
Le Laboratoire de physiologie animale de l’université Joseph- Ki-Zerbo, en collaboration avec le Laboratoire de pharmacognosie et de bio-analyse de l’université libre de Bruxelles, a lancé le lundi 26 janvier 2026, à Ouagadougou un projet de recherche-développement dénommé : « Contribuer à un Burkina Faso sans emballage alimentaire en plastique : études sociologiques et analyses d’eaux de consommation » (DEPLAST-BF).
L’Université Joseph-Ki-Zerbo (UJKZ) est au front contre les emballages plastiques alimentaires, reconnus pour leurs effets néfastes sur la santé et l’environnement. C’est pourquoi, le Laboratoire de physiologie animale, en collaboration avec le Laboratoire de pharmacognosie et de bio-analyse de l’Université libre de Bruxelles (ULB) a initié un projet dénommé : « Contribuer à un Burkina Faso sans emballage alimentaire en plastique : études sociologiques et analyses d’eaux de consommation » (DEPLAST-BF) dont le lancement est intervenu, le lundi 26 janvier 2026, à Ouagadougou. D’une durée de cinq ans, l’un de ses objectifs majeurs de ce projet est de renforcer la sensibilisation des populations et produire des données scientifiques fiables sur les perturbateurs endocriniens contenus dans ces emballages.
Pour le directeur de l’Unité de formation et de recherche en Sciences de la vie et de la terre (UFR-SVT), Patrick Zerbo, le projet DEPLAST-BF s’inscrit pleinement dans la dynamique de renforcement des capacités scientifiques et de l’expertise académique de l’UFR. Il a renouvelé son engagement à répondre aux enjeux majeurs de santé publique et d’environnement, notamment ceux liés aux « perturbateurs endocriniens présents dans les emballages plastiques alimentaires », dont les impacts concernent aussi bien la santé humaine qu’animale et environnementale. Ce projet constitue également, a-t-il ajouté, une opportunité de formation des étudiants et jeunes chercheurs. Il favorise également la consolidation de la coopération scientifique entre l’UJKZ et ULB, dans le cadre des 50 ans de partenariat bilatéral.
Le coordonnateur sud du projet, Pr Balé Bayala, a rappelé que les plastiques sont omniprésents dans l’environnement, les champs et les produits de consommation. Selon lui, les données qui seront produites sont indispensables pour accompagner l’application effective de la « loi 045 » portant interdiction des emballages plastiques, notamment à travers l’élaboration des décrets d’application encore attendus.
Quant au coordonnateur Nord du projet, Pr Cédric Delporte, il a indiqué que DEPLAST-BF prévoit la formation d’au moins deux doctorants encadrés conjointement par des chercheurs burkinabè et belges, dans les volets socio-anthropologique et biologique. « Des étudiants en master et des mémorants seront également associés, renforçant ainsi l’approche interdisciplinaire et l’impact des résultats sur les acteurs de terrain et les autorités publiques », a-t-il conclu.
Le représentant du président de l’UJKZ, Pr Adama Zida, a salué le dynamisme et la créativité des enseignants-chercheurs de l’UFR-SVT pour ce projet DEPLAST-BF. Il a rappelé que la prolifération des plastiques, souvent perçus comme un mal nécessaire, constitue aujourd’hui un « défi environnemental, sanitaire et social majeur ». Face à cette problématique, a-t-il souligné, l’université se doit de produire des connaissances scientifiques rigoureuses, capables d’éclairer la décision publique et de proposer des solutions innovantes et durables adaptées aux réalités locales. Pour lui, le projet participe ainsi au rayonnement scientifique de l’UJKZ et renforce sa position parmi les institutions universitaires de référence en Afrique de l’Ouest.
Adama SEDGO
Fatimata ZOUNGRANA
(Stagiaire)





