Lutte contre la filariose lymphatique : Un simulateur pour promouvoir la qualité de la chirurgie

La fondation Helen Keller international (HKI) présente, les 12 et 13 février 2019 à Kombissiri, dans la région du Centre-Sud, le simulateur ‘’Filaricele anatomical surgical task trainer (FASTT), aux formateurs de l’Ecole nationale de santé publique (ENSP) et de l’Unité de formation et de recherche en science de la santé (UFR/SDS). L’objectif de l’outil, est de combattre la morbidité liée aux Maladies tropicales négligées (MTN), à travers sa vulgarisation.

Les maladies ciblées par le projet de gestion de la Morbidité et de prévention des incapacités liées aux maladies tropicales négligées (MMDP) sont les complications du trachome et celles de la filariose lymphatique. Pour éradiquer ce mal, le simulateur ‘’Filaricele anatomical surgical task trainer (FASTT) a été développé, en vue de promouvoir la qualité de la chirurgie de l’hydrocèle, en mettant l’accent sur les renforcements des compétences des chirurgiens au Burkina Faso.

La présentation et la formation sur ce kit a réuni les formateurs de l’ENSP et de l’UFR/SDS, les 12 et 13 février 2019 à Kombissiri, localité située à une quarantaine de Km de Ouagadougou. La formation a été axée sur deux modules. Un module pratique ayant porté sur la présentation d’un simulateur et des cartouches et un module théorique consacré à une vidéo et à des présentations powerpoint, ainsi que des supports de suivi/qualité.

La coordonnatrice du Programme national de lutte contre les maladies tropicales négligées (PNMTN), Clarisse Bougouma a indiqué que la filariose lymphatique, communément appelée éléphantiasis est une maladie parasitaire, transmise par les moustiques et qui sévit dans les pays tropicaux comme le Burkina Faso, affectant les personnes vivant dans des conditions précaires. A son avis, la certification de l’élimination de cette maladie repose d’une part, sur l’évidence de l’interruption de la transmission de la maladie.

D’autre part, elle repose sur la mise à l’échelle du paquet minimum pour la prévention et la prise en charge des cas de lymphœdèmes et d’hydrocèles. « Pour répondre au problème de mobilité du personnel sur le terrain, une bonne formation de base des différentes catégories de personnels impliqués, apparait comme une solution pérenne. En tant que directeurs d’instituts de formation et formateurs en matière de la chirurgie de l’hydrocèle, ces derniers pourront impulser la promotion de cet outil didactique», a soutenu Mme Bougouma.

61 districts sanitaires sur 70 étaient endémiques

La coordonnatrice du PNMTN a souligné que les efforts consentis par l’Etat et ses partenaires, ont permis d’obtenir l’interruption de la transmission de la maladie, dans 61 districts sanitaires sur les 70 districts, que compte le pays des ‘’hommes intègres’’. Elle a ajouté que le recensement des cas de filariose lymphatique réalisé lors des campagnes de masse, a permis de dénombrer environ 14 mille cas de lymphœdèmes et 20 mille cas d’hydrocèles « Nous devons continuer les campagnes de traitement de masse dans les neufs districts sanitaires restants.

Il ya des patients qui malheureusement ont l’hydrocèle et qui doivent subir une intervention. Ceux qui ont l’éléphantiasis doivent être pris en charge », a-t-elle déploré. Dans le but de soutenir les efforts des programmes nationaux, afin d’atteindre les objectifs d’élimination, le gouvernement américain à travers l’USAID, finance depuis 2015 à entendre le représentant de l’USAID, Abdoul Karim Guiro, le projet MMDP, à hauteur de 19 milliards de F CFA.

Les zones d’interventions du projet sont les régions du Centre-Est et des Hauts-Bassins. « Les premières sessions de formations avec le FASTT qui se sont déroulées au Burkina Faso en collaboration avec les experts du projet MMDP, ont permis d’opérer 1 155 cas d’hydrocèles au Centre-Nord et les Hauts-Bassins », a-t-il fait savoir.

Afsétou SAWADOGO

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