
Au cœur du village des communautés de la 22e édition de la Semaine nationale de la culture(SNC), les exposants étrangers ont fait voyager les visiteurs bien au-delà des frontières du Burkina. Du stand du Burundi à la celui de la Côte d’Ivoire, en passant par la Guinée et le Nigéria, les stands rivalisaient de couleurs et de savoirs ancestraux.
Venue du Burundi, Christelle Kogda a fait le déplacement avec dans ses bagages un pan entier de la culture artisanale de son pays. Perles, laines, vins de bananes et de mangues, mais aussi une gamme variée de paniers aux fonctions bien précises. « Les petits paniers servent à ranger des bijoux, tandis que les grands accompagnent les mariés et portent les vivres », a-t-elle expliqué. Certains, plus fonctionnels encore, sont conçus pour maintenir le tô chaud, à la disposition du chef de famille. Pots de fleurs, portes-lotus et nattes de dames complètent un étalage aussi riche que représentatif. Sur le marché, la Burundaise était confiante : « les marchandises sortent un peu un peu. On espère que ça sera encore plus actif ».
De la Guinée, Abdoulaye Diallo a apporté ses bazins et ses Kôkô Dunda, étoffes prisées, mais aussi toute une collection d’ustensiles de cuisine traditionnels. Spatules pour le riz et le bouilli, instruments à cuire à la vapeur, ou encore ceux destinés à trier les mauvais grains avant la cuisson. Chaque objet raconte un usage, une cuisine, une culture vivante.
Le Nigéria soigne et régale
La Nigériane, Mouslimat Aweni Iyabo a misé sur une double offre à cette SNC. Sa pharmacopée traditionnelle, remèdes contre la constipation, les maux de dos, les règles douloureuses, les ulcères, la tension ou le diabète, côtoyait des produits alimentaires comme le gari, les poissons séchés ou le riz, venus directement du Nigéria. Elle a lancé un appel chaleureux : « nous invitons nos frères et sœurs Burkinabè à visiter le stand nigérian. Longue vie au peuple burkinabè pour leur hospitalité ». Christine Paré, de la communauté ivoirienne, a proposé quant à elle des ustensiles en bois finement sculptés, des jeux d’awalé, des balafons, mais aussi de l’attiéké, des plats en terre cuite et des remèdes contre le paludisme et les hémorroïdes. Son message aux visiteurs était simple : « nous sommes appelés à retourner aux sources. Nos matériels sont de qualité et durables ».
Noufou NEBIE





