
Battues lors de leur entrée en lice par la Côte d’Ivoire (1-4), les Étalons dames jouent déjà une partie de leur avenir dans cette Coupe d’Afrique des nations, ce jeudi, face à la Tanzanie. En conférence de presse d’avant-match, le sélectionneur Issa Balboné et la capitaine Balkissa Sawadogo ont affiché un discours empreint de lucidité, de sérénité et de détermination.
Pour le technicien burkinabè, le plus grand chantier après le revers concédé face aux Ivoiriennes était d’ordre psychologique. « Le plus difficile, c’était d’accepter la défaite », a reconnu Issa Balboné. Dès le lendemain de la rencontre, le staff technique s’est attelé à remettre les joueuses en confiance à travers un important travail mental, avec l’appui d’un psychologue et l’intervention de l’ancien international burkinabè Alain Traoré, venu partager son expérience.
« Il faut oublier ce qui s’est passé lors du premier match pour rebondir face à la Tanzanie », a insisté le sélectionneur, convaincu que son groupe a retrouvé les ressources nécessaires pour livrer une prestation à la hauteur de l’enjeu.
De son côté, la capitaine Balkissa Sawadogo s’est voulue rassurante. Selon elle, les joueuses ont rapidement fait leur autocritique et se sont remises au travail. « Nous avons réussi à oublier ce qui s’est passé et à rester focalisées sur l’avenir », a-t-elle affirmé. La défenseure estime également que le soutien attendu de la communauté burkinabè au Maroc constituera un supplément de motivation pour l’équipe.
Interrogée sur son expérience à l’étranger, notamment en Arabie saoudite, Balkissa Sawadogo a expliqué qu’elle tente de transmettre à ses coéquipières une culture de la résilience. « Il ne faut jamais abandonner, quel que soit le score. Il faut toujours continuer à se battre », a-t-elle souligné.
En face, la Tanzanie aborde cette deuxième journée dans une position confortable après sa victoire inaugurale contre l’Afrique du Sud. Son sélectionneur, Bakari Shime, n’entend toutefois pas sous-estimer les Burkinabè.
« Nous avons beaucoup de respect pour le Burkina Faso. C’est une bonne équipe qui s’est procuré plusieurs occasions contre la Côte d’Ivoire malgré la défaite », a déclaré le technicien tanzanien. Il sait qu’un nouveau succès rapprocherait son équipe de la qualification, mais insiste sur la nécessité de rester concentré et fidèle à son identité de jeu.
« Ce sera un match très difficile. Le Burkina Faso jouera sa survie dans cette compétition et nous devons être prêts à répondre à ce défi », a-t-il prévenu.
La capitaine tanzanienne, Opah Clement, partage cette analyse. Si la victoire contre les Banyana Banyana a renforcé la confiance de son groupe, elle assure que personne ne s’enflamme. « Ce n’était qu’un premier match. Nous devons rester concentrées et continuer à travailler pour atteindre nos objectifs », a-t-elle indiqué.
Au-delà des discours, les deux équipes savent que cette rencontre pourrait peser lourd dans l’issue du groupe. Pour les Étalons dames, une victoire est impérative afin de préserver leurs chances de qualification avant la dernière journée. Quant aux Tanzaniennes, un deuxième succès leur ouvrirait grand les portes des quarts de finale.
Le rendez-vous s’annonce donc décisif entre une sélection burkinabè en quête de rachat et une équipe tanzanienne désireuse de confirmer son excellent début de tournoi.
Pengdwendé Achille OUEDRAOGO envoyé spécial à Casablanca (Maroc)





