Le retour des guerres de prédation impérialiste

En décidant de mener ce qu’il a appelé « une attaque à grande échelle contre le Venezuela », le Président américain, Donald Trump, ouvre ainsi la voie aux guerres impérialistes que l’Occident menait jusque-là par le biais de ses supplétifs. Il a décidé de les conduire désormais en se mettant en première ligne, notamment en Amérique latine et bientôt en Afrique, toute chose qui a fait dire au capitaine Ibrahim Traoré qu’il fallait se préparer à faire face à « l’hiver noir ».

Jadis pré carré des USA qui y faisaient la pluie et le beau temps sous couvert de régimes militaires fantoches, l’Amérique latine s’est libérée de ce joug au détour du nouveau millénaire avec l’avènement de Ignaçio Da Silva Lula au pouvoir au Brésil. Bien avant lui, le régime sandiniste au Nicaragua avait rompu avec l’ordre ancien au prix d’une guerre de libération sanglante sous la houlette de Daniel Ortega. Avec l’avènement de Hugo Chavez au Venezuela et l’indépendance que le Mexique montre vis-à-vis de son puissant voisin, les stratèges américains ont élaboré des plans de reconquête « soft » basés sur la communication et l’agitation des milieux syndicaux et de la société civile.

Mais, devant la conscience citoyenne de plus en plus aiguisée des populations de la région, ces vieilles pratiques avaient fait chou blanc en dépit des milliards de dollars engagés dans ces opérations. Le déclin américain se dessinait progressivement ; ce que Trump dont le slogan de campagne était Make America great again (redonner à l’Amérique sa puissance) ne pouvait accepter. Partisan de la force brute, il a donc opté pour le fer et le feu pour atteindre ses objectifs ; ce qui fait courir un danger grave pour le monde entier.

Non seulement les populations ainsi agressées ne vont pas se laisser tondre comme des moutons de Panurge, mais il y a à craindre que par le jeu des alliances internationales, les conflits ne prennent une tournure plus apocalyptique. Moscou a ainsi déjà « mis en garde » Washington contre toute récidive de ses actions bellicistes, appelant par ailleurs Trump « au calme et à la retenue ». Nous revoilà donc au bon vieux temps de l’équilibre de la terreur et du surarmement des deux camps qu’il entraînait. L’occasion de rappeler les paroles prophétiques du Président Ibrahim Traoré qui avait affirmé que les faibles « vont disparaitre » et qu’il fallait se préparer en conséquence.

L’hiver noir n’est donc pas une vue de l’esprit, car la menace est aussi présente en Afrique et principalement au Sahel central sous couvert de terrorisme. Pour en revenir au cas du Venezuela dont le président a été transbordé manu militari aux Etats-Unis, toutes les hypothèses macabres sont désormais sur la table. Déjà, la vice-présidente qui assure le pouvoir par intérim a exigé le retour sans condition du Président Maduro, promettant d’organiser la riposte face à « cette agression barbare aux visées mercantiles ». Le droit international lui, prouve toute sa vacuité, donnant un peu plus de force au dicton qui veut que la raison du plus fort est toujours la meilleure. Trump a ouvert une boîte de Pandores dont on ne sait pas trop ce qu’elle contient, au grand dam des peuples qui ne demandent qu’à vivre en paix. Le monde est plus malade que jamais !

Boubakar SY

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