Depuis le temps que l’on vous disait que la France était au Sahel central pour défendre ses intérêts à travers ses supplétifs chargés de semer le désordre dans nos pays respectifs pour lui permettre de justifier sa présence prédatrice, la dernière tentative de déstabilisation du pouvoir souverainiste de Bamako, orchestrée par la même France avec l’appui logistique de certains pays et ces mêmes supplétifs vient confirmer définitivement cette position de pompier pyromane de Paris en Afrique et la nécessité de durcir davantage notre attitude contre ce fossoyeur séculaire de notre développement.
Avant d’aller plus loin dans l’analyse,il convient de s’attarder sur les deux groupes narco terroristes qui ont conduit cette attaque sur Bamako, à savoir le JNIM et le FLA pour comprendre leur motivation dans cette quête de recolonisation arabo-occidentale qui n’a de cesse de se transformer en fonction des intérêts de l’heure des uns et des autres, mais qui in fine, menace les fondements de nos Etats dans leur structuration actuelle. Le JNIM, d’abord »succursale » de l’Etat islamique au Sahel, est une création des Occidentaux (tout comme Al Qaida) pour détruire l’Irak de Saddam Hussein qui commençait à devenir une menace pour le « petit frère » israélien au vu de la montée en puissance de son armée et du ton belliqueux du dirigeant irakien d’alors vis-à-vis de l’Etat hébreu.
La mission aura plus que réussie au regard de l’état de décrépitude actuelle de l’Irak, même si la même mission assignée à ces terroristes en Afghanistan n’aura pas rencontré le même succès. Par la suite, après la destruction du verrou lybien en 2011 avec l’assassinat de Khadafi, il essaimera au Sahel avec le même objectif à savoir défendre les intérêts de l’impérialisme international. Quant au Front de libération de l’Azawad (FLA) il a pris plusieurs dénominations depuis ses premières manifestations au Sahel en 1917 , avec pour principale revendication la création d’un Etat autonome dans le septentrion malien au nom prétend-t-il de l’histoire.
En fait d’histoire, il n’en est rien,car, les Touaregs qui portent cette revendication ont toujours été minoritaires dans ces contrées, qui, depuis l’empire mandingue de Soundjata Keita en passant par celui songhoy de Sonny Ali Ber, ont toujours été gouvernés par les autochtones noirs. Derrière les thèses de cette fausse légitimité, il faut plutôt voir les trafics de tous genres qu’ils ont institués dans cette immense zone désertique, et, plus loin, la volonté de « grand remplacement » des Noirs par les Arabo berbères au Mali et dans tout le Sahel en général. Faut-il le rappeler, depuis la conquête de l’Egypte antique par les Arabes, ce dessein « tribal » reste d’actualité au sein de la « Sainte alliance » susmentionnée pour maintenir l’Afrique dans son état d’arrieration permanent.
On le voit, une guerre qui mêle des enjeux économiques et culturels ce qui la complexifie, si tant est que certains de nos « alliés » sont en fait nos pires ennemis. On a vu que le JNIM et le FLA, jadis opposés ont unis leurs forces pour réaliser leur rêve à l’instigation des grands maîtres occidentaux qui caressent d’autres rêves qu’ils mettront sur la table en temps opportun. La France qui s’effondre progressivement depuis qu’elle a été defenestrée du Sahel a précipité cet assaut pour rééquilibrer ses comptes malmenés par ailleurs par la crise mondiale consécutive aux « aventures » trumpiennes en Iran.
Le masque du sauveur (?) est définitivement tombé, avec cette déculottée de la fin avril qui a laissé sur le carreau nombre de mercenaires blancs qui ont commencé à « lâcher le morceau. » Il ne reste plus que le champ immatériel (la communication) pour délegitimer les autorités de l’AES, et à ce niveau, les médias français fonctionnent à temps plein en donnant la parole à ces bandits de grands chemins, nourris et blanchis par Paris. Les dirigeants de l’AES étant instruits depuis longtemps de cette duplicité, la réplique sera toujours à la hauteur de celle-ci. Aucune félonie ni traîtrise ne viendra à bout de l’Afrique des consciences éveillées plus que jamais résolue à écrire sa propre histoire. Pour Paris et ses mercenaires, c’est la fin des haricots.
Boubakar SY






