Cadre sectoriel de dialogue « Gouvernance économique » : plus de 1 930 milliards F CFA mobilisés au profit du budget de l’Etat au 30 juin 2026

Le Ministre chargé de l’Economie, Aboubakar Nacanabo : « je demeure convaincu que nous saurons relever les défis qui se présentent et contribuer efficacement à la réussite du Plan RELANCE 2026-2030 ».

Le ministère de l’Economie et des Finances a organisé la revue à mi-parcours 2026 du cadre sectoriel de dialogue « Gouvernance économique », mercredi 29 juillet 2026, à Ouagadougou.

Le Burkina Faso avance sur la voie de sa transformation structurelle, portée par une mobilisation collective sans précédent et trace les contours d’un Etat sobre et responsable. Cette revue de gouvernance exemplaire repose sur la transparence et la discipline, fondements de la Révolution progressiste populaire (RPP). C’est dans cet esprit que le ministère de l’Economie et des Finances a organisé la revue à mi-parcours 2026 du cadre sectoriel de dialogue « Gouvernance économique » le 29 juillet 2026, à Ouagadougou.

Pour le ministre de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, le Plan RELANCE 2026-2030 incarne une vision renouvelée de l’action publique, fondée sur la performance, la redevabilité et la recherche de résultats concrets au bénéfice des populations. Selon lui, en fin juin 2026, la mise en œuvre du Plan d’action sectoriel de développement de la gouvernance économique (PASD-GE) enregistre des taux d’exécution physique et financière respectifs de 46,92 % et 23,92 %, traduisant une dynamique d’exécution globalement satisfaisante au regard des objectifs fixés.

Il a ajouté qu’au-delà des chiffres, les réalisations enregistrées traduisent des avancées concrètes qui renforcent progressivement les fondements de la gouvernance économique et contribuent à l’amélioration des conditions de vie des populations. « Sur le plan économique et financier, les résultats obtenus attestent de la solidité de notre économie et de l’efficacité des réformes mises en œuvre », a-t-il soutenu.

Pour ce qui est de la mobilisation des ressources internes, il s’établit à 1 936,63 milliards FCFA au profit du budget de l’Etat au 30 juin 2026, soit 58,05 % de taux de mobilisation, traduisant une performance encourageante. Dans le même temps, il a affirmé que l’opération diaspora bonds a permis de mobiliser 151 milliards FCFA, soit 121,2 % de l’objectif, preuve de la confiance et de l’attachement des Burkinabè de la diaspora ainsi que des investisseurs aux efforts de construction nationale.

Comme autres résultats au cours du premier semestre de 2026, il y a la mobilisation de près de 170 milliards FCFA au profit du Fonds de soutien patriotique représentant 80% de l’objectif, et de 200 milliards F CFA pour la réalisation de l’autoroute Ouaga-Bobo. «

Redoubler d’effort pour atteindre nos objectifs »

« A ces acquis s’ajoutent une gestion maîtrisée du recours au marché financier, un soutien accru au secteur privé, un renforcement de la coopération économique et une meilleure valorisation des opportunités d’investissement », a précisé le ministre chargé des Finances.

Pour lui, l’ensemble de ces actions participe à la préservation de la stabilité et de l’intégrité du système financier national, malgré les contraintes du contexte actuel. Par ailleurs, Aboubakar Nacanabo a indiqué que des avancées importantes ont été réalisées au profit des collectivités territoriales, à travers le financement d’investissements structurants, le renforcement des capacités de résilience des territoires, l’amélioration des infrastructures socio-économiques et le soutien aux activités productives.

Ces efforts de l’Etat central contribuent à une meilleure inclusion territoriale et à l’amélioration des conditions de vie des populations. « Ces acquis démontrent que, malgré un environnement national et international marqué par de multiples contraintes, notre secteur demeure pleinement mobilisé pour traduire les orientations du gouvernement en résultats concrets au bénéfice de nos concitoyens », s’est-il réjoui. Il y a aussi des efforts en cours pour la digitalisation de la plateforme de passation des marchés publics, avec pour ambition qu’à partir de 2027, l’intégralité de ce processus s’effectue sur une plateforme numérique.

Malgré ces acquis, les acteurs du secteur de la gouvernance économique ne devraient pas dormir sur leurs lauriers, car, des défis restent à relever, les ambitions de développement du Burkina étant considérables. « Nous ne pouvons pas nous contenter des résultats actuels et nous devons redoubler d’effort pour atteindre nos objectifs », a conclu Aboubakar Nacanabo.

Mahamadi SEBOGO

Aude Frederique ROUAMBA (Stagiaire)

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