
Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a officiellement lancé, les travaux de curage des barrages n°1, 2, 3 et de Boulmiougou de la ville de Ouagadougou, vendredi 1er mai 2026, à Tanghin, au barrage n°1.
La ville de Ouagadougou a enfin vécu son rêve, celui de voir réaménager ses barrages avec l’extraction et l’évacuation de 600 000 m3 de sédiments, pour une première phase de curage. En effet, le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant, Ismaël Sombié, a officiellement lancé, les travaux de curage des barrages n°1, 2, 3 et de Boulmiougou de la ville de Ouagadougou, vendredi 1er mai 2026, à Tanghin, au barrage n°1.
Ce lancement a eu lieu en présence des membres du gouvernement, des responsables du ministère en charge de l’agriculture, des chefs coutumiers et des populations riveraines. Selon les techniciens, les travaux vont consister à extraire et évacuer les sédiments de plus de 1,25 000 000 m3 du barrage 2, 733 000 m3 du barrage de Boulmiougou et 16 000 m3 du barrage n°1. Le ministre d’Etat Sombié a indiqué que lesdits barrages sont des plans d’eau vitaux pour la ville de Ouagadougou. « Pour le seul barrage n°2, le volume d’ensablement est estimé à 1,25 million de m3.
En termes simples, cela équivaut à 90 000 camions de 20 m3. En conséquence, la station de pompage de l’ONEA, autrefois installée sur ce barrage et qui contribuait à l’approvisionnement en eau potable en complément des barrages de Ziga et de Loumbila, ne peut plus être exploitée en raison de la dégradation de la qualité de l’eau, liée encore une fois à l’action humaine. La ville de Ouagadougou fait face à un déficit de 57 000 m3 d’eau potable par jour », a-t-il déploré. Le commandant Ismaël Sombié a pointé du doigt, les mauvaises pratiques maraîchères d’envasement ainsi que l’utilisation des pesticides et des herbicides, d’où la nécessité de curer ces retenues d’eau afin de prévenir les inondations et de réduire le déficit en eau. A ce propos, il a rappelé la mise en place du plan d’urgence gouvernemental, doté d’un financement d’environ 16 milliards F CFA, visant à atténuer la pénurie d’eau potable durant les périodes de forte chaleur.
Approvisionner Ouagadougou en eau potable
« Vous avez sans doute ressenti l’impact de ce plan d’urgence qui est toujours en cours de mise en œuvre. Dans une perspective de solutions à moyen terme, il est impératif que les ressources des barrages n°1, 2, 3, ainsi que celui de Boulmiougou qui constituent un réservoir en amont, puissent également contribuer à l’approvisionnement en eau potable de Ouagadougou », a-t-il dit. Le ministre d’Etat chargé de l’eau a invité l’Office national des barrages et des aménagements hydro-agricoles (ONBAH) et la Société nationale de l’aménagement des terres et de l’équipement rural (SONATER) en charge des travaux à œuvrer à respecter le délai de trois semaines fixées pour le curage des 600 000 m3 de sédiments prévus.
Le directeur général de l’Agence de l’eau du Nakanbé (AEN), Boukaré Sabo, a déclaré qu’au-delà de la prévention des inondations, la restauration de ces cuvettes permettra de renforcer la desserte en eau de la ville de Ouagadougou, d’améliorer durablement la qualité de la ressource et de revitaliser la vie aquatique. « Nous visons une augmentation significative de la production halieutique pour contribuer à notre souveraineté alimentaire », a-t-il déclaré. Concernant les maraîchers qui occupaient ces espaces, il a affirmé que leur relocalisation progressive dans la ceinture verte de Ouagadougou est déjà en cours. « Plus de 100 hectares ont été mobilisés et la réalisation de forages à gros débit sur ces sites est enclenchée.

Cela témoigne de la volonté du gouvernement de bâtir avec le peuple », a-t-il laissé entendre. Par ailleurs, le ministère en charge de l’agriculture, en collaboration avec celui en charge de l’action humanitaire, a mis à leur disposition, 25 tonnes de vivres, 45 tonnes d’engrais ainsi que des équipements d’irrigation au profit des personnes impactées afin de faciliter leur réinstallation. Quant au représentant du Président de la délégation spéciale de Ouagadougou (PDS) de Ouagadougou, Boukari Savadogo, il a laissé entendre que les travaux de curage viennent répondre à une attente forte des populations.
« La commune de Ouagadougou s’engage à accompagner pleinement la mise en œuvre de ces travaux, notamment à travers : la sensibilisation des riverains, le respect des mesures de protection du site et l’appui à la mobilisation communautaire », a-t-il assuré. Boukari Savadogo a exhorté les populations bénéficiaires à faire preuve de civisme et de responsabilité pour garantir la durabilité des ouvrages. Des vivres, des engrais et des équipements ont été symboliquement remis aux maraichers, au cours de la cérémonie, sous les bénédictions des chefs coutumiers.
Boukary BONKOUNGOU





