2026, le Burkina Faso est encore là, debout et droit dans ses bottes contre vents et marées, contre les persécutions incessantes de la main invisible de l’impérialisme. Nous y sommes entrés de plain-pied et de pied ferme, plus déterminé que jamais en faisant un pied de nez à tous ces lugubres artisans du chaos ; ces puissances tapies dans l’ombre de la fourberie et prêtes à nous peindre en rouge pour nous confiner dans le cercle vicieux de l’épouvante et susciter la peur chez nos amis du monde.
Nous sommes en 2026, mais finalement, les projections macabres de l’inimitié et les pronostics chaotiques de l’animosité personnelles n’ont effleuré le moindre pan de notre existence. Le Burkina Faso, en plus d’être debout, marche, oui, il marche avec assurance et conviction vers un destin qu’il a lui-même forgé dans le mental de ses dignes filles et fils. En 2026, nous conti-nuerons à nous battre sans relâche contre l’ennemi tout en traçant les sillons du développement dans le roc de nos aspirations profondes.
En 2026, chaque Bur-kinabè digne de ce nom devra se féliciter sans rougir, sans complexe pour avoir été un acteur de ce développement. Les chiffres du Fonds de soutien patriotique (FSP) sont une illustration parfaite et le baromètre de cet engagement patriotique des Burkinabè pour les grandes causes du moment. C’est vrai, ce n’est pas une sinécure, mais au-delà des vœux pieux, gardons le pied à l’étrier, ajustons notre posture de combat et restons concentrés sur nos défis et objectifs à atteindre. Parce qu’il n’y a véritablement de vent favorable que pour celui qui sait où il va.
Chaque Burkinabè devra encore donner du sien à l’ouvrage avec la fierté de se regarder comme un dur à cuire qui avance malgré les difficultés du parcours. Il suffit de regarder dans le rétroviseur pour se rendre compte que même en temps de guerre, il n’y a guère de répit pour le rêve et la volonté ; on peut bien se battre au présent tout en construisant l’avenir. Il suffit de connaître les règles de la conjugaison éthique en temps critique et surtout maitriser les bonnes terminaisons qui suscitent l’adhésion de la Nation.
En regardant 2025 derrière nous s’effacer dans les sillons du temps qui s’écoule, ayons une pensée pieuse pour tous ces farouches combattants de causes justes dont le sang nous a servi de gage pour notre survie. Vous avez combattu du bon côté de l’histoire et la fierté de la Nation est indicible et éternelle. Parmi ces combattants, il y en a qui ont cédé leur vie sans concéder le moindre lopin de dignité légué par nos pères. Vous êtes nos héros et le Burkina Faso se bâtira dans le terreau fertile de la sueur et du sang de votre ultime sacrifice. Parmi ces combattants, il y a des blessés dont la rage de vaincre font trembler leurs béquilles.
Leur douleur provient plus du devoir inachevé que des meurtrissures qui saignent. J’ai vu des blessés larmoyés en rugissant la devise de l’invincible Faso et prêts à repartir au front malgré le traitre handicap qui les empêche de bouger. Leurs cœurs sont au combat ! Parmi ces combattants, il y en a dont les familles vivent l’absence avec endurance et résilience, les dents serrées, sans larme ni vacarme, sûres de la grande victoire qui apaisera les cœurs et rétablira la quiétude d’antan. Pour tous ces combattants tombés et leurs familles, la Nation est reconnaissante et l’histoire du pays des Hommes intègres retiendra vos hauts faits sur le marbre indélébile du temps immortel.
Mais “ceux qui vivent sont ceux qui luttent” les Burkinabè continueront la lutte chacun dans son domaine pour faire de votre mémoire le soleil de nos nuits, jusqu’à la sortie du sempiternel tunnel. Ceux qui nous ont imposés cette guerre apprendront à leur dépens que nul ne peut supprimer une nation qui sait compter sur elle-même sans tendre la main de la honte à ses bourreaux. Le Burkina Faso fera la guerre à la terre entière s’il le faut, si la terre entière s’oppose à l’intégralité de son intégrité. En regardant 2025 s’estomper dans le néant irréversible du temps, comme un taon, notre intégrité sera longtemps gravée dans ce même temps et fera vibrer le cœur de tous les hommes épris de liberté et de justice.
Ce pays de 274 223 km² porte fièrement avec ses voisins du Mali et du Niger la grandeur d’une histoire glorieuse qui se trame en solitaire au cœur de l’Afrique de l’ouest. Et le seul grand défi de la Confédération des Etats du Sahel (AES) est de faire lever le nouveau soleil des indépendances au couchant d’un continent longtemps endormi et endolori par un complexe d’infériorité suicidaire. L’AES irradiera partout par la singularité de son attachement à la dignité et à la liberté ; cette dignité ne sera jamais marchandée sur l’autel de l’hégémonie de quelle que puissance que ce soit. Cette liberté ne sera plus jamais confisquée parce que l’AES aura arraché l’indépendance vraie et servi de symbole et d’école pour les autres.
Parce que la fierté n’a pas besoin d’arme de destruction massive pour s’égosiller et se bomber le torse. L’intégrité est un mérite qui s’acquiert avec des valeurs humaines et socialisantes. Peu importe les épreuves infligées pour saper le moral du trio insurgé, la barbarie est le fort des faibles. Rien ne peut ébranler un peuple uni et solidaire. En 2026, les Burkinabè continueront à se battre avec une main et à construire avec l’autre pour montrer aux yeux du monde que pour la patrie, même la mort n’est pas une fin ; seule la honte en est une. Le Burkina Faso vaincra… !
Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr






