernières consignes avant le premier vol

e secrétaire général du ministère en charge du culte, Saidou Sankara (milieu), a souhaité que les futurs pèlerins soient des portes-flambeaux du Burkina aux lieux saints.

Le secrétaire général du ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Saidou Sankara, a rencontré le comité national d’organisation du pèlerinage à La Mecque, lundi 4 mai 2026, à Ouagadougou.

Avant le départ prévisionnel du premier vol du hadj 2026, prévu pour le 6 mai 2026 prochain, le ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité a rencontré les acteurs du pèlerinage. C’est le secrétaire général du ministère en charge des cultes, Saidou Sankara, représentant son ministre de tutelle, qui a rencontré le comité national d’organisation du pèlerinage à La Mecque, lundi 4 mai 2026, à Ouagadougou. Cette rencontre d’échanges avait pour but de donner des consignes, des attentes des plus hautes autorités du Burkina pour un pèlerinage réussi.

Elle a connu la présence des responsables d’agence de voyage, des communautés islamiques et partenaires.  Saidou Sankara a noté que l’organisation du hadj a enregistré une amélioration significative. Il a, à l’occasion, félicité tous les acteurs pour la synergie d’actions et l’engagement soutenu ayant permis d’obtenir ces résultats probants, salués par l’opinion nationale et les autorités saoudiennes. Il a aussi rassuré que le gouvernement travaille à corriger les imperfections existantes. M. Sankara a confié que la tenue de la rencontre traduit la volonté du département en charge des cultes d’optimiser l’efficience dans l’organisation de cet événement religieux majeur. « L’organisation du hadj occupe une place de choix dans l’agenda du ministère en charge des cultes et nous ne ménagerons aucun effort pour accompagner cette organisation du pèlerinage », a-t-il dit.

C’est dans cette perspective d’amélioration, a-t-il signifié, que le gouvernement burkinabè a, par un décret pris en Conseil des ministres, dévolu dorénavant l’organisation des pèlerins religieux à l’Etat. « Toutes les dispositions sont prises à travers un comité national d’organisation pour ce qui concerne le pèlerinage à La Mecque, pour la mise en œuvre de cette réforme à partir de la présente édition dans une synergie constructive avec l’ensemble des acteurs », a-t-il confié. M. Sankara a en outre formulé le vœu que l’engagement ferme et les nombreuses innovations qui ont été développées ces récentes éditions soient perpétuées et que les manquements et les insuffisances constatés soient à jamais bannis de l’organisation du hadj. Il a par ailleurs souligné qu’à l’édition 2025, il a été constaté avec beaucoup de regrets de la part des pèlerins et de certains acteurs impliqués dans l’organisation, des comportements compromettant l’image du Burkina. « Pour la présente édition et celle à venir, ces comportements ne sauraient être tolérés et tout manquement fera l’objet de sanctions conformément à la réglementation en vigueur », a-t-il prévenu.

Le secrétaire général du ministère en charge du culte a également souhaité que les futurs pèlerins soient des porte-flambeaux du Burkina au niveau des lieux saints. « Ils veilleront à porter plus haut cette lutte de responsabilité et auront en permanence un souvenir constant de leur pays. Ils n’oublieront pas de prier pour un retour à la paix et à un renforcement de la cohésion sociale », a-t-il souhaité.

                      Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE

                                                            (Collaborateur)

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