Intelligence artificielle: les députés formés

Les députés de l’ALP ont salué l’initiative du ministère en charge de la transition digitale et de la représentation nationale de les former à l’IA.

Le secrétariat permanent de l’innovation et de la veille sur les technologies émergentes du numérique, en collaboration avec l’Assemblée législative du Peuple, a organisé une session de formation à l’Intelligence artificielle (IA) au profit des députés, mercredi 15 juillet 2026, à Ouagadougou.

L’Assemblée législative du peuple (ALP) suit le rythme de l’évolution technologique. En effet, le Secrétariat permanent de l’innovation et de la veille sur les technologies émergentes du numérique (SPIVTEN), en collaboration avec l’ALP, a organisé une session de formation à l’Intelligence artificielle (IA) au profit des députés, mercredi 15 juillet 2026, à Ouagadougou. Le représentant de la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Saidou Yanogo, a indiqué que l’IA ne relève plus seulement de la technique, mais bien de la souveraineté et de l’avenir de la Nation.

« L’IA redessine sous nos yeux les administrations, les économies, les systèmes de santé, d’éducation, de sécurité et inévitablement, les cadres juridiques qui les régissent. Aucun pays ne peut aujourd’hui se permettre de la subir sans la comprendre, sans se donner les moyens de la déchiffrer avec discernement », a-t-il déclaré. Saidou Yanogo a fait savoir que l’atelier de formation s’aligne avec la vision du département en charge de la transition digitale qui entend faire de l’IA un levier au service de tous les Burkinabè. La deuxième vice-présidente de l’ALP, Haoua Fofana, a remercié le SPIVTEN pour son accompagnement dans l’organisation de cette session. Un enjeu central pour légiférer Elle a insisté sur la nécessité pour les parlementaires de comprendre l’IA non plus comme un sujet réservé aux experts, mais un enjeu central pour légiférer efficacement, protéger les droits des citoyens et encadrer l’innovation technologique. « Notre responsabilité est de passer d’une compréhension technique passive à un contrôle parlementaire souverain sur les politiques de l’Intelligence artificielle », a-t-elle dit.

Pour la deuxième vice-présidente de l’ALP, le Burkina Faso vit une période charnière où l’IA est en train de réinventer les économies, les institutions et les sociétés. Selon le formateur, Dr Yaya Traoré, par ailleurs, secrétaire permanent de l’innovation et de la veille sur les technologies émergentes du numérique, il est important d’échanger avec les députés, afin qu’ils puissent maîtriser le concept d’Intelligence artificielle. « Les députés doivent comprendre que l’Intelligence artificielle est ancrée dans nos habitudes et nécessite la légifération des textes nécessaires pour l’adoption d’une IA burkinabè. Toute donnée qui rentre dans une Intelligence artificielle et qui n’est pas maîtrisée par l’Etat peut être utilisée contre nous », a-t-il ajouté.

Quant au député Nassouri Daaga, le Parlement ne doit pas rester en marge des questions de l’IA. Il a souligné que l’objectif de cet apprentissage est de sensibiliser les parlementaires sur un sujet incontournable, dont les enjeux réels restent méconnus du grand public. « L’intelligence artificielle doit profiter au Burkina et à ses populations de manière inclusive, tout en garantissant un usage responsable qui n’entrave pas l’innovation », a-t-il affirmé. Les députés ont salué l’implication du ministère en charge de la transition digitale, à travers le SPIVTEN qui leur a permis de renforcer leurs capacités sur l’IA.

Boukary BONKOUNGOU

Bark-Wendé Sandrine TASSEMBEDO (Stagiaire)

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