Observatoire national des faits religieux: les membres régionaux outillés pour prévenir les discours haineux

Selon le secrétaire général de la région du Guiriko, Souleymane Nakanabo (milieu), le renforcement des capacités de ses membres permettra à l’ONAFAR d’accomplir efficacement sa mission.

L’Observatoire national des faits religieux (ONAFAR) a entamé une session de formation de trois jours au profit de ses membres et points focaux des régions du Guiriko, du Djôrô, des Tannounyan, du Bankui et du Sourou, le lundi 13 juillet 2026, à Bobo-Dioulasso. Organisée simultanément à Bobo-Dioulasso, Tenkodogo et Ziniaré, cette initiative vise à renforcer les capacités des participants en matière de monitoring, de prévention des discours de haine et de lutte contre l’extrémisme violent.

L’Observatoire national des faits religieux (ONAFAR) veut intensifier la surveillance des discours haineux pour renforcer la cohésion sociale. Pour ce faire, elle a initié une formation à l’endroit de ses membres et points focaux régionaux du Guiriko, du Djôrô, des Tannounyan, du Bankui et du Sourou. Ladite formation se tient, du 13 au 15 juillet 2026, à Bobo-Dioulasso. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le secrétaire général de la région du Guiriko, Souleymane Nakanabo, représentant le gouverneur de la région. Selon lui, le dialogue interreligieux et la tolérance demeurent des leviers essentiels pour la consolidation de la paix et du vivre-ensemble.

Il a, à cet effet, salué le rôle de l’ONAFAR, qui dispose d’un droit général de proposition sur les questions relatives aux faits religieux. « Cette formation s’inscrit dans les efforts déployés par les autorités burkinabè pour promouvoir la paix, le vivre-ensemble et la cohésion sociale », a-t-il indiqué. A l’en croire, dans le contexte sécuritaire actuel, l’ONAFAR est appelé à jouer un rôle important dans la promotion du dialogue interreligieux, de la tolérance et de la coexistence pacifique. Pour lui, le renforcement des capacités de ses membres en matière de veille, de monitoring et de lutte contre les discours de haine constitue un moyen de permettre à l’institution d’accomplir efficacement sa mission.

Des recommandations pour renforcer le dispositif national

« Renforcer les capacités des membres, c’est assurer, entre autres, les conditions de succès de leur mission », a-t-il déclaré. Souleymane Nakanabo a, de ce fait, invité les participants à tirer pleinement profit des communications qui vont leur être dispensées. Au cours de cette session, les participants vont être formés sur les mécanismes d’identification des discours de haine, le rôle des leaders religieux et communautaires dans leur prévention, les défis liés aux médias et aux plateformes numériques ainsi que les approches de promotion d’une culture de paix.

Selon le vice-président de l’ONAFAR, l’abbé Jean-Baptiste Sanou, cette formation s’inscrit dans une démarche de prévention. Il a expliqué qu’il s’agit d’outiller les membres de l’Observatoire afin qu’ils puissent détecter les signaux de discours haineux et intervenir avant que les tensions ne dégénèrent en conflits. Quant au coordonnateur régional de l’ONAFAR pour le Guiriko, El hadj Oumarou Moné, il a salué l’organisation de cette formation. Il estime qu’elle va permettre aux membres de l’Observatoire d’améliorer leurs capacités d’analyse et d’intervenir avec plus d’efficacité auprès des responsables religieux et communautaires lorsque des risques de discours haineux sont identifiés.

Cette activité bénéficie de l’appui du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), partenaire du gouvernement burkinabè dans les actions de consolidation de la paix et de prévention de l’extrémisme violent. A l’issue des travaux, les participants sont appelés à formuler des recommandations destinées à renforcer le dispositif national de prévention des discours de haine et à contribuer à la promotion de la cohésion sociale sur l’ensemble du territoire national.

Noufou NEBIE

Perthiou DIARRA (Stagiaire)

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