
Le gouverneur de la région du centre a lancé l’immersion patriotique au profit des élèves des classes intermédiaires de 50 établissements secondaires de la région, le mardi 13 janvier 2026, à Ouagadougou.
Après les élèves de la terminale, c’est au tour de ceux des classes intermédiaires d’être forgés dans le moule du patriotisme et du civisme. Une immersion patriotique a été lancée à leur endroit, dans l’après-midi du mardi 13 janvier 2026 à Ouagadougou.
Selon le gouverneur de la région du Kadiogo, Abdoulaye Bassinga, au
total 58 582 élèves de 50 établissements secondaires de la région vont bénéficier pendant six semaines de modules sur diverses thématiques en lien avec le civisme et le patriotisme.
Et ce, dans l’optique de forger des Burkinabè nouveaux, conscients de leurs devoirs, fiers de leur identité et résolument engagés pour leur patrie. « Cette formation à laquelle vous serez soumis va allier la théorie et la pratique afin de constituer un cadre d’apprentissage de vie communautaire, à travers une appropriation des règles collectives de respect des valeurs et symboles de l’Etat, d’hygiène et de protection de l’environnement », a-t-il indiqué.
Instauré par le gouvernement en juillet 2025 au profit des élèves admis au baccalauréat, l’immersion patriotique, a rappelé le gouverneur, a pour ambition de corriger les dérives de la jeunesse burkinabè. Il a cité en exemple la défiance de plus en plus notoire de l’autorité de l’Etat, le non-respect des symboles nationales et le mépris des règles de la circulation.
« L’amour de la patrie s’effrite alors qu’il devrait être le ciment de notre cohésion sociale », a-t-il regretté.
C’est en cela que l’immersion patriotique trouve son sens, selon le gouverneur du Kadiogo, dans la mesure où il va permettre de restaurer la discipline et d’inclure aux apprenants, les notions essentielles qui correspondent au type d’homme que l’école burkinabè devrait former. « L’école burkinabè doit redevenir un espace de discipline, de respect et de civisme », a-t-il soutenu.
Acquérir l’esprit révolutionnaire
Cette initiative s’inscrit par ailleurs, a souligné M. Bassinga, dans la dynamique de construction de la citoyenneté, de refondation de la société burkinabè et de consolidation de la vie patriotique. Il permettra aux participants, foi du gouverneur, de connaitre l’histoire du pays et d’acquérir l’esprit révolutionnaire qui doit désormais guider leurs comportements.
Et Puisque l’avenir d’une nation repose sur sa jeunesse, M. Bassinga a souligné l’importance d’une telle initiative pour le Burkina Faso. « Chers apprenants, vous êtes l’avenir du Burkina Faso. Le pays compte sur vous pour bâtir une société disciplinée,
respectueuse et unie. Je vous invite à une participation assidue au programme », a-t-il lancé. Le gouverneur du Kadiogo a par ailleurs fait une mention spéciale aux Forces de défense et de sécurité (FDS) qui vont dispenser les différents modules.
« Malgré leur agenda chargé, ils sont mobilisés pour assurer la formation. Nous avons plus de 1561 FDS commis à cette tâche », a-t-il apprécié. Il a dit espérer que grâce à leur concours et à celui des autres encadreurs, cette session connaitra un véritable succès à l’image de la première.
Du côté des FDS, assurance a été donnée par le lieutenant-colonel Armand Michel Ouédraogo, commandant à la troisième région militaire que tout sera mis en œuvre pour la bonne marche de la formation.
« Nous allons déployer du personnel militaire et prendre en compte les matières liées au civisme et à l’ordre serré pour que les jeunes apprenants puissent avoir le savoir et le savoir-être nécessaires pour être de bons citoyens », s’est-il
engagé.
Rihana Sanfo, élève en classe de 5e au lycée Vénégré est ravie à l’idée d’entamer cette formation. « Je suis convaincue que cela va nous aider à mieux connaitre la culture de notre pays et contribuer à son développement », a-t-elle déclaré.
Nadège YAMEOGO




