Demain mardi 2 juin 2026 marque le début effectif des épreuves écrites des examens scolaires sur l’ensemble du territoire national. De Dori à Niangoloko, de Nouna à Bogandé ou de Batié à Titao, des centaines de milliers de candidats au Certificat d’études primaires (CEP), au concours d’entrée en sixième, au Brevet d’études du premier cycle (BEPC), au Brevet d’études professionnelles (BEP) et au Certificat d’aptitude professionnelle (CAP) entameront ainsi l’ultime étape d’une année scolaire faite d’apprentissage, d’efforts et de persévérance.
Comme chaque année, ce rendez-vous constitue un moment déterminant pour les élèves, leurs familles, les enseignants et toute la communauté éducative nationale. Selon les chiffres communiqués par les ministres chargés de l’Education de base, Jacques Sosthène Dingara et de l’Enseignement secondaire, Moumouni Zoungrana, lors d’une conférence de presse conjointe le 28 mai dernier, le CEP et le concours d’entrée en sixième enregistrent 341 732 candidats, soit une hausse de 3 139 inscrits par rapport à la session 2025.
Pour le secondaire, le BEPC mobilise 218 049 candidats, tandis que le BEP compte 17 736 inscrits et le CAP, 12 720. Ces statistiques témoignent non seulement de la vitalité du système éducatif burkinabè, mais également des efforts continus consentis par l’Etat, les forces combattantes et les différents acteurs éducatifs pour garantir au plus grand nombre l’accès à l’éducation. Au-delà des chiffres, cette session 2026 se distingue par plusieurs innovations majeures qui visent à renforcer l’efficacité, l’équité et la qualité de l’organisation des examens.
Il s’agit notamment du retour de milliers d’élèves dans leurs localités d’origine reconquises et consolidées pour la composition, après plusieurs années de délocalisation imposée par la situation sécuritaire. Ce qui est synonyme des efforts, des exploits des forces combattantes dans la reconquête du territoire national. L’autre innovation importante concerne l’éducation civique qui devient désormais une matière à part entière dans l’évaluation des candidats du primaire.
Cette orientation traduit la volonté des autorités de promouvoir davantage les valeurs citoyennes, le civisme et le patriotisme chez les jeunes générations conformément à la refondation de l’Etat prônée par la Révolution progressiste populaire (RPP). Dans la même dynamique, l’exécution de l’hymne national en langues nationales pour les candidats au CEP ayant choisi le chant contribue à la valorisation de notre patrimoine linguistique. Dans le contexte actuel de construction d’une nation résiliente et souveraine, la formation du citoyen est aussi importante que l’acquisition des savoirs académiques.
La déconcentration du processus d’organisation est également une avancée notable. Le tirage et la reproduction des épreuves dans toutes les régions du Burkina Faso permettront d’améliorer la célérité des opérations, de réduire certaines contraintes logistiques et de renforcer l’efficacité du dispositif. Ces innovations s’accompagnent d’importants moyens financiers mobilisés par l’Etat (28 milliards F CFA), malgré un contexte national marqué par de nombreux défis, traduisant ainsi la place centrale qu’occupe l’éducation dans la vision de développement du Burkina Faso.
Toutefois, le succès de cette session ne dépend pas uniquement des moyens matériels et financiers mobilisés. Il repose également sur le sens de responsabilité de chaque acteur. Membres de jurys, surveillants, correcteurs, secrétaires, forces combattantes, personnels administratifs et encadreurs pédagogiques sont appelés à observer rigoureusement les consignes afin de garantir la transparence, l’équité et la crédibilité des résultats. Les candidats, quant à eux, doivent aborder ces épreuves avec sérénité, confiance et discipline, parce que les examens ne sont qu’une évaluation des connaissances acquises tout au long d’une année de sacrifices, de durs labeurs et d’apprentissage.
Aux parents enfin, revient un rôle essentiel pour la réussite des enfants : leur accompagnement moral et leur soutien psychologique demeurent des facteurs déterminants, après neuf mois d’investissement à tous les niveaux. L’heure de la rigueur, du mérite et de l’excellence a donc sonné. Ces examens scolaires donnent rendez-vous aux acteurs de l’éducation. Le rendez-vous du couronnement de neuf mois d’efforts collectifs qui doit ouvrir de nouvelles perspectives aux apprenants. Chacun doit répondre présent.
Par Assetou BADOH





