
L’ambassadeur de la République islamique d’Iran au Burkina Faso, Mojtaba Faghihi, a animé une conférence de presse, le jeudi 30 avril 2026, à Ouagadougou. A cette rencontre avec la presse, le diplomate a abordé la situation sécuritaire et politique de son pays, les relations bilatérales entre l’Iran et le Burkina Faso, ainsi que le soutien de Téhéran aux pays de la Confédération des Etats du Sahel.
L’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République islamique d’Iran au Burkina Faso, Mojtaba Faghihi, est remonté contre la « guerre d’agression » menée par les Etats-Unis et Israël contre son pays. Il l’a fait savoir au cours d’un point de presse, jeudi 30 avril 2026, à Ouagadougou tout en réaffirmant la solidité des relations irano-burkinabè ainsi que le soutien de Téhéran à l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Structurant son intervention autour de trois axes, le diplomate iranien est revenu sur les attaques qu’il attribue aux Etats-Unis et à Israël contre son pays. Il a rappelé que ces événements ont débuté le 28 février 2026, alors que des négociations étaient en cours en vue d’un règlement pacifique.
Il a affirmé que plusieurs infrastructures civiles, économiques et sociales ont été visées. Au plan humain, Mojtaba Faghihi a avancé un bilan de 3 468 personnes tuées dont 383 enfants et plus de 30 000 blessés. Il a également évoqué des destructions d’infrastructures civiles, notamment des établissements scolaires et sanitaires qu’il considère comme une violation des principes du droit international humanitaire. Dans son analyse, l’ambassadeur a dénoncé ce qu’il qualifie de « démocratie par la force », estimant que les interventions extérieures ne permettent pas aux Etats de construire des systèmes de gouvernance adaptés à leurs réalités.
Il a soutenu que chaque pays devrait s’appuyer sur ses propres valeurs et traditions pour assurer son développement. Abordant la coopération entre l’Iran et le Burkina Faso, le diplomate a affirmé que les relations entre les deux pays connaissent « leur meilleure période de l’histoire ». Il a indiqué que, malgré le contexte de crise, les engagements pris entre les deux Etats demeurent valides et applicables. Dans cette perspective, Mojtaba Faghihi a annoncé la tenue prochaine de la deuxième session de la Commission mixte Iran-Burkina Faso, en vue de renforcer davantage la coopération bilatérale.
Poursuivant son intervention, l’ambassadeur iranien a exprimé le soutien de son pays aux initiatives de la Confédération des Etats du Sahel (AES), regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Il a salué les efforts entrepris par ces pays en matière de souveraineté et de développement. Selon lui, les dirigeants de ces Etats se trouvent à un moment décisif pour consolider leur indépendance. Il a, en outre, invité les peuples africains à faire confiance à leurs propres capacités et à privilégier des solutions endogènes pour leur développement. En perspective, le diplomate iranien a réaffirmé la volonté de son pays de consolider ses relations avec le Burkina Faso et de contribuer aux dynamiques de coopération Sud-Sud.
Gustave KONATE
(Collaborateur)





